La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la République du Congo explorent des solutions de commerce électronique pour renforcer les chaînes de valeur agricoles et lutter contre la faim

Source: Africa Press Organisation – French


Atteindre l’objectif de l’Union africaine d’éliminer la faim d’ici 2025 et l’objectif mondial de Faim « Zéro » d’ici 2030 reste un défi majeur pour le continent.

En République du Congo, malgré les efforts continus du gouvernement visant à améliorer la production et la distribution alimentaires nationales, seulement 4 % des terres arables sont actuellement cultivées. L’accès à la nourriture reste limité par des infrastructures inadéquates et de graves déséquilibres entre l’offre et la demande, laissant environ 455 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Afin de relever ces défis, la Commission économique pour l’Afrique (CEA), par l’intermédiaire de ses bureaux sous-régionaux pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale, a mené une mission d’enquête en collaboration avec le ministère du commerce. La mission, organisée du 30 juin au 4 juillet 2025, à Brazzaville et Pointe-Noire, visait à explorer comment le commerce électronique et les outils numériques peuvent accélérer le commerce alimentaire et améliorer l’accès, en particulier pour les populations vulnérables, tout en renforçant les chaînes de valeur agricoles nationales et régionales.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme phare de la CEA : « Commerce numérique innovant dans le cadre de la ZLECAf pour la promotion de la sécurité alimentaire et des chaînes de valeur agricoles en Afrique ».

Renforcer le commerce électronique pour le développement agricole

Au cours de la mission, la CEA a collaboré avec près de 200 parties prenantes, dont trois ministres : le ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation ; le ministre de l’agriculture ; et le ministre des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel. De hauts fonctionnaires des ministères de l’agriculture, des télécommunications et de l’économie numérique ont également participé à la mission, aux côtés de représentants de MTN, d’Airtel, de l’Agence de régulation des communications électroniques, de l’Agence congolaise de la qualité et de la normalisation, de banques commerciales, d’entreprises agroalimentaires et de partenaires de développement tels que le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, la FAO et le PAM.

La mission s’est centrée autour de l’évaluation du commerce numérique, à savoir comment celui-ci peut soutenir les stratégies nationales de développement alimentaire et comment le commerce électronique alimentaire peut être développé pour améliorer la sécurité alimentaire et les chaînes de valeur agricoles.

« Si les tendances actuelles se poursuivent, l’Afrique risque de ne pas atteindre l’Objectif de développement durable 2 – Faim « zéro » – d’ici 2030 », a déclaré la Chargée des affaires économiques au Bureau de la CEA pour l’Afrique de l’Est, Simone Assah Kuete.

« Les produits alimentaires sont hautement périssables et nécessitent des infrastructures spécialisées pour leur manutention, leur stockage et leur distribution. Sans chaînes du froid fiables et logistique efficace, maintenir la qualité des aliments de la ferme à la table devient pratiquement impossible ».

Elle a souligné qu’en 2023, 20 % de la population d’Afrique subsaharienne souffrait de malnutrition sévère, un chiffre alarmant, contre 8,1 % en Asie, 7,3 % en Océanie et 6,2 % en Amérique latine. De plus, entre 2019 et 2023, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne est passé de 258 millions à 358 millions, soit une augmentation de 39 %, tandis que d’autres régions ont connu une baisse. « Dans ce contexte, tirer parti des outils numériques pour réduire les asymétries d’information sur les marchés et renforcer les systèmes alimentaires n’est plus une option, c’est un impératif urgent », a-t-elle ajouté.

Engagement national en faveur de la réforme du commerce électronique

La Conseillère spéciale auprès du ministère du commerce, Lenda Sitou Milandou, a salué la mission et la solide collaboration qui en a assuré son succès.

« La sécurité alimentaire demeure une priorité absolue de notre programme de développement national », a-t-elle affirmé. Pour y parvenir, nous devons développer des cadres juridiques, réglementaires et institutionnels solides afin de favoriser la croissance du commerce électronique des produits alimentaires.

Principaux résultats et prochaines étapes

La mission a identifié les produits alimentaires nationaux à forte demande et évalué l’utilisation actuelle des plateformes de commerce électronique en République du Congo. Elle a également exploré les possibilités d’amélioration des systèmes de paiement numérique, actuellement limités, grâce à des partenariats avec des banques commerciales et des opérateurs de réseaux mobiles.

Le dialogue a révélé des défis majeurs en matière de production et de commerce alimentaires, des lacunes politiques, des besoins en infrastructures et en capacités, ainsi que le rôle potentiel des intermédiaires numériques dans l’amélioration des systèmes alimentaires.

Cette initiative marque une étape cruciale vers l’alignement des stratégies de commerce électronique sur la transformation agricole en République du Congo. Elle reflète l’engagement continu de la CEA à soutenir les États africains à exploiter l’innovation pour favoriser une croissance durable et inclusive.

Distribué par APO Group pour United Nations Economic Commission for Africa (ECA).

Un immeuble avenue Foch au cœur d’un bras de fer judiciaire entre la Guinée équatoriale et la France

Source: Africa Press Organisation – French


Au cœur du différend : un somptueux hôtel particulier situé au 42 avenue Foch, à Paris, confisqué par la justice française dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », du nom d’une loi du pays visant l’acquisition de patrimoine par des dirigeants étrangers et leur proches au moyen de ressources frauduleuses.

Condamné en 2021 par la France pour blanchiment et détournement de fonds publics, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue – surnommé « Teodorin » – avait vu plusieurs de ses biens saisis, dont cet immeuble évalué selon la presse à plus de 100 millions d’euros. La Guinée équatoriale exige aujourd’hui sa restitution, en invoquant la Convention des Nations Unies contre la corruption de 2003.

Une requête « urgente » devant la CIJ

Lors de l’audience, la délégation équato-guinéenne, conduite par son ambassadeur auprès de la France, Carmelo Nvono-Ncá, a demandé à la cour d’interdire la vente du bien, qu’il a jugée « imminente ». 

M. Nvono-Ncá a également demandé de garantir l’accès immédiat à l’immeuble de son gouvernement et de faire obstacle à tout acte de nature à aggraver le litige. Malabo affirme que la police française aurait changé les serrures de plusieurs portes le mois dernier.

