Côte d’Ivoire : le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux de la Banque africaine de développement appuie la mise en place d’une plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne

Source: Africa Press Organisation – French

Le Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) a officiellement lancé sa nouvelle plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne (DIGIAPE). Cette nouvelle plateforme permettra d’automatiser les processus opérationnels relatifs à la phase de souscription sur le marché primaire, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

La plateforme DIGIAPE est une innovation majeure dans la digitalisation des opérations de souscription sur le marché primaire tant sur le plan de la transparence que de la fiabilité dans l’allocation des titres. Elle permettra de dynamiser le marché financier régional ouest-africain le rendant ainsi plus compétitif avec une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations.

« La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique clé du développement du marché financier régional – comme en témoigne notre engagement de plus de deux milliards d’euros dans le secteur financier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à travers nos divers instruments depuis 2014 », a déclaré Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la Banque africaine de développement.

À travers un financement de 400 000 dollars américains provenant de son Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, la Banque a apporté un soutien technique au Dépositaire central/Banque de règlement pour concevoir, installer et opérationnaliser la plateforme DIGIAPE, renforcer les capacités du personnel dans la gestion de la plateforme et celles des parties prenantes du marché financier régional pour l’utilisation de la plateforme.

« Notre intervention s’inscrit dans la continuité du soutien de la Banque aux acteurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine, entamé depuis 2018 », a déclaré Akane Zoukpo Sanankoua, cheffe de la division du Développement des marchés de capitaux à la Banque africaine de développement. « Le soutien pour la mise en place de la plateforme DIGIAPE démontre à nouveau la capacité du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux à répondre de manière concrète et stratégique aux besoins des marchés africains en mutation », a-t-elle ajouté.

L’initiative DIGIAPE permettra notamment de réduire les délais de règlement ainsi qu’une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations, et de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs internationaux, et une meilleure flexibilité pour les émetteurs souverains.

« L’innovation technologique constitue aujourd’hui un puissant levier de transformation des marchés de capitaux. Dans un environnement en constante mutation, le dépositaire central/banque de règlement, à l’instar des autres dépositaires centraux de titres, se doit d’embrasser cette dynamique pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité, d’efficacité, de transparence et d’inclusion », a déclaré Birahim Diouf, directeur général du Dépositaire central/Banque de règlement de l’UMOA.

« DIGIAPE est une plateforme numérique conçue pour automatiser et sécuriser l’ensemble du processus de souscription lors des émissions par appel public à l’épargne sur le marché primaire. C’est une réponse concrète aux défis actuels, notamment en matière d’inclusion financière, de digitalisation des services financiers et de transparence du marché financier régional », a souligné M. Diouf.

Ibrahim Kalil Konaté, ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation a assisté à la cérémonie de lancement de la plateforme à laquelle ont également assisté, outre des représentants de la Banque, du Dépositaire central/Banque de règlement, de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA et des acteurs du marché financier.

Le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux a été créé en 2019 pour contribuer à l’intégration et la compétitivité des marchés de capitaux africains en accompagnant les réformes stratégiques, le renforcement des infrastructures de marchés, l’élargissement des bases d’investisseurs et le développement d’instruments innovants. Il bénéficie du soutien du ministère des Finances du Luxembourg, du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l’Agence suédoise de coopération internationale.

Le Dépositaire central/Banque de règlement est une institution financière spécialisée de l’UMOA dont le siège est basé à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il assure la centralisation de la conservation des valeurs mobilières pour ses adhérents, la bonne fin des opérations de règlement/livraison à la suite des transactions boursières ainsi que le paiement des évènements sur valeurs.

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Contact médias :
Romaric Ollo Hien
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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Le pouvoir de l’eau : le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement en Angola transforme des vies

Source: Africa Press Organisation – French

« Avant ce soutien, nous avions beaucoup de difficultés à avoir accès à l’eau. Nous allions la chercher à la rivière. C’était très loin et nous souffrions de nombreuses maladies. Mais maintenant que l’eau est accessible à tous, le choléra et les infections ont considérablement diminué, et j’en suis reconnaissante ». Ces mots de Clementina Artur soulignent l’impact réel de l’intervention transformatrice de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) dans la vie des populations, avec le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement, qui a débuté en 2015 et s’achèvera à fin 2025. 

Lorsque l’initiative de la Banque africaine de développement a atteint ces communautés en Angola, elle n’a pas seulement installé des infrastructures, elle a transformé la vie des communautés les plus vulnérables, ne laissant personne de côté. 

Quant à Isabel Sambovana, sa vie a complètement changé avec l’installation de latrines dans sa communauté (Sumbe). 

« Avant d’avoir des latrines, j’étais obligée d’aller dans l’herbe derrière le mur de ma maison. C’était très douloureux à cause de mon âge. Mais maintenant, j’ai des toilettes, et ça me facilite la vie. Avec les latrines ici dans le jardin, je n’ai plus besoin de me déplacer. J’ai plus de dignité », explique Isabel Sambovana. 

Avant cette installation, les membres de la communauté étaient obligés de déféquer à l’air libre, ce qui augmentait les maladies d’origine hydrique (choléra, diarrhée et paludisme). Mais aujourd’hui, grâce à un assainissement adéquat, les femmes ont retrouvé leur dignité et leur sécurité. 

Aujourd’hui, tout a changé, mieux, les latrines d’Isabel ont changé la vie des habitants. Elles ont incité la communauté à construire elle-même 301 latrines supplémentaires. 

