Democratic Republic of the Congo – Fataki: A Training Center to Reintegrate At-Risk Youth and Vulnerable Women

Source: APO

In a region still marked by insecurity, a joint initiative by MONUSCO and its partners offers a new perspective to one hundred beneficiaries in Fataki, in Djugu territory. Sixty vulnerable women and forty at-risk youth now have access to a vocational training center, inaugurated on June 15 through a Community Violence Reduction (CVR) project, in collaboration with the National Program for Disarmament, Demobilization, Community Recovery and Stabilization (PDDRCS) and the local NGO Women in Action for Multisectoral Development (FADEM).

Equipped with three training rooms, a carpentry workshop, a bakery oven, an administrative office and sanitation facilities, the center offers practical training in carpentry, baking and tailoring. This advancement has been welcomed by local authorities, who see it as a concrete lever for reintegration and social cohesion.

An Initiative Born from Community Dialogue

This project builds on discussions initiated in 2021 between armed groups and communities, supported by MONUSCO and provincial authorities. These exchanges led to an agreement to cease violence and define local priorities, among which was the creation of economic opportunities for youth and women.

This center is the fruit of collective commitment,” recalled MONUSCO Bunia office chief Josiah Obat, calling on communities to continue on the path of dialogue and living together. “All these different tribes are a wealth. In case of disagreement, dialogue. Here you have a framework to train, but also to get closer to each other,” he emphasized.

Training to Rebuild

Beyond learning a trade, this project gives beneficiaries the means to take care of themselves and regain an active place in society. Dorcas, for example, can now sell her pastries at the market. “I’m delighted with this project. It allowed me to learn baking. I now know how to make fritters and cakes that I sell at the market. I can take care of myself without waiting for help from my husband,” she confides.

Aline, trained in sewing, is preparing to make school uniforms: “Here in Fataki, there are few seamstresses. I learned to sew. With the school year approaching, I’m going to make uniforms for the village children. That will allow me to earn money and feed my family.

Others, like Grâce, who became a trainer, are now passing on their skills to other women.

These testimonies reflect a dynamic of change that goes beyond the simple framework of training. They embody a desire to build lasting peace through local initiatives.

A Response to Territorial Challenges

With a budget of $98,000 funded by MONUSCO through its DDR-S section, this project responds to a dual objective: offering a concrete alternative to precarity and reducing the attractiveness of armed groups. It is based on a participatory approach, integrating communities at each stage of its implementation.

Local authorities encourage ownership of this initiative. For Djugu territory administrator Ruffin Mapela, “this project strengthens social cohesion between communities, while building on local resources and skills.”

In Fataki, the vocational training center illustrates the common commitment to sustainable solutions to violence. It is now up to the communities, with partner support, to make it a living space, a driver of transformation for the entire region.

Distributed by APO Group on behalf of Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Media files

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President Ramaphosa suspends South Gauteng Director of Public Prosecutions

Source: President of South Africa –

President Cyril Ramaphosa has, in terms of section 14(3) read with 12(6)(a) of the National Prosecuting Authority Act, suspended South Gauteng Director of Public Prosecutions, Adv Andrew Chauke, with immediate effect pending an inquiry into Adv Chauke’s fitness to hold office.

Having asked Adv Chauke to provide reasons why he should not be suspended, President Ramaphosa has decided suspension is the correct course of action pending an inquiry.

President Ramaphosa has informed Adv Chauke of his decision in writing and indicated that the President and the public would benefit from an independent assessment of issues that require elucidation and on which there are disputes of fact.

The President believes Adv Chauke’s continued tenure as Director of Public Prosecutions – while facing serious accusations – would negatively affect the reputation of the National Prosecuting Authority as a whole.

President Ramaphosa is also concerned that Adv Chauke will not be able to fulfil his functions optimally while facing an inquiry.

