La Banque africaine de développement et Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) renforcent leur action en faveur de l’urbanisation durable en Afrique


Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) ont signé le 1er juillet 2025 en marge de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4) à Séville, en Espagne, un protocole d’accord visant à renforcer leur collaboration et à accélérer les actions en faveur de la transformation urbaine durable à travers le continent.

Dans le cadre de cet accord, les deux organisations développeront conjointement des plans d’action combinant l’assistance technique, le soutien politique, le renforcement des capacités et le partage de connaissances pour les gouvernements locaux dans quatre domaines clés : la gouvernance urbaine, le logement, les finances municipales et le développement des infrastructures.

Ce protocole d’accord renouvelle un accord de collaboration signé en 2006 par les deux institutions dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

La Banque africaine de développement et ONU-Habitat prévoient également de coordonner leurs efforts pour exploiter les principales plateformes régionales et mondiales afin de mobiliser des ressources pour le développement urbain en Afrique, notamment le Forum urbain mondial et l’Africa Investment Forum.

« Je suis convaincu qu’il existe des moyens d’utiliser les marchés financiers pour améliorer considérablement le développement des villes, a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. Je suis ravi que la Banque et ONU-Habitat s’associent pour le développement des villes ; je suis très enthousiaste à propos de ce partenariat. »

« Les villes sont le moteur de la croissance, et nous devons mobiliser davantage de capitaux privés pour leur développement, ce qui nécessitera une approche différente des capitaux publics traditionnels », a-t-il ajouté.

« L’urbanisation en Afrique peut être, soit un moteur de prospérité, soit un facteur d’aggravation de la pauvreté et de l’exclusion. Grâce à cette collaboration renouvelée avec la Banque africaine de développement, nous souhaitons aider les villes à devenir des moteurs de résilience, d’équité et d’action climatique, en ne laissant personne de côté », a déclaré, la directrice exécutive d’ONU-Habitat, Anacláudia Rossbach.

Le Groupe de la Banque africaine de développement a considérablement élargi son portefeuille urbain ces dernières années, notamment par la création d’une division dédiée au développement urbain et du Fonds de développement urbain et municipal, afin d’aider les villes africaines à fournir des solutions urbaines transformatrices et résilientes sur le plan climatique. Plus récemment, ONU-Habitat et la Banque ont signé un accord de service pour la préparation du Plan directeur de l’EcoCity d’Eswatini, dans le cadre d’une initiative urbaine et agricole intégrée visant à fournir des logements durables et à créer des opportunités économiques pour plus de 100 000 personnes en Eswatini.

La croissance et l’urbanisation rapides de l’Afrique — la population du continent devrait atteindre 2,4 milliards d’habitants d’ici 2050 — présentent à la fois des opportunités et des défis. Avec plus de la moitié des citadins vivant dans des quartiers informels, dépourvus de services de base, de logements adéquats et d’infrastructures résilientes au climat, les collectivités locales sont soumises à une pression croissante. Grâce à ce partenariat renouvelé, la Banque africaine de développement et ONU-Habitat unissent leurs forces pour aider les villes à relever ces défis et à exploiter la croissance urbaine comme moteur du développement durable.

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Banque africaine de développement 
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À propos d’ONU-Habitat :
ONU-Habitat est l’entité des Nations unies qui œuvre pour une urbanisation durable. Avec des programmes dans plus de 90 pays, elle aide les décideurs politiques et les communautés à créer des villes et agglomérations durables sur le plan social et environnemental. ONU-Habitat encourage les changements transformateurs dans les zones urbaines grâce à des connaissances, à des conseils en matière politique, à une assistance technique et à des actions concertées. Pour en savoir plus, visitez le site https://UNHabitat.org/ ou suivez-nous sur les médias sociaux @ UNHABITAT.

Desert to Power : la production indépendante d’électricité au Sahel franchit une étape décisive lors de la 5e réunion ministérielle

Les représentants de six pays membres de l’Initiative Desert to Power, ont approuvé, le 30 juin 2025 à Ouagadougou, des documents stratégiques essentiels pour stimuler la production indépendante d’électricité au Sahel à l’occasion de la 5e réunion ministérielle relative à l’initiative menée par la Banque africaine de développement (www.AfDB.org). 

 La réunion s’est tenue sous la présidence de Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, en présence des ministres de l’Énergie de Djibouti, du Niger et du Tchad, ainsi que de représentants de leurs homologues du Mali et de la Mauritanie. 

