La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) conclut les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) à Bakou avec sept accords dépassant 1 milliard de dollars américains

Source: Africa Press Organisation – French


La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) (https://ICIEC.IsDB.org), assureur multilatéral de crédit et de risques politiques conforme à la Charia et membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a conclu sa participation aux Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID à Bakou avec la signature de sept accords, protocoles d’accord et polices d’assurance d’une valeur totale supérieure à 1 milliard de dollars américains.

Tenues du 16 au 19 juin sous le thème « L’intégration régionale au service d’une prospérité durable », les Assemblées annuelles ont constitué une plateforme stratégique permettant à la SIACE de developper ses partenariats, de soutenir des projets bancables et de renforcer son rôle dans la facilitation du commerce et de l’investissement dans ses 51 États membres.

Lors du 14e Forum du secteur privé du Groupe de la BID, Dr Khalid Khalafalla, Directeur général de la SIACE, est intervenu en tant qu’orateur lors de la session des Directeurs généraux intitulée « Rendre l’intégration régionale attractive pour les investisseurs ». La session a porté sur la manière dont le Groupe de la BID peut offrir des solutions intégrées en combinant facilitation du commerce, structuration des investissements et instruments d’atténuation   des risques afin de transformer les ambitions d’intégration régionale en opportunités évolutives et bancables.

À l’issue de cette session, la SIACE a organisé une table ronde de haut niveau intitulée « Dérisquer le commerce et l’investissement pour la prospérité régionale ». Cette session a réuni près de 300 participants, notamment de hauts responsables azerbaïdjanais, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des institutions de financement du développement, des agences de crédit à l’exportation, des assureurs et des organisations de promotion du commerce.

Les discussions ont mis en lumière le rôle de l’Azerbaïdjan en tant que hub régional stratégique reliant l’Asie centrale, le Caucase du Sud, la Türkiye, l’Europe et la région plus large de l’OCI. Elles ont également examiné la manière dont les instruments de gestion des risques conformes à la Charia peuvent mobiliser les capitaux transfrontaliers, renforcer la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable dans les pays membres.

Les accords signés durant le Forum du secteur privé couvrent plusieurs domaines clés, tels que les infrastructures, le financement du commerce, le développement des exportations, la coopération bancaire et la facilitation de l’investissement. Ils ont notamment porté sur le soutien à des transactions stratégiques au Nigéria, en Türkiye, en Ouganda et dans d’autres pays membres, ainsi que sur des partenariats avec des institutions financières visant à élargir l’accès à des solutions de réduction du risque et de financement du commerce conformes à la Charia.

Commentant la participation de la SIACE, Dr Khalid Khalafalla a déclaré : « Les réalisations de la SIACE à Bakou démontrent le rôle essentiel de l’atténuation des risques dans la transformation des ambitions d’intégration régionale en opportunités bancables. Les accords conclus lors des Assemblées annuelles soutiendront la mise en œuvre d’infrastructures, les flux commerciaux, la mobilisation des investissements et la croissance du secteur privé dans nos États membres. La SIACE demeure déterminée à fournir la confiance et la protection nécessaires pour faire passer les projets stratégiques du stade de concept à celui de la mise en œuvre. »

Tout au long des Assemblées annuelles, la SIACE a tenu plus de 80 réunions B2B et B2G avec des parties prenantes de plus de 60 pays, renforçant ainsi son engagement auprès des gouvernements, les institutions financières, les investisseurs, les exportateurs et les dirigeants du secteur privé.

Les Prix de la SIACE ont distingué des institutions et initiatives remarquables pour leur contribution au commerce, à l’investissement et au développement durable. Cette année, la SIACE a honoré First Abu Dhabi Bank, Standard Chartered Bank et Agrobank pour des transactions phares dans les domaines des infrastructures et du financement du commerce, reflétant l’impact de partenariats efficaces et de l’atténuation des risques.

À l’occasion de ses Assemblées annuelles, la SIACE a également publié un numéro spécial intitulé « Corridors d’opportunités : de l’Azerbaïdjan à l’Asie centrale, faciliter les financements grâce à la gestion des risques ». Cette publication met en lumière le rôle croissant de l’Azerbaïdjan en tant que porte d’entrée stratégique reliant l’Asie centrale, le Caucase du Sud, la Türkiye, l’Europe et le monde islamique. Elle propose des analyses sur les corridors commerciaux, la finance islamique, l’assurance-crédit à l’exportation, la protection des investissements et le rôle de la gestion des risques dans la promotion d’une croissance durable.

Les résultats obtenus par la SIACE à Bakou réaffirment son engagement à travailler avec les États membres, les institutions financières, les investisseurs et les partenaires au développement afin de dérisquer les projets stratégiques, d’élargir le commerce transfrontalier et de promouvoir une prospérité durable dans la région de l’OCI et au-delà.

Distribué par APO Group pour Islamic Corporation for the Insurance of Investment and Export Credit (ICIEC).

