Le Président de la République échange avec la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire et réaffirme sa vision d’une diaspora pleinement associée au développement du Gabon

Source: Africa Press Organisation – French


En marge de sa visite en République de Côte d’Ivoire, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, accompagné de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, a rencontré ce jour la communauté gabonaise établie en Côte d’Ivoire.

Dans son mot de bienvenue, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Gabon en République de Côte d’Ivoire a salué la dynamique impulsée par le Président de la République en matière de diplomatie active, tout en mettant en lumière les nouvelles perspectives de coopération entre le Gabon et la Côte d’Ivoire. Il a également exprimé la profonde gratitude des diplomates gabonais pour les réformes engagées en faveur de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Prenant la parole au nom de la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire, sa représentante a réaffirmé l’attachement indéfectible de la diaspora aux institutions de la République ainsi que son engagement à contribuer au rayonnement du Gabon. Elle a présenté les avancées enregistrées avec la création d’un cadre fédérateur réunissant les principales associations de la diaspora, notamment l’Association des Gabonais de Côte d’Ivoire, l’Association des Étudiants et Stagiaires Gabonais, ainsi que la Plateforme des Entrepreneurs et Professionnels Gabonais.

La communauté a également exprimé plusieurs préoccupations portant notamment sur l’accès aux dispositifs d’accompagnement au retour et à l’entrepreneuriat, l’éligibilité des jeunes de la diaspora au programme Taxi Gab, les retards de paiement des bourses et des frais de scolarité, les allocations destinées aux nouveaux bacheliers, les difficultés liées au renouvellement des passeports et à l’enrôlement en ligne, ainsi que la nécessité de renforcer la protection sociale des Gabonais établis en Côte d’Ivoire, à travers une coopération entre les organismes de sécurité sociale des deux pays et la mise en place d’une assurance maladie adaptée.

En réponse, le Président de la République a réaffirmé qu’à chacun de ses déplacements à l’étranger, il tient à rencontrer ses compatriotes, rappelant que, partout où ils se trouvent, ils demeurent avant tout des Gabonaises et des Gabonais. Il a exprimé sa gratitude au Président Alassane Ouattara pour l’accueil et l’hospitalité réservés à la délégation gabonaise, saluant les importantes réalisations engagées en Côte d’Ivoire ainsi que les efforts de bâtisseur de son homologue. Il s’est également réjoui de la participation, pour la première fois, du Gabon aux festivités de l’indépendance ivoirienne, avec un détachement militaire composé notamment d’officiers formés à Bouaké ainsi qu’une représentation des peuples autochtones Baka, symbole de la richesse culturelle nationale.

Revenant sur les engagements pris lors de sa précédente rencontre avec la diaspora en décembre 2025, le Chef de l’État a annoncé le déploiement, avant la fin de l’année, d’une mission spéciale chargée de l’établissement et du renouvellement des passeports, de l’enrôlement des compatriotes ainsi que de la délivrance de la Carte Nationale d’Identité. Il a instruit le ministère en charge des Affaires étrangères et de la Diaspora de veiller à la mise en œuvre effective de cette opération, réaffirmant son principe de gouvernance : « Ce que je dis, je le fais. »

Le Président de la République a ensuite salué le comportement exemplaire de la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire, l’invitant à demeurer un véritable ambassadeur du Gabon. Il l’a exhortée à promouvoir les atouts économiques du pays, à attirer davantage d’investisseurs et à contribuer activement au rayonnement de la Nation, rappelant que l’image que véhicule chaque Gabonais à l’étranger est aussi celle du Gabon.

Enfin, le Chef de l’État a lancé un appel à tous les compatriotes désireux de participer à l’essor national à revenir investir, créer des entreprises et mettre leurs compétences au service du développement du pays. Il a rappelé que « le Gabon nouveau que nous construisons a besoin de tous ses enfants, où qu’ils se trouvent », avant d’instruire l’Ambassadeur du Gabon en Côte d’Ivoire de poursuivre son accompagnement de proximité auprès de la communauté et d’inviter les compatriotes à se faire connaître de la représentation diplomatique.

