Journée mondiale des compétences des jeunes : Pour Jenny Ambukiyenyi Onya, Intelligence Artificielle (IA) est un formidable outil pour transformer le bétail des éleveuses africaines en source de financement

Source: Africa Press Organisation – French

Un chemin de terre au Kenya. Une chaleur lourde pèse sur la savane environnante. Un agent de crédit s’approche d’un troupeau de bœufs, et dégaine un smartphone de sa poche. Aux côtés de la propriétaire, une femme au regard fier et méfiant, il photographie un mufle. À des centaines de kilomètres de là, un algorithme d’intelligence artificielle vient de transformer cet animal en un actif bancaire.

Cette scène illustre la révolution silencieuse menée par Jenny Ambukiyenyi Onya. Cette jeune ingénieure congolaise a décidé de s’attaquer à un paradoxe qui bloque des millions de femmes vivant en zones rurales dans la précarité. Le défi est à une échelle vertigineuse. L’Afrique subsaharienne compte environ 200 millions de petits exploitants agricoles, dont une part importante pratique l’élevage. Les femmes représentent jusqu’à 60 % d’entre eux, une force économique de 80 à 120 millions d’éleveuses rurales.

Cependant, cette force est quasi invisible aux yeux du système financier. Des études menées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) montrent que les femmes ne reçoivent que 10 % des crédits destinés aux petits exploitants et à peine 1 % des crédits agricoles. Résultat ? Une écrasante majorité, estimée entre 70 et 115 millions d’entre elles, sont de fait exclues du système formel.

Leur richesse : leur troupeau, est leur compte d’épargne. Mais sans un moyen fiable de documenter leur cheptel, comment prouver la possession de dix vaches ? Les méthodes traditionnelles, comme les boucles auriculaires, sont fragiles et faciles à falsifier, rendant toute vérification par un banquier quasi impossible et transformant l’actif le plus précieux d’une femme en une garantie invalide.

« C’est en croisant ces deux réalités, à savoir un besoin de fiabilité sur le terrain et une capacité technique en interne, que l’idée a émergé : pourquoi ne pas appliquer l’IA à la reconnaissance des actifs comme le bétail ? », explique Jenny.

Sa solution, Halisi Livestock, fonctionne comme la reconnaissance faciale pour les humains. « Avec un simple smartphone, un agent de crédit peut prendre une photo du visage d’une vache, détaille-t-elle. Grâce à des algorithmes de reconnaissance biométrique, notre IA analyse les traits uniques de chaque animal et génère une identité numérique infalsifiable ».

C’est ici que les points se connectent pour déverrouiller l’accès au financement. D’abord, cette identité numérique donne à l’éleveuse un moyen légitime et incontestable de recenser et de valoriser son troupeau. Puis, cet inventaire numérique devient une preuve de possession irréfutable, transformant un actif mouvant en une garantie tangible. En d’autres termes, le troupeau devient une garantie fiable. Enfin, cette preuve de garantie, vérifiable à distance, donne le confort nécessaire aux institutions financières pour débloquer des financements.

« Pour une institution financière, ce n’est plus une estimation approximative, mais une donnée concrète et fiable. On ne parle plus d’un profil « informel », mais d’un actif numérique enregistré, vérifié et intégré dans un portefeuille structuré », résume Jenny. La confiance, bâtie sur les données, ouvre enfin les portes du crédit.

Le passage d’une innovation prometteuse à une solution à grande échelle a été réalisé grâce au programme « Enhancing Women Entrepreneurship for Africa », soutenu par AFAWA (https://apo-opa.co/4nKHta9), l’initiative de la Banque africaine de développement pour le financement en faveur des femmes en Afrique. « Notre intégration au programme a marqué un tournant dans notre parcours, reconnaît Jenny. Ce soutien nous a permis de bénéficier d’un accompagnement stratégique pour renforcer notre vision et surtout pour affiner notre produit afin d’atteindre une meilleure adéquation entre le produit et le marché ». Grâce à cet accompagnement, l’entreprise Neotex.ai qu’elle a créée, a déployé ses services dans de nouvelles zones rurales au Kenya, enregistrant plus de 1 250 têtes de bétail et prouvant la viabilité de son modèle.

Au-delà du crédit, la vision de Jenny Ambukiyenyi Onya est de redéfinir la place du monde rural dans l’économie africaine. Selon elle, la technologie rend le secteur de l’élevage « visible, mesurable, modélisable » pour les investisseurs et les décideurs politiques.

Son message est double. Aux institutions financières, elle lance une invitation : il est temps d’investir « dans des économies locales à fort potentiel, souvent portées par des femmes ». Aux jeunes Africaines qui rêvent d’innover, elle offre son parcours comme une preuve. « Osez créer. Même dans les secteurs où l’on ne vous attend pas. Si je peux bâtir des solutions de rupture à partir d’un téléphone portable et d’un troupeau de vaches, vous pouvez, vous aussi, réinventer ce que personne n’a encore osé imaginer. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Note de la rédaction :
Le 15 juillet 2025 marque le 10e anniversaire de la Journée mondiale des compétences des jeunes des Nations unies. Le thème de cette année porte sur l’autonomisation des jeunes grâce à l’intelligence artificielle et aux compétences numériques.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Bunia : Désinformation et cohésion sociale, les jeunes en première ligne

Source: Africa Press Organisation – French


Ils sont 33, dont 18 jeunes filles, à avoir pris part à un atelier de renforcement des capacités organisé à l’école publique Diangenda, en partenariat avec la MONUSCO. Réunis à l’initiative de l’Union des Jeunes Engagés pour la Reconstruction du Congo (UJERCO), ces jeunes issus du quartier Lembabo, à Bunia, ont été sensibilisés à un fléau qui mine la cohésion sociale : la désinformation.

