Ludoil acquiert une participation majoritaire dans la plus grande raffinerie de Méditerranée et prévoit un investissement de 1,3 milliard d’euros

Source: Africa Press Organisation – French

Ludoil Capital S.r.l., société détenue à 100 % par Ludoil Energy S.p.A., holding de la famille Ammaturo (« Ludoil » ou « le Groupe »), a finalisé l’acquisition de 51 % du capital d’ISAB S.r.l. (« ISAB ») auprès de GOI Energy S.r.l., à l’issue favorable de la procédure Golden Power. Dans une période de tensions internationales aux répercussions sensibles sur les coûts de l’énergie, le Gouvernement italien a protégé le premier pôle de raffinage du pays — le plus important de Méditerranée — en consacrant son caractère stratégique par des dispositions spécifiques et en accompagnant son retour sous pavillon italien.

L’autorisation au titre du contrôle des concentrations et l’examen mené en application du règlement européen sur les subventions étrangères (Foreign Subsidies Regulation – FSR) se sont conclus sans mesures correctives. Entre l’annonce de l’accord, le 13 mai 2026, et le closing, il s’est écoulé un peu plus de quatre mois : un délai rare pour un périmètre d’une exceptionnelle complexité, qui atteste la détermination avec laquelle les autorités publiques ont veillé sur chaque étape de l’opération, au service des approvisionnements et de la sécurité énergétique des citoyens.

À compter d’aujourd’hui, Ludoil assume la conduite industrielle et la gestion de la raffinerie implantée sur les communes de Priolo, Melilli et Syracuse. La valeur de l’actif, en termes de valeur d’entreprise, s’établit à un milliard d’euros. Le soutien financier, assorti d’une garantie SACE, a été apporté par BPER et UniCredit, en qualité de Global Coordinator, Mandated Lead Arranger et Bookrunner, et par MPS en qualité de Mandated Lead Arranger; BPER a en outre agi comme banque agent, coordonnant l’opération dans les rapports entre les banques prêteuses et avec SACE. La participation conjointe des trois établissements témoigne de la capacité du système bancaire italien à soutenir des investissements de long terme.

Le plan industriel se déploie selon deux axes. Le premier rend aux infrastructures de la raffinerie leur pleine efficacité, par la remise en service et la modernisation de plusieurs unités de procédé à l’arrêt, dont la distillation atmosphérique et l’hydrodésulfuration (HDS) sur le site Nord, le solvent deasphalting (SDA) et le craquage thermique sur le site IGCC-Sud. Leur redémarrage accroîtra la capacité de traitement et orientera la production vers des distillats à plus faible teneur en soufre et en carbone. Le second axe est la conversion aux biocarburants, engagée en juillet 2026 avec le co-processing au FCC du site Nord. Une filière verticalement intégrée, s’appuyant sur des huiles végétales non alimentaires, produira des bio-essences, du SAF (Sustainable Aviation Fuel) et du HVO (Hydrotreated Vegetable Oil), d’abord dans les installations existantes puis dans des unités dédiées.

Le plan prévoit des investissements d’environ 1,3 milliard d’euros sur les cinq prochaines années. L’effectif actuel est intégralement maintenu. Au cours des cinq années de relance, les chantiers d’investissement mobiliseront près d’un millier de personnes supplémentaires, parmi des profils d’ingénierie, de logistique et de construction venus de toute l’Italie. En régime de croisière, l’exploitation requerra une centaine de nouveaux techniciens et opérateurs spécialisés ; la coopération d’ISAB avec le système sicilien de formation technique supérieure sera déterminante. L’intégration d’ISAB parachève la chaîne de valeur de Ludoil, qui devient la première MultiEnergy Company privée d’Italie, avec un chiffre d’affaires consolidé attendu d’environ 13 milliards d’euros par an.

La raffinerie ISAB en constitue l’élément central, avec la réception de brut et de matières premières organiques et leur transformation en carburants et biocarburants ; les unités de biométhane et la production d’énergie renouvelable étendent le périmètre au-delà du raffinage ; les dépôts côtiers, du nord au sud du pays, assurent le stockage et l’ancrage territorial ; le réseau de stations-service, présent sur l’ensemble du territoire, porte les produits jusqu’au consommateur final.

Lors de sa première assemblée des associés, ISAB a nommé son nouveau conseil d’administration, composé de trois membres. Marco Russo Spena, président, et Paolo Fedeli, directeur général, ont été désignés par l’associé majoritaire ; Fabio Cadeddu, administrateur, représente l’associé minoritaire.

Cette transaction souligne le rôle stratégique que continuent de jouer les infrastructures de raffinage dans le renforcement de la sécurité énergétique, tout en adaptant les actifs existants à l’évolution du mix énergétique. En combinant les investissements dans les capacités de raffinage conventionnelles avec les biocarburants, les énergies renouvelables et la distribution intégrée, l’expansion de Ludoil reflète une approche plus large du développement énergétique, dans laquelle la sécurité d’approvisionnement et les investissements dans la transition énergétique progressent en parallèle.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Un état d’esprit en faveur de la paix : JA Africa et la Z Zurich Foundation autonomisent 20 000 jeunes à travers l’Afrique francophone

Source: Africa Press Organisation – French

JA (Junior Achievement) Africa (www.JA-Africa.org) et la Z Zurich Foundation vont doter 20 000 jeunes du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Togo de l’état d’esprit, des compétences, de la confiance et des opportunités nécessaires pour développer des moyens de subsistance, résoudre des problèmes locaux et construire des communautés plus prospères et pacifiques. Annoncée à l’occasion de la Journée internationale de la paix, Génération Équitable, la phase francophone du JA Social Equity Program, positionne l’inclusion économique des jeunes comme une voie concrète vers la paix, en préparant les participants à devenir entrepreneurs, employés et acteurs du changement.

