Assemblées annuelles 2026 (AA2026) : Le rapport annuel 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement met en avant des résultats solides et un nouveau chapitre pour la transformation de l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a publié son rapport annuel 2025, qui fait état d’une nouvelle année de résultats solides en matière de développement et réaffirme son engagement en faveur d’une Afrique prospère, inclusive, résiliente et intégrée.

Malgré un contexte mondial difficile marqué par un ralentissement de la croissance, un resserrement des conditions financières et des pressions croissantes liées au climat et à la dette, l’Afrique a continué de faire preuve d’une résilience remarquable en 2025, avec une croissance atteignant 4,2 % et dont de nombreuses économies africaines figurant parmi celles ayant la croissance la plus rapide au monde.

Au-delà des chiffres, ce rapport raconte une histoire plus profonde : celle d la population Africaine – en particulier des jeunes – qui créent, construisent et redéfinissent l’avenir à travers tout le continent.

En 2025, la Banque a tenu ses engagements à grande échelle, en approuvant plus de 11 milliards de dollars de financements et en atteignant un montant record de 7,1 milliards de dollars de décaissements, soutenant ainsi 200 projets dans 50 pays.

Ces investissements se sont traduits par des résultats concrets pour des millions d’Africains :

  • 1,5 million de personnes ont désormais accès à l’électricité, ce qui alimente les foyers, les écoles, les exploitations agricoles et les entreprises.
  • 6,9 millions d’agriculteurs ont adopté des technologies résilientes au changement climatique, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
  • 8,1 millions de personnes bénéficient d’un meilleur accès aux transports, facilitant l’accès à l’emploi, aux marchés et à de nouvelles opportunités.
  • Des milliers d’entrepreneurs – dont de nombreuses femmes et de nombreux jeunes – ont pu accéder à des financements pour développer leur activité et saisir de nouvelles opportunités économiques.

Une nouvelle boussole stratégique, les Quatre points cardinaux pour favoriser des opérations plus rapides et plus réactives

Cette année a également été marquée par une transition importante à la tête de l’institution avec l’élection du Dr Sidi Ould Tah en tant que neuvième président du Groupe de la Banque, signalant le début d’une nouvelle direction axée sur l’exécution, l’impact et les résultats.

Le rapport décrit également comment la Banque transforme son fonctionnement, en devenant plus rapide, plus efficace et plus réactive face aux priorités et aux ambitions de ses pays membres régionaux.

Le Dr Ould Tah a présenté un nouveau cadre stratégique – les « Quatre Points Cardinaux » – destiné à accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale de la Banque, avec une orientation plus précise et une ambition accrue. Ce cadre donne la priorité à la mobilisation des capitaux africains, au renforcement des systèmes financiers, à la création d’opportunités pour les jeunes et à l’investissement dans des infrastructures résilientes et des chaînes de valeur compétitives.

Dans l’avant-propos du rapport, le Dr Ould Tah a mis en avant la vision à long terme de la Banque pour le continent :

”Ce rapport rend compte des réalisations de la Banque en 2025. Ce qu’il ne reflète pas encore, c’est ce que nous construirons ensemble à partir d’aujourd’hui : un continent où le capital est dirigé vers les besoins prioritaires ; où les institutions financières africaines soutiennent leurs propres économies ; où chaque jeune peut accéder au financement, à la formation et aux marchés pour transformer son ambition en prospérité ; où les infrastructures relient les personnes, les biens et les idées au-delà des frontières. C’est cette Afrique que nous nous engageons à bâtir. Le Groupe de la Banque africaine de développement ne fléchira pas dans cette mission”.

Téléchargez ici (https://apo-opa.co/4vjm3DT) les points clés du rapport annuel et le rapport complet pour découvrir comment le Groupe de la Banque africaine de développement contribue à façonner l’avenir de l’Afrique, stimulé par sa population et sa jeunesse.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact media :
Amba Mpoke-Bigg
Département de la communication et des relations extérieures
Email: media@afdb.org

Nancy Beke :
Chargée Principale Politique et Stratégie

Epidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : Médecins Sans Frontières (MSF) intensifie son action

Source: Africa Press Organisation – French

Face à l’expansion rapide de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, les équipes de Médecins Sans Frontières se mobilisent aux côtés du ministère de la Santé local pour tenter de contenir la propagation du virus et renforcer la prise en charge des patients. Cette dix-septième épidémie frappe une région au système de santé extrêmement fragile, où les populations vivent depuis des années dans l’insécurité.

Un nouveau défi sanitaire majeur dans un contexte de crise humanitaire

Au 28 mai, 125 cas confirmés, 906 cas suspects et 223 décès avaient déjà été officiellement rapportés à travers les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces chiffres sont à prendre avec prudence : l’ampleur réelle de l’épidémie reste impossible à évaluer. En cause, les capacités de test extrêmement limitées et les difficultés d’accès à certaines zones.

Les risques de cette nouvelle épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo sont d’autant plus importants qu’il n’existe encore aucun vaccin ni traitement approuvés pour ce virus.

« Cette épidémie frappe des régions déjà fragilisées par des années de conflits et des déplacements massifs de population », explique Ewald Stals, Représentant de MSF en RDC. « Tant en Ituri qu’au Nord- et Sud-Kivu, l’insécurité a contraint des millions de personnes à fuir leur foyer. Ces mouvements de population se conjuguent à des systèmes de santé déjà fragiles. Dans certaines structures, les capacités d’accueil et d’isolement atteignent déjà leurs limites. L’identification rapide des cas, le suivi des personnes contacts et l’isolement des malades deviennent particulièrement complexes, augmentant le risque de propagation du virus. »

L’Ituri, épicentre de l’épidémie du virus​

L’Ituri demeure de très loin la province la plus touchée, concentrant plus de 90 % des cas suspects notifiés, avec une augmentation inquiétante des contaminations dans les zones de Mongbwalu et Rwampara.

« Depuis deux semaines, la possibilité de faire entrer du matériel et des équipes est freinée par des restrictions de mouvements aériens et terrestres. Faute de capacités de dépistage suffisantes, des centaines d’échantillons attendent encore d’être traités dans les laboratoires. Pendant ce temps, les capacités d’isolement et de prise en charge des patients restent insuffisantes. Tout cela affecte l’ampleur de la réponse humanitaire et génère une incompréhension et une peur légitimes auprès des populations », affirme le Dr Alan Gonzalez, Directeur adjoint des opérations de MSF.

Bien que quelques organisations spécialisées – dont MSF – soient déployées en Ituri, les besoins dépassent largement les capacités des organisations actuellement sur place.

Le déploiement des structures de santé MSF en Ituri

Dans cette province, les équipes de MSF ont démarré la construction d’un centre de traitement Ebola d’une capacité de 65 lits, destiné à accueillir les cas confirmés et suspects. MSF soutient également le ministère de la Santé dans la prise en charge et l’isolement des patients à l’hôpital général de Mongbwalu – cœur de l’épidémie – ainsi qu’à l’Hôpital général de référence de Fataki.

À Bunia, la capitale provinciale, un dispositif d’isolement a été mis en place au sein de l’hôpital Salama. MSF appuie plusieurs structures sanitaires de la ville pour optimiser la gestion des cas et renforcer la prévention et le contrôle des infections, un maillon essentiel pour éviter les infections nosocomiales dans des services sous forte pression.

