Conflit de dates entre le WPC et African Energy Week (AEW) : Riyad joue-t-il franc jeu avec l’Afrique ? (Par Ajong Mbapndah L)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Ajong Mbapndah L

L’African Energy Week est passée d’une initiative continentale ambitieuse à un mouvement puissant qui rassemble gouvernements, investisseurs, compagnies pétrolières nationales et acteurs mondiaux du secteur de l’énergie autour des priorités de développement de l’Afrique. Les dates de l’événement, fixées bien à l’avance du 12 au 16 octobre 2026, la décision de WPC Energy de reprogrammer son congrès de Riyad du 11 au 15 octobre soulève des questions délicates concernant l’équité, le respect et la question de savoir si l’Afrique est toujours censée s’adapter à des décisions prises ailleurs.

Les responsables africains du secteur de l’énergie ont toutes les raisons de poser une question simple mais dérangeante : pourquoi l’un des plus grands rassemblements mondiaux consacrés à l’énergie reprogrammerait-il son congrès de 2026 pour qu’il se tienne presque exactement au même moment que l’African Energy Week, alors que les dates du congrès du Cap étaient connues de longue date dans l’ensemble du secteur ?

Le 25e congrès de l’énergie du WPC se tiendra à Riyad du 11 au 15 octobre 2026, tandis que l’African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies se déroulera au Cap du 12 au 16 octobre. Pendant quatre jours cruciaux, les deux événements se disputeront la présence d’un grand nombre des mêmes ministres, dirigeants de compagnies pétrolières nationales, compagnies pétrolières internationales, financiers, prestataires de services, investisseurs et médias.

Qualifier cela de simple coïncidence malheureuse dans le calendrier revient à minimiser à la fois les conséquences pratiques et le message que cette décision envoie inévitablement à un secteur énergétique africain de plus en plus déterminé à ne pas être traité comme une simple annexe.

L’AEW n’est pas une conférence obscure apparue de manière inattendue dans un calendrier international déjà surchargé. Ses dates, du 12 au 16 octobre, avaient déjà été communiquées publiquement en 2025 et ont continué à être présentées par la suite comme les dates définitives de la prochaine édition, laissant ainsi aux gouvernements, aux entreprises, aux sponsors et aux investisseurs suffisamment de temps pour organiser leur participation.

Dans les milieux de l’énergie, les grandes conférences ne se concrétisent pas simplement quelques semaines avant le jour de l’ouverture. Les ministres bloquent leurs agendas, les entreprises allouent des budgets de parrainage, les exposants réservent des espaces, les dirigeants planifient leurs déplacements et les gouvernements préparent des tournées de présentation des investissements des mois à l’avance ; c’est pourquoi l’idée selon laquelle les dates de l’AEW auraient pu, d’une manière ou d’une autre, échapper à l’attention est difficile à concilier avec le fonctionnement de ce secteur.

Cela est d’autant plus vrai compte tenu de ce qu’est devenue l’African Energy Week. Ce que la Chambre africaine de l’énergie (AEC) a mis en place en à peine une demi-décennie n’est pas simplement une énième conférence annuelle, mais l’une des plateformes les plus solides jamais créées pour permettre aux Africains d’exprimer leurs propres priorités énergétiques, d’interagir directement avec les investisseurs et de remettre en question un débat mondial qui a trop souvent parlé de l’Afrique plutôt qu’avec l’Afrique.

L’AEW a débuté en 2021 avec environ 1 700 délégués et s’est rapidement développée pour devenir un rassemblement attirant des milliers de ministres, de responsables gouvernementaux, de compagnies pétrolières nationales, de producteurs indépendants, de grandes entreprises internationales, de financiers et de prestataires de services. L’édition 2026 se positionne comme une nouvelle avancée majeure, reflétant la dynamique que la Chambre a su créer autour de l’investissement, du développement de projets, de la conclusion d’accords et de la souveraineté énergétique africaine.

Les organisateurs prévoient plus de 9 000 participants, plus de 300 ministres et personnalités de haut rang, plus de 400 intervenants et plus de 1 500 entreprises pour 2026. Ce ne sont pas là les chiffres d’une conférence régionale marginale, mais ceux d’un marché énergétique international de plus en plus influent, construit en Afrique autour des opportunités africaines.

Cette croissance est importante car l’AEW a toujours défendu une proposition claire : les choix énergétiques de l’Afrique doivent refléter les réalités de son développement. On ne peut pas attendre du continent qu’il aborde la transition à partir du même point de départ que les pays qui se sont industrialisés en utilisant des combustibles fossiles abondants et qui bénéficient aujourd’hui d’un accès universel ou quasi universel à l’électricité, de réseaux de transport sophistiqués et d’économies matures.

Les décideurs politiques africains sont confrontés à une équation différente, mêlant précarité énergétique, industrialisation, emploi, croissance démographique, sécurité alimentaire et besoins colossaux en capitaux pour bâtir des économies modernes. L’AEW leur a toujours offert une tribune pour affirmer que le pétrole et le gaz, aux côtés des énergies renouvelables, du nucléaire, de l’hydroélectricité, des minéraux critiques et des technologies émergentes, doivent continuer à faire partie d’une transition africaine façonnée par les besoins de l’Afrique.

Cet événement a également largement dépassé le cadre des discours et des tables rondes protocolaires. À travers des forums d’investissement, des « deal rooms », des discussions sur les accords de cession de droits d’exploitation, des échanges entre sociétés pétrolières nationales (SPN) et internationales (SPI), des programmes de contenu local et des discussions sur le financement, l’AEW s’est de plus en plus efforcé de mettre en relation directe les titulaires de licences et les développeurs de projets avec des investisseurs capables de transformer les opportunités en actifs de production et en infrastructures opérationnelles.

Cette orientation est essentielle, car l’Afrique n’a pas simplement besoin d’un énième débat mondial sur l’énergie. Elle a besoin de capitaux pour l’exploration, de gazoducs, d’installations de traitement du gaz, de raffineries, de centrales électriques, de réseaux de transport d’électricité, de projets d’énergies renouvelables, d’infrastructures industrielles et de mécanismes de financement capables de les soutenir.

Le rôle croissant de l’Organisation des producteurs africains de pétrole dans le débat énergétique continental au sens large, associé aux efforts autour des mécanismes de financement africains, ajoute une autre dimension stratégique. Les producteurs africains reconnaissent de plus en plus que la souveraineté sur les ressources n’a guère de sens si chaque projet majeur reste dépendant d’institutions financières extérieures au continent, dont les politiques peuvent ne pas correspondre aux priorités de développement africaines.

L’AEW est devenu l’un des lieux où s’exprime cette nouvelle confiance, et c’est précisément pour cette raison que la décision concernant le calendrier de Riyad a été si mal accueillie. L’Afrique ne se contente plus d’être simplement reconnaissante d’être invitée aux discussions mondiales sur l’énergie ; elle met en place ses propres tables, remplit ses propres salles et attire de plus en plus les mêmes ministres, dirigeants et investisseurs que ceux recherchés par les centres de pouvoir traditionnels de l’industrie.

WPC Energy est en soi une institution mondiale importante et nul n’a besoin de minimiser son importance pour reconnaître le problème. C’est précisément parce qu’il comprend l’importance de la participation des ministres et des PDG que le WPC devrait également comprendre ce qui se passe lorsqu’un congrès est programmé aux mêmes dates qu’un autre rassemblement majeur.

Un ministre du Pétrole ne peut pas être à la fois au Cap et à Riyad ; le directeur d’une compagnie pétrolière nationale ne peut pas passer le même après-midi à négocier des partenariats d’investissement à l’AEW et à participer aux sessions du WPC à des milliers de kilomètres de là ; et les entreprises dont les équipes de direction sont restreintes ne peuvent pas faire comme si la géographie n’existait pas.

Cela soulève une question évidente que les parties prenantes africaines sont en droit de poser : la même décision aurait-elle été prise aussi facilement si l’événement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek ou le Gastech ? Un congrès cherchant à attirer bon nombre de ces mêmes ministres, PDG et sponsors se risquerait-il sciemment à chevaucher l’une de ces dates et s’attendrait-il simplement à ce que les organisateurs en assument les conséquences ?

Si un tel chevauchement exigeait une consultation minutieuse ailleurs, l’Afrique mérite de savoir pourquoi Le Cap semble faire exception. L’Afrique ne demande pas que le calendrier international soit libéré chaque fois qu’elle accueille un événement, mais il existe une différence énorme entre un chevauchement inévitable et le déplacement d’un rassemblement de premier plan vers des dates déjà occupées par une plateforme continentale en pleine expansion.

Cette situation est d’autant plus mal perçue qu’une coopération, plutôt qu’une confrontation, avait déjà existé auparavant. En 2022, la Chambre africaine de l’énergie et le Conseil mondial du pétrole du Canada ont signé un protocole d’accord en vertu duquel ils s’engageaient à soutenir et à promouvoir leurs conférences respectives, notamment l’African Energy Week et le Congrès mondial du pétrole de 2023, tout en coopérant sur les délégués, les exposants, les partenaires, les webinaires et le dialogue sectoriel.

Ce contexte historique rend le conflit actuel d’autant plus difficile à comprendre. Les institutions liées à la famille du WPC avaient suffisamment conscience de l’importance de l’AEW pour collaborer avec l’AEC, promouvoir leurs plateformes respectives et encourager la participation ; les acteurs africains sont donc en droit de se demander comment cette coopération a pu déboucher sur un calendrier qui place désormais les deux événements en concurrence directe.

Le WPC entretient également une longue histoire avec l’Afrique elle-même. Johannesburg a accueilli le 18e Congrès mondial du pétrole en 2005, le premier congrès du WPC organisé sur le continent, ce qui signifie que l’Afrique n’est pas un territoire inconnu pour l’organisation et que les institutions pétrolières africaines ne sont certainement pas étrangères à l’écosystème du WPC.

La Chambre africaine de l’énergie elle-même s’est montrée réticente à transformer publiquement la situation en confrontation, bien qu’elle ait été sollicitée à ce sujet. Cette retenue est remarquable, car une organisation qui n’a généralement pas hésité à défendre les intérêts énergétiques africains aurait facilement pu aggraver le conflit ; pourtant, sa réticence à s’exprimer ne doit pas être confondue avec une absence de préoccupation au sein de l’ensemble du secteur.

Ce silence pourrait en réalité amplifier les interrogations. Lorsqu’une organisation fondée sur la défense énergique des investissements africains opte pour la prudence, d’autres s’attacheront inévitablement à examiner de plus près la signification de cette décision de calendrier et les raisons qui l’ont motivée.

Le Nigeria face à un test de leadership délicat

Ce conflit de calendrier prend encore plus d’importance lorsque le Nigeria entre en scène. En tant que poids lourd économique du continent, l’un des principaux producteurs africains de pétrole et de gaz et berceau de l’un des plus vastes viviers d’entreprises énergétiques locales, la voix du Nigeria a un poids considérable pour déterminer comment l’Afrique se positionne dans l’ordre énergétique mondial en pleine mutation.

Le Nigeria n’est pas simplement un producteur de plus participant aux conférences du Cap et de Riyad. C’est le pays choisi pour accueillir la Banque africaine de l’énergie à Abuja, une institution conçue par l’Organisation des producteurs africains de pétrole et Afreximbank pour contribuer à combler le déficit de financement auquel sont confrontés les projets énergétiques africains.

Cela confère à Abuja une responsabilité particulière dans les débats sur la souveraineté énergétique africaine. La Banque africaine de l’énergie incarne précisément le type d’indépendance institutionnelle que l’AEW a défendu : des capitaux africains mobilisés pour soutenir des projets africains à un moment où les bailleurs de fonds internationaux traditionnels se montrent de plus en plus réticents à financer le développement pétrolier et gazier sur le continent.

Le Nigeria abrite également ce qui est peut-être le symbole le plus marquant de l’évolution des ambitions énergétiques de l’Afrique : Aliko Dangote et son complexe de raffineries. L’importance de ce que construit Dangote dépasse largement le cadre d’un simple homme d’affaires, d’une entreprise ou d’une raffinerie, d’autant plus que ses intérêts industriels ne cessent d’étendre leur présence à travers l’Afrique.

La raffinerie Dangote remet en cause un modèle africain vieux de plusieurs décennies, dans lequel le pétrole brut est exporté, la valeur ajoutée est créée ailleurs et des produits raffinés coûteux sont réimportés sur le continent. Elle incarne une approche différente : des ressources africaines transformées sur le sol africain, créant ainsi une capacité industrielle africaine et permettant à une plus grande partie de la chaîne de valeur de rester sur le continent.

Le Nigeria se trouve donc au cœur de presque tous les principaux arguments avancés par l’African Energy Week (AEW) concernant l’avenir énergétique de l’Afrique : propriété locale, transformation sur place, sécurité énergétique, financement africain, développement du gaz national, réforme des investissements et transformation des ressources naturelles en capacité industrielle plutôt qu’en simples recettes d’exportation.

Ses relations avec l’African Energy Week ont également été étroites et très visibles. Les responsables gouvernementaux, les régulateurs et les dirigeants d’entreprise nigérians successifs ont utilisé l’AEW pour promouvoir les opportunités d’investissement, expliquer les réformes et attirer les capitaux internationaux, tandis que les entreprises nigérianes ont maintenu une présence importante grâce à des espaces d’exposition de choix, des interventions, des tables rondes, des parrainages et la conclusion d’accords.

Cet engagement s’est poursuivi sous l’administration du président Bola Tinubu. Olu Verheijen, conseiller spécial du président pour l’énergie, est devenu une figure de proue de ce rassemblement, tandis que Heineken Lokpobiri, ministre d’État chargé des ressources pétrolières, et d’autres hauts responsables nigérians ont utilisé l’AEW pour promouvoir les réformes du pays en matière d’investissement et ses opportunités énergétiques.

La délégation d’entreprises nigérianes annoncée pour 2026 est tout aussi impressionnante. Adewale Tinubu, directeur général du groupe Oando, figure parmi les dirigeants de premier plan attendus, aux côtés de cadres issus de certains des plus importants opérateurs locaux du Nigeria et de sociétés internationales actives dans le secteur en amont du pays.

