La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) appuie le Cameroun pour faciliter l’accès à l’information commerciale et tirer parti des opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministère du Commerce du Cameroun, avec l’appui technique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à travers le Centre africain de politique commerciale (CAPC) et son Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale et le soutien financier de l’Open Society Foundations, organise les 26 et 27 août 2026 à Douala un atelier consacré à la validation de nouveaux outils destinés à faciliter l’accès des opérateurs économiques aux informations commerciales dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour de nombreuses entreprises camerounaises, en particulier les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), les femmes et les jeunes entrepreneurs, la complexité des procédures commerciales et la difficulté d’accéder aux informations réglementaires constituent encore des obstacles à leur participation au commerce continental. Dans ce contexte, disposer d’informations pratiques, accessibles et régulièrement mises à jour est essentiel pour permettre aux entreprises de mieux comprendre les exigences applicables et d’exploiter les opportunités offertes par la ZLECAf.
« La mise en œuvre effective de la ZLECAf constitue une priorité pour le Cameroun. Le Guide étape par étape et le Portail d’information commerciale visent à améliorer l’accès aux informations commerciales, à simplifier les procédures et à renforcer les capacités des opérateurs économiques camerounais à mieux comprendre les exigences et à saisir les opportunités offertes par la ZLECAf » a déclaré Mr. Parfait Eppoh, Négociateur en chef et point focal du Comité national de mise en œuvre de la ZLECAf au Cameroun, représentant le Ministre du Commerce.

L’atelier porte sur deux instruments complémentaires : un Guide étape par étape pour le commerce des marchandises dans le cadre de la ZLECAf et un Portail d’information commerciale. Le Guide vise à rendre les procédures commerciales plus compréhensibles pour les opérateurs économiques, tandis que le Portail permettra de centraliser les informations pertinentes et d’en faciliter l’accès.  

Ces outils s’inscrivent dans les efforts engagés par le Cameroun depuis la ratification de l’Accord ZLECAf en octobre 2019 et viennent ainsi compléter les mécanismes institutionnels existants en apportant aux entreprises des outils pratiques pour passer des engagements de la ZLECAf à leur utilisation effective.

« La ZLECAf offre au Cameroun une opportunité majeure d’élargir ses débouchés, de diversifier ses exportations et de renforcer sa participation aux chaînes de valeur africaines. Mais pour que ces opportunités deviennent une réalité pour les entreprises, il est essentiel de rendre les procédures commerciales plus simples et l’information plus accessible. Le Guide étape par étape et le Portail d’information commerciale constituent des outils concrets pour rapprocher les opportunités offertes par la ZLECAf des entreprises camerounaises et faciliter leur participation au commerce intra-africain », a indiqué Mr. Koffi A. Elitcha, Chargé des affaires économiques au Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale.

L’atelier réunira des représentants des secteurs public et privé afin de recueillir leurs expériences et recommandations et de s’assurer que les outils répondent aux réalités du commerce au Cameroun. Les échanges porteront notamment sur leur contenu, leur clarté, leur accessibilité et leur capacité à répondre aux besoins des utilisateurs.

Au-delà de la validation des outils, l’initiative vise à contribuer à une participation plus large et plus inclusive des entreprises camerounaises au commerce intra-africain, en réduisant les obstacles liés à l’information et en facilitant l’utilisation effective des préférences et opportunités offertes par la ZLECAf.

Distribué par APO Group pour United Nations Economic Commission for Africa (ECA).

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Les ministres africains de la Santé adoptent une nouvelle stratégie pour renforcer les systèmes de réglementation médicale

Source: Africa Press Organisation – French

Des millions de personnes en Afrique ont recours aux médicaments, aux vaccins, aux tests de diagnostic et à des dispositifs médicaux, sans se soucier pour autant des systèmes qui en garantissent la sécurité, l’efficacité et la qualité. Derrière chaque produit qui parvient à un patient se trouve un système de réglementation qui est mis en place pour protéger la santé publique.

Aujourd’hui, les ministres de la Santé de la Région africaine de l’OMS ont franchi une étape déterminante en approuvant une nouvelle stratégie régionale qui permettra aux pays de renforcer la réglementation des produits médicaux au cours de la prochaine décennie.

La Stratégie régionale relative à la réglementation des produits médicaux dans la Région africaine (2026-2035) est déployée à un moment où les pays élargissent l’accès aux produits de santé essentiels, renforcent la fabrication locale et se préparent aux futures urgences de santé publique. Ces efforts doivent être soutenus par des systèmes de réglementation efficaces, de manière à garantir que les médicaments, les vaccins, les produits sanguins, les produits de diagnostic et les dispositifs médicaux répondent systématiquement aux normes de qualité, d’innocuité et d’efficacité acceptées au niveau international.

Au cours de la dernière décennie, la Région africaine a accompli des progrès notables dans le renforcement des systèmes de réglementation. L’initiative d’harmonisation de la réglementation pharmaceutique en Afrique a permis de renforcer la collaboration entre les pays, tandis que l’Agence africaine des médicaments est devenue opérationnelle, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération en matière de réglementation à l’échelle du continent. Le nombre d’autorités nationales de réglementation ayant atteint le niveau de maturité 3 de l’OMS — référence internationale attestant de systèmes réglementaires stables et pleinement opérationnels — est passé d’un en 2018 à huit en 2025. Des écarts importants subsistent néanmoins, et la plupart des pays poursuivent le renforcement de leurs capacités de réglementation.

« Des systèmes de réglementation robustes donnent la possibilité de protéger les vies, de renforcer la confiance dans les systèmes de santé et d’établir les fondations de l’innovation locale, de la production et d’un accès plus rapide à des produits de santé de qualité garantie. Cette stratégie traduit notre engagement collectif à faire en sorte que chacun en Afrique puisse accéder à des produits médicaux dignes de confiance », a déclaré le Dr Mohamed Yakub Janabi, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

La nouvelle stratégie définit une feuille de route pour la prochaine décennie afin de renforcer les systèmes de réglementation dans la Région. Elle a pour objectif d’accroître le nombre d’autorités de réglementation atteignant le niveau de maturité 3 de l’OMS, de soutenir la création de structures de réglementation fonctionnant selon des standards de performance reconnus sur le plan international, de renforcer l’Agence africaine des médicaments, d’élargir l’usage des systèmes numériques de réglementation et d’améliorer la préparation aux futures urgences de santé publique.