Du 14 au 16 juillet 2025, les échanges ont porté sur « le rôle des jeunes dans la construction de la paix », avec un accent particulier mis sur les effets délétères des fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Dans un contexte marqué par les tensions communautaires et les conflits armés en Ituri, cette activité vise à responsabiliser les jeunes face à leur usage du numérique.

Un fléau mondial, une menace locale

La désinformation, souvent amplifiée par les nouvelles technologies, représente une menace directe pour la paix. En Ituri, des rumeurs infondées ont déjà provoqué violences, fractures sociales et défiance envers les institutions. Sensibilisés au fonctionnement de ce phénomène, les jeunes ont appris à repérer les contenus douteux, vérifier les sources et adopter une posture critique avant de partager toute information.

« La jeunesse actuelle est particulièrement exposée aux manipulations. La désinformation peut conduire à la violence ou à des dérives comportementales. Il était donc urgent de leur en parler et de leur donner des outils pour s’en protéger », a expliqué Emmanuel Unen Can, coordonnateur de l’UJERCO.

Un engagement concret pour la paix

À l’issue de la première journée, les participants se sont engagés à relayer ce qu’ils ont appris auprès d’au moins dix personnes de leur entourage. Cette approche vise un effet multiplicateur dans les quartiers de Bunia. En adoptant un comportement plus responsable en ligne, ces jeunes deviennent des relais essentiels dans la lutte contre la propagation de fausses informations.

« Si chacun d’eux sensibilise ne serait-ce que dix ou quinze autres jeunes, cela peut réellement faire bouger les lignes », a ajouté Emmanuel Unen Can.

Un signal fort porté par les communautés

Cette activité s’inscrit dans une campagne plus large menée par la MONUSCO et ses partenaires. Le samedi précédent, une rencontre similaire avait réuni 130 jeunes musulmans, dont 80 femmes et filles, à la mosquée de la cité de Bunia. L’imam Tchomba, président de l’Union des Jeunes Musulmans pour le Développement en Ituri, s’en est félicité :
« Cette campagne nous aide à transmettre un message de paix, de vérité, et à mieux faire connaître les valeurs de l’islam. »

Adjati Saidabi Waga, conseillère provinciale en charge des femmes musulmanes, a, de son côté, salué l’initiative :
« Nous devons encourager les mamans à faire preuve de vigilance. Le partage d’informations non vérifiées peut causer beaucoup de tort. Grâce à cette sensibilisation, nous savons désormais qu’il faut prendre le temps de vérifier avant de diffuser quoi que ce soit. »

Construire un avenir en paix

En contribuant à une culture de l’information responsable, ces jeunes jouent un rôle clé dans la consolidation de la paix. L’atelier organisé à Bunia constitue une étape importante dans la mobilisation citoyenne en faveur de la vérité, de la responsabilité et du vivre-ensemble.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Marquer la Journée Internationale de la Femme 2025 : Sénatrice Dr. Rasha Kelej et les Premières Dames d’Afrique renforcent l’autonomisation des femmes et des filles grâce à l’éducation et aux soins de santé

Source: Africa Press Organisation – French

La Fondation Merck (www.Merck-Foundation.com), la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, en collaboration avec les Premières Dames d’Afrique qui sont également leurs Ambassadrices, les Ministères de la Santé, de l’Éducation, de la Communication et du Genre, marquent la « Journée Internationale de la Femme 2025 », grâce à leurs programmes de développement à impact, poursuivant leur héritage de 13 ans d’autonomisation des femmes et des filles.

Sénatrice Dr. Rasha Kelej, CEO de la Fondation Merck et l’Une des Femmes Africaines les Plus Influentes pendant six années consécutives (2019-2024), a déclaré : « Joyeuse Journée Internationale de la Femme à toutes les femmes et filles remarquables du monde entier !

L’autonomisation des filles et des femmes est au cœur de toutes nos initiatives et de tous nos programmes à la Fondation Merck. Je reconnais l’immense potentiel des femmes à s’épanouir, à réussir et à exceller dans tous les domaines qu’elles choisissent, mais elles manquent souvent d’un environnement propice pour réaliser pleinement leurs capacités, en particulier dans les communautés mal desservies.

C’est pourquoi, avec nos Ambassadrices, les Premières Dames d’Afrique, nous marquons chaque jour depuis 13 ans la Journée Internationale de la Femme par le biais de nos programmes et initiatives de développement tels que « Plus Qu’une Mère », « Renforcement des Capacités de la Fondation Merck », « Éduquer Linda » et « Program STIM ».

Le Programme « Plus Qu’une Mère » de la Fondation Merck est un mouvement fort qui vise à autonomiser les femmes infertiles et sans enfant grâce à l’accès à l’information, à l’éducation et à un changement de mentalité.

« Je suis ravie d’annoncer que sur les 2 282 bourses attribuées dans 52 pays dans 44 spécialités cruciales et mal desservies, 1 046 bourses, soit près de 50 %, ont été accordées à des femmes diplômées en médecine, leur permettant ainsi de devenir de futures expertes et dirigeantes dans le domaine des soins de santé.

Je suis particulièrement fière que nous ayons accordé plus de 680 bourses à de jeunes médecins, qui se consacrent à l’amélioration de la santé des femmes en renforçant les capacités de soins en matière de reproduction, de santé sexuelle et de fertilité. »

La CEO de la Fondation Merck est convaincue que l’éducation est l’un des domaines les plus importants de l’autonomisation des femmes.

« Je suis heureuse de partager avec vous que grâce à notre programme « Éduquer Linda », avec mes chères sœurs, nos Ambassadrices, nous contribuons à l’avenir de plus de 700 filles en leur offrant des bourses pour poursuivre leurs études et en fournissant des fournitures scolaires essentielles à des milliers d’écolières dans de nombreux pays africains tels que le Botswana, Burundi, Malawi, Gambie, Nigeria, Zambie, Zimbabwe, Ghana, Namibie, République Démocratique du Congo, Cabo Verde et bien d’autres encore.

