À Kinshasa, le Président Tshisekedi donne une impulsion à la riposte contre Ebola avec l’appui solidaire du Président Ramaphosa

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République démocratique du Congo, S.E. M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accueilli ce jour le Président de la République d’Afrique du Sud, S.E. M. Cyril Ramaphosa, à l’Institut National de Recherche Biomédicale de Kinshasa, pour une rencontre de haut niveau consacrée à l’accélération de la riposte contre Ebola en RDC et à la mobilisation africaine autour du pays.

La rencontre, convoquée par Africa CDC en appui aux autorités de la RDC, a réuni les deux Chefs d’État, le Directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya, ainsi que des représentants de haut niveau de l’Organisation mondiale de la Santé, de la Banque mondiale, de l’Union européenne, du Royaume-Uni et d’autres partenaires engagés dans la riposte.

« Le Gouvernement suit de près et quotidiennement la situation et prend les mesures nécessaires pour protéger notre population, prévenir la propagation de la maladie et préserver la sécurité sanitaire des pays voisins », a déclaré le Président Félix Tshisekedi. « Cette épidémie nous rappelle que la sécurité sanitaire est étroitement liée aux enjeux de paix et de sécurité humaine dans les zones affectées par les conflits armés. L’insécurité fragilise la prévention, la surveillance épidémiologique et la capacité de réponse rapide des acteurs de santé publique. »

Le Président Tshisekedi a souligné que les flambées simultanées en RDC et en Ouganda démontrent la nécessité d’une réponse régionale coordonnée, fondée sur une responsabilité partagée. Il a également salué l’appui continu de l’Afrique du Sud et remercié les partenaires internationaux, notamment l’Afrique du Sud, Africa CDC, l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, les États-Unis et la Chine, pour leur soutien à la riposte nationale.

En sa qualité de Champion de l’Union africaine pour la prévention, la préparation et la riposte aux pandémies, le Président Ramaphosa a porté un message de solidarité africaine et d’action collective face à une épidémie qui exige rapidité, coordination et financement.

La visite du Président Ramaphosa a également souligné l’importance d’éviter les restrictions générales de voyage et de maintenir un engagement responsable avec la RDC, tout en renforçant les mesures ciblées de santé publique.

« À de nombreuses périodes de notre histoire collective, la résilience, le courage et l’abnégation de nos peuples nous ont permis de traverser même les tempêtes les plus difficiles. Nous ne doutons pas que cette crise aussi sera surmontée. Les peuples d’Afrique ne font qu’un. Nos liens transcendent les frontières, les appartenances ethniques et les langues. Lorsqu’une tragédie frappe une partie de notre continent bien-aimé, nous partageons tous la peine. Lorsqu’un pays frère a besoin d’assistance, nous répondons à cet appel. La réponse continentale à cette épidémie d’Ebola a été rapide. Le 16 juin, le Président Ndayishimiye du Burundi a convoqué un sommet virtuel de dirigeants africains et de partenaires afin de délibérer sur une réponse mondiale. Cette réunion a mobilisé environ 1,5 milliard de dollars américains en financement, appui technique, contre-mesures médicales et réponse humanitaire. Il est significatif que, sur ce montant, plus de 100 millions de dollars aient été promis par les pays africains eux-mêmes. Cela reflète l’esprit de solidarité et de coopération que nous continuons de voir dans la poursuite de la souveraineté sanitaire africaine », a déclaré le Président Cyril Ramaphosa.

Le message politique de la rencontre est fort : la RDC conduit la riposte, et la RDC n’est pas seule.

Le Ministre de la Santé de la RDC a présenté la situation épidémiologique et les priorités immédiates de la riposte nationale. La Ministre des Affaires humanitaires a exposé les besoins urgents dans les zones affectées. Les partenaires ont fait le point sur l’appui déjà déployé, les engagements en cours et les besoins encore à couvrir.

Africa CDC a présenté l’état de la coordination continentale, y compris les actions engagées avec les pays voisins pour renforcer la préparation régionale, soutenir les points d’entrée, améliorer la surveillance et réduire le risque de propagation transfrontalière.

« La RDC conduit cette riposte. Africa CDC se tient à ses côtés pour appuyer les décisions nationales, renforcer la coordination régionale et mobiliser plus vite l’expertise, les équipes et les ressources nécessaires », a déclaré Dr Jean Kaseya. « La présence du Président Ramaphosa à Kinshasa envoie un message fort de confiance : la RDC peut accueillir en toute sécurité un engagement de haut niveau, un appui coordonné et une action de santé publique responsable. Cette épidémie exige rapidité, discipline et solidarité, pas l’isolement. L’Afrique qui protège l’Afrique se mesure ici : dans notre capacité à agir vite, à nous coordonner et à rester aux côtés des communautés affectées. »

La rencontre a également confirmé que des ressources importantes sont engagées. Le Gouvernement de la RDC a engagé 50 millions de dollars américains pour la riposte. L’Afrique du Sud a engagé 13,5 millions de dollars américains. La Banque mondiale a annoncé 10 millions de dollars américains supplémentaires, venant s’ajouter à son engagement existant de 63 millions de dollars américains. L’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres partenaires ont également réaffirmé leur appui à la riposte.

