Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’OIF signent un accord de partenariat en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique francophone

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont conclu, mercredi, un partenariat stratégique pour renforcer les compétences numériques, l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans cinq pays africains : le Bénin, le Cameroun, la Guinée, la République démocratique du Congo et Madagascar.

L’accord a été signé à Paris (France) lors d’une réunion entre la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, et le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah. Cet accord permettra de relever un défi majeur auquel sont confrontés non seulement les pays francophones mais aussi l’Afrique dans son ensemble : permettre aux jeunes d’accéder aux opportunités offertes par l’économie numérique et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Ce partenariat prévoit la mise en œuvre de programmes de formation aux métiers du numérique et à l’entrepreneuriat, dans des domaines tels que le développement Web et mobile, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’analyse de données. Les participants bénéficieront également d’un accompagnement vers l’emploi salarié et indépendant, ainsi que d’un soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, notamment par le biais de stages de formation, d’activités de prototypage et de partenariats avec des incubateurs et des accélérateurs.

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’OIF collaboreront également avec les autorités nationales et les organismes de formation des cinq pays afin de renforcer durablement les capacités locales et de favoriser l’appropriation des programmes par les parties prenantes nationales. Une première phase pilote, d’une durée de 12 à 24 mois, sera mise en œuvre dans les cinq pays partenaires, suivie d’une extension progressive à d’autres États membres en fonction des résultats obtenus.

Le Groupe de la Banque poursuit un programme ambitieux qui repose sur les « Quatre Points cardinaux » définis par le président Ould Tah, dont le troisième vise à « tirer parti du dividende démographique de l’Afrique ». Il consiste à faire de la population africaine, jeune et en forte croissance, un moteur décisif de croissance inclusive, de productivité et d’innovation grâce à des investissements à grande échelle dans le capital humain, en particulier chez les jeunes et les femmes.

Cette stratégie considère la population jeune et croissante de l’Afrique non pas comme un risque, mais comme un atout majeur. Grâce à des politiques et des investissements adaptés, ce potentiel peut créer des emplois, favoriser la croissance des petites entreprises, intégrer davantage d’activités informelles dans l’économie formelle et doter les jeunes des compétences nécessaires pour l’avenir.

En investissant davantage dans l’éducation, les sciences et les technologies, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, la finance et les outils numériques, l’Afrique peut aider ses populations à mener à bien la transformation économique, à rester compétitives et à instaurer une croissance durable et résiliente.

Pour l’OIF, cet accord marque la première étape concrète de son initiative visant à mobiliser des financements innovants et additionnels pour ses projets présentant le plus grand impact.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Département de la communication et des relations extérieures
Courriel : media@afdb.org

À propos de l’OIF :
L’Organisation internationale de la Francophonie regroupe 90 États et gouvernements : 53 membres, 5 membres associés et 32 observateurs. Pour plus d’informations sur l’Organisation internationale de la Francophonie : www.Francophonie.org

About the African Development Bank Group :
The African Development Bank Group is Africa’s premier development finance institution. It comprises three distinct entities: the African Development Bank (AfDB), the African Development Fund (ADF) and the Nigeria Trust Fund (NTF). On the ground in 41 African countries with an external office in Japan, the Bank contributes to the economic development and the social progress of its 54 regional member states. For more information: www.AfDB.org

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Goma : les équipes anti-incendie de la MONUSCO et de la Protection civile de la mairie sauvent trois enfants de deux incendies dans les quartiers Les Volcans et Himbi

Source: Africa Press Organisation – French

Deux incendies se sont déclarés le lundi 22 juin dans les quartiers Les Volcans et Himbi, en ville de Goma au Nord-Kivu.

Le premier incendie s’est déclaré à la mi-journée sur la rue Lin Lusi au quartier Les Volcans. Selon les premières informations recueillies, trois enfants coincés dans un immeuble en flammes ont été sauvés de justesse grâce à l’intervention des équipes anti-incendie de la MONUSCO et de la Protection civile. Cet incendie aurait été provoqué par un court-circuit électrique.

Les équipes de secours ont également réussi à maîtriser le feu et à empêcher sa propagation aux habitations voisines. Toutefois, une dizaine de ménages ont perdu leurs biens.

Denise Bahati, qui a vécu la scène au quartier Les Volcans indique que la rapidité de l’intervention a permis d’éviter une grande catastrophe.

« Nous étions paniqués en voyant le feu gagner plusieurs maisons d’une même parcelle. Lorsque les pompiers de la MONUSCO et de la Protection civile de la mairie sont arrivés, ils ont rapidement pris la situation en main. Le plus important est que les enfants ont été sauvés et qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine. Nous les remercions, car sans leur aide, le feu aurait atteint davantage de maisons et aurait pu causer des pertes en vies humaines », a-t-elle témoigné.

Un autre habitant, qui a souhaité garder l’anonymat, est encore sous le choc après avoir vu sa maison et tous ses biens partir en fumée.

