Le Président Ndayishimiye ouvre la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, Paix et Sécurité

Source: Africa Press Organisation – French

Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine et Champion de l’UA pour l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, a procédé, ce lundi 10 août 2026, au Palais de Kiriri, à l’ouverture officielle de la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, élargi cette année à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité autour du thème : « Eau, Paix et Leadership inclusif en Afrique : institutionnalisation du rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix grâce à une gouvernance responsable des ressources ».

Dans son discours, le Chef de l’État a d’abord souhaité la bienvenue aux jeunes et aux différents participants avant de rappeler que la capitale burundaise a été consacrée Capitale africaine de la Jeunesse par la Décision 868 de la 37ᵉ Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, qui a également institutionnalisé le Dialogue continental comme un rendez-vous annuel devant se tenir à Bujumbura.

Le Président Ndayishimiye a souligné que cette rencontre constitue une occasion de renforcer le dialogue, l’innovation et la mobilisation de la jeunesse africaine en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable.

Abordant la question de l’eau, le Président de la République a rappelé que l’Union africaine a placé l’année 2026 sous le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Il a ainsi souligné que l’accès à l’eau potable reste un défi pour des millions d’Africains, avec des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes, les jeunes filles et les enfants qui parcourent parfois de longues distances pour s’approvisionner.

Selon le Chef de l’État, garantir un accès équitable à l’eau contribue à améliorer la santé publique, à favoriser l’éducation des jeunes filles, à renforcer l’autonomisation économique des femmes et à accroître la production agricole.

Cependant, la rareté et la mauvaise gestion de cette ressource peuvent également devenir des facteurs de tensions entre États et entre communautés. Le Président Ndayishimiye a notamment évoqué les tensions liées au partage des ressources du bassin du Nil, ainsi que les conflits entre agriculteurs et éleveurs autour de l’accès à l’eau et aux pâturages.

Il a appelé à une gestion durable et inclusive des ressources hydriques, au renforcement de la coopération entre les États et à la mobilisation des investissements et de l’innovation afin de faire de l’eau un facteur de développement, de paix et de prospérité.

Le deuxième axe du discours présidentiel a porté sur la consolidation de la paix et de la sécurité, présentée comme une condition indispensable au développement durable et à l’intégration du continent.

Le Chef de l’État a rappelé que l’objectif de l’Union africaine de faire taire les armes demeure essentiel pour permettre la libre circulation des personnes, des biens et des services et favoriser la pleine réalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Pour lui, les conflits en Afrique trouvent leurs origines dans facteurs, notamment la faiblesse des institutions et la mauvaise gouvernance, les facteurs économiques et la compétition autour des ressources, ainsi que certains effets de l’héritage colonial et des dynamiques géopolitiques.

Le Président Ndayishimiye a également attiré l’attention sur le chômage des jeunes, qui peut les rendre vulnérables au recrutement par des groupes armés. Il a encouragé les jeunes à privilégier l’entrepreneuriat et la création d’activités économiques, estimant que l’Afrique dispose encore d’importantes ressources et opportunités à valoriser.

Il a, dans ce contexte, lancé un appel aux jeunes à se désengager de la violence et à devenir des acteurs de paix, de développement et de transformation du continent.

L’extension du Dialogue continental à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité traduit, selon le Président, la volonté de renforcer la participation des femmes dans les processus de prévention et de résolution des conflits. Il a rappelé que les femmes sont souvent parmi les premières victimes des conflits, mais qu’elles jouent également un rôle important dans la prévention des violences et la consolidation de la paix, notamment au sein des familles et des communautés. Il a ainsi appelé à renforcer leur participation dans la vie politique et dans les processus de prise de décision.

S’agissant de la jeunesse, il a insisté sur la nécessité de la considérer non plus comme une simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un acteur stratégique de la transformation de l’Afrique.

« Quand les jeunes et les femmes avancent, l’Afrique progresse », a-t-il souligné, appelant les dirigeants à écouter, soutenir et accompagner cette nouvelle génération.

Le Président Ndayishimiye a également plaidé pour un leadership inclusif, fondé sur la participation de toutes les composantes de la société. Il a insisté sur la nécessité d’associer davantage les jeunes, les femmes aux processus de prise de décision.

Pour lui, le leadership doit être orienté vers le bien-être collectif et s’appuyer sur des valeurs africaines telles que l’unité, la solidarité et l’Ubuntu.

La gouvernance responsable des ressources constitue également, selon le Chef de l’État, un élément essentiel de la stabilité du continent. Les ressources naturelles de l’Afrique doivent être gérées de manière transparente, équitable et durable afin de lutter contre la « malédiction des ressources » et de les transformer en véritables moteurs du développement économique.

Le Président de la République a enfin appelé à renforcer les investissements dans l’éducation, les nouvelles technologies, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.

L’Afrique, a-t-il estimé, dispose des compétences et des ressources nécessaires pour produire ses propres solutions et accélérer son développement. Il a encouragé les jeunes à croire davantage en leurs capacités et à mettre leur créativité au service de la transformation du continent

Il a également cité plusieurs initiatives mises en œuvre au Burundi en faveur de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, notamment le Programme d’autonomisation économique et de création d’emplois pour les jeunes (PAEEJ), ainsi que les Banques d’investissement pour les jeunes et pour les femmes.

À l’échelle continentale, il a appelé à davantage de synergie entre les différentes initiatives en faveur de la jeunesse et des femmes, afin de parvenir à des résultats concrets et durables.

En clôturant son intervention, le Président Ndayishimiye a souhaité que les travaux de cette 5ᵉ édition aboutissent à une feuille de route ambitieuse et réaliste, permettant de renforcer la contribution des jeunes et des femmes à la paix, à la sécurité et au développement de l’Afrique.

Il a appelé les participants à œuvrer pour une Afrique qui privilégie l’intégration, le dialogue, l’innovation et la paix, et où les jeunes et les femmes disposent pleinement des moyens de contribuer à la construction d’un continent prospère, intégré et pacifique.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

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Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) : Déclaration d’Addis-Abeba sur l’Éducation Catholique

Source: Africa Press Organisation – French

I. Préambule

Nous, Présidents des Conférences Épiscopales, Évêques, éducateurs catholiques, dirigeants d’universités et d’écoles catholiques, membres d’Instituts de Vie Consacrée et de Sociétés de Vie Apostolique, clergé, fidèles laïcs, jeunes et partenaires de l’éducation catholique de toute l’Afrique et de Madagascar, réunis à Addis-Abeba pour une conférence de quatre jours du 5 au 8 août 2026 à l’occasion de la Première Conférence Continentale sur l’Éducation Catholique. Nous avons examiné les enjeux, les défis et les perspectives de l’éducation catholique sur notre continent africain.

Inspirés par l’Évangile de Jésus-Christ, l’enseignement de l’Église, le Pacte Éducatif Global, le Document de Kampala, le Pacte Africain sur l’Éducation et le riche patrimoine culturel de l’Afrique et de Madagascar, nous réaffirmons que l’éducation catholique est un ministère essentiel de l’Église, un instrument privilégié d’évangélisation, une force puissante pour le modelage du caractère ainsi que l’outil indispensable au développement humain intégral.

Ayant réfléchi ensemble aux opportunités et aux défis auxquels est confrontée l’éducation catholique sur notre continent, ayant écouté les expériences des différentes régions de notre continent et ayant l’intention de renforcer les résultats déjà obtenus, nous faisons les déclarations suivantes :

II. Considérations doctrinales

Sur la base des enseignements de l’Église, nous affirmons :

  1. La dignité de chaque personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1, 26-27).
  2. Le droit inaliénable de chaque enfant et de chaque jeune à recevoir une éducation de qualité enracinée dans la vérité, la justice, la foi et la dignité humaine (GS 26, GE 1).
  3. L’éducation catholique comme partie intégrante de la mission évangélisatrice de l’Église (EN 44, L’École Catholique 1977, 9).
  4. Le rôle indispensable des familles en tant que premiers éducateurs de leurs enfants (FC 36).
  5. La contribution des institutions éducatives catholiques à la construction de la nation, à la paix, au leadership éthique, au progrès scientifique et à la transformation sociale (GS 26, 31, 60, GE 8).
  6. L’école comme un instrument précieux pour apprendre à tisser des liens de paix et d’harmonie au sein de la société dès l’enfance, à travers l’éducation aux valeurs morales et spirituelles (AM, 76).
  7. L’importance d’une éducation participative basée sur les nobles valeurs de la culture africaine, ouverte au monde contemporain et inspirée par l’Évangile, comme garantie de la Nouvelle Évangélisation et du développement intégral de nos peuples (Document de Kampala 198).

III. Considérations historiques

Sur la base de faits historiques indiscutables, nous reconnaissons :

  1. La contribution historique des écoles, collèges, universités, séminaires et centres de formation catholiques à travers l’Afrique et de Madagascar.
  2. Le dévouement et les sacrifices des évêques, prêtres, religieux, enseignants, parents et collaborateurs laïcs pour soutenir l’éducation catholique.
  3. Les défis croissants posés par la pauvreté, les conflits, les migrations forcées, le chômage, les inégalités, la transformation numérique, le changement climatique, le déclin des valeurs morales et l’insuffisance des ressources éducatives.
  4. Les opportunités offertes par la technologie, la recherche, l’innovation, l’intelligence artificielle et la collaboration continentale.

