La Banque africaine de développement et Invest in Africa signent un accord de subvention de 850 000 dollars pour stimuler les emplois verts inclusifs au Ghana et au Sénégal

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque africaine de développement  (www.AfDB.org) a signé un accord de subvention de 850 000 dollars avec Invest in Africa (IIA), une organisation à but non lucratif, pour soutenir le projet MicroGREEN visant à procurer des moyens de subsistance à des groupes marginalisés et vulnérables du Ghana et du Sénégal.

Intitulée Strengthening Women, Youth, and People with Disabilities’ Micro-Entrepreneurship for Green Jobs in Natural Resources (Renforcement du micro-entrepreneuriat des femmes, des jeunes et des personnes handicapées au profit d’emplois verts liés aux ressources naturelles), cette initiative vise à créer jusqu’à 500 emplois verts, en se concentrant sur les secteurs de l’agroforesterie, de la pêche et de la conservation de la biodiversité. Elle est financée par le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) de la Banque, parallèlement à un engagement initial d’un million de dollars du Fonds d’affectation spéciale multidonateurs de la Banque pour l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes visant à soutenir le projet sur deux ans.

Ces secteurs ciblés présentent un fort potentiel d’emplois résistants au changement climatique et nécessitent une main-d’œuvre qualifiée capable de gérer les écosystèmes et de déployer des technologies vertes.

Malgré leur potentiel, en Afrique, les femmes et les jeunes restent largement sous-représentés dans les secteurs de la croissance durable de l’Afrique. L’augmentation de leur participation, surtout dans les industries vertes qui créent de nombreux emplois, pourrait accélérer un développement économique inclusif et résilient sur tout le continent.

La subvention du FAPA financera la composante renforcement des capacités et de la chaîne de valeur du projet MicroGREEN. De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) d’économies fragiles ou en transition comme le Ghana et le Sénégal n’ont qu’un accès limité à la formation à l’entrepreneuriat et aux services de développement commercial. Ces contraintes sont particulièrement aiguës pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes et sont aggravées par le coût élevé des services et les obstacles systémiques socioéconomiques et fondés sur le genre.

Pour contribuer à surmonter ces difficultés, le projet MicroGREEN offrira une formation de qualité en entrepreneuriat, des services de développement commercial sur mesure et des programmes de mentorat pour les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dans des secteurs basés sur l’agriculture.

En renforçant les capacités et en intégrant les microentreprises dans les chaînes de valeur vertes, le projet vise à stimuler la création d’emplois locaux et à promouvoir une participation inclusive à l’économie verte en Afrique.

Invest in Africa sera le partenaire de mise en œuvre du projet. En tant qu’organisation à but non lucratif, IIA se consacre au soutien des PME africaines en leur facilitant l’accès au marché, en développant leurs compétences et en leur donnant un meilleur accès au financement.

Le FAPA est un fonds d’affectation spéciale multidonateurs qui soutient des initiatives d’assistance technique et de renforcement des capacités alignées sur la stratégie de développement du secteur privé de la Banque africaine de développement. Le gouvernement du Japon est le principal donateur du FAPA. Depuis sa création, le FAPA a financé plus de 100 projets dans plus de 38 pays africains, engageant plus de 80 millions de dollars pour améliorer l’environnement commercial, renforcer les systèmes financiers et favoriser la croissance des micro-, petites et moyennes entreprises. Le financement du FAPA permet à la Banque de jouer un rôle plus actif dans la préparation des projets en amont, renforçant ainsi la réserve d’opérations du secteur privé susceptibles d’être financées.

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« Moment charnière » avant une reconstitution majeure pour le principal prêteur concessionnel d’Afrique et pour une visibilité renforcée du Fonds africain de développement (FAD)

Source: Africa Press Organisation – French

Le rôle central du Fonds africain de développement du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) dans la promotion de la transformation économique des États africains les plus fragiles a été mis en lumière lors d’un briefing (https://apo-opa.co/4mxztaR) virtuel dédié aux médias. L’événement a été co-organisé par le Centre africain pour la transformation économique et le Global Strategic Communications Council.