Le plan continental de préparation et de riposte conjoint Africa CDC–OMS évalue les besoins Ebola et santé à 518 millions de dollars américains. Les engagements annoncés dépassent ce montant, mais seuls 21 % des fonds avaient été libérés selon les données présentées. La priorité est désormais de transformer les engagements en soutien opérationnel rapide pour les équipes sur le terrain, les communautés affectées, les essais cliniques, la surveillance, les laboratoires, les points d’entrée et la préparation régionale.

« Ebola avance vite. L’Afrique doit avancer plus vite », a déclaré Dr Kaseya. « Les financements existent. Les engagements existent. Ils doivent maintenant arriver aux endroits où ils sauvent des vies. »

À l’issue de la rencontre, les deux Chefs d’État ont appelé les partenaires à aligner leur appui sur les priorités de la RDC, à accélérer la mobilisation et le décaissement des ressources, et à renforcer la préparation dans les pays voisins.

Africa CDC continuera de travailler avec le Gouvernement de la RDC, l’Afrique du Sud, l’OMS, la Banque mondiale, l’Union européenne, le Royaume-Uni et les autres partenaires afin de renforcer la riposte, soutenir les communautés affectées et protéger la région.

Distribué par APO Group pour Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

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Africa CDC

Saran Koly
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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) achève les troisième et quatrième revues conjointes de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit avec le Togo

Source: Africa Press Organisation – French


  • Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé les troisième et quatrième revues conjointes de l’accord conclu avec le Togo au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), ouvrant ainsi la voie à un décaissement immédiat équivalant à 80,74 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) (soit environ 109,5 millions de dollars).
  • La mise en œuvre du programme appuyé par l’accord au titre de la FEC a été globalement satisfaisante. La plupart des critères de réalisation quantitatifs définis pour la période des revues ont été respectés et les réformes structurelles avancent à un rythme soutenu, la plupart des repères structurels ayant été observés.
  • La principale priorité à court terme consiste à trouver le juste équilibre entre la maîtrise des tensions budgétaires issues du choc des prix de l’énergie et la protection des couches de population les plus vulnérables. La poursuite des réformes structurelles destinées à corriger les faiblesses du secteur des entreprises publiques, à renforcer le secteur financier et à améliorer la gouvernance et le climat des affaires permettra de soutenir la compétitivité, l’investissement et la croissance inclusive à moyen terme.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les troisième et quatrième revues conjointes de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) avec le Togo. L’achèvement des revues ouvre la voie au décaissement immédiat de l’équivalent de 80,74 millions de DTS (soit environ 109,5 millions de dollars), portant le total des décaissements au titre de l’accord à 220,2 millions de DTS (soit environ 298,63 millions de dollars). En achevant les revues, le conseil d’administration a approuvé les dérogations pour non-observation du critère de  performance quantitatif (CPQ) relatif au plafond du financement intérieur net et des CPQ continus relatifs au plafond des nouveaux emprunts extérieurs et à la non- accumulation d’arriérés extérieurs, compte tenu de la nature mineure et provisoire des écarts, eux-mêmes imputables à des retards dans les décaissements extérieurs, à des contraintes administratives et à l’évolution des conditions de financement.

Le Togo a entrepris un programme de réformes économiques pour s’attaquer aux séquelles de la pandémie de COVID-19 et au renchérissement des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l’énergie, tout en jetant les bases d’une croissance vigoureuse et plus inclusive. Le programme prévoit des politiques destinées à renforcer la viabilité des finances publiques et de la dette, à protéger les populations pauvres et vulnérables, à corriger les facteurs de vulnérabilité du secteur bancaire, à rendre la croissance plus inclusive et à améliorer le dispositif de gouvernance. Ces politiques bénéficient de l’appui de l’accord au titre de la FEC, approuvé par le conseil d’administration en mars 2024 pour un montant équivalant à 293,6 millions de DTS (soit approximativement 403,4 millions de dollars).

L’économie togolaise a continué de faire preuve de résilience malgré une conjoncture mondiale et nationale difficile. Le PIB réel a connu une croissance d’environ 6 % en 2025, impulsée par les services, tandis que l’inflation a enregistré un repli. La croissance devrait se modérer de manière temporaire en 2026 et l’inflation devrait accuser une hausse, principalement en raison des retombées de l’aggravation des tensions géopolitiques, et notamment de la guerre au Moyen-Orient. Les perspectives de croissance à moyen terme sont subordonnées à de nouveaux progrès dans les réformes structurelles. Les risques demeurent élevés en raison de l’insécurité régionale, des tensions géopolitiques, des chocs climatiques et de la volatilité des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, sur fond de persistance des vulnérabilités financières et extérieures.