Cette initiative de trois ans touchera directement 20 000 jeunes à travers des formations en entrepreneuriat, en éducation financière, en compétences numériques et en préparation à la vie active. Parmi ces participants, 5 000 devraient connaître une amélioration significative de leur situation économique— décrocher un emploi, lancer une entreprise ou augmenter significativement leurs revenus — tandis que les 15 000 restants devraient enregistrer des progrès mesurables en matière de compétences et de confiance en soi. Les retombées devraient également bénéficier indirectement à 100 000 personnes supplémentaires au sein des foyers et des communautés , portant le nombre total de personnes qui devraient être impactées par l’initiative à 120 000 d’ici 2029 :

  • Burkina Faso : 51 000 vies impactées au total
  • République démocratique du Congo : 45 000 vies impactées au total
  • Togo : 24 000 vies impactées au total

Génération Équitable s’appuie sur la première phase du JA Social Equity Program, lancée par JA Africa et la Z Zurich Foundation en 2022. Entre 2023 et 2025, cette première phase a directement touché environ 175 000 jeunes et a contribué à un impact positif plus large pour environ 612 000 personnes impactées dans neuf pays africains. Elle a démontré comment l’apprentissage pratique, le mentorat et l’entrepreneuriat social porté par les jeunes peuvent élargir la participation économique, faire progresser l’inclusion et aider les communautés à relever des défis communs. Elle a également mis en évidence des obstacles propres aux contextes francophones, notamment des marchés du travail formels plus limités, un accès inégal à des formations adaptées aux besoins du marché, et des difficultés d’apprentissage liées à la langue — des défis que cette nouvelle phase répond à travers un modèle localisé et adapté au contexte.

La mise en œuvre associe des camps de leadership en présentiel au JA Digital Entrepreneurship Education Program (JA DEEP), le programme numérique d’entrepreneuriat de JA Africa, composé de huit modules d’autoformation. Les participants développent des projets à impact social et des réponses concrètes aux défis de leurs propres communautés, avec un accompagnement incluant des services de garde d’enfants sur site pour les jeunes mères et du matériel d’apprentissage adapté pour les jeunes en situation de handicap. Cette approche inclusive garantit que les personnes les plus souvent exclues puissent participer à la construction de communautés plus équitables et plus cohésives. JA Africa travaille avec des partenaires locaux chargées de la mise en œuvre, notamment Gestion d’Entreprise Formation et Études (GEFED) aux côtés de JA Burkina Faso, KADEA/Fondation Kinshasa Digital en RDC,  ainsi que le YMCA Togo.

Au-delà du financement, la Z Zurich Foundation apporte un accompagnement sous forme de bénévolat de compétences et de renforcement des capacités grâce aux employés de Zurich Insurance Group. Le partenariat vise également un changement systémique à plus long terme, en collaborant avec les conseils nationaux de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) ainsi qu’avec les ministères de la jeunesse et de l’éducation des trois pays. L’engagement avec des institutions telles que l’ANADEC en RDC  vise à soutenir l’adoption de programmes officiels et à renforcer des écosystèmes locaux capables de pérenniser les opportunités, l’inclusion et la résilience communautaire au-delà de la durée de l’initiative. À plus long terme, JA Africa entend mobiliser des ressources supplémentaires aux côtés de partenaires multilatéraux et du financement du développement.

La paix se renforce lorsque les jeunes peuvent envisager un avenir pour eux-mêmes et disposent des outils pour contribuer à leurs communautés, a déclaré Simi Nwogugu, Présidente-Directrice Générale de JA Africa. À travers Génération Équitable, nous aidons les jeunes du Burkina Faso, de la RDC et du Togo à transformer leurs ambitions en moyens de subsistance et les défis locaux en solutions. En élargissant l’accès aux opportunités, nous investissons dans une Afrique francophone plus inclusive, plus résiliente et plus pacifique.

L’équité sociale est essentielle à la construction de communautés où chacun peut s’épanouir ensemble, a déclaré Adriana Poglia, Responsable de l’Équité Sociale à la Z Zurich Foundation. Cette collaboration réunit financement, bénévolat de compétences et coopération locale pour aider les jeunes à accéder à des moyens de subsistance durables, à participer à la vie de leurs communautés et à devenir des acteurs du changement positif au Burkina Faso, en RDC et au Togo.

Au cours des cinq dernières années seulement, JA Africa a offert plus de cinq millions d’expériences d’apprentissage à travers le continent. En reliant les opportunités économiques au leadership des jeunes et à la résolution de problèmes communautaires, le Social Equity Program démontre comment des investissements en faveur des jeunes peuvent favoriser des communautés plus inclusives et plus résilientes. JA Africa invite d’autres partenaires financiers à rejoindre Génération Équitable, afin de renforcer la durabilité à long terme de l’initiative.

Distribué par APO Group pour Junior Achievement (JA) Africa.

Contact Presse :
Ellen Ukpi
Directrice, Marketing et Communications
JA Africa
info@ja-africa.org

À propos de JA Africa :
JA Africa est l’une des plus grandes organisations d’Afrique œuvrant pour l’autonomisation économique des jeunes, et un membre de JA Worldwide, l’une des plus grandes organisations à but non lucratif au service des jeunes dans le monde, présente dans plus de 110 pays. À travers un apprentissage pratique et immersif en santé financière, en préparation à la vie active et en éducation entrepreneuriale, JA prépare les jeunes à réussir dans une économie mondiale. JA Africa opère dans 23 pays d’Afrique subsaharienne, touchant plus d’un million de jeunes chaque année grâce à des partenariats avec les ministères de l’éducation locaux et le secteur privé, dans plus de 3 000 écoles. www.JA-Africa.org

À propos de la Z Zurich Foundation :
La Z Zurich Foundation est une fondation caritative qui soutient des projets visant à renforcer la résilience communautaire et à faire progresser l’équité sociale à travers le monde. À travers des initiatives telles que le Social Equity Program, la Fondation aide les jeunes marginalisés à acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour porter un changement inclusif et durable.

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Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) rejoint African Energy Week (AEW) 2026 en tant que Partenaire Platine alors que le Cameroun développe sa chaîne de valeur énergétique

Source: Africa Press Organisation – French


La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) participera à l’African Energy Week (AEW) 2026 en tant que Partenaire Platine, plaçant ainsi la compagnie nationale des hydrocarbures du Cameroun au cœur des discussions sur les moyens permettant aux producteurs africains d’accroître les investissements, de renforcer la sécurité énergétique et de créer davantage de valeur à partir des ressources nationales.

Prévue du 12 au 16 octobre au Cap, AEW 2026 réunira des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des investisseurs et des dirigeants du secteur venus de tout le continent. Pour la SNH, ce partenariat intervient alors que le Cameroun fait progresser des projets allant bien au-delà des activités amont conventionnelles, notamment de nouvelles infrastructures de raffinage, le développement du gaz et la coopération énergétique transfrontalière.

Le projet de raffinerie et de dépôt de stockage CSTAR à Kribi constitue l’une des principales priorités. La SNH le présente comme une composante stratégique de la transformation du secteur pétrolier camerounais. La raffinerie projetée, d’une capacité de 30 000 barils par jour, sera développée à proximité du Port en eau profonde de Kribi. À la suite de réunions des conseils d’administration tenues à Dubaï en mai, la SNH a indiqué que les entités CSTAR avaient examiné les priorités opérationnelles et financières et adopté des résolutions visant à mettre en œuvre les infrastructures prévues sur le site de Mboro. La société inscrit ce développement dans le cadre des efforts visant à renforcer les infrastructures pétrolières et la souveraineté énergétique du Cameroun.