En outre, notre campagne de sensibilisation a bénéficié à des milliers de filles grâce à de nombreuses initiatives telles que la publication de chansons inspirantes, de livres d’histoires pour enfants, de films d’animation, de programmes télévisés et de prix pour les meilleurs médias, chansons, films et dessins de mode, tous destinés à promouvoir l’éducation des filles aujourd’hui pour l’autonomisation des femmes demain », a souligné la Sénatrice Rasha Kelej.

La Fondation Merck soutient également activement les femmes dans le domaine des sciences et de la technologie par le biais de son programme STIM et des prix annuels du Sommet de Recherche en Afrique de la Fondation Merck (MARS) qui reconnaissent et célèbrent les meilleures chercheuses africaines et les meilleurs jeunes chercheurs africains, encourageant ainsi l’excellence en matière de recherche.

« Notre objectif est d’autonomiser les femmes et les jeunes chercheurs africains, de renforcer leurs capacités de recherche et de promouvoir leurs contributions aux STIM », a souligné le Dr. Kelej.

Regardez les épisodes du programme télévisé « Notre Afrique par la Fondation Merck » sur le soutien à l’éducation des filles :

Épisode 2: https://apo-opa.co/4mfjkXN

Épisode 11: https://apo-opa.co/46OtJ7Y

Épisode 14: https://apo-opa.co/4eOnPpH

Écoutez la chanson de la Fondation Merck sur le soutien à l’éducation des filles ici :

  1. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Girl Can », interprétée par deux chanteurs célèbres, Irene et Cwezi, respectivement du Liberia et du Ghana : https://apo-opa.co/4eWbPm8
  2. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Like Them », interprétée par Kenneth, un célèbre chanteur ougandais : https://apo-opa.co/4lo4Wfy
  3. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Take me to School », interprétée par Wezi, chanteur afro-soul de Zambie, pour soutenir l’éducation des filles : https://apo-opa.co/4ePQxWU
  4. Regardez, partagez et abonnez la chanson portugaise « Tu Podes Sim », qui signifie « Oui, Tu Peux » en français, interprétée par Blaze et Tamyris Moiane, chanteurs mozambicains, en anglais ici : https://apo-opa.co/46GXwPY 
  5. Regardez, partagez et abonnez-vous à la chanson « Brighter day » de Sean K et Cwesi Oteng, respectivement de Namibie et du Ghana : https://apo-opa.co/3GInicb

Regardez les films d’animation de la Fondation Merck pour soutenir l’éducation des filles :

Une Balade vers le Futur : https://apo-opa.co/4lRcDdZ

Le Secours de Jackeline : https://apo-opa.co/3Gqi1pF

Lisez le livre d’histoires de la Fondation Merck qui aborde l’importance de l’éducation des filles :

  1. Pour lire le livre d’histoire « Éduquer Linda », veuillez consulter : https://apo-opa.co/46tUZJ9
  1. Pour lire le livre d’histoires « Le Secours de Jackeline », rendez-vous sur : https://apo-opa.co/44ulKeY
  1. Pour lire le livre d’histoires « Une Balade vers le Futur », veuillez consulter le site : https://apo-opa.co/3Io25ox
  1. Pour lire le livre d’histoires « Pas Qui Vous êtes », veuillez consulter le site : https://apo-opa.co/4lCn71q

Distribué par APO Group pour Merck Foundation.

Contact :
Mehak Handa
Responsable du programme de sensibilisation communautaire
Téléphone : +91 9310087613/ +91 9319606669
E-mail : mehak.handa@external.merckgroup.com

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À propos de la Fondation Merck : 
La Fondation Merck, créée en 2017, est la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, vise à améliorer la santé et le bien-être des populations et à faire progresser leur vie grâce à la science et à la technologie. Nos efforts sont principalement axés sur l’amélioration de l’accès à des solutions de soins de santé de qualité et équitables dans les communautés mal desservies, à renforcer les capacités de recherche sur les soins de santé et la recherche scientifique, l’autonomisation des filles à travers l’éducation et l’autonomisation des personnes en STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Tous les communiqués de presse de la Fondation Merck sont distribués par e-mail en même temps qu’ils deviennent disponibles sur le site Web de la Fondation Merck. Veuillez visiter www.Merck-Foundation.com pour en savoir plus. Pour en savoir plus, contactez nos réseaux sociaux de la Fondation Merck : Facebook (https://apo-opa.co/4lZ2dt8), X (https://apo-opa.co/44O0H5M), Instagram (https://apo-opa.co/466ZGIB), YouTube (https://apo-opa.co/4lFl8sQ), Threads (https://apo-opa.co/4lXSrqZ) et Flickr (https://apo-opa.co/4f9GJaN).

La Fondation Merck se consacre à l’amélioration des résultats sociaux et sanitaires pour les communautés dans le besoin. Bien qu’elle collabore avec divers partenaires, y compris des gouvernements, pour atteindre ses objectifs humanitaires, la fondation reste strictement neutre sur le plan politique. Elle ne s’engage pas et ne soutient pas d’activités, d’élections ou de régimes politiques, se focalise uniquement sur sa mission d’élever l’humanité et d’améliorer le bien-être tout en maintenant une position strictement apolitique dans toutes ses activités.

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63 nouveaux magistrats pour les juridictions de la République centrafricaine (RCA)

Source: Africa Press Organisation – French


Le système judiciaire centrafricain s’agrandit de 63 magistrats, dont trois femmes, après leur prestation de serment le 11 juillet 2025 à Bangui. Ils sont ainsi intégrés dans le corps de la magistrature de l’ordre judiciaire et affectés à divers postes comme président de tribunal, procureur de la République ou juge d’instruction dans différentes zones de juridictions de la RCA.

 Les 63 nouveaux magistrats se sont engagés à exercer leurs missions en toute impartialité, indépendance et intégrité, dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des principes fondamentaux des droits de l’homme. Ils ont désormais le devoir de dire le droit, protéger les libertés, défendre les plus vulnérables et garantir la paix sociale afin de faire triompher la justice. Parmi eux, 59 ont été formés à l’École nationale de la magistrature de Bangui, avec un appui multiforme de la MINUSCA.