Tenue le 29 juillet, cette rencontre a rassemblé partenaires au développement, journalistes et décideurs politiques pour un échange approfondi sur l’impact du Fonds et l’évolution de sa stratégie. 

« L’action du Fonds africain de développement est longtemps restée discrète », a déclaré Valérie Dabady, responsable de la Mobilisation des ressources et des partenariats à la Banque africaine de développement, en ouverture. « Il est temps de lui accorder la reconnaissance qu’il mérite, de mettre en valeur son impact et de mobiliser davantage de financements pour les priorités urgentes de l’Afrique. » 

Valérie Dabady a souligné le rôle catalyseur du Fonds et son modèle de financement innovant, capable d’attirer des investissements dans des projets de résilience climatique et d’intégration régionale. « En regardant vers l’avenir, des innovations telles que l’emprunt sur le marché et une participation accrue des donateurs seront cruciales pour renforcer notre impact. »

Joseph Chanda, directeur adjoint à la gestion économique et à la planification au ministère zambien des Finances, est lui aussi intervenu. Comme il l’a rappelé, la Zambie mobilise des ressources du Fonds africain de développement en vue d’accélérer son programme de développement des infrastructures.

« Le financement du Fonds africain de développement a eu un effet transformateur en Zambie », a-t-il fait observer. « En consacrant seulement 10 % de nos ressources nationales au corridor de Lobito, nous avons réussi à mobiliser plus de 330 millions de dollars en cofinancement régional. C’est bien ce type d’investissement qui développe le secteur réel de l’économie et favorise la prospérité régionale. »

Le corridor de Lobito est un réseau ferroviaire et routier stratégique qui relie l’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie. Il constitue l’une des plus grandes initiatives d’intégration régionale en cours de préparation. Soutenu par le Fonds africain de développement et d’autres partenaires, le projet vise à attirer des investissements dans la logistique, l’agriculture et l’exploitation minière, notamment pour les minéraux critiques essentiels à la transition énergétique mondiale. Le Fonds a alloué une subvention de 500 millions de dollars pour aider à atténuer les risques associés à cette initiative.

Joseph Chanda a également évoqué le projet du pont de Kazungula, reliant la Zambie et le Botswana, qui a bénéficié de subventions et de prêts du Fonds totalisant 68 millions de dollars. L’initiative comprend aussi des postes frontières à guichet unique, qui simplifient considérablement les formalités douanières et réduisent les temps de transit, le long du corridor nord-sud, reliant l’Afrique australe et centrale.

Kerezhi Sebany, directeur des Opportunités économiques pour l’Afrique à Campagne ONE, a déclaré : « Il faut mettre en lumière les actions du Fonds africain de développement. Lorsque le public comprend ce qu’est le Fonds et ce qu’il réalise, la transparence, la confiance et le partenariat s’en trouvent renforcés. Le temps est venu de porter haut et fort l’histoire du Fonds. »

Le Fonds africain de développement en est à son 17e cycle de reconstitution (FAD-17). La prochaine réunion consultative avec les partenaires au développement se tiendra en ligne en septembre, suivie d’une session à Lusaka, en Zambie, en octobre, où le gouvernement zambien présentera les résultats et retours d’expérience de l’initiative nationale.

La dernière session d’annonces de contributions pour le FAD-17 est prévue pour décembre 2025.