Un projet qui s’intègre et se complète comme la vie 

Le projet qui s’achève en décembre 2025 après dix ans de mise en œuvre, a atteint des résultats remarquables. Sept entreprises de services publics soutenues par le projet ont réalisé plus de 59 008 raccordements à l’eau potable, touchant plus de 472 000 personnes. Sept entreprises de services publics ont été légalement constituées et ont bénéficié d’une assistance technique pour mettre en place une solide fonction de gestion financière et impliquer le secteur privé dans l’exploitation et la maintenance ; de même 179 kiosques à eau gérés par des femmes ont été installés dans des zones périurbaines. Trois nouveaux laboratoires de qualité de l’eau ont été construits dans trois provinces différentes (Cunene, Bengo et Sumbe) et 11 villes côtières ont élaboré leurs plans d’investissement en assainissement, parmi lesquelles trois sont passées à la phase d’investissement et cinq ont obtenu un engagement financier. Des plans directeurs ont été élaborés pour les capitales provinciales. Une stratégie d’inclusion sociale et de genre et un plan d’action pour le secteur ont été élaborés. Un programme de stage a été développé qui a permis à quelque 60 jeunes de se former et d’acquérir une expérience technique en gestion de projet, en ingénierie, en gestion financière, environnementale, sociale entre autres. 

« Ce projet est transformateur. Il vise à relever des défis cruciaux liés à la réforme institutionnelle, au développement des infrastructures et à l’amélioration des services sur une vaste zone géographique en Angola », a déclaré Eskendir Alemseged, chef du projet à la Banque africaine de développement. « Grâce à son approche globale, le projet a non seulement permis l’accès à l’eau potable à 472 000 personnes supplémentaires, mais a également amélioré les systèmes de prestation de services, ce qui a eu un impact positif sur près de 1,5 million de personnes », a-t-il poursuivi. Cette intervention à grande échelle a jeté les bases de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement plus résilients et plus équitables dans tout le pays, a-t-il ajouté. 

Autonomisation des femmes, transformation des communautés 

Pour des femmes comme Helena, le projet a apporté bien plus que de l’eau, des installations sanitaires et des infrastructures. Il a apporté indépendance financière et autonomisation. 

« J’ai commencé comme stagiaire et je suis maintenant responsable du département de microbiologie. Nous sommes quatre femmes et deux hommes, et le laboratoire a pour mission d’effectuer des analyses physiques, chimiques et microbiologiques de l’eau. Outre Sumbe, le laboratoire soutient également plusieurs municipalités du Kwanza Sul, comme Gabela et Porto Amboim, explique Helena Maindo, employée de la Kwanza Sul Public Water and Sanitation Company (EPASK). « Ce projet a profondément changé ma vie. Avant, j’étais au chômage, mais maintenant je travaille dans un domaine passionnant où j’acquiers chaque jour davantage de connaissances, ce qui est très gratifiant », explique-t-elle. 

Gilda Giza Rede, travaille avec dix autres stagiaires. Seule fille à travailler comme technicienne de maintenance électromécanique à la Station d’épuration des eaux usées de Sumbe (WWTP), elle a de grandes attentes pour le rôle qu’elle occupe et est impatiente d’apprendre : « Ce projet de station d’épuration de Sumbe aidera de nombreuses familles en matière de prévention des maladies et de gestion des eaux usées. Il permettra aux agriculteurs d’avoir accès à des engrais organiques », ajoute la jeune femme de 20 ans. 

L’eau, c’est la vie — et pour la Banque africaine de développement, ces mots constituent une indication significative sur la manière de continuer à avancer et d’améliorer la qualité de vie du peuple angolais. 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Mont Boulgou : une richesse touristique de la région du Nakambé à découvrir

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre du lancement de la 3ᵉ édition de la Grande Saison du Tourisme Interne, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, monsieur Pingwendé Gilbert Ouédraogo et des membres du Gouvernement se sont rendus le 19 juillet 2025 sur le mont Boulgou. Un site naturel situé à Garango, dans la région du Nakambé.

À une trentaine de kilomètres de Tenkodogo, le mont Boulgou s’élève à environ 150 mètres d’altitude. Encore méconnu du grand public, ce site naturel offre une vue imprenable sur la ville de Garango et ses environs. Un site pris d’assaut par une forte délégation composée de membres du gouvernement, d’acteurs du secteur touristique et de nombreux jeunes venus de différentes localités.

Une expérience que le ministre P. Gilbert Ouédraogo a qualifiée d’inoubliable. « Nous avons voulu faire une expérience unique, celle de l’ascension du mont Boulgou. Je dois avouer que cela donne des frissons, cela donne à découvrir, et ce serait du regret si les Burkinabè ne viennent pas découvrir ce site », a-t-il déclaré, au sommet du mont Boulgou.

Pour P. Gilbert Ouédraogo, l’enjeu dépasse la simple excursion. La Grande Saison du Tourisme Interne vise à renforcer le lien entre les citoyens et leur patrimoine national. « L’objectif, c’est que chaque Burkinabè puisse, à travers cette saison, redécouvrir les merveilles que recèle notre pays et en tirer fierté », a-t-il ajouté.

La Grande Saison du Tourisme Interne est une occasion unique pour les Burkinabè de parcourir leur territoire, de valoriser les sites méconnus et de contribuer à soutenir une dynamique économique autour du tourisme.

Afin de soutenir l’initiative, près de 200 établissements d’hébergement se sont engagés à proposer des réductions allant jusqu’à 50 % durant toute la durée de la Grande Saison(Juillet-août 2025).

Distribué par APO Group pour Service d’Information du Gouvernement du Burkina Faso.