Face à l’évidence que les pays ne peuvent, de manière isolée, relever les défis de réglementation de plus en plus complexes, la stratégie encourage également une collaboration renforcée, reposant sur des évaluations et des inspections conjointes de produits, ainsi que sur un recours accru aux décisions d’autorités reconnues. Ces approches contribueront à améliorer l’efficacité, à réduire les doubles emplois et à accélérer l’accès à des produits médicaux de qualité garantie tout en utilisant au mieux les ressources limitées.

À mesure que les pays mettront en œuvre la Stratégie au cours de la prochaine décennie, les systèmes de réglementation plus robustes devraient permettre d’améliorer l’accès à des produits médicaux de qualité garantie, de renforcer la confiance du public dans les systèmes de santé et de soutenir l’ambition croissante de l’Afrique de fabriquer et de réglementer plus largement les produits de santé dont ses populations ont besoin. Ensemble, ces efforts contribueront à édifier des systèmes de réglementation résilients qui protègent la santé publique, soutiennent la couverture sanitaire universelle, renforcent la sécurité sanitaire et favorisent le développement durable dans la Région africaine.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

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Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (COP17-CNULCD) : À Oulan-Bator, le Ministre Abou Bamba Porte le Plaidoyer Ivoirien pour une Afrique Résiliente Face à la Sécheresse

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a donné, à Oulan-Bator (Mongolie), le ton du plaidoyer porté par la Côte d’Ivoire à la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17-CNULCD) qui se tient du 17 au 28 août 2026.

Intervenant, le mardi 25 août, au Dialogue ministériel de haut niveau sur « La résilience face à la sécheresse », le ministre a appelé à un changement de paradigme : « Nous devons passer d’une logique de réponse à la sécheresse à une logique de gestion du risque de sécheresse ; de projets fragmentés à une action territoriale intégrée ; et des promesses à des résultats mesurables ».
 
Pour la Côte d’Ivoire, cette démarche repose sur quatre priorités structurantes : anticiper pour mieux protéger, sécuriser durablement l’eau, restaurer les terres et les écosystèmes, et placer les populations au cœur de la résilience.

La première priorité consiste à renforcer les services climatiques, les systèmes d’alerte précoce, la surveillance agrométéorologique et les mécanismes d’action anticipatoire. La deuxième porte sur une gestion intégrée de l’eau, à travers notamment la protection des bassins versants, le développement de retenues d’eau et de forages adaptés, ainsi que la promotion d’une irrigation économe.

La troisième priorité vise la restauration des terres et des écosystèmes, avec l’ambition ivoirienne de porter le couvert forestier à 20 % du territoire national à l’horizon 2030, notamment grâce à un programme visant la plantation de 300 millions d’arbres. Enfin, la quatrième place les populations, en particulier les petits exploitants, les éleveurs, les femmes et les jeunes, au centre des politiques de résilience, à travers un meilleur accès au financement, des filets sociaux adaptatifs et des solutions agricoles plus résistantes à la sécheresse.

Cette approche répond à une vulnérabilité croissante. Bien que la Côte d’Ivoire ne soit pas un pays désertique, ses zones de savane du Nord connaissent une variabilité accrue des précipitations, des périodes sèches plus longues et une pression croissante sur les sols et les ressources en eau. Entre 2000 et 2010, environ 3,55 millions d’hectares, soit près de 11 % du territoire national, ont été affectés par la dégradation des terres. 

Abou Bamba a toutefois estimé que la réponse ne peut être uniquement nationale. « L’Afrique n’a pas besoin d’une succession de projets pilotes isolés. Elle a besoin d’un véritable changement d’échelle », a-t-il affirmé, appelant à des financements plus accessibles et prévisibles, au renforcement du Mécanisme mondial de la CNULCD, à une mobilisation des banques multilatérales de développement et à une coopération Sud-Sud renforcée.

Dans cette dynamique, la Côte d’Ivoire porte également l’initiative d’une Coalition africaine contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres, destinée à renforcer la coopération politique et technique, accélérer la réhabilitation des espaces dégradés et mobiliser les ressources nécessaires.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Eco Atlantic et Navitas mettent en avant le potentiel offshore de l’Afrique du Sud alors que les ressources connues s’étendent

Source: Africa Press Organisation – French


Eco (Atlantic) Oil & Gas et son partenaire stratégique Navitas Petroleum soulignent l’ampleur du potentiel pétrolier et gazier offshore de l’Afrique du Sud à la suite d’une évaluation actualisée des ressources du bloc 1 CBK. La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) soutient la poursuite des investissements internationaux dans le pays tout en appelant à la mise en place d’un cadre réglementaire propice à l’avancement de l’exploration et du développement.

Navitas et Eco estiment que le bloc 1 CBK, situé au large de l’Afrique du Sud dans le bassin d’Orange, recèle plus de 3,6 milliards de barils de ressources pétrolières prospectives non pondérées par le risque, ainsi qu’environ 4,5 billions de pieds cubes de ressources gazières prospectives. Ces estimations s’appuient sur les données sismiques existantes, et des interprétations supplémentaires sont attendues à mesure que les partenaires poursuivent l’évaluation de la zone et de ses options de développement potentielles. Cette évaluation actualisée des ressources fait suite à la décision prise par Navitas en mai 2026 de s’associer au bloc 1 CBK.

La Chambre se félicite de l’intérêt international croissant pour les ressources offshore de l’Afrique du Sud, considérant des projets tels que le bloc 1 CBK comme la preuve du potentiel d’investissement qui émerge dans les bassins pionniers du pays.