« J’ai tout perdu dans cet incendie. Les flammes se sont propagées très vite et nous n’avons presque rien pu sauver. Je n’étais pas à la maison lorsque cela est arrivé. Tous nos biens, nos vêtements, nos documents et les affaires des enfants sont partis en fumée. Nous avons vraiment besoin d’aide de la part des personnes des bonnes volonté », fait savoir ce sinistré de la rue Lin Lusi.

Le deuxième incendie s’est déclaré vers 20 heures, heure de Goma, sur l’avenue Alindi, au quartier Himbi toujours à Goma. Les circonstances exactes de cet incendie ne sont pas encore connues. Toutefois, des sources non officielles évoquent l’explosion d’une bouteille de gaz.. Les sapeurs-pompiers de la MONUSCO sont rapidement intervenus et ont réussi à limiter les dégâts.

Ces interventions illustrent l’engagement continu de la MONUSCO à soutenir les populations de Goma et à apporter une assistance rapide en cas d’urgence, notamment à travers ses équipes spécialisées dans la lutte contre les incendies.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) appelle à la solidarité et au renforcement de la collaboration suite au cas importé de maladie à virus Ebola en France et renforce la surveillance transfrontalière

Source: Africa Press Organisation – French


Un professionnel de santé humanitaire ayant appuyé la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a été diagnostiqué avec la maladie à virus Ebola en France.

Les autorités sanitaires de la France et de la RDC ont informé Africa CDC de ce cas confirmé, causé par le virus Ebola de type Bundibugyo. Le professionnel de santé a développé des symptômes après son arrivée en France, a rapidement sollicité une prise en charge médicale et a été diagnostiqué sans délai. Les dispositifs de surveillance et de notification prévus pour ce type de situation ont fonctionné.

Le professionnel de santé avait appuyé la riposte Ebola dans la province de l’Ituri du 19 mai au 19 juin. À l’issue de sa mission, il a quitté la RDC en bonne santé et s’est rendu en France. Il a ensuite développé des symptômes légers et consulté les services de santé. Les analyses de laboratoire ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.

Le risque de transmission d’Ebola commence après l’apparition des symptômes. Le professionnel de santé a quitté la RDC sans symptôme et a satisfait à toutes les exigences de voyage en vigueur. Le Gouvernement de la RDC a mis en place une surveillance renforcée, des contrôles sanitaires à l’entrée et à la sortie du territoire, ainsi que des mesures de santé aux frontières dans le cadre de la riposte Ebola, notamment aux principaux points d’entrée et de sortie, dans les aéroports des zones affectées et au niveau des grands hubs de transit.

Son Excellence Dr Jean Kaseya, Directeur Général d’Africa CDC, s’est entretenu avec le Ministre de la santee de la RDC, la Directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ainsi qu’avec la Commissaire européenne chargée de la Préparation, de la Gestion des crises et de l’Égalité, Hadja Lahbib. Ils ont examiné la situation, renforcé la coordination et aligné les actions de santé publique en cours.

« Ce cas illustre l’importance d’une surveillance solide », a déclaré Son Excellence Dr Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC. « Le professionnel de santé a quitté la République démocratique du Congo sans symptôme, et le Gouvernement de la RDC a mis en place une surveillance renforcée, des contrôles à l’entrée et à la sortie du territoire, ainsi que des mesures de santé aux frontières dans le cadre de la riposte Ebola. Les symptômes ont été identifiés après son arrivée en France, et le diagnostic a été posé rapidement grâce aux systèmes d’alerte et à la coordination internationale. Je tiens à remercier ce médecin, qui a servi en première ligne en Ituri du 19 mai au 19 juin, aux côtés des communautés affectées, avec courage et dévouement. Les agents de santé portent le poids le plus lourd dans cette épidémie. La réponse juste aujourd’hui repose sur la vigilance, la solidarité et un soutien renforcé aux équipes qui travaillent à mettre fin à Ebola à la source. Les partenaires du monde entier doivent se mobiliser et contribuer à mettre fin à cette épidémie. »

Africa CDC salue la rapidité de détection, de diagnostic et de notification des autorités sanitaires françaises. Le passage des premiers symptômes à la confirmation en laboratoire a été possible grâce à l’action rapide et au partage d’informations entre les partenaires nationaux, régionaux et internationaux. Une surveillance robuste, une notification rapide et une coopération internationale efficace protègent les communautés.

Des investigations sont en cours afin d’établir la période et les circonstances les plus probables de l’exposition et d’appuyer le traçage complet des contacts. Les autorités de la RDC et de la France, avec Africa CDC, l’OMS, l’ECDC et d’autres partenaires, conduisent des évaluations du risque et assurent le suivi des contacts identifiés conformément aux protocoles de santé publique établis.

Le niveau de risque global de l’épidémie demeure inchangé. Ce cas importé renforce la nécessité de maintenir une vigilance soutenue, de consolider la surveillance, d’appliquer rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle des infections, et de continuer à soutenir les agents de santé de première ligne qui mènent la riposte.