Comme le souligne Jocelyn Ngoumbango Koeto, de la section des affaires judiciaires de la MINUSCA, la contribution de la MINUSCA va au-delà de l’appui à la formation initiales des magistrats. « Des salles ont été construites par la MINUSCA, et après la formation, la Mission a appuyé l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités qui a permis un échange d’expérience entre ces nouveaux magistrats qui viennent de sortir avec les anciens. La restauration de l’autorité de l’État demande que ces acteurs judiciaires réintègrent leur poste d’affectation. Pour ce faire, la MINUSCA leur apporte un appui logistique, notamment aérien, tout au long de l’année, pour permettre à ces autorités judiciaires de regagner leur poste ou de revenir à Bangui », a-t-il dit.

Marilac Lydie Magna, qui a prêté serment ce jour, promet de veiller à l’application de la loi. « Je suis à Bangui comme 3e substitut spécialisé en matière de la protection des mineurs. Je suis là pour protéger les mineurs en conflit avec la loi, parce que le respect de la loi résume tout », a-t-elle affirmé.

Pour Hermann Bindoumi, l’un des récipiendaires, le magistrat est appelé à garantir la paix sociale et le développement économique. « Nous pouvons confirmer ici que tout ce qui concerne la liberté, la vie, l’économie, pour ne pas dire les intérêts des personnes, ainsi que des personnes morales, sont à la portée de ces magistrats qui seront autorisés à veiller à l’application de la loi », a-t-il dit.

La prestation de serment constitue non seulement une exigence légale qui marque le point de départ de la carrière des magistrats, mais aussi un symbole fort de leur engagement envers la justice, la vérité et le service public. Les 63 nouveaux magistrats seront déployés dans les toutes les préfectures, et prendront bientôt fonction dans leurs juridictions respectives pour y garantir la paix sociale et contribuer au renforcement de l’autorité de l’Etat.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Journée mondiale des compétences des jeunes : la Banque africaine de développement va introduire des réformes systémiques pour investir en priorité dans la jeunesse africaine

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), en partenariat avec l’Organisation internationale du travail, déploie un nouveau système visant à inscrire durablement l’emploi des jeunes, les compétences et l’entrepreneuriat dans l’ensemble de ses investissements. 

Lancé sous l’appellation « Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences », ce dispositif s’inscrit dans la Stratégie décennale de la Banque, qui place la jeunesse africaine au cœur de ses priorités. Il vise à maximiser l’impact de chaque dollar investi et de transformer le potentiel démographique du continent en levier de développement. Ce système garantit que l’ensemble des projets financés — dans des secteurs tels que l’agriculture, les transports, l’énergie, l’eau ou l’éducation — intègrent systématiquement des composantes favorisant l’employabilité des jeunes, soutenant l’entrepreneuriat et développant des compétences en adéquation avec les besoins du marché. 

« Le Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences entend donner à la jeunesse africaine un rôle pleinement actif et une voix dans la construction d’économies durables et la création d’emplois, plutôt que de la cantonner à un rôle de simple bénéficiaire de programmes pour la jeunesse », a déclaré Beth Dunford, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social à la Banque. « La transformation de nos pratiques et de nos systèmes marque une nouvelle étape vers la garantie que nos investissements ont un impact positif sur les jeunes femmes et hommes d’Afrique. » 

Ce dispositif intégré repose sur trois axes majeurs : 

  • Jeunes : accompagner le développement des micros, petites et moyennes entreprises dirigées par des jeunes grâce à des investissements ciblés et une meilleure intégration dans les opérations de la Banque. 
  • Compétences : élargir l’accès à des formations pratiques et orientées marché, ainsi qu’à des programmes d’apprentissage, pour améliorer les perspectives de carrière. 
  • Emplois : veiller à ce que les projets financés par la Banque génèrent des emplois durables, en misant notamment sur le développement de compétences favorisant l’employabilité et la promotion d’entreprises dirigées par des jeunes dans des chaînes de valeur stratégiques. 

Chaque année, entre 10 et 12 millions de jeunes Africains arrivent sur le marché du travail, qui ne propose que trois millions d’emplois formels par an. Face à cet écart, la Banque fait de l’entrepreneuriat des jeunes une priorité et entend mobiliser davantage de partenariats avec le secteur privé afin de développer des formations adaptées aux besoins des industries et accélérer la création d’emplois au cours de la prochaine décennie.  

« Cette initiative représente une avancée majeure, car elle nous permet de contribuer concrètement à l’objectif de développement durable n° 8 des Nations unies, consacré à l’accès à un travail décent pour tous », a déclaré Peter van Rooij, directeur des Partenariats multilatéraux et de la Coopération au développement à l’OIT. « Elle offre également à l’OIT l’opportunité d’accompagner la Banque dans l’orientation de ses financements vers des investissements générateurs de davantage d’emplois et de meilleures conditions de travail, dans la durée. » 

S’inspirant du succès du Système de marqueurs selon le genre de la Banque et de son tableau de bord en ligne, qui évalue les projets à l’aune de leur contribution à l’égalité femmes-hommes et à l’autonomisation des femmes, ce nouveau dispositif s’appuie sur une plateforme numérique permettant au personnel et aux consultants d’accéder à des données en temps réel pour la préparation des stratégies-pays, des revues à mi-parcours, des rapports annuels, ainsi que pour le suivi et le reporting sur les résultats en matière de compétences, d’entrepreneuriat et d’emplois pour les jeunes. 

La Banque a lancé une phase pilote de ce système en vue de son déploiement complet dès 2026. Ce nouvel outil permettra de mieux suivre les indicateurs, d’affiner les évaluations des niveaux de compétences et d’employabilité, de renforcer les systèmes d’information sur le marché du travail, et d’apporter aux décideurs des données solides pour piloter des politiques publiques à fort impact. 