Parallèlement, des équipes médicales, logistiques et de promotion de la santé soutiennent la surveillance épidémiologique et les activités de sensibilisation autour de l’épidémie. Cette collaboration étroite avec les communautés est cruciale ; dans plusieurs zones, les inquiétudes et la circulation de rumeurs compliquent la réponse et freinent le recours précoce aux soins.

L’impact indirect de l’épidémie sur l’accès aux autres soins de santé

Les équipes observent déjà des conséquences indirectes sur le système de santé. Des patients atteints d’autres pathologies renoncent à se rendre dans les structures médicales par crainte du virus ou des mesures d’isolement, faisant craindre une aggravation silencieuse d’autres urgences médicales.

La réponse médicale d’urgence au Nord-Kivu et au Sud-Kivu

Au Nord-Kivu : l’expérience des précédentes épidémies

Dans le Nord-Kivu, la réponse s’organise en s’appuyant sur les dispositifs déjà opérationnels issus des crises sanitaires précédentes (Ebola, Mpox, choléra). 

  • À Goma, un centre de traitement Ebola de 80 lits a commencé à accueillir ses premiers patients.
  • Des unités d’isolement pour les cas suspects ont également été installées dans plusieurs structures soutenues par MSF : l’hôpital de Kyeshero, mais aussi à Walikale, Mweso et Rutshuru.
  • À Butembo, MSF a dépêché une équipe médico-logistique afin d’identifier les axes d’interventions prioritaires en collaboration avec les autorités sanitaires.

Au Sud-Kivu : formation et structures d’isolement

Dans le Sud-Kivu, où plusieurs cas ont été confirmés, MSF a entamé la mise en place de deux centres de traitement Ebola à Bukavu et Lwiro. En parallèle, nos équipes forment le personnel de santé local aux mesures strictes d’hygiène, de prévention et de contrôle des infections.

​MSF apporte une réponse humanitaire malgré l’insécurité et les défis logistiques

Partout dans le pays, MSF mobilise ses capacités médicales et logistiques pour apporter une aide. En dépit des contraintes d’accès et de sécurité (fermetures de frontières, les annulations de vols), plusieurs centaines de tonnes de matériel médical et logistique ont déjà été acheminées en Ituri et au Nord-Kivu.

Alors que le nombre de cas continue d’augmenter, les prochaines semaines seront déterminantes pour renforcer la prise en charge, accélérer le dépistage en laboratoire et maintenir l’accès aux soins de santé dans les zones affectées.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

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CEO de la Fondation Merck, Dr. Rasha Kelej, a rencontré la Première Dame du Gabon pour discuter de la stratégie visant à poursuivre leurs programmes conjoints visant à renforcer les capacités de soins de santé et à soutenir l’éducation des filles

Source: Africa Press Organisation – French

La Fondation Merck (www.Merck-Foundation.com), la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, a officiellement lancé ses programmes en partenariat avec S.E. Madame ZITA OLIGUI NGUEMA, Première Dame de la République Gabonaise, également Ambassadrice de la « Fondation Merck Plus Qu’une Mère », les programmes qui ont débuté en 2024 dans le but de transformer la prise en charge des patients, de renforcer les capacités de soins, de briser la stigmatisation de l’infertilité, d’autonomiser les femmes, de soutenir l’éducation des filles au Gabon et dans le reste de l’Afrique.

Le programme était présidé par la Première Dame du Gabon, S.E. Madame ZITA OLIGUI NGUEMA, le Chairman du Conseil d’Administration de la Fondation Merck, Prof. Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, et la CEO de la Fondation Merck, Dr. Rasha Kelej. Le programme a eu lieu à la Présidence, au Gabon.

Sénatrice, Dr. Rasha Kelej (Ret), CEO de la Fondation Merck et Présidente de la campagne « Plus Qu’une Mère », a souligné : « C’est un grand honneur de rencontrer ma chère sœur, S.E. Madame ZITA OLIGUI NGUEMA, Première Dame du Gabon. Nous l’avons officiellement déclarée Ambassadrice de la campagne « Fondation Merck Plus Qu’une Mère ». Nous avons également officiellement lancé les programmes de la Fondation Merck dans le pays et avons souligné notre engagement envers le renforcement des capacités de soins de santé et des médias, ainsi que la transformation du paysage des soins aux patients, briser la stigmatisation liée à l’infertilité et soutenir l’éducation des filles, ensemble dans le pays »

Prof. Dr. Frank Stangenberg Haverkamp a ajouté : « Notre objectif est d’améliorer la santé et le bien-être général des populations en renforçant les capacités de soins de santé en Afrique, en Asie et dans d’autres pays en voie de développement. Nous sommes fermement engagés à transformer le paysage des soins aux patients grâce à notre programme de bourses. »

S.E. Madame ZITA OLIGUI NGUEMA, Première Dame de la République Gabonaise et Ambassadrice de la « Fondation Merck Plus Qu’une Mère », a déclaré : « C’est un plaisir d’accueillir et de rencontrer le Chairman et la CEO de la Fondation Merck dans notre pays. Ensemble, nous avons officiellement lancé nos programmes conjoints et avons également célébré des étapes importantes du grand succès de nos programmes conjoints visant à renforcer les capacités de soins de santé, transformer les soins aux patients, briser la stigmatisation liée à l’infertilité et soutenir l’éducation des filles. C’est la première fois que nous travaillons sur des programmes aussi percutants, c’est une histoire en devenir. Nous avons atteint beaucoup de choses dans un laps de temps très court, grâce à notre partenariat à long terme, qui a débuté en 2024.

Je suis très fière de partager que grâce à notre partenariat, nous avons accordé 16 bourses à nos prestataires de soins de santé locaux qui seront les futurs experts de la santé du Gabon, qui ont obtenu leur diplôme, suivent ou commenceront bientôt les bourses de formation de la Fondation Merck dans des spécialités critiques et mal desservies telles que la Fertilité, Embryologie, Oncologie, Diabète et Hypertension

« Je suis également très heureuse de partager qu’avec la Première Dame du Gabon, nous soutenons également l’éducation des filles en offrant des bourses annuelles pour soutenir l’éducation de 40 écolières très performantes mais défavorisées, jusqu’à ce qu’elles obtiennent leur diplôme, afin qu’elles puissent atteindre leur potentiel et réaliser leurs rêves », a ajouté le Dr. Rasha Kelej.

La Fondation Merck a accordé plus de 2 600 bourses à des prestataires de soins de santé de 52 pays dans 44 spécialités médicales critiques et mal desservies.

Sur un total de 16 bourses accordées au Gabon, la Fondation Merck a fourni :

  • 4 bourses en Fertilité et Embryologie. Il s’agissait de formations pratiques en Inde. Le tout premier embryologiste du pays a été formé grâce à ce programme.
  • 4 bourses pour le Diabète et l’Hypertension, dont un master spécial sur le diabète de 3 mois en langue française et une bourse clinique sur le Diabète et Hypertension. À la fin de la formation, ces spécialistes disposeront de l’expertise nécessaire pour établir des cliniques dédiées dans les hôpitaux et les centres de santé, améliorant ainsi considérablement la prévention et la prise en charge du diabète, de l’hypertension et des maladies cardiaques, apportant d’immenses avantages à la population gabonaise.
  • 8 bourses pour les soins infirmiers en oncologie, ce qui est très essentiel pour les soins contre le cancer.    