La mise en œuvre du programme appuyé par l’accord au titre de la FEC a été globalement satisfaisante. La plupart des CPQ définis pour la période des revues ont été respectés et les progrès ont été solides sur le front des réformes structurelles. Depuis l’achèvement de la deuxième revue, sept des huit réformes structurelles ont été exécutées, notamment les mesures visant à renforcer la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques. Les objectifs en matière de dépenses sociales et en faveur des pauvres ont été atteints, ce qui souligne l’engagement des autorités à protéger les populations vulnérables.

À l’issue des délibérations du conseil d’administration sur le Togo, M. Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante[1] :

“Malgré un contexte régional extérieur difficile, les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont globalement satisfaisants. L’économie a résisté aux chocs qui se sont succédé et les perspectives demeurent généralement favorables. Cependant, ces perspectives sont assombries par d’importants risques de ralentissement, notamment des menaces persistantes sur la sécurité, les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des produits de base. Par conséquent, il est essentiel de maintenir la dynamique du rééquilibrage budgétaire, de remédier de manière résolue aux facteurs de vulnérabilité du secteur financier et de faire avancer les réformes structurelles et de gouvernance afin de parvenir à une croissance durable et inclusive.

La poursuite de l’assainissement des finances publiques reste indispensable pour préserver la viabilité de la dette et revenir à l’objectif de convergence de l’UEMOA en matière de déficit budgétaire. À court terme, les mesures budgétaires prises pour faire face au choc lié aux prix des carburants sont appropriées, notamment le creusement temporaire du déficit en 2026 pour apporter un soutien aux groupes vulnérables. Les réformes en cours de la politique et de l’administration fiscales, notamment les dispositions visant à réduire les dépenses fiscales et à élargir l’assiette de l’impôt, devraient être adoptées sans délai afin d’accroître la mobilisation des recettes intérieures. Il est primordial d’améliorer l’efficacité des dépenses et de maintenir une stratégie prudente de gestion de la dette, mais des efforts soutenus seront nécessaires pour préserver les dépenses sociales et celles en faveur des plus démunis, tout en maîtrisant les risques budgétaires liés aux chocs des prix de l’énergie, aux insuffisances de recettes et aux entreprises publiques.

Des mesures rapides et décisives s’imposent pour remédier aux vulnérabilités du secteur bancaire. Le lancement de l’évaluation indépendante de la qualité des actifs de l’établissement financier en difficulté constitue une étape importante. Il est urgent de procéder à une analyse rapide des risques et des facteurs de vulnérabilité, suivie de la définition d’une stratégie réaliste qui préserve la stabilité financière, garantit la transparence et limite les coûts budgétaires.

Les réformes structurelles devraient rester axées sur les domaines essentiels au soutien de la croissance et à la réduction des risques budgétaires. Parmi les priorités figurent le renforcement de la gouvernance et de la viabilité financière du secteur de l’électricité, en particulier pour la compagnie d’électricité publique, ainsi que l’amélioration des rapports budgétaires, de la transparence de la dette et du contrôle des entreprises publiques. Les réformes de la gouvernance, y compris l’affermissement des dispositifs de lutte contre la corruption, le programme d’évaluation diagnostique de la gouvernance, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et du contrôle du cadre de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), restent essentielles pour favoriser un environnement des affaires plus propice.”

Distribué par APO Group pour International Monetary Fund (IMF).

In Kinshasa, President Tshisekedi Leads Ebola Response Push as President Ramaphosa Brings African Solidarity

Source: APO


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The President of the Democratic Republic of the Congo, H.E. Mr Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, today welcomed the President of the Republic of South Africa, H.E. Mr Cyril Ramaphosa, to the Institut National de Recherche Biomédicale in Kinshasa for a high-level meeting focused on accelerating the Ebola response in the DRC and mobilising African support around the country.

The meeting, convened by Africa CDC in support of the DRC authorities, brought together the two Heads of State, Africa CDC Director General Dr Jean Kaseya, and senior representatives of the World Health Organization, the World Bank, the European Union, the United Kingdom and other partners engaged in the response.

“The Government is closely monitoring the situation on a daily basis and is taking the necessary measures to protect our population, prevent the spread of the disease and preserve the health security of neighbouring countries,” said President Félix Tshisekedi. “This outbreak reminds us that health security is closely linked to peace and human security in areas affected by armed conflict. Insecurity weakens prevention, epidemiological surveillance and the capacity of public health actors to respond rapidly.”

President Tshisekedi stressed that the simultaneous outbreaks in the DRC and Uganda demonstrate the need for a coordinated regional response based on shared responsibility. He also welcomed South Africa’s continued support and thanked international partners, including South Africa, Africa CDC, the World Health Organization, UNICEF, the United States and China, for supporting the national response.

In his capacity as African Union Champion for Pandemic Prevention, Preparedness and Response, President Ramaphosa brought a message of African solidarity and collective action in the face of an outbreak that requires speed, coordination and financing.

President Ramaphosa’s visit also emphasized the importance of avoiding blanket travel restrictions and maintaining responsible engagement with the DRC while targeted public health measures are strengthened.