Contacts presse :
E-mail: ICIEC-Communication@isdb.org

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À propos de la SIACE : 
En tant que membre du groupe de la Banque islamique de développement, bénéficiant d’excellentes notations financières, la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) a commencé ses opérations en 1994 afin de renforcer les relations économiques entre les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de promouvoir le commerce ainsi que les investissements intra-OCI, grâce à des instruments d’atténuation des risques et à des solutions financières conformes aux principes de la Charia. La Société est le seul assureur multilatéral islamique au monde. Elle a joué un rôle de premier plan en proposant une gamme complète de solutions aux entreprises et aux parties prenantes de ses 51 pays membres. Pour la 18ᵉ année consécutive, la SIACE a conservé sa note de solidité financière « Aa3 » attribuée par Moody’s, la classant parmi les leaders du secteur de l’assurance-crédit et des risques politiques. Par ailleurs, S&P a confirmé la note « AA- » pour la troisième année consécutive, avec des perspectives stables. La résilience de la SIACE repose sur une souscription solide, un réseau mondial de réassurance et des politiques rigoureuses de gestion des risques. Au total, la SIACE a assuré plus de 138 milliards USD de transactions commerciales et d’investissements, couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, l’industrie manufacturière, les infrastructures, la santé et l’agriculture.

Pour plus d’informations, veuillez visiter : https://ICIEC.IsDB.org

L’Afrique du Sud et Afreximbank signent un Programme-pays de 14 milliards de dollars US pour accélérer le développement industriel et le commerce

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Export-Import (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud, par l’intermédiaire du Département du commerce, de l’industrie et de la concurrence, ont signé un protocole d’accord (MoU) visant à promouvoir le développement industriel, l’expansion du commerce et l’intégration régionale de l’Afrique du Sud. 

Signé à Alamein, en Égypte, le 20 juin 2026, ce protocole d’accord établit un Programme-pays d’un montant de 14 milliards de dollars US, dans le cadre duquel Afreximbank déploiera une combinaison d’interventions financières et non financières pour soutenir les priorités de développement de l’Afrique du Sud, l’une des plus grandes économies du continent. 

Le protocole d’accord a été signé par Dr George Elombi, Président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, et l’Honorable Mpho Parks Tau, Ministre sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence. 

La conclusion de ce partenariat marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre l’Afrique du Sud et l’institution financière multilatérale panafricaine, à la suite de l’adhésion de l’Afrique du Sud à l’Accord portant création d’Afreximbank en février 2026. Le protocole d’accord vise à soutenir les investissements dans les infrastructures industrielles, la production et le transport d’énergie, ainsi que d’autres infrastructures contribuant à renforcer la compétitivité industrielle de l’Afrique du Sud et ses liens commerciaux et d’investissement avec le reste du continent.  

Le Programme-pays comprend également le Programme d’appui au développement inclusif d’Afreximbank pour l’Afrique du Sud, conçu pour remédier aux lacunes structurelles de l’économie et élargir l’accès au financement pour les groupes historiquement défavorisés, afin de leur permettre d’accumuler des actifs, de participer pleinement aux secteurs stratégiques et de contribuer à une redistribution plus inclusive des opportunités économiques dans le pays. La Banque a réservé un montant total de 3 milliards de dollars US pour soutenir cette initiative. 

 S’exprimant à cette occasion, Dr George Elombi, Président d’Afreximbank et Président du Conseil d’administration de la Banque, a déclaré : « Grâce à ce protocole d’accord, Afreximbank et la République d’Afrique du Sud franchissent une étape importante dans le renforcement de leur partenariat au service des priorités de développement du pays et de l’intégration économique du continent. Ce Programme-pays permettra de mobiliser des investissements dans des secteurs stratégiques de l’économie sud-africaine, y compris la transformation locale des ressources minières et agricoles, l’expansion des échanges commerciaux entre l’Afrique du Sud et le reste du continent dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la promotion des investissements sud-africains à travers l’Afrique ainsi que le renforcement de l’inclusion financière et économique. Ce programme permettra également à Afreximbank d’étendre davantage son action en faveur du développement à l’échelle de tout le continent ». 

Pour sa part, l’Honorable Mpho Parks Tau, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence de l’Afrique du Sud, a indiqué : « Ce protocole d’accord vise également à soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en favorisant le développement de chaînes de valeur régionales plus robustes et en remédiant aux contraintes transfrontalières qui continuent d’entraver la libre circulation des biens, des services et des capitaux à travers le continent ». 

Parmi les autres domaines de coopération figurent la relance et le financement du Programme sud-africain de promotion du commerce et de l’investissement en Afrique (SATIPP 2.0), la création d’une Banque sud-africaine d’import-export (South Africa Exim Bank) grâce à un appui technique, managérial, financier et opérationnel ainsi qu’à un financement de démarrage, la préparation et le développement conjoints de projets, le financement de la création et de l’extension de parcs industriels et de zones économiques spéciales (ZES), le cofinancement de projets énergétiques, y compris dans les énergies renouvelables, la valorisation des ressources minières, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles, l’assistance technique et les services de conseil. 