Cette rencontre clé a permis de faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Initiative Desert to Power et d’approuver deux documents stratégiques essentiels : le Protocole commun pour les producteurs indépendants d’électricité (PIE) et la Stratégie de promotion des mini-réseaux verts.  

Le Protocole commun « PIE », élaboré en étroite collaboration avec la taskforce de Desert to Power et la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), établit des principes et des documents standardisés pour faciliter le développement de centrales solaires à grande échelle dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). L’objectif de la stratégie des mini-réseaux est de définir un cadre pour accélérer leur mise en œuvre et encourager la participation. 

Les ministres ont salué les progrès significatifs de l’Initiative, notamment la mise en œuvre de plus de quinze projets, dont les premiers sont déjà opérationnels. Ils ont également souligné l’importance des efforts de renforcement des capacités.  

Les échanges se sont poursuivis dans le cadre d’un atelier technique sur la modélisation financière, visant à renforcer les outils d’analyse financière pour la viabilité des sociétés nationales d’électricité du Sahel. La participation active des directeurs généraux et directeurs financiers des compagnies nationales d’électricité à cette rencontre souligne l’ancrage opérationnel de l’Initiative. 

En remerciant la Banque africaine de développement pour le soutien apporté aux pays présents à travers l’Initiative Desert to Power, M. Gouba a souligné que « cette rencontre nous a donné un nouveau départ. Nous devons redoubler d’efforts et travailler en synergie pour atteindre les objectifs fixés. » 

Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué les ministres pour leur engagement. Il a souligné le fait que le Protocole commun validé constituait un levier essentiel pour accélérer le développement des projets solaires menés par les producteurs indépendants, au profit des populations sahéliennes.  

Il a aussi invité les pays à se rallier à la Mission 300, un effort collectif audacieux de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030, pour favoriser l’accès universel à l’électricité dans leurs pays respectifs.   

: « La Mission 300 est plus qu’un objectif, c’est un appel à l’action coordonnée, au leadership politique et à une mise en œuvre ciblée, dont aucun pays ne peut se permettre de se soustraire », a affirmé M. Kariuki.  

En marge des travaux, les participants ont effectué une visite de terrain à la centrale photovoltaïque de Gonsin, au nord-ouest de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Cette centrale d’une capacité installée de 42 MWc, réalisée dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, dispose d’un système de stockage de dix mégawatts, illustrant parfaitement les résultats concrets et l’impact de l’Initiative au Burkina Faso. 

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À propos de l’Initiative Desert to Power :
Lancée en 2019 par la Banque africaine de développement, l’Initiative Desert to Power vise à exploiter le potentiel solaire de onze pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Soudan) par des investissements dans la production solaire et l’accès à l’électricité. L’initiative vise à produire dix gigawatts d’énergie solaire afin d’alimenter 250 millions de personnes qui n’ont pas encore accès à l’électricité dans le Sahel. 

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Commission Administrative Paritaire : Une nouvelle mandature pour renforcer les instances de dialogue au Ministère de la santé


Le Ministère de la santé éprouve avec succès le nouveau cadre d’amélioration du dialogue social. La Commission Administrative Paritaire (CAP), porteuse de toutes les espérances démontre sa pertinence et son importance dans la gestion efficace des aspirations des travailleurs du secteur de la santé. Les nouveaux membres de la deuxième mandature de la commission ont été investis officiellement le mercredi 2 juillet 2025 par le Ministre de la santé, Professeur Benjamin HOUNKPATIN. 

La Commission Administrative Paritaire est cette enceinte privilégiée où responsables du secteur de la santé et partenaires sociaux dialoguent et réfléchissent ensemble sur les questions essentielles liées à la gestion des carrières des agents et la prévention des conflits. 

A la cérémonie d’installation des nouveaux membres de la deuxième mandature, le Ministre de la santé s’est réjoui des avancées notables observées dans l’amélioration du dialogue social au niveau du secteur. Il en a profité pour saluer la contribution qualitative de tous les acteurs qui, d’une seule voix, œuvrent pour un climat apaisé et une résolution concertée des préoccupations des travailleurs. 