Paris conteste l’urgence de la demande 

La France, représentée par Diégo Colas, directeur des affaires juridiques au ministère français des affaires étrangères, a pour sa part demandé le rejet de l’ensemble des mesures demandées, qu’il a jugées sans fondement, à commencer par la « prétendue urgence » invoquée concernant l’imminence de la vente de l’immeuble. 

« À supposer que la procédure se poursuive au rythme habituel pour la cession des biens de nature comparable, celle-ci ne pourrait pas être conclue avant de nombreux mois », a-t-il affirmé.  

Un précédent contentieux tranché en 2020

Ce n’est pas la première fois que ce bâtiment fait l’objet d’un contentieux devant la CIJ. En 2016, la Guinée équatoriale soutenait que cet hôtel particulier abritait sa mission diplomatique en France, invoquant les protections garanties à de tels locaux par la convention de Vienne. La France estimait quant à elle que le bien servait de résidence privée à « Teodorin », le fils aîné du président de la Guinée équatoriale. Dans un arrêt rendu en 2020, la Cour avait refusé de reconnaître au bien un statut diplomatique.

La CIJ, organe judiciaire principal de l’ONU, entame désormais ses délibérations. La date de sa décision sera annoncée ultérieurement. Si ses arrêts sont juridiquement contraignants, leur mise en œuvre reste largement tributaire de la bonne volonté des États concernés.

Distribué par APO Group pour UN News.

Éthiopie : Médecins Sans Frontières (MSF) publie les conclusions d’une enquête interne sur l’assassinat de trois membres de son personnel dans le Tigré en 2021

Source: Africa Press Organisation – French


Médecins Sans Frontières (MSF) publie les conclusions d’une enquête interne sur le meurtre brutal de trois membres de son personnel – María Hernández Matas, Tedros Gebremariam Gebremichael et Yohannes Halefom Reda – dans le centre du Tigré, en Éthiopie, le 24 juin 2021. Le rapport confirme que les trois travailleurs humanitaires ont bien été assassinés, de manière ciblée, alors qu’ils étaient clairement identifiés. Il établit aussi qu’un convoi des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) était présent, au moment de l’attaque, sur la route où se trouvait le personnel de MSF.

Absence de rapport officiel

María, Tedros et Yohannes travaillaient avec MSF pour fournir des soins médicaux dans la région du Tigré, touchée par un conflit entre 2020 et 2022. Le 24 juin 2021, ils se rendaient, à bord d’un véhicule MSF clairement identifié, dans un village proche de la ville d’Abi Adi, dans le centre du Tigré, afin d’y transférer des patients qui avaient été blessés lors de combats. Leur véhicule a été intercepté et ils ont été tués au cours de ce trajet.  

Quatre ans plus tard, MSF n’a toujours pas reçu d’explications convaincantes sur cette attaque, malgré des tentatives continues de dialogue avec la République fédérale démocratique d’Éthiopie (FDRE) et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) – dont chacune des forces étaient présentes dans la zone de conflit élargie. 

« Malgré les assurances répétées des autorités éthiopiennes qu’une enquête était en cours, ni MSF ni les familles des victimes n’ont reçu de réponses crédibles », déclare Paula Gil, présidente de MSF Espagne. 

« En l’absence de tout rapport officiel, nous avons une obligation morale envers notre personnel et les familles de nos collègues décédés de rendre publiques nos propres conclusions – une étape nécessaire pour faire la lumière sur un meurtre brutal qui ne doit pas être ignoré ou enterré », ajoute Paula Gil. 

Convoi des forces éthiopiennes

Immédiatement après l’attaque, MSF a lancé une enquête interne – une pratique habituelle après tout incident critique. Les éléments de l’enquête confirment une attaque intentionnelle et ciblée. Les victimes – qui portaient toutes des gilets blancs clairement marqués du . de MSF et voyageaient dans un véhicule arborant le . et le drapeau de MSF – ont été abattues de plusieurs balles à bout portant, alors qu’elles faisaient face à leur agresseur. Leurs corps ont été retrouvés à 400 mètres de leur véhicule, qui était brûlé et criblé de balles. 

« Ce n’est pas le résultat de tirs croisés, ni d’une tragique erreur. Nos collègues ont été tués dans ce qui ne peut être que décrit comme une attaque délibérée », ajoute Paula Gil. 

Le rapport interne de MSF a également clairement établi qu’un large convoi des forces éthiopiennes en retraite se dirigeait vers le sud sur le même tronçon de route emprunté par l’équipe de MSF le jour de l’attaque. Ceci a été corroboré par de multiples sources publiques, dont des comptes-rendus de médias et des images satellites en open source, ainsi que par plusieurs témoins civils. 

Au-delà de la présence confirmée de l’armée éthiopienne dans la région, il reste à clarifier l’étendue et la nature de leur implication dans l’attaque. MSF a reçu des témoignages – y compris de civils voyageant avec le convoi de l’armée à divers titres – qui impliquent directement les soldats éthiopiens dans l’attaque. Un témoin a rapporté avoir entendu un échange radio au cours duquel un commandant des ENDF a donné l’ordre de « tirer » sur une voiture blanche qui s’approchait et de « les éliminer ».

Impunité

Depuis 2021, MSF a participé à plus de 20 réunions de haut niveau avec des responsables du gouvernement éthiopien et a soumis de nombreuses demandes officielles pour une enquête crédible et transparente. 

« Au cours des quatre dernières années, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour nous engager de manière constructive avec les autorités éthiopiennes, notamment en partageant avec le ministère de la Justice les éléments et les conclusions de notre enquête interne à plusieurs reprises entre novembre 2021 et octobre 2023 », déclare Paula Gil. 

« Le rapport de MSF démontre clairement qu’il était – et qu’il reste – possible d’établir les faits relatifs à l’incident. Compte tenu de ces éléments et des informations étayées confirmant la présence des ENDF au moment de l’attaque, il est inadmissible que les autorités éthiopiennes n’aient pas réussi à partager les conclusions d’une enquête achevée. Nous ne pouvons que conclure à une absence de volonté politique suffisante », déclare Paula Gil. 

MSF rend cette enquête interne publique non seulement par obligation morale, mais aussi pour exiger que les auteurs de telles attaques rendent des comptes et que les gouvernements protègent les travailleurs humanitaires et les structures médicales. Tandis que ces attaques se multiplient dans le monde entier, les États négligent de plus en plus leur devoir d’enquêter sur les violations du droit international humanitaire et de poursuivre les auteurs, et la communauté internationale détourne le regard. 