Regardez la présentation (en anglais) en cliquant ici (https://apo-opa.co/4mxztaR)

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À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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Forum Afrique-Caraïbes sur le commerce et l’investissement (ACTIF) 2025 s’achève avec plus de 300 millions de dollars US de transactions et d’engagements audacieux en faveur de l’intégration, de la mobilité et de l’investissement

Source: Africa Press Organisation – French

Le quatrième Forum Afrique-Caraïbes sur le commerce et l’investissement (ACTIF2025) s’est achevé avec la signature de contrats d’investissement et de commerce d’une valeur de plus de 300 millions de dollars US. L’ACTIF a également été sanctionné par l’adoption d’un communiqué fort réaffirmant l’engagement des deux régions à approfondir leur collaboration. Cet événement de deux jours, co-organisé par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) et le gouvernement de la Grenade, a réuni plus de 2 100 délégués provenant de 80 pays, dont 11 chefs d’État et de gouvernement, des représentants de gouvernements, des dirigeants du secteur privé et des partenaires de développement.

Au total, huit accords et protocoles d’accord majeurs ont été annoncés au cours du forum, couvrant les domaines des infrastructures, du tourisme, de la transformation numérique et du financement du commerce :

  • Une Facilité d’escompte de créances de 100 millions de dollars US accordée à Bahamas Striping Group of Companies Ltd pour des travaux routiers et d’infrastructure.
  • Une facilité liée au climat de 50 millions de dollars US pour la construction et la réhabilitation d’établissements scolaires, signée avec le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis.
  • Un prêt à terme de 61,25 millions de dollars US pour le Homewood Suites by Hilton Barbados.
  • Une Facilité de créances de 40 millions dollars US en faveur de Cat Island infrastructure Company Ltd aux Bahamas.
  • Un accord de développement portuaire commercial de 40 millions de dollars US entre Gemini Integrated Commodities Trading Company Ltd et le Gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis.
  • Un protocole d’accord avec Grenade Development Bank pour promouvoir le développement des PME et les flux commerciaux.
  • Un protocole d’accord de coopération stratégique avec l’Union des télécommunications des Caraïbes (CTU) pour faire progresser la transformation numérique.
  • La Bank of The Bahamas Ltd a également été désignée comme intermédiaire d’Afreximbank pour le financement commercial, renforçant ainsi l’écosystème financier de soutien aux transactions transfrontalières.

Dans une déclaration de clôture marquante, le Premier ministre de la Grenade, Dickon Mitchell, a réaffirmé la détermination de la région à institutionnaliser sa collaboration avec l’Afrique.

« Nous devons faire preuve d’une grande détermination pour créer des institutions qui permettront, en fait, de recréer le type de relations commerciales, d’investissement, bancaires et financières que nous souhaitons établir pour nous-mêmes. La réalité est que ce qui a été créé auparavant avait pour but de nous piéger ».

Il a également appelé à la libre circulation des personnes entre les régions :

« Nous ne sommes pas ici pour empêcher nos populations de se déplacer. Je ne vois aucune raison valable de maintenir les systèmes de visas… la biométrie nous permet de dépasser cela ».

D’un point de vue financier et institutionnel, Dr George Elombi, Vice-président exécutif d’Afreximbank et Président entrant, a souligné :

« La prochaine étape ne consiste pas à justifier notre vision, mais à la défendre avec conviction. Il s’agit de croire davantage en qui nous sommes, en notre objectif et d’agir avec détermination. La finance est le moteur du commerce. Une fois que nous aurons intégré les systèmes de paiement et que nous leur aurons fait comprendre que les Caraïbes représentent une opportunité unique, le reste suivra ».

Le communiqué officiel de l’ACTIF2025 a salué l’adhésion à la Commission pour l’Afrique mondiale de la Grenade, de Saint-Kitts-et-Nevis et d’autres États de l’OECO (Organisation des États de la Caraïbe orientale), et a appelé à son adoption officielle à l’occasion du prochain Sommet UA-CARICOM à Addis-Abeba en septembre. La Commission devrait accélérer les cadres de commerce, de culture et d’investissement dans toute la diaspora et sur le continent.

Les participants se sont également engagés à établir un accord de libre-échange, à éliminer les restrictions en matière de visas, à soutenir les liaisons aériennes et maritimes et à élargir les partenariats dans les domaines du numérique, du sport et de l’économie créative. Le communiqué a reconnu l’ACTIF2025 comme un moment charnière dans la construction de « chaînes de valeur transrégionales résilientes » et a souligné la poursuite de la plateforme ACTIF avec l’annonce de l’édition de 2026.