L’Organisation internationale du travail a apporté un appui technique à la conception de ce dispositif, soutenu financièrement par le Fonds multidonateurs pour l’entrepreneuriat et l’innovation des jeunes. Il s’agit du premier système de ce type lancé par une institution financière de développement à l’échelle mondiale. 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Pour en savoir plus sur le Système de marqueurs de jeunes, d’emplois et de compétences, visionnez cette vidéo : https://apo-opa.co/3Gs3JEZ

Contacts médias : 
Banque africaine de développement : 
Alphonso Van Marsh
responsable du contenu numérique et des événements 
media@afdb.org 

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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De Londres à Lagos : pourquoi les détaillants du monde entier doivent se préparer à la prochaine vague de cyberattaques

Source: Africa Press Organisation – French

En avril, deux des plus grands détaillants britanniques ont été victimes d’une cyberattaque massive du groupe notoire Scattered Spider, entraînant des pertes financières substantielles, des perturbations opérationnelles et des données clients compromises (http://apo-opa.co/40O1faD). M&S a subi des pertes de 300 millions de livres sterling (http://apo-opa.co/40O1gLJ) (environ 7,3 milliards de rands) en raison de l’attaque, avec des chaînes d’approvisionnement affectées pendant des semaines. En plus des pertes directes, plus d’un milliard de livres sterling ont été retirés de la valeur marchande de l’organisation (http://apo-opa.co/4lPmMb3). De même, Co-op a subi des violations de données (http://apo-opa.co/4524lud) affectant les informations personnelles des clients, tandis que Harrods a signalé des tentatives de cyberattaques (http://apo-opa.co/3GIeSl3), mais a réussi à maintenir ses opérations en ligne.

« Ces attaques ne concernent pas seulement les données volées », déclare Anna Collard, SVP du Contenu Stratégie & Évangéliste chez KnowBe4 Afrique. « Elles ont mis hors ligne des systèmes entiers. »

« Dans le commerce de détail, les temps d’arrêt sont une menace critique – ils affectent les ventes, la confiance des clients et la fidélité à la marque, instantanément. »

Un nouveau type d’acteur de la menace

Contrairement aux gangs de rançongiciels traditionnels, Scattered Spider est décentralisé, anglophone natif et très adaptable. « Scattered Spider n’est pas de simples hackers opportunistes », explique Collard. « Ils opèrent davantage comme des syndicats du crime bien financés et bien organisés. »

Certains membres, âgés d’à peine 19 ans, coordonnent leurs activités sur des plateformes comme Discord et Telegram. « Ils sont agiles, patients et incroyablement doués pour se fondre dans la masse », dit-elle. À cela s’ajoute leur grande expertise en psychologie humaine, comme en témoignent leurs attaques contre les casinos de Las Vegas en 2023 (http://apo-opa.co/4nPvtnM).

Leurs armes principales ne sont donc pas seulement numériques – elles sont humaines. « Ils ont maîtrisé l’ingénierie sociale », déclare Collard. « Ils se spécialisent dans l’exploitation de la confiance humaine. Du vishing (hameçonnage vocal) à l’usurpation d’identité de personnel interne et au déclenchement de ce qu’on appelle la « fatigue MFA » ; ce sont des manipulateurs habiles qui comprennent à la fois les systèmes et les personnes. »

La fatigue MFA est l’une des tactiques croissantes pour lesquelles ils sont connus, impliquant le déclenchement de invites répétées d’authentification multifacteur (MFA), espérant que les employés bombardés finissent par cliquer sur « approuver » juste pour que les interruptions cessent.

Une autre tactique présumée que Scattered Spider a utilisée dans ses dernières attaques impliquait d’appeler les services d’assistance informatique pour réinitialiser les identifiants, d’obtenir l’accès à l’infrastructure de leur cible et de déployer par la suite un outil de rançongiciel en tant que service. Le résultat ? Des systèmes chiffrés, des opérations bloquées et un long chemin vers la reprise.

Pourquoi l’Afrique devrait prêter une attention particulière

Les détaillants à travers l’Afrique – en particulier en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya – subissent une transformation numérique rapide. Les systèmes de point de vente basés sur le cloud, les plateformes d’inventaire centralisées et les programmes de fidélité basés sur les données sont désormais la norme. Mais ces avancées numériques élargissent également les surfaces d’attaque.

Un roulement élevé du personnel, des effectifs à distance et des services d’assistance sous-financés peuvent aggraver l’exposition. Et bien que l’anglais des affaires soit courant en Afrique du Sud, cet avantage linguistique rend également les équipes locales plus sensibles à l’ingénierie sociale par des attaquants anglophones fluides.

« Nos dirigeants locaux ne sont pas naïfs », note Collard. « Beaucoup sont parfaitement conscients des risques. Ce qui est nécessaire maintenant, c’est de la clarté sur ce qui compte vraiment – et de faire le tri dans le bruit. »

Duncan Rae, CISO de Pepkor IT, a donné une conférence éclairante lors du sommet ITWeb Security en mai, où il a averti que les équipes de cybersécurité sont souvent débordées – non seulement par les menaces, mais par trop de priorités concurrentes. Les équipes sont bombardées de nouveaux outils brillants et de rapports de menaces semant la peur, l’incertitude et le doute (FUD), ce qui fait parfois perdre de vue les fondamentaux aux organisations, a-t-il averti.

« Ces fondamentaux incluent la gestion du risque humain, la gestion de l’exposition des tiers et le renforcement des vulnérabilités », selon Rae.

Qu’est-ce qui doit changer ?

Collard souligne les lacunes dans les contrôles d’accès, la gestion des risques tiers et la sécurité du cloud comme des faiblesses courantes – non seulement au Royaume-Uni, mais aussi à l’échelle mondiale. « Les systèmes hérités, l’informatique parallèle et les politiques mal appliquées créent des points d’entrée », avertit-elle. « Les attaquants n’ont pas besoin de s’introduire s’ils peuvent simplement se connecter. »

Pour les dirigeants du commerce de détail africain, c’est un appel à fortifier la couche humaine.