Le Programme-pays est aligné sur le Plan national de développement (NDP) de l’Afrique du Sud à l’horizon 2030, le Plan de développement à moyen terme (2024-2029), le Plan de mise en œuvre pour la croissance et l’inclusion (GAIN) et les stratégies nationales en matière d’industrie et de commerce. ​

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse : 
Vincent Musumba 
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias) 
E-mail : press@afreximbank.com  ​

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À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.  

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com  

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Économie : La Côte d’Ivoire achève avec succès son programme avec le Fonds Monétaire International (FMI) et accède au statut de pays à faible risque de surendettement

Source: Africa Press Organisation – French


La Côte d’Ivoire a franchi une étape majeure dans le renforcement de sa crédibilité financière internationale avec la conclusion réussie de son programme économique et financier avec le Fonds Monétaire International (FMI). À l’issue de la sixième et dernière revue, le pays a atteint l’ensemble des objectifs du programme, confirmant la robustesse de sa trajectoire macroéconomique et budgétaire, ainsi que l’efficacité des réformes mises en œuvre au cours des dernières années.

Selon l’analyse de viabilité de la dette (AVD) menée conjointement par le FMI et la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire est désormais classée en risque « faible » de surendettement, tant sur sa dette publique extérieure que sur sa dette publique totale. Elle devient ainsi le seul pays d’Afrique subsaharienne à accéder à cette catégorie. 

Cette reclassification repose sur trois avancées majeures : le renforcement de la capacité d’endettement grâce à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et institutionnels, une gestion proactive et innovante de la dette publique, ainsi qu’une amélioration de la dynamique d’endettement, portée par la consolidation budgétaire et la mobilisation accrue des recettes.

Cette évolution met fin à plus d’une décennie de classement en risque « modéré », consécutif à l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en 2012. Le passage en risque « faible » correspond à une situation caractérisée par l’absence de dépassement des seuils de viabilité de la dette, témoignant de la résilience accrue des finances publiques ivoiriennes face aux chocs extérieurs. Il reflète à la fois une gestion plus prudente et plus sophistiquée de la dette, une discipline budgétaire renforcée et une amélioration des fondamentaux macroéconomiques, selon l’institution financière.

Cette reclassification offre des marges de manœuvre nouvelles dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de financement du pays et de la poursuite des réformes dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2026 – 2030. Elle s’inscrit en cohérence avec les évaluations déjà attribuées par les agences internationales, BB (S&P) / Ba2 (Moody’s) / BB (Fitch), et constitue un signal fort à l’attention de celles-ci, ainsi que de celle des investisseurs internationaux. 

Enfin, elle constitue un jalon important dans la trajectoire d’amélioration de la notation souveraine du pays vers la catégorie « Investment Grade» et accompagne la transition progressive de la Côte d’Ivoire vers le groupe des pays ayant un accès soutenu aux marchés selon la typologie FMI.

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget s’est félicité de cette avancée qui consacre la pertinence des politiques économiques conduites par le gouvernement, la crédibilité de sa stratégie de gestion de la dette et la résilience de l’économie nationale.

Cette annonce s’accompagne de l’approbation par le Conseil d’administration du FMI des ultimes décaissements du programme, pour un montant total de 843,9 millions de dollars, confortant les efforts du gouvernement pour positionner durablement la Côte d’Ivoire parmi les signatures souveraines les plus crédibles du continent africain.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Des voix du continent appellent à accélérer la transformation des systèmes pharmaceutiques africains

Source: Africa Press Organisation – French


Réunis à l’occasion de la 25e édition du Forum Pharmaceutique International (FPI), décideurs, universitaires, régulateurs, industriels et partenaires de santé ont appelé à accélérer la transformation des systèmes pharmaceutiques africains afin de renforcer l’accès à des médicaments sûrs, efficaces et abordables sur le continent.

Organisée du 9 au 11 juin 2026, cette édition a mis l’accent sur plusieurs priorités majeures pour l’Afrique, notamment la production locale, le renforcement de la réglementation pharmaceutique, la formation des ressources humaines, l’innovation et la coopération régionale. Au fil des discussions, un constat s’est imposé : malgré les progrès réalisés ces dernières années, le continent reste confronté à des défis importants en matière d’accès aux médicaments et de résilience des systèmes pharmaceutiques.

La souveraineté pharmaceutique a ainsi occupé une place centrale dans les débats. Plusieurs participants ont souligné que l’Afrique ne pourra durablement améliorer l’accès aux médicaments sans renforcer ses capacités de production.

« La souveraineté pharmaceutique passe avant tout par la production locale. Tant que l’Afrique dépendra fortement des importations de produits pharmaceutiques, il sera difficile de garantir durablement la disponibilité de médicaments de qualité et à coût abordable pour nos populations », a affirmé le Dr Ayoub Moussa Abderaman, Directeur général de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires du Tchad.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance de consolider l’ensemble de la chaîne pharmaceutique, depuis la réglementation jusqu’à la distribution des produits de santé. La disponibilité des médicaments ne dépend pas uniquement de leur production ; elle repose aussi sur la capacité des systèmes à les acheminer jusqu’aux patients, y compris dans les zones les plus reculées. Les participants ont notamment insisté sur le rôle que peuvent jouer des cadres réglementaires harmonisés, des chaînes d’approvisionnement performantes et des ressources humaines qualifiées pour améliorer durablement l’accès aux produits de santé.

