Bunia : des étudiants formés sur les mécanismes de dénonciation des violences sexuelles

Source: Africa Press Organisation – French

Face à la persistance des violences sexuelles et basées sur le genre en Ituri, la Police de la MONUSCO (UNPOL), en collaboration avec la Police nationale congolaise (PNC), multiplie les actions de prévention auprès des communautés. Le vendredi 7 août 2026, une séance de sensibilisation a réuni 34 étudiants de l’Université de Bunia, dont 11 jeunes femmes, dans le but de renforcer leurs connaissances sur leurs droits et sur les mécanismes de dénonciation des violences sexuelles.

Pour les organisateurs, l’information demeure un outil essentiel de prévention. En encourageant les victimes et les témoins à signaler les abus, les activités de sensibilisation contribuent à lutter contre l’impunité et à protéger les personnes les plus vulnérables.

Briser le silence

Dans les établissements d’enseignement supérieur comme dans les écoles, les violences sexuelles restent une préoccupation majeure. Pourtant, le sujet demeure souvent difficile à aborder en raison de la peur, de la stigmatisation ou des rapports de pouvoir qui découragent les victimes à dénoncer les abus.

Au cours des échanges avec les étudiants, les sensibilisateurs ont particulièrement insisté sur les pratiques de harcèlement sexuel liées à l’obtention de faveurs académiques, communément désignées sous l’expression de « points sexuellement transmissibles ». Selon eux, cette réalité affecte principalement les jeunes filles et compromet leur épanouissement, l’intégrité académique ainsi que l’avenir professionnel des étudiants.

« Il y a beaucoup d’autorités qui profitent de la naïveté de certaines étudiantes pour obtenir des faveurs de nature sexuelle. Ils échangent des points contre des relations sexuelles », fait savoir Grâce Balume, commissaire adjointe de la Police nationale congolaise chargée de la prévention des violences sexuelles.

Les participants à la sensibilisation ont également été informés sur les procédures de signalement et l’accompagnement disponible pour les victimes, afin de les encourager à rompre le silence.

La famille, premier rempart

Pour plusieurs étudiants présents à cette rencontre, la lutte contre les violences sexuelles doit dépasser le cadre universitaire. Sarah Avuti, étudiante à la Faculté de droit de l’Université de Bunia, estime que la prévention doit commencer au sein même des familles.

« C’est quelque chose que moi, j’ai vu et j’ai compris : les violences basées sur le genre commencent dès la maison. Alors, en plus de nous sensibiliser, nous les étudiants, je pense qu’il serait mieux de sensibiliser aussi les parents », explique-t-elle.

Malgré Ebola, la sensibilisation se poursuit

Au-delà des universités, les équipes spécialisées d’UNPOL et de la PNC poursuivent régulièrement des campagnes de sensibilisation dans les quartiers, les marchés et d’autres espaces publics de Bunia.

Ces activités sont menées notamment par la Cellule SPT/Genre (Specialized Police Team/Genre) de la Police de la MONUSCO et par l’Escadron de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles (EPEPVES) de la PNC. Toutefois, le contexte actuel marqué par l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri constitue un défi supplémentaire pour les acteurs engagés dans la prévention.

« Avant l’épidémie d’Ebola, nous organisions beaucoup de sensibilisations de parents, enfants, enseignants et étudiants au danger des violences sexuelles et basées sur le genre. Le message envoyé aux parents était : prenez vos responsabilités, envoyez vos enfants à l’école, évitez de les laisser errer à longueur de journée, pour ne pas en faire des proies faciles pour les prédateurs sexuels. Depuis Ebola, les sensibilisations ont quelque peu diminué. Toutefois, nous avons rencontré les bourgmestres des communes de Shari, Nyakasanza et Mbunya afin de planifier de nouvelles activités en formats réduits, adaptées au contexte actuel », explique une membre de la Cellule SPT/Genre de la Police de la MONUSCO à Bunia.

Un engagement collectif nécessaire

Pour les acteurs de la prévention, briser le silence et encourager la dénonciation des abus demeurent essentiels dans la lutte contre ce phénomène. Un combat qui concerne tous les espaces de la société : les écoles, les universités, les lieux de travail, les marchés, mais aussi les familles.

À travers ces initiatives, la PNC et UNPOL réaffirment leur engagement à prévenir les violences sexuelles et basées sur le genre et à renforcer la protection des communautés en Ituri.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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In Mali, reducing the time spent on unpaid domestic work is creating more opportunities for women and girls

Source: APO

For many women in Mali, time is a scarce resource. Between household chores, meal preparation, food processing, and caring for children, older people, or sick family members, a large part of each day is devoted to essential but unpaid work. These are hours that cannot be spent on education, income-generating activities, or participation in public life.

In Sicoro-Sourakabougou, a community in the District of Bamako, this reality is beginning to change. Thanks to solar-powered millet mills, women spend less time processing cereals, one of the most demanding tasks in their daily lives. Combined with training in cooperative management, food processing, and equipment maintenance, these investments are enabling women to expand their economic activities, strengthen their autonomy, and participate more actively in community life, particularly through the community health centre.

“I used to process food products and nothing more. Through this training, I learned and understood how to sell my products profitably. Now, I can set my own prices and pay my employees. I would like every woman to be able to earn an income from her own work. My goal is to train many more women in food processing, good hygiene practices, and achieving food self-sufficiency,” said Ms. Galédou Ina Kéïta, a training beneficiary and restaurant owner in Koulouba, a neighborhood of Bamako.

This change reflects a broader national reality. According to Mali’s National Observatory for the Demographic Dividend (ONDD), unpaid domestic and care work was valued at CFAF 3.78 trillion in 2022, equivalent to 23.9 percent of the country’s GDP. Women perform the vast majority of this work, with their contribution estimated at CFAF 3.09 trillion, compared with 5.5 percent of GDP for men. Women spend nearly four times more time than men on unpaid domestic and care work. In Bamako, women devote an average of 4.92 hours per day to these responsibilities, compared with just 0.69 hours for men.

For a long time, care work was considered a private responsibility. Today, it is increasingly recognized as a driver of sustainable development. When it falls almost exclusively on women, it limits their economic empowerment and deepens inequalities. The impacts of climate change further increase this burden, while investments in care infrastructure, services, and policies can simultaneously improve household well-being, promote women’s economic inclusion, and strengthen community resilience.

To address this challenge, UN Women works with local governments, technical services, civil society organizations, and community leaders to integrate care work into local planning and budgeting processes. A pilot initiative has already helped strengthen the integration of sustainable care solutions and climate action into the Economic, Social and Cultural Development Plan of Commune VI in Bamako. According to Hamadou Yalcouyé, Director General of the Regional Development Agency (ADR) of Bamako, “Making unpaid domestic and care work a priority in local policies and budgets means investing directly in gender equality, women’s economic empowerment, and the resilience of local communities.”At the heart of this approach is the 3R framework: Recognize, Reduce and Redistribute unpaid domestic and care work. By making care work a public policy priority, local authorities have a concrete tool to advance gender equality, accelerate women’s economic empowerment, and build more resilient communities.

This momentum is aligned with reforms underway at the national level. In 2024, Mali adopted a roadmap on unpaid care and domestic work and established a committee to oversee its implementation. UN Women is also supporting the Government in strengthening the integration of gender considerations into climate policies, including through the country’s Nationally Determined Contribution (NDC 3.0).

In Sicoro-Sourakabougou, the hours saved represent far more than time gained. They create greater opportunities for women to engage in economic activities, participate in community life, and build a future where care work is recognized as a driver of gender equality, local development, and climate action.

Distributed by APO Group on behalf of UN Women – Africa.

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WPC-African Energy Week (AEW) Date Clash: Is Riyadh Playing Fair With Africa? (By Ajong Mbapndah L)

Source: APO – Report:

By Ajong Mbapndah L

African Energy Week has grown from an ambitious continental initiative into a powerful movement connecting governments, investors, national oil companies and global energy players around Africa’s development priorities. With its October 12–16, 2026 dates known well in advance, WPC Energy’s decision to reschedule its Riyadh Congress for October 11–15 raises uncomfortable questions about fairness, respect and whether Africa is still expected to accommodate decisions made elsewhere.

African energy leaders have every reason to ask a simple but uncomfortable question: why would one of the world’s biggest energy gatherings reschedule its 2026 congress into almost exactly the same window as African Energy Week when the Cape Town dates had long been known across the industry?

The 25th WPC Energy Congress will take place in Riyadh from October 11–15, 2026, while African Energy Week (AEW): Invest in African Energies runs in Cape Town from October 12–16. For four crucial days, the two gatherings will compete for many of the same ministers, national oil company executives, international oil companies, financiers, service companies, investors and media.

Calling that merely an unfortunate scheduling coincidence understates both the practical consequences and the message the decision inevitably sends to an African energy industry increasingly determined not to be treated as an afterthought.

AEW is not an obscure conference that unexpectedly appeared on an overcrowded international calendar. Its October 12–16 dates had already been communicated publicly in 2025 and continued to be promoted thereafter as the established dates for the next edition, giving governments, companies, sponsors and investors ample notice to organise their participation.

In energy circles, major conferences do not simply materialise a few weeks before opening day. Ministers block calendars, companies allocate sponsorship budgets, exhibitors reserve space, executives plan travel and governments prepare investment roadshows months in advance, which is why the suggestion that AEW’s dates could somehow have escaped attention is difficult to reconcile with how this industry operates.

This is especially true because of what African Energy Week has become. What the African Energy Chamber (AEC) has built in barely half a decade is not simply another annual conference but one of the strongest platforms yet created for Africans to articulate their own energy priorities, engage investors directly and challenge a global conversation that has too often spoken about Africa rather than with Africa.

AEW began in 2021 with roughly 1,700 delegates and rapidly expanded into a gathering attracting thousands of ministers, government officials, national oil companies, independent producers, international majors, financiers and service providers. The 2026 edition is positioning itself as another major step forward, reflecting the momentum the Chamber has built around investment, project development, dealmaking and African energy sovereignty.

Organisers are projecting more than 9,000 attendees, over 300 ministers and VIPs, more than 400 speakers and upwards of 1,500 companies for 2026. Those are not the numbers of a marginal regional conference but of an increasingly influential international energy marketplace built in Africa around African opportunities.

That growth matters because AEW has always carried a clear proposition: Africa’s energy choices must reflect Africa’s development realities. The continent cannot be expected to approach the transition from the same starting point as countries that industrialised using abundant fossil fuels and now enjoy universal or near-universal electricity access, sophisticated transport networks and mature economies.

African policymakers are wrestling with a different equation involving energy poverty, industrialisation, employment, population growth, food security and the enormous capital requirements needed to build modern economies. AEW has consistently provided them with a platform to say that oil and gas, alongside renewables, nuclear, hydropower, critical minerals and emerging technologies, must remain part of an African transition shaped by African needs.

The event has also moved far beyond speeches and ceremonial panels. Through investment forums, deal rooms, farmout discussions, NOC-IOC engagement, local-content programmes and financing conversations, AEW has increasingly sought to put licence holders and project developers face-to-face with investors capable of turning opportunities into producing assets and functioning infrastructure.

That emphasis is vital because Africa does not simply need another global conversation about energy. It needs exploration capital, pipelines, gas-processing facilities, refineries, power plants, transmission networks, renewable projects, industrial infrastructure and financing mechanisms capable of supporting them.

The African Petroleum Producers Organization’s growing role in the wider continental energy conversation, together with efforts surrounding African financing mechanisms, adds another strategic layer. African producers increasingly recognise that sovereignty over resources means little if every major project remains dependent on financing institutions outside the continent whose policies may not align with African development priorities.

AEW has become one of the places where that new confidence is expressed, and this is precisely why the Riyadh scheduling decision has landed so badly. Africa is no longer simply grateful to be invited into global energy conversations; it is building its own tables, filling its own rooms and increasingly attracting the same ministers, executives and investors sought by the traditional power centres of the industry.

WPC Energy is itself an important global institution and nobody needs to diminish its standing to recognise the problem. Precisely because it understands the importance of ministerial and CEO participation, WPC should also understand what happens when a congress is placed across the dates of another major gathering.

A petroleum minister cannot be in Cape Town and Riyadh simultaneously, an NOC chief cannot spend the same afternoon negotiating investment partnerships at AEW and participating in WPC sessions thousands of kilometres away, and companies with limited executive teams cannot pretend geography does not exist.

That raises an obvious question African stakeholders are entitled to ask: would the same decision have been taken so readily if the event affected were ADIPEC, CERAWeek or Gastech? Would a congress seeking many of the same ministers, CEOs and sponsors knowingly move directly over one of those dates and simply expect the organisers to absorb the consequences?

If such a collision would demand careful consultation elsewhere, Africa deserves to know why Cape Town appears different. Africa is not asking for the international calendar to be cleared every time it hosts an event, but there is an enormous difference between unavoidable congestion and moving a heavyweight gathering onto dates already occupied by a fast-growing continental platform.

The optics are made worse by the fact that cooperation, rather than confrontation, has existed before. In 2022, the African Energy Chamber and World Petroleum Council Canada signed a memorandum of understanding under which they agreed to support and promote each other’s conferences, including African Energy Week and the 2023 World Petroleum Congress, while cooperating on delegates, exhibitors, partners, webinars and industry dialogue.

That history makes the present collision more difficult to understand. Institutions connected to the WPC family understood enough about AEW’s importance to work with the AEC, promote each other’s platforms and encourage participation, so African stakeholders are justified in wondering how cooperation evolved into a calendar arrangement that now puts the two gatherings in direct competition.

WPC also has a significant history with Africa itself. Johannesburg hosted the 18th World Petroleum Congress in 2005, the first WPC Congress held on the continent, meaning Africa is hardly unfamiliar territory to the organisation and African petroleum institutions are certainly not strangers to the WPC ecosystem.

The African Energy Chamber itself has been reluctant to publicly turn the situation into a confrontation despite being approached about the issue. That restraint is noteworthy because an organisation that has rarely been shy about defending African energy interests could easily have escalated the dispute, yet its reluctance to comment should not be mistaken for an absence of concern across the wider industry.

The silence may actually make the questions louder. When an organisation built around forceful advocacy for African investment chooses caution, others will inevitably look more closely at what the scheduling decision means and why it happened.

Nigeria Faces an Uncomfortable Leadership Test

The scheduling collision becomes even more consequential when Nigeria enters the picture. As a continental economic heavyweight, one of Africa’s leading oil and gas producers and home to one of its deepest pools of indigenous energy companies, Nigeria’s voice carries enormous weight in determining how Africa positions itself in the rapidly changing global energy order.

Nigeria is not simply another producer attending conferences in Cape Town and Riyadh. It is the country chosen to host the Africa Energy Bank in Abuja, an institution conceived by the African Petroleum Producers Organization and Afreximbank to help close the financing gap facing African energy projects.

That gives Abuja a particular responsibility in debates about African energy sovereignty. The Africa Energy Bank represents precisely the kind of institutional independence that AEW has championed: African capital mobilised to support African projects at a time when traditional international financiers have become increasingly reluctant to fund oil and gas development on the continent.

Nigeria is also home to perhaps the most dramatic symbol of Africa’s changing energy ambitions in Aliko Dangote and his refinery complex. The significance of what Dangote is building goes well beyond one businessman, one company or one refinery, particularly as his industrial interests continue expanding their footprint across Africa.

The Dangote Refinery challenges a decades-old African model in which crude is exported, value is created elsewhere and expensive refined products are imported back into the continent. It represents a different proposition: African resources processed on African soil, creating African industrial capacity and allowing a greater share of the value chain to remain on the continent.

Nigeria consequently sits at the intersection of almost every major argument AEW has been making about Africa’s energy future: indigenous ownership, local processing, energy security, African financing, domestic gas development, investment reform and the transformation of natural resources into industrial capacity rather than merely export revenues.

