La République du Congo et la Banque africaine de développement signent un accord de don de 602 000 dollars pour appuyer le rebasage des comptes nationaux

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre congolais de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, gouverneur de la Banque pour la République du Congo et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) pour l’Afrique centrale, Léandre Bassolé, ont signé, le 4 août 2025, à Brazzaville, un accord de don d’un montant de 602 000 dollars américains (380 millions de francs CFA) destiné à soutenir l’opération de rebasage des comptes nationaux du pays, c’est-à-dire, la révision complète de la base de calcul des indicateurs économiques nationaux pour refléter plus fidèlement l’évolution réelle de l’économie.

Le don, provenant des ressources du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire, contribuera à faciliter la transition vers le Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008), un cadre méthodologique conforme aux normes internationales, qui remplacera ainsi à termes, l’actuel système utilisé au Congo (SCN 1993). Il préparera également le pays à la transition vers le SCN 2025, tout récemment adopté par les Nations unies, qui, parmi ses innovations majeures, prend en compte les biens et services environnementaux dans la mesure de la richesse nationale, un enjeu crucial pour un pays comme le Congo, riche en ressources naturelles.

Le projet consiste notamment à élaborer une nouvelle année de base pour les comptes nationaux, afin de remplacer celle actuellement en vigueur qui date de 2005. Cette révision prendra en compte de nouveaux secteurs économiques jusqu’alors sous-estimés ou non comptabilisés de manière adéquate, tels que les services numériques, les télécommunications, l’économie informelle, les institutions à but non lucratif ou encore les services financiers digitaux.

« Ce projet vise à garantir que le PIB du Congo soit évalué à sa juste valeur. Cela engendrera des changements significatifs », a déclaré M. Ludovic Ngatsé. « Le ratio d’endettement pourrait nettement baisser, tout comme l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques, ce qui renforcera la transparence et la crédibilité de notre pays vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. Le rebasage constitue également un levier puissant pour améliorer notre profil de risque et mobiliser davantage de ressources pour le développement », a-t-il expliqué.

Des impacts attendus sur les finances publiques et la transparence

Une fois achevé, le rebasage permettra probablement une révision significative à la hausse du PIB nominal du pays ce qui aura pour effet de réduire mécaniquement les ratios dette/PIB et déficit/PIB, qui sont des indicateurs clés pour l’évaluation de la soutenabilité de la dette d’un pays. Une meilleure évaluation de ces indicateurs améliorera le profil de risque du Congo sur les marchés financiers internationaux et facilitera l’accès à des financements à des conditions plus favorables.

« Disposer d’indicateurs économiques crédibles est essentiel pour piloter et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. Ce rebasage permettra d’ancrer les décisions économiques du Congo dans la réalité actuelle de son économie. Il renforcera la gouvernance économique, améliorera la visibilité du pays sur les marchés et permettra de mieux intégrer les enjeux de durabilité et d’environnement dans la mesure de la richesse nationale », a déclaré M. Bassolé.

Un engagement fort pour un développement fondé sur les données

Le projet sera mis en œuvre sur une période de 18 mois et s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS II 2022-2026) du Congo, qui vise à produire des données statistiques fiables, à jour, et ventilées par sexe, âge et milieu de résidence, afin d’éclairer les politiques publiques et d’assurer un développement équitable et inclusif.

Avec cet appui, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à faire du système statistique un pilier de la gouvernance économique, de la transparence budgétaire et du suivi des Objectifs de développement durable (ODD), des priorités stratégiques de la Banque contenues dans sa Stratégie décennale 2024-2033 (https://apo-opa.co/46Z5ww7) et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique régionale plus large portée par la Banque, qui vise à renforcer la gouvernance statistique en Afrique.

« En accompagnant le Congo dans cette réforme clé, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à soutenir ses pays membres régionaux dans la mise en œuvre de réformes structurelles propices à une croissance inclusive et durable », a conclu M. Bassolé.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Frédérique Pascale Essama Messanga
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org 

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org.

Media files

« Les finances publiques, la gouvernance, la justice et le développement » Discours d’ouverture lors de la Conférence 2025 de la Kenya Law Society, de M. Akinwumi A. Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement et de ses Conseils d’administration – Le 15 août 2025

Source: Africa Press Organisation – French


PROTOCOLES

Honorable présidente de la Cour suprême du Kenya, Mme Martha Koome, 

Juges émérites de la Cour suprême, 

Mme Faith Odhiambo,

La présidente de la Kenya Law Society, 

Membres du comité de la Kenya Law Society, 

Chers juges, 

Chers membres du barreau, 

Chers amis et partenaires du développement, 

Membres de la presse,

Mesdames et Messieurs.

Bonjour !

Je tiens à vous remercier de m’avoir invité aujourd’hui à prendre la parole à la Conférence annuelle de la Kenya Legal Society Association. C’est toujours un plaisir de revenir au Kenya. Je me considère comme un Kenyan : j’ai vécu dans ce pays pendant près de neuf ans et j’y ai tellement d’amis. Je me sens toujours chez moi au Kenya. Je suis particulièrement touché que le président [William] Ruto m’ait fait un si grand hommage en me conférant la plus haute distinction nationale du Kenya, le titre de Chef de l’Ordre du Cœur d’Or.

Je suis très honoré d’être invité à m’adresser à vous aujourd’hui à l’occasion de cet événement spécial, qui réunit les sommités juridiques du Kenya. Vous, les acteurs judiciaires, êtes les gardiens des sociétés, fondées sur l’État de droit et guidées par la Constitution et la volonté du peuple.

Mon intervention portera sur le thème suivant : « Les finances publiques, la gouvernance, la justice et le développement ».

Selon le Corporate Finance Institute, les finances publiques désignent la gestion des obligations d’un pays en matière de recettes, de dépenses et de dette par l’intermédiaire de diverses institutions gouvernementales et paragouvernementales. En d’autres termes, les finances publiques sont le système par lequel les gouvernements mobilisent, gèrent et allouent les ressources publiques pour répondre aux besoins de leurs citoyens et promouvoir le développement national. 

En fin de compte, la manière dont une nation perçoit ses recettes, gère sa dette, alloue ses dépenses et assure le respect du principe de responsabilité dans l’utilisation des fonds publics détermine le bien être de sa population.

Les finances publiques ne sont donc pas un grand livre de l’État ; elles reflètent les valeurs constitutionnelles et l’intégrité juridique d’une nation. Gérées efficacement, les finances publiques peuvent servir de pierre angulaire à la croissance économique, au développement durable et à la prospérité.

Le financement public est au cœur de l’engagement du Groupe de la Banque africaine de développement à promouvoir une gouvernance responsable, un développement durable et une résilience nationale. À la Banque africaine de développement, les finances publiques sont considérées comme un instrument stratégique qui doit être régi de manière transparente, géré de manière durable et protégé par des cadres juridiques solides et l’État de droit.

Les nations qui renforcent l’État de droit et respectent la bonne gouvernance parviennent à des taux de croissance plus élevés, à un développement équitable et à une plus grande stabilité. En tant que membres du système judiciaire, vous jouez un rôle majeur dans l’élaboration des trajectoires de développement des nations. La théorie de la justice et du développement offre un cadre contextuel efficace pour y parvenir, car elle favorise le progrès social et la cohésion. 

1. Système judiciaire, État de droit et investissements.

L’un des aspects particulièrement importants est la manière dont l’État de droit stimule la croissance et le développement. L’Indice mondial de l’État de droit montre que de 1996 à 2023, les six pays les mieux classés étaient la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suisse, l’Autriche et le Luxembourg. Sur cet indice, les pays africains se classaient très bas dans la liste, avec les Seychelles en tête au 60e rang, suivies par le Botswana (70e), le Rwanda (80e), l’Afrique du Sud (85e), le Ghana (97e) et le Maroc (111e). Le Kenya se classait au 111e rang, tandis que, le Nigeria, était au 151è rang. 

L’Afrique doit améliorer sa position sur l’Indice de l’État de droit.

En effet, l’État de droit, qui inclut également l’inviolabilité des contrats, constitue un facteur important pour attirer les investissements. Il est si important pour attirer les investissements directs étrangers que l’American Bar Association a mis en place une initiative visant à « promouvoir la justice, la dignité humaine et les opportunités économiques grâce à l’État de droit », qu’elle considère comme une « condition nécessaire à un développement économique solide ». (David Dettman, 2024, « Upholding prosperity: the economic benefits of the rule of law » [Soutenir la prospérité : les avantages économiques de l’État de droit]. Centre for Global Development Programs News, États-Unis).

Pour combler leurs déficits de financement, les pays se tournent vers les investissements directs étrangers. L’Afrique est confrontée à un déficit annuel de financement des investissements directs étrangers de plus de 100 milliards de dollars. Les faits montrent que les investissements directs étrangers sont davantage canalisés vers les pays qui jouissent d’une stabilité politique, de démocraties stables, d’une transparence et d’un faible niveau de corruption. D’autres facteurs importants incluent un système judiciaire indépendant et transparent, des cadres réglementaires solides, la redevabilité publique, une administration publique efficace, une politique de concurrence, ainsi que le respect des droits de propriété intellectuelle. (Source : Samina Sabir, Anum Rafique et Kamran Abbas, 2019 : « Institutions and FDI : evidence from developed and developing countries » [Institutions et IDE : données probantes tirées des pays développés et en développement] Financial Innovation, volume 5, article n° 8).

Ces facteurs sont particulièrement importants pour l’Afrique, où de nombreux pays dépendent des revenus tirés des ressources naturelles pour financer leur économie, notamment le pétrole, le gaz, les minéraux, les métaux, les forêts, les ressources marines et les vastes étendues de terres agricoles. Cependant, cette richesse en ressources naturelles ne s’est pas toujours traduite par une prospérité économique. 

Au cœur de cette divergence se trouve la question de la gouvernance et de l’État de droit concernant les ressources naturelles. Les pays dotés de lois et de règles strictes régissant les ressources naturelles et d’un État de droit robuste ont su transformer leurs ressources naturelles en richesse pour leur population. 

Les pays africains riches en ressources naturelles doivent s’inspirer des expériences de réussite des pays qui ont su mobiliser leur richesse en ressources naturelles pour assurer la prospérité de leur population. 