Renaissance Africa Energy Company participe en tant que sponsor « Gold » et devrait présenter une stratégie de croissance prévoyant un programme d’investissement de 15 milliards de dollars, suite à son acquisition d’importants anciens actifs terrestres de Shell. Sa présence incarne exactement le type de transformation des entreprises africaines que l’AEW a été créé pour mettre en avant.

Le Dr Nosa Omorodion, directeur national de SLB pour le Nigeria, doit également recevoir le prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière décerné par l’AEW, en reconnaissance de plus de trois décennies de contributions à la technologie, au contenu local, à l’optimisation de la production et au développement du capital humain. Dans l’ensemble, la présence nigériane fait du Cap l’une des vitrines internationales les plus importantes de l’évolution du secteur énergétique nigérian en dehors du Nigeria même.

C’est pourquoi le Nigeria se trouve aujourd’hui dans une position inhabituellement délicate. Le 11 octobre, à la veille de l’ouverture de l’AEW, le Nigeria se joindra à l’Arabie saoudite et à l’Italie en tant que co-hôte de la 17e réunion ministérielle du Forum international de l’énergie (IEF) à Riyad, un rassemblement réunissant des ministres de l’Énergie, des dirigeants du secteur et des organisations internationales pour discuter de la sécurité énergétique, de la stabilité des marchés, des investissements et de l’avenir de l’énergie mondiale.

Il n’y a rien de contradictoire en soi à ce que le Nigeria participe à ces deux événements. En effet, un pays de l’importance du Nigeria se doit d’être représenté à toutes les tables de discussion sérieuses où l’avenir de l’énergie mondiale est débattu, et son rôle de co-hôte de l’IEF17 constitue en soi une reconnaissance du rayonnement international d’Abuja.

Le problème réside dans ce qui se passe immédiatement après. Le WPC entame son programme principal à Riyad le 12 octobre, le jour même où l’AEW s’ouvre au Cap, ce qui risque de transformer le rôle légitime de leader mondial du Nigeria en un exercice d’équilibre délicat entre un rassemblement international qu’il contribue à co-organiser et une plateforme africaine qu’il a passé des années à aider à construire.

Cela place Abuja dans une situation qu’elle n’a pas créée seule, mais qui soulève des questions légitimes quant à son leadership. Les autorités nigérianes, en particulier au niveau ministériel et au sein des hautes sphères du gouvernement, ont-elles fait part de leurs préoccupations concernant ce conflit de calendrier lorsque les plans de Riyad étaient en cours d’élaboration ?

Compte tenu du rôle du Nigeria en tant que co-organisateur de l’IEF17 et de son poids diplomatique considérable dans les affaires pétrolières mondiales, Abuja a-t-elle mis en garde ses partenaires contre les conséquences d’un chevauchement direct entre le programme global de Riyad et l’African Energy Week ? Les décideurs politiques ont-ils pris en compte l’image que cela renverrait en Afrique de donner l’impression de privilégier un rassemblement étranger au détriment d’une plateforme que les responsables et les entreprises nigérianes ont contribué à établir comme l’un des symboles incontestables de la renaissance énergétique de l’Afrique ?

Le Nigeria aurait-il pu user de son influence en coulisses pour encourager la coordination avant que ce chevauchement ne devienne inévitable ? Il s’agit là de questions, et non d’accusations, et aucune preuve publique ne permet d’établir quelles conversations ont pu avoir lieu en privé entre Abuja, Riyad, l’IEF, WPC Energy ou les organisateurs de l’AEW.

Le Nigeria ne devrait donc pas être condamné pour une diplomatie dont les détails ne sont pas connus du public, mais le leadership se juge en partie à l’aune des signaux qu’il envoie, en particulier lorsque des intérêts concurrents s’affrontent. La position du Nigeria signifie qu’il ne peut pas se contenter de considérer cela comme un simple conflit de calendrier entre tiers.

Dans des moments comme celui-ci, le géant continental ne peut se permettre d’envoyer des signaux contradictoires quant à sa position sur l’avenir et la prospérité énergétiques de l’Afrique. Cela ne signifie pas pour autant que le Nigeria doive boycotter Riyad, se retirer de la scène internationale ou choisir Le Cap au détriment du reste du monde ; une telle approche serait irréaliste et contre-productive.

Le Nigeria ferait davantage preuve de leadership en démontrant que l’engagement mondial et la solidarité africaine sont des obligations complémentaires plutôt que concurrentes. Abuja peut jouer un rôle important à Riyad tout en indiquant sans ambiguïté, par le biais d’une représentation de haut niveau, de la participation des entreprises et d’un engagement diplomatique, que l’AEW reste une plateforme africaine stratégique digne d’être soutenue.

Cette distinction est importante car les autres gouvernements africains observeront attentivement la situation. Si le Nigeria, qui accueille la Banque africaine de l’énergie et abrite certaines des entreprises énergétiques locales les plus ambitieuses du continent, semble indifférent alors qu’une plateforme africaine est soumise à une pression concurrentielle qui aurait pu être évitée, les petits producteurs pourraient légitimement se demander qui défendra les institutions africaines lorsque leurs intérêts entreront en conflit avec ceux des grandes puissances mondiales.

La puissance du Nigeria suscite des attentes. Il dispose du marché, de la population, de l’influence diplomatique, de l’industrie pétrolière, d’entreprises phares et, de plus en plus, de la capacité de raffinage nécessaires pour exercer un leadership bien au-delà de ses frontières ; et ce leadership prend toute sa valeur précisément lorsque les intérêts de l’Afrique exigent une voix claire.

La géopolitique rend ce moment encore plus significatif

Ce différend ne peut être dissocié de la géopolitique. La sécurité énergétique est redevenue indissociable de la sécurité nationale, l’instabilité qui règne autour des principales régions productrices et des voies maritimes stratégiques rappelant aux gouvernements à quelle vitesse les hypothèses relatives à l’approvisionnement mondial peuvent changer.

La mer Rouge, le détroit d’Ormuz et, plus largement, le Moyen-Orient restent au cœur des flux énergétiques mondiaux, tandis que la concurrence entre les États-Unis, la Chine, l’Europe, la Russie, les puissances du Golfe et les économies émergentes englobe de plus en plus le pétrole et le gaz, le GNL, les minéraux critiques, la technologie, les infrastructures et le contrôle des chaînes d’approvisionnement stratégiques.

Cet environnement géopolitique devrait renforcer, et non affaiblir, l’importance stratégique de l’énergie africaine. Les ressources du bassin atlantique de l’Afrique de l’Ouest, les nouvelles découvertes en Namibie, les producteurs établis tels que le Nigeria et l’Angola, les grands projets gaziers du Sénégal à la Mauritanie en passant par le Mozambique, ainsi que l’augmentation des capacités de raffinage, viennent étayer l’argument selon lequel une offre africaine diversifiée peut contribuer de manière significative à la sécurité énergétique mondiale.

L’Afrique ne devrait donc pas être traitée comme une pièce secondaire dans la maison de l’énergie mondiale, alors même que la géopolitique démontre la valeur de la diversification. Lorsque les couloirs d’approvisionnement traditionnels sont menacés, le monde se souvient soudain de l’importance stratégique des barils et du gaz africains ; pourtant, les producteurs africains ont tout à fait le droit de se demander si cette importance se reflète dans la manière dont leurs institutions et leurs plateformes sont traitées une fois les crises apaisées.

C’est là que le sentiment de manque de respect prend une ampleur qui dépasse le simple calendrier des conférences. Les Africains ont passé des décennies à voir des acteurs extérieurs arriver lorsque des ressources sont nécessaires, disparaître lorsque des financements pour le développement sont requis, revenir avec des prescriptions sur ce que le continent devrait cesser de produire, puis redécouvrir les hydrocarbures africains chaque fois que des chocs géopolitiques rendent les approvisionnements alternatifs attractifs.

L’Afrique ne veut pas rester le continent dont les ressources sont stratégiquement importantes mais dont les priorités sont négociables, dont les minerais sont indispensables mais dont l’industrialisation peut attendre, et dont les conférences n’ont d’importance que jusqu’à ce qu’une institution plus importante décide qu’elle veut la même semaine.

Ces frustrations ne sont pas le fruit de l’imagination. Le retrait de l’Angola de l’OPEP en 2023, à la suite de désaccords sur les quotas de production, est devenu l’un des exemples récents les plus évidents d’un producteur africain décidant que la participation à une institution internationale établie ne valait plus la peine si ses intérêts nationaux ne pouvaient pas être pris en compte de manière adéquate.

Que l’on soit d’accord ou non avec la décision de Luanda, la leçon est sans équivoque : les gouvernements africains sont de plus en plus disposés à défendre leurs intérêts nationaux lorsque les structures établies ne semblent plus y répondre. Cette même confiance transparaît dans les appels en faveur d’un raffinage local accru, d’institutions financières africaines plus solides, de compagnies pétrolières nationales plus affirmées et d’une plus grande valeur ajoutée sur le marché intérieur.

La raffinerie Dangote est peut-être le symbole le plus visible de ce changement. Pendant des générations, l’un des plus grands producteurs de brut d’Afrique a exporté son pétrole tout en important d’énormes volumes de produits raffinés, mais l’essor d’une capacité de raffinage nationale massive traduit une ambition continentale plus large : cesser d’exporter des ressources sous leur forme la moins valorisée et de réimporter les produits à valeur ajoutée à un prix majoré.

L’AEW s’inscrit pleinement dans cette évolution de la mentalité africaine. Elle soutient que le continent devrait produire davantage lorsque cela est judicieux, transformer davantage sur place, financer davantage ses propres projets, négocier avec plus de fermeté avec ses partenaires internationaux et veiller à ce que le développement énergétique génère de l’électricité, des emplois, des infrastructures et des capacités industrielles au profit des Africains.

C’est pourquoi cet événement a pris une ampleur qui dépasse désormais celle de son organisateur. Si la Chambre africaine de l’énergie fournit le cadre, le mouvement qui s’articule autour de l’AEW reflète de plus en plus les frustrations et les ambitions partagées par les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales, les entreprises locales et toute une génération de professionnels africains du secteur de l’énergie, lassés d’entendre que leur continent doit rester éternellement conciliant.

Du Cap à Caracas : la Chambre étend son rayonnement

La réponse de la Chambre à la polémique sur le calendrier n’a pas consisté à se replier sur une posture défensive à l’échelle continentale. Ses activités récentes démontrent presque le contraire : un effort de plus en plus ambitieux pour mettre en relation les intérêts énergétiques africains avec les gouvernements, les investisseurs et les marchés bien au-delà du continent.

Cette ouverture internationale a été particulièrement visible au Venezuela. L’AEC a développé une relation structurée avec Caracas, portant sur la promotion des investissements, la coopération technique, le renforcement des capacités et l’engagement tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, y compris un dialogue de haut niveau avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, les autorités pétrolières et les dirigeants de la société d’État PDVSA.

Cette relation a évolué, passant de rencontres de haut niveau au début de l’année 2026 à une nouvelle mission de travail de l’AEC à Caracas du 3 au 5 août. Le retour de la Chambre au Venezuela, associé à son implication dans les efforts internationaux visant à promouvoir les opportunités d’investissement énergétique du pays, illustre une organisation de plus en plus capable d’étendre la diplomatie énergétique africaine au-delà des centres traditionnels occidentaux et du Golfe.

Le symbolisme est difficile à ignorer. Une organisation créée pour défendre les intérêts énergétiques africains s’engage désormais aux plus hauts niveaux politiques et industriels dans le pays possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, jetant ainsi des ponts entre les producteurs africains et l’un des États pétroliers les plus influents d’Amérique latine.

Cette relation grandissante reflète également une stratégie Sud-Sud plus large. La coopération entre l’AEC et les institutions vénézuéliennes a donné lieu à des liens avec l’APPO et à des discussions portant sur l’investissement, le transfert de technologies, le développement de la main-d’œuvre, la commercialisation du gaz et les opportunités pour les opérateurs africains, élargissant ainsi le champ d’action de la Chambre, qui passe de la défense des intérêts africains à la diplomatie énergétique internationale.

Parallèlement, la Chambre a renforcé ses relations ailleurs. Son engagement auprès de la compagnie pétrolière nationale du Mozambique, l’ENH, par exemple, s’est concentré sur les investissements, le contenu local et la participation du secteur privé, alors que le Mozambique développe une industrie gazière s’appuyant sur plus de 50 milliards de dollars investis dans de grands projets de GNL.

Ces engagements révèlent un aspect important du mouvement qui sous-tend l’AEW. La Chambre ne prône pas que l’Afrique s’isole des marchés énergétiques mondiaux ni qu’elle remplace sa dépendance vis-à-vis d’un bloc par celle vis-à-vis d’un autre ; elle cherche à élargir les partenariats de l’Afrique et à offrir davantage d’options aux entreprises, gouvernements et institutions africains.

C’est précisément ce que devrait signifier la souveraineté énergétique dans un monde de plus en plus multipolaire. L’Afrique devrait pouvoir collaborer avec Riyad, Caracas, Houston, Londres, Pékin, Moscou, Abou Dhabi et tous les autres pôles énergétiques majeurs, tout en conservant ses propres institutions solides.

L’attrait international croissant de la Chambre rend d’autant plus déroutant le conflit de dates avec le WPC. L’AEW n’est pas un repli sur soi face à l’engagement mondial ; c’est la contribution de l’Afrique à celui-ci.

L’AEW va de l’avant avec une confiance grandissante

Si l’on s’attendait à ce que la controverse sur le calendrier déstabilise l’African Energy Week, rien ne semble indiquer que cela ait été le cas. Les préparatifs au Cap battent leur plein, la Chambre continuant d’annoncer la présence, en octobre, de ministres, de responsables gouvernementaux, de dirigeants internationaux, d’opérateurs locaux, de sponsors et d’investisseurs.