« L’Afrique du Sud a l’opportunité de transformer le potentiel de ses ressources offshore en investissements, en sécurité énergétique, en emplois et en croissance économique, et nous soutenons les entreprises prêtes à engager des capitaux et leur expertise technique pour saisir cette opportunité », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « Parallèlement, les investisseurs ont besoin d’être assurés que le cadre réglementaire sera clair, prévisible et efficace. L’Afrique du Sud peut attirer nettement plus de capitaux destinés à l’exploration si elle offre la certitude nécessaire pour faire avancer les projets tout en maintenant des normes environnementales rigoureuses. »

La dernière mise à jour concernant le bloc 1 CBK s’inscrit dans le cadre d’une relation stratégique plus large entre Eco et Navitas, couvrant plusieurs opportunités sur la marge atlantique. Aux îles Malouines, Navitas a identifié une ressource prospective de catégorie 2U d’environ 640 millions de barils de pétrole sur sa première cible de forage sélectionnée, la PL001, dans le bassin nord des Malouines. Sous réserve de la finalisation de l’acquisition de JHI Associates par Eco, la part d’Eco dans cette ressource s’élèverait à environ 225 millions de barils en cas de succès du forage.

Gil Holzman, PDG d’Eco, a déclaré que l’évaluation actualisée de Navitas démontrait la qualité du bloc 1 CBK et son potentiel à contribuer à la sécurité énergétique de l’Afrique du Sud, à attirer des capitaux internationaux et à soutenir la croissance économique. Il a également souligné l’expérience d’Eco en Afrique du Sud et en Namibie voisine, où la société a mené des activités d’exploration offshore.

Navitas a l’intention de forer un puits d’exploration à cibles multiples sur la concession PL001 dans le cadre de sa campagne de forage de développement dans le bassin nord des Falkland ; le forage lié au projet Sea Lion devrait débuter début 2027.

Pour l’Afrique du Sud, les estimations actualisées des ressources du bloc 1 CBK renforcent le potentiel du secteur offshore du pays à un moment où les investisseurs internationaux évaluent de plus en plus les opportunités dans le bassin de l’Orange et, plus largement, sur la marge atlantique.

L’AEC estime que cette dynamique devrait être soutenue par un environnement d’investissement offrant la clarté et la certitude nécessaires pour attirer des capitaux à long terme. La mise en valeur du potentiel offshore de l’Afrique du Sud nécessitera une exploration continue, des investissements internationaux et des partenariats techniques, ainsi qu’un cadre réglementaire stable et efficace permettant aux projets responsables d’avancer et de générer une valeur économique durable.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Consolidation de la paix : la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) renforce le dialogue direct avec les leaders religieux à Ndele

Source: Africa Press Organisation – French

À Ndele, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, la MINUSCA a organisé les 14, 19 et 20 août 2026 des rencontres avec 43 leaders religieux, dont 32 chrétiens et 11 musulmans. Ces échanges visaient à renforcer la collaboration avec ces acteurs influents de la communauté afin de soutenir les efforts de consolidation de la paix, de promotion de la cohésion sociale, de protection des civils et de renforcement de l’autorité de l’État.

Les leaders religieux saluent cette démarche de dialogue direct initiée par la MINUSCA. Pour ces autorités spirituelles, ces rencontres ont été l’occasion de rappeler le rôle majeur qu’elles ont joué lors des différentes crises qu’a connues la région.

Aujourd’hui, la priorité demeure le maintien d’un climat de paix dans la préfecture, selon Pierre Makossa Bangui, pasteur de l’Église UFEB de Ndele. « Je suis né à Ndele, j’y ai grandi et vieilli. Aujourd’hui, nous sommes sur la bonne voie vers la paix et la cohésion sociale. C’est un acquis qu’il faut entretenir chaque jour. Nous devons cultiver le pardon et l’ouverture envers nos concitoyens afin de continuer à évoluer ensemble », a-t-il indiqué.

Chaque semaine, dans les mosquées comme dans les églises, les messages de coexistence pacifique occupent une place centrale dans les prêches. Ce travail de longue haleine porte progressivement ses fruits, même s’il exige une mobilisation constante.

Pour Abdel Affis Soumaine, imam de la mosquée centrale de Ndele et président de la Plateforme des confessions religieuses, la sensibilisation reste un outil incontournable pour préserver les acquis de la paix. « Ce que nous devons faire, c’est sensibiliser davantage la communauté afin de préserver la paix et le vivre-ensemble. La sensibilisation permet de faire comprendre aux populations que la paix n’a pas de prix. Elle ne s’achète pas », a-t-il dit.

Le climat sécuritaire s’est nettement amélioré à Ndele ces dernières années. Toutefois, les responsables religieux soulignent que la paix demeure un processus continu, malgré les contraintes logistiques et matérielles auxquelles ils font face.

Le vicaire de la paroisse Sainte-Marie, Yacinthe Kalengona, reste prudent quant aux progrès accomplis. « Pour le moment, j’avoue qu’il reste encore beaucoup à faire, car tout n’est pas parfait. Nous devons poursuivre nos efforts dans cette dynamique afin de consolider la cohésion sociale », a-t-il souligné.

Vers un partenariat renforcé avec la MINUSCA

Ces séances d’échanges ont également permis à la MINUSCA de mieux faire connaître son mandat auprès des responsables religieux et de recueillir leurs préoccupations sur les défis auxquels les communautés restent confrontées.

Selon Wilfried Relwendé Sawadogo, chef du bureau de la MINUSCA à Ndele, ces rencontres ouvrent la voie à des actions concrètes. « L’objectif de cette rencontre était d’abord de leur exprimer toute notre gratitude pour le travail accompli en faveur du dialogue. Nous espérons mettre en place des projets concrets pour travailler ensemble au renforcement de l’autorité de l’État, à l’amélioration de la cohésion sociale et à une meilleure protection des populations civiles dans notre zone de responsabilité », a-t-il confié.

Malgré les progrès enregistrés, les leaders religieux estiment que les efforts de sensibilisation doivent être poursuivis et renforcés. Ils ont réitéré leurs remerciements à la MINUSCA pour son appui constant dans cette quête collective de stabilité et de paix durable.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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République démocratique du Congo (RDC) : face à Ebola, Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une trêve humanitaire de six mois

Source: Africa Press Organisation – French


Alors que l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo continue de se propager à un rythme sans précédent en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une trêve humanitaire d’au moins six mois pour permettre aux équipes médicales d’atteindre les populations exposées et de reprendre le contrôle de la transmission.

