3eme edition du cinab forum : Les investisseurs nord-americains invites a explorer les potentialites qu’offre la Cote d’Ivoire

Source: Africa Press Organisation – French

Abidjan a accueilli l’ouverture de la troisième édition du Forum d’affaires et d’investissement Côte d’Ivoire-Amérique du Nord (CINAB Forum). Cette rencontre destinée à attirer de nouveaux investissements et faire naître des partenariats économiques entre la Côte d’Ivoire et les pays d’Amérique du Nord, notamment les États-Unis, le Canada et le Mexique se déroule les 13 et 14 octobre 2026.

Ce forum donne l’occasion aux participants d’aborder la question des chaînes de valeur locales, c’est-à-dire les réseaux de production et d’approvisionnement ancrés dans les territoires, l’innovation, ainsi que le transfert de technologies, entendu comme la circulation des savoir-faire et des solutions techniques entre acteurs.

Expliquant l’importance de cette rencontre, la présidente du Sénat, Kandia Camara, a indiqué qu’elle contribue à la diversification des partenariats économiques de la Côte d’Ivoire.  Et de lancer un appel aux investisseurs nord-américains afin qu’ils viennent explorer les potentialités que la Côte d’Ivoire offre, en particulier dans des domaines comme la transformation des matières premières agricoles, l’industrie et les infrastructures. Elle les a également encouragés à bâtir des relations appelées à durer, capables de générer de la valeur et des emplois.

De son côté, Nialé Kaba, ministre d’État chargée des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a insisté sur la nécessité de convertir la progression des échanges commerciaux en investissements productifs, en partenariats industriels et en transferts de compétences. Elle a rappelé le rôle que joue la diplomatie économique, d’une part pour permettre aux entreprises ivoiriennes d’accéder aux marchés internationaux, d’autre part pour renforcer l’attractivité du pays.

Fama Touré, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), a lui aussi souligné tout l’intérêt d’un rapprochement entre les entreprises ivoiriennes et leurs partenaires nord-américains. Le fait que la Chambre co-organise ce forum témoigne de la volonté de consolider les relations d’affaires, de faciliter l’accès aux marchés et de placer le secteur privé au centre de la dynamique d’investissement.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Conseil d’administration du Partenariat pour les compétences avancées en sciences, ingénierie et technologie (PASET)

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation a pris part au

Conseil d’administration du Partenariat pour les compétences avancées en sciences, ingénierie et technologie (PASET) . Dr Boubacar Camara a été accompagné par Mamadou Sy membre du comité Exécutif du PASET.

La rencontre s’est tenue le 8 Octobre à Kigali, sous la présidence de l’Hon. Joseph Nsengimana, Président du Conseil et Ministre de l’Éducation du Rwanda.

Après l’ouverture de la cérémonie par le Président, le Conseil a approuvé les suites données à la réunion précédente, présentées par John Bosco, puis entendu la rétrospective « PASET : passé, présent et avenir » du Prof. Goolam Mohamedbhai, Président du Groupe consultatif.

L’aperçu de la Charte par Mike Hughes et les interventions des délégués du Sénégal, du Kenya, de la Tanzanie, du Burkina Faso, du Mozambique, du Nigeria, du Ghana et de la Côte d’Ivoire, la Charte du PASET a été approuvée et signée par les membres.

Le Conseil a également approuvé la présentation du Dr Julius Ecuru sur les engagements des pays membres en faveur de la formation doctorale et sur les bénéfices tirés du PASET/RSIF, puis le Manuel opérationnel du PASET, y compris les termes de référence et le processus de recrutement du Secrétaire exécutif, présentés par John Bosco Nkuranga. Il a ensuite approuvé l’utilisation des 20 % des contributions des membres alloués au Secrétariat, sur la base du retour de la Prof. Aminata Sall Diallo, Présidente du Comité exécutif, et au terme de la discussion entre les membres.

L’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour ayant ainsi été approuvé, le Président a prononcé un discours de clôture, et les participants se sont rendus l’après-midi à l’Université du Rwanda, l’une des universités hôtes africaines du PASET, pour une visite de site avant de prendre une photo de famille à la fin de la rencontre.

Distribué par APO Group pour Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation – Senegal.

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Kinshasa: Police des Nations Unies (UNPOL) et la Police Nationale Congolaise (PNC) sensibilise des jeunes filles aux dangers du mariage précoce

Source: Africa Press Organisation – French

«Je me sens mal à sa place». C’est ce que répond Winner Kababu quand on lui demande ce qu’elle penserait si elle était présentée à une fille de son âge, déjà mariée. Sa camarade Exodie Mukena, juste à côté, opine du chef. Toutes les deux ont 16 ans et étudient au Complexe scolaire Georges Williams, du nom du philanthrope anglais fondateur du Young Men Christian Association (YMCA). Et c’est précisément dans l’enceinte de l’espace YMCA à Kinshasa que UNPOL et la police congolaise ont choisi d’organiser une journée de sensibilisation en marge de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre de chaque année.