“Throughout many periods in our collective history, the resilience, courage and selflessness of our peoples have enabled us to weather even the most difficult of storms. We have no doubt that this crisis too shall be overcome. The people of Africa are one. Our bonds transcend borders, ethnicity and language. When there is tragedy in one part of our beloved continent, we all share in the sorrow. When a sister country needs assistance, we answer that call. The continental response to this Ebola outbreak has been swift. On the 16th of June, President Ndayishimiye of Burundi convened a virtual summit of African leaders and partners to deliberate on a global response. That meeting mobilised approximately US$1.5 billion in financing, technical support, medical countermeasures and humanitarian response. It is significant that of this amount, over US$100 million was pledged by African countries themselves. This reflects the spirit of solidarity and cooperation we continue to see in pursuit of African health sovereignty,” said President Cyril Ramaphosa.

The political message of the meeting was strong: the DRC is leading the response, and the DRC is not alone.

The Minister of Health of the DRC presented the epidemiological situation and the immediate priorities of the national response. The Minister of Humanitarian Affairs outlined urgent needs in affected areas. Partners provided updates on support already deployed, commitments under way and remaining gaps.

Africa CDC presented the status of continental coordination, including actions taken with neighbouring countries to strengthen regional preparedness, support points of entry, improve surveillance and reduce the risk of cross-border spread.

“The DRC is leading this response. Africa CDC stands with the DRC to support national decisions, strengthen regional coordination and move expertise, teams and resources faster to where they are needed,” said Dr Jean Kaseya, Director General of Africa CDC. “President Ramaphosa’s presence in Kinshasa sends a strong message of confidence: the DRC can safely host high-level engagement, coordinated support and responsible public health action. This outbreak requires speed, discipline and solidarity, not isolation. Africa protecting Africa is measured here: in how fast we act, how well we coordinate, and how firmly we stand with affected communities.”

The meeting also confirmed that significant resources have been committed. The Government of the DRC has committed US$50 million to the response. South Africa has committed US$13.5 million. The World Bank announced an additional US$10 million, building on its existing US$63 million commitment. The European Union, the United Kingdom and other partners also reaffirmed their support to the response.

The joint Africa CDC–WHO continental preparedness and response plan estimates Ebola and health response needs at US$518 million. Commitments announced exceed this amount, but only 21% of funds had been released according to data presented. The priority now is to turn commitments into rapid operational support for teams on the ground, affected communities, clinical trials, surveillance, laboratories, points of entry and regional preparedness.

“Ebola moves fast. Africa must move faster,” said Dr Kaseya. “The financing exists. The commitments exist. They must now reach the places where they save lives.”

At the close of the meeting, the two Heads of State called on partners to align their support with the priorities of the DRC, accelerate resource mobilisation and disbursement, and strengthen preparedness in neighbouring countries.

Africa CDC will continue working with the Government of the DRC, South Africa, WHO, the World Bank, the European Union, the United Kingdom and other partners to strengthen the response, support affected communities and protect the region.​

Distributed by APO Group on behalf of Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

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Saran Koly
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Presidency of the DRC
​Presidency of South Africa

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Cabinet commends peaceful protests, outlines migration management progress

Source: Government of South Africa

Cabinet commends peaceful protests, outlines migration management progress

Cabinet has commended South Africans who participated peacefully in protests against unregulated migration, while also praising the National Joint Operations and Intelligence Structures (NATJOINTS) for maintaining order during demonstrations held this week.

The commendation followed a Cabinet meeting held in Cape Town this week, where government also received an update on the implementation of the Comprehensive Approach to managing migration, announced by President Cyril Ramaphosa on 7 June 2026.

Cabinet further commended the Inter-Ministerial Committee, led by Minister of Justice and Constitutional Development Mmamoloko Kubayi, for its work in driving the implementation of the approach.

The approach focuses on strengthening border security, upholding the constitutional principle of the rule of law, stamping out corruption in the immigration system, cracking down on violence and lawlessness, and refining the country’s legislative framework.

It also includes collaboration with other African countries to forge a broader and more cohesive response to migration challenges across the region and the continent.

Speaking at a media briefing on the outcomes of the Cabinet meeting, Minister in the Presidency Khumbudzo Ntshavheni updated the public on government’s efforts to manage migration.

Ntshavheni said the work includes increased labour inspections at companies suspected of employing undocumented foreign nationals, under the guidance of Deputy Ministers Jomo Sibiya of Employment and Labour, Njabulo Nzuza of Home Affairs, and Dr Polly Boshielo of Police.

Since 7 June 2026, the Border Management Authority (BMA) has intercepted irregular migrants attempting to enter the country unlawfully. These included undocumented migrants, undesirable persons and travellers refused entry due to non-compliant travel documents.

“NATJOINTS has detailed criminal cases opened against criminality, including public disorder and incitement-related criminal cases that have been registered, suspects arrested and cases that are before the courts and those under active investigation,” Ntshavheni said.

On Thursday, members of the IMC conducted site inspections at the Beitbridge Border Post and temporary Musina repatriation centres in Limpopo.