Madagascar prêt à accueillir le 45ᵉ Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre des préparatifs du 45ᵉ Sommet ordinaire de la SADC, qui se tiendra à Antananarivo du 3 au 18 août 2025, Madame Rasata Rafaravavitafika, Ministre des Affaires étrangères, a reçu ce jour en audience Dr Judith Kateera, Secrétaire exécutive adjointe de l’organisation.

À cette occasion, la Ministre a réaffirmé l’engagement total des autorités malagasy à garantir une organisation exemplaire, tant sur le plan logistique que sécuritaire. La visite conjointe effectuée au Centre de Commandement Opérationnel a permis de constater les avancées concrètes sur les dispositifs de transport, de sécurité et de coordination. La SADC a salué les efforts soutenus de Madagascar pour faire de ce Sommet un succès régional.

Une présidence placée sous le signe de l’ambition et du leadership

Ce sommet marquera un tournant symbolique pour Madagascar, alors que Son Excellence Monsieur Andry Rajoelina, Président de la République, s’apprête à assumer la présidence de la SADC à partir du mois d’août 2025. Une responsabilité régionale de haut niveau qui vient consacrer son leadership et la crédibilité de la Grande Île sur la scène africaine.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères, Madagascar.

Le ministre Diamantino Azevedo reçoit une médaille pour son leadership en matière de paix et d’énergie alors que l’Angola trace un avenir énergétique audacieux

Source: Africa Press Organisation – French

En reconnaissance d’une vie consacrée à la paix, au développement et à l’avancement de l’industrie pétrolière et gazière angolaise, Diamantino Pedro Azevedo, ministre des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, a reçu la Médaille commémorative du 50e anniversaire de l’indépendance nationale dans la catégorie Paix et développement, décernée par le président angolais João Lourenço. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) soutient pleinement l’honneur accordé au ministre Azevedo, dont le leadership visionnaire a ouvert une nouvelle ère d’investissement et de croissance dans le secteur énergétique angolais.

En tant que défenseur de la réussite énergétique de l’Afrique grâce à des réformes politiques, des réformes des infrastructures et des investissements mondiaux, l’AEC félicite le ministre Azevedo pour son programme audacieux visant à transformer l’Angola en une plaque tournante régionale du pétrole. Sous sa direction, le pays a lancé des initiatives qui changent la donne, notamment un programme d’investissement de 60 milliards de dollars dans l’amont, le déploiement d’une raffinerie en plusieurs phases, des réformes en matière d’octroi de licences et l’élaboration d’un prochain plan directeur pour le gaz (GMP).

Le leadership du ministre Azevedo a donné le coup d’envoi d’un programme de projets pour 2025-2028 qui devrait booster la production et accélérer le développement dans plusieurs secteurs. Parmi les initiatives clés, citons la raffinerie de Cabinda, qui devrait entrer en service en 2025 avec une capacité de 60 000 barils par jour, ainsi que le projet de développement intégré du hub ouest d’Agogo et le projet en eaux profondes de Kaminho, tous deux en bonne voie pour 2026 et 2028 respectivement. L’Angola fait aussi avancer son tout premier projet de gaz non associé via le New Gas Consortium, qui devrait démarrer en 2026. En même temps, l’exploration pionnière va commencer dans le bassin d’Etosha-Okavango, tandis que des compagnies pétrolières indépendantes cherchent de nouvelles opportunités dans le bassin onshore de Kwanza.

Ces développements sont soutenus par un nouvel appel d’offres en 2025, qui proposera 10 blocs offshore dans les bassins de Kwanza et Benguela, soulignant la volonté de l’Angola d’ouvrir de nouvelles zones et d’attirer de nouveaux investissements.

Depuis le lancement de son cycle d’octroi de licences de six ans en 2019, l’Angola a attribué 41 concessions à un ensemble de sociétés internationales et régionales. Parallèlement, de nouvelles opportunités dans des champs marginaux ont ouvert la porte à de petits opérateurs indépendants. Actuellement, cinq champs marginaux sont disponibles, avec des perspectives dans les blocs 4, 14, 15 et 18. Pour stimuler encore plus les investissements, le gouvernement a mis en place un programme d’offre permanente et lancé en 2024 l’Initiative pour la production supplémentaire, qui vise à encourager le réinvestissement dans les champs matures. Cette initiative porte déjà ses fruits, puisque le géant de l’énergie ExxonMobil a annoncé une nouvelle découverte dans le puits Likembe-01, la première dans le cadre de ce programme.

Alors que le pays s’efforce de diversifier son mix énergétique, l’AEC soutient fortement le lancement prochain du GMP angolais, une stratégie sur 30 ans qui vise à créer un marché gazier national compétitif. Le GMP devrait fournir une orientation politique claire aux investisseurs tout en reliant les projets en amont aux chaînes de valeur locales. Parallèlement, le ministre Azevedo mène également les efforts visant à prolonger la stratégie d’octroi de licences de l’Angola au-delà de 2026, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les développements frontaliers et onshore.

Alors que l’Angola accueillera la conférence Angola Oil & Gas 2025 à Luanda en septembre prochain, le ministre Azevedo prononcera un discours liminaire et participera à une table ronde de haut niveau, où il présentera la vision du gouvernement pour transformer l’Angola en une économie énergétique compétitive à l’échelle mondiale. Organisé à la veille du jubilé d’or du pays, cet événement explorera le rôle joué par le pétrole et le gaz au cours des cinq dernières décennies, tout en traçant un avenir défini par la certitude politique, l’innovation menée par les jeunes et les femmes, la croissance des infrastructures et l’intégration régionale.