«Pas avant 25 ans»

Au total, une trentaine de jeunes filles ont participé à la séance de sensibilisation organisée par UNPOL et la Police congolaise.
«Mettre fin au mariage d’enfants et investir dans les droits des filles» est le thème choisi cette année pour célébrer cette journée.

«Un enfant ne se marie pas», lance le commissaire supérieur Placide Kabeya, responsable adjoint du Département protection de l’enfant et prévention des violences sexuelles au sein de la Police nationale congolaise.

Winner Kababu et Exodie Mukena ont bu ses paroles. Elles n’envisagent pas un instant de se marier avant d’avoir obtenu leurs diplômes universitaires.

«Pas avant 25 ans», insiste Exodie. «Pas avant 23 ans», répond en échos sa camarade, Winner. L’année prochaine, les deux passeront leur examen d’Etat qui sanctionne la fin des études secondaires au Congo et obtiendront leur billet pour la fac.

Mais même avec un bac en poche, Winner Kababu estime qu’elle n’aura pas encore la maturité nécessaire pour assumer un mariage.

«Je dois travailler. Je dois avoir mes propres revenus avant de m’engager dans un mariage», martèle Exodie Mukena qui se destine à une carrière scientifique.

«Il faut que les filles soient protégées»

Quand on lui rapporte les propos des deux jeunes filles, le commissaire supérieur Placide Kabeya sourit :

«Je ne peux pas me prononcer sur l’âge idéal pour le mariage. Mais la loi est claire : pas de mariage avant 18 ans.»

Pendant environ une heure, il revient sur l’importance d’encadrer les jeunes filles et de les protéger des abus. Le premier des encadrements, c’est l’éducation.

«La jeune fille doit être éduquée pour que la société soit en sécurité», argumente l’officier de police.

Richard Matondo qui représente YMCA-RDC au cours de cette sensibilisation insiste également sur l’éducation des jeunes filles.

L’éducation est au cœur du projet porté par George Williams il y a un peu moins de deux siècles. En 1844, il ouvrait des salles de lecture et lançait des cours d’éducation pour les jeunes, à Londres, d’abord, avant d’étendre son projet à d’autres villes d’Angleterre et du monde.

«Les jeunes filles doivent étudier dans la communauté et pour la communauté», résume Richard Matondo.

Au total, une trentaine de jeunes filles ont participé à la séance de sensibilisation organisée par UNPOL et la Police congolaise.

«La jeune fille représente une richesse importante pour la communauté», note Djon Daniele, conseillère Genre à UNPOL pour qui la société doit garantir à chaque jeune le droit d’apprendre.

Au total, une trentaine de jeunes filles ont participé à la séance de sensibilisation organisée par UNPOL et la Police congolaise.
Après les discussions et les échanges, les jeunes filles ont appris à fabriquer du javel et du savon. Une compétence dont elles pourront se servir pour générer des revenus à l’avenir afin d’avoir plus d’autonomie financière.

Winner et Exodie sont convaincus qu’aucune fille n’accepte de se marier si jeune de sa propre volonté. Elles évoquent le poids de certaines pratiques qui doivent être combattues par l’éducation.

«On doit laisser les jeunes filles étudier et se marier quand elles le décideront», conclut Winner.

L’article 48 de la loi portant protection de l’enfant dispose que «les fiançailles et le mariage d’enfants sont interdits»

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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République centrafricaine – Bamingui-Bangoran : élus locaux et médiateurs communautaires renforcent leur engagement en faveur des droits de l’Homme

Source: Africa Press Organisation – French

Former les acteurs locaux à la prise en compte des droits de l’Homme dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la mise en œuvre des plans locaux de développement. Tel était l’objectif de la session organisée du 7 au 10 octobre 2026 à Ndele, avec l’appui de la MINUSCA, au profit de 44 acteurs de la Bamingui-Bangoran (nord-est de la RCA), dont 20 membres du Comité de mise en œuvre de l’Accord de paix et du Conseil des sages ainsi que 24 élus locaux.

Après leur formation, les 20 membres du Comité de mise en œuvre de l’accord de paix et du Conseil des sages se mobilisent au quotidien pour prévenir et régler les tensions communautaires.
Depuis six ans, le Comité de mise en œuvre de l’accord de paix multiplie les médiations sur le terrain.

Après cette session, ses membres affirment être capables de cibler les racines profondes des crises. « Cette formation m’a permis d’acquérir des connaissances clés pour intervenir efficacement, notamment sur les conflits latents. Il faut savoir écouter toutes les parties et chercher les causes réelles du problème. Je me sens désormais plus outillé sur le terrain », a témoigné le Pasteur Issaka Bousar, membre dudit comité.

De leur côté, les membres du Conseil des sages prévoient déjà de vulgariser massivement ces notions de droits de l’Homme auprès de l’ensemble des leaders communautaires de la région.