La question du capital humain est revenue à plusieurs reprises au cours des discussions. Pour de nombreux participants, le développement des systèmes pharmaceutiques africains passera nécessairement par des investissements dans la formation, la recherche et l’innovation.

« La formation doit être adaptée aux besoins de développement de nos pays. Les professionnels qui sortent de nos universités doivent être capables de répondre aux défis de santé de leurs populations et de contribuer au développement de leurs sociétés », a souligné le Professeur Mahama Ouattara, Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Pharmacie d’Afrique.

Cette vision va au-delà de la seule acquisition de compétences techniques. Elle repose sur la capacité des universités à former des professionnels aptes à accompagner les transformations du secteur et à développer des solutions adaptées aux réalités africaines. Plusieurs intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre la recherche, l’innovation et la santé publique, tout en valorisant davantage les ressources scientifiques et les savoirs du continent.

La coopération régionale est apparue comme un autre levier incontournable pour accélérer les progrès. Face à des marchés fragmentés et à des systèmes réglementaires souvent inégaux, les participants ont plaidé pour une approche plus coordonnée entre les pays africains, associant autorités nationales de réglementation, organisations régionales, industriels et partenaires techniques.

Cette nécessité a été mise en avant par le Dr Aimé Djitafo Fah, Coordonnateur du programme sous-régional d’harmonisation des politiques pharmaceutiques à l’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) : « Aucun acteur ne peut relever seul les défis liés à l’accès aux médicaments. Les autorités de réglementation, les industriels, les partenaires techniques et les organisations régionales doivent avancer ensemble. La synergie d’action est indispensable si nous voulons améliorer durablement l’accessibilité et la disponibilité des médicaments », a-t-il déclaré.

Selon lui, le renforcement des autorités nationales de réglementation, l’harmonisation des normes et le développement de partenariats durables constituent des conditions essentielles pour accompagner la montée en puissance de la production locale et améliorer la qualité des produits mis à la disposition des populations.

Les discussions ont par ailleurs montré que les enjeux pharmaceutiques dépassent largement la seule question du médicament. Ils touchent à la sécurité sanitaire, à la couverture sanitaire universelle, à la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, ainsi qu’à la capacité des pays à répondre efficacement aux crises sanitaires et humanitaires. 

Les échanges ont offert un espace de dialogue entre des acteurs venus d’horizons différents mais partageant les mêmes préoccupations. Les participants ont eu l’occasion de confronter leurs expériences, identifier des solutions communes et renforcer les perspectives de collaboration entre institutions, universités, secteur privé et partenaires.

Pour l’OMS, le renforcement des systèmes pharmaceutiques demeure un pilier essentiel de la résilience des systèmes de santé : « Investir dans les systèmes pharmaceutiques, c’est investir dans la sécurité sanitaire, l’innovation et l’accès équitable aux soins. Des institutions plus fortes, des réglementations efficaces et des partenariats durables sont essentiels pour répondre aux besoins des populations aujourd’hui et demain », a souligné la Dre Blanche Anya, Représentante de l’OMS au Tchad. 

Alors que les participants ont quitté N’Djamena avec de nouvelles perspectives de collaboration, plusieurs priorités demeurent au cœur des attentes : accélérer la production locale, renforcer l’harmonisation réglementaire, soutenir l’innovation et investir davantage dans la formation des futurs professionnels du secteur. Pour beaucoup, le succès du Forum se mesurera désormais à la capacité de transformer les engagements et les recommandations formulés à N’Djamena en actions concrètes au bénéfice des populations africaines.

À travers les voix exprimées lors de cette 25e édition, un message commun s’est dégagé : renforcer les systèmes pharmaceutiques africains n’est pas seulement une question de médicaments. C’est un investissement dans la souveraineté sanitaire, la résilience des systèmes de santé et la capacité du continent à répondre durablement aux besoins de ses populations.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO) – Chad.

Protection de l’environnement : Six organisations distinguées pour leur engagement écocitoyen au Bénin

Source: Africa Press Organisation – French


L’engagement des organisations de la société civile en faveur de la protection de l’environnement est désormais reconnu au plus haut niveau au Bénin. À l’issue d’un processus de sélection conduit par la Direction Générale de l’Environnement et du Climat (DGEC), six (06) organisations ont reçu les Labels Écocitoyens 2026. Il s’agit du Réseau Béninois du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau (RB/PMJE), de SEKO GREEN, de l’ONG PAULY AFRIQUE BIO, de la Fondation GNIDEHOUE, de l’ONG JEVEV et de l’ONG TAMAEE, récompensées pour l’impact de leurs initiatives en faveur du développement durable. 

Les organisations lauréates se sont illustrées dans plusieurs domaines, notamment l’éducation environnementale, le reboisement, la gestion durable des ressources naturelles, la promotion de l’économie verte, la sensibilisation communautaire et l’innovation écologique. À travers leurs actions, elles contribuent à renforcer les valeurs écocitoyennes et à améliorer durablement le cadre de vie des communautés béninoises. 