L’assassinat brutal de María, Tedros et Yohannes est un cas emblématique des dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires.  

« María, Tedros et Yohannes ont perdu la vie en aidant des personnes en situation de crise. Nous pensons à eux tous les jours. Leur assassinat ne doit pas être oublié ou passé sous silence. MSF espère qu’en recherchant la vérité sur ce crime, nous pourrons contribuer à créer un environnement plus sûr pour les humanitaires, non seulement en Éthiopie, mais aussi dans les zones de conflit du monde entier », déclare Paula Gil. 

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

L’onchocercose au Burundi, un combat de longue haleine qui porte des fruits

Source: Africa Press Organisation – French


« J’ai souffert de l’onchocercose pendant longtemps. A un moment, je ne pouvais plus m’asseoir et je me grattais jusqu’à saigner. J’étais désespérée au point où un jour j’ai même prié Dieu pour mourir. Tout mon corps était plein de pus » raconte Tamari, 68 ans, se remémorant ces années de souffrance. Cette grand-mère de trois petits-enfants et mère de deux enfants, habitante de la province de Cibitoke au nord-ouest du Burundi, une région endémique de l’onchocercose.

L’onchocercose encore appelée la cécité des rivières touche encore aujourd’hui plus de 2,1 millions de Burundais, soit près de 17 % de la population. Cette maladie tropicale négligée sévit particulièrement dans 12 districts sanitaires sur les 49 que compte le pays, notamment dans les régions de Bubanza, Bugarama, Bukinanyana, Bururi, Cibitoke, Gihofi, Mabayi, Makamba, Mpanda, Rumonge, Rutana et Rutovu.

Le Burundi a engagé depuis les années 1950 une lutte acharnée contre l’onchocercose quand les premiers cas ont été notifiés dans le pays. Les études parasitologiques et entomologiques menées entre 1979 et 1987 ont permis de déterminer l’endémicité de la maladie, ouvrant la voie aux premiers traitements à l’Ivermectine en 1990.​​​​​​​​​​​​​​​​ 

Des résultats encourageants ont été obtenus avec le traitement l’Ivermectine, mais pas assez pour les ambitions du pays. La cartographie épidémiologique rapide de l’Onchocercose menée entre 2001 et 2005 a montré que la prévalence des porteurs des nodules de l’onchocercose variait entre 0,3 à 83,3 %. Ainsi en 2005, le Burundi a initié des campagnes annuelles de traitement de masse à l’Ivermectine, couvrant 371 collines et communautés. Depuis lors, la couverture thérapeutique n’a cessé d’augmenter jusqu’à atteindre le seuil de 80% à partir de 2010 et ont été maintenues à 100% jusqu’en 2024. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accompagne cette initiative en fournissant un appui technique, financier et les médicaments nécessaires. L’Organisation appuie également la mobilisation de tous les acteurs, au-delà du secteur de la santé, afin d’optimiser l’impact des interventions contre les maladies tropicales négligées par une collaboration intersectorielle effective et efficace. Grace à cet appui, l’enquête pré-arrêt du traitement de masse contre l’onchocercose menée en 2023 dans 15 collines réparties dans 8 districts sanitaires, a montré des résultats encourageant avec 12 collines affichant une séroprévalence quasi nulle avec seulement 3 collines présentant des taux compris entre 1 et 2%.

« Eliminer l’Onchocercose au Burundi, c’est redonner le sourire à des milliers de malades et leurs proches. L’OMS se réjouit de voir des malades retrouver la bonne santé et reprendre les activités socioéconomiques. » explique le Dr Dieudonné Nicayenzi, responsable technique en charge du programme paludisme, les maladies à transmission vectorielle et tropicales négligées au bureau pays de l’OMS au Burundi.

D’après les recommandations de l’OMS, après plus d’une dizaine d’années de traitement contre l’onchocercose, la prévalence est mesurée chez les enfants de moins de 10 ans. Ainsi, sur 1504 enfants examinés en 2024 dans les 12 districts sous traitement, seuls 6 enfants étaient testés positifs soit une séroprévalence 0,4 %, a indiqué Dr Victor Bucumi, directeur du programme national intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées et la cécité au Burundi.

Le centre de santé de Rugombo dans la province de Cibitoke, ne reçoit plus de patient souffrant de cette maladie, alors qu’avant la mise en place du traitement à l’Ivermectine sous directives communautaires en 2005, Rugombo faisait partie des localités endémiques à l’onchocercose. 

« Après 20 ans de traitement, il n’y a plus de cas notifié d’onchocercose dans notre centre de santé », affirme Julien BIGIRIMANA, technicien de promotion de santé au centre de santé de Rugombo. Il n’est d’ailleurs pas le seul à saluer les résultats de ces distributions de masse ; Tamari se réjouit de retrouver une vie normale et les séquelles de l’onchocercose restent un souvenir lointain, « j’aimerai dire merci au programme qui distribue ces médicaments car aujourd’hui je ne me gratte plus grâce aux médicaments qu’on nous donne régulièrement. » conclut-elle. 

Sur le terrain, les agents de santé communautaires (ASC) constituent la cheville ouvrière de cette lutte. Parcourant parfois jusqu’à deux heures de marche pour récupérer leur kit de distribution (mectizan, toises, registres, fiches), ils assurent la distribution soit en porte-à-porte dans les zones urbaines et semi-urbaines, soit via des points fixes chez les chefs de secteur pouvant regrouper 10 à 100 maisons dans les collines ou villages difficilement accessibles. Ces ASC ont également la charge de la mobilisation sociale à travers des communications dans la communauté afin de toucher le maximum de personnes. Ces communications se font également dans les églises, mosquées, etc.

Pourtant, des obstacles persistent. Les agents de santé manquent parfois des équipements de transport et de conservation des outils de collecte des données et autres intrants.  La centralisation et la digitalisation des données au niveau communautaire se heurtent à des ressources financières limitées, souligne le Dr Bucumi. « Ce manque de fonds suffisants entraine une faible motivation des agents de santé communautaires », ajoute le Dr Nicayenzi, responsable de la lutte contre les maladies tropicales négligées au bureau pays de l’OMS au Burundi.