La Norvège, qui dépend largement du pétrole et du gaz, dispose d’une législation rigoureuse et transparente sur les ressources naturelles qui encadre les concessions ainsi que l’acquisition et l’exploration des ressources naturelles, tout en protégeant la biodiversité et en garantissant la prospérité des générations futures. Grâce à ces lois et réglementations, la Norvège a été en mesure de créer le plus grand fonds souverain au monde, doté d’environ 1 900 milliards de dollars provenant des revenus tirés de son pétrole et de son gaz, au profit des générations futures. La Norvège est un pays noté AAA. 

L’Arabie saoudite, dont l’économie dépend du pétrole et du gaz, dispose aujourd’hui de sa propre compagnie pétrolière nationale, Aramco, dont la capitalisation boursière dépasse plus de 1 600 milliards de dollars. 

Quels enseignements les pays africains peuvent-ils en tirer ?

Tout d’abord, il n’existe pas vraiment de « malédiction des ressources naturelles » ; comment ce qui enrichit certaines nations peut-il finir par en appauvrir d’autres ? La différence réside dans la gouvernance, la transparence et la responsabilité publique en matière de ressources naturelles. 

Deuxièmement, les ressources naturelles des pays devraient être exploitées au profit des populations, en évitant la recherche de rentes, l’accaparement des ressources, la captation de l’État par les élites ou la corruption. 

Troisièmement, les communautés devraient être impliquées dans la gestion des ressources naturelles ; et des efforts importants devraient être déployés pour que les multinationales soient tenues responsables des externalités environnementales, conformément au principe du pollueur-payeur. 

Quatrièmement, le système judiciaire devrait jouer un rôle accru dans l’élaboration et le respect des lois régissant la gestion des ressources naturelles et qui garantissent une bonne gouvernance des ressources naturelles du pays.

Cinquièmement, les nations devraient adopter une vision à plus long terme sur leurs ressources naturelles. Les revenus tirés de ces ressources naturelles devraient être investies dans le développement du capital humain et social, ainsi que les infrastructures, ce qui garantira le développement durable de leurs économies.

Les pays devraient se garder de gaspiller les revenus exceptionnels issus des ressources naturelles en augmentant simplement les dépenses publiques. Elles devraient plutôt créer et développer leurs fonds souverains et leurs fonds de pension, essentiels pour assurer la prospérité des générations futures.

Je voudrais également souligner que le système judiciaire doit s’engager sur la question de l’augmentation de la dette publique des pays en développement, particulièrement en Afrique. 

Aujourd’hui, la dette publique africaine dépasse 1 300 milliards de dollars. La structure de cette dette a évolué au fil du temps, la dette concessionnelle traditionnelle auprès de créanciers multilatéraux et bilatéraux diminuant et étant supplantée par la dette euro-obligataire auprès de créanciers commerciaux. 

Le changement de la structure de la dette africaine qui a conduit à une plus grande dépendance envers les créanciers commerciaux, a soulevé de nombreuses questions juridiques complexes pour de nombreux pays africains. 

Lors de la restructuration de la dette des pays, les créanciers publics et commerciaux sont tenus de convenir d’un traitement comparatif de la dette afin de la ramener à des niveaux raisonnables. Cependant, ce cadre a toujours été entravé par des créanciers privés peu coopératifs. En refusant d’approuver les cadres de restructuration de la dette, ces créanciers inflexibles élaborent des stratagèmes juridiques pour escroquer les pays. 

Les « fonds vautours », appuyés par des fonds spéculatifs, rachètent à un prix réduit la dette des pays sur les marchés secondaires. Profitant ensuite de l’absence de cadre juridique contraignant ou d’institution mondiale chargée de gérer les faillites des États, ils se retournent contre les pays débiteurs pour leur réclamer le remboursement intégral de cette dette rachetée au rabais, y compris les intérêts rétroactifs et les frais de justice.

Grâce à ces approches, les fonds spéculatifs qui parasitent les pays endettés en difficulté ont pu générer des rendements allant de 300 % à 2 000 % sur leurs investisseurs.

De l’Argentine à la Grèce, en passant par le Brésil et Porto Rico, les fonds vautours ont ravagé des pays, engrangeant des milliards de dollars de profits aux dépens des pays surendettés. En Argentine, un fonds spéculatif a réalisé un retour sur investissement de 1 270 %, soit 2,4 milliards de dollars, en poursuivant le pays en justice pour une dette rachetée au rabais. Un autre a acheté des obligations argentines à prix réduit pour 120 millions de dollars et a intenté une action en justice au terme de laquelle il a obtenu 1,1 milliard de dollars.

L’Afrique n’a pas été épargnée. Les fonds vautours profitent des juridictions des pays créanciers européens, à savoir Londres pour les pays anglophones, Paris pour les pays francophones et New York pour les investisseurs américains, où ils obtiennent systématiquement des décisions favorables. 

Permettez-moi de citer quelques exemples tirés d’articles de Jubilee USA.

En 2009, deux fonds vautours ont racheté une dette bancaire commerciale du Liberia vieille de 30 ans pour 6,5 millions de dollars. Lorsque les fonds vautours ont constaté que le Liberia avait obtenu un allègement de dette de 4,6 milliards de dollars, ils ont poursuivi le pays en justice pour réclamer le paiement intégral de la dette rachetée au rabais. Lorsque la justice britannique a rendu sa décision en 2010, la créance s’élevait à 43 millions de dollars. 

Le réseau Jubilee USA signale des cas concernant la République démocratique du Congo, où un fonds vautour américain a racheté une dette de 8 millions de dollars pour une valeur réduite de seulement 800 000 dollars. Il a ensuite poursuivi le pays en justice pour obtenir un remboursement d’une valeur de 27 millions de dollars. 

En Zambie, un fonds vautour a racheté une dette zambienne de 30 millions de dollars pour une valeur réduite de 3,3 millions de dollars. Il a ensuite assigné le pays en justice et obtenu une décision en sa faveur lui accordant plus de 55 millions de dollars, qui a finalement abouti à un versement de 15,4 millions de dollars.

Quels enseignements l’Afrique peut-elle tirer de ces expériences et quel rôle la profession juridique africaine peut-elle jouer ?  

Premièrement, la pratique consistant à signer des accords de dette et à les soumettre au droit dans des juridictions connues pour toujours privilégier les créanciers plutôt que les États débiteurs devrait être revue afin de garantir des procès équitables, l’équité et la justice devant la loi. Le choix de juridictions étrangères par les investisseurs indique une préférence pour des systèmes juridiques qu’ils connaissent et dans lesquels ils ont confiance, et qu’ils sont convaincus que l’État de droit et l’indépendance et la transparence du système judiciaire existent dans ces pays. 

Implicitement, cette pratique laisse entendre qu’ils ne font pas confiance aux systèmes judiciaires des pays africains. Les systèmes judiciaires africains doivent se donner les moyens de relever ce défi. Ils doivent garantir une indépendance judiciaire qui inspire confiance aux investisseurs étrangers et leur permet de traiter les litiges de manière transparente, juste et équitable – cela revient donc à garantir l’État de droit. 

Ces mesures seront également renforcées par des normes éthiques plus strictes et une réduction de la corruption perçue au sein du système judiciaire. Rien ne remplace un système judiciaire transparent, compétent, équitable, juste et indépendant pour réduire les aléas moraux qui existent actuellement dans les systèmes mondiaux d’arbitrage de la dette.

Deuxièmement, les pays africains doivent également privilégier les arbitrages judiciaires dans les juridictions africaines. Il est tout aussi essentiel de développer et de renforcer les capacités des institutions d’arbitrage africaines. La création de l’Académie africaine d’arbitrage, destinée à former de jeunes arbitres, est une avancée positive. Ces efforts doivent également approfondir et consolider les partenariats au sein des institutions d’arbitrage nationales et régionales, tout en s’alignant sur les institutions d’arbitrage et les traités au niveau international.

Troisièmement, les investisseurs doivent recourir aux systèmes d’arbitrage africains pour les prêts et les accords signés avec des gouvernements et des entreprises d’Afrique. Cela permettra d’éviter les biais inhérents, les différences culturelles et les failles qui existent souvent dans les systèmes juridiques des pays créanciers, ainsi que le manque de sensibilité aux contextes locaux des pays. 

Quatrièmement, les acteurs du système judiciaire doivent s’engager davantage dans le développement de leurs pays et dépasser les interprétations textuelles de la loi et de la constitution, aussi importantes soient-elles. Par exemple, lorsque des fonds vautours exploitent les vides juridiques des cadres internationaux de résolution de la dette et menacent les actifs des pays en faisant valoir des privilèges sur ces actifs, les acteurs du système judiciaire doivent s’engager dans la protection des intérêts et des actifs nationaux de leurs pays. 

Cinquièmement, pour prévenir les effets pernicieux des fonds vautours sur les pays débiteurs, les systèmes mondiaux de résolution de la dette doivent prévoir des mécanismes d’application empêchant la transférabilité ou la cession libres de la dette souveraine, lorsque celle-ci peut être facilement achetée à prix réduit sur le marché secondaire de la dette et utilisée à des fins financières occultes.

Il est évident que de nombreux pays africains n’ont pas la capacité de négocier correctement les contrats publics. Pourtant, l’avenir de leur économie dépendra de ces contrats. 

C’est pour cette raison que la Banque africaine de développement a créé la Facilité africaine de soutien juridique afin d’aider les gouvernements africains à protéger leur souveraineté, à négocier des accords plus équitables et à défendre leurs droits constitutionnels et économiques. Depuis sa création, la Facilité africaine de soutien juridique a accompagné plus de 50 pays africains dans la négociation et la renégociation de contrats commerciaux, extractifs, d’infrastructures et de dette souveraine. Par son action, elle a permis d’éviter plus de quatre milliards de dollars de pertes publiques potentielles, ces ressources ayant été réaffectées au développement national. 

2. Renforcer la gouvernance et l’État de droit

En tant qu’institution publique, la Banque africaine de développement s’impose des normes très strictes en matière de transparence, de probité publique et de redevabilité. L’objectif principal est de garantir que les projets financés par la Banque ne causent pas de préjudices irréparables aux communautés, qu’ils sont inclusifs et qu’ils portent la voix des personnes affectées par les projets. Cette approche favorise également un système de transparence garantissant l’indemnisation des personnes affectées par les projets et fournit une plateforme responsable pour que les griefs soient entendus et pris en compte dans la conception et la mise en œuvre d’un projet.