La cérémonie officielle de remise des distinctions s’est déroulée le jeudi 25 juin 2026 à l’Hôtel Novotel Orisha de Cotonou, sous la présidence du Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable, Monsieur Georges ALE. Cette initiative vise à valoriser les organisations qui s’investissent activement dans la promotion de l’écocitoyenneté et dans la préservation de l’environnement au Bénin. 

Dans son allocution, le Ministre Georges ALE a salué l’engagement des lauréats et rappelé que l’écocitoyenneté constitue un levier essentiel de la politique gouvernementale en matière de développement durable. Il a souligné que les investissements réalisés dans l’assainissement, les infrastructures et l’aménagement urbain ne produiront pleinement leurs effets qu’avec l’adoption de comportements responsables par les citoyens. « L’écocitoyenneté n’est pas simplement une question de propreté. Elle est une condition essentielle pour notre santé collective, la préservation de notre biodiversité et notre qualité de vie », a-t-il déclaré. 

Pour sa part, la Cheffe du Département de la Promotion de l’Écocitoyenneté, Madame Arielle AKOUÉTÉ ACCROMBESSI, a mis en lumière le rôle déterminant des organisations distinguées dans la diffusion des bonnes pratiques environnementales. Elle a également présenté la plateforme numérique « 229 Cadre de Vie », un outil participatif permettant aux citoyens de signaler les atteintes à l’environnement et de contribuer activement à l’amélioration du cadre de vie. 

Organisée par la DGEC à travers le Département de la Promotion de l’Écocitoyenneté, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités politiques, administratives et des partenaires au développement. Elle a été marquée par la présentation de la plateforme « 229 Cadre de Vie », la remise des distinctions aux lauréats et une photo de famille. 

En clôturant les travaux, le Ministre Georges ALE a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre les actions de sensibilisation et d’accompagner les initiatives citoyennes afin de construire un Bénin plus propre, plus résilient et respectueux de son environnement.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Aviculture : Le Bénin part à la conquête de sa souveraineté protéique

Source: Africa Press Organisation – French


En lançant le premier Salon Expo Avicole, le jeudi 25 juin 2026 à Cotonou, le Gouvernement béninois a fixé le cap : combler le gouffre entre les 20.000 tonnes produites et les 100.000 consommées chaque année, et tarir une coûteuse fuite de devises. Récit d’une ambition affichée pour 2033. 

Le chiffre, à lui seul, dit l’ampleur du défi. Chaque année, le Bénin consomme au moins 100.000 tonnes de produits avicoles. Il n’en produit que 20.000. Tout le reste, ce gouffre de 80.000 tonnes, franchit les frontières à coups d’importations, emportant avec lui une importante fuite de devises. C’est ce déséquilibre que le gouvernement entend désormais renverser, et c’est pour le dire qu’il a réuni, le jeudi 25 juin 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, toute une filière autour de la première édition du Salon Expo Avicole. 

C’est Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, qui a procédé au lancement officiel, au nom du Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI. L’occasion, pour le membre du gouvernement, de réaffirmer les ambitions de l’État béninois pour une filière qu’il tient pour stratégique. 

Bâtir une souveraineté protéique 

L’objectif s’inscrit dans la Vision Bénin Vert 2033, qui fait de la réduction progressive de la dépendance aux importations un cap national. Derrière le mot d’ordre, une idée simple et lourde de sens : un pays qui dépend de l’étranger pour nourrir sa population en protéines reste vulnérable. Construire sa souveraineté protéique, c’est reprendre la main sur son assiette. 

Pour y parvenir d’ici à 2033, le Gouvernement mise sur une alliance large, nouant l’État, l’interprofession, les investisseurs privés, les institutions financières, la recherche, les partenaires techniques, les organisations professionnelles et les producteurs. « L’avenir de notre aviculture dépendra de notre capacité collective à produire davantage, à transformer davantage et à créer davantage de valeur sur notre territoire », a souligné le Ministre BLOUKOUNON GOUBALAN. Pour lui, l’enjeu déborde la seule question alimentaire : l’aviculture est une filière de création d’emplois, particulièrement pour les jeunes et les femmes. 

Le salon de toute une filière 

Structure initiatrice de l’événement, l’interprofession avicole du Bénin a voulu un rendez-vous qui parle d’abord à ceux qui font le métier. Producteurs, couvoiristes, fabricants d’aliments, vétérinaires, transformateurs, distributeurs, chercheurs, investisseurs et décideurs : tous étaient conviés. Le salon, a expliqué son président Léon ANAGO, doit être à la fois un cadre de réflexion sur les défis du secteur et une vitrine des opportunités qu’offre l’aviculture béninoise pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la croissance économique. 

Monsieur Léon ANAGO a tenu à saluer l’engagement et les appuis de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole du Maroc, dont le concours a permis la tenue du salon. Un partenariat qui ne s’est pas seulement dit, mais qui s’est vu. 