« Formez vos équipes de première ligne, en particulier au service d’assistance et au support client. Apprenez-leur à détecter la manipulation. Faites du comportement sécurisé la norme – et non l’exception. »

Tout aussi important, dit-elle, est d’intégrer la cybersécurité dans les conversations de leadership. « La cybersécurité n’est pas seulement une fonction informatique. C’est un risque commercial au niveau du conseil d’administration. »

« Les dirigeants doivent poser des questions difficiles sur la préparation, la réponse aux incidents et la responsabilité. »

De la sensibilisation à l’action

Trop souvent, la formation à la sécurité est traitée comme une simple formalité. Collard préconise une approche plus réfléchie : « La formation doit faire écho. Elle doit être contextuelle, culturellement pertinente et délivrée dans les langues locales, le cas échéant. »

Elle met les dirigeants d’entreprise au défi avec ce qui suit :

  • Un attaquant pourrait-il tromper votre service d’assistance pour réinitialiser un mot de passe ?
  • Votre personnel reconnaîtrait-il une tentative d’ingénierie sociale ?
  • Testez-vous régulièrement ces scénarios ?

« Si la réponse est « non » à l’une de ces questions, votre organisation est vulnérable », déclare Collard. « Mais la bonne nouvelle, c’est que le changement est possible – et rapide – lorsque vous commencez à investir dans l’élément humain. »

« La cyber-résilience est une responsabilité collective », conclut-elle. « Et dans un monde interconnecté, apprendre des crises des uns et des autres est l’une des défenses les plus intelligentes que nous ayons. »

Distribué par APO Group pour KnowBe4.

Détails du contact :
KnowBe4:
Anne Dolinschek
anned@knowbe4.com

Red Ribbon:
TJ Coenraad
tayla@redribboncommunications.co.za

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La 7e édition de la Conférence sur le Renforcement de la Famille (SFC) défend l’autonomisation des femmes et la protection des enfants en Sierra Leone

Source: Africa Press Organisation – French

La 7e édition de la Conférence sur le Renforcement de la Famille (SFC)  (https://StrengthenFamily.org/) 2025 s’est tenue à Freetown. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et ses collaborateurs se sont joints aux dirigeants gouvernementaux, aux communautés religieuses et à la société civile pour défendre l’autonomisation des femmes et la protection de l’enfance en Sierra Leone. Cette conférence de deux jours s’est officiellement ouverte le jeudi 26 juin au Centre international de conférences de Bintumani, sous le thème « Construire des communautés plus fortes grâce à l’autonomisation des femmes et à la protection de l’enfance ».

Lors de son discours d’ouverture, Son Excellence la Première Dame de la République de Sierra Leone, Madame Fatima Maada Bio, a déclaré que la conférence offrait une plateforme unique pour impulser un changement durable et, par conséquent, incitait les parties prenantes à traduire le dialogue en action. « Permettez-moi d’utiliser ceci comme un appel à nous tous pour que cette conférence ne se limite pas à une simple conférence. Utilisons cette plateforme pour concevoir des politiques qui feront des femmes des actrices du changement dans notre société », a-t-elle exhorté.

Elle a souligné que la promotion de l’autonomisation des femmes ne devait pas se réduire à une simple formalité, car une véritable autonomisation des femmes a des effets tangibles et de grande portée. « Les femmes sont des agents de transformation. Elles construisent les familles, et nos familles sont ce qui construit notre société », a ajouté la Première Dame.

Représentant l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Isaac K. Morrison, Soixante-dix Autorité générale et Deuxième conseiller dans la présidence de l’interrégion d’Afrique de l’Ouest, a fait écho à cette conviction, soulignant le rôle des femmes au foyer et dans les différents aspects de la société. « Les femmes créent des communautés harmonieuses et résilientes. Nous avons besoin de plus de femmes vertueuses, pures et autonomes, et cela commence par la famille », a-t-il déclaré.

D’autres dignitaires ont réaffirmé cette mission commune. L’archevêque Edward Tamba Charles, président du Conseil interreligieux, a décrit l’autonomisation comme une responsabilité spirituelle et, par conséquent, comme devant être portée par les institutions religieuses. « Les institutions religieuses doivent défendre l’égalité des sexes et le bien-être des enfants », a-t-il souligné.

Le chef traditionnel Sheku Amadu Tejan Fasuluku-Sonsiama III a également déclaré : « C’est dans nos foyers, nos villes et nos villages que la véritable transformation doit commencer. Lorsque les femmes ont leur mot à dire, les nations prospèrent. »

Des messages de soutien ont été adressés par l’ambassadeur Bob Sheriff du Libéria et par Amir Musa Mewa de la Mission musulmane Ahmadiyya, témoignant de leur solidarité régionale. La première journée a également été marquée par une exposition présentant des solutions en matière de bien-être familial, de promotion de la femme et de protection de l’enfance, ainsi que par une table ronde animée par Mme Isatu Jabbie Kabbah et Aminata Turay, explorant les politiques et les stratégies locales.

La protection de l’enfance au cœur des communautés résilientes

La deuxième journée de la conférence a mis l’accent sur la protection de l’enfance comme pierre angulaire de familles solides.

Lors de son discours d’ouverture, Elder Alfred Kyungu, président de l’interrégion d’Afrique de l’Ouest de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a souligné les bienfaits d’une attention particulière portée aux jeunes. « Les enfants sont façonnés par leurs expériences ; les familles doivent donc créer un environnement propice qui contribue non seulement à leur bien-être physique, mais aussi à leur santé émotionnelle et spirituelle », a-t-il ajouté. Il a également insisté sur le pouvoir de l’amour sur la peur dans l’éducation des enfants.