Le développement gazier constitue un autre domaine dans lequel la SNH poursuit des opportunités ayant une portée régionale. En février, le Cameroun et la Guinée équatoriale ont signé un accord d’unitisation portant sur le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, à l’issue de plusieurs années de négociations. La SNH et GEPETROL, la compagnie nationale de Guinée équatoriale, ont signé l’accord aux côtés de Chevron, qui participe au projet. Selon la SNH, le champ renfermerait environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz. Le concept de développement prévoit deux gazoducs d’exportation ainsi que des installations de traitement distinctes à Bipaga, au Cameroun, et à Punta Europa, en Guinée équatoriale.

Cet accord illustre la dimension régionale de la stratégie camerounaise dans le secteur des hydrocarbures, tout en soulignant le rôle de la SNH en tant que bras opérationnel de l’État dans le développement du secteur énergétique. Le mandat de la société couvre la promotion du domaine pétrolier et gazier national, la négociation et le suivi des contrats pétroliers et gaziers, la commercialisation des hydrocarbures revenant à l’État ainsi que le développement de projets gaziers destinés à la production d’électricité, à la consommation nationale et à l’exportation.

Parallèlement, le Cameroun cherche à redynamiser son secteur amont. En août 2025, la SNH a lancé un nouveau cycle de promotion portant sur neuf blocs libres situés dans les bassins de Douala-Kribi-Campo et du Rio del Rey. En juin 2026, la société a annoncé la publication des résultats de l’appel à manifestation d’intérêt.

« La SNH représente le type d’institution énergétique nationale africaine appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le prochain cycle d’investissement du continent », a déclaré NJ Ayuk, Président exécutif de l’African Energy Chamber. « Son rôle s’étend de la promotion et de la commercialisation des ressources aux grands projets d’infrastructure et aux projets gaziers régionaux, créant ainsi de multiples points d’entrée pour les investisseurs, les fournisseurs de technologies et les partenaires financiers. En tant que Partenaire Platine, la SNH présentera directement les ambitions énergétiques plus larges du Cameroun aux entreprises et institutions qui façonnent l’avenir énergétique de l’Afrique. »

Grâce à sa participation à AEW 2026, la SNH aura l’occasion d’échanger avec des investisseurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures – de l’exploration et de la production au raffinage, à la valorisation du gaz, à la logistique et à la coopération régionale – tout en positionnant le Cameroun comme un marché propice à des projets capables de transformer sa base de ressources existante en une plus grande création de valeur nationale et régionale.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Quinze ans de progrès : comment protéger les acquis et ouvrir un nouveau chapitre pour la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone ? (Par Marie Ba)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Marie Ba, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO).

La planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone est à la croisée des chemins. Il y a quinze ans, dans de nombreuses communautés de la région, trop de femmes avaient encore peu de possibilités de décider du moment et de l’espacement de leurs grossesses, au prix de leur santé et de leurs aspirations. Aujourd’hui, des millions de femmes de plus peuvent choisir leur avenir, mais ces acquis sont fragiles. Alors que les conditions qui ont rendu ces progrès possibles évoluent rapidement, les besoins des femmes et des familles restent urgents. Le Partenariat de Ouagadougou (PO), qui réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo, a démontré ce que la volonté politique et l’action collective peuvent accomplir. Depuis 2011, les pays ont maintenu la planification familiale à l’ordre du jour, défini des objectifs communs et bâti une plateforme régionale de redevabilité, de coopération et d’apprentissage partagé. Entre 2011 et 2025, le Partenariat de Ouagadougou a contribué à éviter, selon les estimations, 30,3 millions de grossesses non désirées, près de 8,9 millions d’avortements à risque et environ 1,8 million de décès maternels. Plus de quatre millions de femmes sont devenues utilisatrices de contraception moderne, beaucoup pour la première fois.

Mais tandis que nous progressions, le monde a évolué autour de nous. Dans le même temps, le paysage du financement de la santé en Afrique se transforme rapidement et les ressources extérieures deviennent plus incertaines, la santé reproductive étant particulièrement exposée. Cette évolution nous oblige à regarder au-delà de la seule question du volume des financements et à nous interroger sur la manière dont nous protégeons les priorités essentielles. Pour nos pays, il s’agit de bien plus qu’un défi de financement. C’est aussi un test de leadership et de notre capacité à gouverner des services essentiels avec des ressources limitées. Dans notre région, les besoins sont réels. Une femme mariée sur quatre ne peut toujours pas satisfaire son besoin d’espacer ou de limiter les naissances par une méthode contraceptive moderne. Chaque jour, des femmes continuent de perdre la vie en donnant naissance. Derrière ces chiffres se trouvent des femmes, des jeunes filles et des familles dont les trajectoires dépendent directement de l’accès à des services de qualité. La planification familiale est à la fois une priorité de santé et un investissement dans le capital humain. Lorsque les femmes peuvent décider d’avoir ou non des enfants et à quel moment, les effets se font sentir sur la santé de la famille, l’éducation des enfants, la participation des femmes à l’économie et la productivité. Mais l’enjeu politique va bien au-delà du montant des fonds disponibles. C’est une question de responsabilité politique, de choix et de redevabilité.

La table ronde ministérielle du Partenariat de Ouagadougou, organisée à New York le 24 septembre 2026 en marge de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’a rappelé avec force : gouverner, c’est choisir. Dans un contexte de transition du financement et de réforme de l’architecture de la santé mondiale, la question n’est pas seulement de savoir combien nous promettons ou budgétisons, mais ce que nous choisissons de protéger, ce que nous décaissons effectivement et les résultats que ces ressources produisent pour les femmes et les jeunes. Pour une femme, l’impact est immédiat et personnel. Peut-être marche-t-elle pendant des heures jusqu’à une clinique, pour découvrir que la méthode contraceptive dont elle a besoin est en rupture de stock. Peut-être rencontre-t-elle un agent de santé qui fait de son mieux mais qui est débordé. Ou peut-être constate-t-elle que la planification familiale est traitée séparément des soins qu’elle reçoit pour elle-même et pour ses enfants. Ces obstacles sont frustrants et difficiles à surmonter. À l’échelle de nos sociétés, leurs conséquences sont pourtant considérables : grossesses non désirées, parcours scolaires interrompus, risques pour la santé et opportunités économiques perdues.