Rabat aux côtés de Cotonou 

Car le Maroc avait fait le déplacement au plus haut niveau. Le ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El BOUARI, a honoré de sa présence la cérémonie de lancement. Devant l’assistance, il a salué les réformes engagées par le Bénin pour la modernisation et le développement de son agriculture, l’aviculture en particulier.
Pour le ministre marocain, la coopération entre les deux pays dépasse le cadre bilatéral. Elle traduit, a-t-il estimé, la volonté commune de Rabat et de Cotonou de faire de la coopération agricole un levier de développement, de prospérité partagée et de souveraineté alimentaire à l’échelle du continent africain. 

Une manière de rappeler que la bataille du Bénin pour son autosuffisance en protéines s’inscrit dans une ambition plus vaste, celle d’une Afrique qui entend, elle aussi, nourrir les siens.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Rainbow World Group annonce que sa filiale Rainbow Images s’apprête à engager une procédure judiciaire afin de faire respecter des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle concernant le footballeur Yan Diomande

Source: Africa Press Organisation – French


Rainbow World Group (« Rainbow ») (https://RainbowWorldGroup.com/) a annoncé aujourd’hui que Rainbow Images, filiale de Rainbow World Group, s’apprête à engager une procédure judiciaire afin de faire respecter ses droits d’image ainsi que les accords de propriété intellectuelle liés au footballeur Yan Diomande, à la suite de ce que la société décrit comme un non-respect des conditions commerciales convenues durant son développement.

Rainbow précise que le différend porte spécifiquement sur les droits d’image et la propriété intellectuelle, et non sur une question de représentation ou d’agence, ni sur la carrière sportive de Diomande, que la société continue de soutenir.

Rainbow indique avoir été un partenaire commercial du joueur et avoir joué un rôle central dans son identification, son éducation et son exposition.

Des années d’investissement derrière une ascension rapide

L’émergence de Diomande comme l’un des jeunes joueurs les plus suivis du football européen a été largement relayée ces derniers mois. Ce qui a été beaucoup moins rapporté, selon Rainbow, c’est le travail réalisé en amont : la société a identifié Diomande plusieurs années avant son ascension et a engagé des ressources financières, opérationnelles et personnelles substantielles dans son développement.

Selon Rainbow, ce soutien a notamment inclus le financement d’étapes clés de sa progression, la gestion de ses déplacements internationaux et de ses démarches de visa, l’accompagnement de son parcours éducatif et footballistique depuis la Côte d’Ivoire, ainsi que l’obtention d’essais auprès de clubs tels que Chelsea FC, Crystal Palace FC, Newcastle United FC, Olympiacos FC et CD Leganés à différentes étapes de sa carrière.

« Rien de tout cela n’est arrivé par hasard », a déclaré la société. « C’est le résultat de plusieurs années de planification, d’investissement et de risque commercial — le type de travail nécessaire pour construire un athlète professionnel bien avant que le marché ne reconnaisse sa valeur. »

Un différend centré sur les droits d’image et la propriété intellectuelle

Rainbow indique qu’au moment de son investissement, elle a conclu des accords commerciaux portant spécifiquement sur les droits d’image et la propriété intellectuelle associée, distincts de tout accord d’agence ou de représentation. Ces accords avaient pour objectif de garantir que la société puisse participer à la valeur commerciale qu’elle avait contribué à créer dans l’hypothèse où Diomande connaîtrait une réussite professionnelle.

La société estime que ces accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle demeurent valides et exécutoires, et qu’elle demandera leur reconnaissance et leur application devant les tribunaux.

« Ces procédures n’ont pas pour objectif d’empêcher Yan Diomande de poursuivre sa carrière de footballeur, ni d’interférer avec ses opportunités professionnelles », a déclaré la société. « Nous restons fiers du rôle que nous avons joué dans son développement et lui souhaitons de continuer à réussir sur le terrain. Il s’agit uniquement de faire respecter des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle que nous estimons toujours valables et exécutoires. Rien de plus. »

Un test plus large pour le football africain

Rainbow considère que ce différend dépasse le seul cadre du contrat d’un joueur. Selon la société, cette affaire soulève des questions de sécurité contractuelle, de protection des droits d’image et de gouvernance d’entreprise dans le football, et plus particulièrement la question de savoir si l’Afrique peut continuer à attirer des investissements de long terme dans le développement des joueurs.

« Pour que le football africain puisse attirer des investissements sérieux et durables, il doit exister une confiance dans le respect des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle », a déclaré la société. « Le développement durable des joueurs ne dépend pas seulement de la capacité à identifier les talents, mais aussi d’une culture qui respecte les engagements commerciaux et l’État de droit. »

Une procédure menée devant les tribunaux

Rainbow déclare que l’affaire sera portée devant la High Court de Londres ainsi que devant les juridictions des Îles Vierges britanniques.

Rainbow indique avoir réuni de nombreux éléments documentaires constitués tout au long de son accompagnement de Diomande, démontrant son investissement et son soutien dans la carrière du joueur, y compris les accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle en cause. Ces éléments seront présentés dans le cadre de la procédure judiciaire, conformément aux règles de preuve applicables.