Its relationship with African Energy Week has also been deep and highly visible. Successive Nigerian government officials, regulators and corporate leaders have used AEW to promote investment opportunities, explain reforms and engage international capital, while Nigerian companies have maintained substantial presences through choice exhibition spaces, speaking engagements, panels, sponsorships and dealmaking.

That engagement has continued under President Bola Tinubu’s administration. Presidential Special Adviser on Energy Olu Verheijen has become a prominent voice around the gathering, while Minister of State for Petroleum Resources Heineken Lokpobiri and other senior Nigerian officials have used AEW to promote the country’s investment reforms and energy opportunities.

The Nigerian corporate contingent announced for 2026 is equally formidable. Oando Group Chief Executive Adewale Tinubu is among the high-profile industry leaders expected, alongside executives from some of Nigeria’s most important indigenous operators and international companies active in the country’s upstream sector.

Renaissance Africa Energy Company is participating as a Gold Sponsor and is expected to showcase a growth strategy involving a $15 billion investment drive following its acquisition of major former Shell onshore assets. Its presence embodies exactly the kind of African corporate transformation that AEW was created to showcase.

Dr. Nosa Omorodion, SLB’s Country Director for Nigeria, is also due to receive AEW’s Lifetime Achievement Award recognising more than three decades of contributions to technology, local content, production optimisation and human-capital development. Taken together, the Nigerian presence makes Cape Town one of the most significant international showcases of Nigeria’s changing energy industry outside Nigeria itself.

That is why Nigeria now finds itself in an unusually uncomfortable position. On October 11, one day before AEW begins, Nigeria will join Saudi Arabia and Italy as a co-host of the 17th International Energy Forum Ministerial Meeting in Riyadh, a gathering bringing together energy ministers, industry leaders and international organisations to discuss energy security, market stability, investment and the future of global energy.

There is nothing inherently contradictory about Nigeria participating in both. Indeed, a country of Nigeria’s importance should be represented at every serious table where the future of global energy is being discussed, and its role as an IEF17 co-host is itself recognition of Abuja’s international standing.

The problem is what happens immediately afterwards. WPC begins its principal programme in Riyadh on October 12, the same day AEW opens in Cape Town, potentially turning Nigeria’s legitimate global leadership role into a difficult balancing act between an international gathering it is helping co-host and an African platform it has spent years helping build.

That puts Abuja in a position it did not create alone, but one from which legitimate leadership questions arise. Did Nigerian authorities, particularly at ministerial and senior government level, raise concerns about the scheduling conflict when Riyadh’s plans were being assembled?

Given Nigeria’s role as an IEF17 co-host and its considerable diplomatic weight in global petroleum affairs, did Abuja caution its partners about the consequences of placing the wider Riyadh programme directly against African Energy Week? Did policymakers weigh the African optics of appearing to prioritise a foreign gathering over a platform that Nigerian officials and companies have helped establish as one of the unmistakable symbols of Africa’s energy renaissance?

Could Nigeria have used its influence behind the scenes to encourage coordination before the clash became unavoidable? These are questions, not accusations, and there is no public evidence establishing what conversations may have occurred privately between Abuja, Riyadh, the IEF, WPC Energy or AEW organisers.

Nigeria should therefore not be condemned for diplomacy whose details are not publicly known, but leadership is judged partly by the signals it sends, particularly when competing interests collide. Nigeria’s position means it cannot comfortably treat this as somebody else’s scheduling dispute.

At moments like this, the continental giant cannot afford to send mixed signals about where it stands on Africa’s energy fortunes and future. This does not mean Nigeria should boycott Riyadh, retreat from international engagement or choose Cape Town against the rest of the world; such an approach would be unrealistic and counterproductive.

The stronger expression of Nigerian leadership would be to demonstrate that global engagement and African solidarity are complementary rather than competing obligations. Abuja can play an important role in Riyadh while making unmistakably clear through senior representation, corporate participation and diplomatic engagement that AEW remains a strategic African platform worthy of support.

That distinction matters because other African governments will be watching. If Nigeria, host of the Africa Energy Bank and home to some of the continent’s most ambitious indigenous energy companies, appears indifferent when an African platform is placed under avoidable competitive pressure, smaller producers may reasonably wonder who will defend African institutions when their interests collide with larger global powers.

Nigeria’s strength creates expectations. It has the market, population, diplomatic reach, petroleum industry, corporate champions and increasingly the refining capacity to provide leadership far beyond its borders, and that leadership becomes most valuable precisely when Africa’s interests require a clear voice.

Geopolitics Makes the Timing Even More Significant

The dispute cannot be separated from geopolitics. Energy security has again become inseparable from national security, with instability around major producing regions and strategic shipping routes reminding governments how quickly global supply assumptions can change.

The Red Sea, Strait of Hormuz and wider Middle East remain central to global energy flows, while competition among the United States, China, Europe, Russia, Gulf powers and emerging economies increasingly encompasses oil and gas, LNG, critical minerals, technology, infrastructure and control of strategic supply chains.

That geopolitical environment should make African energy more strategically important, not less. West Africa’s Atlantic Basin resources, new discoveries in Namibia, established producers such as Nigeria and Angola, major gas developments from Senegal and Mauritania to Mozambique, and expanding refining capacity strengthen the argument that diversified African supply can contribute meaningfully to global energy security.

Africa should therefore not be treated as a secondary room in the global energy house just when geopolitics is demonstrating the value of diversification. When traditional supply corridors are threatened, the world suddenly remembers the strategic importance of African barrels and African gas, yet African producers have every right to ask whether that importance is reflected in the way their institutions and platforms are treated when crises subside.

This is where the sense of disrespect becomes larger than a conference calendar. Africans have spent decades watching outside actors arrive when resources are required, disappear when development financing is needed, return with prescriptions about what the continent should stop producing and then rediscover African hydrocarbons whenever geopolitical shocks make alternative supplies attractive.

Africa does not want to remain the continent whose resources are strategically important but whose priorities are negotiable, whose minerals are indispensable but whose industrialisation can wait, and whose conferences matter only until a larger institution decides it wants the same week.

The frustrations are not invented. Angola’s withdrawal from OPEC in 2023 after disagreements over production quotas became one of the clearest recent examples of an African producer deciding that participation in an established international institution was no longer worthwhile if its national interests could not be adequately accommodated.

Whether one agreed with Luanda’s decision or not, the lesson was unmistakable: African governments are increasingly willing to defend national interests when established structures no longer appear responsive to them. That same confidence is visible in calls for greater local refining, stronger African financial institutions, more assertive national oil companies and greater domestic value addition.

The Dangote Refinery is perhaps the most visible symbol of this change. For generations, one of Africa’s largest crude producers exported its oil while importing huge volumes of refined products, but the rise of massive domestic refining capacity represents a broader continental ambition to stop exporting resources in their least valuable form and importing the value-added products back at a premium.

AEW sits squarely within this changing African mindset. It argues that the continent should produce more where sensible, process more at home, finance more of its own projects, negotiate harder with international partners and ensure that energy development produces electricity, jobs, infrastructure and industrial capacity for Africans.

That is why the event has become something larger than its organiser. The African Energy Chamber may provide the machinery, but the movement around AEW increasingly reflects frustrations and ambitions shared across governments, NOCs, indigenous companies and a generation of African energy professionals tired of being told that their continent must remain permanently accommodating.

From Cape Town to Caracas: The Chamber’s Reach Is Expanding

The Chamber’s response to the scheduling controversy has not been to retreat into a defensive continental posture. Its recent activities demonstrate almost the opposite: an increasingly ambitious effort to connect African energy interests with governments, investors and markets far beyond the continent.

That international outreach has been particularly visible in Venezuela. The AEC has developed a structured relationship with Caracas involving investment promotion, technical cooperation, capacity building and engagement across the hydrocarbon value chain, including high-level dialogue with Venezuela’s Acting President Delcy Rodríguez, petroleum authorities and executives of state-owned PDVSA.

The relationship progressed from high-level engagements earlier in 2026 into another AEC working mission to Caracas from August 3–5. The Chamber’s return to Venezuela, coupled with its involvement in international efforts promoting Venezuela’s energy investment opportunities, illustrates an organisation increasingly capable of carrying African energy diplomacy beyond traditional Western and Gulf centres.

The symbolism is difficult to miss. An organisation established to advance African energy interests is now engaging at senior political and industry levels in the country possessing the world’s largest proven oil reserves, building bridges between African producers and one of Latin America’s most consequential petroleum states.

That growing relationship also reflects a wider South-South strategy. Cooperation between the AEC and Venezuelan institutions has involved links with APPO and discussions around investment, technology transfer, workforce development, gas commercialisation and opportunities for African operators, extending the Chamber’s reach from African advocacy into international energy diplomacy.

The Chamber has simultaneously been strengthening relationships elsewhere. Its engagement with Mozambique’s national oil company ENH, for example, has focused on investment, local content and private-sector participation as Mozambique advances a gas industry anchored by more than $50 billion in major LNG developments.

These engagements reveal something important about the movement behind AEW. The Chamber is not arguing that Africa should isolate itself from global energy markets or replace dependence on one bloc with dependence on another; it is seeking to broaden Africa’s partnerships and give African companies, governments and institutions more options.

That is precisely what energy sovereignty should mean in an increasingly multipolar world. Africa should be able to engage Riyadh, Caracas, Houston, London, Beijing, Moscow, Abu Dhabi and every other serious energy centre while maintaining strong institutions of its own.

The Chamber’s growing international appeal consequently makes the WPC scheduling clash even more puzzling. AEW is not a retreat from global engagement; it is Africa’s contribution to it.

AEW Pushes Ahead With Growing Confidence

If the scheduling controversy was expected to unsettle African Energy Week, there is little outward evidence that it has done so. Preparations in Cape Town are proceeding at full speed, with the Chamber continuing to announce ministers, government officials, global executives, indigenous operators, sponsors and investors for October.

Nigeria’s announced participation alone underlines that confidence, while representation from across the continent and beyond continues to expand. AEW’s strategy appears to be less about engaging in a public war of words with WPC and more about demonstrating through participation, investment announcements and partnerships that the platform has developed enough institutional weight to withstand competition.

The Chamber’s reluctance to publicly escalate the scheduling dispute is notable in this context. An organisation known for forceful advocacy on African energy matters has chosen not to turn the issue into an open institutional confrontation, but its restraint should not be interpreted as weakness or evidence that the clash is inconsequential.

Its activities suggest an organisation looking well beyond Cape Town. The AEC has been pursuing engagements across Africa and internationally, from Mozambique and other emerging African energy markets to Venezuela and global investment centres, reflecting an increasingly broad strategy for connecting African energy interests with capital, technology and partnerships wherever opportunities emerge.

That strategy becomes increasingly relevant as geopolitics reshapes energy flows. Africa enters this environment with resources everyone wants: major oil and gas reserves, extraordinary renewable potential, critical minerals required for the technologies driving the energy transition and one of the world’s largest future sources of energy demand.

The continent therefore has leverage, but resources alone do not automatically translate into power. Power comes when countries coordinate, institutions mature, capital is mobilised, resources are processed locally and African governments negotiate from a clearer understanding of their collective strategic value.

That is the deeper significance of African Energy Week and why the WPC scheduling conflict matters. AEW represents part of Africa’s effort to build the institutional infrastructure required to convert resources into influence.

Nigeria is central to whether that effort succeeds. Abuja’s hosting of the Africa Energy Bank, the rise of indigenous companies such as Oando, Renaissance Africa Energy and Heirs Energies, the scale of the Dangote industrial project and the government’s efforts to attract new upstream investment make the country an indispensable pillar of Africa’s emerging energy architecture.

The scheduling collision consequently presents Nigeria with something larger than a diary problem. It is a test of how Africa’s most consequential energy powers navigate a world in which they want strong relationships with Riyadh, Washington, London, Abu Dhabi, Beijing, Caracas and other global centres while simultaneously strengthening institutions created to advance African priorities.

There should be no contradiction between the two, provided international partnerships respect Africa’s institutions rather than weaken them. That principle returns the debate to WPC and the question of whether the same scheduling approach would have been considered acceptable if the affected gathering were ADIPEC, CERAWeek, Gastech or another event whose importance to the international energy calendar nobody questions.

If the answer is doubtful, Africans are justified in asking why AEW was apparently expected to absorb the collision. Africa has reached a stage where being strategically valuable while institutionally disregarded is no longer acceptable.

Its resources cannot be indispensable during geopolitical crises while its platforms become expendable when calendars are drawn up, and its governments cannot be courted for barrels, gas and minerals while the institutions they are building receive a lesser standard of consideration.

Riyadh has every right to host a major global energy gathering. Saudi Arabia has enormous influence in petroleum markets, world-class infrastructure and legitimate ambitions to convene policymakers and industry leaders around questions that will shape the future of energy.

Cape Town has exactly the same right to host Africa’s flagship gathering without having its dates treated as expendable. An equitable global energy system cannot mean that established centres automatically receive priority while emerging African platforms are expected to absorb disruption.

WPC’s own 2026 theme, “Pathways to an Energy Future for All,” emphasises inclusion and shared participation, yet inclusion cannot remain an attractive slogan printed across conference materials while practical decisions place one of Africa’s most important energy gatherings at a competitive disadvantage.

An energy future “for all” must include respect for the platforms Africans have built for themselves. It cannot require African ministers to choose between pitching investment opportunities in Cape Town and attending discussions in Riyadh, nor should African companies have to decide whether scarce marketing and travel budgets should follow continental priorities or global prestige.

AEW has earned its place on the international calendar. The Chamber has built momentum around it, African governments have given it political credibility, companies have brought investment propositions to it and international partners have recognised its growing significance.

That is precisely why the WPC scheduling decision deserves scrutiny rather than polite silence. If AEW were still small and irrelevant, nobody would care when another conference took place, but the problem exists precisely because Cape Town now competes for ministers, CEOs, investment capital, project announcements and international attention.

Perhaps that is the clearest indication of how far AEW has come. Africa has created a platform important enough for a scheduling collision to have global consequences, and the appropriate response from established institutions should be engagement and coordination rather than an expectation that Africa will simply adjust.

Could this have been done to ADIPEC without controversy? Could CERAWeek suddenly find another global heavyweight targeting virtually the same ministers and CEOs without questions being asked, or could Gastech reasonably be expected to shrug when a comparable institution moves directly across its programme?

Those questions expose the underlying issue. Africa does not seek privileges that others do not enjoy; it simply refuses to be held to a lower standard of consideration.

For too long, the continent has been told to be patient, flexible and grateful while decisions affecting its resources, financing and development have been made elsewhere. The rise of AEW, African-led financing initiatives, stronger NOCs and increasingly assertive governments suggests that era is ending.

The WPC-AEW dispute is therefore not really about Cape Town versus Riyadh. It is about whether a changing global energy order is prepared to recognise African agency once Africa becomes strong enough to insist upon it.

WPC may regard October 11–15 simply as its new dates, but African stakeholders are entitled to see the move through the prism of a much longer history. The dates of AEW were known, cooperation had existed in the past, the consequences of the overlap are obvious, and the international energy industry understands better than almost any other sector that calendars involving ministers and CEOs are strategic assets rather than administrative details.

Africa is not asking for special treatment, nor is it asking Riyadh to abandon its ambitions. It is asking for the basic professional courtesy and institutional respect that any serious global platform would expect for itself.

At a time when geopolitical turmoil is reminding the world of Africa’s strategic energy value, disregarding one of the continent’s most important energy platforms is particularly ill-judged. Africa’s oil, gas, minerals, renewable resources and growing markets cannot be indispensable when the world needs them but peripheral when Africans demand a meaningful voice over how those resources are developed.

African energy leaders will continue travelling to Riyadh, Houston, Abu Dhabi, Caracas, London and other global centres because partnership remains essential. But they will increasingly do so as representatives of a continent building its own institutions and expecting those institutions to be respected.