Media enquiries: Vincent Magwenya, Spokesperson to the President – media@presidency.gov.za

Issued by: The Presidency
Pretoria

Dans le Nord du Nigéria, Médecins sans frontières (MSF) développe de nouvelles approches de soin pour contrer les effets à long terme de la malnutrition

Source: Africa Press Organisation – French


La crise de la malnutrition s’aggrave dans le Nord du Nigeria. De janvier à mai 2025, MSF a admis 24 784 enfants souffrant de malnutrition sévère dans des hôpitaux  et 107 461 enfants dans des centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires dans cette région. Ces chiffres sont en augmentation constante. Au-delà de l’urgence vitale, il est impératif de contrer les effets dévastateurs à long terme de la malnutrition infantile. En effet, les enfants qui y survivent souffrent souvent de retards physiques et cognitifs qui peuvent entraîner des dommages irréversibles et durables jusqu’à l’âge adulte. C’est dans ce contexte de crise aiguë que les équipes MSF développent des approches innovantes d’offres de soins en s’attaquant à la fois aux besoins immédiats mais aussi aux conséquences à long terme graves sur le développement des enfants.

« La malnutrition n’est pas seulement une urgence à court terme, c’est un combat à vie pour de nombreux enfants », explique le Dr Jamila Shuaibu Bello, médecin MSF dans l’État de Kano, dans le nord du pays. « Elle affecte le développement du cerveau. Elle affaiblit le système immunitaire, ce qui rend les enfants plus vulnérables aux maladies transmissibles. Elle est également liée à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension. »

Certains de ces enfants ne franchissent pas les étapes clés du développement moteur comme la marche à quatre pattes à 8-10 mois ou la marche à 18 mois. La malnutrition chronique entraîne souvent un retard de croissance, qui nuit au développement mental, aux résultats scolaires et aux capacités cognitives. Ummul Khairun Mohammed, une patiente de deux ans, est soignée pour malnutrition aiguë sévère dans un centre d’alimentation thérapeutique soutenu par MSF à l’hôpital général de Maiyama, dans l’État de Kebbi. En raison des retards de développement causés par cette maladie, elle ne peut toujours pas marcher. 

Des milliers d’enfants sont ainsi pris en charge par les équipes de MSF dans le nord du Nigeria. Pendant plusieurs jours – parfois jusqu’à plusieurs semaines – ils reçoivent un traitement visant à les stabiliser, à traiter les complications médicales et à favoriser une prise de poids rapide. La plupart d’entre eux se rétablissent, mais si les problèmes de développement ne sont pas rapidement traités, les dommages peuvent être irréversibles. 

C’est pour contrer ces effets à long-terme que MSF a mis en place deux nouvelles approches de soin.

La première consiste à restaurer le mouvement. Avec le soutien de la Fondation MSF, nos équipes ont récemment lancé des programmes de physiothérapie pédiatrique dans les États de Kano et de Katsina, dans le nord-ouest du pays. Ces séances comprennent des exercices guidés, une thérapie basée sur le jeu et une formation pour les proches de l’enfant afin de continuer ces exercices à la maison. Fatima Abdulmajid, physiothérapeute MSF à Kano, explique : « Quand je suis arrivée, j’ai été choquée par la gravité des retards moteurs. En voyant les progrès des enfants semaine après semaine grâce à la stimulation motrice, je suis fière du travail que nous accomplissons. »

Les premiers résultats sont en effet très prometteurs. Les enfants ont retrouvé une partie de leurs fonctions motrices et franchi des étapes clés de leur développement. C’est le cas pour Usman Aliyu, 13 mois, qui a été traité pour malnutrition à l’hôpital Unguwa Uku de Kano avant de participer à des séances de physiothérapie. « Avant qu’Usman ne tombe malade, il pouvait ramper et se tenir debout. Mais il a perdu ces capacités à cause de la maladie », explique Aisha Aliyu, sa mère. « Les séances de kinésithérapie lui ont appris à se remettre debout et il fait maintenant des pas vers la marche. »

La seconde approche concerne la santé mentale sur laquelle la malnutrition a un fort impact. Les enfants sont plus susceptibles de développer de l’anxiété et de la dépression et leurs parents se sentent souvent impuissants et dépassés. Un soutien psychosocial a ainsi été mis en place par les équipes MSF dans plusieurs de ses projets de lutte contre la malnutrition dans les États de Zamfara, Bauchi, Sokoto, Borno, Kebbi, Kano et Katsina. 