Les élus locaux s’engagent à intégrer les droits humains dans le développement

Les 24 élus locaux, conseillères et conseillers municipaux, ont été formés aux principes fondamentaux des droits de l’Homme, aux méthodes d’application concrètes sur le terrain et à l’intégration de ces valeurs dans les plans locaux de développement.

Pour Nicole Moussa, première adjointe au maire de la commune de Mbollo Kpata, cette formation a permis de redéfinir la responsabilité des élus face à leurs administrés. Elle affirme : « Ce que nous venons d’apprendre dans cette formation porte sur le droit humain, mais aussi sur la responsabilité de chacun. Nous devons nous unir et mieux travailler ensemble. Le deuxième point qui a retenu mon attention durant la formation concerne nos relations avec la population. Nous devons entretenir de bonnes relations avec elle afin de mieux accomplir notre travail ».

Le préfet de la Bamingui-Bangoran, Francis Bangue Doungoupo, a salué cette initiative de la MINUSCA et a invité l’ensemble des élus locaux à exercer leurs fonctions dans le respect strict des droits fondamentaux de chaque habitant de la préfecture.

Pour la MINUSCA, la stabilité de la région dépend directement du respect de la dignité humaine. Anicet NkurikiYimfura, coordonnateur de la Section des droits de l’Homme de la MINUSCA à Ndélé, rappelle qu’il est impossible de consolider la paix sans respecter les droits fondamentaux.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Mali: Service national des jeunes : 2 400 recrues présentées au drapeau

Source: Africa Press Organisation – French


Institué par la loi n° 2016-038 du 7 juillet 2016, le SNJ participe à la formation d’une jeunesse patriote, disciplinée et engagée dans la construction nationale. La 7ᵉ cohorte comprend 573 recrues non fonctionnaires et 1 827 fonctionnaires, issus de divers horizons professionnels.

Pendant six mois, les recrues ont suivi un programme de formation portant sur la tactique, la topographie, l’armement, le tir, les règlements militaires et la sécurité militaire. Des cours d’instruction civique ont complété cet apprentissage afin de renforcer leur patriotisme, leur intégrité, leur sens du devoir et leur esprit de sacrifice. Cette formation vise ainsi à faire de la discipline, de la cohésion et de la responsabilité des principes directeurs de leur engagement au service de la nation.

Les performances enregistrées ont également permis de distinguer les meilleurs éléments. Le soldat de 2ᵉ classe Salla SIDIBÉ, cadre de la société Orange Mali, s’est classé major des recrues non fonctionnaires avec une moyenne de 19,41/20. Le soldat de 2ᵉ classe Souleymane MAÏGA, issu du corps des médecins, pharmacie générale, a obtenu une moyenne de 17,90/20.

À l’issue de la cérémonie, le Président de la Transition a exprimé sa fierté et sa satisfaction devant l’engagement des jeunes formés. Il a rappelé que le service militaire obligatoire constitue un levier de la refondation de l’État, fondé sur la transformation du citoyen par la discipline, le courage, l’intégrité et le don de soi.

« C’est un sentiment de fierté et surtout de grande satisfaction en voyant 2 400 jeunes Maliens prêts à servir notre nation », a déclaré le Chef de l’État.

Invitant les recrues à préserver les acquis de leur formation, le Général d’Armée Assimi GOÏTA les a exhortées à faire preuve de rigueur, de ponctualité et d’esprit de sacrifice dans leurs futures responsabilités. Il a également salué la qualité de l’encadrement et félicité le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, ainsi que l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette formation.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, a, dans son discours, souligné le rôle du SNJ dans la préparation des jeunes à leurs responsabilités professionnelles, citoyennes et patriotiques. Il a exprimé sa reconnaissance au Président de la Transition pour son engagement en faveur du service militaire obligatoire, tout en saluant la contribution des départements ministériels concernés, notamment ceux chargés de la Défense et des Anciens Combattants et de l’Économie et des Finances, ainsi que le soutien du commandement militaire et des équipes d’encadrement.

S’adressant aux recrues, le ministre a rappelé que leurs parcours professionnels pourront différer, mais que leur mission demeure la même : servir le Mali. Il a invité les non-fonctionnaires à mettre leurs compétences au service du développement socio-économique du pays et exhorté les fonctionnaires à incarner l’excellence, l’intégrité et l’efficacité au sein de l’administration publique.

La présentation au drapeau marque ainsi l’aboutissement de six mois d’apprentissage militaire et civique, mais aussi le début d’un engagement durable envers la nation. La cérémonie a pris fin par le chant de la promotion et un défilé militaire, illustrant la discipline et la cohésion des recrues.

À travers cette nouvelle cohorte, le Service national des jeunes contribue au renforcement du patriotisme, de la citoyenneté et de la disponibilité des ressources humaines mobilisables pour la défense et le développement du Mali.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Mali.