C’est pourquoi nous avons repensé la prochaine phase du Partenariat de Ouagadougou. Le financement,  les chaînes d’approvisionnement, les agents de santé et la prestation des services sont souvent traités comme des questions techniques distinctes. Pourtant, ce sont les maillons d’une même chaîne politique. La question est donc la suivante : comment un gouvernement transforme-t-il une priorité nationale en un service qui atteint une femme au moment où elle en a besoin ? Une allocation budgétaire n’est qu’un début. Un engagement sans financement prévisible et sans exécution reste une promesse. Si les produits sont achetés mais n’arrivent pas dans les établissements de santé, l’investissement est vain. Si les agents de santé sont trop peu nombreux ou inégalement répartis, l’accès reste limité. Si la planification familiale fonctionne séparément des services par lesquels les femmes entrent déjà dans le système de santé, nous devons nous demander si nous n’organisons pas les soins autour des institutions plutôt qu’autour de la vie des personnes. C’est aussi pourquoi le dialogue entre ministères de la Santé et des Finances est essentiel : la mobilisation des ressources doit aller de pair avec leur sécurisation, leur décaissement et leur utilisation efficace.

Sur ces points, les pays peuvent aussi apprendre les uns des autres. Les discussions de New York ont mis en évidence plusieurs pistes déjà explorées dans la région : l’intégration de la planification familiale dans les soins de santé de base, le recours aux budgets-programmes pour mieux sécuriser les ressources, la santé communautaire, ainsi que des approches de financement plus innovantes. Ces expériences constituent un capital d’apprentissage précieux pour l’ensemble du Partenariat de Ouagadougou. Nous ne cherchons pas à reproduire un modèle, mais à collaborer davantage et à examiner ce qui a fonctionné, pourquoi cela a fonctionné, ce que cela a exigé des gouvernements, ce que cela a coûté, et ce qu’un autre pays peut en tirer.

C’est l’un des atouts politiques du Partenariat de Ouagadougou.

Son succès tient au fait que les pays se sont accordés sur un objectif commun, ont renforcé leur planification nationale, ont mesuré les progrès et ont maintenu la planification familiale au centre de l’attention politique. Le Partenariat de Ouagadougou a également créé un espace d’apprentissage entre pairs, de remise en question et de redevabilité. Dans la période actuelle, cette fonction est plus importante encore : elle doit permettre aux pays de mieux relier priorités sanitaires, décisions budgétaires et résultats. Nous avons besoin de cette coopération politique plus que jamais. L’objectif pour 2030 est de 13 millions d’utilisatrices de contraception moderne, mais les projections font apparaître un écart de près de trois millions. Nous devons le combler dès maintenant. Nous devons examiner où des femmes sont encore laissées de côté et pourquoi. Les services atteignent-ils les communautés où les besoins non satisfaits sont les plus importants ? Les systèmes d’approvisionnement et de distribution sont-ils fiables ? Les agents de santé sont-ils déployés là où ils peuvent avoir le plus d’impact ? Les services de planification familiale sont-ils suffisamment liés aux soins maternels et aux soins de santé primaires ? Les budgets votés sont-ils effectivement décaissés ? Utilisons-nous les données assez rapidement pour changer de cap lorsqu’une approche ne produit pas de résultats ? Comme les réponses varieront d’un pays à l’autre, la coopération régionale est essentielle. Elle doit aussi s’appuyer sur un dialogue plus large associant les ministères des Finances et d’autres secteurs, ainsi que le secteur privé, la philanthropie africaine, la société civile et les partenaires au développement.

L’appropriation nationale doit aussi signifier bien plus que la prise en charge d’une part plus importante des dépenses à mesure que les ressources extérieures diminuent. Elle signifie la capacité de chaque pays à fixer ses priorités en fonction de ses besoins, à orienter les ressources là où elles auront le plus d’impact, à renforcer les systèmes et à assumer la responsabilité des résultats. La mobilisation des ressources domestiques est indispensable, mais elle ne peut être la seule réponse. Les partenaires au développement demeurent essentiels. Dans un contexte de transition, leur soutien doit être davantage aligné sur les priorités nationales et contribuer à renforcer des systèmes durables, plutôt qu’à prolonger des dépendances. Telle est la prochaine tâche du Partenariat de Ouagadougou : accompagner le passage d’une dépendance excessive aux financements extérieurs vers une appropriation plus forte, sans perdre de vue l’objectif premier des services accessibles et de qualité pour les femmes et les jeunes.

Lorsque la Guinée accueillera en décembre 2026 la Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, nous aurons l’occasion de faire avancer cette réflexion : examiner ce que les pays ont appris, évaluer où les systèmes doivent évoluer, identifier les solutions qui peuvent être adaptées aux différents contextes et définir l’orientation du Partenariat de Ouagadougou à l’approche de 2030 et au-delà. J’invite tous nos partenaires à nous rejoindre en Guinée. Quinze ans après la création du Partenariat de Ouagadougou, cette rencontre sera l’occasion de célébrer nos réussites, mais surtout de transformer les enseignements de ces quinze années en choix concrets pour l’avenir. Le prochain chapitre devra être celui d’un leadership national renforcé, d’un financement plus durable et d’une coopération régionale capable de faire en sorte que les progrès accomplis bénéficient réellement aux femmes, aux jeunes et aux familles d’Afrique de l’Ouest.

Distribué par APO Group pour Speak Up Africa.

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Kubayi leads SA delegation to UN crime prevention congress

Source: Government of South Africa

Kubayi leads SA delegation to UN crime prevention congress

Justice and Constitutional Development Minister Mmamoloko Kubayi will lead the South African delegation to the 15th United Nations Congress on Crime Prevention and Criminal Justice in Abu Dhabi, United Arab Emirates, from 25 – 29 September 2026.

Convened every five years, the Congress serves as a global forum for Member States and justice sector stakeholders to consider shared responses to crime, strengthen criminal justice systems and promote the rule of law.

The Congress will be held under the theme: “Accelerating crime prevention, criminal justice and the rule of law: Protecting people and planet and achieving the 2030 Agenda for Sustainable Development in the digital age”.

The Department of Justice and Constitutional Development noted that the Congress is taking place at a time when countries are increasingly concerned about the impact of crime on societies, and various criminal activities becoming increasingly complex, adaptive and interlinked, and transcend borders, sectors and jurisdictions.

The department said international community must work together efficiently through timely, coordinated, evidence-based responses at the international, regional, and national levels, strengthened international cooperation, and a global commitment to concrete action and tangible outcomes.