« C’est une chose de traiter l’enfant médicalement, et c’en est une autre d’évaluer quels domaines du développement ont été affectés émotionnellement », explique Kauna Hope Bako, superviseur de la santé mentale de MSF à Bauchi. 

Les services comprennent la thérapie par le jeu, le conseil et l’éducation des soignants pour aider les familles à gérer les problèmes émotionnels et comportementaux.

L’intégration de la physiothérapie et du soutien à la santé mentale dans le traitement de la malnutrition marque une étape cruciale vers des soins pluridisciplinaires qui vont au-delà de la simple survie de l’enfant et prennent en compte la qualité de sa vie future.

La malnutrition est une urgence de santé publique au Nigeria. Selon l’UNICEF, trois millions d’enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère au Nigeria – contre 2,6 millions en 2024. Parmi eux,1,65 million se trouvent dans six États du Nord touchés par le conflit en cours au Nigeria. La crise persistante de la malnutrition dans le nord du Nigeria est due à une série de facteurs tels que l’inflation, l’insécurité alimentaire, l’insuffisance des infrastructures de soins de santé, les problèmes de sécurité persistants et les épidémies aggravées par une faible couverture vaccinale. En 2025, MSF a augmenté la capacité des lits d’hospitalisation, développé les centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires et recruté davantage de personnel. Les équipes ont renforcé également les activités de promotion de la santé dans plusieurs communautés, notamment l’éducation sur la manière de prévenir, de détecter et de traiter la malnutrition.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

République Démocratique du Congo – Épargner pour changer une vie : comment les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), transforment les communautés rurales au Tanganyika

Source: Africa Press Organisation – French

Dans les villages de Nyunzu et Kabalo, quelque chose de profond est en train de changer. Ce ne sont pas seulement des réunions d’épargne – ce sont des moments de transformation. Portées par les AVEC, des femmes et des hommes redessinent les contours de leur avenir.

Dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire, les conflits et la vulnérabilité économique, la résilience des communautés rurales en République démocratique du Congo (RDC) est plus que jamais une priorité. La FAO mise sur les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) comme levier de transformation sociale et économique, notamment dans la province du Tanganyika. Ce système d’épargne et de crédit, avec des taux d’intérêts réduits, propulsé par la FAO depuis plusieurs années, aide les communautés à créer ou mener des activités génératrices de revenu qui contribuent à renforcer leur autonomie financière.

Soutenues par la FAO, en partenariat avec le PAM dans le cadre du programme conjoint de résilience financé par la Norvège et la Suède, les AVEC permettent aux populations rurales de constituer une épargne collective et d’accéder à de petits crédits pour financer des activités génératrices de revenus. À ce jour, 350 AVEC ont été mises en place, regroupant 8 585 membres, dont près de 58 % de femmes. Au-delà de la finance solidaire, ces associations se sont révélées être un puissant moteur d’autonomisation économique, de cohésion sociale et de résilience communautaire. Généralement, elles se réunissent une à deux fois par semaine, pour apporter leur cotisation. L’engouement est perceptible et dans un contexte post-conflit, à la suite des affrontements intercommunautaires, cette mobilisation renforce la cohésion sociale au sein des AVEC.

Sidonia Kungwa Lupiya, présidente de l’AVEC Neema wa Mungu de Nyunzu, en témoigne : “ Quand j’ai intégré notre association j’étais ignorante. Aujourd’hui je sais comment épargner et prendre des crédits. Nous avons été formés sur le fonctionnement de l’AVEC et le crédit nous aide beaucoup dans notre groupe de développement et nous épargnons 1000 FC par personne que nous versons dans notre caisse“. Sidonia a pu lancer une activité de vente de poisson séché au marché local et entamer les travaux de construction de sa maison. Mais au-delà des gains économiques, elle souligne aussi l’impact social du groupe : discipline, transparence, gestion rigoureuse, entraide et dialogue entre communautés, y compris avec les Twa, autrefois marginalisés.