« Le ministre Azevedo a toujours montré que le développement énergétique est une voie vers la paix, le progrès et la prospérité partagée. La Chambre considère cette médaille non seulement comme un honneur personnel, mais aussi comme un symbole de ce que le leadership énergétique peut accomplir lorsqu’il est lié au développement national. Nous félicitons le ministre Azevedo pour cette reconnaissance bien méritée et restons déterminés à travailler aux côtés de l’Angola pour construire les 50 prochaines années de succès dans le domaine des hydrocarbures », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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République centrafricaine – Journée Nelson Mandela 2025 : Les droits des détenus à l’honneur

Source: Africa Press Organisation – French

Le 18 juillet 2025, la République centrafricaine, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, a célébré la Journée internationale Nelson Mandela, symbole universel de paix, de justice et de dignité humaine. À Bangui comme dans les préfectures, cette commémoration a été marquée par une série d’activités qui a débuté le 1ᵉʳ juillet au bénéfice des détenus, à l’initiative de l’Administration pénitentiaire nationale avec l’appui de la MINUSCA.

Ces activités comprennent des formations en entrepreneuriat, des cours d’alphabétisation, des consultations médicales gratuites, des tournois de football, des jeux de société, ainsi que des activités culturelles et éducatives, visant à promouvoir la dignité, l’inclusion et les droits humains au sein des établissements pénitentiaires.

À Bangui, les Maisons d’Arrêt et de correction de Bimbo et de Ngaragba ont servi de cadre pour des célébrations officielles en présence de plusieurs personnalités et pensionnaires.

Chef par intérim de l’Unité pénitentiaire de la MINUSCA, Luc Zogo Zina a souligné que la prison, lorsqu’elle respecte les normes nationales et internationales, peut devenir un lieu de transformation et de préparation à une réinsertion sociale réussie, et de réaffirmer le soutien de la Mission aux efforts nationaux. « C’est pourquoi nous continuerons à soutenir autant que possible les efforts des autorités pour améliorer les conditions de détention, renforcer la réinsertion sociale et garantir les droits fondamentaux des personnes détenues », a-t-il déclaré.

Un appui qui répond aux attentes des détenues, à en croire l’une d’elle : « Oui, les femmes de la Maison d’arrêt et de correction de Bimbo se sentent épanouies. Vous avez vu, on a commencé par l’alphabétisation. Il y a certaines femmes qui n’ont jamais mis les pieds à l’école (…) occasion pour elles d’apprendre. Il y a aussi eu des danses ».

« Les détenus, partie intégrante de la société »

À la Maison centrale de Bouar (Nana-Mambere), la célébration a réuni les autorités locales, les acteurs judiciaires, le personnel pénitentiaire, les représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que des membres de la société civile.

La préfète de la Nana-Mambere, Rita Mirabelle Saravendra, a présidé l’événement et rappelé que cette journée vise à promouvoir des conditions de détention humaines et  que les détenus font partie intégrante de la société. Elle a aussi insisté sur le potentiel et les droits de chaque détenu, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la paix, la justice et la cohésion sociale.

Des projets pour améliorer les conditions de détention

À Bria, dans la Haute-Kotto, la célébration s’est tenue sur l’esplanade de la Maison d’arrêt en présence d’une centaine d’invités, dont 35 détenus, qui ont exprimé le souhait de voir leurs conditions de détention s’améliorer. Occasion pour les officiels de visiter des projets agricoles et d’élevage à l’intérieur et autour du centre pénitentiaire. Les détenus ont aussi eu droit à divers dons de la MINUSCA, comprenant des postes radio afin de leur garantir un accès à l’information.

Encouragement le personnel à la rigueur professionnelle

Moment fort de la célébration à Paoua, dans la Lim-Pendé, soutenue par la MINUSCA, le surveillant Prince Héritier Tendouli Mbanga a été honoré pour son professionnalisme exemplaire. Très ému, celui-ci promet de s’investir davantage dans le travail bien fait en faveur des détenus et ainsi continuer à inspirer ses collègues.

Placée cette année sous le thème : « C’est encore entre nos mains de lutter contre la pauvreté et les inégalités », la Journée internationale Nelson Mandela a été l’occasion de réaffirmer un engagement collectif en faveur de conditions de détention plus humaines et respectueuses des standards internationaux.

La République centrafricaine compte actuellement 16 Maisons d’arrêt, dont trois à Bangui et treize dans les préfectures, accueillant 2 615 détenus majeurs (dont 73 femmes) et 53 mineurs.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Dans le Nord du Nigéria, Médecins sans frontières (MSF) développe de nouvelles approches de soin pour contrer les effets à long terme de la malnutrition

Source: Africa Press Organisation – French


La crise de la malnutrition s’aggrave dans le Nord du Nigeria. De janvier à mai 2025, MSF a admis 24 784 enfants souffrant de malnutrition sévère dans des hôpitaux  et 107 461 enfants dans des centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires dans cette région. Ces chiffres sont en augmentation constante. Au-delà de l’urgence vitale, il est impératif de contrer les effets dévastateurs à long terme de la malnutrition infantile. En effet, les enfants qui y survivent souffrent souvent de retards physiques et cognitifs qui peuvent entraîner des dommages irréversibles et durables jusqu’à l’âge adulte. C’est dans ce contexte de crise aiguë que les équipes MSF développent des approches innovantes d’offres de soins en s’attaquant à la fois aux besoins immédiats mais aussi aux conséquences à long terme graves sur le développement des enfants.