La participation annoncée du Nigeria à elle seule souligne cette confiance, tandis que la représentation de l’ensemble du continent et d’au-delà continue de s’étendre. La stratégie de l’AEW semble moins viser à s’engager dans une guerre verbale publique avec le WPC que à démontrer, par la participation, les annonces d’investissements et les partenariats, que la plateforme a acquis un poids institutionnel suffisant pour résister à la concurrence.

La réticence de la Chambre à aggraver publiquement le différend concernant le calendrier est notable dans ce contexte. Une organisation connue pour son plaidoyer énergique sur les questions énergétiques africaines a choisi de ne pas transformer cette question en une confrontation institutionnelle ouverte, mais sa retenue ne doit pas être interprétée comme une faiblesse ou comme la preuve que ce conflit est sans importance.

Ses activités laissent entrevoir une organisation dont la vision dépasse largement le cadre du Cap. L’AEC mène des actions à travers l’Afrique et à l’échelle internationale, du Mozambique et d’autres marchés énergétiques africains émergents jusqu’au Venezuela et aux centres d’investissement mondiaux, reflétant ainsi une stratégie de plus en plus large visant à relier les intérêts énergétiques africains aux capitaux, aux technologies et aux partenariats partout où des opportunités se présentent.

Cette stratégie prend tout son sens alors que la géopolitique redéfinit les flux énergétiques. L’Afrique s’inscrit dans ce contexte en disposant de ressources convoitées par tous : d’importantes réserves de pétrole et de gaz, un potentiel extraordinaire en énergies renouvelables, des minéraux essentiels aux technologies qui sous-tendent la transition énergétique, ainsi que l’une des plus grandes sources futures de demande énergétique au monde.

Le continent dispose donc d’un levier, mais les ressources seules ne se traduisent pas automatiquement par du pouvoir. Le pouvoir naît lorsque les pays se coordonnent, que les institutions mûrissent, que les capitaux sont mobilisés, que les ressources sont transformées localement et que les gouvernements africains négocient en s’appuyant sur une compréhension plus claire de leur valeur stratégique collective.

C’est là que réside la signification profonde de l’African Energy Week et la raison pour laquelle le conflit de calendrier avec le WPC est important. L’AEW s’inscrit dans les efforts de l’Afrique pour construire l’infrastructure institutionnelle nécessaire à la conversion des ressources en influence.

Le Nigeria joue un rôle central dans la réussite de cet effort. L’accueil par Abuja de la Banque africaine de l’énergie, l’essor d’entreprises locales telles qu’Oando, Renaissance Africa Energy et Heirs Energies, l’ampleur du projet industriel Dangote et les efforts du gouvernement pour attirer de nouveaux investissements en amont font de ce pays un pilier indispensable de l’architecture énergétique émergente de l’Afrique.

Ce conflit de calendrier pose donc au Nigeria un enjeu qui dépasse le simple problème d’agenda. Il s’agit de tester la capacité des puissances énergétiques les plus influentes d’Afrique à naviguer dans un monde où elles souhaitent entretenir des relations solides avec Riyad, Washington, Londres, Abou Dhabi, Pékin, Caracas et d’autres centres mondiaux, tout en renforçant simultanément les institutions créées pour faire avancer les priorités africaines.

Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux objectifs, à condition que les partenariats internationaux respectent les institutions africaines au lieu de les affaiblir. Ce principe ramène le débat au WPC et à la question de savoir si la même approche en matière de calendrier aurait été jugée acceptable si le rassemblement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek, le Gastech ou tout autre événement dont l’importance dans le calendrier énergétique international ne fait aucun doute.

Si la réponse est incertaine, les Africains sont en droit de se demander pourquoi l’AEW a apparemment dû faire les frais de ce chevauchement. L’Afrique a atteint un stade où il n’est plus acceptable d’être stratégiquement précieuse tout en étant ignorée sur le plan institutionnel.

Ses ressources ne peuvent pas être indispensables lors de crises géopolitiques alors que ses plateformes deviennent sacrifiables lors de l’élaboration des calendriers, et ses gouvernements ne peuvent pas être courtisés pour leur pétrole, leur gaz et leurs minerais tandis que les institutions qu’ils mettent en place ne bénéficient pas de la même considération.

Riyad a tout à fait le droit d’accueillir un grand rassemblement mondial sur l’énergie. L’Arabie saoudite dispose d’une influence considérable sur les marchés pétroliers, d’infrastructures de classe mondiale et d’ambitions légitimes pour réunir les décideurs politiques et les leaders du secteur autour de questions qui façonneront l’avenir de l’énergie.

Le Cap a exactement le même droit d’accueillir le rassemblement phare de l’Afrique sans que ses dates soient considérées comme sacrifiables. Un système énergétique mondial équitable ne peut signifier que les centres établis reçoivent automatiquement la priorité tandis que les plateformes africaines émergentes sont censées absorber les perturbations.

Le thème choisi par le WPC pour 2026, « Les voies vers un avenir énergétique pour tous », met l’accent sur l’inclusion et la participation partagée ; pourtant, l’inclusion ne peut rester un slogan séduisant imprimé sur les supports de la conférence alors que des décisions concrètes placent l’un des rassemblements énergétiques les plus importants d’Afrique dans une situation de désavantage concurrentiel.

Un avenir énergétique « pour tous » doit inclure le respect des plateformes que les Africains ont construites pour eux-mêmes. Il ne peut exiger des ministres africains qu’ils choisissent entre présenter des opportunités d’investissement au Cap et participer à des discussions à Riyad, pas plus que les entreprises africaines ne devraient avoir à décider si leurs maigres budgets de marketing et de déplacement doivent servir les priorités continentales ou le prestige mondial.

L’AEW a gagné sa place dans le calendrier international. La Chambre a su créer une dynamique autour de cet événement, les gouvernements africains lui ont conféré une crédibilité politique, les entreprises y ont présenté des propositions d’investissement et les partenaires internationaux ont reconnu son importance croissante.

C’est précisément pour cette raison que la décision relative au calendrier du WPC mérite d’être examinée de près plutôt que d’être accueillie par un silence courtois. Si l’AEW était encore une manifestation mineure et sans importance, personne ne se soucierait de la date à laquelle se tiendrait une autre conférence, mais le problème existe précisément parce que Le Cap est désormais en concurrence pour attirer les ministres, les PDG, les capitaux d’investissement, les annonces de projets et l’attention internationale.

C’est peut-être là l’indication la plus claire du chemin parcouru par l’AEW. L’Afrique a créé une plateforme suffisamment importante pour qu’un chevauchement de dates ait des conséquences mondiales, et la réponse appropriée de la part des institutions établies devrait être l’engagement et la coordination, plutôt que d’attendre simplement que l’Afrique s’adapte.

Cela aurait-il pu se produire avec l’ADIPEC sans susciter de controverse ? La CERAWeek pourrait-elle soudainement voir un autre poids lourd mondial cibler pratiquement les mêmes ministres et PDG sans que des questions ne soient posées, ou pourrait-on raisonnablement s’attendre à ce que Gastech haussent les épaules lorsqu’une institution comparable empiète directement sur son programme ?

Ces questions mettent en lumière le problème sous-jacent. L’Afrique ne cherche pas à obtenir des privilèges dont les autres ne bénéficient pas ; elle refuse simplement d’être soumise à un niveau de considération inférieur.

Pendant trop longtemps, on a demandé au continent de faire preuve de patience, de souplesse et de gratitude, tandis que les décisions affectant ses ressources, son financement et son développement étaient prises ailleurs. L’essor de l’AEW, des initiatives de financement menées par l’Afrique, des compagnies pétrolières nationales (NOC) plus fortes et des gouvernements de plus en plus affirmés suggère que cette ère touche à sa fin.

Le différend entre le WPC et l’AEW ne oppose donc pas réellement Le Cap à Riyad. Il s’agit de savoir si un ordre énergétique mondial en mutation est prêt à reconnaître l’autonomie de l’Afrique dès lors que celle-ci sera suffisamment forte pour l’exiger.

Le WPC peut considérer les dates du 11 au 15 octobre comme de simples nouvelles dates, mais les parties prenantes africaines sont en droit d’appréhender cette décision à travers le prisme d’une histoire bien plus longue. Les dates de l’AEW étaient connues, une coopération avait déjà existé par le passé, les conséquences de ce chevauchement sont évidentes, et le secteur énergétique international comprend mieux que presque tout autre secteur que les agendas des ministres et des PDG constituent des atouts stratégiques plutôt que de simples détails administratifs.

L’Afrique ne demande pas un traitement de faveur, ni ne demande à Riyad de renoncer à ses ambitions. Elle demande simplement la courtoisie professionnelle élémentaire et le respect institutionnel que toute plateforme mondiale sérieuse attendrait pour elle-même.

À l’heure où les bouleversements géopolitiques rappellent au monde la valeur stratégique de l’Afrique en matière d’énergie, ignorer l’une des plateformes énergétiques les plus importantes du continent est particulièrement malavisé. Le pétrole, le gaz, les minerais, les ressources renouvelables et les marchés en pleine croissance de l’Afrique ne peuvent être indispensables lorsque le monde en a besoin, mais considérés comme secondaires lorsque les Africains exigent d’avoir leur mot à dire sur la manière dont ces ressources sont exploitées.

Les dirigeants africains du secteur de l’énergie continueront de se rendre à Riyad, Houston, Abou Dhabi, Caracas, Londres et dans d’autres centres mondiaux, car le partenariat reste essentiel. Mais ils le feront de plus en plus en tant que représentants d’un continent qui construit ses propres institutions et attend que celles-ci soient respectées.

L’AEW est devenue l’une de ces institutions, et la Chambre africaine de l’énergie a bâti un mouvement autour de la conviction que l’Afrique doit cesser de s’excuser de rechercher l’investissement, l’industrialisation et la sécurité énergétique. Son rayonnement croissant, du Cap à Abuja, en passant par Maputo, Londres et Caracas, montre que ce mouvement ne se limite plus à l’Afrique, mais participe de plus en plus à la diplomatie et aux négociations énergétiques mondiales au sens large.

La polémique autour du calendrier du WPC offre désormais un test inattendu permettant de vérifier si l’establishment énergétique mondial dans son ensemble a assimilé l’autre moitié de ce message : l’Afrique ne doit plus être considérée comme acquise.

La véritable question à l’approche du mois d’octobre dépasse donc celle de savoir quel événement attirera le plus de monde. Il s’agit de savoir si les institutions qui parlent si volontiers de partenariat, d’inclusion et d’un avenir énergétique mondial sont prêtes à mettre ces principes en pratique lorsque les priorités propres à l’Afrique exigent des concessions plutôt que des discours.

Distribué par APO Group pour Pan African Visions.

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Côte d’Ivoire – Centres aérés et colonies de vacances : le gouvernement veille au bon encadrement des enfants

Source: Africa Press Organisation – French

Quand les salles de classe ferment, le gouvernement veille au bon encadrement des enfants. En effet, le ministère de la Culture et de la Francophonie, à travers ses structures, organise des activités pour occuper sainement les enfants et les adolescents.

Pendant tout le mois de juillet, la bibliothèque municipale Ahmadou Kourouma de Boundiali a connu une animation particulière. Le temps d’un centre aéré organisé par la direction régionale du ministère de la Culture et de la Francophonie de la Bagoué.

Pendant un mois, les enfants sont venus comme ils sont. Dans leur timidité pour certains, avec exubérance pour les autres. Pour cette 3e édition, ils étaient environ 200 répartis en trois groupes selon les tranches d’âge.

Le 20 juillet était une nouvelle journée d’animation, d’apprentissage et de rires. Au programme : orthographe, lecture, chant, jeux de divertissement, atelier d’écriture, savoir-vivre et savoir-être, arts plastiques …

Au moment où les plus jeunes étaient en séance de lecture, dans une salle à l’étage, leurs ainés donnaient des ailes aux mots. Trois jeunes filles déclamaient leurs paroles fortes sur la sécurité routière.

« Une vie n’a pas de marche-arrière, ralentis !» ; « la route n’est pas une scène de film, ralentis »

Avec un autre groupe, c’est la danse qui se fait expression, par la beauté des gestes et la cohérence dans le mouvement d’ensemble.

Le ministère de la Culture et de la Francophonie a initié des centres aérés dans toutes ses directions régionales. Tous ces centres ont le même objectif d’occuper sainement les enfants pendant les vacances scolaires. « Nous avons constaté que très souvent, pendant cette période, les enfants n’ont rien à faire », indique N’Golo Yéo, au nom de la direction régionale de la Bagoué.

Selon le président du comité d’organisation de ce centre aéré, Hermann Edi, cette initiative du ministère permet aussi de détecter de jeunes talents dans le cadre de la promotion des industries culturelles et créatives. « Autour du livre (physique et numérique) nous organisons des ateliers de contes et de théâtre. Une de nos encadrées a par exemple été classée parmi les meilleurs dans un concours d’art oratoire au niveau régional. Certains d’entre eux participent à des festivals de comédiens au niveau amateur. Pour nous, ces résultats sont très encourageants et les parents qui nous confient leurs enfants sont satisfaits. Nous avons de bons retours. », assure-t-il.

A Boundiali, parmi les animateurs, en plus des agents du ministère de la Culture, il y avait aussi ceux du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. Ces derniers ont organisé des séances de sensibilisation pour aborder les thématiques concernant l’environnement, le civisme, l’hygiène corporelle, les grossesses précoces, le Vih/ Sida…

Mais des bienfaits du centre aéré, ce sont les enfants qui en parlent le mieux.

« Nous faisons plusieurs activités. J’aime la poésie et les arts plastiques. La poésie nous aide à nous exprimer et grâce à elle, je n’ai plus honte de parler en public », a indiqué Christelle N’Guessan.

« Je me réjouis de participer à ce centre parce que ça nous permet d’apprendre beaucoup de choses. C’est une chance pour nous de développer nos compétences et ça peut nous servir pour notre avenir », a affirmé Sarah Sanogo.