“The congress will provide a platform for countries to commit multidisciplinary efforts to prevent and combat crime through cooperation and coordination among law enforcement, other criminal justice institutions, and other government sectors,” the department said.

The programme includes plenary sessions, a high-level segment, thematic discussions, workshops, ancillary meetings and exhibitions.

The Congress is also expected to consider the Abu Dhabi Declaration, which will provide a framework for international cooperation on crime prevention and criminal justice over the next five years.

Kubayi is expected to participate in high-level engagements during the Congress.

The South African delegation will include representatives from the Department of Justice and Constitutional Development, the Department of International Relations and Cooperation, as well as other departments within the Justice, Crime Prevention and Security Cluster. – SAnews.gov.za

GabiK

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Stay alert and protect children during school holidays

Source: Government of South Africa

Stay alert and protect children during school holidays

As South African public schools closed for the September spring holiday on Wednesday, Social Development Minister Dina Pule has urged South Africans, particularly parents and guardians, to remain vigilant and take every precaution to protect children from harm.

“Some of these children will be travelling to various holiday destinations, and South Africans are urged to ensure that their safety is not compromised. To remain proactive and prevent abuse, including gender-based violence and human trafficking, parents must always exercise caution and alert their neighbours or family members when children are left alone at home,” Pule said in a statement on Friday.

The Minister stressed that children, whenever possible, must not be allowed to roam the streets without a valid reason, as they may become vulnerable to various forms of abuse, including abduction, sexual assault, and human trafficking.

As the Department of Social Development is responsible for the implementation of Pillar 4 of the National Strategic Plan on Gender-Based Violence and Femicide (NSP-GBVF), the Minister said the department will continue to strengthen communities and provide institutional responses, care, support and healing to survivors of GBV and their families.

The implementation of Pillar 4 requires all South Africans, including civil society organisations, faith-based organisations and society at large, to play their part in preventing and responding to GBVF.

“It is important for parents and caregivers to ensure the safety of children by knowing their whereabouts at all times, as perpetrators may take advantage of vulnerable children during the school holidays,” the Minister said.

Pule also reminded South Africans that they have a collective responsibility to continuously provide care, support and protection to children. This is in support of the 365 Days Comprehensive Child Protection Campaign.

The Minister further encouraged citizens to share contact details of Gender-Based Violence Command Centre (GBVCC) with their children and those responsible for their care.

Anyone who suspects that a child is being abused or is experiencing any form of violence is urged to contact the Gender-Based Violence Command Centre on 0800 428 428. The Command Centre can also be accessed by sending a Please Call Me to *120*7867#; or SMS with the word “Help” to 31531; or using Skype: Helpme GBV.

The centre will remain fully operational 24 hours a day, including throughout the school holidays. The Minister wished all children a safe and enjoyable school holiday. – SAnews.gov.za
 

GabiK

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IBSA ministers reaffirm South-South cooperation amid push for fairer global order

Source: Government of South Africa

IBSA ministers reaffirm South-South cooperation amid push for fairer global order

New York, USA — India, Brazil and South Africa have reaffirmed the role of the India-Brazil-South Africa (IBSA) Dialogue Forum as a vehicle for strengthening South-South cooperation and advancing a more representative multilateral system amid growing global geopolitical and economic challenges. 

The three countries made the commitment during an IBSA Ministerial Meeting hosted by South Africa on the sidelines of the 81st United Nations General Assembly in New York on Thursday, where International Relations and Cooperation Minister Ronald Lamola chaired discussions with Brazil’s Foreign Minister, Mauro Vieira and India’s Foreign Minister, Subrahmanyam Jaishankar. 

South Africa assumed the IBSA chairship for 2026–2027, placing the forum’s priorities within its broader emphasis on peace, development, multilateralism and reform of global governance.

IBSA was established in 2003 as a trilateral forum bringing together three major democracies and developing economies from Africa, Asia and Latin America. The forum also operates the IBSA Fund for the Alleviation of Hunger and Poverty, which supports South-South development projects in developing countries.

IBSA as a platform for a changing world

Opening the meeting, Lamola said South Africa had assumed the chairship with an understanding of both the responsibility attached to the platform and the work undertaken by the three countries over more than two decades.

“As like-minded emerging economies, we recognise that we have a collective role to play in addressing and correcting the imbalances in the global economy,” Lamola said.

He stressed that IBSA was not directed against other countries but was a platform through which the three countries could advance shared principles and contribute to global governance reform. 

“IBSA is not a bloc; it’s not an alliance against anyone. It is a conversation amongst three democracies of the South, three continents and three regions, three great civilisations, who came to view that the world as it is organised does not reflect the world as it actually is,” the Minister said.

Lamola said the current international environment had placed pressure on the principles underpinning multilateral cooperation, including respect for the UN Charter, international law and international humanitarian law.

“IBSA exists precisely for this. This is an important platform to strengthen and uphold the United Nations Charter, multilateralism, international law, and international humanitarian law,” he said. 

He added that defending the existing system was not sufficient and that IBSA should also contribute to reforming global governance.

“We must advance the reform of global governance in the direction of more just, equitable, and representative international and multilateral system, a Security Council that reflects the world of today, rather than the world of 1945,” the Minister said.

Lamola said this should extend to international financial institutions and the global trading system, with rules applied consistently and equitably.

Peace, development and practical cooperation 

South Africa has placed “peace, prosperity and development” at the centre of its IBSA chairship, drawing the theme from the forum’s founding principles.

Lamola said the chairship would focus on political engagement, technical cooperation through IBSA working groups and people-to-people exchanges, as well as practical development projects through the IBSA Fund.

Among the priorities are cooperation on sustainable energy and ensuring that energy transitions are financed in a manner that does not place developing countries in an impossible position.

The countries will also deepen cooperation on poverty alleviation and zero hunger, strengthen foundational learning and future skills, and accelerate cooperation on new technologies.

Lamola called for the three countries to align their respective priorities into a common work programme.

“We are also aware of the important priorities of Brazil and India. Let us integrate this into one work programme for the coming year, which we can pursue through the working groups,” the Minister said.

He said South Africa would also review the existing IBSA working groups to ensure they support the forum’s strategic objectives.

Brazil backs stronger IBSA coordination

Vieira said IBSA brought together three major democracies from three continents with shared principles and the capacity to contribute to a fairer international order.

“Few partnerships embody the diversity and political weight of the global South as IBSA, a bridge across three continents, bringing together three major democracies with shared values and a common commitment to building a fairer international order,” Vieira said. 