« La malnutrition n’est pas seulement une urgence à court terme, c’est un combat à vie pour de nombreux enfants », explique le Dr Jamila Shuaibu Bello, médecin MSF dans l’État de Kano, dans le nord du pays. « Elle affecte le développement du cerveau. Elle affaiblit le système immunitaire, ce qui rend les enfants plus vulnérables aux maladies transmissibles. Elle est également liée à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension. »

Certains de ces enfants ne franchissent pas les étapes clés du développement moteur comme la marche à quatre pattes à 8-10 mois ou la marche à 18 mois. La malnutrition chronique entraîne souvent un retard de croissance, qui nuit au développement mental, aux résultats scolaires et aux capacités cognitives. Ummul Khairun Mohammed, une patiente de deux ans, est soignée pour malnutrition aiguë sévère dans un centre d’alimentation thérapeutique soutenu par MSF à l’hôpital général de Maiyama, dans l’État de Kebbi. En raison des retards de développement causés par cette maladie, elle ne peut toujours pas marcher. 

Des milliers d’enfants sont ainsi pris en charge par les équipes de MSF dans le nord du Nigeria. Pendant plusieurs jours – parfois jusqu’à plusieurs semaines – ils reçoivent un traitement visant à les stabiliser, à traiter les complications médicales et à favoriser une prise de poids rapide. La plupart d’entre eux se rétablissent, mais si les problèmes de développement ne sont pas rapidement traités, les dommages peuvent être irréversibles. 

C’est pour contrer ces effets à long-terme que MSF a mis en place deux nouvelles approches de soin.

La première consiste à restaurer le mouvement. Avec le soutien de la Fondation MSF, nos équipes ont récemment lancé des programmes de physiothérapie pédiatrique dans les États de Kano et de Katsina, dans le nord-ouest du pays. Ces séances comprennent des exercices guidés, une thérapie basée sur le jeu et une formation pour les proches de l’enfant afin de continuer ces exercices à la maison. Fatima Abdulmajid, physiothérapeute MSF à Kano, explique : « Quand je suis arrivée, j’ai été choquée par la gravité des retards moteurs. En voyant les progrès des enfants semaine après semaine grâce à la stimulation motrice, je suis fière du travail que nous accomplissons. »

Les premiers résultats sont en effet très prometteurs. Les enfants ont retrouvé une partie de leurs fonctions motrices et franchi des étapes clés de leur développement. C’est le cas pour Usman Aliyu, 13 mois, qui a été traité pour malnutrition à l’hôpital Unguwa Uku de Kano avant de participer à des séances de physiothérapie. « Avant qu’Usman ne tombe malade, il pouvait ramper et se tenir debout. Mais il a perdu ces capacités à cause de la maladie », explique Aisha Aliyu, sa mère. « Les séances de kinésithérapie lui ont appris à se remettre debout et il fait maintenant des pas vers la marche. »

La seconde approche concerne la santé mentale sur laquelle la malnutrition a un fort impact. Les enfants sont plus susceptibles de développer de l’anxiété et de la dépression et leurs parents se sentent souvent impuissants et dépassés. Un soutien psychosocial a ainsi été mis en place par les équipes MSF dans plusieurs de ses projets de lutte contre la malnutrition dans les États de Zamfara, Bauchi, Sokoto, Borno, Kebbi, Kano et Katsina. 

« C’est une chose de traiter l’enfant médicalement, et c’en est une autre d’évaluer quels domaines du développement ont été affectés émotionnellement », explique Kauna Hope Bako, superviseur de la santé mentale de MSF à Bauchi. 

Les services comprennent la thérapie par le jeu, le conseil et l’éducation des soignants pour aider les familles à gérer les problèmes émotionnels et comportementaux.

L’intégration de la physiothérapie et du soutien à la santé mentale dans le traitement de la malnutrition marque une étape cruciale vers des soins pluridisciplinaires qui vont au-delà de la simple survie de l’enfant et prennent en compte la qualité de sa vie future.

La malnutrition est une urgence de santé publique au Nigeria. Selon l’UNICEF, trois millions d’enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère au Nigeria – contre 2,6 millions en 2024. Parmi eux,1,65 million se trouvent dans six États du Nord touchés par le conflit en cours au Nigeria. La crise persistante de la malnutrition dans le nord du Nigeria est due à une série de facteurs tels que l’inflation, l’insécurité alimentaire, l’insuffisance des infrastructures de soins de santé, les problèmes de sécurité persistants et les épidémies aggravées par une faible couverture vaccinale. En 2025, MSF a augmenté la capacité des lits d’hospitalisation, développé les centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires et recruté davantage de personnel. Les équipes ont renforcé également les activités de promotion de la santé dans plusieurs communautés, notamment l’éducation sur la manière de prévenir, de détecter et de traiter la malnutrition.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

République Démocratique du Congo – Épargner pour changer une vie : comment les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), transforment les communautés rurales au Tanganyika

Source: Africa Press Organisation – French

Dans les villages de Nyunzu et Kabalo, quelque chose de profond est en train de changer. Ce ne sont pas seulement des réunions d’épargne – ce sont des moments de transformation. Portées par les AVEC, des femmes et des hommes redessinent les contours de leur avenir.

Dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire, les conflits et la vulnérabilité économique, la résilience des communautés rurales en République démocratique du Congo (RDC) est plus que jamais une priorité. La FAO mise sur les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) comme levier de transformation sociale et économique, notamment dans la province du Tanganyika. Ce système d’épargne et de crédit, avec des taux d’intérêts réduits, propulsé par la FAO depuis plusieurs années, aide les communautés à créer ou mener des activités génératrices de revenu qui contribuent à renforcer leur autonomie financière.