Lors du programme de lancement, les bénéficiaires du programme Éduquer Linda étaient également présents, où quelques-uns d’entre eux ont partagé des témoignages inspirants sur la façon dont les bourses ont changé leur vie.

« Je crois vraiment que lorsque les filles sont éduquées, leurs pays deviennent plus puissants, plus forts et plus prospères », a ajouté la Sénatrice Kelej.  

La Fondation Merck, en partenariat avec la Première Dame du Gabon, a lancé sept livres d’histoires pour enfants, « Plus Qu’une Mère », « Éduquer Linda », « Le Secours de Jackline », « Pas qui vous êtes », « Une balade vers le futur », « Jude Sans Sucre » et « La Tension de Mark ». Ces livres abordent des problèmes sociaux et sanitaires critiques pour les jeunes enfants. Quelques exemplaires des livres d’histoires ont été signés par la Première Dame du Gabon, le Chairman et la CEO de la Fondation Merck. Des milliers d’exemplaires de ces livres d’histoires seront distribué aux écoliers.

De plus, la Fondation Merck a organisé deux éditions de sa Formation des Médias sur la Santé En Ligne pour les journalistes gabonais afin de leur permettre de sensibiliser à des questions sensibles telles que briser la stigmatisation liée à l’infertilité, soutenir l’éducation des filles, mettre fin à la VBG, mettre fin au mariage des enfants et aux MGF et sensibiliser sur la prévention et le dépistage précoce du diabète et de l’hypertension.

La Fondation Merck, en partenariat avec la Première Dame du Gabon, a également annoncé l’Appel à Candidatures pour ses 8 importants prix annuels destinés aux médias, musiciens, créateurs de mode, cinéastes, étudiants et nouveaux talents potentiels dans ces domaines.

Détails des Prix :

1. Prix de Reconnaissance des Médias Africains de la Fondation Merck « Plus Qu’une Mère » 2026 : les représentants des médias et les étudiants en journalisme sont invités à présenter leur travail pour sensibiliser l’opinion à un ou plusieurs des problèmes sociaux suivants tels que : briser la stigmatisation liée à l’infertilité, soutenir l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes, mettre fin au mariage des enfants, mettre fin aux MGF et/ou mettre fin à la VBG à tous les niveaux.

Date limite de soumission : 30 septembre 2026.

2. Prix du Film de la Fondation Merck « Plus Qu’une Mère » 2026 :  tous les cinéastes africains, étudiants des établissements de formation en réalisation cinématographique ou jeunes talents d’Afrique sont invités à créer et à partager un long ou un court métrage, qu’il s’agisse d’un drame, d’un documentaire ou d’un docudrame, pour transmettre des messages forts et influents sur un ou plusieurs des problèmes sociaux suivants tels que : briser la stigmatisation liée à l’infertilité, soutenir l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes, mettre fin au mariage des enfants, mettre fin aux MGF et/ou mettre fin à la VBG à tous les niveaux.

Date limite de soumission : 30 septembre 2026.

3. Prix de la Mode de la Fondation Merck « Plus Qu’une Mère » 2026 : tous les étudiants et créateurs de mode africains sont invités à créer et à partager des créations pour transmettre des messages forts et influents afin de sensibiliser à un ou plusieurs des problèmes sociaux suivants tels que : briser la stigmatisation liée à l’infertilité, soutenir l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes, mettre fin au mariage des enfants, mettre fin aux MGF et/ou mettre fin à la VBG à tous les niveaux.

Date limite de soumission : 30 septembre 2026.

4. Prix de la Chanson de la Fondation Merck « Plus Qu’une Mère » 2026 : tous les chanteurs et artistes musicaux africains sont invités à créer et à partager une CHANSON dans le but d’aborder un ou plusieurs des problèmes sociaux suivants tels que : briser la stigmatisation liée à l’infertilité, soutenir l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes, mettre fin au mariage des enfants, mettre fin aux MGF et/ou mettre fin à la VBG à tous les niveaux.

Date limite de soumission : 30 septembre 2026.

5. Prix de Reconnaissance des Médias de la Fondation Merck « Diabètes & Hypertension » 2026 : les représentants des médias sont invités à présenter leur travail à travers des messages forts et influents pour promouvoir un mode de vie sain et sensibiliser à la prévention et à la détection précoce du diabète et de l’hypertension.

Date limite de soumission : 30 octobre 2026.

6. Prix du Film de la Fondation Merck « Diabètes & Hypertension » 2026 : tous les cinéastes africains, étudiants des établissements de formation en réalisation cinématographique ou jeunes talents d’Afrique sont invités à créer et à partager un long ou un court FILMS, qu’il s’agisse d’un drame, d’un documentaire ou d’un docudrame, pour délivrer des messages forts et influents visant à promouvoir un mode de vie sain et à sensibiliser à la prévention et à la détection précoce du diabète et de l’hypertension.

Date limite de soumission : 30 octobre 2026.

7. Prix de la Mode de la Fondation Merck « Diabètes & Hypertension » 2026 : tous les étudiants et créateurs de mode africains sont invités à créer et à partager des créations pour transmettre des messages forts et influents visant à promouvoir un mode de vie sain et à sensibiliser à la prévention et à la détection précoce du diabète et de l’hypertension.

Date limite de soumission : 30 octobre 2026.

8. Prix de la Chanson de la Fondation Merck « Diabètes & Hypertension » 2026 : tous les chanteurs et artistes musicaux africains sont invités à créer et à partager une CHANSON dans le but de promouvoir un mode de vie sain et de sensibiliser à la prévention et à la détection précoce du diabète et de l’hypertension.

Date limite de soumission : 30 octobre 2026.

Postulez ici : https://apo-opa.co/4wRS2MZ

Les candidatures pour tous les prix doivent être soumises par courrier électronique à : submit@merck-foundation.com 

Distribué par APO Group pour Merck Foundation.

Contact :
Mehak Handa
Responsable du programme de sensibilisation communautaire
Téléphone : +91 9310087613/ +91 9319606669
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À propos de la Fondation Merck : 
La Fondation Merck, créée en 2017, est la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, vise à améliorer la santé et le bien-être des populations et à faire progresser leur vie grâce à la science et à la technologie. Nos efforts sont principalement axés sur l’amélioration de l’accès à des solutions de soins de santé de qualité et équitables dans les communautés mal desservies, à renforcer les capacités de recherche sur les soins de santé et la recherche scientifique, l’autonomisation des filles à travers l’éducation et l’autonomisation des personnes en STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Tous les communiqués de presse de la Fondation Merck sont distribués par e-mail en même temps qu’ils deviennent disponibles sur le site Web de la Fondation Merck. Veuillez visiter www.Merck-Foundation.com pour en savoir plus. Pour en savoir plus, contactez nos réseaux sociaux de la Fondation Merck : Facebook (https://apo-opa.co/4uGEcM5), X (https://apo-opa.co/4uFEPFK), Instagram (https://apo-opa.co/4dETA5u), YouTube (https://apo-opa.co/4f9HFOi), Threads (https://apo-opa.co/4dMrF3P) et Flickr (https://apo-opa.co/42ZKR7Z). 