Pour surmonter ces défis, l’OMS mise sur une intensification de la mobilisation des ressources, tant gouvernementales que partenariales, allouées à la lutte contre l’onchocercose. Elle promeut également l’intégration dans la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le contexte actuel de ressources limitées.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

Journée mondiale des compétences des jeunes : Pour Jenny Ambukiyenyi Onya, Intelligence Artificielle (IA) est un formidable outil pour transformer le bétail des éleveuses africaines en source de financement

Source: Africa Press Organisation – French

Un chemin de terre au Kenya. Une chaleur lourde pèse sur la savane environnante. Un agent de crédit s’approche d’un troupeau de bœufs, et dégaine un smartphone de sa poche. Aux côtés de la propriétaire, une femme au regard fier et méfiant, il photographie un mufle. À des centaines de kilomètres de là, un algorithme d’intelligence artificielle vient de transformer cet animal en un actif bancaire.

Cette scène illustre la révolution silencieuse menée par Jenny Ambukiyenyi Onya. Cette jeune ingénieure congolaise a décidé de s’attaquer à un paradoxe qui bloque des millions de femmes vivant en zones rurales dans la précarité. Le défi est à une échelle vertigineuse. L’Afrique subsaharienne compte environ 200 millions de petits exploitants agricoles, dont une part importante pratique l’élevage. Les femmes représentent jusqu’à 60 % d’entre eux, une force économique de 80 à 120 millions d’éleveuses rurales.

Cependant, cette force est quasi invisible aux yeux du système financier. Des études menées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) montrent que les femmes ne reçoivent que 10 % des crédits destinés aux petits exploitants et à peine 1 % des crédits agricoles. Résultat ? Une écrasante majorité, estimée entre 70 et 115 millions d’entre elles, sont de fait exclues du système formel.

Leur richesse : leur troupeau, est leur compte d’épargne. Mais sans un moyen fiable de documenter leur cheptel, comment prouver la possession de dix vaches ? Les méthodes traditionnelles, comme les boucles auriculaires, sont fragiles et faciles à falsifier, rendant toute vérification par un banquier quasi impossible et transformant l’actif le plus précieux d’une femme en une garantie invalide.

« C’est en croisant ces deux réalités, à savoir un besoin de fiabilité sur le terrain et une capacité technique en interne, que l’idée a émergé : pourquoi ne pas appliquer l’IA à la reconnaissance des actifs comme le bétail ? », explique Jenny.

Sa solution, Halisi Livestock, fonctionne comme la reconnaissance faciale pour les humains. « Avec un simple smartphone, un agent de crédit peut prendre une photo du visage d’une vache, détaille-t-elle. Grâce à des algorithmes de reconnaissance biométrique, notre IA analyse les traits uniques de chaque animal et génère une identité numérique infalsifiable ».

C’est ici que les points se connectent pour déverrouiller l’accès au financement. D’abord, cette identité numérique donne à l’éleveuse un moyen légitime et incontestable de recenser et de valoriser son troupeau. Puis, cet inventaire numérique devient une preuve de possession irréfutable, transformant un actif mouvant en une garantie tangible. En d’autres termes, le troupeau devient une garantie fiable. Enfin, cette preuve de garantie, vérifiable à distance, donne le confort nécessaire aux institutions financières pour débloquer des financements.

« Pour une institution financière, ce n’est plus une estimation approximative, mais une donnée concrète et fiable. On ne parle plus d’un profil « informel », mais d’un actif numérique enregistré, vérifié et intégré dans un portefeuille structuré », résume Jenny. La confiance, bâtie sur les données, ouvre enfin les portes du crédit.

Le passage d’une innovation prometteuse à une solution à grande échelle a été réalisé grâce au programme « Enhancing Women Entrepreneurship for Africa », soutenu par AFAWA (https://apo-opa.co/4nKHta9), l’initiative de la Banque africaine de développement pour le financement en faveur des femmes en Afrique. « Notre intégration au programme a marqué un tournant dans notre parcours, reconnaît Jenny. Ce soutien nous a permis de bénéficier d’un accompagnement stratégique pour renforcer notre vision et surtout pour affiner notre produit afin d’atteindre une meilleure adéquation entre le produit et le marché ». Grâce à cet accompagnement, l’entreprise Neotex.ai qu’elle a créée, a déployé ses services dans de nouvelles zones rurales au Kenya, enregistrant plus de 1 250 têtes de bétail et prouvant la viabilité de son modèle.

Au-delà du crédit, la vision de Jenny Ambukiyenyi Onya est de redéfinir la place du monde rural dans l’économie africaine. Selon elle, la technologie rend le secteur de l’élevage « visible, mesurable, modélisable » pour les investisseurs et les décideurs politiques.

Son message est double. Aux institutions financières, elle lance une invitation : il est temps d’investir « dans des économies locales à fort potentiel, souvent portées par des femmes ». Aux jeunes Africaines qui rêvent d’innover, elle offre son parcours comme une preuve. « Osez créer. Même dans les secteurs où l’on ne vous attend pas. Si je peux bâtir des solutions de rupture à partir d’un téléphone portable et d’un troupeau de vaches, vous pouvez, vous aussi, réinventer ce que personne n’a encore osé imaginer. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Note de la rédaction :
Le 15 juillet 2025 marque le 10e anniversaire de la Journée mondiale des compétences des jeunes des Nations unies. Le thème de cette année porte sur l’autonomisation des jeunes grâce à l’intelligence artificielle et aux compétences numériques.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Bunia : Désinformation et cohésion sociale, les jeunes en première ligne

Source: Africa Press Organisation – French


Ils sont 33, dont 18 jeunes filles, à avoir pris part à un atelier de renforcement des capacités organisé à l’école publique Diangenda, en partenariat avec la MONUSCO. Réunis à l’initiative de l’Union des Jeunes Engagés pour la Reconstruction du Congo (UJERCO), ces jeunes issus du quartier Lembabo, à Bunia, ont été sensibilisés à un fléau qui mine la cohésion sociale : la désinformation.

Du 14 au 16 juillet 2025, les échanges ont porté sur « le rôle des jeunes dans la construction de la paix », avec un accent particulier mis sur les effets délétères des fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Dans un contexte marqué par les tensions communautaires et les conflits armés en Ituri, cette activité vise à responsabiliser les jeunes face à leur usage du numérique.