He said the international system is facing pressure from the growing use of unilateral measures and the erosion of established multilateral rules.

Vieira highlighted trade as a particular area requiring stronger multilateral cooperation, warning against the proliferation of tariffs and non-tariff measures that can disrupt trade and investment.

“Trade must not become an instrument of political pressure or geopolitical rivalry,” he emphasised.

Brazil, India and South Africa, he said, should work together to defend a transparent and rules-based multilateral trading system centred on the World Trade Organisation.

Vieira also supported reform of the UN Security Council, arguing that developing countries should have a greater presence in both permanent and non-permanent categories.

“A Security Council that does not adequately represent Africa, Asia and Latin America cannot fully reflect the world on whose behalf it is expected to act,” he said.

He further called for stronger representation in global economic governance and stressed the importance of South Africa’s participation in the G20.

Tackling hunger, poverty and inequality

The IBSA partners also highlighted the forum’s development work as an example of practical South-South cooperation.

Vieira said the IBSA Fund demonstrated how developing countries could cooperate through locally owned initiatives rather than conditional assistance.

“South-owned, South-led and driven by local needs,” he said.

He proposed closer alignment between the IBSA Fund and the Global Alliance against Hunger and Poverty to strengthen international efforts to address hunger and poverty.

Brazil also backed the proposed International Panel on Inequality (IPI), an initiative being advanced by Brazil, South Africa, Spain and Norway.

“At a time when inequality is testing public trust in institutions, the IPI represents a timely and necessary initiative, one that can help chart a path towards more equitable and resilient societies,” Vieira said.

The issue of inequality has been a major theme of South Africa’s multilateral diplomacy, including during its 2025 G20 Presidency, and remains prominent in its engagement at UNGA81.

India highlights AI, climate and Security Council reform

The Indian delegation similarly backed deeper IBSA cooperation, particularly in development, technology, climate action and reform of global governance.

India highlighted the IBSA Fund’s contribution to South-South cooperation, noting that projects have supported areas, including education, health, women’s empowerment and solar energy.

The delegation also proposed greater cooperation between the three countries on digital public infrastructure and artificial intelligence, including the possible development of an IBSA Digital Innovation Alliance through which the countries could share experiences and best practice.

The Indian side stressed that AI should be developed responsibly and that developing countries should participate meaningfully in shaping emerging technologies.

“IBSA can assume a leading role in emerging technologies, particularly in the areas of digital public infrastructure and artificial intelligence,” the delegation said.

Climate change was also identified as a key area for cooperation, with India emphasising the need for developing countries to have access to affordable finance and technology to meet their climate goals.

On global governance, India joined the call for comprehensive and time-bound reform of the UN Security Council.

“We must work collectively towards expanding the UN Security Council in both categories in a time-bound manner to make it more democratic, representative, protective and efficient,” the delegation said.

From dialogue to delivery

Lamola said preparations are underway for a senior officials’ meeting in October 2026, with a possible virtual IBSA Leaders Meeting in 2027 and an eventual IBSA Leaders’ Summit at a mutually agreed time and venue.

“As the chair of IBSA, South Africa will continue to steer the ship for the benefit of the global South and our peoples,” he said. 

The meeting comes as South Africa uses its wider multilateral engagements during UNGA81 to advance reform of global governance, strengthen South-South cooperation and advocate for greater representation of developing countries in international institutions. – SAnews.gov.za

DikelediM

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Dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) évalue les besoins communautaires pour renforcer la résilience des communautés

Source: Africa Press Organisation – French

Identifier les besoins prioritaires des populations afin de mieux accompagner le relèvement des communautés. Tel est l’objectif de la mission d’évaluation conduite par la MINUSCA les 23 et 24 septembre à Ndongue Douane et Péhouri, dans l’ouest de la République centrafricaine. Dans le cadre de son programme de Réduction des Violences Communautaires (CVR), la Mission prépare de futures interventions destinées à renforcer la résilience des communautés à l’issue des processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). La mission a également permis de soutenir l’autonomisation économique des femmes à Baboua à travers un appui à un groupement bénéficiaire du programme.

À Baboua, la fabrication artisanale de savon est devenue une source de revenus pour un groupement de dix femmes formées aux techniques de saponification dans le cadre du programme CVR de la MINUSCA. À travers cette activité, les bénéficiaires renforcent leur autonomie économique tout en contribuant à la cohésion sociale au sein de leur communauté.

Chaque semaine, le groupement produit en moyenne 28 savons vendus sur le marché local. Les recettes sont versées dans une caisse commune destinée à soutenir les activités du groupe et à consolider la solidarité entre ses membres.

« Malgré notre engagement, nous faisons face à des difficultés importantes, notamment pour nous procurer les matières premières indispensables à la fabrication du savon. L’huile de palme et la soude caustique sont particulièrement difficiles à trouver dans la région », explique Patricia Mozanga, membre du groupement.

Pour soutenir cette initiative génératrice de revenus, la MINUSCA a remis sept sacs de soude caustique ainsi que trois bidons d’huile de palme de 25 litres chacun. Un appui qui permettra aux bénéficiaires d’augmenter leur production et de pérenniser leur activité.

« La vente du savon sur le marché local contribue davantage à l’autonomisation économique des femmes », ajoute Patricia Mozanga.

Éducation, santé et infrastructures parmi les besoins prioritaires à Péhouri et Ndongue Douane

À Péhouri, dans la sous-préfecture de Baboua, les consultations menées avec les représentants de la communauté ont permis d’identifier plusieurs besoins prioritaires. La construction d’une école figure au premier rang des attentes exprimées par les habitants. Selon eux, l’absence d’infrastructures scolaires compromet l’accès des enfants à l’éducation.

« Le village n’en dispose pas actuellement, ce qui contraint les enfants à rester sans encadrement scolaire adapté. Pour les habitants, l’éducation constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la communauté », souligne Mbengue Arkaye Élisée, agent de santé communautaire.

Les habitants ont également plaidé pour la construction d’un dispensaire, estimant que l’accès aux soins demeure l’un des défis majeurs de la localité. Autre préoccupation soulevée lors des échanges : le mauvais état des routes, qui limite les déplacements des populations et complique l’accès aux services sociaux de base.

Les consultations communautaires organisées à Ndongue Douane ont également mis en lumière d’importants besoins dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures de base et de l’insertion socioéconomique des jeunes.

À Ndongue Douane, les difficultés du secteur éducatif figurent parmi les préoccupations majeures des habitants. Jean-Claude, parent d’élève et président du comité de gestion du centre de santé, souligne notamment le manque de tables-bancs dans l’école de la localité. À cette insuffisance s’ajoute un déficit d’enseignants qui affecte le fonctionnement normal de l’établissement.