Africa CDC appelle les partenaires et la communauté internationale à poursuivre leur appui à la riposte et à rejeter les mesures dépourvues de fondement scientifique, y compris les restrictions inutiles aux voyages et au commerce. Ces mesures ralentissent le déploiement des équipes de riposte et l’acheminement des fournitures essentielles, et affaiblissent l’action de santé publique.

Africa CDC réaffirme son engagement total aux côtés des Gouvernements de la RDC et de l’Ouganda pour contrôler l’épidémie, protéger les communautés et faire avancer une réponse continentale et mondiale coordonnée. Africa CDC continuera de suivre la situation de près et partagera de nouvelles informations dès qu’elles seront vérifiées.

Distribué par APO Group pour Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

Contacts médias :
Saran Koly
Directrice de la Communication et de l’Information publique
Africa CDC
kolys@africacdc.org

À propos d’Africa CDC :
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) sont l’agence continentale autonome de santé publique de l’Union africaine. Africa CDC appuie les États membres dans le renforcement des systèmes de santé et la promotion de la sécurité sanitaire à travers la surveillance des maladies, la préparation et la réponse aux urgences, le renseignement épidémiologique, les systèmes de laboratoire, le développement du personnel de santé, la recherche, l’innovation et les partenariats.

Power Africa Today : African Energy Week (AEW) 2026 lance une nouvelle plateforme et une conférence consacrées à l’énergie pour intensifier la lutte contre la pauvreté énergétique

Source: Africa Press Organisation – French

Plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’électricité, ce qui met en évidence une réalité crue : aucune source d’énergie ne pourra à elle seule combler le déficit énergétique du continent. C’est pourquoi les gouvernements africains s’orientent de plus en plus vers une stratégie énergétique multi-ressources – tirant parti du gaz naturel, des énergies renouvelables, de l’hydroélectricité et des actifs thermiques existants – afin d’élargir l’accès à l’électricité, d’améliorer la fiabilité du réseau et de progresser vers l’objectif d’éradication de la pauvreté énergétique d’ici 2030.

Ces priorités occuperont le devant de la scène lors de l’African Energy Week (AEW) 2026, dans le cadre de la conférence « Power Africa Today » récemment lancée. Cette plateforme réunira des dirigeants de services publics, des décideurs politiques, des investisseurs, des développeurs et des fournisseurs de technologies afin d’examiner comment l’expansion de la production, le développement des réseaux de transport, l’innovation en matière de financement et l’intégration des marchés régionaux peuvent accélérer l’électrification et la croissance industrielle à travers l’Afrique. Si les discussions porteront sur un large éventail de développements en cours à travers le continent – notamment l’expansion des énergies renouvelables, les projets de conversion du gaz en électricité, la modernisation du réseau et le commerce transfrontalier –, l’accent sera mis sur la manière dont ces efforts peuvent être mieux coordonnés pour aboutir à des solutions viables à l’échelle du système, capables de combler le déficit d’accès à l’énergie.

Le gaz naturel continue de jouer un rôle central dans le mix énergétique africain en tant que combustible flexible et régulable qui soutient la croissance industrielle et complète la production intermittente d’énergies renouvelables. Parallèlement, les gouvernements développent à grande échelle des projets solaires et éoliens à l’échelle des services publics, ainsi que des mini-réseaux décentralisés et des systèmes hors réseau visant à étendre l’accès aux communautés isolées. Les technologies émergentes telles que l’hydrogène vert commencent également à gagner du terrain, soutenues par des financements de démarrage et des cadres politiques, notamment l’appel à projets de 20 millions de dollars lancé par la Banque africaine de développement pour réduire les risques liés aux projets pilotes.

Parallèlement à l’expansion de la production, la réforme du secteur de l’électricité et le développement des infrastructures prennent de l’ampleur. Les réformes du marché de gros de l’électricité en Afrique du Sud et les plans d’extension à long terme du réseau de transport ouvrent la voie à une plus grande participation du secteur privé, tandis que le projet Amari Power Transmission en Ouganda – premier projet de transport indépendant financé par le secteur privé en Afrique à avoir atteint la clôture financière – témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les infrastructures de réseau.

L’intégration régionale s’accélère également, les pools énergétiques favorisant les échanges transfrontaliers d’électricité grâce à des cadres réglementaires harmonisés. Parallèlement, des initiatives d’accès à grande échelle telles que « Mission 300 », menées par la Banque mondiale et la BAD, contribuent à intensifier les efforts d’électrification, ayant déjà permis de raccorder plus de 50 millions de personnes à travers le continent.