Le Président d’Afreximbank, le Professeur Benedict Oramah, qui termine son mandat cette année, a été honoré lors de l’événement pour sa vision et son leadership. Une cérémonie symbolique de plantation d’arbres a eu lieu au parc Camerhogne à St. George’s, à la Grenade, en son honneur pour son leadership visionnaire et ses contributions durables aux relations entre l’Afrique et les Caraïbes. Le flamboyant, arbre originaire de Madagascar et largement implanté dans les Caraïbes et en Afrique, a été choisi pour ses fleurs rouges éclatantes et sa forte portée symbolique de vitalité, de paix et de croissance.Le forum lui a rendu hommage pour ses contributions et a réaffirmé son héritage en tant que force fondatrice dans la construction de l’Afrique mondiale.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact Presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et de la gestion événementielle (Relations presse)
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À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2024, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 40,1 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 7,2 milliards de dollars US. Afreximbank est notée A par GCR International Scale, Baa2 par Moody’s, AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et BBB par Fitch. Au fil des ans, Afreximbank est devenue un groupe constitué de la Banque, de sa filiale de financement à impact appelée Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), et de sa filiale de gestion d’assurance, AfrexInsure, (les trois entités forment « le Groupe »). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

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Burundi : Le Président Ndayishimiye présente des excuses publiques pour des injustices et discriminations commises par les régimes post-coloniaux aux peuples autochtones et promet des mesures de réparation

Source: Africa Press Organisation – French


A l’occasion de la Journée Internationale des Peuples Autochtones célébrée ce samedi au Stade de Buganda, en province de Bujumbura, le Président de la République, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a présenté, au nom du Gouvernement, des excuses publiques aux peuples autochtones pour les injustices et discriminations qu’ils ont subies pendant des années.

Dans son discours, le Chef de l’État a souligné que ces injustices, infligées notamment aux Batwa et dans certains cas à d’autres Burundais comme ceux issus de l’ethnie Hutu, trouvent leur origine dans la politique coloniale de division et de domination. Une politique malheureusement perpétuée par les régimes successifs marqués par la mauvaise gouvernance.

« Cette journée est une occasion de réfléchir aux conséquences de cette gouvernance héritée de la colonisation, afin d’éradiquer définitivement la discrimination », a-t-il déclaré.

Souhaitant tourner la page de ces injustices, le Président Ndayishimiye s’est engagé à prendre des mesures concrètes : l’octroi de terres cultivables et d’habitation aux Batwa, la promotion de leur accès à une éducation de qualité et leur représentation accrue dans les instances de prise de décision. « Je me dois d’agir en bon père de famille. Aucun Burundais ne doit être victime de discrimination », a-t-il insisté, appelant également les autres dirigeants à incarner les valeurs d’équité, de justice et d’inclusion.

Par ailleurs, le Chef de l’État a lancé un appel à l’Organisation des Nations Unies, l’invitant à soutenir les efforts de réparation, étant donné que ce sont les colonisateurs envoyés par elle, notamment les Belges, qui ont posé les bases de ces inégalités.

Notons que cette édition de la Journée Internationale des Peuples Autochtones a été célébrée sous le thème : « Peuples autochtones du Burundi et intelligence artificielle : défendre les droits, façonner l’avenir. »

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Bossangoa : Clôture d’une campagne de sensibilisation inédite sur les droits humains

Source: Africa Press Organisation – French


La ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, a marqué, le 7 août 2025, la fin de la Semaine des droits de l’homme par une cérémonie officielle placée sous le signe de l’engagement citoyen. Présidée par le gouverneur de l’Ouham, Barthélémy Wilikon, et en présence de la cheffe du bureau régional de la MINUSCA, Bernadette Lukonde, cette rencontre a clôturé une large campagne de sensibilisation aux droits humains, lancée en février 2025 à l’échelle de la préfecture, avec le soutien actif de la Section Droits de l’homme de la mission onusienne.