IV. Nécessités contextuelles de notre continent

Sur la base des réalités propres à notre continent, nous nous engageons à :

  1. Renforcer l’identité et la mission catholiques de toutes les institutions éducatives catholiques.
  2. Promouvoir l’excellence académique intégrée à la formation spirituelle, morale, intellectuelle, sociale et écologique.
  3. Investir dans le recrutement, la formation et le développement professionnel continu des éducateurs et des dirigeants catholiques.
  4. Veiller à ce que les institutions éducatives catholiques soient sûres, inclusives, transparentes et engagées dans la protection des enfants et des personnes vulnérables.
  5. Élargir l’accès à une éducation catholique de qualité, en particulier pour les pauvres, les personnes handicapées physiques, les marginalisés, les déplacés et les communautés vulnérables.
  6. Promouvoir le leadership éthique, la consolidation de la paix, la réconciliation et la citoyenneté responsable.
  7. Investir dans les nouvelles technologies et encourager l’utilisation responsable et éthique de l’intelligence artificielle dans l’enseignement, l’apprentissage, la recherche et l’administration.
  8. Renforcer la collaboration entre les écoles catholiques, les universités, les séminaires, les congrégations religieuses et les Conférences Épiscopales à travers l’Afrique et Madagascar.
  9. Promouvoir la recherche, l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement des compétences qui répondent aux réalités et aux aspirations de l’Afrique, capables de générer la création d’emplois pour ceux qui passent par les institutions éducatives catholiques.
  10. Faire progresser l’éducation écologique inspirée par l’écologie intégrale et le soin de la création.
  11. Promouvoir le bien-être intégral des enseignants et des éducateurs.
  12. Partager les dons entre les institutions et les pays.

V. Un appel à la coresponsabilité

Sachant que la tâche de formation de la personnalité intégrale exige une synergie d’actions et une collaboration coresponsable (Document final du Synode sur la synodalité 111), nous lançons un appel aux :

  1. Conférences Épiscopales pour faire de l’éducation catholique une priorité pastorale en établissant une structure nationale fonctionnelle pour l’éducation catholique.
  2. Gouvernements pour reconnaître et soutenir la contribution des institutions éducatives catholiques au développement national.
  3. Universités catholiques, écoles et institutions de formation pour renforcer l’assurance qualité, la bonne gouvernance et la responsabilité.
  4. Congrégations religieuses et organisations catholiques pour continuer à investir dans le ministère éducatif.
  5. Parents et familles pour s’associer activement à l’éducation et à la formation à la foi de leurs enfants.
  6. Partenaires au développement, à l’Union Africaine et autres organismes internationaux pour collaborer au renforcement de l’éducation catholique dans toute l’Afrique et à Madagascar.

VI. Coordination continentale

Pour assurer la réalisation de cette Déclaration, nous recommandons la création de la Commission Épiscopale du SCEAM pour l’Éducation Catholique, dont le travail consisterait à :

  1. Développer un Cadre Continental du SCEAM pour l’Éducation Catholique.
  2. Établir des mécanismes de collaboration, de suivi, d’évaluation et de rapport.
  3. Encourager chaque Conférence Épiscopale à préparer des plans de mise en œuvre nationaux.
  4. Convoquer des réunions continentales périodiques pour examiner les progrès, partager les meilleures pratiques et renouveler les engagements.

VII. Conclusion

En nous mettant à la disposition du Christ qui, par son Esprit agissant en nous, « peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou imaginons » (Eph 3, 20), nous confions cette Déclaration à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Siège de la Sagesse. Nous renouvelons notre engagement à former des générations de disciples fidèles, de professionnels compétents, de dirigeants éthiques, d’entrepreneurs inventifs et de citoyens responsables qui contribueront à l’épanouissement de l’Église et de la société.

Puisse l’éducation catholique continuer à être un phare d’espérance, de foi, de connaissance, de justice et de paix pour l’Afrique et Madagascar.

Adoptée à Addis-Abeba, Éthiopie

Le 7 août 2026

Distribué par APO Group pour Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar (SECAM).

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Le Bénin et l’Éthiopie renforcent leur coopération dans le numérique et l’innovation

Source: Africa Press Organisation – French

Du 4 au 8 août 2026, une délégation ministérielle béninoise conduite par Dr Mahuna AKPLOGAN, Ministre de la Transformation Digitale et de l’Innovation, a effectué une visite de travail à Addis-Abeba. Cette mission s’inscrit dans le prolongement des échanges de haut niveau entre les deux pays, notamment du tête-à-tête tenu le 13 juillet 2026 entre le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Romuald WADAGNI et le Premier Ministre éthiopien, Dr Abiy AHMED.

Un partage d’expériences autour de la transformation numérique

La visite a constitué un cadre d’échange sur les trajectoires numériques des deux pays. Le Bénin a notamment partagé les acquis et enseignements de près d’une décennie de transformation numérique, marquée par le développement des infrastructures, la dématérialisation des services publics, l’identité numérique, le renforcement de la cybersécurité et, plus récemment, une ambition accrue autour de l’intelligence artificielle et de l’innovation.

Les échanges ont permis de confronter les approches dans plusieurs domaines : modernisation des services publics, identité numérique et interopérabilité, gouvernance des données, cybersécurité, infrastructures numériques et intelligence artificielle.

Des perspectives concrètes autour de l’IA et de l’innovation

Une séance de travail entre la délégation béninoise et le ministère éthiopien de l’Innovation et de la Technologie a permis de partager le acquis des deux pays.  Cette visite contribue ainsi à approfondir la coopération Sud-Sud, autour d’une ambition partagée : mettre le numérique, l’intelligence artificielle et l’innovation au service du développement et des populations.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Restes d’engins explosifs : les habitants de Camp Dere sensibilisés aux risques

Source: Africa Press Organisation – French

Près de 180 habitants de Camp Dere, un village situé à 7 kilomètres de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambere, ont participé le 7 août 2026 à une campagne de sensibilisation organisée par le Service de lutte antimines des Nations Unies (UNMAS). Cette initiative visait notamment à renforcer la protection des civils face aux risques liés aux engins explosifs.

Dans cette région où la présence de restes explosifs de guerre continue de menacer les populations, les équipes d’UNMAS ont rappelé que la vigilance demeure le meilleur moyen de sauver des vies.

« Cette séance de sensibilisation a été organisée en réponse à une augmentation des accidents signalés, notamment dans la région de la Nana-Mambéré », explique Stella Ouanga Ngoamara, chargée de sensibilisation à UNMAS. Elle précise que les enfants figurent parmi les premières victimes de ces accidents. « Ils ramassent ou jouent avec ces objets, s’en approchent, provoquant des explosions qui causent des blessures graves ou la mort », souligne-t-elle.

À l’aide d’exemples concrets et d’illustrations, les participants ont appris à reconnaître différents types d’engins explosifs, notamment les grenades, les munitions, les roquettes, les obus et les mines. Un message simple mais essentiel a été martelé tout au long de la séance : « Ne pas toucher, ne pas s’approcher, alerter. » Les habitants ont également été invités à signaler immédiatement toute découverte suspecte aux autorités compétentes, notamment à UNMAS, aux Forces armées centrafricaines (FACA) ou à la gendarmerie.

À l’issue des échanges, plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit étendu à d’autres localités exposées aux mêmes risques dans la préfecture de la Nana-Mambere.

Au-delà des risques liés aux engins explosifs, les participants ont également été sensibilisés à d’autres enjeux de protection. Les échanges ont porté sur la prévention des conflits liés à la transhumance à travers le dialogue entre agriculteurs et éleveurs, sur la protection de l’enfance, notamment contre l’implication des enfants dans les activités armées, ainsi que sur l’importance de l’enregistrement des naissances et de la scolarisation. Une séance consacrée à la lutte contre les violences basées sur le genre a également permis d’informer les communautés sur les différentes formes de violences faites aux femmes et aux filles ainsi que sur les mécanismes de signalement et de prise en charge existants.

Dramane Darave

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Bunia : des étudiants formés sur les mécanismes de dénonciation des violences sexuelles

Source: Africa Press Organisation – French

Face à la persistance des violences sexuelles et basées sur le genre en Ituri, la Police de la MONUSCO (UNPOL), en collaboration avec la Police nationale congolaise (PNC), multiplie les actions de prévention auprès des communautés. Le vendredi 7 août 2026, une séance de sensibilisation a réuni 34 étudiants de l’Université de Bunia, dont 11 jeunes femmes, dans le but de renforcer leurs connaissances sur leurs droits et sur les mécanismes de dénonciation des violences sexuelles.

Pour les organisateurs, l’information demeure un outil essentiel de prévention. En encourageant les victimes et les témoins à signaler les abus, les activités de sensibilisation contribuent à lutter contre l’impunité et à protéger les personnes les plus vulnérables.

Briser le silence

Dans les établissements d’enseignement supérieur comme dans les écoles, les violences sexuelles restent une préoccupation majeure. Pourtant, le sujet demeure souvent difficile à aborder en raison de la peur, de la stigmatisation ou des rapports de pouvoir qui découragent les victimes à dénoncer les abus.

Au cours des échanges avec les étudiants, les sensibilisateurs ont particulièrement insisté sur les pratiques de harcèlement sexuel liées à l’obtention de faveurs académiques, communément désignées sous l’expression de « points sexuellement transmissibles ». Selon eux, cette réalité affecte principalement les jeunes filles et compromet leur épanouissement, l’intégrité académique ainsi que l’avenir professionnel des étudiants.

« Il y a beaucoup d’autorités qui profitent de la naïveté de certaines étudiantes pour obtenir des faveurs de nature sexuelle. Ils échangent des points contre des relations sexuelles », fait savoir Grâce Balume, commissaire adjointe de la Police nationale congolaise chargée de la prévention des violences sexuelles.