À Addis-Abeba, le constat du directeur du bureau régional de l’OMS pour l’Afrique est sans détour : les outils pour combattre Ebola existent, mais une partie des populations touchées reste hors de portée des équipes de santé.

« Le défi aujourd’hui ne réside pas dans les connaissances ou les outils », a déclaré le Dr Mohamed Yakub Janabi à l’ouverture de la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique.

Pour l’agence sanitaire de l’ONU, l’accès aux communautés constitue désormais le principal obstacle à la riposte. Elle appelle donc toutes les parties à garantir une trêve humanitaire d’au moins six mois afin que les équipes médicales puissent intervenir « en toute sécurité et sans entrave aux communautés touchées ».

« Lorsque nous parvenons à atteindre les populations, nous stoppons la transmission. Lorsque nous ne le pouvons pas, le virus continue de se propager », a insisté le Dr Janabi.

L’OMS attribue l’aggravation de la situation à l’insécurité persistante, conséquence de décennies de conflits armés qui ont fragilisé l’État de droit et les services sociaux et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.

Doubler ou tripler les capacités

Selon le dernier bilan arrêté au 21 août 2026, la RDC comptait 5.514 cas confirmés et 2.642 décès dans 57 zones de santé. L’épidémie est désormais considérée comme la deuxième plus importante jamais enregistrée et comme celle qui progresse le plus rapidement.

La veille, le Dr Janabi avait déjà évoqué un « tournant décisif », estimant que la transmission prenait désormais le pas sur les efforts de lutte.

Face à cette progression, les responsables de la riposte appellent à changer d’échelle. Dans une déclaration conjointe, le Dr Janabi, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), le Dr Jean Kaseya, ont appelé à atteindre chaque zone touchée, à protéger les personnels en première ligne et à transformer les engagements en actions concrètes.

« Ces efforts doivent encore changer d’échelle. Nous devons multiplier par deux ou trois les capacités actuelles de la riposte, dans l’ensemble de ses composantes », ont-ils affirmé.

La protection des personnels de santé est également devenue une urgence. Au 20 août, 158 professionnels de santé avaient été infectés et 45 étaient décédés.

Traquer chaque cas, briser chaque chaîne

Dans les zones touchées ou à haut risque, les établissements de santé doivent notamment disposer de personnels formés, d’équipements de protection, d’eau propre et de systèmes efficaces de prévention et de contrôle des infections.

Pour l’OMS et CDC Afrique, la priorité reste d’identifier chaque cas, de suivre chaque contact et de briser les chaînes de transmission, tout en renforçant la coordination transfrontalière et le soutien international afin de « ne laisser aucune communauté de côté ».

Ces objectifs se traduisent désormais par une série de recommandations destinées à renforcer la riposte et à limiter le risque de propagation au-delà des zones déjà touchées.

Après la réunion de son comité d’urgence la semaine dernière, l’OMS a publié lundi les recommandations formulées par son Directeur général. Elle appelle notamment Kinshasa à renforcer l’ensemble du dispositif de riposte, de la surveillance et de la prise en charge des cas à la mobilisation communautaire, au suivi des déplacements et des rassemblements, ainsi qu’à la protection des personnels de santé.

Rassemblements et déplacements sous surveillance

Pour la première fois, l’OMS demande également à la RDC de faciliter le déploiement des équipes sanitaires internationales et l’acheminement du matériel nécessaire, notamment en accélérant les procédures d’immigration et de dédouanement.

Elle recommande aussi d’enquêter sur tout décès survenu en dehors des centres de traitement afin de détecter d’éventuels liens avec la transmission et de mieux comprendre les réticences de certaines communautés à l’égard des inhumations sûres et dignes.

L’OMS maintient par ailleurs l’épidémie au rang d’urgence de santé publique de portée internationale. Elle estime que le risque régional reste « élevé » pour les pays voisins, tandis qu’il demeure « faible » pour les autres États.

Pour réduire les risques de transmission, l’agence recommande à la RDC de renforcer la surveillance des mobilités et de reporter les grands rassemblements dans les zones de transmission. Elle préconise également de réduire la densité dans les lieux de loisirs, de renforcer les contrôles sanitaires routiers, de favoriser une réouverture sûre des écoles et de limiter les déplacements à moto à un seul passager.

Une surveillance accrue est enfin recommandée pour les bateaux reliant les zones touchées aux grands centres urbains, notamment Kinshasa.

Pour l’OMS, l’enjeu est désormais de gagner la course contre le virus : atteindre les communautés, protéger ceux qui les soignent et briser les chaînes de transmission avant qu’Ebola ne gagne davantage de terrain.

Distribué par APO Group pour UN News.

La Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relance son cours sur le suivi des oiseaux d’eau dans les zones humides africaines

Source: Africa Press Organisation – French

Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la deuxième session d’un cours en ligne gratuit élaboré par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et ses partenaires afin de soutenir la gestion durable des zones humides et des oiseaux d’eau en Afrique du Nord et au Sahel.

Le cours en français, intitulé « Identifier et dénombrer les oiseaux d’eau en Afrique du Nord et au Sahel – comment et dans quels buts ? », s’appuie sur le succès d’une première session publique organisée en 2025, qui a attiré plus de 1 600 participants issus de 45 pays, dont 27 pays africains.

Développé par le Projet RESSOURCE+, dans le cadre du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme) coordonné par la FAO, en collaboration avec la Tour du Valat et l’Office français de la biodiversité, ce MOOC entièrement gratuit est accessible à tous, et particulièrement recommandé aux participants francophones des pays d’Afrique du Nord et du Sahel.

« Une conservation efficace repose sur des données fiables, et des données fiables dépendent d’observateurs de terrain qualifiés assurant le suivi des zones humides et des oiseaux d’eau qui soutiennent la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales », a déclaré Hubert Boulet, Fonctionnaire sénior des forêts à la FAO.

Former la prochaine génération d’observateurs des oiseaux d’eau en Afrique

La deuxième session se déroulera du 15 septembre 2026 au 31 mai 2027, avec des inscriptions ouvertes dès maintenant et jusqu’en avril 2027.