En plus des centres aérés, le pays dispose d’un réseau national de Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). De 2011 à 2024, ce sont 19 CLAC qui ont été construits et dotés de ressources documentaires et d’espaces d’animation dans différentes régions du pays, contribuant à l’équité territoriale en matière d’accès à la lecture et au savoir. Il est prévu la construction de 10 nouveaux CLAC.

Il faut aussi noter les initiatives proposées par les Accueils Collectifs de Loisirs pour Mineurs (ACLM). Selon le ministère du Tourisme et des Loisirs à l’issue du processus d’instruction et d’évaluation administrative des dossiers, 75 structures ont obtenu l’autorisation d’organiser des ACLM. Trente structures sont habilitées à organiser des colonies et centres aérés sur le territoire national, tandis que 45 autres sont autorisées à proposer des séjours hors de Côte d’Ivoire.

Chaque année, ce sont entre 100 000 et 200 000 enfants et adolescents qui participent à des Accueils collectifs de loisirs pour les mineurs.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Conflito de datas entre a WPC e a African Energy Week (AEW): Riade está a agir de forma justa com África? (Por Ajong Mbapndah L)

Source: Africa Press Organisation – Portuguese –

Por Ajong Mbapndah L

A African Energy Week evoluiu de uma iniciativa continental ambiciosa para um movimento poderoso que liga governos, investidores, empresas petrolíferas nacionais e intervenientes globais do setor energético em torno das prioridades de desenvolvimento de África. Com as datas de 12 a 16 de outubro de 2026 conhecidas com bastante antecedência, a decisão da WPC Energy de remarcar o seu Congresso de Riade para 11 a 15 de outubro levanta questões incómodas sobre justiça, respeito e se ainda se espera que África se adapte a decisões tomadas noutros locais.

Os líderes africanos do setor energético têm todos os motivos para colocar uma questão simples, mas incómoda: por que razão um dos maiores encontros mundiais sobre energia reagendaria o seu congresso de 2026 para um período quase exatamente igual ao da African Energy Week, quando as datas da Cidade do Cabo já eram conhecidas há muito tempo em todo o setor?

O 25.º Congresso de Energia da WPC terá lugar em Riade, de 11 a 15 de outubro de 2026, enquanto a African Energy Week (AEW): Invest in African Energies decorrerá na Cidade do Cabo, de 12 a 16 de outubro. Durante quatro dias cruciais, os dois eventos disputarão a presença de muitos dos mesmos ministros, executivos de companhias petrolíferas nacionais, companhias petrolíferas internacionais, financiadores, empresas de serviços, investidores e meios de comunicação social.

Chamar a isso apenas uma coincidência infeliz de agendamento subestima tanto as consequências práticas como a mensagem que a decisão inevitavelmente transmite a um setor energético africano cada vez mais determinado a não ser tratado como uma nota de rodapé.

A AEW não é uma conferência obscura que surgiu inesperadamente num calendário internacional sobrecarregado. As datas de 12 a 16 de outubro já tinham sido comunicadas publicamente em 2025 e continuaram a ser promovidas posteriormente como as datas definidas para a próxima edição, dando aos governos, empresas, patrocinadores e investidores tempo suficiente para organizarem a sua participação.

Nos círculos do setor energético, as grandes conferências não surgem simplesmente algumas semanas antes do dia de abertura. Os ministros reservam as suas agendas, as empresas atribuem orçamentos de patrocínio, os expositores reservam espaço, os executivos planeiam as viagens e os governos preparam roadshows de investimento com meses de antecedência, razão pela qual a sugestão de que as datas da AEW poderiam, de alguma forma, ter escapado à atenção é difícil de conciliar com a forma como este setor funciona.

Isto é especialmente verdade devido ao que a African Energy Week se tornou. O que a Câmara Africana de Energia (AEC) construiu em apenas meia década não é simplesmente mais uma conferência anual, mas sim uma das plataformas mais sólidas já criadas para que os africanos possam articular as suas próprias prioridades energéticas, envolver diretamente os investidores e desafiar um debate global que, com demasiada frequência, tem falado sobre África em vez de com África.

A AEW teve início em 2021 com cerca de 1 700 delegados e expandiu-se rapidamente, tornando-se um encontro que atrai milhares de ministros, responsáveis governamentais, empresas petrolíferas nacionais, produtores independentes, grandes empresas internacionais, financiadores e prestadores de serviços. A edição de 2026 está a posicionar-se como mais um grande passo em frente, refletindo o impulso que a Câmara criou em torno do investimento, do desenvolvimento de projetos, da celebração de acordos e da soberania energética africana.

Os organizadores prevêem mais de 9 000 participantes, mais de 300 ministros e personalidades de destaque, mais de 400 oradores e mais de 1 500 empresas para 2026. Estes não são os números de uma conferência regional marginal, mas sim de um mercado energético internacional cada vez mais influente, construído em África em torno das oportunidades africanas.

Esse crescimento é importante porque a AEW sempre defendeu uma proposta clara: as escolhas energéticas de África devem refletir as realidades do desenvolvimento africano. Não se pode esperar que o continente encare a transição a partir do mesmo ponto de partida que os países que se industrializaram utilizando combustíveis fósseis abundantes e que agora desfrutam de acesso universal ou quase universal à eletricidade, de redes de transportes sofisticadas e de economias maduras.

Os decisores políticos africanos debatem-se com uma equação diferente, que envolve a pobreza energética, a industrialização, o emprego, o crescimento populacional, a segurança alimentar e as enormes necessidades de capital necessárias para construir economias modernas. A AEW tem-lhes proporcionado consistentemente uma plataforma para afirmar que o petróleo e o gás, a par das energias renováveis, da energia nuclear, da energia hidroelétrica, dos minerais críticos e das tecnologias emergentes, devem continuar a fazer parte de uma transição africana moldada pelas necessidades africanas.

O evento também foi muito além de discursos e painéis cerimoniais. Através de fóruns de investimento, salas de negociação, discussões sobre acordos de partilha de produção, envolvimento entre empresas petrolíferas nacionais (NOC) e internacionais (IOC), programas de conteúdo local e conversas sobre financiamento, a AEW tem procurado cada vez mais colocar os titulares de licenças e os promotores de projetos frente a frente com investidores capazes de transformar oportunidades em ativos produtivos e infraestruturas funcionais.

Essa ênfase é vital porque África não precisa simplesmente de mais uma conversa global sobre energia. Precisa de capital para exploração, gasodutos, instalações de processamento de gás, refinarias, centrais elétricas, redes de transmissão, projetos de energias renováveis, infraestruturas industriais e mecanismos de financiamento capazes de os apoiar.

O papel crescente da Organização Africana de Produtores de Petróleo no debate energético continental mais alargado, juntamente com os esforços em torno dos mecanismos de financiamento africanos, acrescenta outra dimensão estratégica. Os produtores africanos reconhecem cada vez mais que a soberania sobre os recursos pouco significa se todos os grandes projetos continuarem dependentes de instituições de financiamento fora do continente, cujas políticas podem não estar alinhadas com as prioridades de desenvolvimento africanas.

A AEW tornou-se um dos locais onde essa nova confiança se manifesta, e é precisamente por isso que a decisão relativa ao calendário de Riade foi tão mal recebida. África já não se limita a estar simplesmente grata por ser convidada para as conversações globais sobre energia; está a construir as suas próprias mesas, a encher as suas próprias salas e a atrair cada vez mais os mesmos ministros, executivos e investidores procurados pelos centros de poder tradicionais da indústria.

A WPC Energy é, por si só, uma importante instituição global e ninguém precisa de menosprezar o seu prestígio para reconhecer o problema. Precisamente porque compreende a importância da participação de ministros e de diretores executivos, a WPC também deveria compreender o que acontece quando um congresso é agendado para as mesmas datas de outro encontro importante.

Um ministro do Petróleo não pode estar simultaneamente na Cidade do Cabo e em Riade; um presidente de uma empresa petrolífera nacional (NOC) não pode passar a mesma tarde a negociar parcerias de investimento na AEW e a participar em sessões da WPC a milhares de quilómetros de distância; e as empresas com equipas executivas limitadas não podem fingir que a geografia não existe.

Isso levanta uma questão óbvia que as partes interessadas africanas têm o direito de colocar: teria sido tomada a mesma decisão com tanta facilidade se o evento afetado fosse a ADIPEC, a CERAWeek ou a Gastech? Será que um congresso que procura muitos desses mesmos ministros, diretores executivos e patrocinadores se sobreporia deliberadamente a uma dessas datas e esperaria simplesmente que os organizadores absorvessem as consequências?

Se tal sobreposição exigisse uma consulta cuidadosa noutros contextos, África merece saber por que razão a Cidade do Cabo parece ser um caso à parte. África não está a pedir que o calendário internacional seja esvaziado sempre que acolhe um evento, mas há uma enorme diferença entre um congestionamento inevitável e a transferência de um encontro de grande envergadura para datas já ocupadas por uma plataforma continental em rápido crescimento.

A imagem fica ainda pior pelo facto de, no passado, ter existido cooperação, em vez de confronto. Em 2022, a Câmara Africana de Energia e o Conselho Mundial do Petróleo do Canadá assinaram um memorando de entendimento ao abrigo do qual concordaram em apoiar e promover as conferências um do outro, incluindo a African Energy Week e o Congresso Mundial do Petróleo de 2023, ao mesmo tempo que cooperavam em matéria de delegados, expositores, parceiros, webinars e diá. setorial.

Esse historial torna o atual conflito mais difícil de compreender. As instituições ligadas à família do WPC compreendiam suficientemente a importância da AEW para colaborarem com a AEC, promoverem as plataformas umas das outras e incentivarem a participação; por isso, as partes interessadas africanas têm motivos para se questionarem sobre como é que a cooperação evoluiu para um calendário que agora coloca os dois eventos em concorrência direta.

O WPC também tem uma história significativa com a própria África. Joanesburgo acolheu o 18.º Congresso Mundial do Petróleo em 2005, o primeiro Congresso do WPC realizado no continente, o que significa que África não é, de forma alguma, um território desconhecido para a organização e que as instituições petrolíferas africanas certamente não são estranhas ao ecossistema do WPC.

A própria Câmara Africana de Energia tem-se mostrado relutante em transformar publicamente a situação num confronto, apesar de ter sido abordada sobre o assunto. Essa contenção é digna de nota, pois uma organização que raramente se coíbe de defender os interesses energéticos africanos poderia facilmente ter intensificado o conflito; no entanto, a sua relutância em comentar não deve ser confundida com uma ausência de preocupação por parte do setor em geral.

O silêncio pode, na verdade, tornar as questões ainda mais prementes. Quando uma organização construída em torno da defesa vigorosa do investimento africano opta pela cautela, outros irão inevitavelmente analisar mais de perto o que a decisão de agendamento significa e por que razão aconteceu.

A Nigéria enfrenta um teste de liderança delicado

O conflito de agendamento torna-se ainda mais significativo quando a Nigéria entra em cena. Enquanto potência económica continental, um dos principais produtores de petróleo e gás de África e lar de um dos maiores conjuntos de empresas energéticas nacionais do continente, a voz da Nigéria tem um peso enorme na determinação de como África se posiciona na ordem energética global em rápida mudança.

A Nigéria não é simplesmente mais um produtor a participar em conferências na Cidade do Cabo e em Riade. É o país escolhido para acolher o Banco Africano de Energia em Abuja, uma instituição concebida pela Organização Africana de Produtores de Petróleo e pelo Afreximbank para ajudar a colmatar o défice de financiamento que os projetos energéticos africanos enfrentam.

Isso confere a Abuja uma responsabilidade particular nos debates sobre a soberania energética africana. O Banco Africano de Energia representa precisamente o tipo de independência institucional que a AEW tem defendido: capital africano mobilizado para apoiar projetos africanos numa altura em que os financiadores internacionais tradicionais se têm mostrado cada vez mais relutantes em financiar o desenvolvimento do petróleo e do gás no continente.

A Nigéria é também o lar daquele que é talvez o símbolo mais marcante das ambições energéticas em transformação de África: Aliko Dangote e o seu complexo de refinarias. O significado do que Dangote está a construir vai muito além de um empresário, de uma empresa ou de uma refinaria, especialmente à medida que os seus interesses industriais continuam a expandir a sua presença por toda a África.

A Refinaria Dangote desafia um modelo africano com décadas de existência, no qual o crude é exportado, o valor é criado noutro local e os produtos refinados, a preços elevados, são importados de volta para o continente. Representa uma proposta diferente: recursos africanos processados em solo africano, criando capacidade industrial africana e permitindo que uma maior parte da cadeia de valor permaneça no continente.

Consequentemente, a Nigéria situa-se no ponto de intersecção de quase todos os principais argumentos que a AEW tem vindo a defender sobre o futuro energético de África: propriedade indígena, processamento local, segurança energética, financiamento africano, desenvolvimento do gás doméstico, reforma do investimento e a transformação dos recursos naturais em capacidade industrial, em vez de meras receitas de exportação.

A sua relação com a African Energy Week também tem sido profunda e altamente visível. Sucessivos responsáveis governamentais, reguladores e líderes empresariais nigerianos têm utilizado a AEW para promover oportunidades de investimento, explicar reformas e atrair capital internacional, enquanto as empresas nigerianas têm mantido uma presença substancial através de espaços de exposição de eleição, palestras, painéis, patrocínios e negociações.

Esse envolvimento tem-se mantido sob a administração do Presidente Bola Tinubu. O Conselheiro Especial do Presidente para a Energia, Olu Verheijen, tornou-se uma voz proeminente no evento, enquanto o Ministro de Estado dos Recursos Petrolíferos, Heineken Lokpobiri, e outros altos responsáveis nigerianos têm utilizado a AEW para promover as reformas de investimento e as oportunidades energéticas do país.

A delegação empresarial nigeriana anunciada para 2026 é igualmente formidável. O diretor executivo do Grupo Oando, Adewale Tinubu, está entre os líderes de destaque do setor que se espera que estejam presentes, a par de executivos de algumas das mais importantes operadoras nacionais da Nigéria e de empresas internacionais ativas no setor a montante do país.