Les participants à la sensibilisation ont également été informés sur les procédures de signalement et l’accompagnement disponible pour les victimes, afin de les encourager à rompre le silence.

La famille, premier rempart

Pour plusieurs étudiants présents à cette rencontre, la lutte contre les violences sexuelles doit dépasser le cadre universitaire. Sarah Avuti, étudiante à la Faculté de droit de l’Université de Bunia, estime que la prévention doit commencer au sein même des familles.

« C’est quelque chose que moi, j’ai vu et j’ai compris : les violences basées sur le genre commencent dès la maison. Alors, en plus de nous sensibiliser, nous les étudiants, je pense qu’il serait mieux de sensibiliser aussi les parents », explique-t-elle.

Malgré Ebola, la sensibilisation se poursuit

Au-delà des universités, les équipes spécialisées d’UNPOL et de la PNC poursuivent régulièrement des campagnes de sensibilisation dans les quartiers, les marchés et d’autres espaces publics de Bunia.

Ces activités sont menées notamment par la Cellule SPT/Genre (Specialized Police Team/Genre) de la Police de la MONUSCO et par l’Escadron de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles (EPEPVES) de la PNC. Toutefois, le contexte actuel marqué par l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri constitue un défi supplémentaire pour les acteurs engagés dans la prévention.

« Avant l’épidémie d’Ebola, nous organisions beaucoup de sensibilisations de parents, enfants, enseignants et étudiants au danger des violences sexuelles et basées sur le genre. Le message envoyé aux parents était : prenez vos responsabilités, envoyez vos enfants à l’école, évitez de les laisser errer à longueur de journée, pour ne pas en faire des proies faciles pour les prédateurs sexuels. Depuis Ebola, les sensibilisations ont quelque peu diminué. Toutefois, nous avons rencontré les bourgmestres des communes de Shari, Nyakasanza et Mbunya afin de planifier de nouvelles activités en formats réduits, adaptées au contexte actuel », explique une membre de la Cellule SPT/Genre de la Police de la MONUSCO à Bunia.

Un engagement collectif nécessaire

Pour les acteurs de la prévention, briser le silence et encourager la dénonciation des abus demeurent essentiels dans la lutte contre ce phénomène. Un combat qui concerne tous les espaces de la société : les écoles, les universités, les lieux de travail, les marchés, mais aussi les familles.

À travers ces initiatives, la PNC et UNPOL réaffirment leur engagement à prévenir les violences sexuelles et basées sur le genre et à renforcer la protection des communautés en Ituri.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Conflit de dates entre le WPC et African Energy Week (AEW) : Riyad joue-t-il franc jeu avec l’Afrique ? (Par Ajong Mbapndah L)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Ajong Mbapndah L

L’African Energy Week est passée d’une initiative continentale ambitieuse à un mouvement puissant qui rassemble gouvernements, investisseurs, compagnies pétrolières nationales et acteurs mondiaux du secteur de l’énergie autour des priorités de développement de l’Afrique. Les dates de l’événement, fixées bien à l’avance du 12 au 16 octobre 2026, la décision de WPC Energy de reprogrammer son congrès de Riyad du 11 au 15 octobre soulève des questions délicates concernant l’équité, le respect et la question de savoir si l’Afrique est toujours censée s’adapter à des décisions prises ailleurs.

Les responsables africains du secteur de l’énergie ont toutes les raisons de poser une question simple mais dérangeante : pourquoi l’un des plus grands rassemblements mondiaux consacrés à l’énergie reprogrammerait-il son congrès de 2026 pour qu’il se tienne presque exactement au même moment que l’African Energy Week, alors que les dates du congrès du Cap étaient connues de longue date dans l’ensemble du secteur ?

Le 25e congrès de l’énergie du WPC se tiendra à Riyad du 11 au 15 octobre 2026, tandis que l’African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies se déroulera au Cap du 12 au 16 octobre. Pendant quatre jours cruciaux, les deux événements se disputeront la présence d’un grand nombre des mêmes ministres, dirigeants de compagnies pétrolières nationales, compagnies pétrolières internationales, financiers, prestataires de services, investisseurs et médias.

Qualifier cela de simple coïncidence malheureuse dans le calendrier revient à minimiser à la fois les conséquences pratiques et le message que cette décision envoie inévitablement à un secteur énergétique africain de plus en plus déterminé à ne pas être traité comme une simple annexe.

L’AEW n’est pas une conférence obscure apparue de manière inattendue dans un calendrier international déjà surchargé. Ses dates, du 12 au 16 octobre, avaient déjà été communiquées publiquement en 2025 et ont continué à être présentées par la suite comme les dates définitives de la prochaine édition, laissant ainsi aux gouvernements, aux entreprises, aux sponsors et aux investisseurs suffisamment de temps pour organiser leur participation.

Dans les milieux de l’énergie, les grandes conférences ne se concrétisent pas simplement quelques semaines avant le jour de l’ouverture. Les ministres bloquent leurs agendas, les entreprises allouent des budgets de parrainage, les exposants réservent des espaces, les dirigeants planifient leurs déplacements et les gouvernements préparent des tournées de présentation des investissements des mois à l’avance ; c’est pourquoi l’idée selon laquelle les dates de l’AEW auraient pu, d’une manière ou d’une autre, échapper à l’attention est difficile à concilier avec le fonctionnement de ce secteur.

Cela est d’autant plus vrai compte tenu de ce qu’est devenue l’African Energy Week. Ce que la Chambre africaine de l’énergie (AEC) a mis en place en à peine une demi-décennie n’est pas simplement une énième conférence annuelle, mais l’une des plateformes les plus solides jamais créées pour permettre aux Africains d’exprimer leurs propres priorités énergétiques, d’interagir directement avec les investisseurs et de remettre en question un débat mondial qui a trop souvent parlé de l’Afrique plutôt qu’avec l’Afrique.

L’AEW a débuté en 2021 avec environ 1 700 délégués et s’est rapidement développée pour devenir un rassemblement attirant des milliers de ministres, de responsables gouvernementaux, de compagnies pétrolières nationales, de producteurs indépendants, de grandes entreprises internationales, de financiers et de prestataires de services. L’édition 2026 se positionne comme une nouvelle avancée majeure, reflétant la dynamique que la Chambre a su créer autour de l’investissement, du développement de projets, de la conclusion d’accords et de la souveraineté énergétique africaine.

Les organisateurs prévoient plus de 9 000 participants, plus de 300 ministres et personnalités de haut rang, plus de 400 intervenants et plus de 1 500 entreprises pour 2026. Ce ne sont pas là les chiffres d’une conférence régionale marginale, mais ceux d’un marché énergétique international de plus en plus influent, construit en Afrique autour des opportunités africaines.

Cette croissance est importante car l’AEW a toujours défendu une proposition claire : les choix énergétiques de l’Afrique doivent refléter les réalités de son développement. On ne peut pas attendre du continent qu’il aborde la transition à partir du même point de départ que les pays qui se sont industrialisés en utilisant des combustibles fossiles abondants et qui bénéficient aujourd’hui d’un accès universel ou quasi universel à l’électricité, de réseaux de transport sophistiqués et d’économies matures.

Les décideurs politiques africains sont confrontés à une équation différente, mêlant précarité énergétique, industrialisation, emploi, croissance démographique, sécurité alimentaire et besoins colossaux en capitaux pour bâtir des économies modernes. L’AEW leur a toujours offert une tribune pour affirmer que le pétrole et le gaz, aux côtés des énergies renouvelables, du nucléaire, de l’hydroélectricité, des minéraux critiques et des technologies émergentes, doivent continuer à faire partie d’une transition africaine façonnée par les besoins de l’Afrique.

Cet événement a également largement dépassé le cadre des discours et des tables rondes protocolaires. À travers des forums d’investissement, des « deal rooms », des discussions sur les accords de cession de droits d’exploitation, des échanges entre sociétés pétrolières nationales (SPN) et internationales (SPI), des programmes de contenu local et des discussions sur le financement, l’AEW s’est de plus en plus efforcé de mettre en relation directe les titulaires de licences et les développeurs de projets avec des investisseurs capables de transformer les opportunités en actifs de production et en infrastructures opérationnelles.

Cette orientation est essentielle, car l’Afrique n’a pas simplement besoin d’un énième débat mondial sur l’énergie. Elle a besoin de capitaux pour l’exploration, de gazoducs, d’installations de traitement du gaz, de raffineries, de centrales électriques, de réseaux de transport d’électricité, de projets d’énergies renouvelables, d’infrastructures industrielles et de mécanismes de financement capables de les soutenir.

Le rôle croissant de l’Organisation des producteurs africains de pétrole dans le débat énergétique continental au sens large, associé aux efforts autour des mécanismes de financement africains, ajoute une autre dimension stratégique. Les producteurs africains reconnaissent de plus en plus que la souveraineté sur les ressources n’a guère de sens si chaque projet majeur reste dépendant d’institutions financières extérieures au continent, dont les politiques peuvent ne pas correspondre aux priorités de développement africaines.

L’AEW est devenu l’un des lieux où s’exprime cette nouvelle confiance, et c’est précisément pour cette raison que la décision concernant le calendrier de Riyad a été si mal accueillie. L’Afrique ne se contente plus d’être simplement reconnaissante d’être invitée aux discussions mondiales sur l’énergie ; elle met en place ses propres tables, remplit ses propres salles et attire de plus en plus les mêmes ministres, dirigeants et investisseurs que ceux recherchés par les centres de pouvoir traditionnels de l’industrie.

WPC Energy est en soi une institution mondiale importante et nul n’a besoin de minimiser son importance pour reconnaître le problème. C’est précisément parce qu’il comprend l’importance de la participation des ministres et des PDG que le WPC devrait également comprendre ce qui se passe lorsqu’un congrès est programmé aux mêmes dates qu’un autre rassemblement majeur.