Dans le domaine de la santé, les habitants reconnaissent les efforts consentis pour maintenir le centre de santé opérationnel. Ils déplorent toutefois des ruptures fréquentes de médicaments et un manque de personnel qualifié pour répondre aux besoins de la population.

L’enclavement de la localité reste également une préoccupation majeure. Selon les communautés, la dégradation avancée de la route a fortement réduit la circulation des véhicules, compliquant aussi bien l’approvisionnement des villages que l’accès aux services essentiels.

Les informations recueillies à Péhouri et à Ndongue Douane permettront d’orienter les futures interventions du programme de CVR. À travers cette démarche participative, la MINUSCA contribue au renforcement de la résilience communautaire, de la cohésion sociale et de la paix durable.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Les dirigeants africains appellent à renforcer le financement national et l’action multisectorielle pour accélérer l’élimination du paludisme

Source: Africa Press Organisation – French

Les dirigeants africains réunis en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) ont appelé à un renforcement du financement national, à une action multisectorielle et à une collaboration accrue afin de préserver les acquis durement obtenus dans la lutte contre le paludisme et d’accélérer les progrès vers son élimination.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion de haut niveau intitulée « Le leadership de l’Afrique pour un financement durable de la lutte contre le paludisme : une route multisectorielle vers l’élimination », organisée par le Président-Avocat Duma Gideon Boko de la République du Botswana, président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et le RBM Partnership to End Malaria.

L’Afrique concentre 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès dus à ce dernier dans le monde. Les progrès stagnent et le risque de résurgence s’accroît alors que les pays sont confrontés à d’importants déficits de financement, à des phénomènes météorologiques extrêmes, à une résistance croissante aux insecticides et aux médicaments, ainsi qu’à des crises humanitaires.

Les récentes campagnes de reconstitution des ressources du Fonds mondial et de Gavi n’ont pas atteint leurs objectifs, tandis que l’aide publique au développement consacrée à la santé en Afrique ne cesse de diminuer. Si ces organisations continuent de mobiliser des ressources supplémentaires, une étude menée par ALMA et Malaria No More UK estime qu’une réduction de 30 % du financement de la lutte contre le paludisme pourrait entraîner 146 millions de cas supplémentaires, près de 400 000 décès additionnels et une perte de 37 milliards de $ US de PIB d’ici à 2030.

« Lorsque l’investissement est soutenu, le paludisme recule. Lorsque le financement diminue, il revient. »
Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Élaborer une approche durable du financement de la lutte contre le paludisme

Les dirigeants ont souligné la nécessité d’une transition maîtrisée vers un financement national durable.

« L’Afrique dispose des outils, de l’expérience et du leadership nécessaires pour changer la trajectoire de la lutte contre le paludisme. Ce dont nous avons besoin désormais, c’est d’un financement durable et d’une action collective à la hauteur de notre ambition : un avenir sans paludisme. »
Duma Gideon Boko, Président-Avocat du Botswana et président d’ALMA

Les conseils et fonds nationaux d’élimination du paludisme ont été présentés comme un mécanisme concret pour stimuler l’action multisectorielle. Les 14 conseils opérationnels ont mobilisé plus de 245 millions de $ US pour combler les déficits de financement et de ressources des programmes nationaux, tout en plaçant la lutte contre le paludisme au premier plan des agendas nationaux de développement.

« [Les conseils d’élimination du paludisme] rassemblent le gouvernement, les entreprises, la société civile et les communautés autour d’un plan et d’une plateforme de financement uniques. Chaque pays touché par le paludisme devrait mettre en place et utiliser un tel mécanisme, adapté à son contexte national. »
Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Les États membres ont été encouragés à institutionnaliser le financement de la lutte contre le paludisme dans les budgets et les plans de développement nationaux, tandis que les partenaires ont été invités à fournir un soutien constant durant cette transition.

« Nous devons être conscients des contraintes budgétaires auxquelles sont confrontés nombre de nos pays. Le financement national ne peut, à lui seul, soutenir le niveau d’investissement requis pour parvenir à l’élimination. Nous avons donc besoin de partenariats internationaux renforcés et d’un financement prévisible pour accompagner les pays dans les dernières étapes de l’élimination. »
S.E. Muhammad B. S. Jallow, Vice-président de la République de Gambie

Les dirigeants ont appelé les pays africains à inclure la lutte contre le paludisme dans leurs pactes sanitaires conclus avec l’IDA21 de la Banque mondiale. Ils ont également exhorté la Banque mondiale à envisager un programme spécifique de renforcement de la lutte contre le paludisme dans le cadre de l’IDA22.

« À l’approche des négociations pour l’IDA22, nous devons faire de la lutte contre le paludisme une priorité. Et nous, vos ambassadeurs [en tant qu’administrateurs], œuvrerons à vos côtés pour veiller à ce que cette question [le paludisme] soit intégrée aux engagements politiques de l’IDA22. »
Zarau Kibwe, Administrateur pour le groupe de pays africains n° 1, Groupe de la Banque mondiale

Les ministres s’engagent en faveur de la coopération transfrontalière, de la production locale et de l’innovation

Les ministres présents ont pris des engagements forts lors de cet événement. L’Afrique du Sud, en sa qualité de présidente de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), s’est engagée à renforcer la coopération transfrontalière pour parvenir à l’élimination de la maladie à l’échelle régionale. Le Zimbabwe et l’Angola se sont engagés à produire localement des moustiquaires et des médicaments. La Tanzanie a exposé comment la production locale est devenue une politique nationale et a souligné le rôle moteur des scientifiques tanzaniens dans la recherche sur les moustiques incapables de transmettre le paludisme.

« À l’Ifakara Health Institute, en collaboration avec le National Institute for Medical Research, nos scientifiques travaillent sur la technologie du forçage génétique. Des scientifiques tanzaniens, dans un laboratoire tanzanien. [Le forçage génétique] nécessitera un dialogue s’étendant des villages jusqu’aux plus hautes instances gouvernementales. Nos ministères de la Santé, de l’Environnement et de l’Agriculture collaborent actuellement à l’élaboration de la réglementation, avant toute mise en œuvre. »
Mohamed Omary Mchengerwa, ministre de la Santé de la République-Unie de Tanzanie

Les partenaires soutiennent le leadership de l’Afrique

Le Fonds mondial s’est engagé à mobiliser davantage de fonds, soulignant que le leadership national et le financement intérieur pérenne doivent être les moteurs de l’élimination. La Fondation Gates continuera de soutenir le développement de nouveaux produits, en s’alignant sur les initiatives des pays africains. GLIDE a proposé sa collaboration et son soutien aux ministères de la Santé, tandis que Gavi s’est engagé à acheminer le vaccin contre le paludisme aux enfants qui en ont le plus besoin.