Bénin – Lutte contre la mendicité des enfants : Le Gouvernement appelle à un « Pacte de Parakou »

Source: Africa Press Organisation – French

Face à la persistance de la mendicité des enfants, le Ministère de la Famille et de l’Action Sociale (MFAS), en collaboration avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (MISP) et le Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (MDGL), a réuni, le mardi 13 octobre 2026 à Parakou, des autorités administratives, religieuses et traditionnelles ainsi que des acteurs de la protection sociale. Cette rencontre vise à renforcer les stratégies de lutte contre le phénomène et à définir des actions concertées pour protéger les enfants. 

La Directrice générale des Affaires sociales, Madame Nadège AHOGA, a présenté les causes et les conséquences de la mendicité des enfants dans le nord du Bénin, ainsi que les actions engagées et les perspectives. Elle a notamment alerté sur l’ampleur du phénomène à Kandi, Malanville et N’Dali, où de nombreux enfants en âge d’être scolarisés sont concernés. Liée à des facteurs socio-économiques, socioculturels et religieux, cette pratique compromet leurs droits fondamentaux et les expose à de multiples risques. 

Intervenant à cette occasion, les Imams, chefs religieux et traditionnels ont unanimement condamné la mendicité des enfants. Plusieurs ont dénoncé les agissements de certains maîtres coraniques qui, au lieu d’assurer leur mission éducative, exposent les enfants à la rue. Les leaders religieux ont également rappelé que l’Islam interdit la mendicité et appelé à une mobilisation collective. Le Substitut du Procureur près le Tribunal de Parakou a, pour sa part, présenté la situation sous l’angle judiciaire et exhorté les leaders religieux à renforcer la sensibilisation auprès des différents acteurs. 

Les autorités appellent à la fermeté 

Le Préfet du Borgou, Monsieur Abdoul-Chakour ASSOUMA NARO, a prôné la tolérance zéro face à la mendicité des enfants et appelé à une application rigoureuse des textes. « De façon ferme, il est temps d’aller à la répression. C’est de la traite d’enfants. Ne soyez pas complices. Dénoncez », a-t-il martelé, affirmant sa détermination à ne couvrir aucun acteur impliqué dans ce phénomène. 

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Monsieur Djibril MAMA CISSÉ, a partagé cette position. « Nous avons fait assez de sensibilisation et il faut passer à la répression », a-t-il déclaré, soulignant que le Gouvernement ne saurait tolérer l’exploitation économique des mineurs. « Chaque enfant qui se retrouve dans la rue est un échec pour notre société », a-t-il ajouté. Il a également exprimé le souhait de voir naître un « Pacte de Parakou », réunissant Imams, chefs religieux et traditionnels ainsi que les autres acteurs concernés autour d’un engagement commun contre la mendicité des enfants. 

Le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Monsieur Janvier YAHOUEDEOU, a salué l’initiative du MFAS et rappelé la responsabilité des communes dans la protection des personnes vulnérables. « La décentralisation se mesure à ce que la commune fait pour chaque personne vulnérable », a-t-il souligné. Il a également proposé un point d’étape dans six mois afin d’évaluer les avancées et les résultats des actions engagées. 

Pour sa part, la Ministre de la Famille et de l’Action Sociale, Madame Véronique TOGNIFODÉ, a rappelé les efforts du Gouvernement en faveur de l’éducation et de la protection des enfants. Elle a indiqué que 4.453 enfants en situation de rue et de mendicité ont été recensés entre janvier 2019 et juin 2026 dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. 

Face à cette situation préoccupante, elle a appelé à une tolérance zéro envers les pratiques qui exposent les enfants à la mendicité et à l’exploitation. La Ministre TOGNIFODÉ a exhorté les parents, les leaders religieux et traditionnels, les autorités locales et l’ensemble des communautés à unir leurs efforts pour mettre fin au phénomène, dans une démarche alliant fermeté et protection des enfants. 

À Parakou, l’ambition est désormais de transformer la mobilisation des autorités et des acteurs locaux en une action concertée et durable. La proposition d’un « Pacte de Parakou » ouvre ainsi une perspective de collaboration renforcée pour que la lutte contre la mendicité des enfants se traduise par des avancées concrètes sur le terrain.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Afreximbank organisera sa sixième conférence Investissement du Réseau des gouvernements sous-souverains africains (AfSNET) sur l’investissement au Nigeria pour promouvoir le financement et le commerce des entités infranationales

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), en partenariat avec le gouvernement de l’État de Cross River, le Forum des Gouverneurs du Nigeria (NGF) et le Forum des Agences de Promotion des Investissements des États du Nigeria (FoSIPAN), organisera sa sixième conférence sur l’Investissement du Réseau des gouvernements sous-souverains africains (AfSNET) à Calabar, dans l’État de Cross River, au Nigeria, du 12 au 14 novembre 2026. Cet événement réunira des gouvernements infranationaux africains, des investisseurs, des institutions financières et des partenaires au développement afin de faire progresser les projets prêts à être investis, les partenariats et les opportunités de commerce intra-africain à travers le continent.

 Cette conférence se tiendra au Centre International de Congrès de Calabar, sous le thème « Le rôle des sous-souverains dans la promotion du développement par le commerce et l’investissement ».