Un ministre du Pétrole ne peut pas être à la fois au Cap et à Riyad ; le directeur d’une compagnie pétrolière nationale ne peut pas passer le même après-midi à négocier des partenariats d’investissement à l’AEW et à participer aux sessions du WPC à des milliers de kilomètres de là ; et les entreprises dont les équipes de direction sont restreintes ne peuvent pas faire comme si la géographie n’existait pas.

Cela soulève une question évidente que les parties prenantes africaines sont en droit de poser : la même décision aurait-elle été prise aussi facilement si l’événement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek ou le Gastech ? Un congrès cherchant à attirer bon nombre de ces mêmes ministres, PDG et sponsors se risquerait-il sciemment à chevaucher l’une de ces dates et s’attendrait-il simplement à ce que les organisateurs en assument les conséquences ?

Si un tel chevauchement exigeait une consultation minutieuse ailleurs, l’Afrique mérite de savoir pourquoi Le Cap semble faire exception. L’Afrique ne demande pas que le calendrier international soit libéré chaque fois qu’elle accueille un événement, mais il existe une différence énorme entre un chevauchement inévitable et le déplacement d’un rassemblement de premier plan vers des dates déjà occupées par une plateforme continentale en pleine expansion.

Cette situation est d’autant plus mal perçue qu’une coopération, plutôt qu’une confrontation, avait déjà existé auparavant. En 2022, la Chambre africaine de l’énergie et le Conseil mondial du pétrole du Canada ont signé un protocole d’accord en vertu duquel ils s’engageaient à soutenir et à promouvoir leurs conférences respectives, notamment l’African Energy Week et le Congrès mondial du pétrole de 2023, tout en coopérant sur les délégués, les exposants, les partenaires, les webinaires et le dialogue sectoriel.

Ce contexte historique rend le conflit actuel d’autant plus difficile à comprendre. Les institutions liées à la famille du WPC avaient suffisamment conscience de l’importance de l’AEW pour collaborer avec l’AEC, promouvoir leurs plateformes respectives et encourager la participation ; les acteurs africains sont donc en droit de se demander comment cette coopération a pu déboucher sur un calendrier qui place désormais les deux événements en concurrence directe.

Le WPC entretient également une longue histoire avec l’Afrique elle-même. Johannesburg a accueilli le 18e Congrès mondial du pétrole en 2005, le premier congrès du WPC organisé sur le continent, ce qui signifie que l’Afrique n’est pas un territoire inconnu pour l’organisation et que les institutions pétrolières africaines ne sont certainement pas étrangères à l’écosystème du WPC.

La Chambre africaine de l’énergie elle-même s’est montrée réticente à transformer publiquement la situation en confrontation, bien qu’elle ait été sollicitée à ce sujet. Cette retenue est remarquable, car une organisation qui n’a généralement pas hésité à défendre les intérêts énergétiques africains aurait facilement pu aggraver le conflit ; pourtant, sa réticence à s’exprimer ne doit pas être confondue avec une absence de préoccupation au sein de l’ensemble du secteur.

Ce silence pourrait en réalité amplifier les interrogations. Lorsqu’une organisation fondée sur la défense énergique des investissements africains opte pour la prudence, d’autres s’attacheront inévitablement à examiner de plus près la signification de cette décision de calendrier et les raisons qui l’ont motivée.

Le Nigeria face à un test de leadership délicat

Ce conflit de calendrier prend encore plus d’importance lorsque le Nigeria entre en scène. En tant que poids lourd économique du continent, l’un des principaux producteurs africains de pétrole et de gaz et berceau de l’un des plus vastes viviers d’entreprises énergétiques locales, la voix du Nigeria a un poids considérable pour déterminer comment l’Afrique se positionne dans l’ordre énergétique mondial en pleine mutation.

Le Nigeria n’est pas simplement un producteur de plus participant aux conférences du Cap et de Riyad. C’est le pays choisi pour accueillir la Banque africaine de l’énergie à Abuja, une institution conçue par l’Organisation des producteurs africains de pétrole et Afreximbank pour contribuer à combler le déficit de financement auquel sont confrontés les projets énergétiques africains.

Cela confère à Abuja une responsabilité particulière dans les débats sur la souveraineté énergétique africaine. La Banque africaine de l’énergie incarne précisément le type d’indépendance institutionnelle que l’AEW a défendu : des capitaux africains mobilisés pour soutenir des projets africains à un moment où les bailleurs de fonds internationaux traditionnels se montrent de plus en plus réticents à financer le développement pétrolier et gazier sur le continent.

Le Nigeria abrite également ce qui est peut-être le symbole le plus marquant de l’évolution des ambitions énergétiques de l’Afrique : Aliko Dangote et son complexe de raffineries. L’importance de ce que construit Dangote dépasse largement le cadre d’un simple homme d’affaires, d’une entreprise ou d’une raffinerie, d’autant plus que ses intérêts industriels ne cessent d’étendre leur présence à travers l’Afrique.

La raffinerie Dangote remet en cause un modèle africain vieux de plusieurs décennies, dans lequel le pétrole brut est exporté, la valeur ajoutée est créée ailleurs et des produits raffinés coûteux sont réimportés sur le continent. Elle incarne une approche différente : des ressources africaines transformées sur le sol africain, créant ainsi une capacité industrielle africaine et permettant à une plus grande partie de la chaîne de valeur de rester sur le continent.

Le Nigeria se trouve donc au cœur de presque tous les principaux arguments avancés par l’African Energy Week (AEW) concernant l’avenir énergétique de l’Afrique : propriété locale, transformation sur place, sécurité énergétique, financement africain, développement du gaz national, réforme des investissements et transformation des ressources naturelles en capacité industrielle plutôt qu’en simples recettes d’exportation.

Ses relations avec l’African Energy Week ont également été étroites et très visibles. Les responsables gouvernementaux, les régulateurs et les dirigeants d’entreprise nigérians successifs ont utilisé l’AEW pour promouvoir les opportunités d’investissement, expliquer les réformes et attirer les capitaux internationaux, tandis que les entreprises nigérianes ont maintenu une présence importante grâce à des espaces d’exposition de choix, des interventions, des tables rondes, des parrainages et la conclusion d’accords.

Cet engagement s’est poursuivi sous l’administration du président Bola Tinubu. Olu Verheijen, conseiller spécial du président pour l’énergie, est devenu une figure de proue de ce rassemblement, tandis que Heineken Lokpobiri, ministre d’État chargé des ressources pétrolières, et d’autres hauts responsables nigérians ont utilisé l’AEW pour promouvoir les réformes du pays en matière d’investissement et ses opportunités énergétiques.

La délégation d’entreprises nigérianes annoncée pour 2026 est tout aussi impressionnante. Adewale Tinubu, directeur général du groupe Oando, figure parmi les dirigeants de premier plan attendus, aux côtés de cadres issus de certains des plus importants opérateurs locaux du Nigeria et de sociétés internationales actives dans le secteur en amont du pays.

Renaissance Africa Energy Company participe en tant que sponsor « Gold » et devrait présenter une stratégie de croissance prévoyant un programme d’investissement de 15 milliards de dollars, suite à son acquisition d’importants anciens actifs terrestres de Shell. Sa présence incarne exactement le type de transformation des entreprises africaines que l’AEW a été créé pour mettre en avant.

Le Dr Nosa Omorodion, directeur national de SLB pour le Nigeria, doit également recevoir le prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière décerné par l’AEW, en reconnaissance de plus de trois décennies de contributions à la technologie, au contenu local, à l’optimisation de la production et au développement du capital humain. Dans l’ensemble, la présence nigériane fait du Cap l’une des vitrines internationales les plus importantes de l’évolution du secteur énergétique nigérian en dehors du Nigeria même.

C’est pourquoi le Nigeria se trouve aujourd’hui dans une position inhabituellement délicate. Le 11 octobre, à la veille de l’ouverture de l’AEW, le Nigeria se joindra à l’Arabie saoudite et à l’Italie en tant que co-hôte de la 17e réunion ministérielle du Forum international de l’énergie (IEF) à Riyad, un rassemblement réunissant des ministres de l’Énergie, des dirigeants du secteur et des organisations internationales pour discuter de la sécurité énergétique, de la stabilité des marchés, des investissements et de l’avenir de l’énergie mondiale.

Il n’y a rien de contradictoire en soi à ce que le Nigeria participe à ces deux événements. En effet, un pays de l’importance du Nigeria se doit d’être représenté à toutes les tables de discussion sérieuses où l’avenir de l’énergie mondiale est débattu, et son rôle de co-hôte de l’IEF17 constitue en soi une reconnaissance du rayonnement international d’Abuja.

Le problème réside dans ce qui se passe immédiatement après. Le WPC entame son programme principal à Riyad le 12 octobre, le jour même où l’AEW s’ouvre au Cap, ce qui risque de transformer le rôle légitime de leader mondial du Nigeria en un exercice d’équilibre délicat entre un rassemblement international qu’il contribue à co-organiser et une plateforme africaine qu’il a passé des années à aider à construire.

Cela place Abuja dans une situation qu’elle n’a pas créée seule, mais qui soulève des questions légitimes quant à son leadership. Les autorités nigérianes, en particulier au niveau ministériel et au sein des hautes sphères du gouvernement, ont-elles fait part de leurs préoccupations concernant ce conflit de calendrier lorsque les plans de Riyad étaient en cours d’élaboration ?