Le cours en ligne permet aux participants d’acquérir des compétences pratiques en suivi des oiseaux d’eau, notamment l’identification d’environ 210 espèces et les notions essentielles pour l’organisation de dénombrements d’oiseaux d’eau, l’interprétation des données et l’accès à des réseaux d’observateurs à travers l’Afrique du Nord et le Sahel.

Dispensé à travers six modules interactifs en ligne, le cours propose des analyses d’experts, des fiches d’identification des espèces, de très nombreuses photographies et vidéos et des exercices d’autoévaluation. Les participants peuvent progresser à leur propre rythme, le programme étant généralement complété en environ six semaines, et obtenir une certification s’ils réussissent l’évaluation finale.

La session inaugurale de 2025 a attiré un public diversifié : les étudiants représentaient 42 pour cent des participants et la majorité des apprenants étaient âgés de 18 à 34 ans. Plus de 240 participants ont achevé au moins la moitié du cours, et 172 apprenants ont obtenu le certificat de réussite.

Le Projet RESSOURCE+

Le Projet RESSOURCE+ aide les gouvernements et les communautés à préserver les zones humides et les oiseaux d’eau au Sénégal, au Tchad et en Mauritanie. Il vise à promouvoir le suivi international des oiseaux d’eau, des niveaux de chasse durables et des politiques efficaces de conservation des zones humides au Sahel. Il est cofinancé par le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Union européenne dans le cadre du Programme de gestion durable de la faune sauvage.

Le Projet RESSOURCE+ est coordonné par la FAO et mis en œuvre avec le soutien de partenaires techniques reconnus pour leur expertise, en collaboration avec les autorités nationales, les institutions chargées de la faune sauvage, les ONG et les communautés locales.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO): Regional Office for Africa.

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Le jury du Prix de l’édition 2026 dévoilé en perspective du Creative African Nexus (CANEX) WKND à Lagos, au Nigeria

Source: Africa Press Organisation – French

La CANEX Book Factory [Fabrique du livre CANEX], un incubateur éditorial issu du programme Creative African Nexus (CANEX) d’Afreximbank (www.Afreximbank.com), a dévoilé la composition de son jury de trois membres pour le Prix CANEX de l’édition 2026. Cette annonce précède le CANEX WKND 2026, qui se tiendra du 5 au 8 novembre à Lagos, au Nigeria.

Le Professeur Aderemi Raji-Oyelade, auteur et universitaire nigérian de renom, présidera le jury, aux côtés de la professeure Polo Moji, spécialiste sud-africaine de la littérature, et de Khainga O’Okwemba, poète et animateur radio kenyan. Le jury examinera toutes les candidatures éligibles et sélectionnera l’éditeur lauréat parmi une liste restreinte de candidats.

La présidence du professeur Aderemi Raji-Oyelade apporte au concours plusieurs décennies d’expertise littéraire. Son leadership permettra d’approfondir les débats sur le rôle des éditeurs des idées d’Afrique mondiale dans la réappropriation du récit, ce qui, à terme, renforcera l’image de l’Afrique et accélérera le développement durable au sein de la diaspora et au-delà.

 « C’est un honneur de présider ce jury prestigieux et de découvrir la richesse et la qualité de l’édition en Afrique et au sein de sa diaspora », a déclaré le Professeur Raji-Oyelade. « Le Prix CANEX offre une occasion idéale de reconnaître le travail accompli par les éditeurs pour faire découvrir des ouvrages et des idées aux lecteurs et pour renforcer nos cultures littéraires. J’attends avec impatience nos délibérations, ainsi que le moment de célébrer les finalistes et le grand gagnant lors du CANEX WKND à Lagos en novembre prochain ». 

L’édition 2026 marque également une évolution importante pour le prix. Le Prix CANEX de l’édition (anciennement Prix CANEX de l’édition en Afrique) voit ses critères d’éligibilité élargis pour inclure désormais les éditeurs issus de la diaspora africaine, en particulier ceux des États membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).

Le jury évaluera les candidatures éligibles et annoncera une première sélection de dix éditeurs en septembre, suivie d’une liste restreinte de cinq finalistes en octobre. L’éditeur lauréat recevra 20 000 dollars US, tandis que chacun des quatre finalistes remportera 2 000 dollars US. Le programme 2026 s’achèvera par une cérémonie de remise des prix lors de l’exposition du CANEX WKND à Lagos, au Nigeria.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias)
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À propos du jury :
Prof Aderemi Raji-Oyelade
est professeur d’anglais et d’études africaines à l’université d’Ibadan, au Nigeria, où il enseigne la littérature de la diaspora africaine, l’écriture créative et les nouveaux médias. Poète et universitaire plusieurs fois récompensé, il est l’auteur de sept recueils de poésie, dont *A Harvest of Laughters* (1997), *Lovesong for My Wasteland* (2005) et *Wanderer Cantos* (2021). Il a précédemment occupé les fonctions de secrétaire du Centre PEN du Nigeria, puis de président de l’Association des auteurs nigérians.

Prof Polo B. Moji est professeure associée à l’université du Cap. Sa monographie *Gender and the Spatiality of Blackness in Contemporary AfroFrench Narratives* (Routledge, 2022) a remporté le Prix du premier ouvrage décerné par l’Association de littérature africaine en 2024. Elle est également coéditrice de *Cinematic Imaginaries of the African City* (Routledge, 2023) et de *Conversational Bridges in African Feminisms: Weaving Knowledge Together* (HSRC Press, 2025), et participe en tant que co-chercheuse au projet de recherche « African Literary Cities ».

Khainga O’Okwemba est un poète, essayiste et auteur de récits de voyage kenyan. Il est producteur et animateur de l’émission *The Books Café* sur la Kenya Broadcasting Corporation et occupe le poste de rédacteur en chef adjoint de *The Mast*, une publication de la Kenya Broadcasting Corporation.

À PROPOS DE CANEX :
Compte tenu de l’importance et des opportunités offertes par l’économie créative en tant que moteur clé du développement et de la création d’emplois, Afreximbank a mis en place le programme « Creative Africa Nexus » visant à faciliter le développement et la croissance des industries créatives et culturelles en Afrique et au sein de la diaspora. Cette initiative propose une gamme d’instruments et d’interventions, financiers et non financiers, destinés à soutenir et à développer la production, le commerce et l’investissement africains dans le secteur créatif.