AEW has become one of those institutions, and the African Energy Chamber has built a movement around the conviction that Africa must stop apologising for pursuing investment, industrialisation and energy security. Its growing reach from Cape Town to Abuja, Maputo, London and Caracas shows that the movement is no longer confined to Africa but is increasingly participating in the wider diplomacy and dealmaking of global energy.

The WPC scheduling controversy now provides an unexpected test of whether the wider global energy establishment has absorbed the other half of that message: Africa should no longer be taken for granted.

The real question heading into October is therefore larger than which event draws the bigger crowd. It is whether institutions that speak so readily about partnership, inclusion and a global energy future are prepared to demonstrate those principles when Africa’s own priorities require accommodation rather than rhetoric.

– on behalf of Pan African Visions.

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Economic Community of West African States (ECOWAS) Youth and Sports Ministers Adopt the Region’s Policies on Sports, Youth and Volunteering

Source: APO – Report:

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The Ministers of Youth and Sports of the Member States of the Economic Community of West African States (ECOWAS) adopted the ECOWAS Regional Policies on Sports, Youth and Volunteerism, as well as their Strategic Action Plans. This came at the end of the Ministerial Meeting held in Dakar, on 30 and 31 July 2026.

This high-level meeting marks a major milestone in the process of strengthening community policies in favour of youth, sports and volunteerism, in line with the ECOWAS Vision 2050, which aims to build a more integrated, prosperous and inclusive community of peoples.

In the course of their deliberations, the Ministers adopted:

  • the ECOWAS Sports Policy and its Strategic Action Plan 2026-2035;
  • the ECOWAS Youth Policy together with its Strategic Action Plan 2026-2035;
  • the ECOWAS Volunteer Programme (EVP) Strategic Policy Document, aimed at strengthening civic engagement, regional solidarity and youth participation in sustainable development.

The texts adopted aim to provide Member States with a harmonised framework to promote the development of sports, empower young people, improve their employability, encourage entrepreneurship, develop volunteering and consolidate social cohesion through regional integration.

The Ministers commended the technical work carried out by the experts of the Member States and the ECOWAS Youth and Sports Development Centre (EYSDC). They also reaffirmed their commitment to support the effective implementation of these strategic instruments, through enhanced cooperation between the Member States and the Community institutions.

Through this adoption, ECOWAS reaffirms its commitment to place youth, sports and volunteerism at the heart of its development agenda, considering them as essential levers for peace, stability, regional integration and sustainable development in West Africa.

The Ministers instituted a biennial meeting of youth and sports experts and ministers for the effective monitoring of the implementation of the three community instruments.

– on behalf of Economic Community of West African States (ECOWAS).

Radisson Hotel Group launches global long-stay proposition to accelerate growth in fast-growing extended-stay segment

Source: APO – Report:

Radisson Hotel Group (https://RadissonHotels.com) today announced the launch of Long Stays by Radisson Hotels, a new global proposition designed to capture growing demand for extended-stay travel, while strengthening the Group’s commercial offering for corporate partners.

Bringing together participating hotels with apartment units across the Group’s portfolio, the initiative introduces a more unified and seamless approach to long stays – ensuring consistency in service, comfort, and flexibility for guests, while supporting corporate partners with simplified access to extended-stay solutions. The offering introduces a structured yet flexible framework that makes long stay bookings easier to buy, manage, and experience.

Designed primarily for B2B partners – including relocation companies, travel management companies, and corporate travel buyers – the proposition enables access to dedicated long stay rates, standardized booking conditions, and aligned commission structures across participating hotels, removing the need to negotiate individual agreements.

At the same time, guests benefit from a tailored extended stay journey, including dedicated hotel contacts, personalized pre-arrival planning, and amenities designed specifically for longer stays. Importantly, the approach supports a seamless guest journey through both negotiated corporate agreements and long stay bookings, ensuring that travelers receive a consistent experience regardless of how their stay is sourced. By aligning commercial and operational elements, Radisson Hotel Group strengthens its ability to deliver on guest expectations across brands and markets.

The launch responds to changing travel patterns, with companies increasingly requiring flexible accommodation for international assignments, infrastructure projects, consulting engagements, healthcare placements and workforce mobility. As demand shifts beyond traditional transient travel, the Group is investing in solutions that enhance the guest journey, while helping partners secure higher-value bookings with greater efficiency.

“Long Stays by Radisson Hotels gives our partners a simpler and more competitive way to access this growing market,” said Gianni Di Fede, Chief Commercial Officer at Radisson Hotel Group. “By combining structured commercial terms with a consistent guest experience, we’re making it easier to win and service long-stay business at scale, while strengthening customer loyalty.”

Structured commercial model for long-stay business
At the core of the proposition is a dedicated commercial model featuring tiered pricing based on length of stay, with defined conditions and partner-friendly commission structures. This supports faster response times and greater transparency for booking agents and corporate clients. The offer reinforces its value through Radisson Rewards, where eligible bookers and planners benefit from an additional 20% points incentive on long stay bookings, strengthening loyalty and engagement within the segment.

The offer integrates with existing distribution channels, including GDS and corporate agreements, allowing partners to book through established procurement and travel management processes without additional complexity.

Delivering a consistent extended-stay experience
In addition to commercial enhancements, Long Stays by Radisson Hotels focuses on elevating the guest experience for longer stays. Participating hotels provide personalized pre-arrival planning, dedicated contacts, flexible housekeeping services, and in-room solutions designed for extended use.

These elements create a consistent, home-like environment that supports feeling at ease, productivity, and flexibility throughout the guest journey.

Supporting growth in key markets
The initiative is supported by strong extended-stay demand in major global markets across EMEA and APAC, including Dubai, Riyadh, Zurich, and Amsterdam. By increasing length of stay and improving conversion for long-term bookings, the proposition supports revenue optimization and stronger partner relationships.

The program is now available for participating hotels across the Radisson Hotel Group portfolio. Visit our website here (https://apo-opa.co/3S3IFu1) for more information.

– on behalf of Radisson Hotel Group.

Connect with Radisson Hotels on:
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About Radisson Hotel Group:
Radisson Hotel Group is a rapidly expanding international hotel group, operating in EMEA and APAC with more than 1,600 hotels in operation and under development in +100 countries. The Group’s overarching brand promise is Every Moment Matters with a signature Yes I Can! service ethos.

The Radisson brand portfolio includes Radisson Collection, art’otel, Radisson Blu, Radisson, Radisson RED, Radisson Individuals, Park Plaza, Park Inn by Radisson, Country Inn & Suites by Radisson, and Prize by Radisson — brought together under one commercial umbrella brand, Radisson Hotels.

Radisson Rewards (https://apo-opa.co/4hZycKK) is Radisson Hotel Group’s loyalty program, which delivers an elevated experience that makes Every Moment Matter, counting more than 29 million members. As the most streamlined program in the sector, members enjoy exceptional advantages and can access their benefits from day one across a wide range of hotels in Europe, Middle East, Africa, and Asia Pacific.

Radisson Meetings (https://apo-opa.co/4bHg4kX) provides tailored solutions for any event or meeting, including hybrid solutions, placing guests and their needs at the heart of its offer. Radisson Meetings is built around three strong service commitments: Personal, Professional, and Memorable, while delivering on the brilliant basics and being uniquely Carbon Compensated.

At Radisson Hotel Group, we care for people, communities, and planet (https://apo-opa.co/4hvtXGN) and aim to be Net Zero by 2050 based on the approved Science Based Targets. With unique solutions such as carbon-compensated Radisson Meetings, we make sustainable hotel stays easy. To facilitate sustainable travel choices, all our hotels are becoming verified on Hotel Sustainability Basics.

The health and safety of guests and team members remain a top priority for Radisson Hotel Group. All properties across the Group’s portfolio are subject to health and safety requirements, ensuring we always care for our guests and team members.

For more information, visit our corporate website (https://apo-opa.co/4cefJX7).

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Conflit de dates entre le WPC et African Energy Week (AEW) : Riyad joue-t-il franc jeu avec l’Afrique ? (Par Ajong Mbapndah L)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Ajong Mbapndah L

L’African Energy Week est passée d’une initiative continentale ambitieuse à un mouvement puissant qui rassemble gouvernements, investisseurs, compagnies pétrolières nationales et acteurs mondiaux du secteur de l’énergie autour des priorités de développement de l’Afrique. Les dates de l’événement, fixées bien à l’avance du 12 au 16 octobre 2026, la décision de WPC Energy de reprogrammer son congrès de Riyad du 11 au 15 octobre soulève des questions délicates concernant l’équité, le respect et la question de savoir si l’Afrique est toujours censée s’adapter à des décisions prises ailleurs.

Les responsables africains du secteur de l’énergie ont toutes les raisons de poser une question simple mais dérangeante : pourquoi l’un des plus grands rassemblements mondiaux consacrés à l’énergie reprogrammerait-il son congrès de 2026 pour qu’il se tienne presque exactement au même moment que l’African Energy Week, alors que les dates du congrès du Cap étaient connues de longue date dans l’ensemble du secteur ?

Le 25e congrès de l’énergie du WPC se tiendra à Riyad du 11 au 15 octobre 2026, tandis que l’African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies se déroulera au Cap du 12 au 16 octobre. Pendant quatre jours cruciaux, les deux événements se disputeront la présence d’un grand nombre des mêmes ministres, dirigeants de compagnies pétrolières nationales, compagnies pétrolières internationales, financiers, prestataires de services, investisseurs et médias.

Qualifier cela de simple coïncidence malheureuse dans le calendrier revient à minimiser à la fois les conséquences pratiques et le message que cette décision envoie inévitablement à un secteur énergétique africain de plus en plus déterminé à ne pas être traité comme une simple annexe.

L’AEW n’est pas une conférence obscure apparue de manière inattendue dans un calendrier international déjà surchargé. Ses dates, du 12 au 16 octobre, avaient déjà été communiquées publiquement en 2025 et ont continué à être présentées par la suite comme les dates définitives de la prochaine édition, laissant ainsi aux gouvernements, aux entreprises, aux sponsors et aux investisseurs suffisamment de temps pour organiser leur participation.

Dans les milieux de l’énergie, les grandes conférences ne se concrétisent pas simplement quelques semaines avant le jour de l’ouverture. Les ministres bloquent leurs agendas, les entreprises allouent des budgets de parrainage, les exposants réservent des espaces, les dirigeants planifient leurs déplacements et les gouvernements préparent des tournées de présentation des investissements des mois à l’avance ; c’est pourquoi l’idée selon laquelle les dates de l’AEW auraient pu, d’une manière ou d’une autre, échapper à l’attention est difficile à concilier avec le fonctionnement de ce secteur.

Cela est d’autant plus vrai compte tenu de ce qu’est devenue l’African Energy Week. Ce que la Chambre africaine de l’énergie (AEC) a mis en place en à peine une demi-décennie n’est pas simplement une énième conférence annuelle, mais l’une des plateformes les plus solides jamais créées pour permettre aux Africains d’exprimer leurs propres priorités énergétiques, d’interagir directement avec les investisseurs et de remettre en question un débat mondial qui a trop souvent parlé de l’Afrique plutôt qu’avec l’Afrique.

L’AEW a débuté en 2021 avec environ 1 700 délégués et s’est rapidement développée pour devenir un rassemblement attirant des milliers de ministres, de responsables gouvernementaux, de compagnies pétrolières nationales, de producteurs indépendants, de grandes entreprises internationales, de financiers et de prestataires de services. L’édition 2026 se positionne comme une nouvelle avancée majeure, reflétant la dynamique que la Chambre a su créer autour de l’investissement, du développement de projets, de la conclusion d’accords et de la souveraineté énergétique africaine.

Les organisateurs prévoient plus de 9 000 participants, plus de 300 ministres et personnalités de haut rang, plus de 400 intervenants et plus de 1 500 entreprises pour 2026. Ce ne sont pas là les chiffres d’une conférence régionale marginale, mais ceux d’un marché énergétique international de plus en plus influent, construit en Afrique autour des opportunités africaines.

Cette croissance est importante car l’AEW a toujours défendu une proposition claire : les choix énergétiques de l’Afrique doivent refléter les réalités de son développement. On ne peut pas attendre du continent qu’il aborde la transition à partir du même point de départ que les pays qui se sont industrialisés en utilisant des combustibles fossiles abondants et qui bénéficient aujourd’hui d’un accès universel ou quasi universel à l’électricité, de réseaux de transport sophistiqués et d’économies matures.

Les décideurs politiques africains sont confrontés à une équation différente, mêlant précarité énergétique, industrialisation, emploi, croissance démographique, sécurité alimentaire et besoins colossaux en capitaux pour bâtir des économies modernes. L’AEW leur a toujours offert une tribune pour affirmer que le pétrole et le gaz, aux côtés des énergies renouvelables, du nucléaire, de l’hydroélectricité, des minéraux critiques et des technologies émergentes, doivent continuer à faire partie d’une transition africaine façonnée par les besoins de l’Afrique.

Cet événement a également largement dépassé le cadre des discours et des tables rondes protocolaires. À travers des forums d’investissement, des « deal rooms », des discussions sur les accords de cession de droits d’exploitation, des échanges entre sociétés pétrolières nationales (SPN) et internationales (SPI), des programmes de contenu local et des discussions sur le financement, l’AEW s’est de plus en plus efforcé de mettre en relation directe les titulaires de licences et les développeurs de projets avec des investisseurs capables de transformer les opportunités en actifs de production et en infrastructures opérationnelles.

Cette orientation est essentielle, car l’Afrique n’a pas simplement besoin d’un énième débat mondial sur l’énergie. Elle a besoin de capitaux pour l’exploration, de gazoducs, d’installations de traitement du gaz, de raffineries, de centrales électriques, de réseaux de transport d’électricité, de projets d’énergies renouvelables, d’infrastructures industrielles et de mécanismes de financement capables de les soutenir.

Le rôle croissant de l’Organisation des producteurs africains de pétrole dans le débat énergétique continental au sens large, associé aux efforts autour des mécanismes de financement africains, ajoute une autre dimension stratégique. Les producteurs africains reconnaissent de plus en plus que la souveraineté sur les ressources n’a guère de sens si chaque projet majeur reste dépendant d’institutions financières extérieures au continent, dont les politiques peuvent ne pas correspondre aux priorités de développement africaines.

L’AEW est devenu l’un des lieux où s’exprime cette nouvelle confiance, et c’est précisément pour cette raison que la décision concernant le calendrier de Riyad a été si mal accueillie. L’Afrique ne se contente plus d’être simplement reconnaissante d’être invitée aux discussions mondiales sur l’énergie ; elle met en place ses propres tables, remplit ses propres salles et attire de plus en plus les mêmes ministres, dirigeants et investisseurs que ceux recherchés par les centres de pouvoir traditionnels de l’industrie.

WPC Energy est en soi une institution mondiale importante et nul n’a besoin de minimiser son importance pour reconnaître le problème. C’est précisément parce qu’il comprend l’importance de la participation des ministres et des PDG que le WPC devrait également comprendre ce qui se passe lorsqu’un congrès est programmé aux mêmes dates qu’un autre rassemblement majeur.

Un ministre du Pétrole ne peut pas être à la fois au Cap et à Riyad ; le directeur d’une compagnie pétrolière nationale ne peut pas passer le même après-midi à négocier des partenariats d’investissement à l’AEW et à participer aux sessions du WPC à des milliers de kilomètres de là ; et les entreprises dont les équipes de direction sont restreintes ne peuvent pas faire comme si la géographie n’existait pas.

Cela soulève une question évidente que les parties prenantes africaines sont en droit de poser : la même décision aurait-elle été prise aussi facilement si l’événement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek ou le Gastech ? Un congrès cherchant à attirer bon nombre de ces mêmes ministres, PDG et sponsors se risquerait-il sciemment à chevaucher l’une de ces dates et s’attendrait-il simplement à ce que les organisateurs en assument les conséquences ?