Compte tenu du rôle du Nigeria en tant que co-organisateur de l’IEF17 et de son poids diplomatique considérable dans les affaires pétrolières mondiales, Abuja a-t-elle mis en garde ses partenaires contre les conséquences d’un chevauchement direct entre le programme global de Riyad et l’African Energy Week ? Les décideurs politiques ont-ils pris en compte l’image que cela renverrait en Afrique de donner l’impression de privilégier un rassemblement étranger au détriment d’une plateforme que les responsables et les entreprises nigérianes ont contribué à établir comme l’un des symboles incontestables de la renaissance énergétique de l’Afrique ?

Le Nigeria aurait-il pu user de son influence en coulisses pour encourager la coordination avant que ce chevauchement ne devienne inévitable ? Il s’agit là de questions, et non d’accusations, et aucune preuve publique ne permet d’établir quelles conversations ont pu avoir lieu en privé entre Abuja, Riyad, l’IEF, WPC Energy ou les organisateurs de l’AEW.

Le Nigeria ne devrait donc pas être condamné pour une diplomatie dont les détails ne sont pas connus du public, mais le leadership se juge en partie à l’aune des signaux qu’il envoie, en particulier lorsque des intérêts concurrents s’affrontent. La position du Nigeria signifie qu’il ne peut pas se contenter de considérer cela comme un simple conflit de calendrier entre tiers.

Dans des moments comme celui-ci, le géant continental ne peut se permettre d’envoyer des signaux contradictoires quant à sa position sur l’avenir et la prospérité énergétiques de l’Afrique. Cela ne signifie pas pour autant que le Nigeria doive boycotter Riyad, se retirer de la scène internationale ou choisir Le Cap au détriment du reste du monde ; une telle approche serait irréaliste et contre-productive.

Le Nigeria ferait davantage preuve de leadership en démontrant que l’engagement mondial et la solidarité africaine sont des obligations complémentaires plutôt que concurrentes. Abuja peut jouer un rôle important à Riyad tout en indiquant sans ambiguïté, par le biais d’une représentation de haut niveau, de la participation des entreprises et d’un engagement diplomatique, que l’AEW reste une plateforme africaine stratégique digne d’être soutenue.

Cette distinction est importante car les autres gouvernements africains observeront attentivement la situation. Si le Nigeria, qui accueille la Banque africaine de l’énergie et abrite certaines des entreprises énergétiques locales les plus ambitieuses du continent, semble indifférent alors qu’une plateforme africaine est soumise à une pression concurrentielle qui aurait pu être évitée, les petits producteurs pourraient légitimement se demander qui défendra les institutions africaines lorsque leurs intérêts entreront en conflit avec ceux des grandes puissances mondiales.

La puissance du Nigeria suscite des attentes. Il dispose du marché, de la population, de l’influence diplomatique, de l’industrie pétrolière, d’entreprises phares et, de plus en plus, de la capacité de raffinage nécessaires pour exercer un leadership bien au-delà de ses frontières ; et ce leadership prend toute sa valeur précisément lorsque les intérêts de l’Afrique exigent une voix claire.

La géopolitique rend ce moment encore plus significatif

Ce différend ne peut être dissocié de la géopolitique. La sécurité énergétique est redevenue indissociable de la sécurité nationale, l’instabilité qui règne autour des principales régions productrices et des voies maritimes stratégiques rappelant aux gouvernements à quelle vitesse les hypothèses relatives à l’approvisionnement mondial peuvent changer.

La mer Rouge, le détroit d’Ormuz et, plus largement, le Moyen-Orient restent au cœur des flux énergétiques mondiaux, tandis que la concurrence entre les États-Unis, la Chine, l’Europe, la Russie, les puissances du Golfe et les économies émergentes englobe de plus en plus le pétrole et le gaz, le GNL, les minéraux critiques, la technologie, les infrastructures et le contrôle des chaînes d’approvisionnement stratégiques.

Cet environnement géopolitique devrait renforcer, et non affaiblir, l’importance stratégique de l’énergie africaine. Les ressources du bassin atlantique de l’Afrique de l’Ouest, les nouvelles découvertes en Namibie, les producteurs établis tels que le Nigeria et l’Angola, les grands projets gaziers du Sénégal à la Mauritanie en passant par le Mozambique, ainsi que l’augmentation des capacités de raffinage, viennent étayer l’argument selon lequel une offre africaine diversifiée peut contribuer de manière significative à la sécurité énergétique mondiale.

L’Afrique ne devrait donc pas être traitée comme une pièce secondaire dans la maison de l’énergie mondiale, alors même que la géopolitique démontre la valeur de la diversification. Lorsque les couloirs d’approvisionnement traditionnels sont menacés, le monde se souvient soudain de l’importance stratégique des barils et du gaz africains ; pourtant, les producteurs africains ont tout à fait le droit de se demander si cette importance se reflète dans la manière dont leurs institutions et leurs plateformes sont traitées une fois les crises apaisées.

C’est là que le sentiment de manque de respect prend une ampleur qui dépasse le simple calendrier des conférences. Les Africains ont passé des décennies à voir des acteurs extérieurs arriver lorsque des ressources sont nécessaires, disparaître lorsque des financements pour le développement sont requis, revenir avec des prescriptions sur ce que le continent devrait cesser de produire, puis redécouvrir les hydrocarbures africains chaque fois que des chocs géopolitiques rendent les approvisionnements alternatifs attractifs.

L’Afrique ne veut pas rester le continent dont les ressources sont stratégiquement importantes mais dont les priorités sont négociables, dont les minerais sont indispensables mais dont l’industrialisation peut attendre, et dont les conférences n’ont d’importance que jusqu’à ce qu’une institution plus importante décide qu’elle veut la même semaine.

Ces frustrations ne sont pas le fruit de l’imagination. Le retrait de l’Angola de l’OPEP en 2023, à la suite de désaccords sur les quotas de production, est devenu l’un des exemples récents les plus évidents d’un producteur africain décidant que la participation à une institution internationale établie ne valait plus la peine si ses intérêts nationaux ne pouvaient pas être pris en compte de manière adéquate.

Que l’on soit d’accord ou non avec la décision de Luanda, la leçon est sans équivoque : les gouvernements africains sont de plus en plus disposés à défendre leurs intérêts nationaux lorsque les structures établies ne semblent plus y répondre. Cette même confiance transparaît dans les appels en faveur d’un raffinage local accru, d’institutions financières africaines plus solides, de compagnies pétrolières nationales plus affirmées et d’une plus grande valeur ajoutée sur le marché intérieur.

La raffinerie Dangote est peut-être le symbole le plus visible de ce changement. Pendant des générations, l’un des plus grands producteurs de brut d’Afrique a exporté son pétrole tout en important d’énormes volumes de produits raffinés, mais l’essor d’une capacité de raffinage nationale massive traduit une ambition continentale plus large : cesser d’exporter des ressources sous leur forme la moins valorisée et de réimporter les produits à valeur ajoutée à un prix majoré.

L’AEW s’inscrit pleinement dans cette évolution de la mentalité africaine. Elle soutient que le continent devrait produire davantage lorsque cela est judicieux, transformer davantage sur place, financer davantage ses propres projets, négocier avec plus de fermeté avec ses partenaires internationaux et veiller à ce que le développement énergétique génère de l’électricité, des emplois, des infrastructures et des capacités industrielles au profit des Africains.

C’est pourquoi cet événement a pris une ampleur qui dépasse désormais celle de son organisateur. Si la Chambre africaine de l’énergie fournit le cadre, le mouvement qui s’articule autour de l’AEW reflète de plus en plus les frustrations et les ambitions partagées par les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales, les entreprises locales et toute une génération de professionnels africains du secteur de l’énergie, lassés d’entendre que leur continent doit rester éternellement conciliant.

Du Cap à Caracas : la Chambre étend son rayonnement

La réponse de la Chambre à la polémique sur le calendrier n’a pas consisté à se replier sur une posture défensive à l’échelle continentale. Ses activités récentes démontrent presque le contraire : un effort de plus en plus ambitieux pour mettre en relation les intérêts énergétiques africains avec les gouvernements, les investisseurs et les marchés bien au-delà du continent.

Cette ouverture internationale a été particulièrement visible au Venezuela. L’AEC a développé une relation structurée avec Caracas, portant sur la promotion des investissements, la coopération technique, le renforcement des capacités et l’engagement tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, y compris un dialogue de haut niveau avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, les autorités pétrolières et les dirigeants de la société d’État PDVSA.

Cette relation a évolué, passant de rencontres de haut niveau au début de l’année 2026 à une nouvelle mission de travail de l’AEC à Caracas du 3 au 5 août. Le retour de la Chambre au Venezuela, associé à son implication dans les efforts internationaux visant à promouvoir les opportunités d’investissement énergétique du pays, illustre une organisation de plus en plus capable d’étendre la diplomatie énergétique africaine au-delà des centres traditionnels occidentaux et du Golfe.

Le symbolisme est difficile à ignorer. Une organisation créée pour défendre les intérêts énergétiques africains s’engage désormais aux plus hauts niveaux politiques et industriels dans le pays possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, jetant ainsi des ponts entre les producteurs africains et l’un des États pétroliers les plus influents d’Amérique latine.

Cette relation grandissante reflète également une stratégie Sud-Sud plus large. La coopération entre l’AEC et les institutions vénézuéliennes a donné lieu à des liens avec l’APPO et à des discussions portant sur l’investissement, le transfert de technologies, le développement de la main-d’œuvre, la commercialisation du gaz et les opportunités pour les opérateurs africains, élargissant ainsi le champ d’action de la Chambre, qui passe de la défense des intérêts africains à la diplomatie énergétique internationale.