Un fléau mondial, une menace locale

La désinformation, souvent amplifiée par les nouvelles technologies, représente une menace directe pour la paix. En Ituri, des rumeurs infondées ont déjà provoqué violences, fractures sociales et défiance envers les institutions. Sensibilisés au fonctionnement de ce phénomène, les jeunes ont appris à repérer les contenus douteux, vérifier les sources et adopter une posture critique avant de partager toute information.

« La jeunesse actuelle est particulièrement exposée aux manipulations. La désinformation peut conduire à la violence ou à des dérives comportementales. Il était donc urgent de leur en parler et de leur donner des outils pour s’en protéger », a expliqué Emmanuel Unen Can, coordonnateur de l’UJERCO.

Un engagement concret pour la paix

À l’issue de la première journée, les participants se sont engagés à relayer ce qu’ils ont appris auprès d’au moins dix personnes de leur entourage. Cette approche vise un effet multiplicateur dans les quartiers de Bunia. En adoptant un comportement plus responsable en ligne, ces jeunes deviennent des relais essentiels dans la lutte contre la propagation de fausses informations.

« Si chacun d’eux sensibilise ne serait-ce que dix ou quinze autres jeunes, cela peut réellement faire bouger les lignes », a ajouté Emmanuel Unen Can.

Un signal fort porté par les communautés

Cette activité s’inscrit dans une campagne plus large menée par la MONUSCO et ses partenaires. Le samedi précédent, une rencontre similaire avait réuni 130 jeunes musulmans, dont 80 femmes et filles, à la mosquée de la cité de Bunia. L’imam Tchomba, président de l’Union des Jeunes Musulmans pour le Développement en Ituri, s’en est félicité :
« Cette campagne nous aide à transmettre un message de paix, de vérité, et à mieux faire connaître les valeurs de l’islam. »

Adjati Saidabi Waga, conseillère provinciale en charge des femmes musulmanes, a, de son côté, salué l’initiative :
« Nous devons encourager les mamans à faire preuve de vigilance. Le partage d’informations non vérifiées peut causer beaucoup de tort. Grâce à cette sensibilisation, nous savons désormais qu’il faut prendre le temps de vérifier avant de diffuser quoi que ce soit. »

Construire un avenir en paix

En contribuant à une culture de l’information responsable, ces jeunes jouent un rôle clé dans la consolidation de la paix. L’atelier organisé à Bunia constitue une étape importante dans la mobilisation citoyenne en faveur de la vérité, de la responsabilité et du vivre-ensemble.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Marquer la Journée Internationale de la Femme 2025 : Sénatrice Dr. Rasha Kelej et les Premières Dames d’Afrique renforcent l’autonomisation des femmes et des filles grâce à l’éducation et aux soins de santé

Source: Africa Press Organisation – French

La Fondation Merck (www.Merck-Foundation.com), la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, en collaboration avec les Premières Dames d’Afrique qui sont également leurs Ambassadrices, les Ministères de la Santé, de l’Éducation, de la Communication et du Genre, marquent la « Journée Internationale de la Femme 2025 », grâce à leurs programmes de développement à impact, poursuivant leur héritage de 13 ans d’autonomisation des femmes et des filles.

Sénatrice Dr. Rasha Kelej, CEO de la Fondation Merck et l’Une des Femmes Africaines les Plus Influentes pendant six années consécutives (2019-2024), a déclaré : « Joyeuse Journée Internationale de la Femme à toutes les femmes et filles remarquables du monde entier !

L’autonomisation des filles et des femmes est au cœur de toutes nos initiatives et de tous nos programmes à la Fondation Merck. Je reconnais l’immense potentiel des femmes à s’épanouir, à réussir et à exceller dans tous les domaines qu’elles choisissent, mais elles manquent souvent d’un environnement propice pour réaliser pleinement leurs capacités, en particulier dans les communautés mal desservies.

C’est pourquoi, avec nos Ambassadrices, les Premières Dames d’Afrique, nous marquons chaque jour depuis 13 ans la Journée Internationale de la Femme par le biais de nos programmes et initiatives de développement tels que « Plus Qu’une Mère », « Renforcement des Capacités de la Fondation Merck », « Éduquer Linda » et « Program STIM ».

Le Programme « Plus Qu’une Mère » de la Fondation Merck est un mouvement fort qui vise à autonomiser les femmes infertiles et sans enfant grâce à l’accès à l’information, à l’éducation et à un changement de mentalité.

« Je suis ravie d’annoncer que sur les 2 282 bourses attribuées dans 52 pays dans 44 spécialités cruciales et mal desservies, 1 046 bourses, soit près de 50 %, ont été accordées à des femmes diplômées en médecine, leur permettant ainsi de devenir de futures expertes et dirigeantes dans le domaine des soins de santé.

Je suis particulièrement fière que nous ayons accordé plus de 680 bourses à de jeunes médecins, qui se consacrent à l’amélioration de la santé des femmes en renforçant les capacités de soins en matière de reproduction, de santé sexuelle et de fertilité. »

La CEO de la Fondation Merck est convaincue que l’éducation est l’un des domaines les plus importants de l’autonomisation des femmes.

« Je suis heureuse de partager avec vous que grâce à notre programme « Éduquer Linda », avec mes chères sœurs, nos Ambassadrices, nous contribuons à l’avenir de plus de 700 filles en leur offrant des bourses pour poursuivre leurs études et en fournissant des fournitures scolaires essentielles à des milliers d’écolières dans de nombreux pays africains tels que le Botswana, Burundi, Malawi, Gambie, Nigeria, Zambie, Zimbabwe, Ghana, Namibie, République Démocratique du Congo, Cabo Verde et bien d’autres encore.

En outre, notre campagne de sensibilisation a bénéficié à des milliers de filles grâce à de nombreuses initiatives telles que la publication de chansons inspirantes, de livres d’histoires pour enfants, de films d’animation, de programmes télévisés et de prix pour les meilleurs médias, chansons, films et dessins de mode, tous destinés à promouvoir l’éducation des filles aujourd’hui pour l’autonomisation des femmes demain », a souligné la Sénatrice Rasha Kelej.

La Fondation Merck soutient également activement les femmes dans le domaine des sciences et de la technologie par le biais de son programme STIM et des prix annuels du Sommet de Recherche en Afrique de la Fondation Merck (MARS) qui reconnaissent et célèbrent les meilleures chercheuses africaines et les meilleurs jeunes chercheurs africains, encourageant ainsi l’excellence en matière de recherche.