Si un tel chevauchement exigeait une consultation minutieuse ailleurs, l’Afrique mérite de savoir pourquoi Le Cap semble faire exception. L’Afrique ne demande pas que le calendrier international soit libéré chaque fois qu’elle accueille un événement, mais il existe une différence énorme entre un chevauchement inévitable et le déplacement d’un rassemblement de premier plan vers des dates déjà occupées par une plateforme continentale en pleine expansion.

Cette situation est d’autant plus mal perçue qu’une coopération, plutôt qu’une confrontation, avait déjà existé auparavant. En 2022, la Chambre africaine de l’énergie et le Conseil mondial du pétrole du Canada ont signé un protocole d’accord en vertu duquel ils s’engageaient à soutenir et à promouvoir leurs conférences respectives, notamment l’African Energy Week et le Congrès mondial du pétrole de 2023, tout en coopérant sur les délégués, les exposants, les partenaires, les webinaires et le dialogue sectoriel.

Ce contexte historique rend le conflit actuel d’autant plus difficile à comprendre. Les institutions liées à la famille du WPC avaient suffisamment conscience de l’importance de l’AEW pour collaborer avec l’AEC, promouvoir leurs plateformes respectives et encourager la participation ; les acteurs africains sont donc en droit de se demander comment cette coopération a pu déboucher sur un calendrier qui place désormais les deux événements en concurrence directe.

Le WPC entretient également une longue histoire avec l’Afrique elle-même. Johannesburg a accueilli le 18e Congrès mondial du pétrole en 2005, le premier congrès du WPC organisé sur le continent, ce qui signifie que l’Afrique n’est pas un territoire inconnu pour l’organisation et que les institutions pétrolières africaines ne sont certainement pas étrangères à l’écosystème du WPC.

La Chambre africaine de l’énergie elle-même s’est montrée réticente à transformer publiquement la situation en confrontation, bien qu’elle ait été sollicitée à ce sujet. Cette retenue est remarquable, car une organisation qui n’a généralement pas hésité à défendre les intérêts énergétiques africains aurait facilement pu aggraver le conflit ; pourtant, sa réticence à s’exprimer ne doit pas être confondue avec une absence de préoccupation au sein de l’ensemble du secteur.

Ce silence pourrait en réalité amplifier les interrogations. Lorsqu’une organisation fondée sur la défense énergique des investissements africains opte pour la prudence, d’autres s’attacheront inévitablement à examiner de plus près la signification de cette décision de calendrier et les raisons qui l’ont motivée.

Le Nigeria face à un test de leadership délicat

Ce conflit de calendrier prend encore plus d’importance lorsque le Nigeria entre en scène. En tant que poids lourd économique du continent, l’un des principaux producteurs africains de pétrole et de gaz et berceau de l’un des plus vastes viviers d’entreprises énergétiques locales, la voix du Nigeria a un poids considérable pour déterminer comment l’Afrique se positionne dans l’ordre énergétique mondial en pleine mutation.

Le Nigeria n’est pas simplement un producteur de plus participant aux conférences du Cap et de Riyad. C’est le pays choisi pour accueillir la Banque africaine de l’énergie à Abuja, une institution conçue par l’Organisation des producteurs africains de pétrole et Afreximbank pour contribuer à combler le déficit de financement auquel sont confrontés les projets énergétiques africains.

Cela confère à Abuja une responsabilité particulière dans les débats sur la souveraineté énergétique africaine. La Banque africaine de l’énergie incarne précisément le type d’indépendance institutionnelle que l’AEW a défendu : des capitaux africains mobilisés pour soutenir des projets africains à un moment où les bailleurs de fonds internationaux traditionnels se montrent de plus en plus réticents à financer le développement pétrolier et gazier sur le continent.

Le Nigeria abrite également ce qui est peut-être le symbole le plus marquant de l’évolution des ambitions énergétiques de l’Afrique : Aliko Dangote et son complexe de raffineries. L’importance de ce que construit Dangote dépasse largement le cadre d’un simple homme d’affaires, d’une entreprise ou d’une raffinerie, d’autant plus que ses intérêts industriels ne cessent d’étendre leur présence à travers l’Afrique.

La raffinerie Dangote remet en cause un modèle africain vieux de plusieurs décennies, dans lequel le pétrole brut est exporté, la valeur ajoutée est créée ailleurs et des produits raffinés coûteux sont réimportés sur le continent. Elle incarne une approche différente : des ressources africaines transformées sur le sol africain, créant ainsi une capacité industrielle africaine et permettant à une plus grande partie de la chaîne de valeur de rester sur le continent.

Le Nigeria se trouve donc au cœur de presque tous les principaux arguments avancés par l’African Energy Week (AEW) concernant l’avenir énergétique de l’Afrique : propriété locale, transformation sur place, sécurité énergétique, financement africain, développement du gaz national, réforme des investissements et transformation des ressources naturelles en capacité industrielle plutôt qu’en simples recettes d’exportation.

Ses relations avec l’African Energy Week ont également été étroites et très visibles. Les responsables gouvernementaux, les régulateurs et les dirigeants d’entreprise nigérians successifs ont utilisé l’AEW pour promouvoir les opportunités d’investissement, expliquer les réformes et attirer les capitaux internationaux, tandis que les entreprises nigérianes ont maintenu une présence importante grâce à des espaces d’exposition de choix, des interventions, des tables rondes, des parrainages et la conclusion d’accords.

Cet engagement s’est poursuivi sous l’administration du président Bola Tinubu. Olu Verheijen, conseiller spécial du président pour l’énergie, est devenu une figure de proue de ce rassemblement, tandis que Heineken Lokpobiri, ministre d’État chargé des ressources pétrolières, et d’autres hauts responsables nigérians ont utilisé l’AEW pour promouvoir les réformes du pays en matière d’investissement et ses opportunités énergétiques.

La délégation d’entreprises nigérianes annoncée pour 2026 est tout aussi impressionnante. Adewale Tinubu, directeur général du groupe Oando, figure parmi les dirigeants de premier plan attendus, aux côtés de cadres issus de certains des plus importants opérateurs locaux du Nigeria et de sociétés internationales actives dans le secteur en amont du pays.

Renaissance Africa Energy Company participe en tant que sponsor « Gold » et devrait présenter une stratégie de croissance prévoyant un programme d’investissement de 15 milliards de dollars, suite à son acquisition d’importants anciens actifs terrestres de Shell. Sa présence incarne exactement le type de transformation des entreprises africaines que l’AEW a été créé pour mettre en avant.

Le Dr Nosa Omorodion, directeur national de SLB pour le Nigeria, doit également recevoir le prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière décerné par l’AEW, en reconnaissance de plus de trois décennies de contributions à la technologie, au contenu local, à l’optimisation de la production et au développement du capital humain. Dans l’ensemble, la présence nigériane fait du Cap l’une des vitrines internationales les plus importantes de l’évolution du secteur énergétique nigérian en dehors du Nigeria même.

C’est pourquoi le Nigeria se trouve aujourd’hui dans une position inhabituellement délicate. Le 11 octobre, à la veille de l’ouverture de l’AEW, le Nigeria se joindra à l’Arabie saoudite et à l’Italie en tant que co-hôte de la 17e réunion ministérielle du Forum international de l’énergie (IEF) à Riyad, un rassemblement réunissant des ministres de l’Énergie, des dirigeants du secteur et des organisations internationales pour discuter de la sécurité énergétique, de la stabilité des marchés, des investissements et de l’avenir de l’énergie mondiale.

Il n’y a rien de contradictoire en soi à ce que le Nigeria participe à ces deux événements. En effet, un pays de l’importance du Nigeria se doit d’être représenté à toutes les tables de discussion sérieuses où l’avenir de l’énergie mondiale est débattu, et son rôle de co-hôte de l’IEF17 constitue en soi une reconnaissance du rayonnement international d’Abuja.

Le problème réside dans ce qui se passe immédiatement après. Le WPC entame son programme principal à Riyad le 12 octobre, le jour même où l’AEW s’ouvre au Cap, ce qui risque de transformer le rôle légitime de leader mondial du Nigeria en un exercice d’équilibre délicat entre un rassemblement international qu’il contribue à co-organiser et une plateforme africaine qu’il a passé des années à aider à construire.

Cela place Abuja dans une situation qu’elle n’a pas créée seule, mais qui soulève des questions légitimes quant à son leadership. Les autorités nigérianes, en particulier au niveau ministériel et au sein des hautes sphères du gouvernement, ont-elles fait part de leurs préoccupations concernant ce conflit de calendrier lorsque les plans de Riyad étaient en cours d’élaboration ?

Compte tenu du rôle du Nigeria en tant que co-organisateur de l’IEF17 et de son poids diplomatique considérable dans les affaires pétrolières mondiales, Abuja a-t-elle mis en garde ses partenaires contre les conséquences d’un chevauchement direct entre le programme global de Riyad et l’African Energy Week ? Les décideurs politiques ont-ils pris en compte l’image que cela renverrait en Afrique de donner l’impression de privilégier un rassemblement étranger au détriment d’une plateforme que les responsables et les entreprises nigérianes ont contribué à établir comme l’un des symboles incontestables de la renaissance énergétique de l’Afrique ?

Le Nigeria aurait-il pu user de son influence en coulisses pour encourager la coordination avant que ce chevauchement ne devienne inévitable ? Il s’agit là de questions, et non d’accusations, et aucune preuve publique ne permet d’établir quelles conversations ont pu avoir lieu en privé entre Abuja, Riyad, l’IEF, WPC Energy ou les organisateurs de l’AEW.

Le Nigeria ne devrait donc pas être condamné pour une diplomatie dont les détails ne sont pas connus du public, mais le leadership se juge en partie à l’aune des signaux qu’il envoie, en particulier lorsque des intérêts concurrents s’affrontent. La position du Nigeria signifie qu’il ne peut pas se contenter de considérer cela comme un simple conflit de calendrier entre tiers.

Dans des moments comme celui-ci, le géant continental ne peut se permettre d’envoyer des signaux contradictoires quant à sa position sur l’avenir et la prospérité énergétiques de l’Afrique. Cela ne signifie pas pour autant que le Nigeria doive boycotter Riyad, se retirer de la scène internationale ou choisir Le Cap au détriment du reste du monde ; une telle approche serait irréaliste et contre-productive.

Le Nigeria ferait davantage preuve de leadership en démontrant que l’engagement mondial et la solidarité africaine sont des obligations complémentaires plutôt que concurrentes. Abuja peut jouer un rôle important à Riyad tout en indiquant sans ambiguïté, par le biais d’une représentation de haut niveau, de la participation des entreprises et d’un engagement diplomatique, que l’AEW reste une plateforme africaine stratégique digne d’être soutenue.

Cette distinction est importante car les autres gouvernements africains observeront attentivement la situation. Si le Nigeria, qui accueille la Banque africaine de l’énergie et abrite certaines des entreprises énergétiques locales les plus ambitieuses du continent, semble indifférent alors qu’une plateforme africaine est soumise à une pression concurrentielle qui aurait pu être évitée, les petits producteurs pourraient légitimement se demander qui défendra les institutions africaines lorsque leurs intérêts entreront en conflit avec ceux des grandes puissances mondiales.

La puissance du Nigeria suscite des attentes. Il dispose du marché, de la population, de l’influence diplomatique, de l’industrie pétrolière, d’entreprises phares et, de plus en plus, de la capacité de raffinage nécessaires pour exercer un leadership bien au-delà de ses frontières ; et ce leadership prend toute sa valeur précisément lorsque les intérêts de l’Afrique exigent une voix claire.

La géopolitique rend ce moment encore plus significatif

Ce différend ne peut être dissocié de la géopolitique. La sécurité énergétique est redevenue indissociable de la sécurité nationale, l’instabilité qui règne autour des principales régions productrices et des voies maritimes stratégiques rappelant aux gouvernements à quelle vitesse les hypothèses relatives à l’approvisionnement mondial peuvent changer.

La mer Rouge, le détroit d’Ormuz et, plus largement, le Moyen-Orient restent au cœur des flux énergétiques mondiaux, tandis que la concurrence entre les États-Unis, la Chine, l’Europe, la Russie, les puissances du Golfe et les économies émergentes englobe de plus en plus le pétrole et le gaz, le GNL, les minéraux critiques, la technologie, les infrastructures et le contrôle des chaînes d’approvisionnement stratégiques.

Cet environnement géopolitique devrait renforcer, et non affaiblir, l’importance stratégique de l’énergie africaine. Les ressources du bassin atlantique de l’Afrique de l’Ouest, les nouvelles découvertes en Namibie, les producteurs établis tels que le Nigeria et l’Angola, les grands projets gaziers du Sénégal à la Mauritanie en passant par le Mozambique, ainsi que l’augmentation des capacités de raffinage, viennent étayer l’argument selon lequel une offre africaine diversifiée peut contribuer de manière significative à la sécurité énergétique mondiale.

L’Afrique ne devrait donc pas être traitée comme une pièce secondaire dans la maison de l’énergie mondiale, alors même que la géopolitique démontre la valeur de la diversification. Lorsque les couloirs d’approvisionnement traditionnels sont menacés, le monde se souvient soudain de l’importance stratégique des barils et du gaz africains ; pourtant, les producteurs africains ont tout à fait le droit de se demander si cette importance se reflète dans la manière dont leurs institutions et leurs plateformes sont traitées une fois les crises apaisées.

C’est là que le sentiment de manque de respect prend une ampleur qui dépasse le simple calendrier des conférences. Les Africains ont passé des décennies à voir des acteurs extérieurs arriver lorsque des ressources sont nécessaires, disparaître lorsque des financements pour le développement sont requis, revenir avec des prescriptions sur ce que le continent devrait cesser de produire, puis redécouvrir les hydrocarbures africains chaque fois que des chocs géopolitiques rendent les approvisionnements alternatifs attractifs.

L’Afrique ne veut pas rester le continent dont les ressources sont stratégiquement importantes mais dont les priorités sont négociables, dont les minerais sont indispensables mais dont l’industrialisation peut attendre, et dont les conférences n’ont d’importance que jusqu’à ce qu’une institution plus importante décide qu’elle veut la même semaine.

Ces frustrations ne sont pas le fruit de l’imagination. Le retrait de l’Angola de l’OPEP en 2023, à la suite de désaccords sur les quotas de production, est devenu l’un des exemples récents les plus évidents d’un producteur africain décidant que la participation à une institution internationale établie ne valait plus la peine si ses intérêts nationaux ne pouvaient pas être pris en compte de manière adéquate.

Que l’on soit d’accord ou non avec la décision de Luanda, la leçon est sans équivoque : les gouvernements africains sont de plus en plus disposés à défendre leurs intérêts nationaux lorsque les structures établies ne semblent plus y répondre. Cette même confiance transparaît dans les appels en faveur d’un raffinage local accru, d’institutions financières africaines plus solides, de compagnies pétrolières nationales plus affirmées et d’une plus grande valeur ajoutée sur le marché intérieur.

La raffinerie Dangote est peut-être le symbole le plus visible de ce changement. Pendant des générations, l’un des plus grands producteurs de brut d’Afrique a exporté son pétrole tout en important d’énormes volumes de produits raffinés, mais l’essor d’une capacité de raffinage nationale massive traduit une ambition continentale plus large : cesser d’exporter des ressources sous leur forme la moins valorisée et de réimporter les produits à valeur ajoutée à un prix majoré.

L’AEW s’inscrit pleinement dans cette évolution de la mentalité africaine. Elle soutient que le continent devrait produire davantage lorsque cela est judicieux, transformer davantage sur place, financer davantage ses propres projets, négocier avec plus de fermeté avec ses partenaires internationaux et veiller à ce que le développement énergétique génère de l’électricité, des emplois, des infrastructures et des capacités industrielles au profit des Africains.

C’est pourquoi cet événement a pris une ampleur qui dépasse désormais celle de son organisateur. Si la Chambre africaine de l’énergie fournit le cadre, le mouvement qui s’articule autour de l’AEW reflète de plus en plus les frustrations et les ambitions partagées par les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales, les entreprises locales et toute une génération de professionnels africains du secteur de l’énergie, lassés d’entendre que leur continent doit rester éternellement conciliant.