Parallèlement, la Chambre a renforcé ses relations ailleurs. Son engagement auprès de la compagnie pétrolière nationale du Mozambique, l’ENH, par exemple, s’est concentré sur les investissements, le contenu local et la participation du secteur privé, alors que le Mozambique développe une industrie gazière s’appuyant sur plus de 50 milliards de dollars investis dans de grands projets de GNL.

Ces engagements révèlent un aspect important du mouvement qui sous-tend l’AEW. La Chambre ne prône pas que l’Afrique s’isole des marchés énergétiques mondiaux ni qu’elle remplace sa dépendance vis-à-vis d’un bloc par celle vis-à-vis d’un autre ; elle cherche à élargir les partenariats de l’Afrique et à offrir davantage d’options aux entreprises, gouvernements et institutions africains.

C’est précisément ce que devrait signifier la souveraineté énergétique dans un monde de plus en plus multipolaire. L’Afrique devrait pouvoir collaborer avec Riyad, Caracas, Houston, Londres, Pékin, Moscou, Abou Dhabi et tous les autres pôles énergétiques majeurs, tout en conservant ses propres institutions solides.

L’attrait international croissant de la Chambre rend d’autant plus déroutant le conflit de dates avec le WPC. L’AEW n’est pas un repli sur soi face à l’engagement mondial ; c’est la contribution de l’Afrique à celui-ci.

L’AEW va de l’avant avec une confiance grandissante

Si l’on s’attendait à ce que la controverse sur le calendrier déstabilise l’African Energy Week, rien ne semble indiquer que cela ait été le cas. Les préparatifs au Cap battent leur plein, la Chambre continuant d’annoncer la présence, en octobre, de ministres, de responsables gouvernementaux, de dirigeants internationaux, d’opérateurs locaux, de sponsors et d’investisseurs.

La participation annoncée du Nigeria à elle seule souligne cette confiance, tandis que la représentation de l’ensemble du continent et d’au-delà continue de s’étendre. La stratégie de l’AEW semble moins viser à s’engager dans une guerre verbale publique avec le WPC que à démontrer, par la participation, les annonces d’investissements et les partenariats, que la plateforme a acquis un poids institutionnel suffisant pour résister à la concurrence.

La réticence de la Chambre à aggraver publiquement le différend concernant le calendrier est notable dans ce contexte. Une organisation connue pour son plaidoyer énergique sur les questions énergétiques africaines a choisi de ne pas transformer cette question en une confrontation institutionnelle ouverte, mais sa retenue ne doit pas être interprétée comme une faiblesse ou comme la preuve que ce conflit est sans importance.

Ses activités laissent entrevoir une organisation dont la vision dépasse largement le cadre du Cap. L’AEC mène des actions à travers l’Afrique et à l’échelle internationale, du Mozambique et d’autres marchés énergétiques africains émergents jusqu’au Venezuela et aux centres d’investissement mondiaux, reflétant ainsi une stratégie de plus en plus large visant à relier les intérêts énergétiques africains aux capitaux, aux technologies et aux partenariats partout où des opportunités se présentent.

Cette stratégie prend tout son sens alors que la géopolitique redéfinit les flux énergétiques. L’Afrique s’inscrit dans ce contexte en disposant de ressources convoitées par tous : d’importantes réserves de pétrole et de gaz, un potentiel extraordinaire en énergies renouvelables, des minéraux essentiels aux technologies qui sous-tendent la transition énergétique, ainsi que l’une des plus grandes sources futures de demande énergétique au monde.

Le continent dispose donc d’un levier, mais les ressources seules ne se traduisent pas automatiquement par du pouvoir. Le pouvoir naît lorsque les pays se coordonnent, que les institutions mûrissent, que les capitaux sont mobilisés, que les ressources sont transformées localement et que les gouvernements africains négocient en s’appuyant sur une compréhension plus claire de leur valeur stratégique collective.

C’est là que réside la signification profonde de l’African Energy Week et la raison pour laquelle le conflit de calendrier avec le WPC est important. L’AEW s’inscrit dans les efforts de l’Afrique pour construire l’infrastructure institutionnelle nécessaire à la conversion des ressources en influence.

Le Nigeria joue un rôle central dans la réussite de cet effort. L’accueil par Abuja de la Banque africaine de l’énergie, l’essor d’entreprises locales telles qu’Oando, Renaissance Africa Energy et Heirs Energies, l’ampleur du projet industriel Dangote et les efforts du gouvernement pour attirer de nouveaux investissements en amont font de ce pays un pilier indispensable de l’architecture énergétique émergente de l’Afrique.

Ce conflit de calendrier pose donc au Nigeria un enjeu qui dépasse le simple problème d’agenda. Il s’agit de tester la capacité des puissances énergétiques les plus influentes d’Afrique à naviguer dans un monde où elles souhaitent entretenir des relations solides avec Riyad, Washington, Londres, Abou Dhabi, Pékin, Caracas et d’autres centres mondiaux, tout en renforçant simultanément les institutions créées pour faire avancer les priorités africaines.

Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux objectifs, à condition que les partenariats internationaux respectent les institutions africaines au lieu de les affaiblir. Ce principe ramène le débat au WPC et à la question de savoir si la même approche en matière de calendrier aurait été jugée acceptable si le rassemblement concerné avait été l’ADIPEC, la CERAWeek, le Gastech ou tout autre événement dont l’importance dans le calendrier énergétique international ne fait aucun doute.

Si la réponse est incertaine, les Africains sont en droit de se demander pourquoi l’AEW a apparemment dû faire les frais de ce chevauchement. L’Afrique a atteint un stade où il n’est plus acceptable d’être stratégiquement précieuse tout en étant ignorée sur le plan institutionnel.

Ses ressources ne peuvent pas être indispensables lors de crises géopolitiques alors que ses plateformes deviennent sacrifiables lors de l’élaboration des calendriers, et ses gouvernements ne peuvent pas être courtisés pour leur pétrole, leur gaz et leurs minerais tandis que les institutions qu’ils mettent en place ne bénéficient pas de la même considération.

Riyad a tout à fait le droit d’accueillir un grand rassemblement mondial sur l’énergie. L’Arabie saoudite dispose d’une influence considérable sur les marchés pétroliers, d’infrastructures de classe mondiale et d’ambitions légitimes pour réunir les décideurs politiques et les leaders du secteur autour de questions qui façonneront l’avenir de l’énergie.

Le Cap a exactement le même droit d’accueillir le rassemblement phare de l’Afrique sans que ses dates soient considérées comme sacrifiables. Un système énergétique mondial équitable ne peut signifier que les centres établis reçoivent automatiquement la priorité tandis que les plateformes africaines émergentes sont censées absorber les perturbations.

Le thème choisi par le WPC pour 2026, « Les voies vers un avenir énergétique pour tous », met l’accent sur l’inclusion et la participation partagée ; pourtant, l’inclusion ne peut rester un slogan séduisant imprimé sur les supports de la conférence alors que des décisions concrètes placent l’un des rassemblements énergétiques les plus importants d’Afrique dans une situation de désavantage concurrentiel.

Un avenir énergétique « pour tous » doit inclure le respect des plateformes que les Africains ont construites pour eux-mêmes. Il ne peut exiger des ministres africains qu’ils choisissent entre présenter des opportunités d’investissement au Cap et participer à des discussions à Riyad, pas plus que les entreprises africaines ne devraient avoir à décider si leurs maigres budgets de marketing et de déplacement doivent servir les priorités continentales ou le prestige mondial.

L’AEW a gagné sa place dans le calendrier international. La Chambre a su créer une dynamique autour de cet événement, les gouvernements africains lui ont conféré une crédibilité politique, les entreprises y ont présenté des propositions d’investissement et les partenaires internationaux ont reconnu son importance croissante.

C’est précisément pour cette raison que la décision relative au calendrier du WPC mérite d’être examinée de près plutôt que d’être accueillie par un silence courtois. Si l’AEW était encore une manifestation mineure et sans importance, personne ne se soucierait de la date à laquelle se tiendrait une autre conférence, mais le problème existe précisément parce que Le Cap est désormais en concurrence pour attirer les ministres, les PDG, les capitaux d’investissement, les annonces de projets et l’attention internationale.

C’est peut-être là l’indication la plus claire du chemin parcouru par l’AEW. L’Afrique a créé une plateforme suffisamment importante pour qu’un chevauchement de dates ait des conséquences mondiales, et la réponse appropriée de la part des institutions établies devrait être l’engagement et la coordination, plutôt que d’attendre simplement que l’Afrique s’adapte.

Cela aurait-il pu se produire avec l’ADIPEC sans susciter de controverse ? La CERAWeek pourrait-elle soudainement voir un autre poids lourd mondial cibler pratiquement les mêmes ministres et PDG sans que des questions ne soient posées, ou pourrait-on raisonnablement s’attendre à ce que Gastech haussent les épaules lorsqu’une institution comparable empiète directement sur son programme ?

Ces questions mettent en lumière le problème sous-jacent. L’Afrique ne cherche pas à obtenir des privilèges dont les autres ne bénéficient pas ; elle refuse simplement d’être soumise à un niveau de considération inférieur.

Pendant trop longtemps, on a demandé au continent de faire preuve de patience, de souplesse et de gratitude, tandis que les décisions affectant ses ressources, son financement et son développement étaient prises ailleurs. L’essor de l’AEW, des initiatives de financement menées par l’Afrique, des compagnies pétrolières nationales (NOC) plus fortes et des gouvernements de plus en plus affirmés suggère que cette ère touche à sa fin.