La Banque répond à cet objectif grâce à son Mécanisme de recours indépendant. Depuis sa création en 2004, ce mécanisme a traité un grand nombre de plaintes recevables, et son utilisation s’est accélérée ces dernières années à mesure que davantage de communautés sont informées de son existence et font confiance à son impartialité. Ce mécanisme assoit une vérité fondamentale : la justice et le développement ne sont pas des voies parallèles ; ce sont deux voies qui convergent vers une croissance inclusive.

La transparence des systèmes de passation des marchés est au cœur des projets de développement financés par les gouvernements, sur leurs propres ressources budgétaires et par le financement des institutions de financement du développement. Le manque de transparence dans la passation des marchés dans le cadre de projets, dû à la faiblesse des capacités institutionnelles, des lois et des systèmes de passation des marchés, ainsi qu’à la corruption, pose des problèmes d’intégrité en matière d’utilisation efficace des financements publics destinés aux projets. 

 La Banque africaine de développement pratique une tolérance zéro à l’égard de la corruption. Nous plaçons l’intégrité au cœur de tous les projets que nous finançons. Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque applique scrupuleusement notre politique de tolérance zéro à l’égard de la fraude, de l’abus d’une position publique, de la collusion et de la coercition dans tous les projets financés par la Banque.

Le système de sanctions à deux niveaux de la Banque reflète un profond respect des procédures officielles et de l’équité. Les allégations de mauvaise conduite sont examinées par le Commissaire aux sanctions, avec un droit de recours devant un Conseil d’appel des sanctions indépendant. Le Commissaire aux sanctions et le Conseil d’appel des sanctions indépendant sont composés d’éminents juristes, dont certains ont été juges à la Cour suprême.

Les sanctions vont de l’exclusion à la saisine des autorités judiciaires, garantissant une redevabilité sans compromis. Nous encourageons également la réhabilitation par le biais de programmes de conformité obligatoires qui aident les entités à se réformer et à réintégrer le marché en tant qu’acteurs éthiques. 

L’approche de la Banque repose sur deux piliers fondamentaux : premièrement, chaque dollar investi doit produire des résultats tangibles en matière de développement, que ce soit sous la forme d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures ou d’emplois ; et deuxièmement, la dette publique doit rester viable pour protéger la souveraineté budgétaire et préserver l’avenir des États africains. Cette philosophie se reflète dans l’ensemble des interventions de la Banque à travers le continent. 

Pour le Groupe de la Banque africaine de développement, le renforcement des finances publiques est indissociable de l’application de protections constitutionnelles et de la redevabilité juridique. 

Permettez-moi de vous donner quelques exemples.

Au Kenya, la Banque africaine de développement a soutenu des réformes qui renforcent la supervision parlementaire des emprunts publics, améliorent la transparence de la dette et modernisent les processus de passation des marchés, en veillant à ce que les ressources publiques fassent l’objet d’une utilisation efficace et transparente, au profit des citoyens. 

Aux Seychelles, le soutien de la Banque africaine de développement en faveur de réformes constitutionnelles a permis d’exiger que tous les emprunts souverains soient soumis à une approbation parlementaire. Cette intervention a largement contribué à réduire le ratio dette/PIB des Seychelles, de plus de 100 % en 2008 à moins de 55 % en 2022. Cela a permis d’améliorer la notation souveraine du pays et de réduire ses coûts d’emprunt, réaffirmant ainsi que les protections constitutionnelles ne sont pas des idéaux théoriques, mais qu’elles offrent effectivement des résultats économiques.

Au Botswana, des réformes sur la gestion budgétaire associées à des protections constitutionnelles, qui ont bénéficié du soutien de la Banque africaine de développement, ont conforté la stabilité macroéconomique et positionné le Botswana parmi les pays africains les plus transparents et les plus stables sur le plan financier. 

De même, au Rwanda, des réformes appuyées par la Banque africaine de développement en faveur de la supervision des finances publiques, de la transparence des rapports publics et de cadres de gouvernance destinés à améliorer l’intégrité ont permis de renforcer la discipline budgétaire et de stimuler la confiance des investisseurs, faisant du pays une destination d’investissement crédible.

3. Renforcement des tribunaux commerciaux en complément des réformes des finances publiques.

La Banque africaine de développement reconnaît que les réformes des finances publiques reposent sur des institutions juridiques et judiciaires solides pour assurer la transparence, protéger les droits des investisseurs et faire respecter l’État de droit. Sur l’ensemble du continent, la Banque a réalisé des investissements substantiels dans le renforcement du système judiciaire en complément des réformes des finances publiques. 

Ces investissements ne sont pas abstraits – ils sont tangibles, mesurables et transformateurs. 

Permettez-moi de vous présenter quelques exemples.

Au Rwanda, le soutien de la Banque pour les tribunaux commerciaux spécialisés a permis de réduire les délais de résolution des litiges de plus de 500 jours en 2009 à seulement 230 jours en 2022. Cette réforme à elle seule a attiré environ deux milliards de dollars d’investissements directs étrangers entre 2015 et 2022. 

En Côte d’Ivoire, la modernisation des tribunaux commerciaux, appuyée par la Banque africaine de développement, a réduit de 40 % le délai moyen de résolution des litiges commerciaux entre 2014 et 2021. Cette réforme judiciaire a contribué à l’afflux d’investissements directs étrangers soutenus de plus d’un milliard de dollars entre 2017 et 2021.

Au Malawi, l’établissement d’une Division commerciale au sein de la Cour suprême dans le cadre du Programme de la Banque africaine de développement en soutien à la croissance et à la compétitivité du Malawi a permis de réduire d’environ 35 % les délais de résolution des litiges commerciaux. Cela a contribué à améliorer le classement mondial du Malawi en matière d’exécution des contrats, qui est passé de la 132e à la 109e position, selon le rapport 2020 de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires (Ease of Doing Business).

En Tunisie, l’appui de la Banque africaine de développement en faveur du Programme d’appui à la compétitivité a abouti à une réduction de 25 % du délai moyen de résolution des litiges commerciaux. Le classement mondial de la Tunisie en matière d’exécution des contrats s’est amélioré, passant de la 81e à la 65position.

En Guinée, le soutien de la Banque au Programme de gouvernance financière et institutionnelle de la justice a amélioré la transparence et la rentabilité des processus de résolution des litiges commerciaux, réduisant ainsi de 20 % les délais de traitement des affaires en l’espace de cinq années et promouvant une hausse des investissements nationaux.

Au Ghana, le Programme pour un environnement propice aux affaires (Business Enabling Environment Program), soutenu par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, a contribué à restructurer les tribunaux commerciaux et à numériser les systèmes de gestion des cas, réduisant ainsi les délais moyens de résolution des litiges, de plus de 700 jours à environ 400 jours. Le classement mondial du Ghana en matière d’exécution des contrats est ensuite passé de la 120e à la 116e position.

En Égypte, les réformes appuyées par la Banque africaine de développement dans le cadre du Programme de gouvernance économique et de développement du secteur privé ont permis de moderniser les tribunaux commerciaux, entraînant une réduction de 20 % des délais de résolution des cas entre 2017 et 2022. Le classement mondial de l’Égypte en matière d’application des contrats s’est ensuite amélioré en propulsant le pays à la 100e position, selon des rapports de 2020.

Au Mozambique, le projet d’appui à la réforme du secteur public de la Banque a facilité une réduction de 25 % des délais de résolution des litiges commerciaux, avec des effets positifs sur la confiance des entreprises dans les secteurs de la construction et du commerce.

Collectivement, ces interventions font ressortir une vérité simple, mais profonde : les finances publiques ne peuvent pas prospérer dans le vide. Il faut les protéger par une gouvernance transparente, les renforcer grâce à l’efficacité judiciaire et les ancrer dans des protections constitutionnelles. 

En associant des réformes des finances publiques au renforcement du système juridique, la Banque africaine de développement a montré que la gestion budgétaire n’est pas simplement un exercice économique ou technique, mais qu’elle est un devoir constitutionnel, une obligation juridique et un mécanisme pratique en faveur du développement de l’Afrique. 

Lorsque les ressources publiques font l’objet d’une mobilisation transparente et d’une gestion responsable et qu’elles sont protégées par des tribunaux indépendants, les pays sont mieux placés pour attirer des investissements, promouvoir la croissance et parvenir à un développement inclusif.

Pour l’essentiel, les finances publiques, lorsqu’elles sont conformes aux principes constitutionnels et à l’État de droit, deviennent non seulement un moyen permettant de gérer les budgets nationaux, mais également le fondement de la souveraineté économique et du développement durable dans l’ensemble de l’Afrique.

4. Supervision parlementaire et finances publiques.

La supervision parlementaire est l’épine dorsale démocratique des finances publiques. À la Banque africaine de développement, les finances publiques ne consistent pas simplement à décaisser des fonds, elles visent à ancrer chaque décision financière dans une légitimité démocratique et l’appropriation nationale. C’est pour cette raison, aux fins de l’efficacité de tout prêt ou de toute garantie du secteur public, que la Banque exige des éléments factuels clairs en matière de supervision et d’approbation parlementaires. 

Ces approbations se présentent sous différentes formes : la ratification parlementaire directe d’accords de financement, l’approbation de plafonds de la dette nationale, un certificat de créance, une loi budgétaire affectant des financements externes et l’inclusion dans le budget national ou une stratégie de gestion de la dette à moyen terme. 

Ces instruments ne sont pas de simples formalités ; ce sont des expressions constitutionnelles en matière de redevabilité qui orientent les activités de la Banque sur l’ensemble du continent. 

Au Kenya, la Loi sur la gestion des finances publiques (Cap. 412A) établit le cadre juridique de gestion de la dette publique, en précisant les rôles du Parlement et des Assemblées des comtés dans la supervision des finances publiques conformément aux principes constitutionnels. Bien que chaque transaction financière ne requière pas une approbation parlementaire, la loi exige que le Secrétaire du Cabinet en charge du Trésor public et de la Planification économique émette un certificat de créance confirmant que le prêt ou la garantie proposé(e) ne dépassera pas le plafond légal de la dette. 