La Fondation Merck se consacre à l’amélioration des résultats sociaux et sanitaires pour les communautés dans le besoin. Bien qu’elle collabore avec divers partenaires, y compris des gouvernements, pour atteindre ses objectifs humanitaires, la fondation reste strictement neutre sur le plan politique. Elle ne s’engage pas et ne soutient pas d’activités, d’élections ou de régimes politiques, se focalise uniquement sur sa mission d’élever l’humanité et d’améliorer le bien-être tout en maintenant une position strictement apolitique dans toutes ses activités. 

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« Crude Oil: Power, Turnaround and Transformation in Angola » fait son entrée dans le top 3 des nouveautés Amazon

Source: Africa Press Organisation – French


« Crude Oil: Power, Turnaround and Transformation in Angola » – le dernier ouvrage de NJ Ayuk, largement reconnu comme président de l’African Energy Chamber (www.EnergyChamber.com) et l’une des voix les plus influentes en matière de politique énergétique, d’investissement et de développement industriel en Afrique – s’est hissé dans le top 3 des nouveautés Amazon après son lancement le 20 mai 2026. Cet ouvrage propose une analyse rigoureuse et approfondie du paysage énergétique angolais, retraçant son évolution à travers les cycles de réforme, d’investissement et de changement institutionnel, tout en situant le pays dans le contexte plus large de la transformation du secteur des hydrocarbures en Afrique.

Dans cet ouvrage, Ayuk présente l’Angola comme une étude de cas convaincante illustrant comment des réformes axées sur le marché et un réajustement des politiques peuvent contribuer à relever les défis structurels de longue date dans l’industrie pétrolière et gazière africaine. Il soutient qu’une réforme durable, fondée sur la transparence, la prévisibilité réglementaire et la confiance des investisseurs, a le potentiel de débloquer des flux de capitaux, de renforcer les capacités institutionnelles, de stimuler le développement des entreprises locales et d’élargir considérablement l’accès à une énergie fiable et abordable.

Alliant contexte historique et analyse contemporaine, Crude Oil retrace le développement du secteur pétrolier angolais, y compris l’héritage des contraintes de gouvernance et leurs implications économiques durables. Il examine également comment les récents changements de politique sous l’impulsion des dirigeants nationaux sont en train de redéfinir l’approche du pays en matière de gouvernance des ressources dans les domaines du pétrole, du gaz naturel, des énergies renouvelables et des minéraux critiques, annonçant un réajustement stratégique plus large de son avenir énergétique.

« L’histoire de l’Angola est celle d’une transformation – la preuve qu’avec les bonnes réformes, la transparence et un climat d’investissement favorable, les nations riches en ressources peuvent transformer leur potentiel en prospérité », déclare Ayuk. « Ce livre explique comment l’Afrique peut prendre le contrôle de son avenir énergétique et mettre en place des systèmes qui fonctionnent pour sa population. »

Le secteur pétrolier angolais aborde l’année 2026 à un moment structurel charnière, conciliant une production offshore mature avec un programme de réforme et de diversification de plus en plus délibéré. La production reste ancrée autour de la barre du million de barils par jour, soutenue par des investissements soutenus en eaux profondes et un développement ciblé visant à compenser le déclin naturel des champs vieillissants. Parallèlement, l’avancement des projets de gaz non associé – notamment Quiluma et Maboqueiro – marque un tournant stratégique vers un système énergétique plus intégré et incluant le gaz. Alors que le pétrole brut continue de sous-tendre la stabilité budgétaire, les décideurs politiques mettent de plus en plus l’accent sur l’expansion en aval, l’amélioration de la compétitivité des investissements et une diversification économique plus large afin de réduire l’exposition à long terme à la volatilité des hydrocarbures.

Crude Oil: Power, Turnaround and Transformation in Angola est désormais disponible à la vente. Achetez le livre sur Amazon

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), M. Ominga, prendra la parole lors de African Energy Week (AEW) 2026 alors que le Congo accélère son expansion dans le secteur gazier

Source: Africa Press Organisation – French


La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) a tenu des réunions de haut niveau à Brazzaville le 18 mai avec le ministère des Hydrocarbures de la République du Congo et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), renforçant ainsi une nouvelle dynamique visant à accélérer les investissements, à développer les infrastructures de GNL et à renforcer les capacités opérationnelles locales. Les discussions ont porté sur le positionnement du Congo en tant que pôle gazier régional de premier plan, tout en transformant la SNPC en un opérateur en amont plus actif, doté d’ambitions internationales plus larges.

Dans ce contexte, le directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga, a été confirmé comme intervenant à l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra au Cap du 12 au 16 octobre. Sa participation intervient à un moment charnière pour le secteur des hydrocarbures du Congo, alors que la SNPC fait avancer d’importants projets de monétisation du gaz, des plans d’expansion en amont et une restructuration de l’entreprise visant à attirer des capitaux internationaux et des partenariats stratégiques.

Sous la direction de M. Ominga, la SNPC a accéléré sa transformation, passant du statut de simple détenteur passif d’actifs de l’État à celui de compagnie pétrolière nationale davantage axée sur l’exploitation. Un décret présidentiel de fin 2025 a élargi et consolidé le rôle stratégique de la SNPC au sein du secteur énergétique congolais. La société a également lancé un programme quinquennal de modernisation numérique destiné à améliorer la transparence, l’audit et la surveillance financière.

Sur le plan opérationnel, la SNPC se développe de manière agressive dans les projets d’amont pétroliers et gaziers. La société a émis une obligation de forage de 158 millions de dollars pour soutenir les campagnes onshore et a pris en charge l’exploitation d’actifs stratégiques, notamment le champ de Kouakouala. Les investissements en cours dans les permis Nanga I, Zingali II et Le Mayombe II devraient soutenir la croissance de la production tout en contribuant à compenser le déclin des principaux champs.

La monétisation du gaz reste au cœur de la stratégie à long terme de la SNPC, Congo LNG ayant livré sa première cargaison d’exportation vers l’Italie via l’installation FLNG de Tango. Parallèlement, une deuxième unité FLNG est en cours de développement afin de porter la capacité nationale de GNL à environ 3 millions de tonnes par an. À Banga Kayo, la SNPC et son partenaire Wing Wah font avancer des projets de réduction du torchage qui transforment le gaz associé en GPL, en propane et en butane destinés aux marchés nationaux.

La société renforce également ses partenariats offshore afin d’exploiter de nouvelles réserves. Des accords récents conclus avec TotalEnergies et QatarEnergy concernant le bloc en eaux profondes d’Enzombo visent à étendre les activités d’exploration au large de Pointe-Noire. Par ailleurs, TotalEnergies a récemment confirmé une découverte d’hydrocarbures sur la licence Moho, où les ressources récupérables des structures Moho G et Moho F sont estimées à près de 100 millions de barils.