Les principaux objectifs stratégiques du programme CANEX sont les suivants :

  • Accroître la part de l’Afrique dans les flux commerciaux culturels mondiaux grâce à des activités de promotion du commerce et de l’investissement ;
  • Déployer des produits financiers spécialisés pour soutenir l’écosystème des industries culturelles et créatives (ICC) ;
  • Faciliter la mise en place de programmes de renforcement des capacités techniques permettant une production adaptée à l’exportation ;
  • Faciliter l’accès aux marchés des pôles de demande à forte valeur ajoutée (grâce à des partenariats) ; et
  • Plaider en faveur d’une réforme réglementaire harmonisée, notamment en matière de droits de propriété intellectuelle et de mesures incitatives

Inscrivez-vous gratuitement pour participer au CANEX WKND 2026 ici : https://apo-opa.co/4ine5q4

À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

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Bunia : dans leurs nouveaux locaux, les policiers s’occupent mieux des dossiers liés aux violences sexuelles

Source: Africa Press Organisation – French

Les murs brillent encore et l’odeur de la peinture flotte dans l’air. Dans les nouveaux locaux de l’Escadron de Protection de l’Enfant et de Prévention des Violences Sexuelles (EPEPVS) de la police dans la ville de Bunia, tout le monde s’affaire. Les dossiers ne manquent pas. Dans son bureau flambant neuf, spacieux et bien équipé, la commissaire supérieure adjointe Séraphine Falao Mbolyaita affiche un sourire radieux. Pour la cheffe de l’EPEPVS, cette nouvelle infrastructure marque un tournant majeur dans le fonctionnement de son service. Une amélioration rendue possible grâce à l’appui de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Les nouveaux locaux de l’Escadron de Protection de l’Enfant et de Prévention des Violences Sexuelles de la police de Bunia ont été inaugurés le 17 février 2026. Le bâtiment est équipé de mobilier, de matériel informatique et de panneaux solaires afin de pallier les contraintes liées à l’approvisionnement en énergie. Un projet financé par la Mission onusienne à hauteur de près de 50 000 dollars américains,

La fin de la promiscuité

Une visite des lieux révèle des bureaux modernes, du mobilier neuf, un espace d’accueil aménagé et un environnement de travail adapté aux exigences de la prise en charge des victimes de violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG).

Auparavant, l’EPEPVS partageait un espace exigu avec d’autres services de police, loin des conditions idéales pour un travail qui requiert la confidentialité et des moyens conséquents.

« Nous étions logés avant avec la PIC, Police d’investigation criminelle et la Police de lutte contre les crimes économiques, dans un petit local, où les conditions de travail étaient très difficiles. Il n’y avait pas de confidentialité pour bien accueillir les victimes des viols, nous étions confondus avec les autres services, c’était vraiment difficile de bien travailler », se rappelle la Commissaire supérieure adjointe Falao Mbolyaita.

Cette promiscuité compliquait le travail des enquêteurs et l’accueil des victimes.

« Les gens restaient debout, à l’extérieur, il n’était pas rare que certains témoignages de victimes soient entendus par tout le monde qui passait par là », explique-t-elle.

L’absence des locaux clairement identifiés constituait également un obstacle pour les survivantes recherchant assistance et protection.

« Les victimes arrivaient, mais ne savaient pas à qui s’adresser. Nous étions mélangés aux autres services ; les victimes n’étaient pas orientées vers les services compétents. Ce qui faisait que nous enregistrons peu de cas de signalement de violences sexuelles », affirme la Commissaire supérieure adjointe.

Face à cette situation, la Police de la MONUSCO (UNPOL), à la suite des plaidoyers de l’Inspection provinciale de la Police nationale congolaise (PNC), a financé un projet à impact rapide destiné à améliorer les conditions de travail de l’EPEPVS. Le projet a permis la construction d’un bâtiment comprenant six bureaux, une salle d’attente et, prochainement, des installations sanitaires séparées pour les hommes et les femmes ainsi qu’une douche.

Pour la commissaire Marie-Guy Thiayga Niang, cheffe de la Police de la MONUSCO à Bunia, cette infrastructure représente bien plus qu’un simple bâtiment :

« L’infrastructure a permis d’améliorer la prise en charge des victimes de violences sexuelles en leur offrant un cadre plus sûr, confidentiel et adapté. Elle a renforcé l’accès aux services d’écoute, d’orientation et d’assistance pour les survivantes. Le projet a contribué à une meilleure protection des victimes et au respect de leur dignité. Il a également facilité le traitement des dossiers liés aux violences sexuelles par les services compétents. Les capacités des intervenants ont été renforcées pour assurer une réponse plus efficace aux besoins des victimes ».

Des résultats déjà visibles

Depuis l’installation de l’EPEPVS dans ses nouveaux locaux, les effets se font déjà sentir. Le traitement des dossiers est plus rapide et la confidentialité des victimes est désormais mieux garantie.

La commissaire supérieure adjointe Séraphine Falao Mbolyaita témoigne :

« Depuis que nous sommes dans notre propre local, nous travaillons désormais dans de bonnes conditions. Les victimes ne trainent plus dehors, car il y a maintenant une salle d’accueil où on peut les recevoir avant leur audition. Pareil pour nos agents [23 personnes, dont 5 femmes], ils ont leurs bureaux et ne déambulent plus dehors. Nous avons désormais des ordinateurs et imprimantes : avant, on était obligés, pour nos rapports, d’aller les saisir et imprimer dans des cybercafés et bureautiques à l’extérieur, sans aucune confidentialité. »

Malgré ces avancées, plusieurs défis subsistent. Parmi eux figure le manque de moyens de transport permettant d’assurer une prise en charge rapide et sécurisée des victimes des viols vers les structures sanitaires spécialisées.

« Nous avons besoin de moyens de locomotion, pour emmener les victimes vers des structures spécialisées. A l’heure actuelle, cela se fait par nos propres moyens : si on a un 10,000 FC [environ 4 dollars américains], on prend une moto avec la victime jusqu’au centre spécialisé. Vous voyez que cela n’est pas très professionnel, ça expose les victimes, alors que notre travail repose sur deux piliers : la confidentialité, et la célérité », déclare la commissaire supérieure adjointe Falao Mbolyaita.