Du Cap à Caracas : la Chambre étend son rayonnement

La réponse de la Chambre à la polémique sur le calendrier n’a pas consisté à se replier sur une posture défensive à l’échelle continentale. Ses activités récentes démontrent presque le contraire : un effort de plus en plus ambitieux pour mettre en relation les intérêts énergétiques africains avec les gouvernements, les investisseurs et les marchés bien au-delà du continent.

Cette ouverture internationale a été particulièrement visible au Venezuela. L’AEC a développé une relation structurée avec Caracas, portant sur la promotion des investissements, la coopération technique, le renforcement des capacités et l’engagement tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, y compris un dialogue de haut niveau avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, les autorités pétrolières et les dirigeants de la société d’État PDVSA.

Cette relation a évolué, passant de rencontres de haut niveau au début de l’année 2026 à une nouvelle mission de travail de l’AEC à Caracas du 3 au 5 août. Le retour de la Chambre au Venezuela, associé à son implication dans les efforts internationaux visant à promouvoir les opportunités d’investissement énergétique du pays, illustre une organisation de plus en plus capable d’étendre la diplomatie énergétique africaine au-delà des centres traditionnels occidentaux et du Golfe.

Le symbolisme est difficile à ignorer. Une organisation créée pour défendre les intérêts énergétiques africains s’engage désormais aux plus hauts niveaux politiques et industriels dans le pays possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, jetant ainsi des ponts entre les producteurs africains et l’un des États pétroliers les plus influents d’Amérique latine.

Cette relation grandissante reflète également une stratégie Sud-Sud plus large. La coopération entre l’AEC et les institutions vénézuéliennes a donné lieu à des liens avec l’APPO et à des discussions portant sur l’investissement, le transfert de technologies, le développement de la main-d’œuvre, la commercialisation du gaz et les opportunités pour les opérateurs africains, élargissant ainsi le champ d’action de la Chambre, qui passe de la défense des intérêts africains à la diplomatie énergétique internationale.

Parallèlement, la Chambre a renforcé ses relations ailleurs. Son engagement auprès de la compagnie pétrolière nationale du Mozambique, l’ENH, par exemple, s’est concentré sur les investissements, le contenu local et la participation du secteur privé, alors que le Mozambique développe une industrie gazière s’appuyant sur plus de 50 milliards de dollars investis dans de grands projets de GNL.

Ces engagements révèlent un aspect important du mouvement qui sous-tend l’AEW. La Chambre ne prône pas que l’Afrique s’isole des marchés énergétiques mondiaux ni qu’elle remplace sa dépendance vis-à-vis d’un bloc par celle vis-à-vis d’un autre ; elle cherche à élargir les partenariats de l’Afrique et à offrir davantage d’options aux entreprises, gouvernements et institutions africains.

C’est précisément ce que devrait signifier la souveraineté énergétique dans un monde de plus en plus multipolaire. L’Afrique devrait pouvoir collaborer avec Riyad, Caracas, Houston, Londres, Pékin, Moscou, Abou Dhabi et tous les autres pôles énergétiques majeurs, tout en conservant ses propres institutions solides.

L’attrait international croissant de la Chambre rend d’autant plus déroutant le conflit de dates avec le WPC. L’AEW n’est pas un repli sur soi face à l’engagement mondial ; c’est la contribution de l’Afrique à celui-ci.

L’AEW va de l’avant avec une confiance grandissante

Si l’on s’attendait à ce que la controverse sur le calendrier déstabilise l’African Energy Week, rien ne semble indiquer que cela ait été le cas. Les préparatifs au Cap battent leur plein, la Chambre continuant d’annoncer la présence, en octobre, de ministres, de responsables gouvernementaux, de dirigeants internationaux, d’opérateurs locaux, de sponsors et d’investisseurs.

La participation annoncée du Nigeria à elle seule souligne cette confiance, tandis que la représentation de l’ensemble du continent et d’au-delà continue de s’étendre. La stratégie de l’AEW semble moins viser à s’engager dans une guerre verbale publique avec le WPC que à démontrer, par la participation, les annonces d’investissements et les partenariats, que la plateforme a acquis un poids institutionnel suffisant pour résister à la concurrence.

La réticence de la Chambre à aggraver publiquement le différend concernant le calendrier est notable dans ce contexte. Une organisation connue pour son plaidoyer énergique sur les questions énergétiques africaines a choisi de ne pas transformer cette question en une confrontation institutionnelle ouverte, mais sa retenue ne doit pas être interprétée comme une faiblesse ou comme la preuve que ce conflit est sans importance.

Ses activités laissent entrevoir une organisation dont la vision dépasse largement le cadre du Cap. L’AEC mène des actions à travers l’Afrique et à l’échelle internationale, du Mozambique et d’autres marchés énergétiques africains émergents jusqu’au Venezuela et aux centres d’investissement mondiaux, reflétant ainsi une stratégie de plus en plus large visant à relier les intérêts énergétiques africains aux capitaux, aux technologies et aux partenariats partout où des opportunités se présentent.

Cette stratégie prend tout son sens alors que la géopolitique redéfinit les flux énergétiques. L’Afrique s’inscrit dans ce contexte en disposant de ressources convoitées par tous : d’importantes réserves de pétrole et de gaz, un potentiel extraordinaire en énergies renouvelables, des minéraux essentiels aux technologies qui sous-tendent la transition énergétique, ainsi que l’une des plus grandes sources futures de demande énergétique au monde.

Le continent dispose donc d’un levier, mais les ressources seules ne se traduisent pas automatiquement par du pouvoir. Le pouvoir naît lorsque les pays se coordonnent, que les institutions mûrissent, que les capitaux sont mobilisés, que les ressources sont transformées localement et que les gouvernements africains négocient en s’appuyant sur une compréhension plus claire de leur valeur stratégique collective.

C’est là que réside la signification profonde de l’African Energy Week et la raison pour laquelle le conflit de calendrier avec le WPC est important. L’AEW s’inscrit dans les efforts de l’Afrique pour construire l’infrastructure institutionnelle nécessaire à la conversion des ressources en influence.

Le Nigeria joue un rôle central dans la réussite de cet effort. L’accueil par Abuja de la Banque africaine de l’énergie, l’essor d’entreprises locales telles qu’Oando, Renaissance Africa Energy et Heirs Energies, l’ampleur du projet industriel Dangote et les efforts du gouvernement pour attirer de nouveaux investissements en amont font de ce pays un pilier indispensable de l’architecture énergétique émergente de l’Afrique.

Ce conflit de calendrier pose donc au Nigeria un enjeu qui dépasse le simple problème d’agenda. Il s’agit de tester la capacité des puissances énergétiques les plus influentes d’Afrique à naviguer dans un monde où elles souhaitent entretenir des relations solides avec Riyad, Washington, Londres, Abou Dhabi, Pékin, Caracas et d’autres centres mondiaux, tout en renforçant simultanément les institutions créées pour faire avancer les priorités africaines.

Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux objectifs, à condition que les partenariats internationaux respectent les institutions africaines au lieu de les affaiblir. Ce principe ramène le débat au WPC et à la question de savoir si la même approche en matière de calendrier aurait été jugée acceptable si le rassemblement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek, le Gastech ou tout autre événement dont l’importance dans le calendrier énergétique international ne fait aucun doute.

Si la réponse est incertaine, les Africains sont en droit de se demander pourquoi l’AEW a apparemment dû faire les frais de ce chevauchement. L’Afrique a atteint un stade où il n’est plus acceptable d’être stratégiquement précieuse tout en étant ignorée sur le plan institutionnel.

Ses ressources ne peuvent pas être indispensables lors de crises géopolitiques alors que ses plateformes deviennent sacrifiables lors de l’élaboration des calendriers, et ses gouvernements ne peuvent pas être courtisés pour leur pétrole, leur gaz et leurs minerais tandis que les institutions qu’ils mettent en place ne bénéficient pas de la même considération.

Riyad a tout à fait le droit d’accueillir un grand rassemblement mondial sur l’énergie. L’Arabie saoudite dispose d’une influence considérable sur les marchés pétroliers, d’infrastructures de classe mondiale et d’ambitions légitimes pour réunir les décideurs politiques et les leaders du secteur autour de questions qui façonneront l’avenir de l’énergie.

Le Cap a exactement le même droit d’accueillir le rassemblement phare de l’Afrique sans que ses dates soient considérées comme sacrifiables. Un système énergétique mondial équitable ne peut signifier que les centres établis reçoivent automatiquement la priorité tandis que les plateformes africaines émergentes sont censées absorber les perturbations.

Le thème choisi par le WPC pour 2026, « Les voies vers un avenir énergétique pour tous », met l’accent sur l’inclusion et la participation partagée ; pourtant, l’inclusion ne peut rester un slogan séduisant imprimé sur les supports de la conférence alors que des décisions concrètes placent l’un des rassemblements énergétiques les plus importants d’Afrique dans une situation de désavantage concurrentiel.

Un avenir énergétique « pour tous » doit inclure le respect des plateformes que les Africains ont construites pour eux-mêmes. Il ne peut exiger des ministres africains qu’ils choisissent entre présenter des opportunités d’investissement au Cap et participer à des discussions à Riyad, pas plus que les entreprises africaines ne devraient avoir à décider si leurs maigres budgets de marketing et de déplacement doivent servir les priorités continentales ou le prestige mondial.

L’AEW a gagné sa place dans le calendrier international. La Chambre a su créer une dynamique autour de cet événement, les gouvernements africains lui ont conféré une crédibilité politique, les entreprises y ont présenté des propositions d’investissement et les partenaires internationaux ont reconnu son importance croissante.

C’est précisément pour cette raison que la décision relative au calendrier du WPC mérite d’être examinée de près plutôt que d’être accueillie par un silence courtois. Si l’AEW était encore une manifestation mineure et sans importance, personne ne se soucierait de la date à laquelle se tiendrait une autre conférence, mais le problème existe précisément parce que Le Cap est désormais en concurrence pour attirer les ministres, les PDG, les capitaux d’investissement, les annonces de projets et l’attention internationale.

C’est peut-être là l’indication la plus claire du chemin parcouru par l’AEW. L’Afrique a créé une plateforme suffisamment importante pour qu’un chevauchement de dates ait des conséquences mondiales, et la réponse appropriée de la part des institutions établies devrait être l’engagement et la coordination, plutôt que d’attendre simplement que l’Afrique s’adapte.

Cela aurait-il pu se produire avec l’ADIPEC sans susciter de controverse ? La CERAWeek pourrait-elle soudainement voir un autre poids lourd mondial cibler pratiquement les mêmes ministres et PDG sans que des questions ne soient posées, ou pourrait-on raisonnablement s’attendre à ce que Gastech haussent les épaules lorsqu’une institution comparable empiète directement sur son programme ?

Ces questions mettent en lumière le problème sous-jacent. L’Afrique ne cherche pas à obtenir des privilèges dont les autres ne bénéficient pas ; elle refuse simplement d’être soumise à un niveau de considération inférieur.

Pendant trop longtemps, on a demandé au continent de faire preuve de patience, de souplesse et de gratitude, tandis que les décisions affectant ses ressources, son financement et son développement étaient prises ailleurs. L’essor de l’AEW, des initiatives de financement menées par l’Afrique, des compagnies pétrolières nationales (NOC) plus fortes et des gouvernements de plus en plus affirmés suggère que cette ère touche à sa fin.

Le différend entre le WPC et l’AEW ne oppose donc pas réellement Le Cap à Riyad. Il s’agit de savoir si un ordre énergétique mondial en mutation est prêt à reconnaître l’autonomie de l’Afrique dès lors que celle-ci sera suffisamment forte pour l’exiger.

Le WPC peut considérer les dates du 11 au 15 octobre comme de simples nouvelles dates, mais les parties prenantes africaines sont en droit d’appréhender cette décision à travers le prisme d’une histoire bien plus longue. Les dates de l’AEW étaient connues, une coopération avait déjà existé par le passé, les conséquences de ce chevauchement sont évidentes, et le secteur énergétique international comprend mieux que presque tout autre secteur que les agendas des ministres et des PDG constituent des atouts stratégiques plutôt que de simples détails administratifs.

L’Afrique ne demande pas un traitement de faveur, ni ne demande à Riyad de renoncer à ses ambitions. Elle demande simplement la courtoisie professionnelle élémentaire et le respect institutionnel que toute plateforme mondiale sérieuse attendrait pour elle-même.

À l’heure où les bouleversements géopolitiques rappellent au monde la valeur stratégique de l’Afrique en matière d’énergie, ignorer l’une des plateformes énergétiques les plus importantes du continent est particulièrement malavisé. Le pétrole, le gaz, les minerais, les ressources renouvelables et les marchés en pleine croissance de l’Afrique ne peuvent être indispensables lorsque le monde en a besoin, mais considérés comme secondaires lorsque les Africains exigent d’avoir leur mot à dire sur la manière dont ces ressources sont exploitées.

Les dirigeants africains du secteur de l’énergie continueront de se rendre à Riyad, Houston, Abou Dhabi, Caracas, Londres et dans d’autres centres mondiaux, car le partenariat reste essentiel. Mais ils le feront de plus en plus en tant que représentants d’un continent qui construit ses propres institutions et attend que celles-ci soient respectées.

L’AEW est devenue l’une de ces institutions, et la Chambre africaine de l’énergie a bâti un mouvement autour de la conviction que l’Afrique doit cesser de s’excuser de rechercher l’investissement, l’industrialisation et la sécurité énergétique. Son rayonnement croissant, du Cap à Abuja, en passant par Maputo, Londres et Caracas, montre que ce mouvement ne se limite plus à l’Afrique, mais participe de plus en plus à la diplomatie et aux négociations énergétiques mondiales au sens large.

La polémique autour du calendrier du WPC offre désormais un test inattendu permettant de vérifier si l’establishment énergétique mondial dans son ensemble a assimilé l’autre moitié de ce message : l’Afrique ne doit plus être considérée comme acquise.

La véritable question à l’approche du mois d’octobre dépasse donc celle de savoir quel événement attirera le plus de monde. Il s’agit de savoir si les institutions qui parlent si volontiers de partenariat, d’inclusion et d’un avenir énergétique mondial sont prêtes à mettre ces principes en pratique lorsque les priorités propres à l’Afrique exigent des concessions plutôt que des discours.

Distribué par APO Group pour Pan African Visions.

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Côte d’Ivoire – Centres aérés et colonies de vacances : le gouvernement veille au bon encadrement des enfants

Source: Africa Press Organisation – French

Quand les salles de classe ferment, le gouvernement veille au bon encadrement des enfants. En effet, le ministère de la Culture et de la Francophonie, à travers ses structures, organise des activités pour occuper sainement les enfants et les adolescents.

Pendant tout le mois de juillet, la bibliothèque municipale Ahmadou Kourouma de Boundiali a connu une animation particulière. Le temps d’un centre aéré organisé par la direction régionale du ministère de la Culture et de la Francophonie de la Bagoué.

Pendant un mois, les enfants sont venus comme ils sont. Dans leur timidité pour certains, avec exubérance pour les autres. Pour cette 3e édition, ils étaient environ 200 répartis en trois groupes selon les tranches d’âge.

Le 20 juillet était une nouvelle journée d’animation, d’apprentissage et de rires. Au programme : orthographe, lecture, chant, jeux de divertissement, atelier d’écriture, savoir-vivre et savoir-être, arts plastiques …

Au moment où les plus jeunes étaient en séance de lecture, dans une salle à l’étage, leurs ainés donnaient des ailes aux mots. Trois jeunes filles déclamaient leurs paroles fortes sur la sécurité routière.