In May, Cabinet approved the National Labour Migration Policy (NLMP) White Paper 2025 for implementation, marking a significant step towards regulating the movement and employment of foreign nationals in South Africa.

The NLMP introduces quotas on the total number of documented foreign nationals with work visas that can be employed in major economic sectors such as agriculture, hospitality and tourism, as well as construction, among others. 

“The policy complements other interventions such as enforcement of a list of sectors where foreign nationals cannot be allocated business visas and amendments to the National Small Enterprise Act, 1996 (Act 102 of 1996), as amended, to limit foreign nationals establishing small, medium and micro enterprises, and trading in some sectors of the economy,” the Minister explained.

The NLMP is the country’s first comprehensive policy aimed at managing labour migration both into and out of South Africa.

The policy is designed to promote a “brain gain” by attracting skilled workers to South Africa, while also addressing the “brain drain” caused by the emigration of skilled professionals.

One of the bill’s more contentious features is the potential introduction of employment quotas, which would limit the number of immigrants that businesses can hire and require employers to prioritise the hiring of South African citizens. – SAnews.gov.za

Edwin

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Call to commemorate Mandela Month 

Source: Government of South Africa

Call to commemorate Mandela Month 

Cabinet is calling on all South Africans to dedicate their time to  help build a better country that works for all.
This as the country commemorates Mandela Month in July.

“South Africa will in July commemorate Mandela Month under the theme ‘It’s still in our hands to combat poverty and inequity’. Cabinet calls on all South Africans to dedicate their time and efforts during Mandela Month and on Nelson Mandela International Day on 18 July 2026, to help build a South Africa that works for South Africans,” it said in a statement on Friday.

In addition, the month of July is also used to commemorate National Science Month, which will be launched on 4 July 2026 at the Vaal University of Technology Southern Gauteng Science and Technology Park in Sebokeng.

The launch will be held under the theme: “Science, Technology and Innovation are for everyone”. 
The month-long science celebration aims to build a science-literate society that can form independent opinions on science, technology and innovation. It seeks to promote a community with confidence in science, scientists, and scientific institutions. – SAnews.gov.za

 

Neo

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North West showcases beekeeping potential at National Bee Conference

Source: Government of South Africa

North West showcases beekeeping potential at National Bee Conference

The 2026 National Bee Conference has positioned the North West province as an emerging hub for beekeeping and pollination-related investment while highlighting the sector’s growing contribution to food security, economic growth and rural development.

Hosted by the North West Department of Agriculture and Rural Development in partnership with the South African Bee Industry Organisation (SABIO), the conference took place at Sun City in Rustenburg from 30 June to 1 July under the theme, “Pollinators for Food Security, Economic Growth and Rural Transformation.”

The two-day event brought together emerging and commercial beekeepers, researchers, agricultural stakeholders and industry representatives from across South Africa to discuss opportunities, challenges and innovations shaping the country’s beekeeping industry. 

Delegates explored ways to strengthen collaboration, promote innovation and expand the sector while examining the role the North West Province can play in creating sustainable economic opportunities through beekeeping.

Discussions focused on the importance of pollinators in supporting crop production, improving agricultural resilience and strengthening food security. Participants also considered measures to protect and expand pollinator populations as a strategic agricultural resource.

North West beekeepers were among the top performers at the National Honey, Mead and Value-Added Products Competition, held in collaboration with the Honey Judges’ and Stewards’ Guild of South Africa.

Among those recognised for excellence were Kenalemang Mooketsi, Gabathata Matshidiso, Thato Lesufi, Peter Mputle, Lukas Radise and Lenah Mosiapoa. The awards recognised outstanding achievements in honey production, mead-making and value-added bee products, reflecting the growing expertise and innovation within the province’s beekeeping sector.

Delegates concluded the conference by adopting several resolutions aimed at strengthening South Africa’s beekeeping industry.

The resolutions include implementing the National Beekeeping Strategy as the sector’s guiding framework; strengthening national bee health systems; recognising pollination as strategic agricultural infrastructure; protecting forage resources; improving colony resilience; expanding participation in beekeeping; promoting evidence-based decision-making; improving consumer confidence and industry competitiveness; and enhancing coordination among government, industry and research institutions.

SABIO Chairperson Tumi Mobu thanked the province and the beekeeping community for contributing to a successful conference.

“Thank you to the North West Province for its warm hospitality and to all the beekeepers, partners and stakeholders whose participation contributed to the success of this conference. The conference resolutions will be implemented through collaboration between industry stakeholders, government departments and research institutions, including the North West Department of Agriculture and Rural Development and the Agricultural Research Council,” Mobu said. 

North West Agriculture and Rural Development MEC Madoda Sambatha said the conference demonstrated the province’s potential to become a key player in South Africa’s growing beekeeping industry.

He said beekeeping offers practical opportunities for young people, women and rural entrepreneurs to participate meaningfully in agriculture.