Pour satisfaire les exigences juridiques de la Banque, cela doit s’accompagner d’un avis juridique du procureur général confirmant que l’accord de financement a été dûment autorisé et exécuté, et qu’il constitue une obligation valide et contraignante de la République du Kenya. Ce système rationalisé, ancré dans le droit national et soutenu par la Banque, a renforcé la discipline budgétaire, protégé la viabilité de la dette et facilité un accès en temps utile aux financements du développement. 

Des finances publiques sans supervision parlementaire sont antidémocratiques et non viables. Un contrôle démocratique ne retarde pas le développement, il le protège. L’approbation parlementaire n’est pas un obstacle, mais une protection qui garantit que chaque dollar emprunté est consacré au bien public, plutôt qu’à des intérêts privés. 

En plaçant la supervision législative au cœur de notre architecture de financement, la Banque africaine de développement affirme que c’est la volonté du public qui doit régir les ressources publiques. Il s’agit non seulement d’une question de procédure, mais également de justice. En effet, chaque instrument de financement, chaque prêt et chaque subvention ne se résument pas à des chiffres, ils représentent une promesse. Et cette promesse doit être faite devant les populations, par le biais des institutions qu’elles élisent pour les représenter.

5. Renforcer les infrastructures de la justice.

Une fois le constitutionnalisme et l’État de droit fermement établis, il est essentiel de renforcer les systèmes juridiques et le système judiciaire à l’échelle du continent. Le système juridique d’une nation en est l’épine dorsale institutionnelle, en préservant les ressources publiques, en protégeant les droits des citoyens et en instaurant la certitude et la prévisibilité dont dépendent toutes les activités économiques. 

Un système judiciaire indépendant, qui repose sur des protections constitutionnelles et est protégé par une séparation claire des pouvoirs, permet d’assurer que la gestion des finances publiques n’est pas laissée à une discrétion incontrôlée, mais qu’elle est limitée par des cadres juridiques clairs et fait l’objet d’une supervision impartiale. 

Lorsque l’indépendance judiciaire est compromise, les tribunaux sont exposés à l’influence politique, les règles budgétaires sont contournées, les emprunts publics échappent aux contrôles et la confiance du public est détruite.

C’est pour cette raison que, dans l’ensemble de l’Afrique, la Banque africaine de développement a placé la réforme juridique et judiciaire au cœur de son appui à la gouvernance et aux finances publiques. Il ne s’agit pas d’une simple politique sur papier, c’est un impact dynamique. 

Permettez-moi de vous donner quelques exemples qui illustrent la manière dont cet engagement transforme la vie des populations et rétablit la confiance dans les institutions. 

Au Liberia, après des années de conflit civil, la Banque africaine de développement a contribué à remettre sur pied et à équiper les infrastructures des tribunaux, à numériser les systèmes des tribunaux et à former les juges aux lois sur les finances publiques et les contrats, rétablissant ainsi la crédibilité des institutions et soutenant la supervision budgétaire. 

En Gambie, des réformes appuyées par la Banque ont modernisé les activités du système judiciaire et la gestion des finances publiques, augmentant l’exécution du budget du développement de plus de 15 % entre 2022 et 2024. 

Au Mali, malgré la fragilité continue, la Banque africaine de développement a contribué à déployer des tribunaux mobiles et a formé des juristes pour résoudre plus de 12 000 litiges, dont un grand nombre portaient sur des questions foncières et budgétaires, préservant ainsi les moyens de subsistance et empêchant une intensification du conflit. 

À Sao Tomé-et-Principe, la Banque a apporté un soutien technique pour l’adoption d’une nouvelle loi d’arbitrage conforme aux meilleures pratiques internationales, suscitant un regain d’intérêt de la part des investisseurs dans les secteurs de la pêche et du tourisme et améliorant les cadres de résolution des litiges. 

Au Soudan du Sud, des lois commerciales et judiciaires fondamentales ont été formulées et adoptées avec l’appui de la Banque africaine de développement, et plus de 150 juges ont été formés, jetant les bases d’un renforcement de la confiance des investisseurs et de la certitude juridique dans l’une des nations les plus récentes de l’Afrique. 

Au Togo, avec le soutien de la Banque africaine de développement, le délai d’application des contrats a été réduit de 25 % grâce à des réformes dans la numérisation des tribunaux, renforçant la confiance des entreprises locales et des partenaires étrangers.

6. Amélioration de l’accès à la justice. 

On ne peut pas effectivement parler du constitutionnalisme, de l’État de droit et des investissements en Afrique sans résoudre la question fondamentale de l’accès à la justice et à des indemnisations équitables.

Ce sont là les conditions qui favorisent la confiance du public et renforcent l’assurance dont les investisseurs ont besoin pour engager des capitaux. 

L’accessibilité de la justice et l’équité des indemnisations assurent l’inclusivité du développement, confèrent une légitimité à la gouvernance et garantissent une croissance économique véritablement durable.

À la Banque africaine de développement, nous avons une conviction simple, mais profonde : le développement doit reposer sur l’équité, la justice et la protection de l’intégrité humaine. À eux seuls, les investissements et les infrastructures ne suffisent pas. Nous devons faire en sorte que chaque personne affectée par nos projets soit traitée avec équité, dignité et respect.

C’est pour cette raison que la Banque africaine de développement applique une politique d’indemnisation qui dépasse la propriété foncière formelle. Dans la plupart des pays d’Afrique, une multitude de communautés vivent et travaillent sur des terres soumises à une tenure coutumière, qui ne figurent pas dans les registres officiels, mais dont les moyens de subsistance dépendent entièrement. La position de la Banque est claire et sans équivoque : qu’une communauté détienne ou non un titre foncier, elle a droit à des indemnisations justes et équitables.

Ce n’est pas une simple théorie. 

Au Kenya, lors de la construction d’infrastructures routières et énergétiques essentielles, la Banque africaine de développement s’est assurée que les communautés rurales et pastorales déplacées de leurs terres ancestrales ont bénéficié d’indemnisations complètes et d’un rétablissement de leurs moyens de subsistance, même sans documentation officielle. 

En Ouganda, grâce au soutien de la Banque africaine de développement, des occupants urbains informels affectés par des projets de développement ont reçu un appui pour leur relocalisation, une protection juridique et des moyens pour reconstruire leur vie. 

En Côte d’Ivoire, des agriculteurs déplacés ont été indemnisés, non seulement pour leurs terres, mais également pour leurs futures pertes de revenus, et ils ont été soutenus dans leur accès à des services et à d’autres moyens de subsistance. 

Ce sont des exemples concrets d’application pratique de l’État de droit, où l’équité n’est pas une simple promesse, mais une garantie.

Toutefois, des indemnisations à elles seules ne suffisent pas. L’accès à la justice même est un droit fondamental. 

C’est pour cette raison que la Banque africaine de développement investit dans la modernisation des registres de tribunaux, la numérisation des cadres juridiques et l’expansion de l’alphabétisation juridique par le biais de plateformes en ligne et d’initiatives de sensibilisation, en veillant à ce que même les communautés les plus marginalisées comprennent leurs droits et puissent les revendiquer. 

En parallèle, nous plaidons en faveur de la fourniture d’une assistance juridique et de l’institutionnalisation de services fournis à titre gracieux auprès des barreaux nationaux. La justice ne doit jamais être un privilège réservé à une minorité, elle doit être une garantie pour tous les citoyens.

Au travers de mécanismes de résolution des griefs intégrés dans nos projets, notamment en Tanzanie et en Éthiopie, nous nous sommes assurés que les personnes affectées peuvent faire appel de décisions, porter plainte et demander des services de médiation indépendants en temps utile. Ces systèmes permettent de rendre justice, non seulement en théorie, mais aussi en temps réel, au niveau communautaire, dans le cadre de procédures intègres et dans le respect de la dignité humaine.

Cette approche intégrée, qui repose sur des indemnisations équitables, des systèmes juridiques accessibles, des lois numérisées, une assistance juridique et des mécanismes solides de résolution des griefs, introduit les principes du constitutionnalisme et de l’État de droit dans le quotidien des citoyens africains. Elle fait passer le développement d’une transaction descendante à un processus participatif et responsable. 

En effet, nous connaissons la vérité suivante : la justice n’est pas un produit dérivé du développement. Elle est le fondement du développement.

7. Conclusion : un appel à l’action pour le Kenya et l’Afrique

Chers amis et partenaires éminents du développement.

Dans ce hall aujourd’hui se trouvent les défenseurs de la promesse du Kenya et les gardiens du destin de l’Afrique : les tribunaux et les contrats. Les finances publiques et la gouvernance. Les aspects environnementaux, sociaux et de la gouvernance et la confiance numérique. La justice et le développement économique. 

Ce sont des systèmes dynamiques qui dépendent de vous, de votre jugement, de votre voix, de votre intégrité et de votre engagement quotidien à faire respecter la loi et à défendre le bien public.

Ensemble, nous devons renforcer le constitutionnalisme, insister sur la redevabilité dans l’utilisation des fonds publics et renforcer le système juridique et le système judiciaire. Nous devons promouvoir l’environnement, la durabilité et les principes de gouvernance, veiller à ce que les tribunaux disposent d’infrastructures adaptées de qualité, numériser nos tribunaux et réformer et défendre l’éthique de la profession juridique.

Dans ce cadre, tout en renforçant un système judiciaire juste, équitable, indépendant et incorruptible, les avantages pour les sociétés à travers le continent seront immenses :

L’Afrique attirera les capitaux dont elle a besoin.

Les entreprises prospèreront dans la confiance.

La justice cessera d’être un privilège et deviendra un droit dont bénéficieront tous les citoyens.

Et le développement ne sera plus une vague promesse, mais une réalité quotidienne dans la vie des populations. 

Et ce sera une vérité, non seulement pour le Kenya, mais également pour toute l’Afrique. 

Quand l’Afrique défendra l’État de droit, le monde soutiendra l’Afrique.

Faisons un choix qui entrera dans l’histoire et dont les générations futures se souviendront.

Le Kenya nous regarde. L’Afrique attend. L’avenir nous appelle.

Et c’est vous, les avocats, les juges, les arbitres, qui devez répondre à l’appel.

Agissons ensemble pour bâtir une Afrique plus forte, plus libre, plus équitable et plus prospère.

Aujourd’hui, en tant qu’avocats, juges et gardiens de la loi, je vous exhorte à défendre l’État de droit. Je vous exhorte à exécuter la justice avec équité et rectitude. 