A Renaissance Africa Energy Company participa como Patrocinadora Ouro e deverá apresentar uma estratégia de crescimento que envolve um plano de investimento de 15 mil milhões de dólares, na sequência da aquisição de importantes ativos onshore anteriormente detidos pela Shell. A sua presença personifica exatamente o tipo de transformação empresarial africana que a AEW foi criada para destacar.

O Dr. Nosa Omorodion, Diretor Nacional da SLB para a Nigéria, deverá também receber o Prémio de Realização ao Longo da Vida da AEW, em reconhecimento de mais de três décadas de contribuições para a tecnologia, o conteúdo local, a otimização da produção e o desenvolvimento do capital humano. Em conjunto, a presença nigeriana torna a Cidade do Cabo uma das vitrines internacionais mais significativas da indústria energética em transformação da Nigéria fora da própria Nigéria.

É por isso que a Nigéria se encontra agora numa posição invulgarmente desconfortável. A 11 de outubro, um dia antes do início da AEW, a Nigéria juntar-se-á à Arábia Saudita e à Itália como coanfitriã da 17.ª Reunião Ministerial do Fórum Internacional da Energia (IEF), em Riade, um encontro que reúne ministros da energia, líderes do setor e organizações internacionais para debater a segurança energética, a estabilidade do mercado, o investimento e o futuro da energia global.

Não há nada de intrinsecamente contraditório na participação da Nigéria em ambos os eventos. Na verdade, um país da importância da Nigéria deve estar representado em todas as mesas de discussão sérias onde se debate o futuro da energia global, e o seu papel como coanfitriã do IEF17 é, por si só, um reconhecimento do prestígio internacional de Abuja.

O problema reside no que acontece imediatamente a seguir. O WPC dá início ao seu programa principal em Riade a 12 de outubro, no mesmo dia em que a AEW abre em Cidade do Cabo, o que pode transformar o legítimo papel de liderança global da Nigéria num difícil exercício de equilíbrio entre um encontro internacional que está a ajudar a coorganizar e uma plataforma africana que passou anos a ajudar a construir.

Isso coloca Abuja numa posição que não criou sozinha, mas da qual surgem questões legítimas sobre a sua liderança. Será que as autoridades nigerianas, particularmente a nível ministerial e dos altos cargos do governo, manifestaram preocupações quanto ao conflito de agendamento quando os planos de Riade estavam a ser elaborados?

Tendo em conta o papel da Nigéria como coanfitriã do IEF17 e o seu considerável peso diplomático nos assuntos petrolíferos globais, terá Abuja alertado os seus parceiros para as consequências de sobrepor o programa mais abrangente de Riade diretamente à Semana Africana da Energia? Terão os decisores políticos ponderado a perceção africana de parecerem dar prioridade a um encontro estrangeiro em detrimento de uma plataforma que as autoridades e empresas nigerianas ajudaram a estabelecer como um dos símbolos inconfundíveis do renascimento energético de África?

Será que a Nigéria poderia ter usado a sua influência nos bastidores para incentivar a coordenação antes de o conflito se tornar inevitável? Estas são perguntas, não acusações, e não há provas públicas que comprovem que conversas possam ter ocorrido em privado entre Abuja, Riade, o IEF, a WPC Energy ou os organizadores da AEW.

A Nigéria não deve, portanto, ser condenada por uma diplomacia cujos pormenores não são do domínio público, mas a liderança é avaliada, em parte, pelos sinais que transmite, especialmente quando interesses concorrentes entram em conflito. A posição da Nigéria significa que não pode simplesmente tratar isto como uma disputa de agendamento alheia.

Em momentos como este, o gigante continental não se pode dar ao luxo de enviar sinais contraditórios sobre a sua posição relativamente ao destino e ao futuro energético de África. Isto não significa que a Nigéria deva boicotar Riade, afastar-se do envolvimento internacional ou optar pela Cidade do Cabo em detrimento do resto do mundo; tal abordagem seria irrealista e contraproducente.

A expressão mais forte da liderança nigeriana seria demonstrar que o envolvimento global e a solidariedade africana são obrigações complementares e não concorrentes. Abuja pode desempenhar um papel importante em Riade, ao mesmo tempo que deixa inequivocamente claro, através da representação de alto nível, da participação empresarial e do envolvimento diplomático, que a AEW continua a ser uma plataforma africana estratégica digna de apoio.

Essa distinção é importante porque outros governos africanos estarão atentos. Se a Nigéria, sede do Banco Africano de Energia e lar de algumas das empresas energéticas locais mais ambiciosas do continente, parecer indiferente quando uma plataforma africana for submetida a uma pressão competitiva evitável, os produtores mais pequenos poderão, com razão, questionar-se sobre quem defenderá as instituições africanas quando os seus interesses colidirem com os de potências globais maiores.

A força da Nigéria cria expectativas. O país dispõe do mercado, da população, do alcance diplomático, da indústria petrolífera, de empresas líderes e, cada vez mais, da capacidade de refinação necessária para exercer uma liderança muito além das suas fronteiras, e essa liderança torna-se mais valiosa precisamente quando os interesses de África exigem uma voz clara.

A geopolítica torna o momento ainda mais significativo

O litígio não pode ser dissociado da geopolítica. A segurança energética tornou-se novamente indissociável da segurança nacional, com a instabilidade em torno das principais regiões produtoras e das rotas marítimas estratégicas a lembrar aos governos a rapidez com que as previsões de abastecimento global podem mudar.

O Mar Vermelho, o Estreito de Ormuz e o Médio Oriente em geral continuam a ser fundamentais para os fluxos energéticos globais, enquanto a concorrência entre os Estados Unidos, a China, a Europa, a Rússia, as potências do Golfo e as economias emergentes abrange cada vez mais o petróleo e o gás, o GNL, os minerais críticos, a tecnologia, as infraestruturas e o controlo das cadeias de abastecimento estratégicas.

Esse ambiente geopolítico deveria tornar a energia africana mais importante do ponto de vista estratégico, e não menos. Os recursos da Bacia Atlântica da África Ocidental, as novas descobertas na Namíbia, os produtores consolidados como a Nigéria e Angola, os grandes projetos de gás desde o Senegal e a Mauritânia até Moçambique e a capacidade de refinação em expansão reforçam o argumento de que um abastecimento africano diversificado pode contribuir significativamente para a segurança energética global.

A África não deve, portanto, ser tratada como uma sala secundária na casa da energia global, precisamente quando a geopolítica está a demonstrar o valor da diversificação. Quando os corredores de abastecimento tradicionais são ameaçados, o mundo lembra-se subitamente da importância estratégica dos barris e do gás africanos; no entanto, os produtores africanos têm todo o direito de questionar se essa importância se reflete na forma como as suas instituições e plataformas são tratadas quando as crises acalmam.

É aqui que a sensação de desrespeito se torna mais importante do que um calendário de conferências. Os africanos passaram décadas a assistir à chegada de atores externos quando os recursos são necessários, ao seu desaparecimento quando é necessário financiamento para o desenvolvimento, ao seu regresso com prescrições sobre o que o continente deve deixar de produzir e, por fim, à redescoberta dos hidrocarbonetos africanos sempre que choques geopolíticos tornam os fornecimentos alternativos atraentes.

África não quer continuar a ser o continente cujos recursos são estrategicamente importantes, mas cujas prioridades são negociáveis; cujos minerais são indispensáveis, mas cuja industrialização pode esperar; e cujas conferências só importam até que uma instituição maior decida que quer a mesma semana.

As frustrações não são inventadas. A saída de Angola da OPEP em 2023, na sequência de desacordos sobre as quotas de produção, tornou-se um dos exemplos recentes mais claros de um produtor africano que decidiu que a participação numa instituição internacional estabelecida já não valia a pena se os seus interesses nacionais não pudessem ser devidamente atendidos.

Quer se concorde ou não com a decisão de Luanda, a lição foi inequívoca: os governos africanos estão cada vez mais dispostos a defender os interesses nacionais quando as estruturas estabelecidas já não parecem responder a esses interesses. Essa mesma confiança é visível nos apelos a uma maior refinação local, a instituições financeiras africanas mais fortes, a empresas petrolíferas nacionais mais assertivas e a uma maior valorização interna.

A Refinaria Dangote é talvez o símbolo mais visível desta mudança. Durante gerações, um dos maiores produtores de crude de África exportou o seu petróleo enquanto importava enormes volumes de produtos refinados, mas o aumento da enorme capacidade de refinação interna representa uma ambição continental mais ampla de deixar de exportar recursos na sua forma menos valiosa e de importar de volta os produtos de valor acrescentado a um preço superior.

A AEW insere-se perfeitamente nesta mudança de mentalidade africana. Defende que o continente deve produzir mais sempre que tal fizer sentido, processar mais no próprio território, financiar mais os seus próprios projetos, negociar com maior firmeza com os parceiros internacionais e garantir que o desenvolvimento energético gere eletricidade, empregos, infraestruturas e capacidade industrial para os africanos.

É por isso que o evento se tornou algo maior do que o seu organizador. A Câmara Africana de Energia pode fornecer a estrutura, mas o movimento em torno da AEW reflete cada vez mais as frustrações e ambições partilhadas por governos, empresas petrolíferas nacionais (NOCs), empresas locais e uma geração de profissionais africanos do setor energético, cansados de ouvir que o seu continente deve permanecer permanentemente complacente.

Da Cidade do Cabo a Caracas: o alcance da Câmara está a expandir-se

A resposta da Câmara à controvérsia sobre o calendário não foi recuar para uma postura continental defensiva. As suas atividades recentes demonstram quase o oposto: um esforço cada vez mais ambicioso para ligar os interesses energéticos africanos a governos, investidores e mercados muito além do continente.

Esse alcance internacional tem sido particularmente visível na Venezuela. A AEC desenvolveu uma relação estruturada com Caracas que envolve a promoção do investimento, a cooperação técnica, o reforço de capacidades e o envolvimento em toda a cadeia de valor dos hidrocarbonetos, incluindo um diá. de alto nível com a Presidente interina da Venezuela, Delcy Rodríguez, autoridades do setor petrolífero e executivos da estatal PDVSA.

A relação evoluiu de contactos de alto nível no início de 2026 para mais uma missão de trabalho da AEC a Caracas, de 3 a 5 de agosto. O regresso da Câmara à Venezuela, aliado ao seu envolvimento nos esforços internacionais de promoção das oportunidades de investimento energético na Venezuela, ilustra uma organização cada vez mais capaz de levar a diplomacia energética africana para além dos tradicionais centros ocidentais e do Golfo.

O simbolismo é difícil de ignorar. Uma organização criada para promover os interesses energéticos africanos está agora a envolver-se a níveis políticos e industriais de alto nível no país que possui as maiores reservas comprovadas de petróleo do mundo, construindo pontes entre os produtores africanos e um dos Estados petrolíferos mais importantes da América Latina.

Essa relação crescente reflete também uma estratégia Sul-Sul mais ampla. A cooperação entre a AEC e as instituições venezuelanas tem envolvido ligações com a APPO e discussões em torno do investimento, da transferência de tecnologia, do desenvolvimento da mão-de-obra, da comercialização de gás e das oportunidades para os operadores africanos, alargando o alcance da Câmara da defesa dos interesses africanos para a diplomacia energética internacional.

Simultaneamente, a Câmara tem vindo a reforçar as suas relações noutros locais. O seu envolvimento com a empresa petrolífera nacional de Moçambique, a ENH, por exemplo, tem-se centrado no investimento, no conteúdo local e na participação do setor privado, à medida que Moçambique desenvolve uma indústria do gás sustentada por mais de 50 mil milhões de dólares em grandes projetos de GNL.

Estes compromissos revelam algo importante sobre o movimento por trás da AEW. A Câmara não defende que África se deva isolar dos mercados energéticos globais nem substituir a dependência de um bloco pela dependência de outro; procura, sim, alargar as parcerias de África e proporcionar mais opções às empresas, governos e instituições africanas.

É precisamente isso que a soberania energética deve significar num mundo cada vez mais multipolar. África deve ser capaz de estabelecer relações com Riade, Caracas, Houston, Londres, Pequim, Moscovo, Abu Dhabi e todos os outros centros energéticos de peso, mantendo simultaneamente as suas próprias instituições sólidas.

O crescente apelo internacional da Câmara torna, consequentemente, o conflito de agendamento com a WPC ainda mais intrigante. A AEW não é um recuo em relação ao envolvimento global; é a contribuição de África para o mesmo.

A AEW avança com confiança crescente

Se se esperava que a controvérsia sobre a data viesse a perturbar a African Energy Week, há poucos indícios externos de que tal tenha acontecido. Os preparativos na Cidade do Cabo decorrem a todo o vapor, com a Câmara a continuar a anunciar ministros, responsáveis governamentais, executivos globais, operadores locais, patrocinadores e investidores para outubro.

A simples participação anunciada da Nigéria sublinha essa confiança, enquanto a representação de todo o continente e além-fronteiras continua a expandir-se. A estratégia da AEW parece centrar-se menos em envolver-se numa guerra pública de palavras com a WPC e mais em demonstrar, através da participação, de anúncios de investimento e de parcerias, que a plataforma desenvolveu peso institucional suficiente para resistir à concorrência.

A relutância da Câmara em agravar publicamente o conflito de agendamento é notável neste contexto. Uma organização conhecida pela sua defesa enérgica das questões energéticas africanas optou por não transformar a questão num confronto institucional aberto, mas a sua contenção não deve ser interpretada como fraqueza ou como prova de que o conflito é irrelevante.

As suas atividades sugerem uma organização com o olhar voltado para muito além da Cidade do Cabo. A AEC tem vindo a desenvolver parcerias em toda a África e a nível internacional, desde Moçambique e outros mercados energéticos africanos emergentes até à Venezuela e aos centros de investimento globais, refletindo uma estratégia cada vez mais abrangente para ligar os interesses energéticos africanos ao capital, à tecnologia e às parcerias, onde quer que surjam oportunidades.