La mise en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) accroît l’autonomie économique et les revenus des adhérents.

Les AVEC, au cœur de l’autonomisation économique des femmes

Jolie Mukombwe Amunazo, membre de l’AVEC Maendeleo, partage une transformation personnelle remarquable. Réservée et timide à son arrivée, elle est aujourd’hui une femme confiante, capable de s’exprimer devant un groupe : “personnellement, depuis mon adhésion à l’AVEC, je peux affirmer que j’ai gagné en attention, en confiance, en épanouissement. A travers ma participation, j’ai réussi à vaincre ma timidité, je deviens de plus en plus audacieuse et dynamique. Il m’était difficile de lever pour m’exprimer devant un public, mais désormais, grâce à l’AVEC, c’est faisable”. 

Grâce à une formation en entrepreneuriat et en gestion d’AGR (activités génératrices de revenus), Jolie a contracté un premier prêt de 28 500 FC (environ 10 USD) pour démarrer une petite unité de production de savon. Elle vend chaque semaine entre 25 et 30 barres de savon, dégageant un bénéfice hebdomadaire de près de 70 000 FC, soit environ 25 USD. Ce revenu lui permet non seulement de subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi de planifier l’avenir avec plus de sérénité.

Les exemples se multiplient : production de beignets, vente de poisson, commerce de pagnes, fabrication de pain, petit élevage. Toutes ces activités ont vu le jour grâce aux prêts accordés par les AVEC. Et avec elles, une fierté nouvelle émerge, en particulier chez les femmes, qui ne dépendent plus de leurs maris pour faire face aux dépenses du ménage, et peuvent désormais scolariser leurs enfants, assurer la nourriture quotidienne et investir dans leur foyer. Pour beaucoup, cette autonomie redonne sens à leur place dans la société.

Leurs activités font vivre les villages et leur réussite est la preuve que les producteurs du Tanganyika, peuvent améliorer leurs conditions de vie et faire preuve de résilience lorsqu’ils ont accès aux ressources adaptées.

Un modèle qui fait la différence

Ce modèle fonctionne, et il change des vies. Aboubakar Bulaya Dieudonné, autre membre actif de l’AVEC Neema, raconte comment son engagement dans le groupe a permis de stabiliser son foyer. « Grâce à mes activités, j’ai résolu le problème alimentaire dans ma famille et j’ai pu scolariser mes enfants. Trois d’entre eux ont obtenu leur diplôme d’État secondaire », affirme-t-il avec fierté. Comme lui, des centaines de familles ont trouvé dans les AVEC un levier de stabilité durable.

“Grâce au même projet, nous avons également appris à économiser les fruits de vente de nos productions et à mieux les gérer à travers l’AVEC. Nous avons également appris à solliciter des prêts financiers à la caisse communautaire afin de réaliser des activités génératrices de revenus ”complète Aboubakar.

La portée de ces résultats est tangible. Collectivement les membres des AVEC ont pu épargner plus de 152,000 USD. Environ 98% d’entre eux ont accédé à des crédits totalisant plus de 105 000 USD, dont a peu près de 35 000 USD à Nyunzu et 70 000$ à Kabalo pour réaliser des activités génératrices de revenus. En moyenne, chaque ménage impliqué tire désormais un revenu hebdomadaire de 21,56 USD, soit une hausse de 35,3 % par rapport à 2023, et de 100 % en comparaison à l’année 2022. Cela a favorisé l’émancipation et l’amélioration des conditions d’existence pour un grand nombre de ménages affiliés aux AVEC.

Mais au-delà de l’impact économique, les AVEC jouent un rôle essentiel dans le processus de paix. Dans une région marquée par les affrontements passés entre communautés Twa et Bantu, ces associations deviennent des espaces de dialogue, de reconstruction du lien social et de valorisation des savoir-faire locaux. En favorisant l’inclusion, la transparence et l’engagement collectif, elles participent activement à renforcer la cohésion dans des zones encore fragiles.