Yan Diomande et ses représentants légaux ont été officiellement informés de la procédure que Rainbow s’apprête à engager.

« L’objectif de Rainbow est la reconnaissance et l’exécution des accords que la société estime toujours valables et exécutoires, et elle poursuivra cet objectif par les voies juridiques appropriées », a déclaré la société.

Distribué par APO Group pour Rainbow World Group.

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Le Chef de l’Etat burundais reçoit les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs

Source: Africa Press Organisation – French

Le Chef de l’Etat burundais et Président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a reçu ce 25 juin 2026, au Palais Ntare Rushatsi, les lettres de créance de trois nouveaux Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires accrédités au Burundi.

Le premier diplomate à être reçu était Monsieur Seydou Coulibaly, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali au Burundi, avec résidence à Luanda, en angola.

Les discussions ont permis de réaffirmer la volonté commune de renforcer les relations bilatérales entre le Burundi et le Mali. Le Président Ndayishimiye a, par ailleurs, renouvelé son engagement à accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre le terrorisme ainsi que dans la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel.

Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Evariste Ndayishimiye a ensuite reçu Monsieur El Houssein Ould Nagi, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique de Mauritanie au Burundi, avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie, venu lui présenter ses lettres de créance.

Les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la coopération Sud-Sud, considérée comme un levier important de développement et de solidarité entre les pays africains.

Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Chef de l’Etat burundais a également reçu les lettres de créance de Monsieur Sitwat Nayeem, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire du Bangladesh au Burundi, avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Les deux personnalités ont évoqué le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le secteur agricole. 

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

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Bénin – Assemblée Nationale : La loi portant exercice en clientèle privée adoptée en seconde délibération

Source: Africa Press Organisation – French

L’Assemblée nationale a adopté en sa séance plénière du mercredi 24 juin 2026 et en seconde délibération, la loi N° 2025-01 portant organisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales de santé humaine en République du Bénin. 

Ce texte de loi désormais complet intègre des dispositions qui garantissent une meilleure cohérence et une plus grande clarté du texte adopté antérieurement. À l’article 4 de la loi, il est précisé qu’à l’exception des cabinets, des acteurs non professionnels de la santé, personne physique ou morale, peuvent également financer la création et l’équipement d’un ou de plusieurs établissements privés de santé. 

Ce texte précise toutefois que : « la qualité des prestations et la sécurité des patients ainsi que la validation des normes techniques d’équipements et de ressources humaines notamment sont assurées par un professionnel de la santé membre de la profession concernée ». 

Dans les nouvelles dispositions, il est également stipulé que le professionnel de santé faisant partie d’un Ordre ne devra plus désormais solliciter une quelconque autorisation avant d’exercer en clientèle privée, ce qui n’est pas le cas pour ceux dont la profession n’est pas organisée en Ordre. 

Ce sont les article 6 et 7 de la loi qui le prévoient de façon plus formelle. « L’inscription au tableau d’un Ordre professionnel de la santé humaine au Bénin confère d’office au professionnel de la santé concernée, le droit d’exercer sa profession en clientèle privée ou non », article 6. « Les professionnels de la santé dont la profession n’est pas organisée en Ordre sont astreints à une autorisation d’exercer avant tout exercice en clientèle privée », précise l’article 7. 

L’article suivant apporte une certaine flexibilité pour le professionnel de la santé qui souhaite exercer en clientèle privée avant son admission à l’ordre. Dans ce cas, il peut être autorisé à exercer par arrêté du Ministre en charge de la santé mais dispose d’un délai de 6 mois pour obtenir son inscription à l’ordre professionnel concerné. 

Le texte de loi adopté en seconde délibération aborde plusieurs autres aspects dont entre autres, l’autorisation spéciale accordée à une catégorie de professionnels de la santé exerçant à l’étranger.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Les contraintes du réseau électrique africain au cœur des débats alors que les marchés régionaux s’orientent vers l’intégration

Source: Africa Press Organisation – French

La demande en électricité de l’Afrique devrait presque doubler pour atteindre 2 291 TWh d’ici 2050, ce qui nécessitera environ 30 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures de transport et de réseau afin de libérer et d’intégrer de nouvelles capacités de production. Pourtant, à travers le continent, les réseaux électriques peinent à suivre le rythme de l’expansion rapide des sources d’approvisionnement et de la hausse de la demande.

Au Nigeria, les pannes répétées du réseau à l’échelle nationale, survenues encore récemment en février 2026, soulignent la fragilité d’une infrastructure de transport vieillissante. En Afrique de l’Est, des pannes de pylônes le long de la ligne Loiyangalani-Suswa, longue de 428 km, ont temporairement bloqué la production de Lake Turkana Wind Power, la plus grande installation éolienne d’Afrique. Parallèlement, les pressions liées à la croissance de la demande s’accélèrent en Afrique du Nord, où la consommation d’électricité devrait augmenter d’environ 50 % d’ici 2035, sous l’effet de l’urbanisation, des projets de dessalement et des hausses de température liées au climat.