En effet, nous naissons égaux devant Dieu, les pauvres comme les riches, les faibles comme les puissants. 

À la fin des temps, quand nous serons tous jugés devant Dieu, le Créateur de toutes choses, nous le serons avec la conscience tranquille, sachant que nous avons appliqué la justice avec rectitude, justesse et équité, en protégeant les faibles et en défendant ce qui est bon pour nos nations. 

Que l’histoire nous juge comme nous le méritons.

Je vous remercie très chaleureusement. Asanteni sana. Mungu awabariki.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

L’État de droit est le nouvel or de l’Afrique : le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina appelle à des réformes juridiques et à une gouvernance audacieuses pour libérer la prospérité

Source: Africa Press Organisation – French

« Lorsque l’Afrique défendra l’État de droit, le monde sera à ses côtés », a déclaré, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, devant plus de 1 200 avocats, juges et responsables gouvernementaux participant à la Conférence annuelle 2025 de la Société du barreau du Kenya (Kenya Law Society’s) qui se clôturait vendredi 15 août 2025.

M. Adesina qui prononçait l’allocution de clôture a intitulé son message « Finances publiques, gouvernance, justice et développement ». Établissant un lien étroit entre indépendance judiciaire, bonne gestion des finances publiques et croissance économique durable, le président du Groupe de la Banque africaine de développement a souligné que la véritable richesse de l’Afrique réside non seulement dans ses ressources naturelles, mais aussi dans sa capacité à les gérer de manière transparente, à faire appliquer les contrats équitablement et à garantir la justice à tous les citoyens.

Transformer les défis en opportunités

L’Afrique est confrontée à un déficit annuel de 100 milliards de dollars d’investissements directs étrangers, et sa situation est aggravée par de faibles classements en matière d’État de droit, des vulnérabilités liées à la dette et des affaires prédatrices des fonds vautours. Les fonds vautours rachètent les dettes des pays à prix réduit sur les marchés secondaires, puis exploitent les systèmes juridiques faibles pour poursuivre les pays débiteurs en remboursement intégral, assorti d’intérêts rétroactifs et de frais juridiques.

« Les données montrent que les investissements directs étrangers se dirigent davantage vers les pays qui présentent une stabilité politique, des démocraties solides, de la transparence et de faibles niveaux de corruption », a déclaré M. Adesina à cette conférence organisée dans la ville côtière de Diani, à environ 35 kilomètres au sud de Mombasa.

Il a cité parmi les autres facteurs clés de l’État de droit une justice indépendante et transparente, des cadres réglementaires solides, la responsabilité publique, un service public efficace, une politique de concurrence et le respect des droits de propriété intellectuelle.

Il a également souligné le lien essentiel entre justice et développement, arguant que l’accès à la justice doit être universel. Cela implique l’aide juridique, la digitalisation des tribunaux et des mécanismes de recours qui rapprochent la loi des citoyens.

« La justice n’est pas un produit dérivé du développement — elle en est le fondement », a-t-il souligné.

M. Adesina a exhorté les pays africains à :
• Renforcer l’indépendance et la transparence du système judiciaire pour attirer les capitaux mondiaux.
• Réformer les lois sur les ressources naturelles afin que les bénéfices profitent aux communautés, et non aux élites.
• Mettre en place des fonds souverains pour préserver la prospérité des générations futures.
• Construire de solides systèmes africains d’arbitrage pour régler les différends localement et équitablement.

Il a appelé les avocats, juges et arbitres africains à se hisser au rang de « gardiens de la promesse et intendants de la destinée » en veillant à l’application des garanties constitutionnelles en matière de finances publiques.

M. Adesina a aussi invité les membres de la Société du barreau du Kenya à promouvoir l’éthique et les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), à digitaliser les systèmes judiciaires, à améliorer les infrastructures juridiques et à protéger les actifs nationaux contre les pratiques d’endettement prédatrices.

Le discours de M. Adesina mettait fin à une conférence de trois jours, axée sur la gouvernance d’entreprise, la protection du constitutionnalisme et de l’État de droit, la gestion responsable des finances publiques et la digitalisation des systèmes juridiques. La cérémonie de clôture a réuni d’éminentes personnalités du monde juridique et du gouvernement kényans, notamment la juge en chef du Kenya Martha Koome, la présidente de la Société du barreau du Kenya Faith Odhiambo, le gouverneur du comté de Mombasa, Abdulswamad Nassir. Le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est, Alex Mubiru figuraient aussi parmi les participants.

Des solutions en action

La Banque africaine de développement appuie les pays africains à relever les défis liés à la gouvernance, aux finances publiques et à la justice.

Au Rwanda et en Côte d’Ivoire, son soutien à la création et à la modernisation de tribunaux commerciaux spécialisés a réduit de près de moitié les délais de règlement des litiges, libérant ainsi plus d’un milliard de dollars d’investissements.

Aux Seychelles, des réformes constitutionnelles soutenues par la Banque exigent que tout emprunt souverain reçoive l’approbation du Parlement, ce qui a contribué à faire passer le ratio dette/PIB de plus de 100 % à moins de 55 %.

Au Kenya, les réformes appuyées par la Banque en matière de marchés publics et de transparence de la dette, notamment la surveillance parlementaire des emprunts publics, permettent de protéger les fonds publics.

Connu comme « l’optimiste en chef de l’Afrique », M. Adesina a exhorté la communauté juridique du continent à prendre conscience qu’elle détient les clés pour transformer la gouvernance en croissance et faire du développement une réalité quotidienne plutôt qu’une promesse lointaine.

« Faisons un choix que l’histoire retiendra et dont les générations se souviendront », a-t-il déclaré. « En tant qu’avocats, juges et gardiens de la loi, je vous exhorte à défendre l’État de droit, à rendre la justice avec équité et droiture », a conclu le président du Groupe de la Banque.

Discours (https://apo-opa.co/4mKBZKX)

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Contact médias :
Christin Roby
Chargée régionale de la communication pour l’Afrique de l’Est
Banque africaine de développement 
media@afdb.org

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La Namibie rejoint 37 autres pays ayant adopté une initiative Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) pour le suivi et l’évaluation à distance des projets de développement financés par la Banque africaine de développement

Source: Africa Press Organisation – French

La Namibie est le dernier pays en date à adopter une technologie de pointe pour la gestion des projets de développement. De hauts responsables du gouvernement namibien et de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) ont procédé mercredi 13 août 2025, à Windhoek, au lancement de l’outil novateur RASME – Remote Appraisal, Supervision, Monitoring and Evaluation (Évaluation, supervision, suivi et évaluation à distance).

L’iniative RASME marque un tournant majeur dans la manière dont les projets de développement sont suivis et évalués à travers l’Afrique. Elle exploite les technologies numériques pour collecter des données en temps réel directement sur le terrain, supprimant les obstacles traditionnels qui ont longtemps entravé l’efficacité du contrôle.

Conçu sur la base de la robuste plateforme Kobo Toolbox – une solution open source développée par la Harvard Humanitarian Initiative – RASME s’attaque aux défis critiques du suivi des projets, en particulier dans les régions confrontées à des problèmes de sécurité, à des contraintes logistiques ou à des problèmes d’accessibilité. La plateforme renforce la transparence et la redevabilité tout en simplifiant la collecte de données.

Déjà opérationnel dans 37 pays africains, et avec plus de 1 880 personnes formées, le projet RASME a permis de générer plus de 56 252 transmissions de données. 

Le déploiement technique est dirigé par le service informatique de la Banque africaine de développement, en étroite collaboration avec les équipes GEMS de la Banque mondiale et Kobo Toolbox, afin d’assurer une intégration transparente dans tous les pays participants.

« La solution informatique RASME de la Banque africaine de développement arrive à point nommé. Elle mobilise les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour optimiser la collecte, l’analyse et la gestion des données dans le cadre de la préparation, de l’évaluation et du suivi des projets financés par la Banque », a déclaré Michael Humavindu, directeur exécutif au ministère des Finances de Namibie. 

« La Banque africaine de développement reste déterminée à soutenir une croissance inclusive en Namibie, grâce à la mise en œuvre et au suivi efficaces de projets de développement alignés sur nos priorités « High-5 », a déclaré Fidelis Mnyanyi, coordinateur régional principal à la Banque africaine de développement. RASME va améliorer la manière dont nous collectons, vérifions et utilisons les données des projets, ce qui permettra une prise de décision plus rapide, un suivi renforcé et des résultats plus visibles sur le terrain. »

Une formation en présentiel de trois jours destinée aux unités de gestion des projets financés par la Banque africaine de développement s’est déroulée du 6 au 8 août 2025.

Parmi les participants figuraient des représentants de la Banque africaine de développement, des gestionnaires du Projet namibien de mécanisation agricole et d’amélioration des semences, de la Banque de développement de Namibie, du Projet namibien d’amélioration des infrastructures de transport, du Projet de traitement des eaux usées et de gestion des déchets solides de la ville d’Otjiwarongo, du Programme d’appui au secteur de l’eau et du Projet d’assistance technique à l’administration fiscale.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias : 
Emeka Anuforo
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org

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Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST Africa) lance le MEST Africa Challenge 2025 en partenariat avec Absa

Source: Africa Press Organisation – French

Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST Africa) (https://Meltwater.org/) ouvre aujourd’hui les candidatures pour la 7e édition du MEST Africa Challenge (MAC 2025), un concours panafricain qui offre aux start-ups à fort potentiel un financement et un soutien concret.

L’édition de cette année est exclusivement consacrée aux startups FinTech, mettant en avant les fondateurs qui réinventent la manière dont l’argent est transféré, géré et assuré à travers le continent. Les candidatures sont ouvertes du 4 août au 26 septembre 2025, après quoi 20 demi-finalistes et 10 finalistes seront sélectionnés. Le grand gagnant remportera un investissement en capital de 50 000 dollars américains et aura l’opportunité de mener un projet à grande échelle avec des partenaires stratégiques.

“Le MEST Africa Challenge est le lieu où les idées les plus audacieuses d’Afrique trouvent l’opportunité de se développer,”a déclaré Ashwin Ravichandran, conseiller en gestion de portefeuille et responsable MAC chez MEST Africa. “Notre partenariat avec Absa apporte à ces fondateurs visionnaires le soutien dont ils ont besoin, en les mettant en relation avec les capitaux, l’expertise et les réseaux qui transforment les startups prometteuses en entreprises phares de leur secteur et favorisent une croissance inclusive à travers le continent.”