Cette dynamique selon la première autorité du secteur de la santé devra se poursuivre avec la nouvelle mandature à laquelle il donne des orientations précises. « Vous serez appelés à donner des avis et formuler de suggestions sur des questions majeures touchant le personnel notamment, la révision ou la modification des textes touchant le statut des agents, l’établissement du tableau d’avancement de grade, l’octroi des avantages et récompenses aux agents, l’évaluation des stages probatoires, l’examen des recours administratifs relatifs à la notation et à l’appréciation des agents, les propositions de sanctions disciplinaires de second degré », a-t-il déclaré. 

Au niveau sectoriel, les missions de la commission sont également étendues et ont trait essentiellement à la prévention et au règlement des conflits susceptibles de perturber l’ordre normal des services. « Votre mission est déterminante car elle exige une parfaite connaissance des textes qui régissent la gestion de la carrière des agents de l’État, une grande rigueur dans l’analyse des dossiers soumis, une impartialité sans faille dans l’émission des avis, ainsi qu’un profond respect des principes de rigueur et de justice », a fait savoir le Ministre HOUNKPATIN. 

En prenant la parole au nom des membres, le Secrétaire Général du Ministère, Président de la commission, Dr Ali IMOROU BAH CHABI a remercié le Ministre pour la confiance. Il a également exprimé l’engagement de tous les membres à remplir convenablement la mission dans l’intérêt supérieur des agents et des populations qu’ils sont appelés à servir. 

L’installation de la deuxième mandature de la Commission Administrative Paritaire intervient après les élections professionnelles organisées au niveau du secteur de la santé.

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Réunion du Comité Régional du Projet Swedd+ : Les travaux des Experts lancés


Cotonou, capitale de l’engagement pour l’autonomisation des femmes et des filles, a accueilli le mercredi 2 juillet 2025, la cérémonie officielle de lancement des travaux de la Réunion des Experts du Comité Régional de Pilotage du Projet SWEDD+. Ce rendez-vous stratégique s’inscrit dans le cadre de la 8ᵉ session du Comité Régional, et marque le début d’une nouvelle phase du projet, désormais élargi à de nouveaux pays et de nouveaux défis. 

La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs personnalités éminentes du système régional et international de développement, des représentants d’organisations d’intégration sous-régionale, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des pays membres. 

La série d’allocutions qui a ouvert les travaux a témoigné d’un engagement commun en faveur du renforcement des capacités des filles et femmes dans la région ouest et centre-africaine. 

Madame Eleonora CAVAGNERO, Chargée de projet à la Banque mondiale, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner la transition vers le SWEDD+, mettant en exergue les résultats encourageants du projet initial. 

Dr Richmond TIEMOKO, Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Bénin, a mis l’accent sur l’importance de la synergie entre les acteurs pour relever les défis liés à la santé reproductive, à l’éducation des filles et à leur insertion socio-économique. 

Pour Madame Isabelle BOUKINDA, Représentante de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), le dialogue interrégional est important. Elle a salué l’inclusion croissante des pays de l’Afrique Centrale dans l’initiative. 

Dr Melchior Athanase AISSI, Directeur Général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), a insisté sur le lien essentiel entre santé, éducation et autonomisation économique. Il a encouragé les pays membres à renforcer la coordination entre les ministères sectoriels pour garantir la durabilité des actions. 

Enfin, Madame Maïmouna DIEYE, Ministre de la Famille du Sénégal, a salué les progrès réalisés à l’échelle régionale, tout en appelant à une plus grande mobilisation des États pour inscrire les acquis du SWEDD dans les plans nationaux de développement. 

Prenant la parole pour clore cette séquence inaugurale, Madame Véronique TOGNIFODÉ, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance du Bénin et Vice-présidente du Comité Régional, a souhaité la bienvenue à toutes les délégations. Dans son allocution, elle a présenté le Bénin comme un modèle régional de promotion du capital humain, notamment à travers la mise en œuvre de projets structurants des jeunes filles et des femmes. 

« Le Projet SWEDD est plus qu’un programme : c’est une réponse audacieuse, collective et transformatrice face aux vulnérabilités que vivent encore trop de femmes et de filles en Afrique », a déclaré la Ministre.