« Une vie n’a pas de marche-arrière, ralentis !» ; « la route n’est pas une scène de film, ralentis »

Avec un autre groupe, c’est la danse qui se fait expression, par la beauté des gestes et la cohérence dans le mouvement d’ensemble.

Le ministère de la Culture et de la Francophonie a initié des centres aérés dans toutes ses directions régionales. Tous ces centres ont le même objectif d’occuper sainement les enfants pendant les vacances scolaires. « Nous avons constaté que très souvent, pendant cette période, les enfants n’ont rien à faire », indique N’Golo Yéo, au nom de la direction régionale de la Bagoué.

Selon le président du comité d’organisation de ce centre aéré, Hermann Edi, cette initiative du ministère permet aussi de détecter de jeunes talents dans le cadre de la promotion des industries culturelles et créatives. « Autour du livre (physique et numérique) nous organisons des ateliers de contes et de théâtre. Une de nos encadrées a par exemple été classée parmi les meilleurs dans un concours d’art oratoire au niveau régional. Certains d’entre eux participent à des festivals de comédiens au niveau amateur. Pour nous, ces résultats sont très encourageants et les parents qui nous confient leurs enfants sont satisfaits. Nous avons de bons retours. », assure-t-il.

A Boundiali, parmi les animateurs, en plus des agents du ministère de la Culture, il y avait aussi ceux du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. Ces derniers ont organisé des séances de sensibilisation pour aborder les thématiques concernant l’environnement, le civisme, l’hygiène corporelle, les grossesses précoces, le Vih/ Sida…

Mais des bienfaits du centre aéré, ce sont les enfants qui en parlent le mieux.

« Nous faisons plusieurs activités. J’aime la poésie et les arts plastiques. La poésie nous aide à nous exprimer et grâce à elle, je n’ai plus honte de parler en public », a indiqué Christelle N’Guessan.

« Je me réjouis de participer à ce centre parce que ça nous permet d’apprendre beaucoup de choses. C’est une chance pour nous de développer nos compétences et ça peut nous servir pour notre avenir », a affirmé Sarah Sanogo.

En plus des centres aérés, le pays dispose d’un réseau national de Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). De 2011 à 2024, ce sont 19 CLAC qui ont été construits et dotés de ressources documentaires et d’espaces d’animation dans différentes régions du pays, contribuant à l’équité territoriale en matière d’accès à la lecture et au savoir. Il est prévu la construction de 10 nouveaux CLAC.

Il faut aussi noter les initiatives proposées par les Accueils Collectifs de Loisirs pour Mineurs (ACLM). Selon le ministère du Tourisme et des Loisirs à l’issue du processus d’instruction et d’évaluation administrative des dossiers, 75 structures ont obtenu l’autorisation d’organiser des ACLM. Trente structures sont habilitées à organiser des colonies et centres aérés sur le territoire national, tandis que 45 autres sont autorisées à proposer des séjours hors de Côte d’Ivoire.

Chaque année, ce sont entre 100 000 et 200 000 enfants et adolescents qui participent à des Accueils collectifs de loisirs pour les mineurs.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Conflito de datas entre a WPC e a African Energy Week (AEW): Riade está a agir de forma justa com África? (Por Ajong Mbapndah L)

Source: Africa Press Organisation – Portuguese –

Por Ajong Mbapndah L

A African Energy Week evoluiu de uma iniciativa continental ambiciosa para um movimento poderoso que liga governos, investidores, empresas petrolíferas nacionais e intervenientes globais do setor energético em torno das prioridades de desenvolvimento de África. Com as datas de 12 a 16 de outubro de 2026 conhecidas com bastante antecedência, a decisão da WPC Energy de remarcar o seu Congresso de Riade para 11 a 15 de outubro levanta questões incómodas sobre justiça, respeito e se ainda se espera que África se adapte a decisões tomadas noutros locais.

Os líderes africanos do setor energético têm todos os motivos para colocar uma questão simples, mas incómoda: por que razão um dos maiores encontros mundiais sobre energia reagendaria o seu congresso de 2026 para um período quase exatamente igual ao da African Energy Week, quando as datas da Cidade do Cabo já eram conhecidas há muito tempo em todo o setor?

O 25.º Congresso de Energia da WPC terá lugar em Riade, de 11 a 15 de outubro de 2026, enquanto a African Energy Week (AEW): Invest in African Energies decorrerá na Cidade do Cabo, de 12 a 16 de outubro. Durante quatro dias cruciais, os dois eventos disputarão a presença de muitos dos mesmos ministros, executivos de companhias petrolíferas nacionais, companhias petrolíferas internacionais, financiadores, empresas de serviços, investidores e meios de comunicação social.

Chamar a isso apenas uma coincidência infeliz de agendamento subestima tanto as consequências práticas como a mensagem que a decisão inevitavelmente transmite a um setor energético africano cada vez mais determinado a não ser tratado como uma nota de rodapé.

A AEW não é uma conferência obscura que surgiu inesperadamente num calendário internacional sobrecarregado. As datas de 12 a 16 de outubro já tinham sido comunicadas publicamente em 2025 e continuaram a ser promovidas posteriormente como as datas definidas para a próxima edição, dando aos governos, empresas, patrocinadores e investidores tempo suficiente para organizarem a sua participação.

Nos círculos do setor energético, as grandes conferências não surgem simplesmente algumas semanas antes do dia de abertura. Os ministros reservam as suas agendas, as empresas atribuem orçamentos de patrocínio, os expositores reservam espaço, os executivos planeiam as viagens e os governos preparam roadshows de investimento com meses de antecedência, razão pela qual a sugestão de que as datas da AEW poderiam, de alguma forma, ter escapado à atenção é difícil de conciliar com a forma como este setor funciona.

Isto é especialmente verdade devido ao que a African Energy Week se tornou. O que a Câmara Africana de Energia (AEC) construiu em apenas meia década não é simplesmente mais uma conferência anual, mas sim uma das plataformas mais sólidas já criadas para que os africanos possam articular as suas próprias prioridades energéticas, envolver diretamente os investidores e desafiar um debate global que, com demasiada frequência, tem falado sobre África em vez de com África.

A AEW teve início em 2021 com cerca de 1 700 delegados e expandiu-se rapidamente, tornando-se um encontro que atrai milhares de ministros, responsáveis governamentais, empresas petrolíferas nacionais, produtores independentes, grandes empresas internacionais, financiadores e prestadores de serviços. A edição de 2026 está a posicionar-se como mais um grande passo em frente, refletindo o impulso que a Câmara criou em torno do investimento, do desenvolvimento de projetos, da celebração de acordos e da soberania energética africana.

Os organizadores prevêem mais de 9 000 participantes, mais de 300 ministros e personalidades de destaque, mais de 400 oradores e mais de 1 500 empresas para 2026. Estes não são os números de uma conferência regional marginal, mas sim de um mercado energético internacional cada vez mais influente, construído em África em torno das oportunidades africanas.

Esse crescimento é importante porque a AEW sempre defendeu uma proposta clara: as escolhas energéticas de África devem refletir as realidades do desenvolvimento africano. Não se pode esperar que o continente encare a transição a partir do mesmo ponto de partida que os países que se industrializaram utilizando combustíveis fósseis abundantes e que agora desfrutam de acesso universal ou quase universal à eletricidade, de redes de transportes sofisticadas e de economias maduras.

Os decisores políticos africanos debatem-se com uma equação diferente, que envolve a pobreza energética, a industrialização, o emprego, o crescimento populacional, a segurança alimentar e as enormes necessidades de capital necessárias para construir economias modernas. A AEW tem-lhes proporcionado consistentemente uma plataforma para afirmar que o petróleo e o gás, a par das energias renováveis, da energia nuclear, da energia hidroelétrica, dos minerais críticos e das tecnologias emergentes, devem continuar a fazer parte de uma transição africana moldada pelas necessidades africanas.

O evento também foi muito além de discursos e painéis cerimoniais. Através de fóruns de investimento, salas de negociação, discussões sobre acordos de partilha de produção, envolvimento entre empresas petrolíferas nacionais (NOC) e internacionais (IOC), programas de conteúdo local e conversas sobre financiamento, a AEW tem procurado cada vez mais colocar os titulares de licenças e os promotores de projetos frente a frente com investidores capazes de transformar oportunidades em ativos produtivos e infraestruturas funcionais.

Essa ênfase é vital porque África não precisa simplesmente de mais uma conversa global sobre energia. Precisa de capital para exploração, gasodutos, instalações de processamento de gás, refinarias, centrais elétricas, redes de transmissão, projetos de energias renováveis, infraestruturas industriais e mecanismos de financiamento capazes de os apoiar.

O papel crescente da Organização Africana de Produtores de Petróleo no debate energético continental mais alargado, juntamente com os esforços em torno dos mecanismos de financiamento africanos, acrescenta outra dimensão estratégica. Os produtores africanos reconhecem cada vez mais que a soberania sobre os recursos pouco significa se todos os grandes projetos continuarem dependentes de instituições de financiamento fora do continente, cujas políticas podem não estar alinhadas com as prioridades de desenvolvimento africanas.

A AEW tornou-se um dos locais onde essa nova confiança se manifesta, e é precisamente por isso que a decisão relativa ao calendário de Riade foi tão mal recebida. África já não se limita a estar simplesmente grata por ser convidada para as conversações globais sobre energia; está a construir as suas próprias mesas, a encher as suas próprias salas e a atrair cada vez mais os mesmos ministros, executivos e investidores procurados pelos centros de poder tradicionais da indústria.

A WPC Energy é, por si só, uma importante instituição global e ninguém precisa de menosprezar o seu prestígio para reconhecer o problema. Precisamente porque compreende a importância da participação de ministros e de diretores executivos, a WPC também deveria compreender o que acontece quando um congresso é agendado para as mesmas datas de outro encontro importante.

Um ministro do Petróleo não pode estar simultaneamente na Cidade do Cabo e em Riade; um presidente de uma empresa petrolífera nacional (NOC) não pode passar a mesma tarde a negociar parcerias de investimento na AEW e a participar em sessões da WPC a milhares de quilómetros de distância; e as empresas com equipas executivas limitadas não podem fingir que a geografia não existe.

Isso levanta uma questão óbvia que as partes interessadas africanas têm o direito de colocar: teria sido tomada a mesma decisão com tanta facilidade se o evento afetado fosse a ADIPEC, a CERAWeek ou a Gastech? Será que um congresso que procura muitos desses mesmos ministros, diretores executivos e patrocinadores se sobreporia deliberadamente a uma dessas datas e esperaria simplesmente que os organizadores absorvessem as consequências?

Se tal sobreposição exigisse uma consulta cuidadosa noutros contextos, África merece saber por que razão a Cidade do Cabo parece ser um caso à parte. África não está a pedir que o calendário internacional seja esvaziado sempre que acolhe um evento, mas há uma enorme diferença entre um congestionamento inevitável e a transferência de um encontro de grande envergadura para datas já ocupadas por uma plataforma continental em rápido crescimento.

A imagem fica ainda pior pelo facto de, no passado, ter existido cooperação, em vez de confronto. Em 2022, a Câmara Africana de Energia e o Conselho Mundial do Petróleo do Canadá assinaram um memorando de entendimento ao abrigo do qual concordaram em apoiar e promover as conferências um do outro, incluindo a African Energy Week e o Congresso Mundial do Petróleo de 2023, ao mesmo tempo que cooperavam em matéria de delegados, expositores, parceiros, webinars e diá. setorial.

Esse historial torna o atual conflito mais difícil de compreender. As instituições ligadas à família do WPC compreendiam suficientemente a importância da AEW para colaborarem com a AEC, promoverem as plataformas umas das outras e incentivarem a participação; por isso, as partes interessadas africanas têm motivos para se questionarem sobre como é que a cooperação evoluiu para um calendário que agora coloca os dois eventos em concorrência direta.

O WPC também tem uma história significativa com a própria África. Joanesburgo acolheu o 18.º Congresso Mundial do Petróleo em 2005, o primeiro Congresso do WPC realizado no continente, o que significa que África não é, de forma alguma, um território desconhecido para a organização e que as instituições petrolíferas africanas certamente não são estranhas ao ecossistema do WPC.

A própria Câmara Africana de Energia tem-se mostrado relutante em transformar publicamente a situação num confronto, apesar de ter sido abordada sobre o assunto. Essa contenção é digna de nota, pois uma organização que raramente se coíbe de defender os interesses energéticos africanos poderia facilmente ter intensificado o conflito; no entanto, a sua relutância em comentar não deve ser confundida com uma ausência de preocupação por parte do setor em geral.

O silêncio pode, na verdade, tornar as questões ainda mais prementes. Quando uma organização construída em torno da defesa vigorosa do investimento africano opta pela cautela, outros irão inevitavelmente analisar mais de perto o que a decisão de agendamento significa e por que razão aconteceu.

A Nigéria enfrenta um teste de liderança delicado

O conflito de agendamento torna-se ainda mais significativo quando a Nigéria entra em cena. Enquanto potência económica continental, um dos principais produtores de petróleo e gás de África e lar de um dos maiores conjuntos de empresas energéticas nacionais do continente, a voz da Nigéria tem um peso enorme na determinação de como África se posiciona na ordem energética global em rápida mudança.

A Nigéria não é simplesmente mais um produtor a participar em conferências na Cidade do Cabo e em Riade. É o país escolhido para acolher o Banco Africano de Energia em Abuja, uma instituição concebida pela Organização Africana de Produtores de Petróleo e pelo Afreximbank para ajudar a colmatar o défice de financiamento que os projetos energéticos africanos enfrentam.

Isso confere a Abuja uma responsabilidade particular nos debates sobre a soberania energética africana. O Banco Africano de Energia representa precisamente o tipo de independência institucional que a AEW tem defendido: capital africano mobilizado para apoiar projetos africanos numa altura em que os financiadores internacionais tradicionais se têm mostrado cada vez mais relutantes em financiar o desenvolvimento do petróleo e do gás no continente.

A Nigéria é também o lar daquele que é talvez o símbolo mais marcante das ambições energéticas em transformação de África: Aliko Dangote e o seu complexo de refinarias. O significado do que Dangote está a construir vai muito além de um empresário, de uma empresa ou de uma refinaria, especialmente à medida que os seus interesses industriais continuam a expandir a sua presença por toda a África.

A Refinaria Dangote desafia um modelo africano com décadas de existência, no qual o crude é exportado, o valor é criado noutro local e os produtos refinados, a preços elevados, são importados de volta para o continente. Representa uma proposta diferente: recursos africanos processados em solo africano, criando capacidade industrial africana e permitindo que uma maior parte da cadeia de valor permaneça no continente.

Consequentemente, a Nigéria situa-se no ponto de intersecção de quase todos os principais argumentos que a AEW tem vindo a defender sobre o futuro energético de África: propriedade indígena, processamento local, segurança energética, financiamento africano, desenvolvimento do gás doméstico, reforma do investimento e a transformação dos recursos naturais em capacidade industrial, em vez de meras receitas de exportação.

A sua relação com a African Energy Week também tem sido profunda e altamente visível. Sucessivos responsáveis governamentais, reguladores e líderes empresariais nigerianos têm utilizado a AEW para promover oportunidades de investimento, explicar reformas e atrair capital internacional, enquanto as empresas nigerianas têm mantido uma presença substancial através de espaços de exposição de eleição, palestras, painéis, patrocínios e negociações.

Esse envolvimento tem-se mantido sob a administração do Presidente Bola Tinubu. O Conselheiro Especial do Presidente para a Energia, Olu Verheijen, tornou-se uma voz proeminente no evento, enquanto o Ministro de Estado dos Recursos Petrolíferos, Heineken Lokpobiri, e outros altos responsáveis nigerianos têm utilizado a AEW para promover as reformas de investimento e as oportunidades energéticas do país.

A delegação empresarial nigeriana anunciada para 2026 é igualmente formidável. O diretor executivo do Grupo Oando, Adewale Tinubu, está entre os líderes de destaque do setor que se espera que estejam presentes, a par de executivos de algumas das mais importantes operadoras nacionais da Nigéria e de empresas internacionais ativas no setor a montante do país.