Avec 30 millions de dollars américains investis à ce jour dans plus de 90 startups et 2 000 entrepreneurs, MEST est l’un des investisseurs les plus actifs d’Afrique dans le domaine des technologies en phase de démarrage. L’édition 2025 du MAC renforce cet impact grâce à un partenariat stratégique avec Absa qui aligne le concours sur les priorités de la banque en matière de finance numérique.

“L’avenir de l’Afrique sera façonné par des idées audacieuses, l’ingéniosité locale et des innovations évolutives. Chez Absa, nous reconnaissons le rôle essentiel que jouent les entrepreneurs dans la promotion d’une croissance économique inclusive. Ce partenariat avec MEST reflète notre engagement à soutenir ces visionnaires et à façonner l’avenir des services financiers. Il complète notre stratégie de transformation numérique et reflète notre objectif de renforcer l’avenir de l’Afrique, ensemble, une histoire à la fois,” a déclaré Omar Baig, directeur général de ARO Retail and Business Banking.

La collaboration entre Absa et MEST vise à accélérer l’innovation en mettant en relation les startups FinTech avec les ressources et l’expertise nécessaires pour développer des solutions favorisant une croissance inclusive à travers l’Afrique.

“Notre partenariat avec MEST est une étape stratégique vers le déblocage d’innovations qui comptent vraiment, » déclare Muhammad Ali Bhikhan, Directeur exécutif et Directeur des systèmes d’information chez Absa Regional Operations.”  Il nous permettra de nous connecter à des startups visionnaires, de bâtir un solide vivier de talents et de collaborer sur des solutions capables de stimuler une transformation numérique significative et un impact durable sur l’ensemble du continent, » conclut-il.

Qui devrait s’inscrire au MAC 2025 ?

MAC 2025 invite les startups en phase de démarrage dans le domaine des technologies financières et autres solutions à forte valeur ajoutée qui sont déjà actives sur au moins un des marchés prioritaires d’Absa, notamment le Botswana, l’Ouganda, Maurice, les Seychelles, le Kenya, le Mozambique, la Zambie et le Ghana. Pour être éligible, une entreprise doit avoir au maximum trois ans d’existence, afficher un chiffre d’affaires mensuel récurrent minimum de 5 000 dollars américains et avoir levé au maximum 1 million de dollars américains à ce jour. Chaque entreprise doit compter au moins deux cofondateurs, être capable de présenter son projet en anglais et, bien que cela ne soit pas obligatoire, être enregistrée dans le Delaware, ce qui est considéré comme un avantage.

Les fondateurs peuvent soumettre une brève candidature en ligne, comprenant une vidéo de présentation de trois minutes, sur https://apo-opa.co/40P2V41  à partir du 4 août 2025. Les demi-finales virtuelles auront lieu à la fin du mois d’octobre, et les dix meilleures équipes se présenteront en direct à Cape Town lors de la grande finale à la fin du mois de novembre.

Distribué par APO Group pour The Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST Africa).

Contact médias (MEST Africa) :
Ophesmur Adjei
Responsable marketing et communication
marketing@meltwater.org

À propos de MEST Africa :
Créée en 2008 en tant que branche à but non lucratif de Meltwater, la Fondation Meltwater favorise la création d’emplois et la croissance économique en Afrique grâce à l’entrepreneuriat dans le domaine des logiciels. Basée à Accra, au Ghana, l’organisation de soutien à l’entrepreneuriat de la Fondation, MEST, propose une formation intensive à temps plein et en personne sur l’entrepreneuriat technologique à des talents émergents de plus de 22 pays africains et fournit des investissements de démarrage à des entreprises prometteuses. Afin d’étendre son impact, la fondation a lancé MEST, une série de programmes collaboratifs conçus et mis en œuvre avec des partenaires partageant les mêmes idées afin de développer la formation aux compétences numériques et l’accélération des start-ups à travers le continent. Depuis sa création, la Fondation Meltwater a formé plus de 2 000 entrepreneurs et investi dans plus de 90 startups à travers le continent, stimulant ainsi l’innovation, créant des emplois et façonnant la prochaine génération d’entrepreneurs technologiques africains. En savoir plus sur MEST Africa : https://Meltwater.org/

À propos d’Absa Group Limited :
Le groupe Absa propose une gamme intégrée de produits et services dans les domaines suivants : services bancaires aux particuliers et aux entreprises, services bancaires aux entreprises et services d’investissement, gestion de patrimoine et d’investissements, et assurance.

Le groupe Absa détient des participations majoritaires dans des banques au Botswana, au Ghana, au Kenya, à Maurice, au Mozambique, aux Seychelles, en Afrique du Sud, en Tanzanie (Absa Bank Tanzania et National Bank of Commerce), en Ouganda et en Zambie, et exerce des activités d’assurance au Kenya et en Afrique du Sud. Absa possède également des bureaux en République populaire de Chine, en Namibie, au Nigeria et aux États-Unis, ainsi que des entités de titres au Royaume-Uni et aux États-Unis, et dispose d’une équipe d’assistance technique en République tchèque.

Pour plus d’informations sur Absa Group Limited, rendez-vous sur www.Absa.Africa.

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L’ancien ministre namibien des Mines et de l’Énergie, Tom Alweendo, prendra la parole lors de l’African Energy Week (AEW) 2025 alors que le boom pétrolier offshore du pays s’accélère

Source: Africa Press Organisation – French

Tom Alweendo, ancien ministre des Mines et de l’Énergie de Namibie, participera en tant qu’intervenant à l’African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies 2025, qui se tiendra au Cap du 29 septembre au 3 octobre. M. Alweendo, qui a dirigé le ministère des Mines et de l’Énergie de la Namibie de 2018 à mars 2025, a récemment lancé Alvenco Advisory, un cabinet de conseil stratégique destiné à aider les investisseurs à naviguer dans les régimes politiques, fiscaux, juridiques et environnementaux de la Namibie.

Le cabinet offre des services de conseil sur mesure couvrant la conformité aux politiques et à la réglementation, l’alignement sur les priorités nationales de développement et l’engagement des parties prenantes au niveau communautaire et gouvernemental. En tirant parti de la vaste expérience ministérielle et du réseau de M. Alweendo, Alvenco Advisory vise à faciliter les investissements responsables qui libèrent de la valeur, stimulent la participation industrielle et soutiennent les objectifs socio-économiques à long terme de la Namibie.

AEW : Invest in African Energies est la plateforme de choix pour les opérateurs de projets, les financiers, les fournisseurs de technologies et les gouvernements, et s’est imposée comme le lieu officiel pour la signature d’accords dans le domaine de l’énergie en Afrique. Rendez-vous sur www.AECWeek.com pour plus d’informations sur cet événement passionnant.

Le secteur pétrolier et gazier offshore de la Namibie connaît une croissance sans précédent, marquée par une série de découvertes de classe mondiale et une intensification des activités d’exploration. La dernière étape importante a été franchie en avril de cette année, lorsque le puits d’exploration Capricornus 1-X, situé dans le bloc offshore 2914A, a permis de découvrir du pétrole léger. Exploité par Rhino Resources en collaboration avec ses partenaires Azule Energy, Namcor et Korres Investments, le puits a rencontré 38 mètres de réservoir net de haute qualité, a produit plus de 11 000 barils de pétrole par jour (bpj) lors des essais et a confirmé la présence d’un système de pétrole léger commercialement viable.

Capricornus 1-X présente les mêmes caractéristiques que les découvertes voisines de Venus et Graff, renforçant ainsi la position du bassin Orange en tant que province pétrolière d’importance mondiale. L’African Energy Chamber (AEC), qui représente le secteur énergétique africain, a récemment félicité les partenaires de la coentreprise PEL85 pour avoir réalisé l’une des découvertes pétrolières les plus importantes à ce jour en Namibie, soulignant son potentiel pour catalyser de nouveaux investissements, accélérer les forages d’évaluation et accélérer les initiatives de développement.

La dynamique de forage devrait rester forte tout au long de l’année 2025, avec sept puits prévus pour cette seule année. Il s’agit notamment du puits Marula-1X de TotalEnergies et d’un deuxième puits PEL85 prévu par Rhino Resources, ainsi que du prospect Kharas dans la licence Kudu de BW Energy. D’autres prospects ont également été identifiés à Olympe et Saturn, ce qui témoigne de la confiance continue des grands opérateurs internationaux.

Le ministère namibien des Mines et de l’Énergie a confirmé de nouvelles opportunités d’octroi de licences en 2025 dans le cadre d’un régime d’octroi de licences ouvert, couvrant les environnements en eaux profondes, ultra-profondes et peu profondes. La Commission pétrolière du pays a souligné l’engagement du gouvernement à attirer de nouveaux investissements tout en veillant à ce que les découvertes soient rapidement exploitées et apportent des avantages tangibles à l’économie nationale.

Au-delà de l’exploration, la planification du développement avance sur deux des plus grands gisements découverts en Namibie. Le projet Venus de TotalEnergies dans le bloc 2913B vise une décision finale d’investissement en 2026 et une installation FPSO d’une capacité de 150 000 b/j. Galp poursuit l’évaluation de sa découverte Mopane, soutenue par 3 500 km² de données sismiques à haute densité récemment acquises.

« Le leadership et la connaissance approfondie du paysage énergétique namibien de Tom Alweendo interviennent à un moment charnière pour le développement des ressources du pays. Ses connaissances seront précieuses pour orienter les discussions sur la manière de traduire ces découvertes de classe mondiale en une croissance économique durable et des avantages à long terme pour tous les Namibiens », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

L’émergence de la Namibie comme l’une des frontières pétrolières les plus prometteuses au monde, soutenue par un environnement réglementaire stable, des conditions d’octroi de licences compétitives et un cadre de gouvernance solide, positionne le pays comme une destination de choix pour les investissements mondiaux dans le secteur amont.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Le ministre libyen du pétrole et du gaz participe à un événement sur l’énergie au Cap alors que le dernier cycle d’appel d’offres suscite l’intérêt mondial

Source: Africa Press Organisation – French

Le Dr Khalifa Abdulsadek, ministre libyen du pétrole et du gaz, participe en tant qu’orateur à la conférence African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies de cette année. L’événement accueillera un sommet consacré à l’investissement dans le pétrole et le gaz libyens, qui mettra en avant les efforts de la Libye pour ouvrir son secteur aux investissements étrangers. Avec la dernière série d’octroi de licences en Libye qui a suscité l’intérêt de plus de 40 candidats potentiels, dont des opérateurs énergétiques de premier plan, le pays est en bonne voie pour atteindre son objectif ambitieux de produire deux millions de barils par jour (bpj).