Soutenues par la FAO, en partenariat avec le PAM dans le cadre du programme conjoint de résilience financé par la Norvège et la Suède, les AVEC permettent aux populations rurales de constituer une épargne collective et d’accéder à de petits crédits pour financer des activités génératrices de revenus. À ce jour, 350 AVEC ont été mises en place, regroupant 8 585 membres, dont près de 58 % de femmes. Au-delà de la finance solidaire, ces associations se sont révélées être un puissant moteur d’autonomisation économique, de cohésion sociale et de résilience communautaire. Généralement, elles se réunissent une à deux fois par semaine, pour apporter leur cotisation. L’engouement est perceptible et dans un contexte post-conflit, à la suite des affrontements intercommunautaires, cette mobilisation renforce la cohésion sociale au sein des AVEC.

Sidonia Kungwa Lupiya, présidente de l’AVEC Neema wa Mungu de Nyunzu, en témoigne : “ Quand j’ai intégré notre association j’étais ignorante. Aujourd’hui je sais comment épargner et prendre des crédits. Nous avons été formés sur le fonctionnement de l’AVEC et le crédit nous aide beaucoup dans notre groupe de développement et nous épargnons 1000 FC par personne que nous versons dans notre caisse“. Sidonia a pu lancer une activité de vente de poisson séché au marché local et entamer les travaux de construction de sa maison. Mais au-delà des gains économiques, elle souligne aussi l’impact social du groupe : discipline, transparence, gestion rigoureuse, entraide et dialogue entre communautés, y compris avec les Twa, autrefois marginalisés.

La mise en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) accroît l’autonomie économique et les revenus des adhérents.

Les AVEC, au cœur de l’autonomisation économique des femmes

Jolie Mukombwe Amunazo, membre de l’AVEC Maendeleo, partage une transformation personnelle remarquable. Réservée et timide à son arrivée, elle est aujourd’hui une femme confiante, capable de s’exprimer devant un groupe : “personnellement, depuis mon adhésion à l’AVEC, je peux affirmer que j’ai gagné en attention, en confiance, en épanouissement. A travers ma participation, j’ai réussi à vaincre ma timidité, je deviens de plus en plus audacieuse et dynamique. Il m’était difficile de lever pour m’exprimer devant un public, mais désormais, grâce à l’AVEC, c’est faisable”. 

Grâce à une formation en entrepreneuriat et en gestion d’AGR (activités génératrices de revenus), Jolie a contracté un premier prêt de 28 500 FC (environ 10 USD) pour démarrer une petite unité de production de savon. Elle vend chaque semaine entre 25 et 30 barres de savon, dégageant un bénéfice hebdomadaire de près de 70 000 FC, soit environ 25 USD. Ce revenu lui permet non seulement de subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi de planifier l’avenir avec plus de sérénité.

Les exemples se multiplient : production de beignets, vente de poisson, commerce de pagnes, fabrication de pain, petit élevage. Toutes ces activités ont vu le jour grâce aux prêts accordés par les AVEC. Et avec elles, une fierté nouvelle émerge, en particulier chez les femmes, qui ne dépendent plus de leurs maris pour faire face aux dépenses du ménage, et peuvent désormais scolariser leurs enfants, assurer la nourriture quotidienne et investir dans leur foyer. Pour beaucoup, cette autonomie redonne sens à leur place dans la société.

Leurs activités font vivre les villages et leur réussite est la preuve que les producteurs du Tanganyika, peuvent améliorer leurs conditions de vie et faire preuve de résilience lorsqu’ils ont accès aux ressources adaptées.

Un modèle qui fait la différence

Ce modèle fonctionne, et il change des vies. Aboubakar Bulaya Dieudonné, autre membre actif de l’AVEC Neema, raconte comment son engagement dans le groupe a permis de stabiliser son foyer. « Grâce à mes activités, j’ai résolu le problème alimentaire dans ma famille et j’ai pu scolariser mes enfants. Trois d’entre eux ont obtenu leur diplôme d’État secondaire », affirme-t-il avec fierté. Comme lui, des centaines de familles ont trouvé dans les AVEC un levier de stabilité durable.

“Grâce au même projet, nous avons également appris à économiser les fruits de vente de nos productions et à mieux les gérer à travers l’AVEC. Nous avons également appris à solliciter des prêts financiers à la caisse communautaire afin de réaliser des activités génératrices de revenus ”complète Aboubakar.

La portée de ces résultats est tangible. Collectivement les membres des AVEC ont pu épargner plus de 152,000 USD. Environ 98% d’entre eux ont accédé à des crédits totalisant plus de 105 000 USD, dont a peu près de 35 000 USD à Nyunzu et 70 000$ à Kabalo pour réaliser des activités génératrices de revenus. En moyenne, chaque ménage impliqué tire désormais un revenu hebdomadaire de 21,56 USD, soit une hausse de 35,3 % par rapport à 2023, et de 100 % en comparaison à l’année 2022. Cela a favorisé l’émancipation et l’amélioration des conditions d’existence pour un grand nombre de ménages affiliés aux AVEC.

Mais au-delà de l’impact économique, les AVEC jouent un rôle essentiel dans le processus de paix. Dans une région marquée par les affrontements passés entre communautés Twa et Bantu, ces associations deviennent des espaces de dialogue, de reconstruction du lien social et de valorisation des savoir-faire locaux. En favorisant l’inclusion, la transparence et l’engagement collectif, elles participent activement à renforcer la cohésion dans des zones encore fragiles.