Elle a, par ailleurs, salué les résultats obtenus dans le cadre de la phase précédente, tout en appelant à plus d’ambition, d’audace et de coordination pour les années à venir.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Appel à manifestation d’intérêt pour la mise en place du Répertoire des entreprises et Consultants au profit de l’INF au titre de l’année 2025


Dans le cadre de l’exécution du Budget 2025, l’Institut National de la Femme (INF) lance le présent appel à manifestation pour la constitution de son répertoire de Fournisseurs, de Prestataires, de Consultants et d’Entrepreneurs régulièrement installés ou des personnes physiques de compétences avérées pour la mise en œuvre des différents programmes et projets au titre de l’année 2025 et pour ses marchés en dessous du seuil de dispense. 

Les candidats intéressés peuvent obtenir gratuitement le dossier complet de constitution de la liste de candidats potentiels à compter du Lundi 30 juin 2025. Le présent dossier de constitution de la liste de candidats potentiels fait foi et peut aussi être obtenu en version papier ou en version électronique sous format PDF aux candidats intéressés sur simple présentation de ces derniers au Secrétariat Administratif de l’Institut National de la Femme à Avenue Jean-Paul II, Carrefour Direction Générale SONEB 01BP3615 Ganhi-Cotonou Tél : 01 20 21 24 15 / 01 51 07 88 88 Email : inf.contact@presidence.bj de 08h à 12h30 et de 14h à 17h30. 

L’affichage et la réception des candidatures prendront fin le 20 juillet 2025 à 10heures 00 minutes.

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République centrafricaine (RCA) : une personne sur trois en insécurité alimentaire aiguë


Environ 2,2 millions de personnes en République centrafricaine (RCA) – soit une personne sur trois – sont confrontées actuellement à des « niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë », ont indiqué mercredi des agences humanitaires des Nations Unies.

Parmi ces personnes, près de 1,7 million (27% de la population) sont classées en situation de crise (phase 3 de l’IPC) et plus de 480.000 personnes (7% de la population) en insécurité alimentaire d’urgence (phase 4 de l’IPC).

Selon la dernière enquête du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) concernant la période d’avril à août 2025, la population en phase 3 de l’IPC (crise) a connu une légère réduction d’environ 76.000 personnes par rapport à la même période de l’année dernière.

Dans le même temps, la population en phase 4 de l’IPC (urgence) a légèrement augmenté passant de 430.000 à 480.000 personnes.

Insécurité, faible production agricole et chocs économiques

Malgré une légère amélioration de la sécurité alimentaire des populations, 80 zones analysées sur 85 sont classées en situation de crise (phase 3 de l’IPC). Cela démontre que la situation alimentaire reste préoccupante à cause des irrégularités des pluies, l’insécurité lors de la période des cultures, le faible accès aux semences, l’infestation des cultures et la tendance haussière des prix de certaines denrées alimentaire de base.

Le rapport pointe également du doigt les effets des conflits au Soudan et au Soudan du Sud qui poussent un nombre important de populations à se déplacer. Selon les agences humanitaires des Nations Unies, plus de 440.000 personnes continuent de vivre en situation de déplacement avec un accès limité aux moyens de subsistance.

Outre les conflits et l’insécurité, la situation alimentaire reste préoccupante à cause de « la faible production agricole et des chocs économiques ». La production agricole demeure faible en raison de l’insécurité et de irrégularité des pluies dans certaines zones.

Amélioration en vue dès septembre

D’après les résultats de l’évaluation de la campagne agro-pastorale 2024, les rendements sont à la baisse, vu l’accès difficile aux intrants. De plus, les prix des denrées de base demeurent élevés alors que le pouvoir d’achat reste faible. Le prix du carburant est le plus élevé de la région.

Pour l’analyse projetée (septembre 2025 à mars 2026) la situation de la sécurité alimentaire devrait s’améliorer, avec environ 1,83 million de personnes (soit 28 % de la population analysée) projetées en phase 3 de l’IPC ou plus (contre 34 % au cours de la période actuelle).

Cela comprend 287.000 personnes en phase 4 de l’IPC et 1,54 million de personnes en phase 3 de l’IPC. Le document tient compte de « précipitations adéquates » prévues, qui devraient avoir un « impact positif » sur les cultures vivrières et la production animale.  

Distribué par APO Group pour UN News.

République Centrafricaine : Un forum de haut niveau pour l’inclusion économique des déplacés


Le gouvernement centrafricain et les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à apporter des réponses concrètes à la problématique des déplacements forcés de populations, en misant sur l’implication du secteur privé. Un forum de haut niveau s’est tenu les 1er et 2 juillet  2025 à Bangui sous le slogan « Ga Na Bêkou ! » – « Redonner espoir ! ». Son objectif : favoriser des solutions durables à cette crise.