Essa estratégia torna-se cada vez mais relevante à medida que a geopolítica reestrutura os fluxos energéticos. África entra neste contexto com recursos que todos desejam: importantes reservas de petróleo e gás, um potencial extraordinário em energias renováveis, minerais essenciais necessários para as tecnologias que impulsionam a transição energética e uma das maiores fontes futuras de procura de energia a nível mundial.

O continente dispõe, portanto, de poder de influência, mas os recursos por si só não se traduzem automaticamente em poder. O poder surge quando os países se coordenam, as instituições amadurecem, o capital é mobilizado, os recursos são transformados localmente e os governos africanos negociam a partir de uma compreensão mais clara do seu valor estratégico coletivo.

Esse é o significado mais profundo da African Energy Week e a razão pela qual o conflito de agendamento com a WPC é importante. A AEW representa parte do esforço de África para construir a infraestrutura institucional necessária para converter recursos em influência.

A Nigéria é fundamental para o sucesso desse esforço. O facto de Abuja acolher o Banco Africano de Energia, a ascensão de empresas locais como a Oando, a Renaissance Africa Energy e a Heirs Energies, a dimensão do projeto industrial da Dangote e os esforços do governo para atrair novos investimentos a montante tornam o país um pilar indispensável da arquitetura energética emergente de África.

Consequentemente, o conflito de agendamento coloca a Nigéria perante algo mais do que um simples problema de agenda. Trata-se de um teste à forma como as potências energéticas mais influentes de África navegam num mundo em que pretendem manter relações sólidas com Riade, Washington, Londres, Abu Dhabi, Pequim, Caracas e outros centros globais, ao mesmo tempo que reforçam as instituições criadas para promover as prioridades africanas.

Não deveria haver contradição entre os dois, desde que as parcerias internacionais respeitem as instituições africanas em vez de as enfraquecerem. Esse princípio leva o debate de volta à WPC e à questão de saber se a mesma abordagem em termos de agendamento teria sido considerada aceitável se o encontro afetado fosse a ADIPEC, a CERAWeek, a Gastech ou outro evento cuja importância para o calendário energético internacional ninguém questiona.

Se a resposta for duvidosa, os africanos têm motivos para perguntar por que razão se esperava, aparentemente, que a AEW absorvesse o conflito de datas. África chegou a uma fase em que já não é aceitável ser estrategicamente valiosa, mas institucionalmente ignorada.

Os seus recursos não podem ser indispensáveis durante crises geopolíticas, enquanto as suas plataformas se tornam dispensáveis na elaboração dos calendários; e os seus governos não podem ser cortejados por barris, gás e minerais, enquanto as instituições que estão a construir recebem um nível de consideração inferior.

Riade tem todo o direito de acolher um grande encontro global sobre energia. A Arábia Saudita tem uma enorme influência nos mercados petrolíferos, infraestruturas de classe mundial e ambições legítimas de reunir decisores políticos e líderes do setor em torno de questões que irão moldar o futuro da energia.

A Cidade do Cabo tem exatamente o mesmo direito de acolher o encontro emblemático de África sem que as suas datas sejam tratadas como dispensáveis. Um sistema energético global equitativo não pode significar que os centros estabelecidos recebam automaticamente prioridade, enquanto se espera que as plataformas africanas emergentes absorvam as perturbações.

O próprio tema da WPC para 2026, «Caminhos para um Futuro Energético para Todos», enfatiza a inclusão e a participação partilhada; no entanto, a inclusão não pode permanecer como um slogan apelativo impresso nos materiais da conferência, enquanto decisões práticas colocam um dos mais importantes encontros sobre energia de África numa posição de desvantagem competitiva.

Um futuro energético «para todos» deve incluir o respeito pelas plataformas que os africanos construíram para si próprios. Não pode exigir que os ministros africanos tenham de escolher entre apresentar oportunidades de investimento na Cidade do Cabo e participar em debates em Riade, nem as empresas africanas devem ter de decidir se os escassos orçamentos de marketing e viagens devem seguir as prioridades continentais ou o prestígio global.

A AEW conquistou o seu lugar no calendário internacional. A Câmara criou uma dinâmica em torno dela, os governos africanos conferiram-lhe credibilidade política, as empresas apresentaram-lhe propostas de investimento e os parceiros internacionais reconheceram a sua importância crescente.

É precisamente por isso que a decisão de agendamento da WPC merece um escrutínio, em vez de um silêncio educado. Se a AEW ainda fosse pequena e irrelevante, ninguém se importaria com a data de realização de outra conferência, mas o problema existe precisamente porque a Cidade do Cabo compete agora por ministros, diretores executivos, capital de investimento, anúncios de projetos e atenção internacional.

Talvez essa seja a indicação mais clara de quão longe a AEW chegou. África criou uma plataforma suficientemente importante para que um conflito de datas tenha consequências globais, e a resposta adequada por parte das instituições estabelecidas deve ser o envolvimento e a coordenação, em vez da expectativa de que África se limite a adaptar-se.

Será que isto poderia ter sido feito com a ADIPEC sem suscitar controvérsia? Será que a CERAWeek poderia, de repente, deparar-se com outro peso-pesado global a visar praticamente os mesmos ministros e diretores executivos sem que fossem feitas perguntas, ou seria razoável esperar que a Gastech encarasse com indiferença o facto de uma instituição comparável se sobrepor diretamente ao seu programa?

Essas questões expõem o problema subjacente. África não procura privilégios de que outros não usufruem; recusa-se simplesmente a ser sujeita a um padrão inferior de consideração.

Durante demasiado tempo, foi dito ao continente para ser paciente, flexível e grato, enquanto as decisões que afetavam os seus recursos, financiamento e desenvolvimento eram tomadas noutro local. A ascensão da AEW, das iniciativas de financiamento lideradas por africanos, das NOCs mais fortes e de governos cada vez mais assertivos sugere que essa era está a chegar ao fim.

A disputa entre a WPC e a AEW não se resume, portanto, a uma oposição entre a Cidade do Cabo e Riade. Trata-se de saber se uma ordem energética global em transformação está preparada para reconhecer a autonomia africana assim que África se tornar suficientemente forte para a exigir.

A WPC pode considerar os dias 11 a 15 de outubro simplesmente como as suas novas datas, mas as partes interessadas africanas têm o direito de ver esta mudança através do prisma de uma história muito mais longa. As datas da AEW eram conhecidas, já havia existido cooperação no passado, as consequências da sobreposição são óbvias e a indústria energética internacional compreende, melhor do que quase qualquer outro setor, que os calendários que envolvem ministros e diretores executivos são ativos estratégicos e não meros pormenores administrativos.

África não está a pedir um tratamento especial, nem está a pedir a Riade que abandone as suas ambições. Está a pedir a cortesia profissional básica e o respeito institucional que qualquer plataforma global séria esperaria para si própria.

Numa altura em que a agitação geopolítica está a lembrar ao mundo o valor estratégico da África no domínio da energia, ignorar uma das plataformas energéticas mais importantes do continente é particularmente imprudente. O petróleo, o gás, os minerais, os recursos renováveis e os mercados em crescimento de África não podem ser indispensáveis quando o mundo precisa deles, mas periféricos quando os africanos exigem uma voz significativa sobre a forma como esses recursos são desenvolvidos.

Os líderes africanos do setor energético continuarão a viajar para Riade, Houston, Abu Dhabi, Caracas, Londres e outros centros globais, porque a parceria continua a ser essencial. Mas fá-lo-ão cada vez mais como representantes de um continente que está a construir as suas próprias instituições e que espera que essas instituições sejam respeitadas.

A AEW tornou-se uma dessas instituições, e a Câmara Africana de Energia construiu um movimento em torno da convicção de que África deve deixar de pedir desculpa por procurar investimento, industrialização e segurança energética. O seu alcance crescente, desde a Cidade do Cabo até Abuja, Maputo, Londres e Caracas, mostra que o movimento já não se limita a África, mas participa cada vez mais na diplomacia e nas negociações mais amplas da energia global.

A controvérsia em torno da programação da WPC constitui agora um teste inesperado para verificar se o establishment energético global em geral assimilou a outra metade dessa mensagem: África já não deve ser dada como garantida.

A verdadeira questão à medida que nos aproximamos de outubro é, portanto, mais ampla do que saber qual o evento que atrai maior público. Trata-se de saber se as instituições que falam tão prontamente de parceria, inclusão e um futuro energético global estão preparadas para demonstrar esses princípios quando as próprias prioridades de África exigem adaptação, em vez de retórica.

Distribuído pelo Grupo APO para Pan African Visions.

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Zambia votes: who’s who and what issues are shaping the elections?

Source: The Conversation – Africa – By Nicole Beardsworth, Lecturer, University of the Witwatersrand

Zambia’s election, scheduled for 13 August, has shaped up into a battle between two alliances. The ruling United Party for National Development alliance is backed by 15 smaller parties. The Tonse-Pamodzi Alliance is headed by presidential newcomer Brian Mundubile and his running mate, Makebi Zulu.

The Tonse-Pamodzi alliance includes a group of smaller political parties without parliamentary representation, and many of the remaining structures of the Patriotic Front. Mundubile was formerly in the Patriotic Front, which was voted out in 2021. Alliances cannot register, so they have to run as a party but are backed by an informal alliance.

Almost every election in Zambian history includes negotiations on an opposition electoral coalition, but few survive to fight the elections. In 2026, the opposition cohered late in the face of what they say is significant state interference. They hope to take the election despite facing these challenges.

Having worked extensively across multiple Zambian elections and based on the research I have done as part of the Zambia Elections Research Network, my view is that the election will do two things:

  • test the strength of the Tonse-Pamodzi’s local campaign and remaining Patriotic Front loyalties

  • be a referendum on the United Party for National Development’s policies.

The election has turned into a more competitive race than most analysts had expected. With 14 candidates standing for the presidency, there are few recognisable party names. And for the first time in 30 years there isn’t a single former ruling party represented on the ballot.

Mundubile – and the National Reconciliation Party for Unity and Prosperity he’s heading – face a challenge of trying to sell themselves to Zambians in an extremely short period without the party labels or name recognition of previous contenders. His candidature on this new party was only announced in May.

The best performance of a newcomer candidate in Zambia’s history was in 2001, when the founder of the newly established United Party for National Development, Anderson Mazoka, faced down the Movement for Multiparty Democracy’s Levy Mwanawasa, who won the election with just 29% of the vote to Mazoka’s 27%.

The biggest factor playing on voters’ minds is the economy. While our survey conducted in late 2025 suggests that many Zambians are quite happy with many of the government’s flagship policies, the high cost of living and people’s expectations of the economy will be a key election issue.

It’s the economy …

When Hakainde Hichilema and the United Party for National Development won in 2021, he found the cupboard bare.

In November 2020 Zambia became the first African COVID-era debt default following years of unsustainable borrowing by the Patriotic Front government, which had run the country since 2011.

When Hichilema took over there was no clarity even on the extent of the debt. This was partly as a result of the contracting of debt at ministerial level and the broader weakening of institutions and oversight mechanisms.

He set about returning technocrats to the Ministry of Finance and the Treasury. A debt restructuring process was completed in June 2024. This cut over US$900 million from the total debt burden and spread future payments over a much longer period.

Zambia’s default status was officially lifted in November 2025, when ratings agency S&P Global raised its long- and short-term foreign-currency credit ratings with a stable outlook. Other economic wins included:

The restructuring deal is not without its critics. Nevertheless, five years after hitting rock bottom, Zambia is once again seen as a destination for global investment.

The Zambia Elections Research Network ran a survey in Zambia in late 2025 in which respondents ranked government’s performance on many of its key policies positively. The policies included cash for work programmes, the expansion of the constituency development fund and the introduction of free education. The survey was a nationally representative telephonic survey of 1,497 respondents.

But the primary complaint of many in Zambia is that the cost of living is still too high. And the changes at the macroeconomic level are yet to trickle down to household level.

The cost of a basic needs basket in Zambia increased by 43% between July 2021 and July 2026. But salaries have not kept up, according to the Jesuit Centre for Theological Reflection, which publishes a monthly cost of living bulletin.

Governance and legislation

The government’s achievements on deepening Zambia’s democracy and cleaning up corruption have been mixed.

The United Party for National Development government pursued an anti-corruption campaign. Many senior government officials were charged for corruption. Some were imprisoned. But none of the companies that took part in corrupt activities were charged. And few of the corruption scandals under the United Party for National Development administration have been pursued.

Hopes of progressive legal changes were raised in 2021 when the administration repealed the law on defamation of the president and finally brought in the Access to Information Act. But the overall record is much more mixed.

In 2025, the government introduced the contentious Constitution of Zambia (Amendment) Act, No. 7 (commonly known as “Bill 7”). But the change failed to meaningfully reform Zambia’s long-debated centralised constitution. Instead it nearly doubled the number of seats in parliament. It added 40 proportional representation seats without adequately specifying the mechanisms by which the elections would work.

In the final days before Parliament closed – and just three months ahead of the elections – the government pushed a massive 74 bills through parliament. These included crucial bills that would govern how the election was run. This “legislative overloading” reduced the already diminished oversight role of Parliament.

Opposition parties claim that state institutions were used to prevent them registering for the 2026 elections. It has been alleged that the Registrar of Societies – the body that governs political parties – changed the names of their office bearers, or changed their status from a political party to a church, or in some cases changed party names entirely. They argue that this state interference was the primary reason why for the first time in 30 years there isn’t a single former ruling party on the ballot.

The ruling party has also proven increasingly intolerant of dissent. Since 2021, several journalists and opposition leaders have been arrested, and no opposition rallies were approved to be held for five years. A key opposition leader was sentenced to imprisonment with hard labour for the defamation of the president. This has had a chilling effect on the opposition and civil society.

The battle of the alliances

Having been the leader of the opposition in Parliament since 2021 and the government chief whip from 2019 to 2021, Mundubile has a profile among those who watch politics in Lusaka. Relying on remaining Patriotic Front structures and sympathies in the party’s former heartlands, his alliance has run an impressive campaign with huge rallies across much of the country.