“With the right technical support, mentorship and access to markets, beekeeping provides opportunities to build sustainable enterprises that contribute both to household incomes and to the wider agricultural economy. Our focus should be on creating an environment where these enterprises can grow into successful businesses that create jobs and invest back into their communities,” Sambatha said.

The MEC also commended participants, exhibitors and competition winners for contributing to the success of the conference.

He said the department would continue working with industry stakeholders, research institutions and beekeepers to create an enabling environment for the sector to grow and support sustainable enterprises.

The conference concluded with a renewed commitment from government, industry and research partners to strengthen collaboration and implement the adopted resolutions, to build a more competitive, inclusive and sustainable beekeeping sector that supports food security, economic growth and rural transformation. – SAnews.gov.za
 

GabiK

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Cabinet approves bills for public comment 

Source: Government of South Africa

Cabinet approves bills for public comment 

Cabinet has approved the publication of the National Environmental Management Laws Amendment (NEMLA) as well as the Electronic Deeds Registration and Recordal Systems Amendment Bills for public comment.

At a media briefing in Pretoria on Friday, Minister in the Presidency Presidency Khumbudzo Ntshavheni said the NEMLA Bill seeks to amend the National Environmental Management Act, 1998 (Act 107 of 1998).

It also seeks to to strengthen environmental compliance and enforcement by empowering environmental inspectors to issue compliance notices and enable municipalities to issue directives for environmental violations. 

“The Bill also introduces an administrative penalty system into South Africa’s national environmental legislation. This will complement existing criminal sanctions by providing an alternative to criminal prosecution for less serious environmental contraventions, enabling more efficient enforcement while avoiding the delays and reputational risks associated with criminal proceedings,” she explained.

In addition, at its meeting held on Wednesday, Cabinet approved the submission of the Electronic Deeds Registration and Recordal Systems Amendment Bill to Parliament. 

The Bill seeks to amend the Electronic Deeds Registration Act (Act 19 of 2019), the Deeds Registration Act (Act 47 of 1937) and the Sectional Titles Act (Act 95 of 1986) to modernise the legislative framework governing deeds registration and recordal systems.

“The Bill advances the objectives of an inclusive economy and enhanced security of land tenure. The proposed amendments are largely technical in nature and are intended to strengthen the security of title and improve the administration of land and property rights for the benefit of landowners and rights holders,” said the Minister. – SAnews.gov.za

Neo

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Water demand management recommended over new treatment plants for eThekwini

Source: Government of South Africa

Water demand management recommended over new treatment plants for eThekwini

The uMngeni-uThukela Water (UUW) has recommended that eThekwini Municipality prioritise reducing water losses and improving the efficiency of its existing water distribution network rather than investing in new package water treatment plants to address ongoing water supply challenges.

The recommendation forms part of a preliminary feasibility study presented to the municipality’s Executive Committee (EXCO) on Thursday.

The municipality had commissioned the study to assess the feasibility of establishing package water treatment plants in communities experiencing prolonged water shortages.

According to UUW, water demand management interventions would deliver faster, more sustainable, and cost-effective benefits than constructing new supply infrastructure.

The utility said demand management interventions would enable the municipality to recover significant volumes of non-revenue water, making more water available to consumers without increasing current bulk water supply.

“These interventions can also be implemented over a shorter period and at a substantially lower cost than developing new water supply schemes,” the municipality said in a statement following the meeting.

While acknowledging that package treatment plants could provide interim relief in some communities, UUW warned that they would require substantial capital investment and may not represent the most cost-effective long-term solution.

For the proposed package plant serving the Qadi area in Umzinyathi, UUW estimated that a 10-megalitre-per-day (ML/day) plant would cost about R1.2 billion, while a 30 ML/day facility would require an investment of about R3.5 billion.

The utility estimated that water produced by the plant would cost approximately R53 per kilolitre over 20 years. The estimated monthly capital unit charges would amount to approximately R12.6 million for the 10 ML/day plant and R37 million for a 30 ML/day plant, excluding applicable bulk water tariffs.

UUW also advised that the provincial Department of Water and Sanitation is unlikely to approve additional water abstraction above the existing licence for the proposed Qadi scheme. Any increase in abstraction would require a corresponding reduction in water drawn by the Wiggins and Durban Heights water treatment works.

The utility further noted that the long-term viability of the Qadi plant may be limited by the planned commissioning of the uMkhomazi Upper Dam from 2034, which is expected to significantly increase bulk water availability to the municipality.

The feasibility study also assessed proposed package plants for Mfume, Craigieburn and Umbumbulu.

The estimated capital cost for the Mfume plant is approximately R650 million.

For Craigieburn and Umbumbulu, UUW said construction would likely be completed only after major regional bulk water projects become operational. The Lower uMkhomazi Dam is expected to begin supplying southern areas of eThekwini from 2029, while the uMkhomazi Upper Dam is projected to supply the entire municipality, including Umbumbulu, from 2034.

UUW also warned that a package plant at Umbumbulu would draw from the same source as the Amanzimtoti Water Treatment Works, potentially reducing water availability to areas already supplied through Amanzimtoti.