Contrairement aux approches classiques souvent limitées aux cadres institutionnels, cette initiative a su descendre au niveau local pour toucher la population à travers des outils accessibles, notamment le théâtre, les débats publics et la création de structures communautaires.

L’un des exemples les plus visibles est le Club des droits de l’homme de Bossangoa, mis en place en mai. Composé essentiellement de jeunes, ce club s’est donné pour mission de sensibiliser la population aux droits fondamentaux à travers des moyens créatifs.

Pour Sadrack Datoloum, membre actif du club, l’objectif est clair : « À travers le théâtre, nous avons voulu illustrer les conséquences de la méconnaissance des droits humains au sein de notre communauté. Les jeunes que nous sommes doivent en être les premiers ambassadeurs ici à Bossangoa ».

Cette approche participative est saluée par les autorités locales, qui reconnaissent l’impact concret des actions menées sur le terrain. Le gouverneur de Yadé, Barthélémy Wilikon, souligne notamment l’importance de la collaboration avec la MINUSCA : « La MINUSCA a contribué efficacement, d’abord à la restauration de l’autorité de l’État, mais aussi à l’enracinement de la culture des droits humains », a-t-il déclaré.

Un message partagé par Bernadette Lukonde, cheffe du bureau régional de la MINUSCA, qui réaffirme l’engagement de la mission onusienne : « À travers la Division des Droits de l’homme, nous resterons un partenaire engagé et solidaire, aux côtés des autorités locales, de la société civile et du peuple centrafricain, pour que la dignité humaine ne soit jamais négociable, et pour que la justice l’emporte sur l’impunité », a-t-elle indiqué.

Un enjeu local devenu priorité collective

Dans un contexte où les défis en matière de droits humains restent nombreux, la mobilisation observée à Bossangoa montre qu’un changement de mentalité est en cours. En misant sur l’éducation populaire, la jeunesse et la culture comme vecteurs de transformation, la campagne a jeté les bases d’un engagement local durable.

La question qui se pose désormais est celle de la continuité. Pour les membres du Club des droits de l’homme, comme pour les autorités locales et la MINUSCA, maintenir cette dynamique sera essentiel pour ancrer les droits humains au cœur du vivre-ensemble à Bossangoa et dans toute la région.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Le Président à l’écoute de la diaspora gabonaise en Turquie

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre de sa visite d’État en Turquie, le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a rencontré ce jour la communauté gabonaise établie en Turquie, lors d’un échange fraternel à Ankara.

Ce moment de dialogue, placé sous le signe de la proximité et de l’écoute, a permis aux représentants de la diaspora d’exprimer leurs préoccupations : difficultés d’accès aux stages et à l’emploi, lenteurs administratives, retards dans le paiement des bourses. Ils ont également réaffirmé leur volonté de contribuer activement au développement du Gabon après leurs études.

Attentif et réceptif, le Chef de l’État a salué leur engagement et leur patriotisme. Il a assuré que les préoccupations soulevées seront transmises aux instances compétentes pour un suivi approprié.

Cette rencontre témoigne de l’engagement du Président à maintenir un lien fort avec la diaspora et à faire d’elle un acteur clé de la transformation nationale.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Vérification des listes électorales, la United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) et l’Nationale des Elections (ANE) mobilisent les citoyens à travers le pays

Source: Africa Press Organisation – French


Lancée officiellement le 19 juillet 2025, l’opération d’affichage des listes électorales s’est poursuivie jusqu’au 28 juillet, avec une prolongation dans certaines préfectures afin de respecter la durée réglementaire. Déployée sur l’ensemble du territoire centrafricain, cette étape du processus électoral a bénéficié du soutien de la MINUSCA, qui a organisé, en partenariat avec l’Autorité nationale des élections (ANE), des campagnes de sensibilisation pour inciter les citoyens à vérifier leur inscription dans leur centre de vote. Cette démarche permet à chaque électeur de confirmer sa présence sur la liste et de s’assurer de la reconnaissance de ses droits.