« Notre objectif est d’autonomiser les femmes et les jeunes chercheurs africains, de renforcer leurs capacités de recherche et de promouvoir leurs contributions aux STIM », a souligné le Dr. Kelej.

Regardez les épisodes du programme télévisé « Notre Afrique par la Fondation Merck » sur le soutien à l’éducation des filles :

Épisode 2: https://apo-opa.co/4mfjkXN

Épisode 11: https://apo-opa.co/46OtJ7Y

Épisode 14: https://apo-opa.co/4eOnPpH

Écoutez la chanson de la Fondation Merck sur le soutien à l’éducation des filles ici :

  1. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Girl Can », interprétée par deux chanteurs célèbres, Irene et Cwezi, respectivement du Liberia et du Ghana : https://apo-opa.co/4eWbPm8
  2. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Like Them », interprétée par Kenneth, un célèbre chanteur ougandais : https://apo-opa.co/4lo4Wfy
  3. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Take me to School », interprétée par Wezi, chanteur afro-soul de Zambie, pour soutenir l’éducation des filles : https://apo-opa.co/4ePQxWU
  4. Regardez, partagez et abonnez la chanson portugaise « Tu Podes Sim », qui signifie « Oui, Tu Peux » en français, interprétée par Blaze et Tamyris Moiane, chanteurs mozambicains, en anglais ici : https://apo-opa.co/46GXwPY 
  5. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Brighter day » de Sean K et Cwesi Oteng, respectivement de Namibie et du Ghana : https://apo-opa.co/3GInicb

Regardez les films d’animation de la Fondation Merck pour soutenir l’éducation des filles :

Une Balade vers le Futur : https://apo-opa.co/4lRcDdZ

Le Secours de Jackeline : https://apo-opa.co/3Gqi1pF

Lisez le livre d’histoires de la Fondation Merck qui aborde l’importance de l’éducation des filles :

  1. Pour lire le livre d’histoire « Éduquer Linda », veuillez consulter : https://apo-opa.co/46tUZJ9
  1. Pour lire le livre d’histoires « Le Secours de Jackeline », rendez-vous sur : https://apo-opa.co/44ulKeY
  1. Pour lire le livre d’histoires « Une Balade vers le Futur », veuillez consulter le site : https://apo-opa.co/3Io25ox
  1. Pour lire le livre d’histoires « Pas Qui Vous êtes », veuillez consulter le site : https://apo-opa.co/4lCn71q

Distribué par APO Group pour Merck Foundation.

Contact :
Mehak Handa
Responsable du programme de sensibilisation communautaire
Téléphone : +91 9310087613/ +91 9319606669
E-mail : mehak.handa@external.merckgroup.com

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À propos de la Fondation Merck : 
La Fondation Merck, créée en 2017, est la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, vise à améliorer la santé et le bien-être des populations et à faire progresser leur vie grâce à la science et à la technologie. Nos efforts sont principalement axés sur l’amélioration de l’accès à des solutions de soins de santé de qualité et équitables dans les communautés mal desservies, à renforcer les capacités de recherche sur les soins de santé et la recherche scientifique, l’autonomisation des filles à travers l’éducation et l’autonomisation des personnes en STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Tous les communiqués de presse de la Fondation Merck sont distribués par e-mail en même temps qu’ils deviennent disponibles sur le site Web de la Fondation Merck. Veuillez visiter www.Merck-Foundation.com pour en savoir plus. Pour en savoir plus, contactez nos réseaux sociaux de la Fondation Merck : Facebook (https://apo-opa.co/4lZ2dt8), X (https://apo-opa.co/44O0H5M), Instagram (https://apo-opa.co/466ZGIB), YouTube (https://apo-opa.co/4lFl8sQ), Threads (https://apo-opa.co/4lXSrqZ) et Flickr (https://apo-opa.co/4f9GJaN).

La Fondation Merck se consacre à l’amélioration des résultats sociaux et sanitaires pour les communautés dans le besoin. Bien qu’elle collabore avec divers partenaires, y compris des gouvernements, pour atteindre ses objectifs humanitaires, la fondation reste strictement neutre sur le plan politique. Elle ne s’engage pas et ne soutient pas d’activités, d’élections ou de régimes politiques, se focalise uniquement sur sa mission d’élever l’humanité et d’améliorer le bien-être tout en maintenant une position strictement apolitique dans toutes ses activités.

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63 nouveaux magistrats pour les juridictions de la République centrafricaine (RCA)

Source: Africa Press Organisation – French


Le système judiciaire centrafricain s’agrandit de 63 magistrats, dont trois femmes, après leur prestation de serment le 11 juillet 2025 à Bangui. Ils sont ainsi intégrés dans le corps de la magistrature de l’ordre judiciaire et affectés à divers postes comme président de tribunal, procureur de la République ou juge d’instruction dans différentes zones de juridictions de la RCA.

 Les 63 nouveaux magistrats se sont engagés à exercer leurs missions en toute impartialité, indépendance et intégrité, dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des principes fondamentaux des droits de l’homme. Ils ont désormais le devoir de dire le droit, protéger les libertés, défendre les plus vulnérables et garantir la paix sociale afin de faire triompher la justice. Parmi eux, 59 ont été formés à l’École nationale de la magistrature de Bangui, avec un appui multiforme de la MINUSCA.

Comme le souligne Jocelyn Ngoumbango Koeto, de la section des affaires judiciaires de la MINUSCA, la contribution de la MINUSCA va au-delà de l’appui à la formation initiales des magistrats. « Des salles ont été construites par la MINUSCA, et après la formation, la Mission a appuyé l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités qui a permis un échange d’expérience entre ces nouveaux magistrats qui viennent de sortir avec les anciens. La restauration de l’autorité de l’État demande que ces acteurs judiciaires réintègrent leur poste d’affectation. Pour ce faire, la MINUSCA leur apporte un appui logistique, notamment aérien, tout au long de l’année, pour permettre à ces autorités judiciaires de regagner leur poste ou de revenir à Bangui », a-t-il dit.