 Créé par Afreximbank en 2021, AfSNET offre une plateforme structurée aux États, provinces, comtés, municipalités et autres autorités sous-souveraines de mettre en avant les opportunités d’investissement, de nouer des liens avec les investisseurs et les bailleurs de fonds, de renforcer les capacités de développement de projets et de contribuer plus directement au commerce intra-africain, à l’industrialisation et à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange Continentale Africaine (ZLECAf). Il s’agit d’une plateforme visant à faire connaître la ZLECAf et les produits d’Afreximbank des acteurs au niveau local.

Depuis sa création, AfSNET a réuni plus de 1 400 délégués au cours de ses cinq éditions, au cours desquelles 21 pays africains étaient représentés, et a permis de générer plus de 3,2 milliards de dollars US d’opportunités d’investissement et de transactions.

Parmi ces opportunités d’investissement figure le projet Med Aditus Pharmaceuticals, d’un montant de 40 millions de dollars US, à Kisumu, au Kenya, qui est en phase de préparation et prévoit la construction d’une usine de fabrication capable de produire au moins deux milliards de comprimés et de gélules par an destinés au traitement des maladies non transmissibles.

Au Nigeria, le gouvernement de l’État de Cross River a nommé Afreximbank comme conseiller financier pour le développement du projet de port maritime profond de Bakassi, d’un montant de 1,7 milliard de dollars US, qui pourrait renforcer la connectivité du commerce maritime et soutenir le développement industriel et logistique. En Afrique du Sud, le projet Nyanza Light Metals d’un montant de 871 millions de dollars US est en cours de développement et implique une usine de fabrication de pigments à base de dioxyde de titane avec une capacité annuelle prévue de 80 000 tonnes métriques, soutenant ainsi la valorisation des minerais et l’industrialisation.

La conférence de 2026 s’appuiera sur les axes prioritaires de l’AfSNET, à savoir la promotion des investissements, la préparation des projets et la collaboration directe entre les gouvernements sous-souverains, les investisseurs et les partenaires au développement. Les éditions précédentes ont permis aux collectivités de présenter leurs projets, de renforcer leurs capacités en matière de promotion des investissements et d’établir des liens avec des investisseurs potentiels.

Lors de cette sixième édition à Calabar, l’accent sera davantage mis sur la transformation du potentiel d’investissement en projets et transactions bancables.

Ce programme de trois jours comprendra des formations sur la promotion des investissements, des ateliers consacrés à la préparation de projets, des présentations d’opportunités d’investissement, des débats sur les Zones Économiques Spéciales, des espaces de négociation entre entreprises et pouvoirs publics, ainsi que des sessions de présentation d’investissements destinées à mettre directement en relation les gouvernements sous-souverains avec les bailleurs de fonds et les investisseurs. Les sessions aborderont également les opportunités dans les domaines du tourisme et de l’économie créative, des infrastructures facilitant les échanges commerciaux et de l’intégration économique régionale.

S’exprimant à l’occasion de cette conférence, Son Excellence le sénateur Bassey Otu, Gouverneur de l’État de Cross River, au Nigeria, a déclaré : « L’organisation de cette sixième conférence sur l’investissement de l’AfSNET offre à l’État de Cross River une occasion importante d’entrer en contact avec des investisseurs africains et internationaux, de mettre en avant ses nombreuses opportunités d’investissement au sein de l’État et de nouer des partenariats susceptibles de soutenir un développement économique durable. Nous sommes ravis d’accueillir à Calabar les gouvernements, les entreprises, les financiers et les partenaires de développement, et de mettre en avant le rôle essentiel que les gouvernements sous-souverains peuvent jouer pour stimuler le commerce et l’investissement dans le cadre de la ZLECAf ».

Soulignant le rôle essentiel que jouent les gouvernements sous-souverains dans leurs pays respectifs, Mme Kanayo Awani, Vice-Présidente Exécutive, Commerce intra-africain et Développement des exportations, Afreximbank, a déclaré : « Les gouvernements infranationaux sont au cœur de la transformation économique de l’Afrique, car c’est au niveau local que se déroulent en fin de compte une grande partie de la production, du développement des infrastructures et des investissements du continent. Grâce à AfSNET, nous créons une plateforme concrète permettant aux États, aux provinces et aux comtés de renforcer la préparation des projets, de mettre en relation des opportunités viables avec des capitaux et de renforcer les capacités productives nécessaires à l’expansion du commerce intra-africain. La sixième conférence sur l’investissement AfSNET mettra donc particulièrement l’accent sur les projets bancables, la mobilisation des investissements et les partenariats susceptibles de soutenir l’industrialisation, la création de valeur ajoutée et le renforcement des chaînes de valeur régionales ».

Afreximbank reconnaît le rôle crucial que jouent les gouvernements sous-souverains dans la mise en œuvre de la ZLECAf, en raison de leur proximité avec les entreprises locales, les infrastructures, les secteurs productifs et les communautés. L’AfSNET vise à traduire les ambitions commerciales continentales en investissements productifs et en activités économiques au sein des États, provinces et comtés africains, en renforçant la préparation des projets, la promotion des investissements et l’accès aux capitaux.