L’expérience du Tanganyika prouve qu’avec des ressources adaptées, des formations ciblées et un accompagnement de proximité, les populations rurales sont non seulement capables de résister aux chocs, mais aussi de bâtir un développement inclusif et durable. Grâce aux efforts conjoints de la FAO, de la Norvège et de la Suède, les villages autrefois vulnérables deviennent peu à peu les acteurs de leur propre transformation.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO): Regional Office for Africa.

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Nigeria : à Jahun, Médecins sans frontières (MSF) soutient les femmes victimes de fistules dans leur parcours de reconstruction

Source: Africa Press Organisation – French


A l’hôpital général de Jahun, dans le nord du Nigeria, les équipes de Médecins Sans Frontières offrent des soins en chirurgie réparatrice, santé mentale, et rééducation à des femmes atteintes de fistules obstétricales. Les séquelles de la fiscule sont humiliantes et handicapantes pour les femmes et entraînent le plus souvent leur exclusion de la communauté.  Environ 300 femmes bénéficient chaque année de ces services.

Le service de 55 lits dédié aux femmes victimes de fistules au sein de l’hôpital général de Jahun soutenu par MSF est un lieu de répit, pendant les deux à trois mois que durent l’hospitalisation, où se tissent des liens forts de solidarité et de sororité.

« Le service de prise en charge des fistules est un lieu agréable où les femmes peuvent parler de ce qu’elles traversent. Parce qu’elles ont vécu les mêmes difficultés, il se forme entre elles une relation particulière. Ensemble, elles font de leur mieux pour survivre à leurs blessures. C’est un lieu où l’on peut voir beaucoup d’espoir » explique Clémence Chbat.

Conséquence de ces accouchements traumatiques, les fistules consistent en une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum. Elles créent une incontinence permanente et handicapent lourdement les patientes, elles peuvent également provoquer des complications postérieures telles que des infections ou l’infertilité. L’incontinence permanente qu’elles provoquent chez les femmes est souvent le prétexte à leur stigmatisation, à l’exclusion de leurs communautés ou au divorce de leurs maris, et peut être à l’origine de troubles psychiques tels que des dépressions.

Chaque patiente peut nécessiter d’une ou plusieurs interventions de chirurgie réparatrice pour résorber la fistule. Depuis 2024, la Fondation MSF est venue compléter cette offre de soin par la mise en place d’une activité de rééducation en santé des femmes et la formation de physiothérapeutes locaux. « La rééducation permet aux femmes de retrouver le contrôle de leurs fonctions corporelles, la capacité de contrôler leurs urines et leurs selles et par conséquent leur dignité. C’est une étape essentielle vers la guérison », explique Elizabeth Braga, physiothérapeute de la Fondation MSF. 

Une fois par semaine, les résidentes organisent également les « mercredis joyeux ». Ce sont des journées durant lesquelles elles réalisent des travaux manuels, confectionnent des bijoux ou des chapeaux, organisent des chants ou des matchs de basketball, s’apprêtent et se parfument ; autant de façons différentes de se sentir de nouveau fortes et autonomes.

Les efforts à entreprendre pour éradiquer les fistules sont autant individuels que structurels.

Les fistules obstétricales sont l’une des séquelles les plus graves d’accouchements longs et compliqués sans accès aux soins. Ils peuvent durer jusqu’à cinq jours et, dans 90% des cas, les femmes accouchent de bébés morts-nés. « On ne voit pas de fistules dans les pays occidentaux parce qu’il y a un accès à la césarienne ou aux ventouses, mais là le bébé reste coincé pendant plusieurs jours. La compression prolongée de sa tête sur le bassin de la femme crée une nécrose qui est à l’origine de la fistule », explique Clémence Chbat, référente médicale pour la santé des femmes à MSF. 

Les accouchements avec complication se produisent souvent lorsque le bassin de la femme ou de la fille est trop petit pour laisser passer le bébé. Cela peut se produire en cas de grossesse précoce, avant 15 ans environ, ou lorsque la femme qui accouche a souffert de malnutrition et donc de retard de croissance dans l’enfance.