« La participation d’Ominga à l’African Energy Week 2026 intervient à un moment décisif pour le secteur énergétique congolais, alors que la SNPC accélère sa transformation en une compagnie pétrolière nationale plus forte et davantage axée sur l’exploitation. L’African Energy Week offrira à la SNPC une plateforme essentielle pour dialoguer directement avec les investisseurs, les opérateurs et les décideurs politiques sur la prochaine phase de la stratégie de croissance du Congo », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

La SNPC vise une croissance de la production à long terme vers 500 000 barils par jour tout en poursuivant de nouveaux cycles d’octroi de licences, la modernisation de ses raffineries grâce à son partenariat avec SOCAR et de nouveaux développements FLNG destinés à positionner le Congo parmi les premières économies gazières d’Afrique.

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CORRECTION : Assemblées annuelles 2026 : le rapport 2025 de la Banque africaine de développement sur le financement du commerce souligne la résilience post-Covid des institutions financières africaines

Source: Africa Press Organisation – French


La cinquième édition du Rapport sur le financement du commerce de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) brosse le portrait d’institutions financières africaines résilientes dans les années qui ont suivi la pandémie de Covid-19, en dépit d’un contexte mondial difficile.

Le rapport 2025, qui fournit une évaluation actualisée du paysage du financement du commerce en Afrique sur la période 2020-2024 à la suite de la pandémie de Covid-19, a été publié mercredi durant les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque, à Brazzaville, en République du Congo.

Ce rapport examine le financement du commerce sous l’angle de l’intermédiation bancaire, comblant d’importantes lacunes en matière de connaissances et introduisant de nouvelles dimensions, telles que la numérisation et la durabilité environnementale. Il quantifie également, pour la première fois, la contribution des institutions de financement du développement (IFD) au financement du commerce sur le continent.

Lors de la présentation du rapport, Anthony Simpasa, directeur du Département de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche du Groupe de la Banque africaine de développement, a déclaré que la demande non satisfaite en matière de financement du commerce avait diminué de près de 10 % entre 2019 et 2024, grâce aux fortes interventions des banques multilatérales de développement, des gouvernements, des agences de crédit à l’exportation et des banques internationales. Ces interventions ont été essentielles au maintien des flux commerciaux, les estimations suggérant qu’en l’absence de soutien des IFD, le déficit annuel de financement du commerce aurait pu dépasser 100 milliards de dollars entre 2020 et 2024.

« La résurgence des tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement et des flux commerciaux mondiaux pourraient anéantir les progrès réalisés depuis la pandémie en matière de réduction du déficit de financement du commerce, a averti M. Simpasa. Par exemple, une baisse de l’appétit pour le risque des correspondants bancaires pourrait creuser ce déficit pour le porter entre 86,6 et 102,6 milliards de dollars d’ici à 2027, dans un scénario allant de modéré à sévère. Cela représente une hausse d’au moins 17,7 % par rapport au niveau de 2024, ce qui pourrait effacer une décennie de progrès. »

Le lancement officiel du rapport a réuni des responsables politiques, des dirigeants du secteur privé, des institutions de financement du développement (IFD), des institutions financières et des experts en financement du commerce de tout le continent.

Quelques points saillants du rapport :

  • En 2024, la demande non satisfaite en matière de financement du commerce en Afrique se situait entre 74 et 92 milliards de dollars. Le déficit estimé à 74 milliards de dollars représente 5,4 % de la valeur totale des échanges de marchandises de la région en 2024.
  • Le commerce africain reste insuffisamment desservi par les banques commerciales. Au cours des cinq années couvertes par l’étude, les banques commerciales ont financé en moyenne 23 % du commerce total de l’Afrique, contre 40 % entre 2011 et 2019.
  • Entre 2020 et 2024, le commerce intra-africain a représenté 34 % du commerce total financé par les banques, soit une hausse de 89 % par rapport aux niveaux d’avant la pandémie (2011-2019).
  • La pénurie de liquidités en devises étrangères est devenue le principal obstacle limitant la croissance des banques dans le domaine du financement du commerce. Environ 36 % des banques ont cité la liquidité limitée en devises étrangères comme principal frein à la croissance de leurs activités de financement du commerce entre 2020 et 2024, contre 18 % sur la période 2015-2019.
  • L’adoption de solutions numériques de financement du commerce par les banques reste faible, principalement en raison des coûts de mise en œuvre élevés et d’une infrastructure technologique inadéquate. Seules 28 % des banques interrogées ont déclaré avoir adopté des outils ou des plateformes numériques pour leurs opérations de financement du commerce.

Lors d’une brève table ronde qui a suivi le lancement du  rapport, Didier Acouetey, conseiller principal pour le secteur privé du président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, Francisca Tatchouop Belobe, commissaire au développement économique, au commerce, au tourisme, à l’industrie et aux minéraux de la Commission de l’Union africaine, Admassu Tadesse, président et directeur général du groupe Trade and Development Bank, et Mehdi Tanani, directeur régional pour l’Afrique centrale de Proparco, ont échangé sur les conclusions du rapport, notant les opportunités et défis liés au développement d’un financement du commerce durable par l’intermédiaire des banques en Afrique.

Bien que le financement du commerce reste un obstacle majeur pour la plupart des pays africains, des innovations prometteuses gagnent du terrain, telles que la numérisation, les garanties et les initiatives de gestion d’actifs visant à élargir la classe d’actifs du financement du commerce et les offres connexes sur le marché, a souligné M. Tadesse. « Il convient de poursuivre sur cette voie par le biais de nouvelles initiatives systémiques, comme la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) et des mesures connexes, comme la réduction des risques et des partenariats judicieux, qui devraient multiplier l’impact des capitaux africains et débloquer davantage de capitaux mondiaux », a-t-il déclaré.

« La NAFAD nous offre, pour la première fois, un cadre continental cohérent pour combler le déficit de financement du commerce, non pas projet par projet, mais de manière systémique. C’est ce changement qui va tout transformer pour les PME africaines », a soutenu M. Acouetey.

Mme Belobe a appelé à éliminer le maillon manquant (« missing middle ») dans le secteur bancaire africain. « Les PME sont trop grandes pour la microfinance, trop petites pour la banque d’affaires, mais bien trop importantes sur le plan commercial pour être exclues du système de financement du commerce. Il est temps que les banques commerciales traitent le financement du commerce des PME comme un secteur d’activité à part entière et central, et non comme une activité secondaire », a-t-elle appelé.

« L’Afrique ne comblera pas son déficit de financement du commerce en ajoutant des contraintes, mais en construisant un écosystème de financement du commerce plus résilient, plus numérique et plus durable, un écosystème qui protège les PME contre les chocs mondiaux tout en accélérant l’intégration économique du continent », a affirmé M. Tanani.

La Banque africaine de développement et d’autres institutions de financement du développement (IFD) ont joué un rôle significatif dans la réduction du déficit de financement du commerce en Afrique. Ces IFD ont facilité environ 32 milliards de dollars de financement du commerce par an entre 2020 et 2024, ce qui représente en moyenne environ 3 % du commerce total de marchandises de l’Afrique sur la même période.

Le programme de financement du commerce de la Banque africaine de développement a été créé en 2013, avec une première enquête menée en 2014. Depuis 2014, la Banque a produit quatre enquêtes périodiques, dont deux rapports spécifiques au Kenya et à la Tanzanie.

Cliquez sur ce lien (http://apo-opa.co/3S9kjP9) pour lire l’intégralité du rapport.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Note de l’éditeur :
Une version antérieure de ce communiqué de presse, publiée le 27 mai 2026, indiquait par erreur « une hausse de 89 points de pourcentage » dans le sous-titre, au lieu de 89 pour cent.