Marilac Lydie Magna, qui a prêté serment ce jour, promet de veiller à l’application de la loi. « Je suis à Bangui comme 3e substitut spécialisé en matière de la protection des mineurs. Je suis là pour protéger les mineurs en conflit avec la loi, parce que le respect de la loi résume tout », a-t-elle affirmé.

Pour Hermann Bindoumi, l’un des récipiendaires, le magistrat est appelé à garantir la paix sociale et le développement économique. « Nous pouvons confirmer ici que tout ce qui concerne la liberté, la vie, l’économie, pour ne pas dire les intérêts des personnes, ainsi que des personnes morales, sont à la portée de ces magistrats qui seront autorisés à veiller à l’application de la loi », a-t-il dit.

La prestation de serment constitue non seulement une exigence légale qui marque le point de départ de la carrière des magistrats, mais aussi un symbole fort de leur engagement envers la justice, la vérité et le service public. Les 63 nouveaux magistrats seront déployés dans les toutes les préfectures, et prendront bientôt fonction dans leurs juridictions respectives pour y garantir la paix sociale et contribuer au renforcement de l’autorité de l’Etat.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Journée mondiale des compétences des jeunes : la Banque africaine de développement va introduire des réformes systémiques pour investir en priorité dans la jeunesse africaine

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), en partenariat avec l’Organisation internationale du travail, déploie un nouveau système visant à inscrire durablement l’emploi des jeunes, les compétences et l’entrepreneuriat dans l’ensemble de ses investissements. 

Lancé sous l’appellation « Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences », ce dispositif s’inscrit dans la Stratégie décennale de la Banque, qui place la jeunesse africaine au cœur de ses priorités. Il vise à maximiser l’impact de chaque dollar investi et de transformer le potentiel démographique du continent en levier de développement. Ce système garantit que l’ensemble des projets financés — dans des secteurs tels que l’agriculture, les transports, l’énergie, l’eau ou l’éducation — intègrent systématiquement des composantes favorisant l’employabilité des jeunes, soutenant l’entrepreneuriat et développant des compétences en adéquation avec les besoins du marché. 

« Le Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences entend donner à la jeunesse africaine un rôle pleinement actif et une voix dans la construction d’économies durables et la création d’emplois, plutôt que de la cantonner à un rôle de simple bénéficiaire de programmes pour la jeunesse », a déclaré Beth Dunford, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social à la Banque. « La transformation de nos pratiques et de nos systèmes marque une nouvelle étape vers la garantie que nos investissements ont un impact positif sur les jeunes femmes et hommes d’Afrique. » 

Ce dispositif intégré repose sur trois axes majeurs : 

  • Jeunes : accompagner le développement des micros, petites et moyennes entreprises dirigées par des jeunes grâce à des investissements ciblés et une meilleure intégration dans les opérations de la Banque. 
  • Compétences : élargir l’accès à des formations pratiques et orientées marché, ainsi qu’à des programmes d’apprentissage, pour améliorer les perspectives de carrière. 
  • Emplois : veiller à ce que les projets financés par la Banque génèrent des emplois durables, en misant notamment sur le développement de compétences favorisant l’employabilité et la promotion d’entreprises dirigées par des jeunes dans des chaînes de valeur stratégiques. 

Chaque année, entre 10 et 12 millions de jeunes Africains arrivent sur le marché du travail, qui ne propose que trois millions d’emplois formels par an. Face à cet écart, la Banque fait de l’entrepreneuriat des jeunes une priorité et entend mobiliser davantage de partenariats avec le secteur privé afin de développer des formations adaptées aux besoins des industries et accélérer la création d’emplois au cours de la prochaine décennie.  

« Cette initiative représente une avancée majeure, car elle nous permet de contribuer concrètement à l’objectif de développement durable n° 8 des Nations unies, consacré à l’accès à un travail décent pour tous », a déclaré Peter van Rooij, directeur des Partenariats multilatéraux et de la Coopération au développement à l’OIT. « Elle offre également à l’OIT l’opportunité d’accompagner la Banque dans l’orientation de ses financements vers des investissements générateurs de davantage d’emplois et de meilleures conditions de travail, dans la durée. » 

S’inspirant du succès du Système de marqueurs selon le genre de la Banque et de son tableau de bord en ligne, qui évalue les projets à l’aune de leur contribution à l’égalité femmes-hommes et à l’autonomisation des femmes, ce nouveau dispositif s’appuie sur une plateforme numérique permettant au personnel et aux consultants d’accéder à des données en temps réel pour la préparation des stratégies-pays, des revues à mi-parcours, des rapports annuels, ainsi que pour le suivi et le reporting sur les résultats en matière de compétences, d’entrepreneuriat et d’emplois pour les jeunes. 

La Banque a lancé une phase pilote de ce système en vue de son déploiement complet dès 2026. Ce nouvel outil permettra de mieux suivre les indicateurs, d’affiner les évaluations des niveaux de compétences et d’employabilité, de renforcer les systèmes d’information sur le marché du travail, et d’apporter aux décideurs des données solides pour piloter des politiques publiques à fort impact. 

L’Organisation internationale du travail a apporté un appui technique à la conception de ce dispositif, soutenu financièrement par le Fonds multidonateurs pour l’entrepreneuriat et l’innovation des jeunes. Il s’agit du premier système de ce type lancé par une institution financière de développement à l’échelle mondiale. 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Pour en savoir plus sur le Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences, visionnez cette vidéo : https://apo-opa.co/3Gs3JEZ

Contacts médias : 
Banque africaine de développement : 
Alphonso Van Marsh
responsable du contenu numérique et des événements 
media@afdb.org 

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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De Londres à Lagos : pourquoi les détaillants du monde entier doivent se préparer à la prochaine vague de cyberattaques

Source: Africa Press Organisation – French

En avril, deux des plus grands détaillants britanniques ont été victimes d’une cyberattaque massive du groupe notoire Scattered Spider, entraînant des pertes financières substantielles, des perturbations opérationnelles et des données clients compromises (http://apo-opa.co/40O1faD). M&S a subi des pertes de 300 millions de livres sterling (http://apo-opa.co/40O1gLJ) (environ 7,3 milliards de rands) en raison de l’attaque, avec des chaînes d’approvisionnement affectées pendant des semaines. En plus des pertes directes, plus d’un milliard de livres sterling ont été retirés de la valeur marchande de l’organisation (http://apo-opa.co/4lPmMb3). De même, Co-op a subi des violations de données (http://apo-opa.co/4524lud) affectant les informations personnelles des clients, tandis que Harrods a signalé des tentatives de cyberattaques (http://apo-opa.co/3GIeSl3), mais a réussi à maintenir ses opérations en ligne.