Cheikh Ibrahim Barrie, un chef religieux et politique respecté, a réitéré le rôle de l’autonomisation des femmes dans les enseignements islamiques. « L’autonomisation des femmes n’est pas seulement une obligation morale ; c’est une nécessité pour le progrès de nos communautés », a-t-il souligné. La jeune militante pour l’égalité des sexes Grace Ada Brown a ému l’auditoire par son témoignage personnel, ajoutant que la force d’une nation dépend de la force des familles. « Lorsque les familles sont fortes, les communautés prospèrent », a-t-elle déclaré.

Des intervenants tels que Tonya Waite de Protect Child Health Coalition–USA, Jennifer Hogge Ellsworth d’Engage Now Africa et Sharon et Greg Slater de Family Watch International ont proposé des stratégies pratiques pour préserver le bien-être des enfants. Les intervenants Daniel FH Kettor, Blessing Kutubu et Christiana Ogbemoye Oliko ont partagé leurs points de vue sur la collaboration régionale et les systèmes de soutien communautaires. « La protection des enfants commence par l’instauration d’un climat de confiance entre les familles et les institutions chargées de les aider », a déclaré M. Kettor.

Maison d’hébergement pour les victimes de violences basées sur le genre

Lors d’une annonce historique, Elder Kyungu a révélé son projet de construction d’un refuge de 54 lits en partenariat avec le bureau de la Première Dame. « Ce centre offrira non seulement un abri, mais aussi des séances de soutien psychologique pour aider les survivants à retrouver leur place dans la société. » La cérémonie de clôture s’est conclue par la remise de prix récompensant le leadership de la Première Dame, notamment des distinctions de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, du Département de la protection sociale et du gouvernement libérien.

La rénovation et le don d’une unité de soins intensifs soulignent l’engagement envers la santé

En amont de la conférence, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a commandé une rénovation complète des unités de soins intensifs de l’hôpital Connaught, le principal établissement de santé du pays. Isaac Morrison a décrit ce projet comme une foi en action. « Ce projet témoigne de notre engagement profond à alléger les fardeaux et à apporter de l’espoir aux communautés du monde entier. »

Le ministre de la Santé par intérim, le professeur Charles Senessie, a souligné l’adéquation de cette initiative aux objectifs nationaux. « La collaboration entre l’Église et le gouvernement est essentielle pour améliorer les résultats sanitaires en Sierra Leone », a-t-il souligné.

Les responsables de l’hôpital ont qualifié ces améliorations de « changer la vie ». « Il ne s’agit pas seulement d’une amélioration, c’est une bouée de sauvetage », a déclaré le Dr Ibrahim Kapuwa, responsable des soins hospitaliers. Ce don comprenait des lits de soins intensifs, des défibrillateurs, des moniteurs de signes vitaux et d’autres équipements essentiels, renforçant ainsi le message selon lequel des familles en bonne santé sont le fondement de nations fortes. À la fin de la 7e Conférence sur le renforcement des familles, un message clair résonnait : l’autonomisation des femmes, la protection des enfants et l’investissement dans la santé sont des piliers indissociables d’une Sierra Leone prospère et résiliente.

Perspectives et conférence future

La prochaine conférence est prévue à Monrovia, au Libéria, en juin 2026. Toutes les parties prenantes attendent avec impatience que le Libéria accueille un événement réussi.

Distribué par APO Group pour Strengthening Families Conference (SFC).

Lien supplémentaire : https://apo-opa.co/44RCsUA

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Vakaga : des leaders communautaires s’engagent à lutter contre l’incitation à la violence

Source: Africa Press Organisation – French


Dans un contexte marqué par des incidents sécuritaires récents dans la préfecture de la Vakaga, la MINUSCA et les autorités locales ont organisé, les 10 et 14 juillet 2025, une série de dialogues communautaires pour analyser les causes profondes de l’insécurité grandissante et trouver des pistes de solutions. Ces rencontres ont mobilisé une cinquantaine de leaders locaux et notables, parmi lesquels des jeunes et des femmes, venus de Birao et des localités environnantes. Ces leaders se sont fermement engagés à prévenir et à lutter contre la désinformation, les discours de haine et d’incitation à la violence, tout en réitérant leur soutien au travail de la MINUSCA.

Dans leurs interventions respectives, les participants ont unanimement salué l’engagement de la Mission et réitéré leur désapprobation face aux campagnes de désinformation et de manipulation visant à discréditer son travail.

Le préfet de la Vakaga, Judes Ngayoko, dans son intervention, a dressé un état des lieux préoccupant des défis sécuritaires dans la région, notamment les braquages à main armée, les vols de bétail, les tensions entre éleveurs transhumants et communautés locales.

Il a dénoncé le rôle néfaste des campagnes de désinformation qui, selon lui, contribuent à aggraver ces crises.

« Beaucoup de choses se disent contre la MINUSCA dans la Vakaga. Pourtant, c’est grâce à elle que beaucoup d’entre nous peuvent se rendre à Bangui pour des soins ou d’autres urgences administratives ou familiales. C’est grâce à la MINUSCA que l’autorité de l’État est présente ici. Soyons reconnaissants et évitons de diviser les fils et filles de la Vakaga pour des intérêts politiques(…) », a-t-il dit à l’égard des leaders communautaires.

Pour Abdallah Kamkoussa, président du Comité des sages de Birao et membre du Comité de mise en œuvre préfectoral de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (CMOP), la stabilité passe aussi par un engagement familial et communautaire.

« La MINUSCA nous aide à construire un pont vers le développement. Ceux qui sèment le trouble sont souvent nos propres enfants. En tant que parents, nous devons les encadrer et, si nécessaire, les dénoncer aux Forces de sécurité intérieure. Chacun doit jouer son rôle », a-t-il soutenu.

Pour sa part, Daoud Bourma, président du Comité de transhumance, a exprimé avec émotion la reconnaissance de la communauté à l’égard de la MINUSCA, rendant hommage au Casque bleu tombé récemment lors d’une mission dans le village de Am-Sissia.