La conférence de 2026 visera donc à renforcer les liens concrets entre les opportunités d’investissement et les capitaux, tout en fournissant aux autorités participantes les connaissances, les réseaux et les outils nécessaires pour développer des projets susceptibles d’attirer des financements à long terme.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias)
E-mail : press@afreximbank.com

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À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com 

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Migration vers l’Europe : moins d’arrivées d’Afrique de l’Ouest, mais des traversées plus dangereuses

Source: Africa Press Organisation – French


Les arrivées par mer en Europe depuis l’Afrique de l’Ouest ont reculé de près de 60 % au premier semestre de 2026 par rapport à la même période de 2025. Mais cette baisse masque un déplacement des routes migratoires. Le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal repousse les départs plus au sud, allongeant les traversées et aggravant les risques en mer, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Au cours des six premiers mois de l’année, 4 566 personnes originaires du Mali, du Sénégal, de Guinée et de Gambie ont été enregistrées à leur arrivée en Europe par voie maritime, indique l’OIM.

La route atlantique ouest-africaine reste leur principale voie d’accès : elle représente 83 % des arrivées enregistrées entre janvier et juin 2026.

Parallèlement, les ressortissants d’Afrique de l’Ouest représentent une part croissante des arrivées sur les routes méditerranéennes. Cette proportion atteint 21,9 % en Méditerranée occidentale, contre 15,6 % un an plus tôt, et 10,5 % en Méditerranée centrale, contre 8,6 % en 2025.

« Une baisse du nombre d’arrivées à un endroit donné ne signifie pas que les pressions ont disparu », a déclaré dans un communiqué Amy Pope, directrice générale de l’OIM. « Souvent, elles se déplacent simplement vers d’autres itinéraires. C’est pourquoi nous devons considérer le parcours dans son ensemble, du lieu de départ jusqu’au lieu d’arrivée. »

Aux Canaries, moins d’arrivées mais presque autant de morts en mer

La baisse des arrivées ne signifie pas nécessairement que les départs diminuent. Les données sur les interceptions et les décès en mer montrent que les tentatives de traversée se poursuivent, même si moins de personnes atteignent leur destination.

Sur la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries, les arrivées ont chuté de 62 % entre 2024 et 2025, après un pic en 2024. Le nombre de morts et de disparus n’a pourtant baissé que de 4 % : 1 172 personnes ont été recensées en 2025, contre 1 215 l’année précédente.

Pour l’OIM, ce décalage souligne que « cette route est devenue beaucoup plus dangereuse pour les migrants ».

Des départs plus au sud, des traversées plus longues

Le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal pousse les candidats au départ à emprunter d’autres itinéraires, notamment depuis la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau.

Ces trajets peuvent allonger les traversées de 750 kilomètres, portant certaines distances à environ 2 200 kilomètres. Les migrants passent ainsi davantage de temps en mer et empruntent des zones côtières plus isolées et moins surveillées. Ils sont davantage exposés aux naufrages, à la déshydratation et aux disparitions en mer.

Ces déplacements montrent les limites des seuls chiffres d’arrivées pour comprendre l’évolution des migrations. Selon l’OIM, un changement sur une route peut se répercuter sur d’autres. Il faut donc suivre l’ensemble des parcours, des pays d’origine aux pays de transit et de destination.

Une coopération pour sauver des vies

L’OIM appelle à renforcer la coopération entre les pays concernés et à développer des voies de migration sûres, ordonnées et régulières.

« Aucun pays ne peut résoudre ce problème à lui seul », a insisté Mme Pope. « Nous devons protéger les migrants où qu’ils se trouvent, créer de réelles opportunités pour les jeunes et travailler ensemble par-delà les frontières. C’est ainsi que nous sauverons des vies. »

Distribué par APO Group pour UN News.

République démocratique du Congo (RDC) : les accords de paix se multiplient, la guerre continue

Source: Africa Press Organisation – French

Malgré les négociations menées sous l’égide des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, les combats se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo. Devant le Conseil de sécurité, mardi, l’envoyé de l’ONU dans la région a dénoncé le fossé grandissant entre les avancées diplomatiques et la réalité d’un conflit qui continue de dévaster les populations civiles.

Les diplomates négocient, les armes parlent. Dans l’est de la RDC, les accords de paix s’accumulent sans parvenir à faire taire les combats. Mardi, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, a dressé le constat d’une diplomatie qui progresse sur le papier, tandis que la situation sécuritaire et humanitaire continue de se dégrader.

« Un véritable cessez-le-feu peine à se concrétiser », a-t-il déploré, malgré les appels répétés des membres du Conseil. Les affrontements se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par l’armée rwandaise selon l’ONU, a étendu et consolidé son emprise territoriale.