L’expérience du Tanganyika prouve qu’avec des ressources adaptées, des formations ciblées et un accompagnement de proximité, les populations rurales sont non seulement capables de résister aux chocs, mais aussi de bâtir un développement inclusif et durable. Grâce aux efforts conjoints de la FAO, de la Norvège et de la Suède, les villages autrefois vulnérables deviennent peu à peu les acteurs de leur propre transformation.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO): Regional Office for Africa.

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Nigeria : à Jahun, Médecins sans frontières (MSF) soutient les femmes victimes de fistules dans leur parcours de reconstruction

Source: Africa Press Organisation – French


A l’hôpital général de Jahun, dans le nord du Nigeria, les équipes de Médecins Sans Frontières offrent des soins en chirurgie réparatrice, santé mentale, et rééducation à des femmes atteintes de fistules obstétricales. Les séquelles de la fiscule sont humiliantes et handicapantes pour les femmes et entraînent le plus souvent leur exclusion de la communauté.  Environ 300 femmes bénéficient chaque année de ces services.

Le service de 55 lits dédié aux femmes victimes de fistules au sein de l’hôpital général de Jahun soutenu par MSF est un lieu de répit, pendant les deux à trois mois que durent l’hospitalisation, où se tissent des liens forts de solidarité et de sororité.

« Le service de prise en charge des fistules est un lieu agréable où les femmes peuvent parler de ce qu’elles traversent. Parce qu’elles ont vécu les mêmes difficultés, il se forme entre elles une relation particulière. Ensemble, elles font de leur mieux pour survivre à leurs blessures. C’est un lieu où l’on peut voir beaucoup d’espoir » explique Clémence Chbat.

Conséquence de ces accouchements traumatiques, les fistules consistent en une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum. Elles créent une incontinence permanente et handicapent lourdement les patientes, elles peuvent également provoquer des complications postérieures telles que des infections ou l’infertilité. L’incontinence permanente qu’elles provoquent chez les femmes est souvent le prétexte à leur stigmatisation, à l’exclusion de leurs communautés ou au divorce de leurs maris, et peut être à l’origine de troubles psychiques tels que des dépressions.

Chaque patiente peut nécessiter d’une ou plusieurs interventions de chirurgie réparatrice pour résorber la fistule. Depuis 2024, la Fondation MSF est venue compléter cette offre de soin par la mise en place d’une activité de rééducation en santé des femmes et la formation de physiothérapeutes locaux. « La rééducation permet aux femmes de retrouver le contrôle de leurs fonctions corporelles, la capacité de contrôler leurs urines et leurs selles et par conséquent leur dignité. C’est une étape essentielle vers la guérison », explique Elizabeth Braga, physiothérapeute de la Fondation MSF. 

Une fois par semaine, les résidentes organisent également les « mercredis joyeux ». Ce sont des journées durant lesquelles elles réalisent des travaux manuels, confectionnent des bijoux ou des chapeaux, organisent des chants ou des matchs de basketball, s’apprêtent et se parfument ; autant de façons différentes de se sentir de nouveau fortes et autonomes.

Les efforts à entreprendre pour éradiquer les fistules sont autant individuels que structurels.

Les fistules obstétricales sont l’une des séquelles les plus graves d’accouchements longs et compliqués sans accès aux soins. Ils peuvent durer jusqu’à cinq jours et, dans 90% des cas, les femmes accouchent de bébés morts-nés. « On ne voit pas de fistules dans les pays occidentaux parce qu’il y a un accès à la césarienne ou aux ventouses, mais là le bébé reste coincé pendant plusieurs jours. La compression prolongée de sa tête sur le bassin de la femme crée une nécrose qui est à l’origine de la fistule », explique Clémence Chbat, référente médicale pour la santé des femmes à MSF. 

Les accouchements avec complication se produisent souvent lorsque le bassin de la femme ou de la fille est trop petit pour laisser passer le bébé. Cela peut se produire en cas de grossesse précoce, avant 15 ans environ, ou lorsque la femme qui accouche a souffert de malnutrition et donc de retard de croissance dans l’enfance.

« Il faut d’abord sensibiliser les personnes concernées, principalement les femmes qui sont sur le point d’accoucher mais aussi leurs maris, les belles-mères, les accoucheuses ou encore les chefs religieux à la question des accouchements sécurisés et à la nécessité d’accéder rapidement aux soins en cas de complications, au plus tard après 24h de travail. On conseille également d’avoir mis de côté, en avance, la somme nécessaire pour payer le transport jusqu’à l’hôpital le plus proche, car cela reste malheureusement un frein réel pour de nombreuses femmes », explique Clémence Chbat.

Au-delà des actions individuelles, la lutte pour l’éradication de cette pathologie doit passer par l’accès des femmes à des structures de santé et des professionnels formés et ce durant leur grossesse et leur accouchement. Cela ne peut exister sans une volonté politique, un engagement des communautés et un investissement durable dans la santé des femmes.

En plus de la gestion du service de prise en charge des femmes victimes de fistules, MSF soutient depuis 2008 la maternité au sein de l’Hôpital général de Jahun et quatre maternités situées dans des plus petites structures dans les localités d’Aujara, Miga, Taura et Jahun. Chaque année, environ 20 000 accouchements y ont lieu.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

À Mékro, dans le centre de la Côte d’Ivoire, l’agriculture durable donne de l’espoir à toute une communauté

Source: Africa Press Organisation – French

Le jour se lève à Mékro, à quelque 300 kilomètres d’Abidjan, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Les premiers rayons du soleil annoncent une chaude journée dans cette région réputée pour être une zone aux températures extrêmes. Tandis que certaines femmes reviennent du marigot pour alimenter en eau les ruches familiales, d’autres, munies de balais confectionnés à base de feuilles de palmier, tentent de restaurer la propreté des concessions mise à mal par les feuillages des arbres et les restes du repas de la veille.