« Pour que l’Afrique parvienne à mettre fin à la pauvreté énergétique, toutes les ressources disponibles devront être mobilisées conjointement. Le gaz naturel, les énergies renouvelables, l’hydroélectricité et les actifs énergétiques existants, notamment le charbon et le pétrole, ont chacun un rôle à jouer pour fournir une électricité fiable, soutenir l’industrialisation et améliorer la qualité de vie sur l’ensemble du continent », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber.

La conférence « Power Africa Today », organisée dans le cadre de l’AEW 2026, offrira une plateforme dédiée pour traduire ces investissements, ces réformes et ces partenariats en projets bancables, afin d’accélérer l’accès à l’énergie et de soutenir une croissance économique durable sur l’ensemble du continent.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Bénin – Tournée de prise de contact du MISP : Le Ministre Djibril MAMA CISSE au cœur du dispositif sécuritaire

Source: Africa Press Organisation – French

La tournée du Ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique s’est poursuivie le mardi 23 juin 2026 dans les villes de Kandi et de Parakou. Le Ministre Djibril MAMA CISSE et sa délégation se sont rendus successivement à la base du Groupement Spécial Polyvalent d’Intervention (GSPI) de Kandi, aux sièges des agences départementales de protection civile de l’Alibori et du Borgou, à la Compagnie mobile d’intervention de la Police républicaine de Parakou, puis à la Direction départementale de l’Intérieur et de la Sécurité publique de la ville de Parakou. Il s’agit, pour le Ministre et sa délégation, d’aller au contact des réalités du terrain en matière de sécurité intérieure pour mieux affiner les stratégies et plans dans le secteur de la sécurité publique au Bénin. 

« Je voudrais que ma venue ici soit interprétée comme ma volonté d’écouter. Je suis venu vous écouter… ». C’est ainsi que le ministre a ouvert les débats avec les agents de la Police, toutes catégories et grades confondus, réunis à la base du Groupement spécial d’intervention de la Police républicaine à Kandi. À Parakou comme à Kandi, le ministre a demandé que la parole soit libérée afin que les uns et les autres puissent réellement porter à sa connaissance les écueils éventuels et les problèmes dont la résolution, par la hiérarchie et le gouvernement, pourrait permettre d’avoir plus d’efficacité dans les actions et plus d’efficience dans la mise en œuvre des moyens. 

Des interventions enregistrées, on note globalement les questions relatives à la gestion des carrières, aux avancements, à la durée des agents aux postes dans les zones sous menace, au manque de motivation, à l’absence ou à l’insuffisance de primes pour encourager et reconnaître les risques, au déficit de spécialistes, et à l’insuffisance des ressources humaines. Ils ont aussi noté des problèmes liés à l’absence de réseaux GSM dans certaines localités, au sabotage des pylônes et au manque de protection de certains commissariats de police. 

Face à ce chapelet de doléances, le Directeur Général de la Police républicaine, ainsi que le Secrétaire Général du ministère et d’autres membres de la délégation, ont pris la parole pour expliquer, tour à tour à la troupe, les chantiers engagés pour la résolution de certains problèmes évoqués, les réflexions en cours et les pistes de solutions envisagées pour la résolution desdits problèmes, surtout ceux liés à la carrière des agents. 

Le Ministre Djibril MAMA CISSE a félicité, au nom du gouvernement et de son chef, les forces de sécurité pour leur bravoure et leur sens du sacrifice, car, grâce à eux, les Béninois, où qu’ils se trouvent, vaquent normalement à leurs occupations dans la paix et la quiétude. « C’est grâce à vous que la République tient debout », a-t-il lancé. « Je ne suis pas venu faire des promesses. Mais il faut relever les défis », a-t-il poursuivi. Djibril MAMA CISSE appelle donc toutes les composantes des forces de sécurité publique à la tâche. La résolution des problèmes évoqués sera la priorité du gouvernement pour que le Bénin soit toujours en sécurité et poursuive son développement sans entraves.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Lutte contre Ebola : le Royaume du Maroc renforce les capacités de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) en Ituri avec un don de neuf tonnes de matériel et équipements médicaux

Source: Africa Press Organisation – French

Un avion C-130H des Forces Royales marocaines a atterri le lundi 22 juin 2026 à l’aéroport de Bunia avec à son bord une importante cargaison de matériel médical et logistique destinée à renforcer les capacités de la MONUSCO dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri.

Ce premier lot de neuf tonnes comprend des médicaments, des produits pharmaceutiques, des équipements de protection individuelle, ainsi qu’un large éventail d’équipements médicaux, biomédicaux, de laboratoire, de diagnostic, de désinfection et de surveillance des patients.

Le matériel est destiné au personnel de la MONUSCO (congolais et international, civil et militaire), notamment pour renforcer les capacités de l’hôpital de niveau 2 géré par le contingent marocain. Il vise à soutenir la prévention, la prise en charge et la protection du personnel de la Mission, afin de lui permettre de poursuivre ses activités essentielles dans un contexte sanitaire particulièrement sensible.