His campaign has done extremely well, despite having few resources, and it appears that he is gaining significant ground. While he has a considered manifesto, much of his campaign has tried to draw on remaining sympathies for the late former president Edgar Lungu, and he has pledged to “rule just like Lungu did”. Many of his promises on the campaign trail seem to pledge a return to the kind of decentralised patronage politics of the Lungu era.

For its part, the ruling United Party for National Development has put up a gruelling, if last-minute, campaign, and the president has been holding mass rallies across the country while also using his position to announce the opening of new development projects. Hichilema has also spent much of that time speaking off the cuff and attacking former party insiders and MPs for not supporting his constitutional reforms.

In a context where it appears that there was a deliberate attempt by state institutions to keep recognisable parties off the ballot, this election will be a test of the capacity of the Tonse-Pamodzi campaign, the remaining strength of Patriotic Front loyalties and a referendum on the United Party for National Development’s policies. Either way, the country is likely to have a much stronger opposition to contend with after the 2026 polls.

– Zambia votes: who’s who and what issues are shaping the elections?
– https://theconversation.com/zambia-votes-whos-who-and-what-issues-are-shaping-the-elections-289074

Côte d’Ivoire : Promotion et valorisation des filières techniques : à Man, le ministre délégué Jean-Louis Moulot lance la première édition décentralisée du Salon national de l’enseignement technique

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a lancé, le dimanche 09 août 2026, au Lycée technique et professionnel de Man, chef-lieu de région du Tonkpi, la première édition décentralisée du Salon national de l’Enseignement technique (SNET) qui vise à rapprocher davantage l’écosystème de la formation des besoins du secteur productif et à mieux informer la jeunesse sur les opportunités qu’offrent les métiers techniques.

C’était en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Vagondo Diomandé, par ailleurs président de la cérémonie et fils de la région, du ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, représentant le parrain, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.

« Le choix de la ville Man pour accueillir cette première édition décentralisée du SNET n’est pas anodin. Il traduit la volonté de rapprocher les compétences des potentialités de nos territoires. Car la région du Tonkpi, avec ses activités minières, agro-industrielles, artisanales et ses perspectives de développement touristique, porte en elle de nombreuses opportunités qui exigent des compétences techniques adaptées », a expliqué Jean-Louis Moulot.

Pour lui, former la jeunesse aux métiers techniques, c’est lui donner les moyens d’accompagner la transformation de son territoire et de prendre pleinement part à la construction de la Côte d’Ivoire de demain.

« Il nous appartient de faire comprendre à notre jeunesse que les métiers techniques ne sont pas des choix par défaut, mais de véritables métiers d’avenir. Ce sont des métiers qui bâtissent nos infrastructures, valorisent nos ressources, soutiennent notre industrialisation et façonnent la Côte d’Ivoire de demain », a-t-il insisté.

Jean-Louis Moulot a également salué l’engouement manifesté par les entreprises, les parents et les jeunes du Tonkpi autour de cette édition : « Derrière chaque compétence technique se trouve une capacité à créer, à produire et à innover. C’est la raison pour laquelle le gouvernement poursuit les réformes nécessaires pour offrir aux jeunes des formations adaptées aux besoins de notre économie et renforcer leur insertion professionnelle ».

Le ministre délégué a précisé que l’implication du ministère de la Jeunesse traduit la volonté du gouvernement d’agir de manière concertée pour offrir aux jeunes des parcours de réussite en phase avec les besoins de notre économie, car la formation ne prend tout son sens que lorsqu’elle débouche sur l’emploi.

Pour rappel, la première édition du SNET a été organisée, le 25 avril dernier, au Lycée technique d’Abidjan. Et l’ambition du gouvernement est de porter le taux d’orientation vers l’Enseignement technique de 6% à 10% d’ici à 2030, puis à 15% à l’horizon 2035.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Face au risque d’Ebola, la République centrafricaine renforce sa préparation

Source: Africa Press Organisation – French

Dans une région confrontée à plusieurs épidémies d’Ebola au cours des dernières années, la République centrafricaine renforce sa préparation. Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de ses partenaires, le pays a organisé une campagne de vaccination préventive avec pour cible des professionnels de santé et agents de santé communautaire. Menée de janvier à avril 2026, la campagne a été mise en œuvre dans l’ensemble des 35 districts sanitaires répartis dans les 7 régions sanitaires du pays. 

L’initiative fait partie des mesures prises par les autorités sanitaires pour mieux protéger les populations face aux risques épidémiques. Car ce sont les professionnels de santé, les agents communautaires et les relais locaux qui contribuent chaque jour à protéger les populations. Pinda Astrid, agente de santé communautaire à la formation sanitaire de Bangui 1, fait partie des personnes vaccinées dans le cadre de la campagne. Pour elle, le vaccin représente une protection supplémentaire dans l’exercice de son travail. « Aujourd’hui, je considère cette vaccination comme une mesure essentielle de prévention. Elle me permet d’exercer mon travail avec plus de confiance, tout en contribuant à protéger les personnes que j’accompagne au quotidien », explique-t-elle.

La maladie à virus Ebola est une maladie grave qui se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou de certains animaux porteurs du virus. Lorsqu’elle survient, elle peut avoir de lourdes conséquences pour les communautés et mettre sous pression les services de santé. Même si aucun cas n’a été enregistré en République centrafricaine, le risque demeure une préoccupation pour les autorités sanitaires. Le pays partage une longue frontière avec la République démocratique du Congo, qui a connu plusieurs épidémies d’Ebola au cours des dernières années, parfois dans des zones proches du territoire centrafricain.

Pour le Dr Pierre Somse, Ministre de la Santé et de la Population, le choix de la vaccination préventive repose sur une analyse des risques auxquels le pays est confronté. « Nous sommes exposés à un double risque : celui d’une épidémie importée et celui d’une épidémie survenant à l’intérieur de nos frontières », indique-t-il. 

Pour traduire cette approche préventive en actions concrètes, le ministère de la Santé a bénéficié de l’appui technique de l’OMS et de ses partenaires. Les équipes ont travaillé ensemble à la préparation de la campagne de vaccination, à la formation des personnels, au suivi des données et aux activités de sensibilisation destinées aux communautés. Au total, 52 010 doses du vaccin ERVEBO® ont été mises à la disposition du pays. La campagne a permis de vacciner 41 442 personnes appartenant aux groupes prioritaires, soit une couverture vaccinale nationale de 83,9 %. Parmi elles figuraient notamment 28 935 professionnels de santé et intervenants de première ligne.

Au-delà de la vaccination, l’initiative contribue également à renforcer la préparation du système de santé. Les équipes ont amélioré leurs compétences, les mécanismes de suivi ont été renforcés et la coordination entre les différents acteurs a été améliorée afin de permettre une réponse plus rapide en cas d’alerte. « Cette campagne montre l’importance d’agir avant qu’une urgence ne survienne. En protégeant les professionnels de santé et les autres groupes prioritaires, tout en renforçant la préparation du système de santé, elle aide le pays à mieux faire face à une éventuelle menace liée à Ebola », explique le Dr Alhassane Touré, responsable de l’introduction de nouveaux vaccins au bureau de l’OMS en République centrafricaine.

La réussite de l’initiative repose également sur la confiance des communautés. Dans plusieurs localités, les activités d’information et de sensibilisation ont permis de répondre aux préoccupations des populations et d’expliquer l’importance de la vaccination. Yamba Jordan, relais communautaire dans le quartier Lakouanga 6 à Bangui, explique avoir d’abord hésité avant de se faire vacciner. « Au départ, je ne voyais pas vraiment la nécessité de me faire vacciner contre Ebola. Mais après les explications fournies par les équipes de santé, j’ai compris l’intérêt de cette vaccination », témoigne-t-il.

La confiance des communautés est essentielle à la réussite des actions de prévention. Elle contribue également à renforcer les liens entre les communautés et les services de santé, un élément clé pour détecter rapidement et limiter l’impact d’éventuelles menaces sanitaires. Au-delà du nombre de personnes vaccinées, l’effort mené a permis de renforcer la collaboration entre les communautés et les services de santé, tout en améliorant l’organisation de la réponse sanitaire. Le travail accompli dans le cadre de la campagne laisse au pays des acquis qui pourront être mobilisés face à d’autres menaces sanitaires.

Pour Pinda Astrid, les bénéfices de la vaccination se ressentent chaque jour dans son travail auprès des familles qu’elle accompagne. « J’ai choisi de me faire vacciner contre la maladie à virus Ebola parce que je voulais me protéger et contribuer à prévenir cette maladie dans ma communauté. »

Distribué par APO Group pour Organisation Mondiale de la Santé, République Centrafricaine (RCA).

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Seychelles: President Herminie – Science, Technology and Innovation Belong at The Centre of a People-Centred Society

Source: APO

For a nation the size of Seychelles, the ability to compete on innovation has never been a luxury, it has been a necessity. That conviction lies at the heart of a wide-ranging conversation with Mr Xavier Estico, Secretary of State for the National Institute for Science, Technology and Innovation (NISTI), based within the Office of the Vice-President, on the institution’s history, its 5-year disruption, and its renewed mandate under the Government of President Dr Patrick Herminie.

Building Seychelles’ Science and Innovation Framework

Seychelles came comparatively late to formal science and technology governance. Before 2010, the country had neither a dedicated system for science, technology, and innovation nor an institutional and legal framework to support one. It took a UNESCO audit that year to confirm what many already suspected: Seychelles needed such an institution.

This was followed by the gradual development of Seychelles’ national STI framework. A memorandum was developed in 2013, followed by the formal establishment of the institution under law in 2014 and the development of the 2016–2025 roadmap aimed at supporting Seychelles’ transition towards an innovation-based economy.

Under that policy, NISTI’s early priority was strengthening awareness and participation around STEM education, which Mr Estico noted had been in decline. Particularly among young people. The response was to re-energise National programmes included robotics and international competitions, alongside structured support for entrepreneurs through incubation programmes and start-up assistance.

“Before 2020, we were going in the right direction,” Mr Estico reflected.

Institutional Transition and its Impact

That trajectory did not go unbroken. As a young institution, NISTI’s momentum was interrupted shortly after the 2020 elections, when the incoming government closed the institute, folding its functions into a division within the ministry. In Mr Estico’s assessment, this was a dangerous decision, stripping the institution of the operational independence it needed to set long-term research priorities, disrupting projects and partnerships that were already underway, and prompting an exodus of technical staff and expertise that would take years to rebuild. It set Seychelles back at a critical juncture. While the country paused, other small states continued to advance, and Seychelles’ standing in global innovation rankings slipped as a result.

Renewed Commitment Under a New Government

That interruption has now given way to renewal. A forum was recently held to commemorate 50 years of Independence, bringing together local and international experts to help chart a new framework, a recognition, Mr Estico said, that science and technology are cross-cutting concerns that touch every sector of national life.

The reinstatement of NISTI reflects the priority President Dr Patrick Herminie’s Government places on positioning science, technology, and innovation as cross-cutting drivers of national development. Mr Estico explained that the renewed mandate provides an opportunity to integrate STI across sectors and government programmes, not as a standalone concern, but as a thread running through the work of government as a whole.

Structurally, the NISTI Secretariat sits under the Office of the Vice-President, which is responsible for setting national strategic policy direction, while NISTI itself functions as the implementation arm responsible for translating policy priotities into programme and action on the ground.

A Strategy Focused on Efficiency

In the near term, Mr Estico said NISTI’s focus is deliberately practical: technological innovation in government procedures and processes, extending into the private sector, with the aim of increasing efficiency in government services and accelerating the digitalisation of public service delivery.

Partnership as the Long-Term Model

Looking further ahead, Mr Estico was clear that no single institution can carry this mandate alone. Science and technology’s cross-cutting nature demands the active involvement of both the private sector and academic institutions. The private sector, he noted, is the engine that drives innovation, while academic institutions, universities among them, remain essential for training and capacity building, alongside civil society’s role in the wider ecosystem.

To bring these strands together, NISTI is developing a future project to map how private sector, academia and civil society can be integrated into a coherent whole, optimising resources, building synergy among stakeholders, and making the most of the country’s financial resources. Coordinating that convergence, Mr Estico said, is a core responsibility of the Secretariat itself.

A People-Centred Vision

Asked to distil the institution’s ultimate purpose, Mr Estico returned to a simple, guiding principle of President Dr Patick Herminie: science, technology and innovation belong at the centre of a people-centred society.

At its core, this approach places people, rather than technology itself, at the heart of Seychelles’ innovation agenda. It means harnessing science and technology to improve public services, create opportunities for young Seychellois, strengthen national competitiveness and develop practical solutions to the country’s evolving challenges, ensuring that technological progress translates into tangible improvements in people’s lives.

Distributed by APO Group on behalf of State House Seychelles.

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Merck Foundation Announced the Winners of Merck Foundation Fashion, Film And Song Awards 2025 to Empower Infertile Women, End Child Marriage & Support Girl Education

Source: APO

Merck Foundation (www.Merck-Foundation.com), the philanthropic arm of Merck KGaA Germany, in partnership with the Africa’s First Ladies, also the Ambassadors of “Merck Foundation more Than a Mother” announced the winners of their Fashion, Song, and Film Awards 2025, under two themes: “More Than a Mother” and “Diabetes & Hypertension”. The theme of “More Than a Mother” Awards was to raise awareness on social issues such as: Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, Ending Child Marriage, Ending FGM, and/or Stopping GBV at all levels. The theme of “Diabetes and Hypertension” Awards was to promote a healthy lifestyle and raise awareness about prevention and early detection of Diabetes and Hypertension in African countries.

Senator, Dr. Rasha Kelej (Ret.) expressed, “I am incredibly proud to announce the winners of the 2023 Merck Foundation Fashion, Song and Film Awards together with my dear sisters, African First Ladies, who are also the Ambassadors of “Merck Foundation More Than a Mother”.

I congratulate our 51 winners from 15 African countries. I am truly impressed by the quality and quantity of the entries we received this year. Our winners have creatively and effectively conveyed important social and health awareness messages through their work. I have always believed that fashion and art play a crucial role in raising awareness about health and sensitive social issues.”