Organisée autour des enjeux du déplacement forcé et du rôle catalyseur du secteur privé, la rencontre a passé en revue les opportunités d’investissement dans les zones de retour, tout en contribuant à la consolidation de la paix par l’inclusion économique.

« Le déplacement forcé n’est pas une fatalité. C’est un défi. Mais nous devons le transformer en opportunité (…) de repenser nos modèles, de bâtir une économie plus inclusive, plus résiliente, plus humaine. M’adressant particulièrement aux représentants du secteur privé, je voudrais vous assurer que ce que nos pays vous offrent, c’est l’opportunité de faire partie d’un nouveau modèle. Un modèle où votre expertise devient motrice d’inclusion », a déclaré le Président Faustin Archange Touadéra, lors de la cérémonie d’ouverture.

La République centrafricaine a été profondément affectée par des crises politico-militaires successives qui ont entraîné le déplacement de plusieurs personnes à l’intérieur du pays et dans les pays voisins. Ce forum intervient donc à un moment crucial pour mobiliser les acteurs économiques autour de la promotion de l’inclusion économique des personnes déplacées de force.

Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire, Mohamed Ag Ayoya a souligné l’importance de créer les conditions favorables au retour des réfugiés. « En République centrafricaine, des centaines de milliers de personnes ont subi les conséquences du déplacement forcé, entraînant la perte de leurs biens, de leurs moyens de subsistance et parfois même de leurs repères sociaux et culturels. Ils sont partis en raison de circonstances indépendantes de leur volonté. Mais aujourd’hui, ils reviennent parce qu’ils croient en un avenir plus sûr et au développement de leur pays. Qu’ils soient déplacés internes ou réfugiés de retour, tous partagent la même aspiration : reconstruire leur vie avec dignité », fait-il valoir.

Le forum a rassemblé des délégations venues du Cameroun, du Tchad, de la République Démocratique du Congo, du Congo et bien entendu de la République centrafricaine, soulignant ainsi la dimension régionale de la solidarité face aux enjeux migratoires et de développement inclusif.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Ouvert aux affaires : le Gabon lance une campagne d’exploration en eaux profondes

Le nouveau ministre du Pétrole et du Gaz du Gabon, S.E. Sosthène NGUEMA NGUEMA, oriente désormais sa stratégie vers l’exploration pétrolière et gazière en eaux profondes, dans le cadre d’efforts visant à lancer de nouveaux projets et à atténuer la baisse de la production en Afrique centrale et de l’Ouest. Alors que 72 % Alors que 72 % du basin sedimentaire du pays restent inexploree et que seulement 28 % ont été développées à ce jour, le pays prévoit de réviser sa législation pétrolière pour introduire de nouveaux incitatifs à l’investissement et à l’exploration en eaux profondes.

En tant que porte-voix du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) salue la stratégie d’investissement ambitieuse mise en œuvre par le ministère du Pétrole. Ces derniers mois, nous avons observé un gouvernement gabonais plus affirmé, notamment à travers sa compagnie pétrolière nationale Gabon Oil, qui a renforcé son rôle dans la gestion et la commercialisation d’actifs existants, comme en témoigne la reprise d’Assala, anciennement détenue par Carlyle. L’orientation vers l’exploration en eaux profondes ouvre désormais de nouvelles perspectives pour les opérateurs étrangers. L’AEC estime que les réformes réglementaires en cours, l’accent mis sur les investissements en eaux profondes et la coopération accrue avec les compagnies pétrolières internationales (IOC) transformeront l’industrie pétrolière et gazière du Gabon, soutiendront une augmentation de la production et permettront de développer un nouveau hub régional pour la distribution de produits raffinés en Afrique centrale. Nous pensons que le Gabon a le potentiel d’atteindre une production proche d’un million de barils par jour.