Pour la MONUSCO, préserver la santé de son personnel est indispensable à la continuité de son mandat, notamment la protection des civils. En Ituri, les équipes de la Mission, militaires comme civiles travaillent en contact permanent avec les communautés, les autorités locales, les acteurs humanitaires et les forces de sécurité. Les Casques bleus mènent des patrouilles, sécurisent des zones sensibles, appuient les équipes médicales et facilitent l’acheminement de l’aide. Dans ce contexte, il est essentiel que la Mission puisse continuer son travail sans devenir un vecteur de propagation de la maladie.

« Nous sommes dans l’épicentre d’Ebola et nos troupes continuent d’opérer malgré l’épidémie », a rappelé le commandant du secteur Nord de la MONUSCO, général Saiful Alam Bhuiyan, lors de la réception du matériel.

« Ce don nous accompagne pour continuer notre action et délivrer notre mandat. Si nos troupes sont mieux équipées, elles pourront continuer efficacement leur engagement auprès de la population pour assurer sa protection. »

Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours pour acheminer du matériel complémentaire et déployer une équipe médicale marocaine spécialisée, venue renforcer les capacités de la MONUSCO dans la riposte contre Ebola. La réception de ce matériel s’inscrit dans le cadre d’un pont aérien établi entre le Royaume du Maroc et la République démocratique du Congo.

René Ngamba, de la Direction générale de la protection civile, a salué l’initiative et exprimé la gratitude du gouvernement congolais envers le Royaume du Maroc et la MONUSCO. Selon lui, face à une crise sanitaire et humanitaire d’une telle ampleur, « le gouvernement congolais a besoin de davantage de partenaires pour appuyer la riposte », notamment en intrants médicaux, en soutien logistique et en accompagnement des populations.

Depuis le début de l’épidémie, la MONUSCO soutient les efforts de riposte en mettant à disposition des moyens logistiques, terrestres et aériens, facilitant l’acheminement du personnel et du matériel médical. La Mission a également fourni des infrastructures et des espaces de travail sécurisés aux équipes engagées dans la lutte contre Ebola.

Dans les zones affectées, notamment à Mongbwalu, la MONUSCO a renforcé la protection des civils, des travailleurs humanitaires et des structures de santé grâce au déploiement de bases militaires mobiles. Les Casques bleus ont par ailleurs mené des activités de sensibilisation auprès des communautés et distribué du matériel sanitaire dans leurs zones de responsabilité afin de contribuer à la prévention de la maladie.

La contribution du Royaume du Maroc vient donc renforcer un dispositif déjà engagé sur le terrain, au service d’un objectif commun : protéger les populations et permettre à la MONUSCO de continuer à remplir son mandat de protection des civils en Ituri.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Bénin – Ateliers départementaux de vulgarisation de la SRAE : Un instrument stratégique qui promeut l’éducation inclusive

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand NATTA, a procédé le mardi 23 juin 2026, à Parakou, au lancement officiel des ateliers départementaux de vulgarisation de la Stratégie de Renforcement des Alternatives Éducatives (SRAE). C’était en présence de la Directrice de la Coopération suisse au Bénin, Mme Gabriella SPIRLI, du Préfet du département du Borgou, Monsieur Abdoul-Chakour Naro ASSOUMA, et de plusieurs acteurs du système éducatif. 

Depuis 2017, le Gouvernement béninois, avec l’appui des partenaires dont entre autres la Coopération Suisse au Bénin, met en œuvre le PAEFE pour offrir une seconde chance aux enfants déscolarisés ou non scolarisés. Ainsi, à travers le Programme d’Appui à l’Éducation et à la Formation des Enfants Exclus du système éducatif formel (PAEFE), des centres BARKA ont été mis en place dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et la Donga afin d’offrir à des milliers d’enfants non scolarisés ou déscolarisés une seconde chance à l’éducation. 

La mise en œuvre efficace du PAEFE appelle à une stratégie bien élaborée et adaptée consignée dans un document. 

Pour le Ministre Armand Kuyema NATTA, l’atelier a pour objectif principal de faire connaître aux acteurs déconcentrés et décentralisés de l’éducation des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, l’essentiel à retenir du document de la stratégie de renforcement des alternatives éducatives (SRAE) 2026-2030, en vue de susciter l’engagement de tous les acteurs à prendre davantage en compte la problématique des enfants non scolarisés et déscolarisés précoces dans les activités opérationnelles. 

« C’est une occasion unique de découverte et d’appropriation des contenus d’un document stratégique de référence qui va définir désormais l’approche d’intervention du MEMP dans le domaine des alternatives éducatives au Bénin », a-t-il ajouté. 