Contact médias :
Amba Mpoke-Bigg
Département de la communication et des relations extérieures
Courriel : media@afdb.org

Pourquoi les géants de la tech pourraient devenir les nouveaux partenaires gaziers du Nigeria

Source: Africa Press Organisation – French


La course mondiale à l’intelligence artificielle se transforme rapidement en une course à l’énergie. Alors que des entreprises comme Microsoft, Amazon, Google et Oracle développent des centres de données hyperscale pour prendre en charge les charges de travail liées à l’IA, l’électricité est devenue l’un des principaux freins du secteur. Aux États-Unis et en Europe, les entreprises technologiques signent désormais des contrats d’approvisionnement en électricité à long terme, financent des actifs de production dédiés et s’associent directement avec des entreprises énergétiques pour garantir un approvisionnement fiable.

Ce même modèle pourrait bientôt redessiner l’industrie gazière nigériane. Les centres de données d’IA nécessitent des charges électriques énormes et continues. Contrairement aux infrastructures cloud traditionnelles, les installations axées sur l’IA fonctionnent avec des densités de racks nettement plus élevées et consomment beaucoup plus d’électricité en raison d’un calcul intensif sur GPU. En mars 2026, Google a annoncé son intention de consacrer 2,7 GW de capacité électrique à un grand projet de centre de données lié à l’IA aux États-Unis – ce qui équivaut à peu près à la demande en électricité de deux millions de foyers.

Cette évolution oblige les entreprises technologiques à penser comme des entreprises énergétiques. Le mois dernier, Microsoft, Chevron et Engine No. 1 ont signé un accord d’exclusivité pour construire une centrale au gaz de 2,5 GW dans l’ouest du Texas afin de soutenir l’expansion de l’IA de Microsoft. La logique économique est simple : sans électricité fiable, l’infrastructure d’IA ne peut pas se développer.

Le Nigeria offre une solution convaincante. Le pays détient plus de 200 000 milliards de pieds cubes de réserves prouvées de gaz naturel – les plus importantes d’Afrique – mais reste sous-alimenté en électricité et sous-équipé sur le plan numérique. Dans le même temps, l’économie numérique du Nigeria connaît une expansion rapide, alimentée par une population qui devrait dépasser les 400 millions d’habitants d’ici 2050, une pénétration croissante d’Internet et une adoption accélérée du cloud.

« Personne ne remet en cause le bilan financier de Microsoft. Cela change la donne en matière de financement pour le gaz nigérian », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Pour la première fois, les projets gaziers africains peuvent potentiellement être financés par des entreprises dont la demande en énergie est aussi importante et stratégique que celle de secteurs industriels entiers. »

La pièce manquante, c’est l’infrastructure. L’Afrique ne représente actuellement que 0,6 % de la capacité mondiale des centres de données, alors qu’elle compte près de 20 % de la population mondiale. Le Nigeria tente aujourd’hui de combler ce fossé. Selon les estimations du secteur, le pays comptait 21 centres de données opérationnels début 2026, avec près d’un milliard de dollars de nouvelles installations prêtes pour l’IA en cours de développement.

Il est essentiel de noter que bon nombre de ces projets s’orientent déjà vers des infrastructures alimentées au gaz.

En mars 2026, Tetracore Energy Group a annoncé son projet de construction d’un centre de données alimenté au gaz de 20 MW, d’une valeur de 400 millions de dollars, dans l’État d’Ogun, en partenariat avec Huawei et Inspirive Technologies. L’installation sera alimentée par une centrale électrique au gaz dédiée de 100 MW sur site – un modèle de plus en plus considéré comme indispensable sur les marchés où la fiabilité du réseau reste inégale.

Historiquement, le financement des infrastructures gazières nationales au Nigeria s’est avéré difficile en raison des inquiétudes liées à la sécurité des paiements, au risque de prise en charge et à l’irrégularité de la demande industrielle. Les entreprises technologiques hyperscale changent la donne. Des accords d’approvisionnement en gaz à long terme soutenus par des sociétés mondiales notées « investment grade » pourraient fournir les flux de revenus prévisibles nécessaires pour débloquer des financements destinés aux gazoducs, aux installations de traitement et aux projets de production intégrée.

Au lieu d’attendre une réforme nationale du réseau électrique, le Nigeria pourrait voir émerger des corridors gaz-électricité financés par le secteur privé, ancrés autour de centres de données, de parcs industriels et de campus d’infrastructures cloud.

Au-delà de l’énergie, des investissements hyperscale à grande échelle accéléreraient le déploiement de la fibre optique, renforceraient la souveraineté cloud, soutiendraient l’expansion des fintechs et réduiraient la dépendance vis-à-vis de l’hébergement de données à l’étranger. Cela pourrait également positionner le Nigeria comme le principal pôle d’IA et d’infrastructures numériques d’Afrique de l’Ouest, à un moment où les entreprises technologiques mondiales recherchent de nouveaux marchés de croissance.

Il est important de noter que le gaz offre quelque chose que les énergies renouvelables seules ne peuvent actuellement garantir pour les infrastructures d’IA sur les marchés émergents : une alimentation de base stable. Alors que les systèmes solaires et les batteries joueront un rôle croissant, les opérateurs à très grande échelle, qui privilégient la disponibilité et la latence, continuent de privilégier les solutions énergétiques dispatchables pour les installations critiques.

Alors que les discussions s’intensifient autour du prochain volet consacré à l’IA et aux centres de données lors de l’African Energy Week 2026, un message apparaît de plus en plus clairement : l’avenir du gaz africain ne se limitera peut-être pas à l’industrialisation ou aux exportations de GNL. Il pourrait également alimenter l’économie mondiale de l’IA. Et dans cet avenir, les géants de la technologie pourraient devenir l’un des partenaires énergétiques les plus importants du Nigeria à ce jour.

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L’alliance Chambre africaine de l’énergie (AEC)-Venezuela accélère la mise en place de voies vers l’expansion énergétique Sud-Sud

Source: Africa Press Organisation – French


La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) et le Venezuela ont intensifié leur coordination grâce à des engagements de haut niveau à Brazzaville et à Caracas, s’appuyant sur une feuille de route de coopération structurée reliant l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), Petróleos de Venezuela (PDVSA) et les canaux diplomatiques vénézuéliens. Les dernières réunions ont confirmé le statut officiel du Venezuela en tant qu’observateur stratégique non africain au sein de l’APPO, élargissant ainsi les échanges techniques et l’alignement des politiques avec les compagnies pétrolières nationales africaines (NOC).

Ces développements soulignent une stratégie plus large de l’AEC visant à intégrer les institutions énergétiques africaines dans les marchés mondiaux en amont tout en soutenant les objectifs à long terme d’accès à l’énergie. Grâce à des cadres d’investissement coordonnés, au transfert de connaissances et à des pipelines de projets communs, la Chambre positionne les opérateurs et les bailleurs de fonds africains pour qu’ils participent à la réhabilitation des secteurs pétroliers et gaziers du Venezuela, tout en renforçant la coopération énergétique Sud-Sud et l’expansion des capacités industrielles.