A Renaissance Africa Energy Company participa como Patrocinadora Ouro e deverá apresentar uma estratégia de crescimento que envolve um plano de investimento de 15 mil milhões de dólares, na sequência da aquisição de importantes ativos onshore anteriormente detidos pela Shell. A sua presença personifica exatamente o tipo de transformação empresarial africana que a AEW foi criada para destacar.

O Dr. Nosa Omorodion, Diretor Nacional da SLB para a Nigéria, deverá também receber o Prémio de Realização ao Longo da Vida da AEW, em reconhecimento de mais de três décadas de contribuições para a tecnologia, o conteúdo local, a otimização da produção e o desenvolvimento do capital humano. Em conjunto, a presença nigeriana torna a Cidade do Cabo uma das vitrines internacionais mais significativas da indústria energética em transformação da Nigéria fora da própria Nigéria.

É por isso que a Nigéria se encontra agora numa posição invulgarmente desconfortável. A 11 de outubro, um dia antes do início da AEW, a Nigéria juntar-se-á à Arábia Saudita e à Itália como coanfitriã da 17.ª Reunião Ministerial do Fórum Internacional da Energia (IEF), em Riade, um encontro que reúne ministros da energia, líderes do setor e organizações internacionais para debater a segurança energética, a estabilidade do mercado, o investimento e o futuro da energia global.

Não há nada de intrinsecamente contraditório na participação da Nigéria em ambos os eventos. Na verdade, um país da importância da Nigéria deve estar representado em todas as mesas de discussão sérias onde se debate o futuro da energia global, e o seu papel como coanfitriã do IEF17 é, por si só, um reconhecimento do prestígio internacional de Abuja.

O problema reside no que acontece imediatamente a seguir. O WPC dá início ao seu programa principal em Riade a 12 de outubro, no mesmo dia em que a AEW abre em Cidade do Cabo, o que pode transformar o legítimo papel de liderança global da Nigéria num difícil exercício de equilíbrio entre um encontro internacional que está a ajudar a coorganizar e uma plataforma africana que passou anos a ajudar a construir.

Isso coloca Abuja numa posição que não criou sozinha, mas da qual surgem questões legítimas sobre a sua liderança. Será que as autoridades nigerianas, particularmente a nível ministerial e dos altos cargos do governo, manifestaram preocupações quanto ao conflito de agendamento quando os planos de Riade estavam a ser elaborados?

Tendo em conta o papel da Nigéria como coanfitriã do IEF17 e o seu considerável peso diplomático nos assuntos petrolíferos globais, terá Abuja alertado os seus parceiros para as consequências de sobrepor o programa mais abrangente de Riade diretamente à Semana Africana da Energia? Terão os decisores políticos ponderado a perceção africana de parecerem dar prioridade a um encontro estrangeiro em detrimento de uma plataforma que as autoridades e empresas nigerianas ajudaram a estabelecer como um dos símbolos inconfundíveis do renascimento energético de África?

Será que a Nigéria poderia ter usado a sua influência nos bastidores para incentivar a coordenação antes de o conflito se tornar inevitável? Estas são perguntas, não acusações, e não há provas públicas que comprovem que conversas possam ter ocorrido em privado entre Abuja, Riade, o IEF, a WPC Energy ou os organizadores da AEW.

A Nigéria não deve, portanto, ser condenada por uma diplomacia cujos pormenores não são do domínio público, mas a liderança é avaliada, em parte, pelos sinais que transmite, especialmente quando interesses concorrentes entram em conflito. A posição da Nigéria significa que não pode simplesmente tratar isto como uma disputa de agendamento alheia.

Em momentos como este, o gigante continental não se pode dar ao luxo de enviar sinais contraditórios sobre a sua posição relativamente ao destino e ao futuro energético de África. Isto não significa que a Nigéria deva boicotar Riade, afastar-se do envolvimento internacional ou optar pela Cidade do Cabo em detrimento do resto do mundo; tal abordagem seria irrealista e contraproducente.

A expressão mais forte da liderança nigeriana seria demonstrar que o envolvimento global e a solidariedade africana são obrigações complementares e não concorrentes. Abuja pode desempenhar um papel importante em Riade, ao mesmo tempo que deixa inequivocamente claro, através da representação de alto nível, da participação empresarial e do envolvimento diplomático, que a AEW continua a ser uma plataforma africana estratégica digna de apoio.

Essa distinção é importante porque outros governos africanos estarão atentos. Se a Nigéria, sede do Banco Africano de Energia e lar de algumas das empresas energéticas locais mais ambiciosas do continente, parecer indiferente quando uma plataforma africana for submetida a uma pressão competitiva evitável, os produtores mais pequenos poderão, com razão, questionar-se sobre quem defenderá as instituições africanas quando os seus interesses colidirem com os de potências globais maiores.

A força da Nigéria cria expectativas. O país dispõe do mercado, da população, do alcance diplomático, da indústria petrolífera, de empresas líderes e, cada vez mais, da capacidade de refinação necessária para exercer uma liderança muito além das suas fronteiras, e essa liderança torna-se mais valiosa precisamente quando os interesses de África exigem uma voz clara.

A geopolítica torna o momento ainda mais significativo

O litígio não pode ser dissociado da geopolítica. A segurança energética tornou-se novamente indissociável da segurança nacional, com a instabilidade em torno das principais regiões produtoras e das rotas marítimas estratégicas a lembrar aos governos a rapidez com que as previsões de abastecimento global podem mudar.

O Mar Vermelho, o Estreito de Ormuz e o Médio Oriente em geral continuam a ser fundamentais para os fluxos energéticos globais, enquanto a concorrência entre os Estados Unidos, a China, a Europa, a Rússia, as potências do Golfo e as economias emergentes abrange cada vez mais o petróleo e o gás, o GNL, os minerais críticos, a tecnologia, as infraestruturas e o controlo das cadeias de abastecimento estratégicas.

Esse ambiente geopolítico deveria tornar a energia africana mais importante do ponto de vista estratégico, e não menos. Os recursos da Bacia Atlântica da África Ocidental, as novas descobertas na Namíbia, os produtores consolidados como a Nigéria e Angola, os grandes projetos de gás desde o Senegal e a Mauritânia até Moçambique e a capacidade de refinação em expansão reforçam o argumento de que um abastecimento africano diversificado pode contribuir significativamente para a segurança energética global.

A África não deve, portanto, ser tratada como uma sala secundária na casa da energia global, precisamente quando a geopolítica está a demonstrar o valor da diversificação. Quando os corredores de abastecimento tradicionais são ameaçados, o mundo lembra-se subitamente da importância estratégica dos barris e do gás africanos; no entanto, os produtores africanos têm todo o direito de questionar se essa importância se reflete na forma como as suas instituições e plataformas são tratadas quando as crises acalmam.

É aqui que a sensação de desrespeito se torna mais importante do que um calendário de conferências. Os africanos passaram décadas a assistir à chegada de atores externos quando os recursos são necessários, ao seu desaparecimento quando é necessário financiamento para o desenvolvimento, ao seu regresso com prescrições sobre o que o continente deve deixar de produzir e, por fim, à redescoberta dos hidrocarbonetos africanos sempre que choques geopolíticos tornam os fornecimentos alternativos atraentes.

África não quer continuar a ser o continente cujos recursos são estrategicamente importantes, mas cujas prioridades são negociáveis; cujos minerais são indispensáveis, mas cuja industrialização pode esperar; e cujas conferências só importam até que uma instituição maior decida que quer a mesma semana.

As frustrações não são inventadas. A saída de Angola da OPEP em 2023, na sequência de desacordos sobre as quotas de produção, tornou-se um dos exemplos recentes mais claros de um produtor africano que decidiu que a participação numa instituição internacional estabelecida já não valia a pena se os seus interesses nacionais não pudessem ser devidamente atendidos.

Quer se concorde ou não com a decisão de Luanda, a lição foi inequívoca: os governos africanos estão cada vez mais dispostos a defender os interesses nacionais quando as estruturas estabelecidas já não parecem responder a esses interesses. Essa mesma confiança é visível nos apelos a uma maior refinação local, a instituições financeiras africanas mais fortes, a empresas petrolíferas nacionais mais assertivas e a uma maior valorização interna.

A Refinaria Dangote é talvez o símbolo mais visível desta mudança. Durante gerações, um dos maiores produtores de crude de África exportou o seu petróleo enquanto importava enormes volumes de produtos refinados, mas o aumento da enorme capacidade de refinação interna representa uma ambição continental mais ampla de deixar de exportar recursos na sua forma menos valiosa e de importar de volta os produtos de valor acrescentado a um preço superior.

A AEW insere-se perfeitamente nesta mudança de mentalidade africana. Defende que o continente deve produzir mais sempre que tal fizer sentido, processar mais no próprio território, financiar mais os seus próprios projetos, negociar com maior firmeza com os parceiros internacionais e garantir que o desenvolvimento energético gere eletricidade, empregos, infraestruturas e capacidade industrial para os africanos.

É por isso que o evento se tornou algo maior do que o seu organizador. A Câmara Africana de Energia pode fornecer a estrutura, mas o movimento em torno da AEW reflete cada vez mais as frustrações e ambições partilhadas por governos, empresas petrolíferas nacionais (NOCs), empresas locais e uma geração de profissionais africanos do setor energético, cansados de ouvir que o seu continente deve permanecer permanentemente complacente.

Da Cidade do Cabo a Caracas: o alcance da Câmara está a expandir-se

A resposta da Câmara à controvérsia sobre o calendário não foi recuar para uma postura continental defensiva. As suas atividades recentes demonstram quase o oposto: um esforço cada vez mais ambicioso para ligar os interesses energéticos africanos a governos, investidores e mercados muito além do continente.

Esse alcance internacional tem sido particularmente visível na Venezuela. A AEC desenvolveu uma relação estruturada com Caracas que envolve a promoção do investimento, a cooperação técnica, o reforço de capacidades e o envolvimento em toda a cadeia de valor dos hidrocarbonetos, incluindo um diá. de alto nível com a Presidente interina da Venezuela, Delcy Rodríguez, autoridades do setor petrolífero e executivos da estatal PDVSA.

A relação evoluiu de contactos de alto nível no início de 2026 para mais uma missão de trabalho da AEC a Caracas, de 3 a 5 de agosto. O regresso da Câmara à Venezuela, aliado ao seu envolvimento nos esforços internacionais de promoção das oportunidades de investimento energético na Venezuela, ilustra uma organização cada vez mais capaz de levar a diplomacia energética africana para além dos tradicionais centros ocidentais e do Golfo.

O simbolismo é difícil de ignorar. Uma organização criada para promover os interesses energéticos africanos está agora a envolver-se a níveis políticos e industriais de alto nível no país que possui as maiores reservas comprovadas de petróleo do mundo, construindo pontes entre os produtores africanos e um dos Estados petrolíferos mais importantes da América Latina.

Essa relação crescente reflete também uma estratégia Sul-Sul mais ampla. A cooperação entre a AEC e as instituições venezuelanas tem envolvido ligações com a APPO e discussões em torno do investimento, da transferência de tecnologia, do desenvolvimento da mão-de-obra, da comercialização de gás e das oportunidades para os operadores africanos, alargando o alcance da Câmara da defesa dos interesses africanos para a diplomacia energética internacional.

Simultaneamente, a Câmara tem vindo a reforçar as suas relações noutros locais. O seu envolvimento com a empresa petrolífera nacional de Moçambique, a ENH, por exemplo, tem-se centrado no investimento, no conteúdo local e na participação do setor privado, à medida que Moçambique desenvolve uma indústria do gás sustentada por mais de 50 mil milhões de dólares em grandes projetos de GNL.

Estes compromissos revelam algo importante sobre o movimento por trás da AEW. A Câmara não defende que África se deva isolar dos mercados energéticos globais nem substituir a dependência de um bloco pela dependência de outro; procura, sim, alargar as parcerias de África e proporcionar mais opções às empresas, governos e instituições africanas.

É precisamente isso que a soberania energética deve significar num mundo cada vez mais multipolar. África deve ser capaz de estabelecer relações com Riade, Caracas, Houston, Londres, Pequim, Moscovo, Abu Dhabi e todos os outros centros energéticos de peso, mantendo simultaneamente as suas próprias instituições sólidas.

O crescente apelo internacional da Câmara torna, consequentemente, o conflito de agendamento com a WPC ainda mais intrigante. A AEW não é um recuo em relação ao envolvimento global; é a contribuição de África para o mesmo.

A AEW avança com confiança crescente

Se se esperava que a controvérsia sobre a data viesse a perturbar a African Energy Week, há poucos indícios externos de que tal tenha acontecido. Os preparativos na Cidade do Cabo decorrem a todo o vapor, com a Câmara a continuar a anunciar ministros, responsáveis governamentais, executivos globais, operadores locais, patrocinadores e investidores para outubro.

A simples participação anunciada da Nigéria sublinha essa confiança, enquanto a representação de todo o continente e além-fronteiras continua a expandir-se. A estratégia da AEW parece centrar-se menos em envolver-se numa guerra pública de palavras com a WPC e mais em demonstrar, através da participação, de anúncios de investimento e de parcerias, que a plataforma desenvolveu peso institucional suficiente para resistir à concorrência.

A relutância da Câmara em agravar publicamente o conflito de agendamento é notável neste contexto. Uma organização conhecida pela sua defesa enérgica das questões energéticas africanas optou por não transformar a questão num confronto institucional aberto, mas a sua contenção não deve ser interpretada como fraqueza ou como prova de que o conflito é irrelevante.

As suas atividades sugerem uma organização com o olhar voltado para muito além da Cidade do Cabo. A AEC tem vindo a desenvolver parcerias em toda a África e a nível internacional, desde Moçambique e outros mercados energéticos africanos emergentes até à Venezuela e aos centros de investimento globais, refletindo uma estratégia cada vez mais abrangente para ligar os interesses energéticos africanos ao capital, à tecnologia e às parcerias, onde quer que surjam oportunidades.

Essa estratégia torna-se cada vez mais relevante à medida que a geopolítica reestrutura os fluxos energéticos. África entra neste contexto com recursos que todos desejam: importantes reservas de petróleo e gás, um potencial extraordinário em energias renováveis, minerais essenciais necessários para as tecnologias que impulsionam a transição energética e uma das maiores fontes futuras de procura de energia a nível mundial.

O continente dispõe, portanto, de poder de influência, mas os recursos por si só não se traduzem automaticamente em poder. O poder surge quando os países se coordenam, as instituições amadurecem, o capital é mobilizado, os recursos são transformados localmente e os governos africanos negociam a partir de uma compreensão mais clara do seu valor estratégico coletivo.

Esse é o significado mais profundo da African Energy Week e a razão pela qual o conflito de agendamento com a WPC é importante. A AEW representa parte do esforço de África para construir a infraestrutura institucional necessária para converter recursos em influência.

A Nigéria é fundamental para o sucesso desse esforço. O facto de Abuja acolher o Banco Africano de Energia, a ascensão de empresas locais como a Oando, a Renaissance Africa Energy e a Heirs Energies, a dimensão do projeto industrial da Dangote e os esforços do governo para atrair novos investimentos a montante tornam o país um pilar indispensável da arquitetura energética emergente de África.

Consequentemente, o conflito de agendamento coloca a Nigéria perante algo mais do que um simples problema de agenda. Trata-se de um teste à forma como as potências energéticas mais influentes de África navegam num mundo em que pretendem manter relações sólidas com Riade, Washington, Londres, Abu Dhabi, Pequim, Caracas e outros centros globais, ao mesmo tempo que reforçam as instituições criadas para promover as prioridades africanas.