Une responsabilité partagée pour mettre fin au paludisme

Les dirigeants ont souligné que le paludisme ne peut être combattu par le seul secteur de la santé. Son élimination nécessitera une action mobilisant l’ensemble du gouvernement et de la société, sous l’égide d’un leadership africain couplé à un partenariat mondial soutenu.

« L’Afrique est prête à prendre les rênes, mais l’élimination du paludisme demeure une responsabilité partagée… Le choix qui s’offre à nous est clair. Nous pouvons laisser les déficits de financement compromettre les progrès accomplis, ou choisir de mener l’action. J’exhorte chaque État membre, chaque partenaire et chaque secteur représenté ici à concrétiser ces engagements. Finançons la lutte, mobilisons tous les secteurs et donnons l’impulsion décisive pour atteindre l’objectif “zéro paludisme”. »
Duma Gideon Boko, Président-Avocat du Botswana et président d’ALMA

Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Big Push » contre le paludisme, une approche pilotée par les pays et alignée sur la Feuille de route de l’Union africaine pour 2030 et au-delà ainsi que sur le programme plus large de développement sanitaire.

Elle vise à accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme grâce à un leadership politique soutenu, un renforcement du financement national, une redevabilité multisectorielle et une action coordonnée au-delà des frontières.

Distribué par APO Group pour African Leaders Malaria Alliance (ALMA).

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81e session de l’Assemblée générale des Nations unies : le Groupe de la Banque africaine de développement appelle à faire de la cuisson propre un pilier central de la transition énergétique de l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a appelé à considérer la cuisson propre comme un impératif de développement et une responsabilité collective, exhortant les gouvernements et les partenaires à la placer au cœur de la transition énergétique de l’Afrique.

Cet appel a été lancé lors de la réunion de haut niveau des chefs d’État sur la cuisson propre en Afrique, tenue mercredi 23 septembre dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Organisée par le Kenya et la Norvège, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie, la Clean Cooking Alliance et UN Energy, c’était la première fois dans l’histoire de l’Assemblée générale des Nations unies que la cuisson propre occupait le devant de la scène.

Cet événement a réuni des chefs d’État, des ministres, des banques multilatérales de développement, des agences des Nations unies et d’autres partenaires, dans le but de rehausser l’ambition politique et d’accélérer les progrès vers un accès universel à des solutions de cuisson propre sur l’ensemble du continent africain.

Près d’un milliard d’Africains n’ont toujours pas accès à des solutions de cuisson propre, ce qui contraint de nombreux ménages à recourir au bois, au charbon de bois et à d’autres combustibles traditionnels issus de la biomasse, qui contribuent à la pollution de l’air intérieur, à la déforestation et à une perte de productivité. Les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée, étant exposés aux risques sanitaires les plus élevés et consacrant des heures à la collecte de combustible, temps qui pourrait être consacré à l’éducation, au travail et à l’entrepreneuriat.

Le président kenyan William Ruto, qui s’est exprimé lors de cet événement, a déclaré que la cuisson propre devait être intégrée dans la planification nationale de tous les gouvernements africains. Le Kenya accueillera le deuxième Sommet sur la cuisson propre en Afrique à Nairobi en janvier 2027, au cours duquel les dirigeants et les partenaires devraient transformer la dynamique politique née à New York en engagements d’investissement concrets et en plans de mise en œuvre.

Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, qui représentait le président Sidi Ould Tah, a déclaré que la cuisson propre ne pouvait plus être considérée comme une question secondaire dans le cadre de la transition énergétique. « La manière dont une famille cuisine a des répercussions sur la santé, les forêts, la productivité, l’égalité des sexes et le quotidien de millions de femmes et d’enfants en Afrique », a-t-elle déclaré. « Il ne s’agit donc pas d’une question marginale, mais d’un enjeu central pour le développement, l’action climatique et la dignité humaine.

« Mission 300 » — l’initiative conjointe du Groupe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains au réseau électrique d’ici 2030 — a contribué à faire évoluer le débat sur l’accès à l’énergie des ménages, a déclaré Mme Akin-Olugbade. Elle a précisé que les 36 « Pactes nationaux de l’énergie » adoptés à ce jour par les pays africains dans le cadre de cette initiative incluent tous désormais des objectifs sur la cuisson propre, les pays s’engageant dans diverses voies, notamment les fourneaux améliorés, le gaz de pétrole liquéfié, la cuisson électrique, le biogaz, le bioéthanol et les briquettes combustibles.

À la suite du premier Sommet sur la cuisson propre en Afrique, tenu en 2024, la Banque s’est engagée à consacrer deux milliards de dollars américains sur dix ans à ce secteur. Elle a déjà alloué environ 135 millions de dollars à des projets liés à la cuisson propre, ce qui a permis de multiplier par dix le montant cumulé de ses financements dans ce secteur, comparativement à la période précédant le Sommet de 2024.

Le soutien du Groupe de la Banque est déjà visible à travers le continent. En Ouganda, il soutient le déploiement d’installations de biogaz ainsi que des subventions visant à rendre plus abordables les appareils de cuisson électriques performants. En Tanzanie, des équipements de cuisson électriques sont intégrés à des investissements plus vastes d’électrification. Au Rwanda, le financement axé sur les résultats vise à élargir l’accès aux technologies de cuisson propre pour 100 000 foyers et 300 établissements.

Le Groupe de la Banque accroît également les financements concessionnels et catalytiques destinés à la cuisson propre, notamment par le biais de la Facilité de financement du Processus de Rome/Plan Mattei et du Programme africain pour la cuisson propre (Africa Clean Cooking Program), géré dans le cadre du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA).

La ​​session a été marquée par des interventions de haut niveau, dont l’annonce par l’Irlande d’une contribution de 300 000 euros pour soutenir les activités de la Clean Cooking Alliance.

« Le succès ne se mesurera pas aux dollars investis, mais aux vies que nous améliorerons », a déclaré Mme Akin-Olugbade. « La cuisson propre doit devenir un pilier central de la transition énergétique de l’Afrique ; une transition qui exige un leadership politique, un financement pérenne et une action collective à grande échelle. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Amba Mpoke-Bigg
Département de la communication et des relations extérieures
courriel : media@afdb.org