Ces opérations offrent également la possibilité de déposer des recours pour corriger ou ajouter un nom manquant.

À Bossangoa, le processus électoral est bien engagé. Pour encourager la mobilisation des populations, la MINUSCA organise des séances d’information et de sensibilisation, ciblant particulièrement les femmes et les jeunes. La Mission onusienne s’est rendue dans un quartier du deuxième arrondissement, où une cinquantaine d’habitants, dont une trentaine de femmes, ont répondu présent. En multipliant ces séances de sensibilisation à travers Bossangoa, plusieurs électeurs ont pu aller vérifier leur nom sur les listes.

Les leaders locaux apprécient cet engagement. « Le travail que fait la MINUSCA pour les élections est très important. Elle apporte des informations essentielles ; beaucoup de gens sont mal informés. Quand la MINUSCA vient directement dans les quartiers, c’est vraiment salutaire. Chacun sait désormais ce qu’il doit faire », souligne Jean-Marie Mokomokoena, chef de quartier, qui insiste sur la nécessité de voter dans l’intérêt de la communauté.

À Zemio, dans le Haut-Mbomou, l’opération d’affichage des listes électorales provisoires a démarré le 25 juillet 2025. Malgré les défis sécuritaires sur les axes, la Délégation Sous-préfectorale des Élections (DSPE) et les autorités locales ont mis en place des stratégies pour permettre à tous ceux qui se sont inscrits de venir vérifier leurs noms.

Sylvain Gassikpio, Président de la DSPE à Zemio, a appelé tous les citoyens à se rendre en grand nombre aux centres d’inscription afin de vérifier leurs noms ; des agents électoraux sont présents pour traiter les réclamations. « Nous avons lancé l’opération d’affichage pour que chaque électeur vienne au centre vérifier les informations le concernant. Des agents sont disponibles pour faire des corrections en cas de mauvais enregistrement du nom ou de la photo. Concernant ceux qui ont fui les récentes tensions dans la ville, s’il y a des parents qui ne peuvent pas venir ou qui sont allés loin, ils ont des parents ici qui peuvent venir vérifier le nom des parents si c’est bien écrit ; s’il y a des réclamations, ils peuvent les faire avec nos agents sur place », a-t-il déclaré.

À la mairie centrale de Bambari, l’affichage de la liste électorale a permis aux futurs électeurs de s’assurer que leur nom est bien enregistré sur la liste. Dimitri Zacharie Baléidjio est parmi les premiers à consulter les tableaux. « J’ai retrouvé mon nom sur la liste. Il n’y a rien à rectifier sur mon identité ; j’invite mes frères et sœurs à venir chercher leurs noms », a-t-il dit.

Pour Jephté, autre habitant de Bambari, la vérification de la liste a révélé une erreur. « J’ai constaté une légère modification sur ma date de naissance et je suis venu faire une réclamation pour que ça soit rectifiée. Je suis rassuré que ça sera fait », a-t-il affirmé.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, Joel Ndoli Pierre, Porte-parole par intérim de la Mission, a souligné le soutien au processus électoral par un appui technique, logistique, opérationnel et sécuritaire à l’Autorité nationale des élections pour l’affichage des listes électorales provisoires. En complément à cet appui opérationnel, la MINUSCA a soutenu 32 activités de sensibilisation et d’éducation civique touchant 2396 participants, dont 67 % de femmes.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) salue l’accueil et la gestion exemplaires des réfugiés congolais au Burundi

Source: Africa Press Organisation – French


Ce jeudi 8 août 2025, le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, a reçu au Palais Ntare Rushatsi, une délégation conduite par M. Mamadou Dian Baldé, Directeur du Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs. Cette visite avait pour objectif de transmettre un message de félicitations et de reconnaissance au peuple burundais pour l’accueil, la gestion et l’assistance apportés aux réfugiés en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC).