Pour sa part, la Directrice de la Coopération Suisse au Bénin, Gabriella SPIRLI s’est réjouie des résultats obtenus sur le terrain grâce au PAEFE. Elle a appelé tous les acteurs à une bonne appropriation de la SRAE qui, au-delà du cadre technique, est un instrument de justice sociale qui garantit à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation. La SRAE constitue également un levier stratégique pour l’atteinte de l’ODD4, en promouvant une éducation inclusive, équitable et de qualité, adaptée aux réalités locales et aux aspirations nationales.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Le Rapport sur le commerce en Afrique d’Afreximbank montre que l’afrique peut transformer les perturbations géopolitiques en opportunités de croissance à long terme

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), a lancé l’édition 2026 de son Rapport phare sur le commerce en Afrique (African Trade Report), intitulée « Tirer parti de la géopolitique pour développer le commerce et l’industrialisation de l’Afrique globale » (Leveraging Geopolitics for Trade and Industrialisation in Global Africa). Le rapport présente une analyse approfondie de l’évolution du commerce et de l’économie en Afrique et dans le monde, dans le contexte de l’environnement économique de 2025. Il présente également les options stratégiques dont dispose l’Afrique pour transformer les tensions géopolitiques actuelles et les perturbations associées des chaînes d’approvisionnement en facteurs de résilience, de croissance durable et de prospérité partagée sur le continent.

Le rapport souligne la résilience continue de la croissance africaine malgré les difficultés importantes engendrées par l’intensification des tensions géopolitiques et les mutations économiques qui en découlent.  Illustrant cette résilience, le rapport souligne que, tandis que la croissance économique mondiale a ralenti à 3,4 % en 2025 et devrait encore se modérer à 3,1 % en 2026, la croissance réelle du PIB de l’Afrique est passée de 3,4 % en 2024 à 4,5 % en 2025. Cette performance dépasse non seulement la moyenne mondiale, mais témoigne également de l’amélioration des fondamentaux économiques du continent dans un ordre économique mondial de plus en plus fragmenté.

Le commerce des marchandises de l’Afrique a aussi enregistré de solides résultats, progressant de 6,1 % pour atteindre environ 1 500 milliards de dollars US, tandis que l’inflation agrégée est tombée de 21,6 % en 2024 à 13,1 % en 2025. Ces résultats reflètent les effets stabilisateurs d’une gestion macroéconomique prudente, des réformes politiques et institutionnelles en cours, ainsi que des interventions contracycliques des institutions de financement du développement opérant sur le continent.

Commentant les conclusions du Rapport sur le commerce en Afrique, Dr. Yemi Kale, Économiste en chef du Groupe et Directeur général en charge de la recherche et de la veille commerciale à Afreximbank, a déclaré :

« L’Afrique se trouve à un tournant décisif. Les tensions géopolitiques et la fragmentation économique redessinent les schémas du commerce mondial, mais elles offrent également au continent une occasion historique. En tirant stratégiquement parti de ces changements, l’Afrique peut bâtir un avenir économique plus résilient, plus compétitif et plus inclusif.
Il est impératif que le continent agisse avec détermination pour renforcer les chaînes de valeur régionales, développer ses capacités industrielles, élargir l’accès au financement du commerce et accélérer l’intégration continentale. Grâce à des politiques coordonnées, à des investissements stratégiques dans les infrastructures et à des institutions de financement du développement plus solides, l’Afrique peut construire un écosystème commercial plus résilient, plus inclusif et davantage créateur de valeur ajoutée. L’Afrique ne peut pas se permettre d’attendre ».

Le rapport met également en évidence le fait que les performances à l’exportation de l’Afrique demeurent contraintes par un déficit persistant de financement du commerce, estimé à environ 74 milliards de dollars US en 2025. Cette situation est aggravée par la faiblesse des liquidités en devises étrangères et par la diminution continue des relations de correspondance bancaire, deux facteurs qui limitent la capacité du continent à tirer pleinement parti de son potentiel commercial et industriel.

Parallèlement, l’évolution des routes maritimes et les perturbations prolongées des réseaux logistiques mondiaux continuent d’allonger les délais de livraison et d’accroître les coûts de transport et d’échange. Ces pressions sont particulièrement fortes pour les économies africaines qui demeurent fortement dépendantes des intrants importés et des marchés extérieurs, alors même que les chaînes d’approvisionnement mondiales se réorganisent progressivement autour de principes de résilience, de diversification et de création de nouveaux pôles de production.

Le rapport décrit également plusieurs priorités stratégiques, notamment la mise en œuvre accélérée de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’expansion des infrastructures de paiement numérique par le biais du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) et la coordination des réformes de l’architecture financière mondiale. Il souligne en outre le rôle croissant des institutions financières africaines dans le renforcement de la résilience économique. Afreximbank, membre fondateur de l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines, a décaissé 17,5 milliards de dollars US en 2024 et œuvre à doubler le financement du commerce intra-africain d’ici 2026. De son côté, le PAPSS contribue déjà à réduire les coûts de transaction et à diminuer la dépendance à l’égard des devises étrangères à travers le continent.