Le contraste est d’autant plus frappant que les initiatives diplomatiques n’ont jamais été aussi nombreuses. À Washington, les États-Unis parrainent un processus de paix entre Kinshasa et Kigali. À Doha, le Qatar facilite des négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. L’Union africaine tente, de son côté, de coordonner ces efforts et de rétablir la confiance entre les capitales de la région.

Ces discussions ont produit quelques résultats. Un protocole de désarmement conclu entre les autorités congolaises et des représentants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé comprenant des éléments issus du génocide des Tutsi de 1994, ainsi que les premières missions d’un mécanisme conjoint chargé de vérifier les engagements des parties.

Mais ces avancées restent fragiles. Kigali conteste la conformité du protocole sur les FDLR aux accords de Washington, tandis que les retraits du M23 de certaines positions demeurent limités et semblent, selon le dernier rapport sur la situation que Huang Xia venait présenter au Conseil, relever davantage de calculs tactiques que d’un véritable désengagement.

Une guerre qui frappe d’abord les civils

Sur le terrain, la violence ne faiblit pas. Au Sud-Kivu, les combats se sont intensifiés dans les territoires de Mwenga et de Fizi, avec un recours croissant aux drones armés, à l’artillerie lourde et aux explosifs dans des zones habitées. Au Nord-Kivu, des affrontements ont été signalés à Masisi, Lubero et Walikale.

D’autres groupes armés profitent de cette instabilité. Selon le rapport, les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’organisation Etat islamique, ont été impliquées dans 211 incidents ayant fait 468 victimes civiles pendant la période examinée. Les FDLR seraient, quant à elles, responsables de 94 incidents et de la mort de 40 civils.

Le bilan humain dépasse largement les zones de combat. Entre le 16 mars et le 15 septembre, l’ONU a recensé 2 186 violations et atteintes aux droits humains imputées aux groupes armés, soit 70 % du total documenté. L’AFC/M23 serait à lui seul responsable de la moitié de ces exactions. Les forces de sécurité congolaises sont également mises en cause, avec 891 violations attribuées à des acteurs étatiques.

À cette violence s’ajoute une crise humanitaire considérable. Fin juin, la RDC comptait plus de 6 millions de déplacés. Plus de 26 millions de personnes étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. La résurgence d’Ebola aggrave encore la situation : au 19 septembre, les autorités avaient signalé 7 672 cas confirmés et 3 699 décès.

Les minerais, carburant du conflit

Au-delà des combats, le rapport pointe les ressorts économiques d’une guerre que les accords diplomatiques ne suffisent pas à désamorcer. L’exploitation et le trafic illégaux de minerais continuent de financer les groupes armés et d’alimenter les rivalités régionales. Huang Xia a plaidé pour une meilleure traçabilité des chaînes d’approvisionnement, dont les défaillances permettent à l’économie de guerre de prospérer.

La méfiance entre Kinshasa et Kigali, mais aussi entre le Rwanda et le Burundi, fait peser une menace plus large. Selon le rapport, un simple incident frontalier pourrait provoquer une confrontation régionale.

Pour l’envoyé spécial, l’urgence est désormais de transformer les engagements diplomatiques en résultats vérifiables. « Pareille fenêtre ne reste pas ouverte indéfiniment », a-t-il averti, appelant les parties à privilégier « la confiance construite par les actes plutôt que par les déclarations ».

Mais au-delà des cessez-le-feu et des mécanismes de vérification, une paix durable exigera de s’attaquer aux intérêts économiques, aux rivalités régionales et aux tensions communautaires qui entretiennent le conflit depuis des décennies. Autant de questions que la multiplication des accords n’a, jusqu’ici, pas permis de résoudre.

Distribué par APO Group pour UN News.

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Burundi: 26ᵉ Réunion Ordinaire Du Conseil Sectoriel Des Ministres De La Santé De L’EAC : Des Avancées Majeures Pour Renforcer La Coopération Sanitaire Régionale

Source: Africa Press Organisation – French


La 26ème Réunion Ordinaire du Conseil Sectoriel des Ministres de la Santé, vient de se tenir à Arusha, en République Unie de Tanzanie, du 01er au 06 octobre 2026. La réunion s’est déroulée à trois niveaux de prise de décision différents conformément aux Règles de Procédure de l’EAC. Il s’agit de :

  • La Session des Experts, du 01er au 04 octobre 2026 ;
  • La Session des Secrétaires Permanents, le 05 octobre 2026 ; et
  • La Session des Ministres, le 06 octobre 2026.

Les objectifs de la réunion étaient d’analyser les rapports émanant des différents Groupes Techniques de Travail dans les domaines de la Santé, notamment les Systèmes et Politiques de Santé ; la Régulation des Professionnels de la Santé ; la Prévention et le Contrôle des Maladies Transmissibles et Non Transmissibles ; la Sécurité des Médicaments et des Aliments ; le VIH/SIDA, la Tuberculose et les Infections Sexuellement Transmissibles ; et la Santé Maternelle, du Nouveau-né, des Enfants et des Adolescents et la Nutrition.