Au cours de l’entretien, M. Mamadou Dian Baldé a salué les efforts et l’esprit d’humanité qui caractérisent le Burundi dans sa prise en charge des réfugiés congolais ayant fui les violences dans l’est de la RDC. Il a souligné que le Burundi a mis en place les conditions nécessaires permettant à certains réfugiés disposant de moyens financiers, de subvenir eux-mêmes à leurs besoins, et a exprimé la reconnaissance du HCR pour ces dispositions.

La délégation a également plaidé pour que les réfugiés ayant les moyens de s’installer à Bujumbura ou dans d’autres localités en dehors des camps puissent le faire, à condition qu’ils soient préalablement enregistrés.

Par ailleurs, M. Mamadou Dian Baldé a évoqué la situation des réfugiés burundais vivant dans la Sous-Région et souhaitant rentrer au pays. Il a encouragé la mise en place des conditions facilitant leur retour volontaire et leur réintégration sociale dans les meilleures conditions.

Le Chef de l’État, après avoir souhaité la bienvenue à son hôte, a réaffirmé que le Burundi est aujourd’hui paisible, engagé à soutenir d’autres nations dans leurs efforts de paix. Il a rappelé que les réfugiés congolais ont bénéficié de l’hospitalité légendaire du peuple burundais et a remercié tous ceux qui ont déjà contribué à leur assistance. Il a également invité le HCR à poursuivre son appui au Burundi pour garantir le bien-être de ces populations vulnérables.

Concernant le retour des réfugiés burundais de la sous-région, le Président Ndayishimiye a assuré que le pays est prêt à les accueillir et à faciliter leur réinstallation. Pour ceux qui n’ont plus de repères en termes de terres d’origine, des terres seront mises à leur disposition afin de favoriser leur intégration socioéconomique.
Quant aux réfugiés congolais ayant des moyens de s’installer à Bujumbura ou dans d’autres localités en dehors des camps, leurs cas seront étudiés cas par cas pour question de sécurité.

Le Chef de l’État a conclu l’entretien en souhaitant à M. Mamadou Dian Baldé un agréable séjour au Burundi et en réitérant sa volonté de renforcer la coopération avec le HCR au service des réfugiés.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

La Banque africaine de développement approuve un don de plus de cinq millions de dollars pour renforcer l’environnement des partenariats public-privé en Gambie, en Guinée Bissau, à Madagascar et au Togo

Source: Africa Press Organisation – French

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé le 27 juin 2025, à Abidjan un don de 5,3 millions de dollars américains pour mettre en œuvre le Projet de renforcement de l’environnement partenariat public-privé pour la promotion des investissements privés en Gambie, en Guinée Bissau, à Madagascar et au Togo.

Le projet sera financé par la Facilité d’appui à la transition de la Banque (en son pilier III : soutien aux interventions critiques en matière de renforcement des capacités et d’assistance technique). Créée en 2008, la Facilité fournit des ressources concessionnelles supplémentaires aux pays en situation de fragilité et de conflit.

Le projet a pour objectif de renforcer l’environnement des partenariats public-privé des quatre pays dans le but de catalyser les investissements privés.

Déclinée en trois composantes, la mise en œuvre du projet prévoit dans la première, un appui au renforcement de l’environnement des partenariats public-privé. Cette composante vise à rendre le cadre environnemental du partenariat public-privé plus cohérent et attractif pour le secteur privé, à opérationnaliser le dispositif institutionnel du partenariat public-privé et à renforcer les capacités des acteurs afin de permettre aux autorités contractantes de structurer et de négocier des contrats plus équilibrés.

La deuxième composante est relative au renforcement de la participation du secteur privé aux partenariats public-privé, particulièrement le secteur privé local.  Elle servira de cas pratique aux acteurs du partenariat pour Ieur permettre de se familiariser aux différentes étapes d’un cycle de projet, tout en utilisant les outils développés dans la première composante.