La participation du ministre Abdulsadek intervient alors que la Libye ouvre le secteur aux investissements étrangers, sa dernière série d’octroi de licences ayant suscité l’intérêt de plus de 40 candidats potentiels. Avec l’annonce de la participation de grands opérateurs énergétiques à cette série, la Libye est bien placée pour atteindre son objectif de deux millions de barils par jour (bpj).

La Libye a lancé en mars sa série d’octroi de licences 2025 dans le cadre de sa stratégie sur 25 ans visant à ajouter 8 milliards de barils de pétrole brut à ses réserves prouvées. La série d’octroi de licences propose 22 blocs d’exploration, dont 11 onshore et 11 offshore, et les contrats devraient être signés d’ici la fin 2025. Avec des blocs nouvellement sélectionnés en fonction de leur viabilité géologique et de leur proximité avec les infrastructures existantes, cette série d’octroi de licences représente une opportunité intéressante pour les investisseurs à la recherche de rendements rapides, compte tenu des coûts d’entrée réduits et des délais de développement plus courts. La multinationale énergétique Chevron et la société multi-énergétique intégrée TotalEnergies ont toutes deux annoncé leur participation à cet appel d’offres, aux côtés des géants de l’énergie ExxonMobil et Eni.

Avec une production actuelle de 1,4 million de barils par jour, le dernier cycle d’octroi de licences en Libye devrait jouer un rôle déterminant dans l’augmentation de la production nationale. Afin de garantir la transparence et la rationalisation du processus d’appel d’offres, la National Oil Corporation (NOC) du pays a mis en place une plateforme en ligne dédiée à la gestion de l’appel d’offres. Cette plateforme offre un accès sécurisé et confidentiel aux données techniques, juridiques et financières. L’ouverture des offres et l’annonce des candidats retenus auront lieu le 15 novembre 2025, tandis que la signature des contrats se déroulera entre le 22 et le 30 novembre. Ce calendrier clair et structuré a renforcé la confiance des investisseurs dans le secteur. Pour renforcer encore cette confiance, la Libye a introduit la cinquième génération de son accord de partage de la production et de l’exploration (EPSA V). Cet accord est un cadre contractuel modernisé conçu pour attirer les compagnies pétrolières internationales avec des conditions fiscales plus compétitives, permettant ainsi au pays de passer d’un système basé sur des concessions à des accords conclus avec l’État. L’EPSA V concilie l’attrait pour les investisseurs et l’intérêt national, offrant aux entreprises une plus grande prévisibilité et un meilleur retour sur investissement.

Ces développements interviennent alors que la Libye connaît un regain d’intérêt de la part des opérateurs étrangers pour ses opportunités dans le secteur pétrolier et gazier. ExxonMobil, par exemple, est revenue dans le pays après une absence de dix ans et a signé un protocole d’accord pour mener une étude technique évaluant le potentiel en hydrocarbures de quatre blocs offshore. Les études géologiques et géophysiques seront menées le long de la côte nord-ouest de la Libye et dans le bassin de Syrte. Shell et bp ont conclu des accords avec la NOC libyenne en juillet 2025 pour mener des études sur l’exploration et la production d’hydrocarbures dans trois champs pétrolifères du pays. Dans le cadre de l’accord avec bp, la société explorera les possibilités de redéveloppement des champs pétrolifères matures de Darir et Messla. bp poursuivra également ses activités d’exploration dans les zones voisines. Par ailleurs, l’accord avec Shell prévoit que la société mène une étude de faisabilité détaillée pour le développement du champ pétrolier d’al-Atshan et d’autres champs détenus à 100 % par la NOC.

Au-delà des opportunités offertes par les nouveaux gisements, la Libye s’efforce de relancer la production de ses anciens actifs. Des sociétés telles que Waha Oil Company et Mellitah Oil & Gas redonnent notamment un nouveau souffle à des actifs matures, grâce à des technologies de pointe, des programmes de stimulation des puits et la modernisation des systèmes de collecte et des installations de traitement. Dans le domaine des infrastructures, le pays fait des progrès significatifs dans la modernisation de ses projets afin de renforcer ses exportations et de retrouver sa place de fournisseur mondial majeur. Parmi les projets clés, citons le développement Structures A&E mené par Eni. Ce projet permettra de transporter le gaz de deux champs offshore vers le complexe de Mellitah pour y être traité, le forage offshore devant commencer en 2025. D’autres projets comprennent le projet de compression de Sabratha et le projet d’utilisation du gaz de Bouri. Lors de l’AEW : Invest in African Energies 2025, le ministre Abdulsadek devrait donner plus de détails sur l’impact de ces projets en Libye. Sa participation facilitera de nouvelles collaborations, soutiendra la croissance de la production et accélérera le développement dans les bassins stratégiques.

« La Libye se positionne rapidement comme un fournisseur mondial majeur, avec un objectif de deux millions de barils par jour grâce à de nouveaux investissements dans des blocs vierges et des blocs déjà exploités. Cette stratégie ambitieuse a déjà commencé à porter ses fruits, avec l’engagement d’une multitude d’opérateurs étrangers à investir », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

À propos de la AEW :
AEW : Invest in African Energies est la plateforme de choix pour les opérateurs de projets, les financiers, les fournisseurs de technologies et les gouvernements, et s’est imposée comme le lieu officiel pour la signature d’accords dans le domaine de l’énergie en Afrique. Pour plus d’informations sur cet événement passionnant, rendez-vous sur www.AECWeek.com.

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La Global Africa Business Initiative (GABI) annonce la quatrième édition de son événement phare Unstoppable Africa à New York

Source: Africa Press Organisation – French

La Global Africa Business Initiative (GABI) (www.GABI.UNGlobalCompact.org) tiendra la quatrième édition de son événement phare annuel, Unstoppable Africa, les 21 et 22 septembre 2025, au Marriott Marquis Hotel à New York. Larry Madowo (CNN) et Folly Bah Thibault (Al Jazeera) seront de retour en tant que modérateurs.

Unstoppable Africa est le principal forum commercial africain en dehors du continent. Organisé par le secrétaire général des Nations unies António Guterres et S.E. Mahmoud Ali Youssouf, président de l’Union africaine, l’événement aura lieu juste avant la 80e Assemblée générale des Nations unies à New York. Unstoppable Africa vise à accélérer la transformation économique du continent et à donner à l’Afrique les moyens de jouer un rôle de premier plan dans la mise sur pied des marchés de demain.

Le paysage mondial évolue rapidement. Les tensions commerciales, l’évolution des alliances et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement redéfinissent les règles du commerce international. Pour l’Afrique, ces changements présentent non seulement des défis, mais aussi une opportunité importante. L’Afrique doit montrer l’exemple, préciser sa voie et façonner ses marchés. C’est pourquoi le thème d’Unstoppable Africa 2025 est à la fois opportun et impératif : The BIG Push: Africa Shapes the Markets.

Depuis son lancement en 2022, la GABI a réuni plus de 8 000 participants, dont dix chefs d’État, des ministres, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des philanthropes, des universitaires, des artistes et des designers, des sportifs et des acteurs de premier plan et des dirigeants des Nations unies, afin de se concentrer sur le programme économique de l’Afrique. L’événement de cette année examinera comment l’Afrique peut s’adapter aux changements mondiaux et prendre l’initiative dans des domaines tels que l’énergie, la transformation numérique, le commerce, l’économie créative et le sport.

Discussions clés et conférenciers de haut niveau

Parmi les thèmes qui seront débattus lors de l’événement de cette année figurent :

  • Minéraux critiques et chaînes de valeur : un dialogue stratégique sur l’exploitation des ressources de l’Afrique telles que le lithium, le cobalt, le graphite et les terres rares, grâce à la valeur ajoutée, à la transformation et à l’innovation
  • Débloquer des capitaux : des mécanismes de financement innovants pour alimenter les entreprises locales, les PME et les projets d’infrastructures transformatrices
  • Technologie et accès aux marchés : des études de cas sur la manière dont l’innovation numérique surmonte les obstacles logistiques et ouvre de nouveaux horizons aux entreprises africaines
  • La ZLECAf en action : explorer comment une intégration régionale plus poussée peut stimuler le commerce intra-africain et renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement.

Une discussion informelle mettra à l’honneur Luol Deng, ancien NBA All-Star, investisseur immobilier et philanthrope, connu pour ses investissements importants dans les secteurs de l’énergie et de l’immobilier en Afrique ainsi que pour son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes.

Autre point fort de l’événement, une conversation sur l’innovation sera animée par Silas Adekunle, ingénieur en robotique, inventeur et entrepreneur technologique d’origine nigériane, mondialement reconnu pour avoir créé le robot de jeu « MekaMon » et pour avoir été un pionnier dans l’enseignement de la robotique à la prochaine génération d’innovateurs africains.

Parmi les autres conférenciers confirmés à ce jour figurent Peter Ndegwa, PDG de Safaricom ; Phuthi Mahanyele-Dabengwa, Naspers ; Martin Ochien’g, CEO, Sasini ; Veronica Bolton Smith, CEO, Critical Minerals Africa Group ; George Elombi, futur président, African Import-Export Bank (Afreximbank) ; Tshepo Mahloele, président du conseil, Harith General Partners ; Samaila Zubairu, président et CEO, African Finance Corporation ; Amina J Mohammed, secrétaire générale adjointe des Nations unies ;  Sanda Ojiambo, sous-secrétaire générale des Nations unies et directrice générale du Pacte mondial des Nations unies ; Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique ; Nardos Bekele-Thomas (https://apo-opa.co/45OSDDD), CEO, NEPAD ;  Olivier Laouchez, cofondateur, Trace ; Marcus Samuelsson, chef et auteur ;  Ndivhuwo « Elaine » Mukheli,  chanteuse-compositrice ; Yvonne Aki-Sawyerr, maire de Freetown, Sierra Leone et Omoyemi Akelere, CEO, Lagos Fashion Week.