Avec plus de deux milliards de barils de réserves prouvées de pétrole et un important potentiel gazier, le Gabon vise à maintenir sa production au-dessus de 220 000 barils par jour (b/j) à court et moyen terme. Le virage vers l’exploration en eaux profondes jouera un rôle essentiel dans la réalisation de cet objectif en permettant de nouvelles découvertes à moyen et long terme dans les bassins offshore du pays. La réforme réglementaire est au cœur de cette stratégie d’exploration, avec des améliorations prévues du code pétrolier visant à renforcer la compétitivité des blocs en eaux profondes du Gabon. En 2019, le pays avait adopté un nouveau Code des hydrocarbures, comprenant des modifications des contrats de partage de production (CPP), de la rentabilité de l’État et de la fiscalité, offrant ainsi une voie plus rapide vers la rentabilité pour les opérateurs étrangers. Le nouveau gouvernement souhaite aller encore plus loin, conscient de la concurrence accrue d’autres destinations offshore dans le monde. De futures révisions de ce code devraient stimuler l’investissement, encourager l’exploration en eaux profondes et attirer de nouveaux opérateurs internationaux.

Plusieurs acteurs majeurs sont déjà actifs au Gabon, et les projets en cours témoignent du potentiel de ses blocs offshore. L’entreprise d’exploration et de production BW Energy a, par exemple, signé en 2024 des contrats de partage de production pour les blocs d’exploration Niosi Marin et Guduma Marin, couvrant une période de huit ans avec une option de prolongation de deux ans. BW Energy et son partenaire VAALCO Energy se sont engagés à forer un puits et à lancer une campagne d’acquisition sismique 3D. BW Energy détient également des parts dans la licence Dussafu, qui comprend 14 puits producteurs raccordés à un FPSO via un pipeline de 20 km. Parmi les partenaires de la licence figurent la société publique Gabon Oil Company (GOC) et Panoro Energy. La compagnie indépendante Perenco a foré le puits de découverte Hylia South West début 2024, révélant d’importantes colonnes pétrolifères dans le réservoir Ntchengue Océan. Quant à la société chinoise CNOOC, elle a lancé des forages d’exploration sur les blocs BC-9 et BCD-10 début 2023, sur la base d’un potentiel de ressources récupérables estimé à 1,4 milliard de barils, avec de futures découvertes susceptibles de doubler la production pétrolière du Gabon tout en réduisant les risques liés à l’exploration en eaux profondes. Malgré ces avancées, une grande partie du potentiel en eaux profondes du Gabon reste encore inexplorée, offrant une opportunité stratégique pour les opérateurs actifs et potentiels.

L’augmentation de la production d’hydrocarbures, combinée à de futures découvertes en eaux profondes, devrait soutenir les ambitions du Gabon de devenir un hub pétrolier régional. Stratégiquement situé sur la côte ouest de l’Afrique centrale, le Gabon progresse vers le renforcement de ses capacités de raffinage, de stockage et de distribution de produits pétroliers. Plusieurs projets d’infrastructure témoignent de cette volonté. Notamment, Perenco mène le développement du terminal de GNL de Cap Lopez, avec une première production prévue pour 2026. Situé sur le site du terminal pétrolier existant, ce projet de 2 milliards de dollars comprendra un FLNG (unité flottante de liquéfaction) destiné à valoriser les réserves gazières offshore et à réduire le torchage. Le navire FLNG aura une capacité de production de 700 000 tonnes de GNL et 25 000 tonnes de GPL, avec une capacité de stockage de 137 000 mètres cubes. Ce projet vient compléter l’installation de GPL de Batanga, mise en service en décembre 2023, avec une capacité de production cible de 15 000 tonnes de GPL par an. Au-delà du GNL et du GPL, le Gabon prévoit aussi d’augmenter ses capacités de raffinage, avec l’extension de sa seule raffinerie opérationnelle – SOGARA – dont la capacité passerait de 1,2 à 1,5 million de tonnes de brut. Cette expansion permettrait au pays d’atteindre l’autosuffisance en produits pétroliers raffinés d’ici 2030.

Le ministre et son équipe ont également donné la priorité à l’augmentation des capacités de stockage de produits raffinés dans le pays, visant à passer de 60 à 90 jours de consommation nationale, dans un souci de renforcer la sécurité énergétique et de mettre fin aux pénuries.