La troisième composante consistera en la mise en place d’une cellule de gestion de projet stable et performante, tout en s’assurant que l’environnement de mise en œuvre du projet est propice à un pilotage adéquat et à une supervision stratégique et opérationnelle pertinente par les autorités. Elle vise également à assurer une bonne capitalisation des acquis du projet et la visibilité sur ses résultats.

« Le Projet permettra à la Banque africaine de développement de poursuivre ses efforts de renforcement de l’environnement des affaires et de promotion du secteur privé déjà initié dans les quatre pays à travers les différentes opérations susmentionnées. Il est structuré de manière à s’aligner aux trois piliers du cadre stratégique de partenariat public-privé, contribuant ainsi à son opérationnalisation », a expliqué Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Alexis Adélé
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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Maloum : des consultations et des soins de santé gratuits pour les ex-combattants et la population !

Source: Africa Press Organisation – French


Les 5 et 6 août 2025, une mission médicale conjointe des contingents mauritaniens, népalais, congolais et rwandais, appuyée par le personnel du centre de santé local de Maloum, a permis de consulter et de prendre en charge des ex-combattants, des membres des Forces armées centrafricaines et la population locale. Cette opération a permis de soigner 242 personnes, dont 44 ex-combattants, 97 femmes et 67 enfants. Les infections courantes rencontrées sont le paludisme, les gastro-entérites et des infections cutanées. C’était à l’occasion de l’opération du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC).

L’objectif principal de cette opération est de permettre aux ex-combattants démobilisés de bénéficier de soins de santé afin de leur permettre une réintégration réussie, tout en faisant profiter la population à cette opération.

« Nous avons jugé important d’apporter un plus au processus de DDR à travers cette opération sanitaire », nous explique le Lieutenant-Docteur Moulay Naty, coordinateur de l’opération. « Les cas les plus nombreux reçus ces deux jours sont liés à des infections dues aux conditions de vie des ex-combattants, au paludisme et à des cas de gastro-entérite chez la population », résume-t-il avant de relever l’atmosphère calme et paisible qui a régné durant les deux jours de l’opération.

Les autorités de Maloum, les ex-combattants et la population ont chaleureusement remercié les contingents et les sections impliqués dans cette opération, tout en plaidant pour sa répétition régulière.

« Nous sommes contents par rapport au processus DDR en cours, qui est déjà un bon signe de la paix », relève l’adjoint au maire de Maloum, Aboubakar El Maaloumn. « Nous remercions vivement la MINUSCA, surtout les contingents qui ont consulté et distribué des médicaments gratuitement à la population qui souffre énormément », a-t-il ajouté.

Le Col Moussa, au nom des ex-combattants, a également exprimé leur reconnaissance à la MINUSCA pour les différentes actions entreprises à leur endroit. « Depuis le début du désarmement ici à Maloum, la MINUSCA a été à nos côtés et nous espérons que cet appui ne va pas s’arrêter là », a-t-il déclaré.

La population est aussi satisfaite de cette opération, comme le relève avec joie Sadia Bouki, dont l’enfant a été traité : « J’ai amené mon enfant aujourd’hui, on l’a vu et on nous a donné des médicaments, gratuitement ».

À la maternité de Maloum, des dons en matériels médicaux ont été remis. « Ils nous ont offert des gants stériles, des bandes, des pinces… beaucoup de choses qui nous manquaient », se réjouit Ebengue Jocelyne, matrone au centre de santé de Maloum.

Et Kadidja Maloum, présidente locale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), de renchérir : « Grâce à la MINUSCA, les femmes enceintes ou non, les enfants… de différentes couches sociales ont reçu des soins et médicaments gratuits ces deux jours. Nous sommes très reconnaissants ».

En plus des soins de santé, 222 moustiquaires ont été distribuées aux ex-combattants et à la population de Maloum. Le but de cette distribution est de contribuer au renforcement de la lutte contre le paludisme et autres infections évitables par l’utilisation des moustiquaires imprégnées.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).