Cette rencontre, placée sous le signe de l’écoute, du dialogue et de la responsabilité, traduit la volonté constante du Président de la République de renforcer les liens entre la Nation et sa diaspora, qu’il considère comme un partenaire stratégique du développement et du rayonnement du Gabon.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Dialogue national : à Kinshasa, des femmes préparent un agenda commun

Source: Africa Press Organisation – French

Une cinquantaine de femmes issues de la société civile et de partis politiques (de la majorité et de l’opposition) se sont réunies mercredi 5 août à Kinshasa pour réfléchir à leur participation au dialogue national annoncé par les autorités congolaises. Soutenue par la section Genre de la MONUSCO, la rencontre visait à dépasser les clivages politiques et à faire émerger des priorités communes.

Coorganisée avec le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGDD), cette matinée de réflexion devait permettre aux participantes de définir les bases d’un agenda commun et de préparer une participation capable d’influencer réellement les décisions.

Dépasser les appartenances politiques

Pour Martina Berinyuy Ndi, de la section Genre de la MONUSCO, l’objectif était de réunir des femmes de différents horizons afin qu’elles puissent échanger au-delà de leurs appartenances politiques.

« Les réalités de la femme congolaise restent les mêmes, que l’on soit de l’opposition, de la majorité ou de la société civile », explique-t-elle.

Un constat partagé par Esther Bikale, membre du Rassemblement des démocrates tshisekedistes.

« Nous ne venons pas avec nos divergences. Si nous mettons en avant l’opposition contre la majorité, nous n’avancerons pas », affirme-t-elle.

Les participantes ont ainsi plaidé pour une présence féminine qui ne soit pas seulement numérique, mais qui repose sur une représentation réelle et sur la prise en compte de leurs propositions.

Martina Berinyuy Ndi rappelle à ce sujet que toute initiative de dialogue devrait respecter les principes d’inclusivité, de représentativité et de participation effective de toutes les composantes de la société, y compris les femmes et les jeunes, conformément aux Résolution 1325 (2000) et 2250 (2010) du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives aux agendas ‘‘ « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité ».

Pour Marie Lukusa, présidente du FOFECEGDD, la priorité est de permettre aux femmes d’arriver aux consultations avec des positions clairement définies.

« Nous voulons que l’agenda de la femme soit pris en compte », souligne-t-elle.

Les participantes estiment notamment que les femmes, fortement touchées par les conséquences des conflits armés aux côtés des enfants, doivent pouvoir porter elles-mêmes leurs préoccupations et leurs propositions lors du dialogue.

Transformer la présence en pouvoir d’influence

La rencontre a également insisté sur la nécessité de dépasser la simple présence des femmes dans les espaces de discussion.

Pour Me Pacifique Nkunzi, avocat engagé dans le plaidoyer en faveur d’une plus grande représentation des femmes dans le débat public, le prochain dialogue doit permettre de « transformer leur participation en pouvoir d’influence ».

Selon lui, les femmes sont de plus en plus présentes dans les rencontres consacrées aux grandes questions nationales, mais cette présence ne se traduit pas encore suffisamment dans les décisions finales.

Evelyne Mbata, figure de la société civile ayant notamment participé au Dialogue intercongolais en Afrique du Sud au nom d’associations féminines, insiste également sur l’importance de la préparation. Elle estime que les participantes doivent se présenter aux futures consultations avec des cahiers des charges clairs, élaborés en amont et portés collectivement.

C’est précisément l’un des objectifs poursuivis par le FOFECEGDD.

« La femme congolaise ne doit plus être reléguée à la périphérie des grands moments de décision de la République », affirme Marie Lukusa.

Selon elle, la rencontre devait permettre de parvenir à une lecture commune des enjeux, de formuler des recommandations consensuelles, de proposer un mécanisme de concertation entre femmes de différents horizons et d’aboutir à une déclaration commune.