Au début du mois à Brazzaville, l’AEC a engagé le dialogue avec l’APPO et l’ambassadrice du Venezuela, Laura Suarez, afin d’approfondir la coordination réglementaire et d’accélérer la mise en place du cadre de la Banque africaine de l’énergie. Les discussions ont porté sur la coopération technique, les mécanismes de financement en amont et le rôle d’observateur du Venezuela au sein de l’APPO, renforçant ainsi la collaboration structurée entre les producteurs africains et les institutions pétrolières vénézuéliennes pour l’exécution de projets à long terme.

En mars 2026, le Venezuela a envoyé une délégation au Cap pour un engagement réciproque avec l’AEC à la suite de la mission de Caracas. Dirigées par le vice-ministre des Hydrocarbures Aruro Gil et l’ambassadeur Carlos Feo Acevedo, les réunions ont porté sur les calendriers d’exécution des programmes de formation des cadres, de mise en relation des investisseurs et d’enseignement technique liés aux accords conclus à Caracas en février et aux contrats de participation à la production en cours d’élaboration.

L’AEC a mené sa principale mission de travail à Caracas en février de cette année, signant un protocole d’accord historique avec PDVSA et les ministères vénézuéliens de l’Énergie. Le président exécutif de l’AEC, NJ Ayuk, a rencontré la présidente par intérim Delcy Rodriguez afin de s’aligner sur la relance de l’amont, le développement du gaz modulaire et la réforme réglementaire, établissant ainsi un cadre de coopération structuré couvrant la promotion des investissements, le transfert de technologies et le développement de la main-d’œuvre.

Le système en amont du Venezuela reste ancré dans la ceinture de l’Orénoque, qui recèle environ 303 milliards de barils de pétrole brut extra-lourd et quelque 195 000 milliards de pieds cubes de gaz. Ces ressources se trouvent dans des bassins matures aux infrastructures limitées, nécessitant des mises à niveau intensives, des systèmes de mélange et de dilution, ce qui les rend structurellement adaptées à des partenariats à long terme plutôt qu’à des modèles de production à cycle court.

Pour les parties prenantes africaines, la logique commerciale repose sur des lacunes de capacités partagées. Les compagnies pétrolières nationales africaines, les sociétés de services et les bailleurs de fonds apportent leur expertise en matière de réaménagement de champs marginaux, d’ingénierie offshore et de systèmes modulaires de GNL, ce qui correspond aux besoins du Venezuela en matière de travaux de reconditionnement rapide des puits, de réhabilitation des raffineries et de monétisation du gaz. Cela crée un cadre où l’exécution technique, et pas seulement le capital, devient la contrainte déterminante.

Le modèle de coopération de l’AEC met l’accent sur des points d’entrée structurés pour les investissements via des contrats de participation à la production, des coentreprises et des structures de financement liées à l’exportation. Ces mécanismes sont conçus pour améliorer la bancabilité en accordant aux opérateurs des droits d’exportation, des cadres de tarification et une autonomie opérationnelle plus clairs, tout en maintenant la propriété publique des réserves. Pour les investisseurs africains, la prévisibilité réglementaire et la durabilité des contrats sont essentielles à une participation à long terme.

Au niveau institutionnel, le partenariat s’articule de plus en plus autour de la continuité, de la coordination et de la confiance. Les parties prenantes africaines et vénézuéliennes privilégient des canaux d’engagement stables, des échanges techniques et une planification conjointe plutôt que des accords transactionnels. Cela inclut des programmes de formation coordonnés, des salles de données partagées et des stratégies de développement en amont alignées, renforçant ainsi une approche Sud-Sud plus large en matière de sécurité énergétique, de mobilisation de capitaux et de résilience industrielle.

« L’avenir de l’énergie africaine réside dans des partenariats qui respectent la souveraineté tout en libérant une valeur partagée au-delà des frontières. Le Venezuela représente une opportunité historique d’aligner le capital, l’expertise et l’ambition africains sur l’un des plus grands gisements d’hydrocarbures au monde. Ensemble, nous construisons un modèle où le développement énergétique se traduit directement par l’accès à l’énergie, la croissance industrielle et la prospérité à long terme », déclare Ayuk.

Le partenariat entre l’AEC et le Venezuela marque un tournant à long terme vers l’intégration énergétique Sud-Sud, où la coordination des investissements, les échanges techniques et des cadres politiques stables favorisent la croissance de la production, les flux de capitaux et le développement industriel partagé.

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L’Angola a réécrit les règles de l’investissement pétrolier – les autres producteurs africains devraient en prendre bonne note

Source: Africa Press Organisation – French


Le secteur pétrolier angolais a démontré comment les réformes peuvent transformer un marché au bord d’un déclin rapide en une industrie capable d’attirer des milliards de dollars d’investissements. Le dernier ouvrage de NJ Ayuk, intitulé Crude Oil: Power, Turnaround, and Transformation in Angola, explore cette transition en examinant comment des politiques ciblées, des réformes structurelles et un leadership stratégique ont redressé le marché et mis l’Angola sur la voie de la croissance, de la diversification et de la résilience.

Sous la direction du président João Manuel Gonçalves Lourenço et de Diamantino Pedro Azevedo, ministre des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, le pays s’est lancé dans une refonte complète du secteur. Aujourd’hui, la production se stabilise, les investissements augmentent et l’industrie pétrolière angolaise entre dans son ère la plus ambitieuse à ce jour. Pour les autres marchés pétroliers d’Afrique, le redressement de l’Angola offre des enseignements importants aux pays qui cherchent à revitaliser leur production grâce à des réformes axées sur les investisseurs et à des politiques stratégiques.

Restructuration du secteur

La capacité de l’Angola à freiner le déclin de la production a été largement attribuée aux changements mis en œuvre au niveau structurel. Lorsque le président Lourenço est entré en fonction en 2017, son administration s’est attachée à relever les défis qui avaient miné l’industrie pétrolière au fil des ans : le manque d’exploration et de transparence. Le gouvernement a mis en place un régulateur en amont (l’ANPG) et restructuré la compagnie pétrolière nationale Sonangol.

L’ANPG a été chargée de superviser le secteur, améliorant ainsi la sécurité juridique, la clarté des procédures et les processus d’octroi de licences, tandis que Sonangol a pu se concentrer sur ses activités en tant qu’opérateur. En conséquence, Sonangol a pu élargir son portefeuille, collaborer plus étroitement avec des partenaires internationaux et prendre des mesures en vue d’une future introduction en bourse. De son côté, l’ANPG a lancé une stratégie pluriannuelle d’octroi de licences, visant 60 concessions, dont 40 ont été attribuées à ce jour.

La flexibilité attire les capitaux

La flexibilité a été un moteur d’investissement important en Angola. Dans le cadre des efforts visant à attirer des capitaux en période de volatilité des marchés, le gouvernement a mis en place son régime d’offre permanente en 2021, permettant au pays de promouvoir et de négocier de manière proactive des concessions en dehors des structures d’octroi de licences traditionnelles. Les blocs en offre permanente restent en permanence disponibles pour les entreprises qui souhaitent soumissionner, même après la clôture d’un cycle. Rien qu’entre 2021 et 2023, 27 blocs ont été attribués dans le cadre de ce régime.