Merck Foundation also announced the Call for Applications for the 2026 Edition of Merck Foundation Fashion, Song & Film Awards ‘More Than a Mother’ and ‘Diabetes & Hypertension’, in partnership with First Ladies of Africa and Asia.

“We invite the young talents to submit their creative work, carrying powerful messages that break the silence,” she added.

Here is the list of Merck Foundation FASHION Awards “More Than a Mother” 2025 Winners:

  • Ropafadzo Mapira, ZIMBABWE, First Position

  • Adebayo Balikis Ireti, NIGERIA, First Position

  • Christianah Adebimpe Dare, NIGERIA, First Position

  • Mame Bara Gaye, SENEGAL, Second Position

  • Serigne Modou Diouf, SENEGAL, Second Position

  • Johannes Medard Tairo, TANZANIA, Second Position

  • Niyigena Angella, UGANDA, Second Position

  • Giovanni Peter Gazigile, TANZANIA, Third Position

  • Kutesa Tyson Vicent, UGANDA, Third Position

  • Linda Ngwira, ZAMBIA, Third Position

  • Gibstar Makangila, ZAMBIA, Third Position

  • Mercy Duke, ZIMBABWE, Third Position

  • Oluwatosin Oloruntobi Adeyanju, NIGERIA, Third Position

  • Ngatendwe Hope Gowera, NAMIBIA, Third Position

Here are the Winners of Merck Foundation FASHION Awards “Diabetes & Hypertension” 2025:

  • Christianah Adebimpe Dare, NIGERIA, First position

  • Lynn Chipendo, ZIMBABWE, First position

  • Beatricia Lucas, NAMIBIA, Second Position

  • Tinotenda Nissi Mafusire, ZAMBIA, Second Position

  • Oloyede Eniola Sunday, NIGERIA, Second Position

  • Isabel Mawusinu Kulafe, GHANA, Third Position

  • Mercy Njeri Daniel, KENYA, Third Position

  • Hezra Carolina Gove, MOZAMBIQUE, Third Position

Here is the list of winners of Merck Foundation ‘More Than a Mother’ Song Awards 2025:

English Language

  • Vincent Owino, KENYA, First Position

  • Alice Eze, NIGERIA, First Position

  • Maureen Kabasiita, UGANDA, Second Position

  • Warren Frank Kawiche, TANZANIA, Third Position

  • OBED Murphy Agai, NIGERIA, Third Position

  • Christianah Adebimpe Dare, NIGERIA, Third Position

  • Cardi Shembazè, NIGERIA, Third Position

  • Neema Nasirumbi, KENYA, Third Position

French Language

  • Kumbuka Bashonga Jeremie, DRC, First Position

  • Ndiouga FALL, SENEGAL, First Position

  • Brake Mackaya, GABON, Second Position

  • Natty Stelle KOKOLO, SENEGAL, Third Position

Local Language

  • Coumba Coly, SENEGAL, First Position

  • Bigirimana Linah Blanche, BURUNDI, First Position

Here is the list of winners of Merck Foundation ‘Diabetes & Hypertension’ Song Awards 2025:

English Language

  • Jasmin Dally Koech, KENYA, First Position

  • Omotola Ijaola, NIGERIA, Second Position

  • Dr Ndumiso Tshuma, SOUTH AFRICA, Third Position

French Language

  • Étienne Kasereka, DRC, First Position

  • Nantenaina Andriamorasata, MADAGASCAR, Second Position

Here is the list of winners of Merck Foundation ‘More Than a Mother’ Film Awards 2025:

English Language

  • Calvin Oyula, KENYA, First Position

  • Temitope Adebisi Adeyanju, NIGERIA, Second Position

  • Bartholomew Sey, GHANA, Third Position

French Language

  • Baderhwa Benoit, GABON, First Position

  • David LeGrand F, GABON, First Position

  • Thierno Seydou Nouro SY, SENEGAL, Second Position

  • Meye Fabien, GABON, Second Position

Here is the list of winners of Merck Foundation ‘Diabetes & Hypertension’ Film Awards 2025:

  • Mukendi Wabiuma Josué Yann, GABON, First Position

  • Stephano Bloquet, MAURITIUS, Second Position

  • Denis Manuel, NAMIBIA, Second Position

As part of their Community Awareness Program, Merck Foundation has released more than 30 songs in English, French, Portuguese, and local languages, with the aim to address important issues like Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, and Diabetes Awareness.

Click here to listen to Merck Foundation Songs:

https://apo-opa.co/3TIrf6V

Moreover, Merck Foundation has also released a series of Animation Films in English, French, Portuguese, Swahilli and Spanish to address a wide range of social and health issues.

Watch Merck Foundation’s More Than a Mother Animation Film: https://apo-opa.co/3SkVBvP

Merck Foundation CEO has also conceptualized, produced, directed, and co-hosted ‘Our Africa by Merck Foundation,’ a pan-African TV program designed to feature African Fashion Designers, Singers, and prominent experts from various fields with the aim of raising awareness and creating a culture shift across Africa. Watch the Promo: https://apo-opa.co/4xv7P3O

The TV program has been broadcasted on prime TV stations in several countries, capturing the attention and hearts of millions of viewers across the continent. “Our Africa” TV Program is also available on social media handles of Dr. Rasha Kelej (Facebook (https://apo-opa.co/4xqOr88), Instagram (https://apo-opa.co/3TIrfDX), Twitter (https://apo-opa.co/4hXSRyK) and YouTube (https://apo-opa.co/4q70rsZ)) and Merck Foundation (Facebook (https://apo-opa.co/45CcLs1), Instagram (https://apo-opa.co/45iqGTS), Twitter (https://apo-opa.co/4hqeFmu) and YouTube (https://apo-opa.co/45kf1Ux)).

Details of Merck Foundation Awards 2026:

1. Merck Foundation Africa Media Recognition Awards “More Than a Mother” 2026: Media representatives and media students from African Countries are invited to showcase their work to raise awareness about one or more of the following social issues such as: Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, Ending Child Marriage, Ending FGM, and/ or Stopping GBV at all levels.

Submitting multiple applications will increase the chances of winning the award.

Submission deadline: 30th September 2026.

2. Merck Foundation Film Awards “More Than a Mother” 2026:  All African Filmmakers, Students of Film Making Training Institutions, or Young Talents of Africa are invited to create and share a long or short FILMS, either drama, documentary, or docudrama to deliver strong and influential messages to address one or more of the following social issues such as: Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, Ending Child Marriage, Ending FGM, and/ or Stopping GBV at all levels.

Submission deadline: 30th September 2026.

3. Merck Foundation Fashion Awards “More Than a Mother” 2026: All African Fashion Students and Designers are invited to create and share designs to deliver strong and influential messages to raise awareness about one or more of the following social issues such as: Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, Ending Child Marriage, Ending FGM, and/ or Stopping GBV at all levels.

Submission deadline: 30th September 2026.

4. Merck Foundation Song Awards “More Than a Mother” 2026: All African Singers and Musical Artists are invited to create and share a SONG with the aim to address one or more of the following social issues such as: Breaking Infertility Stigma, Supporting Girl Education, Women Empowerment, Ending Child Marriage, Ending FGM, and/ or Stopping GBV at all levels.

Submission deadline: 30th September 2026.

5. Merck Foundation Media Recognition Awards “Diabetes & Hypertension” 2026:

Media representatives from African, Asian and Latin American Countries are invited to showcase their work through strong and influential messages to promote a healthy lifestyle, raise awareness about the prevention and early detection of Diabetes and Hypertension.

Submitting multiple applications will increase the chances of winning the award.

Submission deadline: 30th October 2026.

6. Merck Foundation Film Awards “Diabetes & Hypertension” 2026: All African Filmmakers, Students of Film Making Training Institutions or Young Talents of Africa are invited to create and share a long or short FILMS, either drama, documentary or docudrama to deliver strong and influential messages to promote a healthy lifestyle, raise awareness about prevention and early detection of Diabetes and Hypertension.

Submission deadline: 30th October 2026.

7. Merck Foundation Fashion Awards “Diabetes & Hypertension” 2026: All African Fashion Students and Designers are invited to create and share designs to deliver strong and influential messages to promote a healthy lifestyle, raise awareness about prevention and early detection of Diabetes and Hypertension.

Submission deadline: 30th October 2026.

8. Merck Foundation Song Awards “Diabetes & Hypertension” 2026: All African Singers and Musical Artists are invited to create and share a SONG with the aim to promote a healthy lifestyle, raise awareness about prevention and early detection of Diabetes and Hypertension.

Submission deadline: 30th October 2026.

Apply: https://apo-opa.co/4hlMSUl

Entries can also be submitted via email to:

submit@merck-foundation.com

Distributed by APO Group on behalf of Merck Foundation.

Contact:
Mehak Handa
Community Awareness Program Manager 
Phone: +91 9310087613/ +91 9319606669
Email: mehak.handa@external.merckgroup.com

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About Merck Foundation:
The Merck Foundation, established in 2017, is the philanthropic arm of Merck KGaA Germany, aims to improve the health and wellbeing of people and advance their lives through science and technology. Our efforts are primarily focused on improving access to quality & equitable healthcare solutions in underserved communities, building healthcare & scientific research capacity, empowering girls in education and empowering people in STEM (Science, Technology, Engineering, and Mathematics) with a special focus on women and youth. All Merck Foundation press releases are distributed by e-mail at the same time they become available on the Merck Foundation Website.  Please visit www.Merck-Foundation.com to read more. Follow the social media of Merck Foundation: Facebook (https://apo-opa.co/45CcLs1), X (https://apo-opa.co/4hqeFmu),Instagram (https://apo-opa.co/45iqGTS), YouTube (https://apo-opa.co/45kf1Ux), Threads (https://apo-opa.co/4hr1WQv) and Flickr (https://apo-opa.co/4hppchV).

The Merck Foundation is dedicated to improving social and health outcomes for communities in need. While it collaborates with various partners, including governments to achieve its humanitarian goals, the foundation remains strictly neutral in political matters. It does not engage in or support any political activities, elections, or regimes, focusing solely on its mission to elevate humanity and enhance well-being while maintaining a strict non-political stance in all of its endeavours.

Media files

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United Arab Emirates (UAE) Expresses Solidarity with Niger and Conveys Condolences over Victims of Collision Between Two Buses

Source: APO


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The United Arab Emirates has expressed its solidarity with the Republic of Niger over the victims of a collision between two buses, which resulted in dozens of deaths and injuries.

In a statement, the Ministry of Foreign Affairs (MoFA) expressed its sincere condolences and sympathy to the families of the victims, and to the Republic of Niger and its people over this tragedy, as well as its wishes for a speedy recovery for all the injured.

Distributed by APO Group on behalf of United Arab Emirates, Ministry of Foreign Affairs.

World Breastfeeding Week 2026: Ethiopia and World Health Organization (WHO) call for scaling up proven breastfeeding interventions

Source: APO

The Ethiopian Ministry of Health, in collaboration with the World Health Organization (WHO) Ethiopia, the Addis Ababa City Administration Health Bureau, United Nations agencies, development partners, health professionals, and community representatives, commemorated World Breastfeeding Week 2026 under the global theme, “Breastfeeding for a Sustainable Start in Life: Strengthen What Works.”

Opening the event, Dr. Dereje Duguma, State Minister of Health of the Federal Democratic Republic of Ethiopia, reaffirmed the Government of Ethiopia’s commitment to protecting, promoting, and supporting breastfeeding as a national public health priority. He emphasized that breastfeeding benefits not only infants by providing optimal nutrition, supporting healthy growth, and protecting against disease, but also mothers by improving postpartum health, while strengthening families and communities.

Dr. Dereje noted that breastfeeding is a cherished cultural practice in Ethiopia that should be preserved and protected for future generations. He further reaffirmed the Ministry of Health’s commitment to strengthening the enforcement of national legislation regulating the marketing of breast-milk Week substitutes, including addressing the inappropriate promotion of infant formula through mainstream and social media, in line with the International Code of Marketing of Breast-milk Substitutes and the national Baby Food Control Directive Number/2021.

Delivering the WHO keynote address, Dr. Bejoy Nambiar, Health Policy and Systems Advisor and Team Lead, Universal Health Coverage (UHC) Cluster, WHO Ethiopia, said that this year’s theme is a call to strengthen interventions that have consistently proven effective in improving breastfeeding outcomes.

“We know what works. The challenge now is to ensure that proven interventions reach every mother and every child at the scale required. Investing in breastfeeding is one of the smartest investments countries can make for better nutrition, healthier families, and sustainable development.”

Dr. Bejoy highlighted WHO’s continued support to Ethiopia in implementing evidence-based policies and programmes that enable mothers to initiate breastfeeding within the first hour after birth, exclusively breastfeed for the first six months of life, and continue breastfeeding alongside appropriate complementary foods up to two years of age or beyond.

He called for increased investment in proven interventions, including skilled Infant and Young Child Feeding (IYCF) counselling throughout pregnancy, childbirth, and early childhood; expansion of the Baby-friendly Hospital Initiative; national breastfeeding promotion campaigns; stronger implementation and enforcement of the International Code of Marketing of Breast-milk Substitutes; paid maternity leave and family-friendly social protection policies; and breastfeeding-friendly workplaces that provide adequate time, space, and support for breastfeeding or expressing breast milk.

Despite strong evidence, Dr. Bejoy noted that these interventions remain underfunded and insufficiently implemented in many settings. He stressed that closing this investment gap is essential to improving maternal and child nutrition outcomes and accelerating progress towards national health priorities and the Sustainable Development Goals.

WHO reaffirmed its commitment to working with the Government of Ethiopia, United Nations agencies, development partners, civil society organizations, professional associations, and communities to strengthen national policies, build the capacity of the health and nutrition workforce, improve monitoring and accountability, and ensure that every mother receives the support she needs to breastfeed successfully.

As Ethiopia commemorates World Breastfeeding Week 2026, the Ministry of Health, WHO, and other UN agencies called on all stakeholders to strengthen what works, invest in proven breastfeeding interventions, and ensure that every child receives the healthiest possible start in life through breastfeeding.

Distributed by APO Group on behalf of WHO Regional Office for Africa.

Media files

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