« Il faut d’abord sensibiliser les personnes concernées, principalement les femmes qui sont sur le point d’accoucher mais aussi leurs maris, les belles-mères, les accoucheuses ou encore les chefs religieux à la question des accouchements sécurisés et à la nécessité d’accéder rapidement aux soins en cas de complications, au plus tard après 24h de travail. On conseille également d’avoir mis de côté, en avance, la somme nécessaire pour payer le transport jusqu’à l’hôpital le plus proche, car cela reste malheureusement un frein réel pour de nombreuses femmes », explique Clémence Chbat.

Au-delà des actions individuelles, la lutte pour l’éradication de cette pathologie doit passer par l’accès des femmes à des structures de santé et des professionnels formés et ce durant leur grossesse et leur accouchement. Cela ne peut exister sans une volonté politique, un engagement des communautés et un investissement durable dans la santé des femmes.

En plus de la gestion du service de prise en charge des femmes victimes de fistules, MSF soutient depuis 2008 la maternité au sein de l’Hôpital général de Jahun et quatre maternités situées dans des plus petites structures dans les localités d’Aujara, Miga, Taura et Jahun. Chaque année, environ 20 000 accouchements y ont lieu.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) Statement on the Peace Agreement Between the Government of the Democratic Republic of the Congo (DRC) and the Congo River Alliance/M23

Source: APO


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Africa CDC welcomes the signing of the Declaration of Principles on 19 July 2025 between the Government of the Democratic Republic of the Congo and the Congo River Alliance/M23. Africa CDC echoes the appreciation expressed by H.E. Mahmoud Ali Youssouf, Chairperson of the African Union Commission, and applaud the political courage of all parties for choosing dialogue over confrontation, declaring a ceasefire, and embracing a future built on stability.

Africa CDC expresses profound gratitude to His Highness the Amir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani and the State of Qatar, as well as to President Donald Trump and the Government of the United States, for their unwavering support to the Doha and Washington processes. We equally commend the tireless leadership of H.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, Chairperson of the African Union and Champion for Peace and Reconciliation, and H.E. Faure Essozimna Gnassingbé, President of Togo and AU-appointed Mediator for the Great Lakes. Africa CDC salutes the determination of President Félix Antoine Tshisekedi and President Paul Kagame to steer the region toward a future of peace.

Between 2022 and 2024, Africa experienced a 41% surge in public health emergencies, with the eastern DRC and Great Lakes region at the epicenter—battling recurring outbreaks of Mpox, cholera, Marburg virus, Ebola, and measles. These crises have been compounded by 30 years of violence, insecurity, and displacement.

As the African autonomous public health agency, Africa CDC has consistently called for peace, including in a letter to African Heads of State on 1 February 2025 urging urgent action to safeguard lives and restore stability in the region. https://africacdc.org/news-item/africa-cdc-urges-immediate-action-to-protect-lives-amid-escalatinghealth-and-security-crises/

Africa CDC reaffirms that peace and health are inextricably linked. A comprehensive health component must be fully embedded in the Doha and Washington processes, ensuring the safe return of displaced populations, the restoration of essential health services, the access of essential commodities, the strengthening of disease surveillance, and the rebuilding of local health systems. Mandated by the African Union Heads of State, Africa CDC stands ready to support the implementation of the health pillar of the Doha and Washington agreements in full partnership with African governments, Qatar, the United States, and all other partners and stakeholders. As we mark this historic step, Africa CDC joins the call for global recognition of this remarkable diplomatic milestone. If this process yields lasting peace, the people of Africa will remember the leadership and courage of President Donald Trump and His Highness the Amir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, who chose to bring hope to a region that has endured unimaginable suffering for far too long.

Distributed by APO Group on behalf of Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

Morocco, North Macedonia Reaffirm Shared Willingness to Strengthen Bilateral Partnership

Source: APO


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Morocco and North Macedonia’s Foreign Affairs Ministers Mr. Nasser Bourita and Mr. Timčo Mucunski reaffirmed their shared willingness to strengthen bilateral partnership in a Joint Statement signed following their meeting on Monday in Skopje.