The utility added that its ability to undertake large capital projects is constrained by reduced tariff increases, limited borrowing capacity and the shortened economic lifespan of projects that could be superseded by larger regional water schemes.

“EXCO noted the preliminary findings and agreed that the feasibility study should be finalised before any decisions are taken regarding the available options. UUW will return to EXCO to present the completed study together with its final recommendations,” the municipality said.

Progress in reducing 2-Methylisoborneol

Meanwhile, the UUW reported that interventions at the Wiggins Water Treatment Works have significantly reduced 2-Methylisoborneol (2-MIB) levels, the naturally occurring compound responsible for the earthy taste and odour detected in water supplied to parts of eThekwini in recent months.

According to UUW, the problem resulted from increased algal activity in Inanda Dam, which affected the quality of raw water entering the treatment works.

To address the issue, the utility has strengthened water quality monitoring from the catchment to consumers, implemented multi-level abstraction to draw water from lower levels of the dam where appropriate, and applied advanced treatment chemicals to remove taste and odour compounds.

UUW said ongoing daily monitoring confirms that treated water remains safe for human consumption and continues to comply with the South African National Standard for Drinking Water. – SAnews.gov.za
 

GabiK

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Cabinet approves publication of petroleum stocks policy 

Source: Government of South Africa

Cabinet approves publication of petroleum stocks policy 

Cabinet has approved the publication of the draft Strategic Petroleum Stocks Policy for public comment, Minister in the Presidency Khumbudzo Ntshavheni said on Friday.

Briefing reporters in Pretoria, the Minister said the policy aims to strengthen South Africa’s energy security and minimise the economic impact of supply shocks.

“It follows a comprehensive study commissioned by government in 2024 on the country’s strategic petroleum stocks, which identified areas requiring attention, including the need to strengthen stockholding arrangements and increase domestic refining capacity,” she said.

She added that the policy proposes a mixed stockholding model under which the South African National Petroleum Company (SANPC) will maintain strategic reserves equivalent to 60 days of net imports for both crude oil and refined petroleum products, with a phased increase to 90 days over the long term.

“The policy will contribute to safeguarding national energy security, improving resilience against global supply shocks and supporting sustainable economic growth,” she said.

Meanwhile, Cabinet also approved the Integrated Social Facilitation Framework  (ISFF) as a binding national policy instrument to standardise and institutionalise community engagement in infrastructure delivery across all spheres of government, state-owned entities and infrastructure development stakeholders.
The framework is intended to address community protests, project disruptions, vandalism, delays and security risks by promoting structured community participation throughout the infrastructure project lifecycle, thereby strengthening public trust, social cohesion and protection of infrastructure investments.

Cabinet said the ISFF introduces a professionalised and coordinated approach to social facilitation, including accreditation of social facilitators, clearer governance arrangements, stronger monitoring and evaluation, and a risk-based approach to managing community-related risks.

In addition, Cabinet approved the release of the Science, Technology and Innovation Funding Report for public comment.

“The report emphasises the need for South Africa to avoid over-reliance on foreign funding and to build local funding capacity to mitigate threats posed to the country’s research programmes in order to safeguard South Africa’s scientific sovereignty,” it said. – SAnews.gov.za

Edwin

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À l’Université de Kinshasa, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) encourage les étudiants à s’intéresser à la Réforme du secteur de la sécurité

Source: Africa Press Organisation – French

L’Action communautaire pour le développement Intégral d’un Congo Nouveau (ACDI/N), partenaire du Conseil National de la Jeunesse de la République démocratique du Congo (CNJ-RDC), organise, avec l’appui technique de la Section Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) de la Division de l’État de droit et des institutions de sécurité (ROLSID) de la MONUSCO, une série de sessions d’information et de sensibilisation sur la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) destinées aux étudiants. Le 29 juin, ce sont les étudiants de l’Université de Kinshasa qui ont été sensibilisés.

Placée sous le thème « Comprendre, s’approprier et promouvoir les réformes du secteur de la sécurité pour une gouvernance sécuritaire participative », cette initiative vise à renforcer la compréhension des jeunes sur les enjeux de la RSS et à encourager leur participation active à la consolidation de la paix, au renforcement de l’État de droit et à la gouvernance démocratique en République démocratique du Congo.

Pour Claude Mbuyi, président du CNJ-RDC, organiser des séances d’information sur cette thématique dans le milieu universitaire est d’une grande importance.

« Les impressions sont très positives. Je suis pleinement satisfait de voir cette activité organisée dans un milieu universitaire, qui constitue un véritable cadre de formation et de préparation des élites de demain. Ce sont ces jeunes qui contribueront à la stabilité de nos quartiers, de nos communautés et, plus largement, de notre pays », explique-t-il.

M. Mbuyi estime que ce type d’initiatives devrait être multiplié pour permettre aux étudiants de mieux comprendre les enjeux liés à la réforme du secteur de la sécurité.