Un accompagnement appelé à se poursuivre

La section Genre de la MONUSCO a réaffirmé sa disponibilité à soutenir les initiatives favorisant une participation plus inclusive des femmes aux processus de paix et de prise de décision.

« La MONUSCO reste disposée, dans le respect de son mandat, à accompagner les initiatives visant à promouvoir la participation pleine, égale et significative des femmes », indique Martina Berinyuy Ndi.

Marie Lukusa annonce que d’autres rencontres seront organisées dans les prochaines semaines afin d’approfondir les échanges, de rapprocher les positions et de consolider un agenda commun en vue du dialogue national.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Noufou : 45 bovins pour renforcer les moyens de subsistance de 78 bénéficiaires du réduction de la violence communautaire (CVR)

Source: Africa Press Organisation – French

Soixante-dix-huit bénéficiaires du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR), ayant achevé avec succès une formation théorique et pratique en élevage, ont réceptionné, le 6 août 2026, dans le village de Noufou, situé à environ 150 kilomètres de Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, un lot de 45 bovins. Cette activité s’inscrit dans les efforts continus de la MINUSCA visant à promouvoir la résilience économique, la cohésion sociale et la consolidation de la paix en République centrafricaine.

La cérémonie a réuni près de 200 participants, parmi lesquels figuraient le Gouverneur de la région de l’Équateur, le Directeur régional du ministère en charge du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), le conseiller du maire, les chefs de quartiers ainsi que les leaders communautaires de la zone de Noufou. Tous ont salué cette initiative qui offre aux bénéficiaires une opportunité concrète de renforcer leur autonomie économique tout en favorisant la cohésion sociale.

Le Gouverneur de la région de l’Équateur, Honoré Kinda, a exhorté les bénéficiaires à faire preuve de solidarité et à préserver l’esprit d’unité qui a guidé le projet. « Ces bovins représentent bien plus qu’un simple appui matériel. Ils constituent une opportunité de bâtir un avenir meilleur. Travaillez ensemble, restez unis et n’envisagez pas de vendre ce cheptel. Faites-le prospérer afin d’améliorer durablement vos conditions de vie et celles de vos familles », a-t-il déclaré.

Le Gouverneur a également rendu hommage à la MINUSCA pour son engagement constant aux côtés des populations locales. « La MINUSCA continue d’accompagner les efforts du Gouvernement pour consolider la paix et améliorer les conditions de vie des communautés. Nous lui exprimons notre profonde reconnaissance pour cet appui qui contribue au développement de notre région », a-t-il ajouté.

Sam Howard, coordonnateur régional du DDR à la MINUSCA à Bouar, a souligné, au nom de la Cheffe du Bureau régional de la MINUSCA pour l’Équateur, que les activités économiques collectives constituent un puissant levier de rapprochement entre les communautés. « Les projets de réduction de la violence communautaire permettent non seulement de créer des opportunités économiques, mais aussi de renforcer les liens de confiance entre les populations. En soutenant ces initiatives, la MINUSCA accompagne le Gouvernement centrafricain dans ses efforts pour répondre aux défis économiques et sociaux susceptibles d’alimenter un retour de la violence », a-t-il expliqué.

Les représentants des autorités locales et des communautés, notamment le conseiller du maire et les chefs de quartiers, ont tour à tour exprimé leur gratitude envers la MINUSCA pour son soutien aux bénéficiaires et à l’ensemble de la communauté de Noufou. Ils ont appelé les bénéficiaires à gérer ce projet avec responsabilité afin qu’il génère des retombées positives pour toute la localité.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Gabon : Le Président de la République poursuit sa visite en Côte d’Ivoire sous le signe de l’innovation, des infrastructures et du développement

Source: Africa Press Organisation – French


En marge de sa visite en République de Côte d’Ivoire, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a consacré cette nouvelle journée à la découverte de plusieurs projets structurants signe palpable du dynamisme économique et du développement urbain de la Côte d’Ivoire.