Malgré ces contraintes, les investissements dans la production continuent de s’accélérer à travers l’Afrique, en particulier dans les énergies renouvelables, la production d’électricité à partir du gaz et les systèmes hybrides. Cependant, sans investissements équivalents dans le transport et l’interconnexion, une grande partie de cette nouvelle capacité risque d’être sous-utilisée ou de devenir « bloquée ». Ce déséquilibre croissant entre la production et la capacité du réseau conduit à accorder une attention accrue à la planification à l’échelle du système et à la conception des marchés régionaux – des enjeux qui seront au cœur de la conférence « Power Africa Today », récemment lancée dans le cadre de l’African Energy Week 2026. Cette plateforme réunira des décideurs politiques, des services publics, des investisseurs et des développeurs afin d’étudier comment l’interconnexion régionale, les cadres d’échanges transfrontaliers et les structures de financement peuvent mieux aligner la croissance de la production sur l’extension du réseau.

Les marchés de l’électricité expérimentent des réformes

Parallèlement aux défis liés aux infrastructures, le secteur électrique africain connaît une réforme progressive – mais inégale – du marché. La plupart des pays exploitent encore des systèmes verticalement intégrés dominés par des services publics d’État, mais un nombre croissant d’entre eux mettent en place des cadres concurrentiels pour attirer les capitaux privés et améliorer l’efficacité.

Le Zimbabwe a ouvert son marché de l’électricité à une participation privée totale dans les domaines de la production, du transport et de la distribution en 2025, avec pour objectif 9 milliards de dollars de nouveaux investissements. L’Afrique du Sud met en œuvre l’un des programmes d’extension du réseau les plus ambitieux du continent, avec des projets visant à construire 14 500 km de nouvelles lignes de transport et à atteindre une capacité de transformation de 133 000 MVA d’ici 2034, parallèlement à des mécanismes destinés à attirer les financements privés. Le Kenya, quant à lui, a introduit une réglementation d’accès ouvert permettant aux producteurs d’électricité indépendants d’acheminer directement l’électricité vers plusieurs clients, redéfinissant ainsi la manière dont les actifs de production s’interfacent avec le réseau.

L’intégration régionale reste fragmentée

Les efforts visant à interconnecter les réseaux électriques fragmentés de l’Afrique progressent, bien qu’à des rythmes différents selon les régions. En Afrique australe, le programme RETRADE SAPP de la Banque mondiale, approuvé en 2025, consacre 12 millions de dollars au renforcement de l’intégration des énergies renouvelables et des capacités de transport dans 12 États membres. En Afrique de l’Est, l’« autoroute électrique » Éthiopie-Kenya-Tanzanie est désormais en phase d’essai à une puissance pouvant atteindre 2 000 MW, ce qui marque une avancée significative vers un réseau régional davantage interconnecté.

L’Afrique de l’Ouest s’oriente également vers une intégration plus poussée, la synchronisation permanente du Pool électrique d’Afrique de l’Ouest étant prévue pour 2026. Des analystes, dont l’African Finance Corporation, affirment qu’une telle synchronisation est essentielle pour libérer le potentiel hydroélectrique à grande échelle et répondre à la demande industrielle dans toute la région. À plus long terme, la synchronisation complète entre les pools électriques d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe – prévue pour fin 2026 – pourrait créer l’un des plus grands corridors transfrontaliers d’échange d’électricité au monde.

Mettre en place des architectures financières viables

Si l’interconnexion progresse, les infrastructures ne suffisent pas à elles seules à créer des marchés de l’électricité attractifs pour les investisseurs. Ces derniers citent régulièrement l’absence de structures d’achat standardisées, de contreparties solvables et de garanties de paiement transfrontalières comme des obstacles majeurs à l’augmentation des investissements.

De nouveaux modèles voient le jour pour remédier à ces contraintes. Africa GreenCo, qui opère en Zambie, en Namibie et en Afrique du Sud, contribue à regrouper les producteurs d’électricité indépendants sous l’égide d’un seul intermédiaire solvable, ce qui permet de normaliser les contrats d’achat d’électricité et de réduire le risque de contrepartie. À un niveau plus large, l’AUDA-NEPAD estime que l’Afrique a besoin d’environ 30 milliards de dollars d’investissements supplémentaires pour achever les corridors de transport prioritaires et mettre en place trois blocs commerciaux régionaux entièrement interconnectés d’ici 2030.

« Les marchés de l’électricité interconnectés constituent le fondement de l’avenir industriel de l’Afrique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber. « La question posée lors de l’Africa Energy Week n’est pas de savoir si l’intégration est possible – les preuves en existent déjà. La question est de savoir quels cadres réglementaires et quelles structures financières permettront de mener les projets à leur terme financier, et quels marchés seront prêts lorsque les capitaux chercheront à s’investir. »

La conférence «Power Africa Today» se tiendra en marge de l’AEW 2026, qui aura lieu du 12 au 16 octobre au Cap, et se concentrera sur l’architecture réglementaire, financière et infrastructurelle nécessaire à la mise en place de marchés de l’électricité interconnectés, capables d’attirer des capitaux institutionnels et de fournir une énergie transfrontalière fiable à grande échelle.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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