« Il est donc essentiel de pérenniser ce type d’initiative, car elle permet de transmettre aux étudiants des informations importantes sur les enjeux de la Réforme du Secteur de la Sécurité et de renforcer leur engagement citoyen », affirme-t-il.

Mieux faire comprendre la réforme

La Réforme du secteur de la sécurité constitue un levier essentiel pour la consolidation de la paix, le renforcement de l’État de droit et l’amélioration de la gouvernance démocratique. Au-delà de la réforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Police nationale congolaise (PNC) ou encore de la justice, elle vise à promouvoir une gouvernance sécuritaire fondée sur la transparence, la redevabilité, le contrôle démocratique, le respect des droits humains et l’appropriation nationale des réformes.

Pour Manya Moupondo, point focal Jeunesse, Paix et Sécurité (YPS) de la MONUSCO, ces sessions de sensibilisation ont permis aux étudiants de découvrir une approche plus globale de la sécurité.

« À travers ces sessions, les étudiants sont invités à dépasser une vision restrictive de la sécurité afin de mieux comprendre le rôle que peuvent jouer les citoyens, la société civile et les jeunes dans l’amélioration de la gouvernance sécuritaire et la prévention des conflits. Il est important de vraiment sensibiliser les jeunes sur cette réforme prise dans le sens large, holistique, parce qu’aujourd’hui, la réforme du secteur de la sécurité a une compréhension des choses assez réductionniste. Pendant l’atelier, les intervenants ont bien fait comprendre à la jeunesse qu’il y a une vision large de ce qu’on entend par sécurité et que la population était impliquée », explique-t-elle.

Rapprocher les jeunes et les acteurs du secteur de la sécurité

Les différentes sessions ont réuni des experts de la MONUSCO, des représentants des institutions nationales, des universitaires ainsi que des spécialistes des questions de gouvernance sécuritaire. La participation du Professeur Richard Lokunda, expert au Conseil National de Sécurité (CNS), a renforcé la portée stratégique de cette session.

En présentant le processus d’élaboration de la future Politique nationale de sécurité, conduit selon une approche participative, les intervenants ont souligné que la jeunesse ne doit plus être considérée uniquement comme bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un acteur à part entière de leur conception, de leur mise en œuvre et de leur suivi.

Les échanges ont porté sur les fondements de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), les réformes en cours en République démocratique du Congo, la participation citoyenne ainsi que l’implication des jeunes dans les dynamiques de consolidation de la paix.

À travers des présentations thématiques, des panels d’experts, des analyses de cas pratiques et des discussions ouvertes, les participants ont pu approfondir leurs connaissances tout en dialoguant directement avec les acteurs engagés dans la mise en œuvre de la réforme.

Le commissaire supérieur de la police, Maghene Marthins, salue aussi la portée de cette initiative, estimant qu’elle contribue à rapprocher les jeunes des forces de sécurité. Ce qui doit améliorer la gouvernance sécuritaire.

« Les impressions sont positives en ce qui concerne les interactions avec les étudiants. Au départ, ceux-ci avaient une autre perception de la sécurité dans son sens global. Mais, à l’issue de cette session de sensibilisation, ils ont compris que nous devons travailler ensemble et que la police est au service de toute la population, dont les jeunes en général et les étudiants en particulier font partie », indiqué-t-il.

Au-delà du renforcement des capacités, cette initiative ambitionne de faire émerger une nouvelle génération de jeunes engagés en faveur d’une gouvernance sécuritaire participative.

Elle prévoit notamment la création de « Clubs RSS » dans les universités, la mise en place d’un réseau de jeunes ambassadeurs de la Réforme du Secteur de la Sécurité ainsi que la production de contenus de sensibilisation destinés aux communautés universitaires.

« Nous avons été agréablement surpris de voir cette initiative organisée au sein de l’Université de Kinshasa. Certes, l’université accueille régulièrement des matinées scientifiques, mais les questions liées à la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) y ont jusqu’à présent été très peu débattues. Nous nous réjouissons de constater que les étudiants s’intéressent à cette thématique et souhaitent s’y engager. D’ailleurs, une première initiative de création d’un Club Réforme du Secteur de la Sécurité est en train de voir le jour au sein de l’Université de Kinshasa », explique Me Emmanuel Kabengele, coordonnateur national du réseau de la Réforme du Secteur de la Sécurité-Justice.

Parmi les participants, César Mpwebe, étudiant en médecine à l’Université de Kinshasa, s’est réjoui de la tenue de cette activité, qu’il juge utile pour un public plus large :

« En tant qu’étudiant, mais avant tout en tant que citoyen congolais, je pense que ce genre de conférences serait bénéfique à l’ensemble de la population congolaise, pas seulement aux jeunes, mais aussi aux aînés. Personnellement, j’en ressors avec de nombreuses connaissances nouvelles, notamment sur le rôle de la police et sur une compréhension plus large de la sécurité. »

Il estime, par ailleurs, que la multiplication de ce genre d’initiatives sur l’ensemble du territoire, en particulier à Kinshasa, permettrait de renforcer la compréhension mutuelle entre la Police et la population.​

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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