Le différend entre le WPC et l’AEW ne oppose donc pas réellement Le Cap à Riyad. Il s’agit de savoir si un ordre énergétique mondial en mutation est prêt à reconnaître l’autonomie de l’Afrique dès lors que celle-ci sera suffisamment forte pour l’exiger.

Le WPC peut considérer les dates du 11 au 15 octobre comme de simples nouvelles dates, mais les parties prenantes africaines sont en droit d’appréhender cette décision à travers le prisme d’une histoire bien plus longue. Les dates de l’AEW étaient connues, une coopération avait déjà existé par le passé, les conséquences de ce chevauchement sont évidentes, et le secteur énergétique international comprend mieux que presque tout autre secteur que les agendas des ministres et des PDG constituent des atouts stratégiques plutôt que de simples détails administratifs.

L’Afrique ne demande pas un traitement de faveur, ni ne demande à Riyad de renoncer à ses ambitions. Elle demande simplement la courtoisie professionnelle élémentaire et le respect institutionnel que toute plateforme mondiale sérieuse attendrait pour elle-même.

À l’heure où les bouleversements géopolitiques rappellent au monde la valeur stratégique de l’Afrique en matière d’énergie, ignorer l’une des plateformes énergétiques les plus importantes du continent est particulièrement malavisé. Le pétrole, le gaz, les minerais, les ressources renouvelables et les marchés en pleine croissance de l’Afrique ne peuvent être indispensables lorsque le monde en a besoin, mais considérés comme secondaires lorsque les Africains exigent d’avoir leur mot à dire sur la manière dont ces ressources sont exploitées.

Les dirigeants africains du secteur de l’énergie continueront de se rendre à Riyad, Houston, Abou Dhabi, Caracas, Londres et dans d’autres centres mondiaux, car le partenariat reste essentiel. Mais ils le feront de plus en plus en tant que représentants d’un continent qui construit ses propres institutions et attend que celles-ci soient respectées.

L’AEW est devenue l’une de ces institutions, et la Chambre africaine de l’énergie a bâti un mouvement autour de la conviction que l’Afrique doit cesser de s’excuser de rechercher l’investissement, l’industrialisation et la sécurité énergétique. Son rayonnement croissant, du Cap à Abuja, en passant par Maputo, Londres et Caracas, montre que ce mouvement ne se limite plus à l’Afrique, mais participe de plus en plus à la diplomatie et aux négociations énergétiques mondiales au sens large.

La polémique autour du calendrier du WPC offre désormais un test inattendu permettant de vérifier si l’establishment énergétique mondial dans son ensemble a assimilé l’autre moitié de ce message : l’Afrique ne doit plus être considérée comme acquise.

La véritable question à l’approche du mois d’octobre dépasse donc celle de savoir quel événement attirera le plus de monde. Il s’agit de savoir si les institutions qui parlent si volontiers de partenariat, d’inclusion et d’un avenir énergétique mondial sont prêtes à mettre ces principes en pratique lorsque les priorités propres à l’Afrique exigent des concessions plutôt que des discours.

Distribué par APO Group pour Pan African Visions.

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Côte d’Ivoire – Centres aérés et colonies de vacances : le gouvernement veille au bon encadrement des enfants

Source: Africa Press Organisation – French

Quand les salles de classe ferment, le gouvernement veille au bon encadrement des enfants. En effet, le ministère de la Culture et de la Francophonie, à travers ses structures, organise des activités pour occuper sainement les enfants et les adolescents.

Pendant tout le mois de juillet, la bibliothèque municipale Ahmadou Kourouma de Boundiali a connu une animation particulière. Le temps d’un centre aéré organisé par la direction régionale du ministère de la Culture et de la Francophonie de la Bagoué.

Pendant un mois, les enfants sont venus comme ils sont. Dans leur timidité pour certains, avec exubérance pour les autres. Pour cette 3e édition, ils étaient environ 200 répartis en trois groupes selon les tranches d’âge.

Le 20 juillet était une nouvelle journée d’animation, d’apprentissage et de rires. Au programme : orthographe, lecture, chant, jeux de divertissement, atelier d’écriture, savoir-vivre et savoir-être, arts plastiques …

Au moment où les plus jeunes étaient en séance de lecture, dans une salle à l’étage, leurs ainés donnaient des ailes aux mots. Trois jeunes filles déclamaient leurs paroles fortes sur la sécurité routière.

« Une vie n’a pas de marche-arrière, ralentis !» ; « la route n’est pas une scène de film, ralentis »

Avec un autre groupe, c’est la danse qui se fait expression, par la beauté des gestes et la cohérence dans le mouvement d’ensemble.

Le ministère de la Culture et de la Francophonie a initié des centres aérés dans toutes ses directions régionales. Tous ces centres ont le même objectif d’occuper sainement les enfants pendant les vacances scolaires. « Nous avons constaté que très souvent, pendant cette période, les enfants n’ont rien à faire », indique N’Golo Yéo, au nom de la direction régionale de la Bagoué.

Selon le président du comité d’organisation de ce centre aéré, Hermann Edi, cette initiative du ministère permet aussi de détecter de jeunes talents dans le cadre de la promotion des industries culturelles et créatives. « Autour du livre (physique et numérique) nous organisons des ateliers de contes et de théâtre. Une de nos encadrées a par exemple été classée parmi les meilleurs dans un concours d’art oratoire au niveau régional. Certains d’entre eux participent à des festivals de comédiens au niveau amateur. Pour nous, ces résultats sont très encourageants et les parents qui nous confient leurs enfants sont satisfaits. Nous avons de bons retours. », assure-t-il.

A Boundiali, parmi les animateurs, en plus des agents du ministère de la Culture, il y avait aussi ceux du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. Ces derniers ont organisé des séances de sensibilisation pour aborder les thématiques concernant l’environnement, le civisme, l’hygiène corporelle, les grossesses précoces, le Vih/ Sida…

Mais des bienfaits du centre aéré, ce sont les enfants qui en parlent le mieux.

« Nous faisons plusieurs activités. J’aime la poésie et les arts plastiques. La poésie nous aide à nous exprimer et grâce à elle, je n’ai plus honte de parler en public », a indiqué Christelle N’Guessan.

« Je me réjouis de participer à ce centre parce que ça nous permet d’apprendre beaucoup de choses. C’est une chance pour nous de développer nos compétences et ça peut nous servir pour notre avenir », a affirmé Sarah Sanogo.

En plus des centres aérés, le pays dispose d’un réseau national de Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). De 2011 à 2024, ce sont 19 CLAC qui ont été construits et dotés de ressources documentaires et d’espaces d’animation dans différentes régions du pays, contribuant à l’équité territoriale en matière d’accès à la lecture et au savoir. Il est prévu la construction de 10 nouveaux CLAC.

Il faut aussi noter les initiatives proposées par les Accueils Collectifs de Loisirs pour Mineurs (ACLM). Selon le ministère du Tourisme et des Loisirs à l’issue du processus d’instruction et d’évaluation administrative des dossiers, 75 structures ont obtenu l’autorisation d’organiser des ACLM. Trente structures sont habilitées à organiser des colonies et centres aérés sur le territoire national, tandis que 45 autres sont autorisées à proposer des séjours hors de Côte d’Ivoire.

Chaque année, ce sont entre 100 000 et 200 000 enfants et adolescents qui participent à des Accueils collectifs de loisirs pour les mineurs.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : Promotion et valorisation des filières techniques : à Man, le ministre délégué Jean-Louis Moulot lance la première édition décentralisée du Salon national de l’enseignement technique

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a lancé, le dimanche 09 août 2026, au Lycée technique et professionnel de Man, chef-lieu de région du Tonkpi, la première édition décentralisée du Salon national de l’Enseignement technique (SNET) qui vise à rapprocher davantage l’écosystème de la formation des besoins du secteur productif et à mieux informer la jeunesse sur les opportunités qu’offrent les métiers techniques.

C’était en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Vagondo Diomandé, par ailleurs président de la cérémonie et fils de la région, du ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, représentant le parrain, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.

« Le choix de la ville Man pour accueillir cette première édition décentralisée du SNET n’est pas anodin. Il traduit la volonté de rapprocher les compétences des potentialités de nos territoires. Car la région du Tonkpi, avec ses activités minières, agro-industrielles, artisanales et ses perspectives de développement touristique, porte en elle de nombreuses opportunités qui exigent des compétences techniques adaptées », a expliqué Jean-Louis Moulot.

Pour lui, former la jeunesse aux métiers techniques, c’est lui donner les moyens d’accompagner la transformation de son territoire et de prendre pleinement part à la construction de la Côte d’Ivoire de demain.

« Il nous appartient de faire comprendre à notre jeunesse que les métiers techniques ne sont pas des choix par défaut, mais de véritables métiers d’avenir. Ce sont des métiers qui bâtissent nos infrastructures, valorisent nos ressources, soutiennent notre industrialisation et façonnent la Côte d’Ivoire de demain », a-t-il insisté.

Jean-Louis Moulot a également salué l’engouement manifesté par les entreprises, les parents et les jeunes du Tonkpi autour de cette édition : « Derrière chaque compétence technique se trouve une capacité à créer, à produire et à innover. C’est la raison pour laquelle le gouvernement poursuit les réformes nécessaires pour offrir aux jeunes des formations adaptées aux besoins de notre économie et renforcer leur insertion professionnelle ».

Le ministre délégué a précisé que l’implication du ministère de la Jeunesse traduit la volonté du gouvernement d’agir de manière concertée pour offrir aux jeunes des parcours de réussite en phase avec les besoins de notre économie, car la formation ne prend tout son sens que lorsqu’elle débouche sur l’emploi.