La réunion a aussi analysé l’état de mise en œuvre des Décisions et Directives des réunions précédentes et l’état des lieux est satisfaisant puisque parmi les Décisions et Directives émises entre la 14ème et le 25ème Conseil Sectoriel de la Santé, 56,6 % ont été totalement mises en œuvre, 25,8 % sont en cours ou partiellement mise en œuvre, et 3,5 % sont de nature continue. Les 14,1 % restants ne sont pas encore mises en œuvre. Dans l’ensemble, cela signifie que 85,9 % de l’ensemble des Décisions et Directives ont été soit totalement mises en œuvre, soit sont en cours de réalisation ou nécessitent une action continue, témoignant ainsi de progrès cumulés substantiels. Toutefois, les 14,1 % restants nécessitent un suivi ciblé de la part du Secrétariat Général de l’EAC et des Pays Partenaires, surtout accélérer la mise en œuvre des Décisions et Directives issues des 24ème et 25ème Réunions, puisque qu’elles représentent la plus forte concentration de décisions en attente sur l’ensemble des douze réunions tenues à ce jour.

Au cours de la réunion, un accent particulier a été principalement mis sur le renforcement de la coopération sanitaire entre les huit Pays Partenaires de l’EAC, l’améliorer de la coordination de la prévention, la détection et la riposte aux épidémies, le renforcement des systèmes de santé, la recherche et la formation médicales, et l’amélioration de l’accès aux médicaments, aux vaccins et aux produits de diagnostic, et le partage numérique des informations sanitaires.

Les principaux résultats de la réunion sont surtout les Décisions et Directives prises et orientations données par les Ministres de la Santé sur :

  1. Le Renforcement de la sécurité sanitaire : améliorer la surveillance épidémiologique, le partage rapide des informations et la coordination de la riposte aux épidémies transfrontalières, notamment l’Ebola ;
  2. L’approvisionnement/ achat groupé des produits médicaux : poursuivre le mécanisme régional d’achats groupés de médicaments, vaccins, produits de diagnostic et autres fournitures essentielles. Les huit Pays Partenaires sont déjà intégrés à la plateforme numérique d’achat groupés ;
  • Le partage numérique des informations sanitaires : développer une plateforme régionale d’échange d’informations sur les pandémies et les épidémies pour améliorer l’alerte précoce et la prise de décision ;
  1. La recherche et formation médicales : analyser les progrès réalisés par les centres régionaux d’Excellence en formation médicale supérieure, en soins spécialisés et en recherche en santé. Il sied de signaler que chaque Pays Partenaires abrite au moins un Centre d’Excellence dans un domaine spécifique d’enseignement supérieur. A ce jour, l’EAC compte huit (08) Centres d’Excellences reconnues et abrités par les Pays Partenaires de l’EAC comme suit :
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour la Néphrologie et l’Urologie, abrité par la République du Kenya ;
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour les Sciences de la Santé Cardiovasculaire, abrité par la République Unie de Tanzanie ;
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour l’Oncologie abrité par la République de l’Ouganda ;
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine en Génie Biomédical, e-santé et réadaptation sanitaire, abrité par la République du Rwanda ;
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour les Vaccins, la Vaccination et la Gestion de la Chaîne d’Approvisionnement Sanitaire, abrité par la République du Rwanda ; et
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour les Sciences de la Nutrition, abrité par la République du Burundi ;
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour la Transplantation et les Sciences Hématologiques (EAC RCoE TAHAS), abrité par la Républiqu Unie de Tanzanie ; et
  • Le Centre d’Excellence de la Communauté Est Africaine pour les Sciences de la Santé Bucco-dentaire (EAC RCoE OHS) abrité par la République Unie de Tanzanie

Les Centres d’Excellence visent à renforcer la compétitivité de l’EAC grâce à un enseignement supérieur et à des capacités de recherche, par le biais d’accès à un meilleur enseignement supérieur spécialisé de qualité et abordable dans le domaine des sciences biomédicales au sein de l’EAC, une augmentation du nombre de professionnels qualifiés en sciences biomédicales pour le marché du travail régional ; et un meilleur accès à des services biomédicaux spécialisés de qualité, abordables et fournis dans des délais opportuns au sein de l’EAC.

  1. Production locale de médicaments : encourager le développement des capacités de production de médicaments, de vaccins et d’autres produits médicaux afin de réduire la dépendance aux importations.

La 26ème Réunion du Conseil Sectoriel des Ministres de la Santé a permis de renforcer l’orientation régionale en faveur d’une réponse coordonnée aux urgences sanitaires, de l’approvisionnement groupé en produits médicaux, le partage numérique des données et du développement des capacités régionales de recherche et de formation. Pour le Burundi, l’enjeu est de traduire ces orientations en actions nationales concrètes, en renforçant la coordination entre le Ministère de la Santé Publique, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement et les institutions sanitaires de l’EAC, notamment l’EAHRC.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, Burundi.