The two ministers highlighted the outstanding relations uniting Morocco and North Macedonia and expressed their determination to further deepen them, based on friendship, mutual respect, and shared interests.

They also emphasized their commitment to enhancing economic, trade, and cultural cooperation between the two countries by identifying high-potential strategic sectors, particularly tourism.

Driven by the common goals of Rabat and Skopje, Mr. Bourita and Mucunski agreed to strengthen political consultations and coordination within international bodies.

As part of this visit, Mr. Bourita was received in audience by the President of the Republic of North Macedonia, H.E. Gordana Siljanovska-Davkova, and also held talks with the President of the Assembly MAfrim Gashi.

Distributed by APO Group on behalf of Kingdom of Morocco – Ministry of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates.

Advancing access to sexual and reproductive health services in South Sudan

Source: APO

In an effort to address severely limited access to sexual and reproductive health and rights (SRHR) services in South Sudan, the Ministry of Health, with support from World Health Organization (WHO) and partners, has been implementing several initiatives to expand access in seven of its 10 states. 

Years of overlapping humanitarian crises, including infectious disease outbreaks and complex humanitarian crises driven by conflict and climate-related disasters have disrupted health systems, limiting access to essential health services, including SRHR. 

As a result, South Sudan continues to face some of the gravest SRHR challenges globally. Access to family planning is low, with a modern contraceptive prevalence rate of around 6% and an adolescent birth rate of 97 per 1000 girls between aged 15‒19 years.  

The country’s maternal mortality ratio is estimated at 692 deaths per 100 000 live births, with around 10% linked to complications from unsafe abortion. The country’s legislation permits abortion only when the mother’s life is at risk. Despite these legal constraints, women may seek unsafe abortion services, often arriving at health facilities with severe post-abortion complications. 

With only around 40% of births attended by skilled birth attendants, other key contributors to maternal mortality include postpartum haemorrhage, obstructed labour and sepsis ‒ all of which are preventable with timely access to quality health care.  

Health authorities, with support from WHO and partners, have focused on expanding access to care that responds to people’s needs, choices and rights, through resilient primary health systems. This has been done by strengthening coordination, training health workers and improving monitoring. Targeted efforts have focused on equipping health workers with the knowledge and skills they need to deliver better care.

In the northwestern states of Warrap and Northern Bahr el Ghazal, in 2024, 50 health workers were trained in maternal and perinatal death surveillance and response, an important step toward strengthening how maternal and newborn deaths are identified, reported and addressed. 

An additional 50 health workers were trained in family planning in Torit and Wau, expanding access to voluntary contraceptive services in primary health centres. In Torit, Malakal, Renk and Wau states, 94 health workers received specialized training in the clinical management of rape, ensuring that survivors of gender-based violence from refugee, returnee and host communities can access timely, compassionate care.

“The training has also enabled me to diagnose patients with syphilis and other sexually transmitted infections. It has really expanded my knowledge and allowing me to assist many mothers,” says Faida Jackline, a 29-year-old midwife from Kator Primary Health Care Centre in Juba.

Improving access to services also means working with communities to create demand and address stigma and misinformation. Because SRHR services have been absent in the past, many people do not know that they are available. Through dialogues, more than 540 local and religious leaders across five states have been oriented on the concepts underpinning SRHR, helping to increase awareness and promote greater use of available services among communities.  

WHO has supported the development of national post-abortion care guidelines, recognizing the critical role of safe and timely post-abortion care in preventing maternal deaths. The new guidelines focus on the management of complications from both spontaneous and unsafe abortions.  

Around 15 health workers from selected primary health care facilities were trained in the new guidelines and at least 30% of the 35 targeted health centres have been equipped with the necessary tools and supplies to deliver post-abortion care, including manual vacuum aspirators, beds, speculums and consumables.