Alors que les tensions géopolitiques continuent de remodeler les chaînes d’approvisionnement mondiales et les flux commerciaux, la capacité de l’Afrique à tirer parti de ces évolutions dépendra de son aptitude à renforcer ses écosystèmes industriels, à développer le commerce intra-africain et à maintenir un soutien financier coordonné. En définitive, la combinaison de cadres politiques adaptatifs, d’un positionnement commercial stratégique et d’investissements directs robustes sera essentielle pour promouvoir une industrialisation résiliente, inclusive et durable au sein de l’Afrique globale. L’urgence est désormais d’agir avec ambition et détermination. Cela nécessitera d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf, d’élargir le financement du commerce intra-africain, de renforcer les infrastructures de transport et de logistique, et d’approfondir les systèmes de paiement numérique grâce au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS).

Le rapport complet peut être téléchargé ici : https://apo-opa.co/4xNkbFx

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements
(relations avec les médias)
Courriel : press@afreximbank.com

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À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

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Burundi – Visite d’État en République démocratique du Congo : des avancées majeures en faveur de la paix, de l’intégration régionale et du renforcement de la coopération bilatérale

Source: Africa Press Organisation – French

Son Excellence Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, a regagné le Burundi ce mardi au terme d’une visite d’État de deux jours en République démocratique du Congo, marquée par des avancées significatives en matière de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs, de coopération bilatérale, d’intégration économique régionale et de coordination face aux défis sanitaires, renforçant ainsi le partenariat stratégique entre les deux pays.

Au cours de leurs entretiens, les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération dans plusieurs secteurs d’intérêt commun. Ils ont convenu de relancer les mécanismes bilatéraux de coopération et ont procédé à une évaluation approfondie de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Le Président Evariste Ndayishimiye a réitéré son soutien aux efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à instaurer une paix durable et à garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs. Il a souligné que le Burundi demeure convaincu qu’une solution durable aux crises qui affectent l’Est de la République démocratique du Congo passe par une approche globale et intégrée, capable de mettre fin au cycle récurrent des violences tout en favorisant le développement socio-économique des populations concernées.

En sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine, le Chef de l’État burundais Son Excellence Evariste Ndayishimiye a réaffirmé son engagement à soutenir toutes les initiatives destinées à rétablir une paix durable en République démocratique du Congo. Il a également exprimé sa détermination à renforcer la médiation africaine, notamment à travers un mécanisme de suivi des différents processus de paix déjà engagés.

Dans le domaine de l’intégration économique régionale, les deux Chefs d’État sont convenus d’accélérer le développement des infrastructures transfrontalières, de renforcer les corridors commerciaux et la connectivité régionale, ainsi que de promouvoir les échanges économiques afin de stimuler la croissance et l’intégration des économies de la région.

S’agissant de la coopération sanitaire, Son Excellence le Président de la République a pris part à une réunion de la plateforme nationale de riposte contre la maladie à virus Ebola, mise en place par le Président de la République démocratique du Congo. Cette réunion s’est tenue quelques jours après la réunion virtuelle de haut niveau des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine et de leurs partenaires consacrée à cette même problématique. Elle a permis d’évaluer les efforts de riposte et de renforcer la coordination face aux défis sanitaires et humanitaires.

À cette occasion, un contrat le Président Évariste Ndayishimiye a renouvelé son appel en faveur d’une réponse fondée sur la science, la solidarité et la coopération internationale, plutôt que sur la peur ou l’isolement. Il a rappelé que le risque de propagation internationale de la maladie demeure très faible et a exhorté les États à éviter les restrictions de voyage et de commerce, estimant qu’elles sont contre-productives, fragilisent les économies locales, découragent la transparence et compromettent l’efficacité de la lutte contre l’épidémie.
Les deux Chefs d’État ont également échangé sur plusieurs priorités continentales liées à l’Union africaine. Ils ont réaffirmé leur attachement au principe des « solutions africaines aux problèmes africains », dans un esprit de souveraineté, de solidarité et d’intégration continentale.

Parallèlement aux activités présidentielles, Son Excellence Angeline Ndayishimiye, Première Dame de la République du Burundi, qui accompagnait le Chef de l’État durant cette visite, a effectué une séance de travail au siège de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi. Les échanges entre les deux Premières Dames ont porté sur les nouvelles orientations stratégiques de leurs fondations respectives ainsi que sur le développement de partenariats axés notamment sur l’éducation, l’autonomisation et l’inclusion sociale.
Cette rencontre a également été marquée par la remise d’outils de travail à des personnes vivant avec un handicap, illustrant l’engagement des deux Premières Dames en faveur de l’inclusion et de la promotion des groupes vulnérables.
Cette visite d’État s’est achevée dans un esprit de confiance mutuelle et d’engagement commun en faveur d’une région des Grands Lacs pacifique, stable, intégrée et prospère, où les peuples vivent en sécurité, dans la dignité et le développement partagé.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

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Ebola : la MONUSCO et l’OMS renforcent les capacités du personnel de santé de la Mission à Goma

Source: Africa Press Organisation – French

Une vingtaine de professionnels de santé de la MONUSCO et des contingents militaires de la mission ont bénéficié, les 16 et 17 juin dernier à Goma, d’une formation sur la prévention et le contrôle des infections, le port et le retrait des équipements de protection individuelle ainsi que la désinfection, dans le contexte de la résurgence de la maladie à virus Ebola qui sévit au Nord-Kivu et en Ituri.