« Tous les agents de la MINUSCA présents dans la Vakaga sont là pour notre sécurité. Ne l’oublions pas, et refusons de céder à la désinformation et à la manipulation », a-t-il soutenu.

Chef de bureau par intérim de la MINUSCA à Birao, Amadou Moctar Diallo a soutenu que ces dialogues illustrent une volonté claire de la MINUSCA de travailler avec les autorités locales pour renforcer la cohésion sociale, promouvoir la paix et barrer la route aux discours de division.

Pour lui, la MINUSCA, en tant que partenaire stratégique, continuera d’appuyer les communautés dans cette dynamique, avec l’appui affirmé des autorités locales et des leaders communautaires, convaincus qu’il n’y a pas de développement sans sécurité, ni de paix durable sans vérité et réconciliation.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

La Banque africaine de développement approuve un don d’urgence de 62 millions de dollars pour rétablir les services essentiels au Soudan, touché par un conflit

Source: Africa Press Organisation – French

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé un don d’urgence de 62,13 millions de dollars pour soutenir le Projet de réhabilitation intégrée des infrastructures du secteur social au Soudan (Sudan Integrated Social Sector Infrastructure Rehabilitation Project, SISSIRP).

Ce soutien vital vise à rétablir les services essentiels de santé, d’éducation et d’approvisionnement en eau, gravement perturbés par la guerre civile qui sévit dans le pays depuis 2023.

Le financement, approuvé le 11 juillet 2025, comprend 44,57 millions de dollars provenant du Pilier 1 de la Facilité d’appui à la transition et 17,56 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement.

Le Soudan est actuellement confronté à l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. On estime que 30,6 millions de personnes ont un besoin urgent d’aide, dont 11,5 millions de personnes déplacées internes, 54 % d’entre elles étant des femmes. Le conflit a dévasté des infrastructures et des services essentiels dans tout le pays, détruisant des établissements de santé, des écoles et des systèmes d’approvisionnement en eau. Cette dégradation a aggravé la pauvreté, creusé les inégalités et considérablement limité l’accès aux services de base, en particulier dans les zones touchées par le conflit.

Commentant le projet, Mary Monyau, cheffe du bureau pays de la Banque au Soudan, a souligné l’importance de l’initiative : « Ce projet est une étape cruciale vers la reconstruction des vies et des moyens de subsistance. En rétablissant l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et aux infrastructures essentielles, nous répondons non seulement aux besoins humanitaires immédiats, mais nous posons également les bases d’une résilience et d’un développement à long terme. »

Ce projet qui s’étale sur deux ans (2025-2027) se concentrera sur quatre États soudanais : Aj Jazira, Nil, Sennar et Nil Blanc. Il vise à améliorer la résilience et le bien-être de la population en réhabilitant et en renforçant les services sociaux. Il s’articule autour de trois composantes principales :

  1. Renforcement des infrastructures et systèmes sociaux : réhabilitation des infrastructures clés d’éducation, de santé et de WASH (eau, assainissement et hygiène) afin de garantir un accès continu à l’eau potable et aux services publics essentiels.
  1. Développement des capacités et engagement communautaire : renforcement des capacités des individus, des institutions et des communautés à gérer et à pérenniser la fourniture des services sociaux et des infrastructures.
  1. Gouvernance et soutien à la mise en œuvre : garantie d’une mise en œuvre transparente, responsable et efficace des projets, avec un suivi et des mécanismes rigoureux pour garantir un accès équitable aux bénéficiaires ciblés.

L’initiative s’aligne dans la Note de synthèse pays prorogée de la Banque pour le Soudan. Elle soutient également la Stratégie décennale 2024-2033 de la Banque et contribue directement à l’une des cinq priorités opérationnelles de la Banque, les « High 5 », à savoir la priorité « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ». Elle s’aligne également sur des sous-thèmes, tels que l’accès aux services d’eau potable de base, la couverture des services de santé essentiels et l’inclusion des jeunes dans l’emploi, l’éducation et la formation.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Joyce Mulama
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org

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Revue conjointe du secteur éducation-formation : l’occasion pour les parties prenantes de renouveler leur engagement en faveur de la co-construction d’une école ivoirienne de qualité

Source: Africa Press Organisation – French


Présidant la revue conjointe annuelle du secteur éducation-formation, le 14 juillet 2025 à Abidjan, le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé, a souligné une occasion pour les parties prenantes de renouveler leur engagement en faveur de la co-construction d’une école ivoirienne de qualité.

« La présente revue conjointe illustre le nécessaire esprit de coordination entre vos ministères. Elle met en lumière les enjeux et les défis liés à l’institutionnalisation de la concertation sectorielle en offrant l’occasion à toutes les parties prenantes de renouveler leur engagement en faveur de la co-construction d’une école ivoirienne de qualité », a indiqué Robert Beugré Mambé.

Pour le Chef du gouvernement cette revue conjointe présente également l’opportunité d’explorer les solutions structurantes comme la contractualisation des performances, l’optimisation des ressources disponibles, le partenariat public-privé, la diversification des sources de financement et la digitalisation de la gestion.

A l’en croire, le thème retenu pour l’édition 2025, notamment, le financement des établissements scolaires et de formation, met en évidence une problématique qui se pose avec acuité à l’ensemble des structures publiques d’éducation et de formation. Chose qui a un impact sur la qualité et l’efficacité des interventions étatiques.

Le Premier Ministre a présenté le rôle de l’école dans la société, assurant que l’école est la promesse d’une société plus juste, plus résilience et plus innovante. Elle est le foyer de l’incubation du développement intégral du citoyen.

Pour ce faire, il a fait savoir que le gouvernement a multiplié par deux ou par trois les principales infrastructures dans le secteur éducation-formation. Et de rappeler les investissements massifs intervenus dans ce secteur sur la période 2011-2025.  

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.