À l’approche de l’événement, la GABI a lancé une campagne sur LinkedIn, X et Instagram demandant aux dirigeants et aux influenceurs de répondre à la question Qu’est-ce qui rend l’Afrique inarrêtable ? (https://apo-opa.co/45AXgjw) En mutualisant des réflexions personnelles et des récits inspirants, la campagne cherche à susciter une vague d’engagement organique et à fort impact sur les réseaux sociaux. Suivez la campagne avec #UnstoppableAfrica et #GABI.

L’événement à New York est uniquement sur invitation. Les inscriptions sont ouvertes pour suivre l’événement en ligne. Pour de plus amples renseignements et pour vous inscrire, rendez-vous sur https://apo-opa.co/4mkl8iy

La GABI est coordonnée par le Pacte mondial des Nations unies en partenariat avec la Commission économique pour l’Afrique, le PNUD Afrique, Sustainable Energy for All, l’Union internationale des télécommunications, le Centre du commerce international et le Bureau du conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique.

Pour plus d’informations sur la Global Africa Business Initiative et l’événement Unstoppable Africa, veuillez visiter le site web (www.GABI.UNGlobalCompact.org) de la GABI.

Distribué par APO Group pour Global Africa Business Initiative.

Relations avec les médias :
Email : rosemary.otalor@apo-opa.com 
Tél : +2348027171405

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Le président de Digital Connect Infrastructure & Telecom (DCIT), Abiola Lukman Lawal, devient membre du conseil d’administration de la Chambre africaine de l’énergie

Source: Africa Press Organisation – French

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org/), porte-parole du secteur énergétique africain, est fière d’annoncer la nomination d’Abiola Lukman Lawal, président de Digital Connect Infrastructure & Telecom (DCIT), en tant que nouveau membre du conseil d’administration de la Chambre. Cadre chevronné avec plus de trois décennies d’expérience dans les secteurs du pétrole et du gaz, des infrastructures, des télécommunications et de l’aviation, la nomination de M. Lawal réaffirme l’engagement de la Chambre à réunir des leaders visionnaires pour mener à bien la transformation énergétique et infrastructurelle de l’Afrique.

La nomination de M. Lawal au conseil d’administration de l’AEC fait suite à une étape importante pour DCIT, qui s’est récemment associé à la société américaine Vanu Inc. pour lancer des sites de réseaux mobiles alimentés par l’énergie solaire dans des communautés nigérianes mal desservies. Cette collaboration tire parti des systèmes hors réseau à faible consommation d’énergie de Vanu et des capacités d’infrastructure de DCIT pour déployer des solutions de connectivité évolutives et alimentées par des énergies renouvelables. Les sites de démonstration étant désormais opérationnels, des plans d’expansion à travers le Nigeria et vers d’autres marchés africains sont en cours, ce qui marque un bond en avant majeur dans la convergence des technologies énergétiques sur le continent.

Avant de prendre la tête de DCIT, M. Lawal a occupé le poste de directeur général et PDG d’Eterna PLC, où il a mené l’un des plus importants redressements du secteur de l’énergie en aval au Nigeria. Sous sa direction, Eterna a rejoint un consortium qui a livré le plus grand dépôt de carburant aviation côté piste du Nigeria, le Joint User Hydrant Installation 2, à l’aéroport international Murtala Muhammed de Lagos. Cette installation d’une capacité de 15 millions de litres est désormais un atout majeur de l’infrastructure aéronautique en Afrique de l’Ouest.

Parmi ses autres réalisations, citons le retour à la rentabilité d’Eterna au cours de l’exercice 2024 après une perte de 12 milliards de nairas en 2023, une prévision de croissance du chiffre d’affaires de 27 %, une augmentation de 166 % du bénéfice d’exploitation au premier semestre 2024 et une hausse de 117 % du cours de l’action depuis le début de l’année, ce qui place Eterna parmi les valeurs les plus performantes de la Bourse nigériane. M. Lawal a également encouragé d’importants investissements dans le GPL et le GNC, permettant ainsi une résilience et une diversification à long terme dans un contexte de marché volatil.

Reconnu comme l’un des 25 meilleurs PDG du Nigeria en 2024 par BusinessDay, M. Lawal continue, grâce à son leadership stratégique, de jeter des ponts entre les secteurs énergétiques traditionnels et émergents. Il a précédemment occupé les postes de directeur général adjoint et directeur financier chez Eroton Exploration & Production, directeur exécutif chez Oando Gas & Power et directeur de la stratégie du groupe chez Oando Plc, où il a joué un rôle essentiel dans la stratégie d’expansion de l’entreprise, de l’aval à l’amont.

« L’industrie énergétique africaine est honorée d’accueillir Abiola Lukman Lawal au sein de son conseil d’administration. Il sait comment redresser des entreprises grâce à son approche pragmatique et axée sur les données. Sa capacité à relier le développement des infrastructures, l’innovation énergétique et la stratégie commerciale dans les secteurs public et privé fait de lui un atout inestimable pour notre direction. La nomination de M. Lawal intervient à un moment critique, alors que nous accélérons les investissements, le déploiement des technologies et la croissance inclusive tout au long de la chaîne de valeur énergétique en Afrique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

En tant que membre du conseil d’administration, M. Lawal soutiendra la mission de la Chambre qui consiste à favoriser un environnement commercial axé sur les résultats et à promouvoir le développement énergétique mené par le secteur privé à travers l’Afrique. Son leadership sera déterminant pour stimuler la collaboration transfrontalière, faire progresser la croissance tirée par les infrastructures et contribuer à éliminer la pauvreté énergétique sur le continent.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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La Banque d’Algérie rejoint le réseau système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), accélérant l’intégration financière en Afrique au moment où l’Algérie s’apprête à accueillir l’Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025)

Source: Africa Press Organisation – French

Le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) lancé par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) en collaboration avec la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Secrétariat de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a officiellement accueilli la Banque d’Algérie dans son réseau croissant. L’Algérie devient aujourd’hui le 18e pays à adhérer au PAPSS, marquant une étape importante la dans la marche de l’Afrique vers une intégration financière plus approfondie. Cette évolution devrait permettre de soutenir davantage les paiements transfrontaliers et renforcer le cadre réglementaire régissant le commerce intra-africain.

L’adhésion de l’Algérie au PAPSS intervient au moment où la nation se prépare à accueillir la Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025) du 4 au 10 septembre 2025 à Alger. Cet événement de premier plan, autre initiative phare d’Afreximbank, devrait réunir plus de 35 000 participants de plus de 140 pays, créant ainsi une plateforme inégalée pour les affaires, l’investissement et la réalisation de la vision de la ZLECAf.

Mike Ogbalu III, Directeur général du PAPSS, a salué cet évènement historique, en ces termes : « Nous sommes ravis d’accueillir la Banque d’Algérie dans la famille du PAPSS. L’entrée de l’Algérie renforce non seulement notre présence en Afrique du Nord, mais démontre également la confiance croissante du continent dans notre système en tant que moteur de la transformation des paiements en Afrique. À ce jour, le PAPSS a réduit les coûts des transactions transfrontalières intra-africaines entre les pays participants et permis aux utilisateurs finaux de réaliser des économies pouvant atteindre 27 %, tout en aidant les banques à connaître une augmentation de plus de 1 000 % du volume des transactions grâce à l’intégration des canaux numériques. À mesure que notre réseau se développe, nous rendons les paiements africains plus rapides, plus abordables et plus accessibles, catalysant la croissance économique et ouvrant de nouvelles opportunités pour les entreprises et les communautés à travers l’Afrique ».

Mohamed Benbahane, vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, a fait remarquer : « Dans le cadre du soutien à l’engagement de l’Algérie à contribuer à l’accélération de l’intégration économique africaine, la Banque d’Algérie a adhéré au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Cette adhésion, qui vise notamment à améliorer l’efficacité des paiements et à faciliter le commerce intra-africain, représente un levier essentiel pour renforcer le rôle de l’Algérie au sein de l’écosystème financier africain et soutenir le développement économique durable en Afrique ».

Depuis son lancement en Afrique de l’Ouest en 2022, le PAPSS a rapidement étendu sa portée, enregistrant un élan significatif en Afrique du Nord, avec la Tunisie, l’Égypte, le Maroc et désormais l’Algérie à bord. Aujourd’hui, le PAPSS connecte 18 pays répartis sur quatre régions africaines, plus de 150 banques commerciales et 14 systèmes de compensation, preuve de la confiance croissante envers une solution qui révolutionne la manière dont l’argent circule en Afrique et au-delà.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

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À propos du PAPSS :
Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) est une infrastructure centralisée des marchés financiers qui permet la circulation efficace de l’argent en toute sécurité à travers les frontières africaines, en minimisant les risques et en contribuant à l’intégration financière dans les régions. Le PAPSS collabore avec les banques centrales africaines afin de proposer des solutions de paiement et de règlement auxquelles les banques commerciales et les prestataires de services de paiement agréés (commutateurs, fintechs, agrégateurs, etc.) à travers le continent peuvent se connecter, rendant ainsi ces services accessibles au grand public. À ce jour, PAPSS a mis au point et lancé 3 solutions de paiement : PAPSS instant Payment System (IPS), PAPSS African Currency Marketplace (PACM) et PAPSSCARD.

Afreximbank et l’Union africaine ( « UA ») ont annoncé pour la première fois le PAPSS lors du douzième sommet extraordinaire de l’Union africaine qui s’est tenu le 7 juillet 2019 à Niamey, en République du Niger, adoptant ainsi le PAPSS comme un instrument clé de la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En outre, lors de sa treizième (13e) session extraordinaire, tenue le 5 décembre 2020, la Conférence de l’Union africaine a demandé à Afreximbank et au Secrétariat de la ZLECAf de finaliser, entre autres, les travaux sur le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). La 35ème session ordinaire de la Conférence de l’UA a en outre demandé à la ZLECAf et à Afreximbank de déployer le système pour couvrir l’ensemble du continent. Le PAPSS a été officiellement lancé à Accra, au Ghana, le 13 janvier 2022, permettant ainsi au public de l’utiliser.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter : www.Intracen.org
 

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