« L’exploration et la production en eaux profondes pourraient transformer l’économie gabonaise, avec des découvertes potentielles soutenant le développement d’un nouveau hub pétrolier en Afrique centrale. Grâce à sa campagne d’investissement ambitieuse, à sa volonté de réforme réglementaire et à son engagement avec les compagnies pétrolières internationales, le ministère du Pétrole renforce l’attractivité du Gabon pour les investisseurs étrangers », déclare Verner Ayukegba, vice-président exécutif de l’AEC.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Eswatini : la Banque africaine de développement accorde au gouvernement un prêt de 47,5 millions de dollars pour stimuler la croissance économique


Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé un prêt de 47,5 millions de dollars au royaume d’Eswatini pour soutenir les efforts du gouvernement visant à transformer l’économie, parvenir à une croissance durable, créer des emplois, améliorer la prestation de services et renforcer les moyens de subsistance de la population.

L’appui de la Banque permettra de mettre en œuvre le Programme de renforcement de la résilience économique et de la compétitivité (EERCP), une intervention stratégique qui soutient le Plan national de développement de l’Eswatini (2023-2028).

Il s’agit de la première phase d’un programme de deux ans qui permettra de renforcer les bases économiques de ce pays d’Afrique australe et à favoriser une croissance durable, la reprise économique et des moyens de subsistance durables pour la population, tout en répondant aux pressions budgétaires croissantes liées à la baisse des recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) et aux soubresauts économiques.

« Cette opération intervient à un moment critique pour Eswatini, alors que le pays traverse une conjoncture économique difficile tout en mettant en œuvre des réformes ambitieuses », a déclaré Moono Mupotola, directrice générale adjointe pour l’Afrique australe de la Banque africaine de développement. « Notre soutien aidera Eswatini à renforcer sa résilience budgétaire tout en créant un environnement propice à une croissance tirée par le secteur privé, susceptible de générer des emplois pour les jeunes et les femmes », a-t-elle ajouté.

L’économie d’Eswatini est confrontée à d’importants obstacles : la croissance du PIB est passée de 5 % en 2023 à environ 3,6 % en 2024, principalement en raison de l’impact des sécheresses extrêmes sur la production agricole. Le déficit budgétaire s’est creusé, passant de 1,5 % en 2023 à environ 1,7 % en 2024, en raison de la sous-performance des recettes douanières et de la pression accrue sur les dépenses publiques.

Avec un taux de chômage des jeunes atteignant 48,7 % et un taux de chômage national de 35,4 %, Eswatini a un besoin urgent de réformes structurelles pour libérer le potentiel de son secteur privé et créer des opportunités pour sa population majoritairement jeune.

Le programme se concentre sur deux piliers complémentaires : l’approfondissement des réformes de la gestion budgétaire et des finances publiques, et le renforcement de la compétitivité afin de promouvoir une croissance verte, inclusive et tirée par le secteur privé.

Le programme s’appuie sur les succès de la Banque africaine de développement en Eswatini, notamment le Programme d’appui à la relance économique et à la croissance inclusive, ainsi que sur l’assistance technique continue apportée aux réformes des entreprises publiques, à la passation des marchés et à la mise en œuvre de la politique de genre.

Le Programme de renforcement de la résilience économique et de la compétitivité met l’accent sur la promotion d’une croissance inclusive et de l’égalité des genres et la durabilité environnementale.

Le programme devrait apporter des améliorations mesurables en réduisant les arriérés domestiques, en augmentant la croissance du secteur privé dans le PIB, en stimulant la part des énergies renouvelables et en améliorant les scores de l’Évaluation des politiques et des institutions des pays (https://apo-opa.co/44KEUgw) en matière de politique budgétaire et d’inclusion sociale. L’Évaluation des politiques et des institutions des pays de la Banque africaine de développement est un outil de diagnostic qui évalue, tous les deux ans, la qualité des politiques et la performance des cadres institutionnels des 54 pays africains.

Le Programme de renforcement de la résilience économique et de la compétitivité a été élaboré en étroite collaboration avec la Banque mondiale, qui fournit un financement complémentaire.

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Emeka Anuforo
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République Démocratique du Congo (RDC) : dans les mines d’or à Lomera, au Sud-Kivu, une épidémie de choléra se propage


Début mai, Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une intervention d’urgence pour faire face à une épidémie de choléra à Lomera, en République Démocratique du Congo (RDC). La découverte d’or dans le village a provoqué un afflux massif de population qui combiné à un grave déficit d’infrastructures d’hygiène a largement contribué à la propagation rapide de la maladie. Plus de 8 000 personnes ont été vaccinées et plus de 600 patients pris en charge. Les équipes de MSF se sont mobilisées sans relâche pour soigner les malades et améliorer l’accès à l’eau potable.  