Pour une professionnalisation de la Police

Au-delà de cette infrastructure, la MONUSCO continue d’appuyer la Police nationale congolaise à travers des formations, la construction de commissariats, la dotation en équipements de gestion des foules ainsi que les patrouilles conjointes.

Pour les autorités policières de l’Ituri, cet accompagnement contribue directement à l’amélioration du professionnalisme des forces de sécurité.

Le commissaire supérieur principal Gilbert Kalonji Mulumba, commandant intérimaire de la PNC en Ituri, salue les résultats de cette coopération :

« La Police de la MONUSCO a construit des Commissariats de Police au profit de la PNC, des bâtiments remis en bon état d’utilisation ; elle nous aide également avec du matériel de bureaux, différentes formations dispensées aux policiers. Tout cela aide à améliorer notre façon de travailler et donc, notre professionnalisme. Entre autres impacts, nous enregistrons par exemple moins de bavures policières lors de nos interventions. Cet appui a aussi comme conséquence de susciter en nous un sens élevé des responsabilités : un accusé reste accusé, ses droits sont mieux respectés, bref, nous saluons l’appui de nos partenaires de UNPOL. »

Aujourd’hui, l’Escadron de Protection de l’Enfant et de Prévention des Violences Sexuelles dispose d’un siège identifiable et adapté à sa mission. Bien plus qu’un bâtiment, cette infrastructure symbolise le renforcement des capacités de la Police nationale congolaise et son engagement en faveur de la protection des victimes.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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La Fondation Merck félicite la Première Dame du Burundi et la Fondation Bonne Action Umugiraneza pour le Prix des Nations Unies pour la Population 2026

Source: Africa Press Organisation – French

  • Fondation Merck célèbre la reconnaissance internationale de son partenaire de longue date au Burundi et souligne l’impact de son partenariat dans le renforcement des capacités du système de santé, l’éducation des filles et la sensibilisation communautaire

La Fondation Merck (www.Merck-Foundation.com), branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, félicite S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE, Première Dame de la République du Burundi, pour la prestigieuse reconnaissance internationale décernée à la Fondation Bonne Action Umugiraneza, qu’elle préside, en tant que lauréate du Prix des Nations Unies pour la Population 2026 dans la catégorie institutionnelle.

Ce prix, remis au siège des Nations Unies à New York, récompense la contribution exceptionnelle de la Fondation Bonne Action Umugiraneza à l’amélioration de la santé, de l’éducation et du bien-être des communautés au Burundi.

Sénatrice Dr. Rasha Kelej, CEO de la Fondation Merck et Présidente de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck (MFFLI), a déclaré : « Je tiens à adresser mes plus sincères félicitations à ma chère sœur, S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE, Première Dame de la République du Burundi, et à la Fondation Bonne Action Umugiraneza pour l’obtention du prestigieux Prix des Nations Unies pour la Population 2026 dans la catégorie institutionnelle.

Cette distinction est amplement méritée et témoigne de l’engagement et du travail essentiel accomplis par la Fondation pour améliorer la santé et le bien-être de la population burundaise.

Je suis particulièrement fière que cette reconnaissance soit décernée à un partenaire de longue date et précieux de la Fondation Merck. Depuis 2020, nous collaborons étroitement avec Son Excellence La Première Dame, son Cabinet, la Fondation Bonne Action Umugiraneza et les ministères concernés afin d’obtenir un impact significatif et mesurable au Burundi. »

La reconnaissance de 2026 fait suite à une autre étape importante pour S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE, qui a elle-même été sélectionnée comme récipiendaire du Prix des Nations Unies pour la Population dans la catégorie individuelle en 2023, en reconnaissance de son leadership et de son plaidoyer en faveur de l’amélioration de la santé et du bien-être au Burundi.

Un partenariat fondé sur des rôles complémentaires et des objectifs partagés

Le partenariat de la Fondation Merck au Burundi rassemble des rôles complémentaires pour obtenir un impact durable.

En sa qualité de Première Dame de la République du Burundi et Ambassadrice de la « Fondation Merck Plus Qu’une Mère », S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE a joué un rôle important pour soutenir le plaidoyer et la coordination locale, y compris la collaboration avec les ministères concernés de la Santé, de l’Éducation, de la Communication et du Genre pour identifier les bénéficiaires appropriés, faciliter les processus locaux, soutenir le retour et l’intégration des professionnels de santé formés dans leurs pays et systèmes de santé publique, et améliorer la sensibilisation et créer un changement de culture autour de questions sociales et de santé critiques et sensibles telles que l’éducation des filles, mettre fin au mariage des enfants et lutter contre la stigmatisation autour de l’infertilité, mettre fin à la violence sexiste, autonomiser les femmes et promouvoir la prévention et détection précoce de problèmes de santé critiques tels que ; diabète et hypertension via notre programme de sensibilisation communautaire et ses différentes initiatives telles que; formation des médias sur la santé et prix des médias, de la chanson, du film et de la mode.

Grâce à ce partenariat de coordination et de plaidoyer, la Première Dame a contribué à transformer le paysage des soins aux patients, à amplifier les messages importants aux niveaux national et communautaire et à mobiliser les parties prenantes autour de ces questions critiques.

La Fondation Bonne Action Umugiraneza, en tant que partenaire institutionnel distinct, a collaboré avec la Fondation Merck dans la mise en œuvre d’initiatives, notamment le programme « Éduquer Linda », qui soutient chaque année l’éducation de 40 écolières très performantes mais défavorisées au Burundi jusqu’à ce qu’elles terminent leurs études scolaires. 

Grâce à ce programme, la Fondation Merck offre actuellement des bourses d’études annuelles à 40 écolières burundaises très performantes mais défavorisées, les aidant ainsi à rester à l’école et à poursuivre leurs études. De plus, nous distribuons des milliers d’ensembles d’articles scolaires et de livres d’histoires aux élèves.

Sénatrice Dr. Rasha Kelej a souligné : « Je crois fermement que l’éducation des filles est l’un des moyens les plus puissants d’autonomiser les femmes et de transformer les communautés. Grâce à notre programme « Éduquer Linda » et avec la précieuse coordination de la Fondation Bonne Action Umugiraneza, nous soutenons l’éducation de 40 filles burundaises méritantes chaque année.