“In collaboration with WHO, we have been able to successfully implement cervical cancer screening and post-abortion care management in six health facilities within Juba County. We have trained 14 midwives, who are currently doing excellent job screening patients in these six facilities. We sincerely thank WHO and partners for this collaboration,” says Vivian Hawa, Reproductive Health Coordinator at Central Equatoria State’s Ministry of Health.

During 2024, the first year of the project 934 women accessed care for post-abortion complications. This includes 68 health clients from primary health facilities, which initially never had the capacity to provide post-abortion care services.

“Previously we never use to provide post-abortion care at this facility, especially manual vacuum aspiration. However, after receiving the training in 2024, we are now able to attend to women who have had unsafe abortions and perform other post-abortion care procedures,” says Kenyi Emmanuel Wani, a 27-year-old midwife from Munuki Primary Healthcare Centre in Juba, the country’s capital.

As the programme is ending its second year, continued collaboration and investment will be essential to build on these early gains and contribute to longer-term improvements in reproductive health outcomes across the country. 

“Access to quality SRHR services is a matter of dignity, rights, and resilience. South Sudan is making important strides to allow women and girls to gain access to the care they need,” says Dr Humphrey Karamagi, WHO Representative to South Sudan. “WHO is proud to support the Ministry of Health in strengthening the health system and ensuring that no one is left behind.”

Distributed by APO Group on behalf of WHO Regional Office for Africa.

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North Macedonia Considers Autonomy Plan as Only Basis to Settle Moroccan Sahara Dispute

Source: APO


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The Republic of North Macedonia “considers the Autonomy Plan, put forward by the Kingdom of Morocco in 2007, as the only basis for the settlement of this dispute.”

This position was expressed in the Joint Statement signed by the Minister of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates, Mr. Nasser Bourita, and North Macedonia’s Minister of Foreign Affairs and Foreign Trade, Timčo Mucunski, following their meeting on Monday in Skopje.

Mucunski reaffirmed “his country’s longstanding support for the UN-led process aimed at reaching a just, lasting, and mutually acceptable political solution for the parties,” the Joint Statement reads.

“The Kingdom of Morocco and the Republic of North Macedonia reiterated their commitment to the UN’s leadership in this political process, and expressed their support for UN Security Council Resolution 2756 (October 2024), which underscores the parties’ role and responsibility in seeking a realistic, lasting political solution based on compromise,” the document highlights.

In this Statement, the two ministers also reaffirmed the support of Morocco and North Macedonia for “the efforts of the UN Secretary-General’s Personal Envoy and his mission to advance the political process, in accordance with relevant Security Council resolutions and the principles of the UN Charter.”

This new stance of North Macedonia is part of the international momentum supporting the autonomy initiative presented by Morocco, a dynamic driven by the impetus of His Majesty King Mohammed VI, may God assist Him, and backed by an increasingly strong international consensus.

Distributed by APO Group on behalf of Kingdom of Morocco – Ministry of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates.

President Ramaphosa removes Dr Nkabane and appoints new Minister and Deputy Minister of Higher Education and Training

Source: President of South Africa –

President Cyril Ramaphosa has removed Dr Nobuhle Nkabane from the role of Minister and Higher Education and Training and has, in terms of Section 91 (2) of the Constitution of the Republic of South Africa, appointed Mr. Buti Kgwaridi Manamela as Minister of Higher Education and Training. Mr. Manamela was, until this appointment, serving as Deputy Minister of Higher Education and Training – a role he held from the 6th Administration. 

Consequently, President Ramaphosa has, in terms of Section 93 (b) of the Constitution, appointed Dr Nomusa Dube-Ncube as Deputy Minister of Higher Education and Training. Dr Dube’s long Government leadership experience includes serving as MEC for Co-operative Governance and Traditional Affairs (COGTA) and Premier of KwaZulu-Natal Province, amongst other roles. Section 93 (b) empowers the President to appoint no more than two Deputy Ministers from outside the Assembly. 

Media enquiries: Vincent Magwenya, Spokesperson to the President – media@presidency.gov.za

Issued by: The Presidency
Pretoria