Jusqu’à récemment, Lomera était un petit village au bord du lac Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC). En décembre dernier, tout a changé du jour au lendemain lorsque de l’or a été découvert dans les collines environnantes. L’insécurité économique aggravée par les affrontements entre le groupe armé M23/AFC, l’armée congolaise (FARDC) et leurs alliés de la milice Wazalendo, a fait de Lomera un point de convergence pour des milliers de personnes venues chercher du travail et espérer un gain financier. 

Le choléra est une maladie endémique dans cette région de la RDC, le lac Kivu étant contaminé par la bactérie. Toutefois, une épidémie d’une telle ampleur reste exceptionnelle. À Lomera, les 13 premiers cas ont été signalés le 20 avril. En l’espace de deux semaines, ce nombre a augmenté de plus de 700 %, atteignant 109 cas — un chiffre probablement sous-estimé. Aujourd’hui, Lomera concentre à elle seule 95 % des cas de choléra enregistrés dans la zone de santé de Katana, qui compte plus de 275 000 habitants.  

En quelques mois, la population de Lomera est passée de 1 500 à plus de 12 000 habitants. Chaque jour, de nouveaux arrivants s’entassent dans des abris déjà surpeuplés—parfois jusqu’à 20 personnes vivent dans le même espace. « Nous vivons dans des conditions très difficiles, nous faisons ce que nous pouvons pour survivre », explique Chiza Blonza, 45 ans, qui a quitté sa ferme à Walungu (à environ 90 kilomètres de Lomera) pour venir travailler dans les mines.

« Tous les facteurs propices à une flambée de cas de choléra sont réunis ici », constate Matilde Cilley, référente médicale du projet pour MSF. « On observe une surpopulation extrême, le manque alarmant d’eau potable, la défécation à ciel ouvert sur les collines, et une absence totale de gestion des déchets. »  

MSF a été la principale organisation internationale à intervenir, lançant une réponse d’urgence dès le 9 mai. En seulement quatre jours, plus de 8 000 personnes ont été vaccinées — mais, faute de doses suffisantes, une seule injection a pu être administrée, au lieu des deux recommandées. Parallèlement, plus de 600 patients, dont beaucoup dans un état critique, ont été pris en charge dans une Unité de Traitement du Choléra (UTC), une structure temporaire de 20 lits mise en place par MSF.  

« La grande majorité de nos patients travaillent dans les mines, où ils utilisent l’eau contaminée du lac pour extraire l’or de la terre, ce qui les expose directement à la bactérie », explique le Dr Théophile Amani, médecin de MSF à Lomera. « Le travail physique intense, combiné à une forte consommation d’alcool, fait que beaucoup arrivent déjà déshydratés, même avant d’être infectés. »

Les équipes de MSF ont également installé une station de traitement et de distribution d’eau au bord du lac, fournissant environ 60 000 litres d’eau potable par jour. 100 latrines ainsi que 25 points de lavage des mains supervisés par des promoteurs de la santé, ont été mis en place dans le campement. « Sans investissements conséquents dans les infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène, des flambées comme celle-ci risquent de se répéter régulièrement », alerte Muriel Boursier, cheffe de mission MSF à Bukavu. « Actuellement, le puits le plus proche se trouve à trois kilomètres. Les partenaires internationaux et les autorités locales doivent se mobiliser pour mettre en place des solutions durables. »  

Compte tenu du flux constant de personnes arrivant et repartant, de nouvelles livraisons de vaccins sont également indispensables pour protéger la population. « Le Sud-Kivu—et l’est de la RDC en général—fait face à d’énormes défis logistiques pour acheminer les fournitures médicales essentielles, y compris vaccins, médicaments et équipements, là où elles sont le plus nécessaires », explique Muriel Boursier, cheffe de mission MSF à Bukavu. « Si l’insécurité a indéniablement un impact, la fermeture des aéroports de Bukavu et Goma a eu des conséquences encore plus lourdes, entravant considérablement l’acheminement de l’aide vitale. Par ailleurs, les réductions du financement humanitaire international limitent la disponibilité des fournitures médicales et leur distribution sur l’ensemble du territoire. »  

La lutte contre les épidémies de choléra reste une priorité pour MSF en RDC. En 2024, les équipes médicales ont traité plus de 15 000 cas de choléra à travers le pays, en collaboration avec les autorités sanitaires locales et les communautés. 

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