Dans le même temps, grâce au rôle de Son Excellence en tant qu’Ambassadrice de « Plus Qu’une Mère », nous travaillons ensemble pour plaider en faveur de l’éducation des filles et résoudre les problèmes sociaux qui peuvent empêcher les filles de terminer leurs études, comme mettre fin au mariage des enfants.

Ce sont des rôles complémentaires : la coordination, le plaidoyer et la sensibilisation créent le changement culturel, tandis que le programme structuré « Éduquer Linda » traduit cet engagement en un impact direct et mesurable pour les bénéficiaires. »

Transformer la capacité des soins de santé au Burundi

Le partenariat entre la Fondation Merck et le Burundi a également franchi des étapes importantes dans le renforcement des capacités en matière de soins de santé.

Grâce à notre partenariat avec le Bureau de la Première Dame et le Ministère de la Santé, le Programme de Bourses de la Fondation Merck et en coordination avec les autorités sanitaires et partenaires du Burundi, la Fondation Merck a fourni 55 bourses à des médecins burundais dans des spécialités médicales critiques et mal desservies, contribuant ainsi à renforcer les capacités locales durables de soins de santé dans le secteur public.

Un exemple important de cette approche à long terme a été le développement d’une expertise locale en matière de soins de fertilité. La Fondation Merck a dispensé une formation spécialisée aux premiers spécialistes de la fertilité, aux embryologistes et aux techniciens burundais, contribuant ainsi à la création du premier centre public de FIV du pays.

Le partenariat a également soutenu le développement de l’expertise dans d’autres spécialités médicales essentielles telles que les soins contre le cancer et le diabète, dans le but de renforcer la capacité du pays à fournir des soins spécialisés localement et durablement.

« Notre philosophie a toujours été de renforcer les capacités en matière de soins de santé, et non la dépendance », a expliqué la Sénatrice Dr. Rasha Kelej.

« Nous investissons dans les personnes pour renforcer le secteur public de la santé et améliorer ainsi l’accès à des solutions de santé de qualité et équitables en Afrique, en Asie et dans les communautés en voie de développement. Nous offrons des bourses aux prestataires de soins de santé afin que les pays puissent développer leurs propres spécialistes et experts de la santé qui restent partie intégrante de leur système de santé et servent leurs communautés pendant de nombreuses années.

Notre partenariat au Burundi est un bon exemple de ce qui peut être réalisé lorsque le renforcement des capacités en matière de soins de santé, l’éducation et la sensibilisation communautaire travaillent ensemble. » a ajouté le Dr Kelej

Du plaidoyer à l’impact durable

Au-delà de la formation médicale et de l’éducation des filles, la Fondation Merck et ses partenaires au Burundi ont mis en œuvre des initiatives de sensibilisation communautaire en utilisant les médias, du matériel pédagogique, des livres d’histoires pour enfants, des chansons et d’autres plateformes créatives pour aborder des questions sociales et sanitaires sensibles.

Ces initiatives complètent le leadership de plaidoyer de S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE en tant qu’Ambassadrice de la « Fondation Merck Plus Qu’une Mère », tout en travaillant avec les institutions et partenaires nationaux concernés pour garantir que les programmes atteignent leurs bénéficiaires prévus.

Sénatrice Dr. Rasha Kelej a conclu : « Une fois de plus, je félicite ma chère sœur, S.E. Madame ANGELINE NDAYISHIMIYE, et toute l’équipe de la Fondation Bonne Action Umugiraneza pour cette prestigieuse reconnaissance des Nations Unies.

Je suis fière de ce que nous avons accompli ensemble avec les deux entités depuis le début de notre partenariat en 2020, et j’ai hâte de poursuivre et d’élargir notre collaboration.

Notre objectif commun reste très clair : transformer les soins aux patients, renforcer les capacités de soins de santé durables, aider les filles à terminer leurs études, autonomiser les femmes et créer le changement culturel nécessaire pour améliorer la vie des populations au Burundi et dans toute l’Afrique.

Félicitations à la Fondation Bonne Action Umugiraneza pour cette reconnaissance internationale remarquable et bien méritée. »

Distribué par APO Group pour Merck Foundation.

Contact :
Mehak Handa
Responsable du programme de sensibilisation communautaire
Téléphone : +91 9310087613/ +91 9319606669
E-mail : mehak.handa@external.merckgroup.com

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À propos de la Fondation Merck : 
La Fondation Merck, créée en 2017, est la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, vise à améliorer la santé et le bien-être des populations et à faire progresser leur vie grâce à la science et à la technologie. Nos efforts sont principalement axés sur l’amélioration de l’accès à des solutions de soins de santé de qualité et équitables dans les communautés mal desservies, à renforcer les capacités de recherche sur les soins de santé et la recherche scientifique, l’autonomisation des filles à travers l’éducation et l’autonomisation des personnes en STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Tous les communiqués de presse de la Fondation Merck sont distribués par e-mail en même temps qu’ils deviennent disponibles sur le site Web de la Fondation Merck. Veuillez visiter www.Merck-Foundation.com pour en savoir plus. Pour en savoir plus, contactez nos réseaux sociaux de la Fondation Merck : Facebook (https://apo-opa.co/4gyH1ZH), X (https://apo-opa.co/3UzPiVP), Instagram (https://apo-opa.co/3UQldBr), YouTube (https://apo-opa.co/4xk4Iw5), Threads (https://apo-opa.co/4wIPEqI) et Flickr (https://apo-opa.co/4zF4EbS).

La Fondation Merck se consacre à l’amélioration des résultats sociaux et sanitaires pour les communautés dans le besoin. Bien qu’elle collabore avec divers partenaires, y compris des gouvernements, pour atteindre ses objectifs humanitaires, la fondation reste strictement neutre sur le plan politique. Elle ne s’engage pas et ne soutient pas d’activités, d’élections ou de régimes politiques, se focalise uniquement sur sa mission d’élever l’humanité et d’améliorer le bien-être tout en maintenant une position strictement apolitique dans toutes ses activités.

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