« Ces attaques ne concernent pas seulement les données volées », déclare Anna Collard, SVP du Contenu Stratégie & Évangéliste chez KnowBe4 Afrique. « Elles ont mis hors ligne des systèmes entiers. »

« Dans le commerce de détail, les temps d’arrêt sont une menace critique – ils affectent les ventes, la confiance des clients et la fidélité à la marque, instantanément. »

Un nouveau type d’acteur de la menace

Contrairement aux gangs de rançongiciels traditionnels, Scattered Spider est décentralisé, anglophone natif et très adaptable. « Scattered Spider n’est pas de simples hackers opportunistes », explique Collard. « Ils opèrent davantage comme des syndicats du crime bien financés et bien organisés. »

Certains membres, âgés d’à peine 19 ans, coordonnent leurs activités sur des plateformes comme Discord et Telegram. « Ils sont agiles, patients et incroyablement doués pour se fondre dans la masse », dit-elle. À cela s’ajoute leur grande expertise en psychologie humaine, comme en témoignent leurs attaques contre les casinos de Las Vegas en 2023 (http://apo-opa.co/4nPvtnM).

Leurs armes principales ne sont donc pas seulement numériques – elles sont humaines. « Ils ont maîtrisé l’ingénierie sociale », déclare Collard. « Ils se spécialisent dans l’exploitation de la confiance humaine. Du vishing (hameçonnage vocal) à l’usurpation d’identité de personnel interne et au déclenchement de ce qu’on appelle la « fatigue MFA » ; ce sont des manipulateurs habiles qui comprennent à la fois les systèmes et les personnes. »

La fatigue MFA est l’une des tactiques croissantes pour lesquelles ils sont connus, impliquant le déclenchement de invites répétées d’authentification multifacteur (MFA), espérant que les employés bombardés finissent par cliquer sur « approuver » juste pour que les interruptions cessent.

Une autre tactique présumée que Scattered Spider a utilisée dans ses dernières attaques impliquait d’appeler les services d’assistance informatique pour réinitialiser les identifiants, d’obtenir l’accès à l’infrastructure de leur cible et de déployer par la suite un outil de rançongiciel en tant que service. Le résultat ? Des systèmes chiffrés, des opérations bloquées et un long chemin vers la reprise.

Pourquoi l’Afrique devrait prêter une attention particulière

Les détaillants à travers l’Afrique – en particulier en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya – subissent une transformation numérique rapide. Les systèmes de point de vente basés sur le cloud, les plateformes d’inventaire centralisées et les programmes de fidélité basés sur les données sont désormais la norme. Mais ces avancées numériques élargissent également les surfaces d’attaque.

Un roulement élevé du personnel, des effectifs à distance et des services d’assistance sous-financés peuvent aggraver l’exposition. Et bien que l’anglais des affaires soit courant en Afrique du Sud, cet avantage linguistique rend également les équipes locales plus sensibles à l’ingénierie sociale par des attaquants anglophones fluides.

« Nos dirigeants locaux ne sont pas naïfs », note Collard. « Beaucoup sont parfaitement conscients des risques. Ce qui est nécessaire maintenant, c’est de la clarté sur ce qui compte vraiment – et de faire le tri dans le bruit. »

Duncan Rae, CISO de Pepkor IT, a donné une conférence éclairante lors du sommet ITWeb Security en mai, où il a averti que les équipes de cybersécurité sont souvent débordées – non seulement par les menaces, mais par trop de priorités concurrentes. Les équipes sont bombardées de nouveaux outils brillants et de rapports de menaces semant la peur, l’incertitude et le doute (FUD), ce qui fait parfois perdre de vue les fondamentaux aux organisations, a-t-il averti.

« Ces fondamentaux incluent la gestion du risque humain, la gestion de l’exposition des tiers et le renforcement des vulnérabilités », selon Rae.

Qu’est-ce qui doit changer ?

Collard souligne les lacunes dans les contrôles d’accès, la gestion des risques tiers et la sécurité du cloud comme des faiblesses courantes – non seulement au Royaume-Uni, mais aussi à l’échelle mondiale. « Les systèmes hérités, l’informatique parallèle et les politiques mal appliquées créent des points d’entrée », avertit-elle. « Les attaquants n’ont pas besoin de s’introduire s’ils peuvent simplement se connecter. »

Pour les dirigeants du commerce de détail africain, c’est un appel à fortifier la couche humaine.

« Formez vos équipes de première ligne, en particulier au service d’assistance et au support client. Apprenez-leur à détecter la manipulation. Faites du comportement sécurisé la norme – et non l’exception. »

Tout aussi important, dit-elle, est d’intégrer la cybersécurité dans les conversations de leadership. « La cybersécurité n’est pas seulement une fonction informatique. C’est un risque commercial au niveau du conseil d’administration. »

« Les dirigeants doivent poser des questions difficiles sur la préparation, la réponse aux incidents et la responsabilité. »

De la sensibilisation à l’action

Trop souvent, la formation à la sécurité est traitée comme une simple formalité. Collard préconise une approche plus réfléchie : « La formation doit faire écho. Elle doit être contextuelle, culturellement pertinente et délivrée dans les langues locales, le cas échéant. »

Elle met les dirigeants d’entreprise au défi avec ce qui suit :

  • Un attaquant pourrait-il tromper votre service d’assistance pour réinitialiser un mot de passe ?
  • Votre personnel reconnaîtrait-il une tentative d’ingénierie sociale ?
  • Testez-vous régulièrement ces scénarios ?

« Si la réponse est « non » à l’une de ces questions, votre organisation est vulnérable », déclare Collard. « Mais la bonne nouvelle, c’est que le changement est possible – et rapide – lorsque vous commencez à investir dans l’élément humain. »

« La cyber-résilience est une responsabilité collective », conclut-elle. « Et dans un monde interconnecté, apprendre des crises des uns et des autres est l’une des défenses les plus intelligentes que nous ayons. »

Distribué par APO Group pour KnowBe4.

Détails du contact :
KnowBe4:
Anne Dolinschek
anned@knowbe4.com

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