Pour rappel, la première édition du SNET a été organisée, le 25 avril dernier, au Lycée technique d’Abidjan. Et l’ambition du gouvernement est de porter le taux d’orientation vers l’Enseignement technique de 6% à 10% d’ici à 2030, puis à 15% à l’horizon 2035.

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Face au risque d’Ebola, la République centrafricaine renforce sa préparation

Source: Africa Press Organisation – French

Dans une région confrontée à plusieurs épidémies d’Ebola au cours des dernières années, la République centrafricaine renforce sa préparation. Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de ses partenaires, le pays a organisé une campagne de vaccination préventive avec pour cible des professionnels de santé et agents de santé communautaire. Menée de janvier à avril 2026, la campagne a été mise en œuvre dans l’ensemble des 35 districts sanitaires répartis dans les 7 régions sanitaires du pays. 

L’initiative fait partie des mesures prises par les autorités sanitaires pour mieux protéger les populations face aux risques épidémiques. Car ce sont les professionnels de santé, les agents communautaires et les relais locaux qui contribuent chaque jour à protéger les populations. Pinda Astrid, agente de santé communautaire à la formation sanitaire de Bangui 1, fait partie des personnes vaccinées dans le cadre de la campagne. Pour elle, le vaccin représente une protection supplémentaire dans l’exercice de son travail. « Aujourd’hui, je considère cette vaccination comme une mesure essentielle de prévention. Elle me permet d’exercer mon travail avec plus de confiance, tout en contribuant à protéger les personnes que j’accompagne au quotidien », explique-t-elle.

La maladie à virus Ebola est une maladie grave qui se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou de certains animaux porteurs du virus. Lorsqu’elle survient, elle peut avoir de lourdes conséquences pour les communautés et mettre sous pression les services de santé. Même si aucun cas n’a été enregistré en République centrafricaine, le risque demeure une préoccupation pour les autorités sanitaires. Le pays partage une longue frontière avec la République démocratique du Congo, qui a connu plusieurs épidémies d’Ebola au cours des dernières années, parfois dans des zones proches du territoire centrafricain.

Pour le Dr Pierre Somse, Ministre de la Santé et de la Population, le choix de la vaccination préventive repose sur une analyse des risques auxquels le pays est confronté. « Nous sommes exposés à un double risque : celui d’une épidémie importée et celui d’une épidémie survenant à l’intérieur de nos frontières », indique-t-il. 

Pour traduire cette approche préventive en actions concrètes, le ministère de la Santé a bénéficié de l’appui technique de l’OMS et de ses partenaires. Les équipes ont travaillé ensemble à la préparation de la campagne de vaccination, à la formation des personnels, au suivi des données et aux activités de sensibilisation destinées aux communautés. Au total, 52 010 doses du vaccin ERVEBO® ont été mises à la disposition du pays. La campagne a permis de vacciner 41 442 personnes appartenant aux groupes prioritaires, soit une couverture vaccinale nationale de 83,9 %. Parmi elles figuraient notamment 28 935 professionnels de santé et intervenants de première ligne.

Au-delà de la vaccination, l’initiative contribue également à renforcer la préparation du système de santé. Les équipes ont amélioré leurs compétences, les mécanismes de suivi ont été renforcés et la coordination entre les différents acteurs a été améliorée afin de permettre une réponse plus rapide en cas d’alerte. « Cette campagne montre l’importance d’agir avant qu’une urgence ne survienne. En protégeant les professionnels de santé et les autres groupes prioritaires, tout en renforçant la préparation du système de santé, elle aide le pays à mieux faire face à une éventuelle menace liée à Ebola », explique le Dr Alhassane Touré, responsable de l’introduction de nouveaux vaccins au bureau de l’OMS en République centrafricaine.

La réussite de l’initiative repose également sur la confiance des communautés. Dans plusieurs localités, les activités d’information et de sensibilisation ont permis de répondre aux préoccupations des populations et d’expliquer l’importance de la vaccination. Yamba Jordan, relais communautaire dans le quartier Lakouanga 6 à Bangui, explique avoir d’abord hésité avant de se faire vacciner. « Au départ, je ne voyais pas vraiment la nécessité de me faire vacciner contre Ebola. Mais après les explications fournies par les équipes de santé, j’ai compris l’intérêt de cette vaccination », témoigne-t-il.

La confiance des communautés est essentielle à la réussite des actions de prévention. Elle contribue également à renforcer les liens entre les communautés et les services de santé, un élément clé pour détecter rapidement et limiter l’impact d’éventuelles menaces sanitaires. Au-delà du nombre de personnes vaccinées, l’effort mené a permis de renforcer la collaboration entre les communautés et les services de santé, tout en améliorant l’organisation de la réponse sanitaire. Le travail accompli dans le cadre de la campagne laisse au pays des acquis qui pourront être mobilisés face à d’autres menaces sanitaires.

Pour Pinda Astrid, les bénéfices de la vaccination se ressentent chaque jour dans son travail auprès des familles qu’elle accompagne. « J’ai choisi de me faire vacciner contre la maladie à virus Ebola parce que je voulais me protéger et contribuer à prévenir cette maladie dans ma communauté. »

Distribué par APO Group pour Organisation Mondiale de la Santé, République Centrafricaine (RCA).

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Afreximbank accorde au Tchad une facilité de 110 millions d’euros, le plus important financement jamais octroyé au pays

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) a accordé au gouvernement tchadien une facilité d’un montant équivalent à 110 millions d’euros en monnaie locale. Il s’agit du plus important financement que la Banque a octroyé au Tchad à ce jour, afin de soutenir le développement économique du pays.

L’accord de facilité, signé le 5 août 2026 au siège d’Afreximbank au Caire, en Égypte, par Dr George Elombi, Président d’Afreximbank et Président du Conseil d’administration de la Banque, et l’honorable Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale du Tchad, prévoit que les fonds de cette facilité seront utilisés par le gouvernement pour soutenir les projets d’infrastructure facilitant le commerce, tels qu’approuvés par la loi de finance 2026 du pays.

Cette facilité favorisera les flux commerciaux, renforcera la résilience économique et soutiendra la mise en œuvre de projets d’infrastructures stratégiques facilitant le commerce, qui sont essentiels à la réalisation des objectifs à long terme du Tchad, en matière de commerce, de transformation économique et de développement.

Cet accord renforce encore le partenariat stratégique entre Afreximbank et le gouvernement tchadien en soutenant des initiatives qui favorisent la création de valeur ajoutée locale, l’industrialisation et la transformation économique dans le pays et dans la région.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre du protocole d’accord (MoU) signé entre le gouvernement tchadien et Afreximbank en juin 2025, qui a établi un cadre stratégique de collaboration dans des secteurs clés, notamment le développement du potentiel agropastoral du Tchad, l’agriculture orientée vers l’exportation, le commerce de l’or, la navigabilité du lac Tchad, le commerce des produits pétroliers raffinés et le développement de raffineries.

Le Président d’Afreximbank et Président du Conseil d’administration de la Banque, Dr George Elombi, a souligné que la conclusion de cette facilité de crédit constitue une étape importante dans le partenariat entre la banque et le gouvernement tchadien :

« Afreximbank se réjouit de jouer un rôle clé dans le processus de transformation économique du Tchad et salue le gouvernement pour son programme ambitieux visant à transformer structurellement l’économie nationale. Cette facilité de crédit s’inscrit dans un programme de financement destiné à soutenir le gouvernement dans la réalisation de projets prioritaires, y compris des zones industrielles spéciales dédiées à la fabrication de textiles et à la transformation de la viande, des infrastructures de transport reliant le Tchad à l’Égypte et à la Libye, ainsi que des projets de production d’énergie, de création de capacités de raffinage de pétrole brut et de développement d’opportunités économiques liées au transport et au secteur maritime autour du lac Tchad. Ces investissements contribueront à transformer la structure de l’économie tchadienne et à générer des emplois durables ainsi que de la richesse au bénéfice du peuple tchadien. Grâce à ces investissements, nous plaçons progressivement l’avenir du développement de l’Afrique entre les mains des Africains ».

L’honorable Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale du Tchad, a ajouté : « La signature de cet accord de financement de 110 millions d’euros avec Afreximbank marque une étape majeure dans le renforcement du partenariat entre le Tchad et la Banque. Ce financement témoigne de la confiance renouvelée d’Afreximbank dans les perspectives économiques de notre pays et dans sa capacité à tirer parti de son potentiel. Les ressources mobilisées contribueront au financement de projets essentiels facilitant le commerce et inscrits dans notre budget national, y compris dans les domaines des infrastructures et du développement du commerce.

« Nous sommes particulièrement déterminés à transformer nos richesses naturelles et notre potentiel économique en opportunités commerciales concrètes pour notre économie et nos populations. Cette opération reflète également notre volonté de diversifier nos partenariats financiers et de renforcer l’intégration économique régionale et continentale. Le gouvernement tchadien se réjouit de poursuivre ce partenariat dynamique avec Afreximbank en faveur d’une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois ».

La transformation économique du Tchad redéfinit progressivement l’avenir économique du pays grâce à une combinaison de réformes stratégiques, d’expansion agricole et d’investissements soutenus dans son secteur pétrolier. Naguère fortement dépendant des recettes du pétrole brut, le pays s’achemine désormais vers la mise en place d’une économie plus diversifiée et plus résiliente. Cette transformation a été saluée au niveau international, la Banque mondiale ayant relevé ses prévisions de croissance économique du Tchad pour 2026 à 5,2 %.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact Presse :
Vincent Musumba
Responsable de la Communication et des évènements (Relations Presse)
Courriel : press@afreximbank.com

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À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com 

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