Não deveria haver contradição entre os dois, desde que as parcerias internacionais respeitem as instituições africanas em vez de as enfraquecerem. Esse princípio leva o debate de volta à WPC e à questão de saber se a mesma abordagem em termos de agendamento teria sido considerada aceitável se o encontro afetado fosse a ADIPEC, a CERAWeek, a Gastech ou outro evento cuja importância para o calendário energético internacional ninguém questiona.

Se a resposta for duvidosa, os africanos têm motivos para perguntar por que razão se esperava, aparentemente, que a AEW absorvesse o conflito de datas. África chegou a uma fase em que já não é aceitável ser estrategicamente valiosa, mas institucionalmente ignorada.

Os seus recursos não podem ser indispensáveis durante crises geopolíticas, enquanto as suas plataformas se tornam dispensáveis na elaboração dos calendários; e os seus governos não podem ser cortejados por barris, gás e minerais, enquanto as instituições que estão a construir recebem um nível de consideração inferior.

Riade tem todo o direito de acolher um grande encontro global sobre energia. A Arábia Saudita tem uma enorme influência nos mercados petrolíferos, infraestruturas de classe mundial e ambições legítimas de reunir decisores políticos e líderes do setor em torno de questões que irão moldar o futuro da energia.

A Cidade do Cabo tem exatamente o mesmo direito de acolher o encontro emblemático de África sem que as suas datas sejam tratadas como dispensáveis. Um sistema energético global equitativo não pode significar que os centros estabelecidos recebam automaticamente prioridade, enquanto se espera que as plataformas africanas emergentes absorvam as perturbações.

O próprio tema da WPC para 2026, «Caminhos para um Futuro Energético para Todos», enfatiza a inclusão e a participação partilhada; no entanto, a inclusão não pode permanecer como um slogan apelativo impresso nos materiais da conferência, enquanto decisões práticas colocam um dos mais importantes encontros sobre energia de África numa posição de desvantagem competitiva.

Um futuro energético «para todos» deve incluir o respeito pelas plataformas que os africanos construíram para si próprios. Não pode exigir que os ministros africanos tenham de escolher entre apresentar oportunidades de investimento na Cidade do Cabo e participar em debates em Riade, nem as empresas africanas devem ter de decidir se os escassos orçamentos de marketing e viagens devem seguir as prioridades continentais ou o prestígio global.

A AEW conquistou o seu lugar no calendário internacional. A Câmara criou uma dinâmica em torno dela, os governos africanos conferiram-lhe credibilidade política, as empresas apresentaram-lhe propostas de investimento e os parceiros internacionais reconheceram a sua importância crescente.

É precisamente por isso que a decisão de agendamento da WPC merece um escrutínio, em vez de um silêncio educado. Se a AEW ainda fosse pequena e irrelevante, ninguém se importaria com a data de realização de outra conferência, mas o problema existe precisamente porque a Cidade do Cabo compete agora por ministros, diretores executivos, capital de investimento, anúncios de projetos e atenção internacional.

Talvez essa seja a indicação mais clara de quão longe a AEW chegou. África criou uma plataforma suficientemente importante para que um conflito de datas tenha consequências globais, e a resposta adequada por parte das instituições estabelecidas deve ser o envolvimento e a coordenação, em vez da expectativa de que África se limite a adaptar-se.

Será que isto poderia ter sido feito com a ADIPEC sem suscitar controvérsia? Será que a CERAWeek poderia, de repente, deparar-se com outro peso-pesado global a visar praticamente os mesmos ministros e diretores executivos sem que fossem feitas perguntas, ou seria razoável esperar que a Gastech encarasse com indiferença o facto de uma instituição comparável se sobrepor diretamente ao seu programa?

Essas questões expõem o problema subjacente. África não procura privilégios de que outros não usufruem; recusa-se simplesmente a ser sujeita a um padrão inferior de consideração.

Durante demasiado tempo, foi dito ao continente para ser paciente, flexível e grato, enquanto as decisões que afetavam os seus recursos, financiamento e desenvolvimento eram tomadas noutro local. A ascensão da AEW, das iniciativas de financiamento lideradas por africanos, das NOCs mais fortes e de governos cada vez mais assertivos sugere que essa era está a chegar ao fim.

A disputa entre a WPC e a AEW não se resume, portanto, a uma oposição entre a Cidade do Cabo e Riade. Trata-se de saber se uma ordem energética global em transformação está preparada para reconhecer a autonomia africana assim que África se tornar suficientemente forte para a exigir.

A WPC pode considerar os dias 11 a 15 de outubro simplesmente como as suas novas datas, mas as partes interessadas africanas têm o direito de ver esta mudança através do prisma de uma história muito mais longa. As datas da AEW eram conhecidas, já havia existido cooperação no passado, as consequências da sobreposição são óbvias e a indústria energética internacional compreende, melhor do que quase qualquer outro setor, que os calendários que envolvem ministros e diretores executivos são ativos estratégicos e não meros pormenores administrativos.

África não está a pedir um tratamento especial, nem está a pedir a Riade que abandone as suas ambições. Está a pedir a cortesia profissional básica e o respeito institucional que qualquer plataforma global séria esperaria para si própria.

Numa altura em que a agitação geopolítica está a lembrar ao mundo o valor estratégico da África no domínio da energia, ignorar uma das plataformas energéticas mais importantes do continente é particularmente imprudente. O petróleo, o gás, os minerais, os recursos renováveis e os mercados em crescimento de África não podem ser indispensáveis quando o mundo precisa deles, mas periféricos quando os africanos exigem uma voz significativa sobre a forma como esses recursos são desenvolvidos.

Os líderes africanos do setor energético continuarão a viajar para Riade, Houston, Abu Dhabi, Caracas, Londres e outros centros globais, porque a parceria continua a ser essencial. Mas fá-lo-ão cada vez mais como representantes de um continente que está a construir as suas próprias instituições e que espera que essas instituições sejam respeitadas.

A AEW tornou-se uma dessas instituições, e a Câmara Africana de Energia construiu um movimento em torno da convicção de que África deve deixar de pedir desculpa por procurar investimento, industrialização e segurança energética. O seu alcance crescente, desde a Cidade do Cabo até Abuja, Maputo, Londres e Caracas, mostra que o movimento já não se limita a África, mas participa cada vez mais na diplomacia e nas negociações mais amplas da energia global.

A controvérsia em torno da programação da WPC constitui agora um teste inesperado para verificar se o establishment energético global em geral assimilou a outra metade dessa mensagem: África já não deve ser dada como garantida.

A verdadeira questão à medida que nos aproximamos de outubro é, portanto, mais ampla do que saber qual o evento que atrai maior público. Trata-se de saber se as instituições que falam tão prontamente de parceria, inclusão e um futuro energético global estão preparadas para demonstrar esses princípios quando as próprias prioridades de África exigem adaptação, em vez de retórica.

Distribuído pelo Grupo APO para Pan African Visions.

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Zambia votes: who’s who and what issues are shaping the elections?

Source: The Conversation – Africa – By Nicole Beardsworth, Lecturer, University of the Witwatersrand

Zambia’s election, scheduled for 13 August, has shaped up into a battle between two alliances. The ruling United Party for National Development alliance is backed by 15 smaller parties. The Tonse-Pamodzi Alliance is headed by presidential newcomer Brian Mundubile and his running mate, Makebi Zulu.

The Tonse-Pamodzi alliance includes a group of smaller political parties without parliamentary representation, and many of the remaining structures of the Patriotic Front. Mundubile was formerly in the Patriotic Front, which was voted out in 2021. Alliances cannot register, so they have to run as a party but are backed by an informal alliance.

Almost every election in Zambian history includes negotiations on an opposition electoral coalition, but few survive to fight the elections. In 2026, the opposition cohered late in the face of what they say is significant state interference. They hope to take the election despite facing these challenges.

Having worked extensively across multiple Zambian elections and based on the research I have done as part of the Zambia Elections Research Network, my view is that the election will do two things:

  • test the strength of the Tonse-Pamodzi’s local campaign and remaining Patriotic Front loyalties

  • be a referendum on the United Party for National Development’s policies.

The election has turned into a more competitive race than most analysts had expected. With 14 candidates standing for the presidency, there are few recognisable party names. And for the first time in 30 years there isn’t a single former ruling party represented on the ballot.

Mundubile – and the National Reconciliation Party for Unity and Prosperity he’s heading – face a challenge of trying to sell themselves to Zambians in an extremely short period without the party labels or name recognition of previous contenders. His candidature on this new party was only announced in May.

The best performance of a newcomer candidate in Zambia’s history was in 2001, when the founder of the newly established United Party for National Development, Anderson Mazoka, faced down the Movement for Multiparty Democracy’s Levy Mwanawasa, who won the election with just 29% of the vote to Mazoka’s 27%.

The biggest factor playing on voters’ minds is the economy. While our survey conducted in late 2025 suggests that many Zambians are quite happy with many of the government’s flagship policies, the high cost of living and people’s expectations of the economy will be a key election issue.

It’s the economy …

When Hakainde Hichilema and the United Party for National Development won in 2021, he found the cupboard bare.

In November 2020 Zambia became the first African COVID-era debt default following years of unsustainable borrowing by the Patriotic Front government, which had run the country since 2011.

When Hichilema took over there was no clarity even on the extent of the debt. This was partly as a result of the contracting of debt at ministerial level and the broader weakening of institutions and oversight mechanisms.

He set about returning technocrats to the Ministry of Finance and the Treasury. A debt restructuring process was completed in June 2024. This cut over US$900 million from the total debt burden and spread future payments over a much longer period.

Zambia’s default status was officially lifted in November 2025, when ratings agency S&P Global raised its long- and short-term foreign-currency credit ratings with a stable outlook. Other economic wins included:

The restructuring deal is not without its critics. Nevertheless, five years after hitting rock bottom, Zambia is once again seen as a destination for global investment.

The Zambia Elections Research Network ran a survey in Zambia in late 2025 in which respondents ranked government’s performance on many of its key policies positively. The policies included cash for work programmes, the expansion of the constituency development fund and the introduction of free education. The survey was a nationally representative telephonic survey of 1,497 respondents.

But the primary complaint of many in Zambia is that the cost of living is still too high. And the changes at the macroeconomic level are yet to trickle down to household level.

The cost of a basic needs basket in Zambia increased by 43% between July 2021 and July 2026. But salaries have not kept up, according to the Jesuit Centre for Theological Reflection, which publishes a monthly cost of living bulletin.

Governance and legislation

The government’s achievements on deepening Zambia’s democracy and cleaning up corruption have been mixed.

The United Party for National Development government pursued an anti-corruption campaign. Many senior government officials were charged for corruption. Some were imprisoned. But none of the companies that took part in corrupt activities were charged. And few of the corruption scandals under the United Party for National Development administration have been pursued.

Hopes of progressive legal changes were raised in 2021 when the administration repealed the law on defamation of the president and finally brought in the Access to Information Act. But the overall record is much more mixed.

In 2025, the government introduced the contentious Constitution of Zambia (Amendment) Act, No. 7 (commonly known as “Bill 7”). But the change failed to meaningfully reform Zambia’s long-debated centralised constitution. Instead it nearly doubled the number of seats in parliament. It added 40 proportional representation seats without adequately specifying the mechanisms by which the elections would work.

In the final days before Parliament closed – and just three months ahead of the elections – the government pushed a massive 74 bills through parliament. These included crucial bills that would govern how the election was run. This “legislative overloading” reduced the already diminished oversight role of Parliament.

Opposition parties claim that state institutions were used to prevent them registering for the 2026 elections. It has been alleged that the Registrar of Societies – the body that governs political parties – changed the names of their office bearers, or changed their status from a political party to a church, or in some cases changed party names entirely. They argue that this state interference was the primary reason why for the first time in 30 years there isn’t a single former ruling party on the ballot.

The ruling party has also proven increasingly intolerant of dissent. Since 2021, several journalists and opposition leaders have been arrested, and no opposition rallies were approved to be held for five years. A key opposition leader was sentenced to imprisonment with hard labour for the defamation of the president. This has had a chilling effect on the opposition and civil society.

The battle of the alliances

Having been the leader of the opposition in Parliament since 2021 and the government chief whip from 2019 to 2021, Mundubile has a profile among those who watch politics in Lusaka. Relying on remaining Patriotic Front structures and sympathies in the party’s former heartlands, his alliance has run an impressive campaign with huge rallies across much of the country.

His campaign has done extremely well, despite having few resources, and it appears that he is gaining significant ground. While he has a considered manifesto, much of his campaign has tried to draw on remaining sympathies for the late former president Edgar Lungu, and he has pledged to “rule just like Lungu did”. Many of his promises on the campaign trail seem to pledge a return to the kind of decentralised patronage politics of the Lungu era.

For its part, the ruling United Party for National Development has put up a gruelling, if last-minute, campaign, and the president has been holding mass rallies across the country while also using his position to announce the opening of new development projects. Hichilema has also spent much of that time speaking off the cuff and attacking former party insiders and MPs for not supporting his constitutional reforms.

In a context where it appears that there was a deliberate attempt by state institutions to keep recognisable parties off the ballot, this election will be a test of the capacity of the Tonse-Pamodzi campaign, the remaining strength of Patriotic Front loyalties and a referendum on the United Party for National Development’s policies. Either way, the country is likely to have a much stronger opposition to contend with after the 2026 polls.

– Zambia votes: who’s who and what issues are shaping the elections?
– https://theconversation.com/zambia-votes-whos-who-and-what-issues-are-shaping-the-elections-289074

Côte d’Ivoire : Promotion et valorisation des filières techniques : à Man, le ministre délégué Jean-Louis Moulot lance la première édition décentralisée du Salon national de l’enseignement technique

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a lancé, le dimanche 09 août 2026, au Lycée technique et professionnel de Man, chef-lieu de région du Tonkpi, la première édition décentralisée du Salon national de l’Enseignement technique (SNET) qui vise à rapprocher davantage l’écosystème de la formation des besoins du secteur productif et à mieux informer la jeunesse sur les opportunités qu’offrent les métiers techniques.

C’était en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Vagondo Diomandé, par ailleurs président de la cérémonie et fils de la région, du ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, représentant le parrain, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.

« Le choix de la ville Man pour accueillir cette première édition décentralisée du SNET n’est pas anodin. Il traduit la volonté de rapprocher les compétences des potentialités de nos territoires. Car la région du Tonkpi, avec ses activités minières, agro-industrielles, artisanales et ses perspectives de développement touristique, porte en elle de nombreuses opportunités qui exigent des compétences techniques adaptées », a expliqué Jean-Louis Moulot.

Pour lui, former la jeunesse aux métiers techniques, c’est lui donner les moyens d’accompagner la transformation de son territoire et de prendre pleinement part à la construction de la Côte d’Ivoire de demain.

« Il nous appartient de faire comprendre à notre jeunesse que les métiers techniques ne sont pas des choix par défaut, mais de véritables métiers d’avenir. Ce sont des métiers qui bâtissent nos infrastructures, valorisent nos ressources, soutiennent notre industrialisation et façonnent la Côte d’Ivoire de demain », a-t-il insisté.

Jean-Louis Moulot a également salué l’engouement manifesté par les entreprises, les parents et les jeunes du Tonkpi autour de cette édition : « Derrière chaque compétence technique se trouve une capacité à créer, à produire et à innover. C’est la raison pour laquelle le gouvernement poursuit les réformes nécessaires pour offrir aux jeunes des formations adaptées aux besoins de notre économie et renforcer leur insertion professionnelle ».

Le ministre délégué a précisé que l’implication du ministère de la Jeunesse traduit la volonté du gouvernement d’agir de manière concertée pour offrir aux jeunes des parcours de réussite en phase avec les besoins de notre économie, car la formation ne prend tout son sens que lorsqu’elle débouche sur l’emploi.

Pour rappel, la première édition du SNET a été organisée, le 25 avril dernier, au Lycée technique d’Abidjan. Et l’ambition du gouvernement est de porter le taux d’orientation vers l’Enseignement technique de 6% à 10% d’ici à 2030, puis à 15% à l’horizon 2035.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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