Organisée par l’Unité de prévention et de contrôle des infections et de préparation aux épidémies (HPIDP) de la MONUSCO, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette session de renforcement des capacités s’est tenue à l’Hôpital Level II+ de la MONUSCO, situé au site RVA à Goma. Les participants étaient composés de médecins, d’infirmiers et de chauffeurs ambulanciers de la Mission, auxquels se sont joints d’autres membres du personnel de la Mission en ligne.

Renforcer les capacités pour une réponse efficace

Pour le Dr Jacqueline Matowo, médecin à la Clinique Level I de la MONUSCO, cette formation visait principalement à actualiser les connaissances du personnel et à garantir que tous les intervenants appliquent les mêmes procédures opérationnelles dans la gestion d’un éventuel cas de maladie à virus Ebola. Elle a également permis de renforcer les capacités des agents de santé appelés à intervenir en première ligne, en les familiarisant avec les dernières normes et recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en matière de prévention, de contrôle des infections et de prise en charge des patients.

« Cette formation est à la fois un recyclage et un renforcement des capacités. Nous avons voulu réunir le personnel médical, les militaires et les civils afin que tous soient sur la même longueur d’onde concernant les procédures opérationnelles standard à appliquer dans le contexte de cette épidémie.Les agents de santé sont en première ligne. Ils doivent être capables d’identifier rapidement les cas suspects, de se protéger eux-mêmes et de garantir un environnement sûr pour leurs patients », a-t-elle expliqué.

Selon elle, les participants ont été formés au dépistage et au triage des cas suspects, à la prévention et au contrôle des infections, à l’utilisation correcte des équipements de protection individuelle ainsi qu’aux procédures de transfert des patients vers les structures spécialisées de prise en charge.

Des exercices pratiques pour renforcer la sécurité des soins

Le Dr Didier Mwecha, expert en prévention et contrôle des infections à l’OMS, a souligné que la formation visait principalement à doter le personnel de compétences pratiques essentielles dans un contexte de résurgence d’Ebola.

« Nous avons travaillé sur les précautions standards et les précautions additionnelles spécifiques à la maladie à virus Ebola. Les participants ont réalisé des exercices pratiques sur le port et le retrait sécurisés des équipements de protection individuelle ainsi que sur la décontamination des surfaces et du matériel », a-t-il indiqué.

Le spécialiste et expert à l’OMS rappelle que les symptômes d’Ebola peuvent ressembler à ceux d’autres maladies courantes comme le paludisme ou la fièvre typhoïde, d’où l’importance du triage et du dépistage précoce.

« Il est essentiel que le personnel de santé soit capable de reconnaître rapidement un cas suspect afin de se protéger, mais aussi de protéger les patients qui fréquentent les structures sanitaires.Bien que le cas confirmé enregistré récemment à Goma ait été déclaré guéri, les risques demeurent élevés dans la région. Le Grand Nord, notamment les zones de Beni et Butembo, ainsi que la province voisine de l’Ituri, continuent de notifier de nouveaux cas. Aussi longtemps que la transmission se poursuit dans ces zones, nous devons maintenir un niveau d’alerte élevé », a rappelé le Dr Didier Mwecha.

« La lutte contre Ebola est l’affaire de tous »

Même son de cloche du côté du Colonel Joyanta Borah, commandant de l’Hôpital indien de Level II+ de la MONUSCO. Pour le Joyanta Borah, la lutte contre Ebola doit être l’affaire de tous.

« Nous vivons dans le même pays où l’épidémie est en cours. Penser que la maladie ne peut pas atteindre Goma ou les installations de la MONUSCO serait une erreur. Nous devons être prêts à répondre à toute éventualité. Chaque membre du personnel, qu’il soit médecin, infirmier, technicien ou agent d’entretien, doit connaître et appliquer les protocoles de sécurité. Ensemble, nous pouvons contenir et contrôler cette épidémie avant qu’elle ne prenne davantage d’ampleur » a-t-il souligné.

Au-delà du personnel médical, les organisateurs insistent sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs pour prévenir la propagation de la maladie.

Le Dr Jacqueline Matowo, médecin à la Clinique Level I de la MONUSCO appelle à renforcer les actions de sensibilisation et la surveillance communautaire afin de permettre aux populations de mieux comprendre les risques liés à Ebola et d’adopter les comportements appropriés.

A travers cette initiative, la MONUSCO et l’OMS réaffirment leur engagement à renforcer la préparation des personnels de santé et à soutenir les efforts de prévention et de riposte contre la maladie à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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