Plus loin, les animaux domestiques sortant progressivement de leurs enclos, se mêlent à cette dynamique qui restitue à Mékro sa vitalité quotidienne. Dans cette zone de grande production de cultures vivrières, l’igname, le riz et le manioc sont produits en abondance. Malgré son riche potentiel agricole, Mékro est restée longtemps dans l’ombre, contrairement à d’autres localités. Les paysans, livrés à eux-mêmes, utilisaient des méthodes agricoles anciennes, ce qui limitait leurs rendements et condamnait la population à une précarité chronique. 

Ce matin-là, Koffi Kouakou Charles dit « KKC », sous le regard admiratif de ses sept enfants, aiguise une machette, l’outil rudimentaire qu’il utilise pour défricher son champ. Le trentenaire enfourche sa bicyclette en direction d’Abokouassikro, à cinq kilomètres de là, où se trouve son champ d’igname qu’il travaille depuis plusieurs années.

Jadis, Koffi cultivait l’igname « Kouba », une variété populaire dans la localité. Avec les techniques rudimentaires apprises et transmises par ses ascendants, ses rendements n’ont pas été à la hauteur de ses efforts, explique-t-il, lorsqu’il fait un retour en arrière. « Franchement, le travail était fatiguant. En plus nous utilisions les techniques à l’ancienne. Malgré les efforts fournis, les récoltes étaient faibles. C’était pénible, vraiment », soupire Koffi.

De l’espoir retrouvé

Comme pour ne pas arranger les choses, au cours du premier semestre de l’année 2024, une épidémie dite de la « peste des petits ruminants » s’est abattue sur le village et a emporté son cheptel de poulets et de chèvres. Privé de cette autre ressource, Koffi s’est tourné vers le Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF) (https://apo-opa.co/40ujK40) pour retrouver de l’espoir.

Mis en place par le gouvernement ivoirien, le projet est financé par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) (https://apo-opa.co/4lEIa36), et le Fonds africain de développement (https://apo-opa.co/4o1986y), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement. Son objectif est de contribuer, d’une part, à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et, d’autre part, à la résilience aux effets du changement climatique des petits exploitants, des femmes et des jeunes dans la région du N’Zi.

Le projet développe trois spéculations agricoles : l’igname, le manioc, les cultures maraîchères, et la volaille traditionnelle, et vise à améliorer les conditions de vie de 60 000 personnes vulnérables, dont 50 % de femmes et 35 % de jeunes.

Au « Champ école paysan », l’une des initiatives du projet, Koffi et ses camarades, bénéficiaires du projet, ont été initiés à des techniques agroécologiques de production et de conservation de l’igname. Grâce à cette formation, Koffi a tourné le dos à l’igname « Kouba » et aux anciennes pratiques de production, au profit de nouvelles variétés « Anader » et « Cameroun » (encore appelées « R3 » et « C15 »), plus résistantes au climat et plus productives. 

Un rendement du simple au double

Dès la première récolte, en décembre 2024, le rendement du champ de Koffi a doublé, passant de deux à quatre tonnes sur la même superficie. Prévoyant, l’agriculteur a réservé trois quarts de sa production à la consommation de sa famille et aux semences de la campagne suivante. L’autre partie, représentant un quart de sa récolte, a été vendue au marché de Mékro, générant un revenu de 125 000 francs CFA (environ 250 dollars américains), une aubaine dans cette localité.

« Avant, je ne pensais qu’à survivre. Aujourd’hui, grâce à ce projet, je peux assurer l’avenir de mes enfants et même agrandir ma parcelle », se projette-t-il, enthousiaste. Koffi veut désormais passer à la vitesse supérieure et devenir l’un des plus grands producteurs d’igname de la région. L’idée de mécaniser ses activités agricoles lui donne des ailes : « Je songe à acheter une machine à buttes et un semoir pour faciliter le travail au champ et produire beaucoup plus d’igname », dit-il avec confiance.

« Le Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes est un outil puissant pour réduire la vulnérabilité économique des ménages et améliorer plus largement leur résilience aux chocs économique et environnementaux », explique Ceserd Waba Akpaud, le coordonnateur du projet.

« Le PREMOPEF illustre notre engagement à transformer les communautés rurales à travers des solutions durables, axées sur les besoins réels des petits producteurs. À travers des approches innovantes, nous mettons l’agriculture au cœur du développement inclusif », a souligné le coordonnateur du projet GAFSP à la Banque africaine de développement, Philip Boahen.

Dans la perspective de l’augmentation de sa production, Koffi entrevoit également un stockage à grande échelle dans un magasin pour réduire les pertes post-récolte. En outre, il se projette dans la dynamique de la diversification de ses activités. Tirant les leçons de la destruction de son cheptel par la peste des petits ruminants, qu’il attribue au manque de formation, Koffi envisage de relancer son activité avicole avec des méthodes plus sûres.  Pour ce faire, il compte suivre une formation qualifiante aux techniques d’élevage.

« C’est aussi l’occasion pour moi de combler mon déficit de connaissances du fait d’avoir arrêté trop tôt l’école », assure-t-il-, résolu à surpasser ce qui était jadis un handicap.

Grâce aux connaissances et à l’impact positif du projet dans la vie des bénéficiaires comme Koffi, un nouvel avenir se dessine pour les habitants de Mékro et de l’économie de la région du N’Zi tout entière.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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