Le pays est allé encore plus loin en introduisant des politiques ciblant les gisements marginaux et la production supplémentaire. Destinées à encourager le développement de gisements jugés moins attractifs sur le plan économique, les opportunités liées aux gisements marginaux ont créé des perspectives d’investissement pour les petits indépendants, diversifiant ainsi l’offre d’investissement du pays et soutenant une croissance plus large de la production.

Le décret sur la production supplémentaire, lancé en 2024, soutient le réinvestissement dans les actifs matures. Ayuk note que ce décret pourrait permettre de récupérer jusqu’à 500 millions de barils de pétrole supplémentaires tout en prolongeant la durée de vie des gisements matures de 20 ans maximum. ExxonMobil a réalisé la première découverte dans le cadre de ce décret en 2024, au puits Likember-01 du bloc 15.

La diversification comme priorité stratégique

Le succès de l’Angola dans la revitalisation de son industrie des hydrocarbures ne tient pas uniquement à l’expansion pétrolière, mais à sa capacité à faire du gaz naturel une priorité stratégique. Avec 11 000 milliards de pieds cubes de ressources gazières, le pays a mis à profit les réformes pour attirer des investissements dans l’ensemble de la chaîne de valeur émergente du gaz, soutenant ainsi la transition de la production de gaz associé vers le développement de gaz non associé.

Alors que les usines d’Angola LNG sont opérationnelles depuis 2012, les incursions dans le développement non associé devraient renforcer l’approvisionnement en matière première, stimuler les exportations et consolider le marché gazier national. La loi sur la monétisation du gaz (2018) et le Plan directeur du gaz (2025) ont constitué la pierre angulaire de cette transition, en offrant un cadre clair pour l’investissement sur le marché. Depuis la mise en place de ces politiques, le New Gas Consortium a mis en service le premier projet gazier non associé du pays en 2026, tandis qu’Azule Energy a réalisé la première découverte de gaz dédiée dans le bloc 1/14.

Expansion en aval et l’IRDP

Le redressement de l’Angola dépasse le secteur amont, son engagement à renforcer son marché en aval offrant des leçons importantes aux producteurs africains. La production s’étant stabilisée, le pays s’est attaqué à son prochain défi : le raffinage. Bien qu’il produise plus d’un million de barils par jour, l’Angola importe 70 % de ses produits pétroliers.

Pour y remédier, le gouvernement a créé l’Instituto Regulador dos Derivados do Petróleo et défini des objectifs visant à développer trois nouvelles installations en plus de l’usine opérationnelle de Luanda – notamment à Cabinda (opérationnelle depuis 2025), Lobito (à la recherche de financements) et Soyo (en préparation). Ces mesures reflètent la stratégie plus large de l’Angola : capter davantage de valeur au niveau national tout en réduisant la dépendance à long terme vis-à-vis des carburants importés.

« L’Angola a prouvé que les marchés pétroliers africains ne déclinent pas parce que les ressources disparaissent : ils déclinent lorsque les politiques deviennent rigides, que les institutions s’affaiblissent et que les investisseurs perdent confiance. Ce que l’Angola a accompli grâce à la réforme, à la flexibilité et à la volonté politique est une leçon pour tous les pays producteurs d’Afrique : si vous créez un environnement concurrentiel, les capitaux afflueront, les projets avanceront et la production pourra se redresser », déclare Ayuk.

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Assemblées annuelles 2026 : les institutions africaines de financement du développement s’unissent pour soutenir la Mission 300

Source: Africa Press Organisation – French


De hauts responsables financiers africains ont appelé, mardi, à une action coordonnée pour débloquer les quelque 250 milliards de dollars d’actifs détenus par les institutions de financement du développement (IFD) du continent afin de soutenir la Mission 300 (https://apo-opa.co/4aduhoQ). Cette initiative conjointe du Groupe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque (www.AfDB.org) mondiale vise à raccorder 300 millions d’Africains supplémentaires à l’électricité d’ici à 2030.

Ils ont lancé cet appel collectif à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement à Brazzaville, lors d’un événement parallèle de haut niveau animé par Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de l’institution panafricaine, sur le thème suivant : « Mobiliser les IFD et les capitaux africains pour soutenir la Mission 300 ». La session s’est tenue au Centre international de conférences de Kintélé.

« Au nom du président de la Banque Ouest Africaine de Développement, j’ai le plaisir d’annoncer un engagement de la BOAD à hauteur de 1,1 milliard de francs CFA (environ 1,7 million d’euros) en faveur de la Mission 300 », a déclaré Oumar Tembely, directeur de l’énergie et des ressources naturelles à la BOAD. Il s’exprimait aux côtés de hauts responsables du groupe Trade and Development Bank (TDB), d’Africa50, d’African Guarantee Fund (AGF), de Cygnum Capital et du Groupe de la Banque africaine de développement, réunis pour examiner des propositions en vue de créer une coalition d’institutions de financement du développement africaines dédiée à la Mission 300.

En ouvrant la session, Kevin Kariuki, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement, a souligné l’ampleur du défi. « Aucune institution ne peut à elle seule atteindre l’objectif de la Mission 300, a-t-il reconnu. Nous avons besoin que les capitaux africains travaillent de manière plus systématique pour le développement de l’Afrique. C’est pourquoi nous constituons une coalition des IFD africaines pour la Mission 300. »

La Mission 300 nécessite environ 238 milliards de dollars pour sa mise en œuvre dans les 30 pays des deux premières cohortes, la moitié de ce financement devant provenir du secteur privé. Des intervenants de la session ont souligné que les mécanismes de financement mixte, notamment le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) du Groupe de la Banque africaine de développement, constituaient des outils essentiels pour attirer les capitaux privés et institutionnels vers les projets énergétiques. L’événement a également mis en exergue le potentiel de financement plus large des marchés africains.

« Il y a 2 500 milliards de dollars qui dorment dans les bilans des banques commerciales africaines, a soutenu Constant N’zi, directeur général d’African Guarantee Fund. La mission d’AGF est de débloquer ces capitaux pour financer l’économie. »

Les intervenants ont fait valoir que les institutions de financement du développement possédaient une solide connaissance des marchés locaux, des capacités de financement à long terme et des mandats de développement alignés sur les priorités nationales. Mais elles se heurtent à des obstacles persistants, notamment une coordination fragmentée, des capacités institutionnelles limitées et un accès insuffisant aux instruments d’atténuation des risques, a-t-il noté.

La coalition Mission 300 proposée vise à remédier à ces contraintes structurelles tout en fonctionnant comme un mécanisme de coordination allégé au sein du Groupe de coordination des partenaires au développement existant, qui comprend déjà 35 institutions bilatérales et multilatérales. Cette initiative s’inscrit également dans le cadre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), portée par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Pour sa part, le président et directeur général du groupe TDB, Admassu Tadesse, a réaffirmé le soutien de son institution à cette initiative. « La Mission 300 est une initiative à laquelle nous adhérons depuis le premier jour », a-t-il assuré.

Les discussions menées à Brazzaville ont mis en évidence une  volonté croissante des institutions de financement du développement africaines de jouer un rôle plus central dans le financement des priorités du continent en matière d’infrastructures et d’énergie, y compris l’initiative Mission 300.

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Contact médias :
Frederica Lourenço
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org