Le Chef de l’État s’est tout d’abord rendu sur le site destiné à accueillir la future résidence de l’Ambassadeur du Gabon en République de Côte d’Ivoire ainsi que les logements de certains diplomates gabonais. Cette visite lui a permis d’évaluer l’état des lieux d’un projet engagé par le passé mais demeuré inachevé. Soucieux de doter la représentation diplomatique gabonaise d’infrastructures modernes et adaptées à ses missions, le Président de la République a instruit la démolition complète des ouvrages existants et le lancement d’un nouveau projet conforme aux orientations qu’il a définies, afin d’offrir à la diplomatie gabonaise un cadre à la hauteur de l’image du Gabon.

La délégation présidentielle a ensuite visité l’usine SCHIBA, première unité ivoirienne spécialisée dans la fabrication de sacs en papier kraft, d’emballages et de contenants divers pour le marché local et régional.

Entièrement financée par des capitaux ivoiriens, cette infrastructure industrielle témoigne de la capacité du secteur privé national à accompagner la transformation économique du pays. Au cours de cette immersion, le Président de la République a découvert les différentes unités de production et échangé avec les responsables du groupe sur les perspectives de développement industriel et les opportunités de coopération avec le Gabon.

Le Président de la République s’est également rendu à la Tour F de la cité administrative de Côte d’Ivoire, appelée à devenir le plus haut immeuble d’Afrique subsaharienne. Saluant cette réalisation emblématique, le Chef de l’État a félicité le Président Alassane Ouattara pour les importantes transformations engagées à Abidjan, tout en soulignant que le Gabon est également sur une dynamique de modernisation et de développement et que l’Afrique entière demeure en marche.

La visite s’est poursuivie au 4ᵉ pont d’Abidjan, infrastructure majeure de mobilité urbaine reliant plusieurs communes de la capitale économique. Le Chef de l’État a notamment découvert le dispositif de péage intelligent, le centre de supervision ainsi que les différents mécanismes de gestion du trafic et d’interventions d’urgence, illustrant l’intégration des nouvelles technologies au service de la mobilité et de la sécurité des usagers.

Enfin, le Président de la République s’est rendu sur les sites d’aménagement destinés au recasement des populations concernées par les grands projets d’infrastructures, notamment ceux liés à la construction du 4ᵉ pont. Cette visite lui a permis d’apprécier les solutions mises en œuvre par les autorités ivoiriennes afin de concilier développement des infrastructures et amélioration des conditions de vie des populations.

À travers cette journée de travail, le Président de la République réaffirme sa volonté de s’inspirer des expériences africaines réussies afin d’accompagner la mise en œuvre des grands projets structurants du Gabon. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision d’une diplomatie de résultats, tournée vers le partage d’expériences, le renforcement des partenariats et la transformation durable du pays au bénéfice des populations.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Soudan du Sud : le long voyage des femmes pour accéder aux soins de santé

Source: Africa Press Organisation – French


Au Soudan du Sud, les coupes budgétaires de l’aide publique au développement ont entraîné la fermeture de deux tiers des centres de santé du Bahr el Ghazal du Nord. Sans soins de proximité, les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les patients dans un état critique doivent désormais parcourir de longues distances pour rejoindre l’hôpital d’Aweil, soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF).

Quand se soigner devient impossible : 1,4 million d’habitants privés de soins essentiels

Lorsque son nouveau-né de sept jours, Rou, a développé des gonflements sur tout le corps, Abuk s’est immédiatement rendue au centre de santé le plus proche de chez elle. Mais il n’y avait pas de médicaments. Elle a alors effectué quatre heures de route en moto-taxi pour rejoindre l’hôpital du comté d’Aweil Est. Là encore, la structure n’a pas pu prendre en charge le cas complexe de Rou. Après trois nouvelles heures de route, Abuk a enfin pu atteindre l’hôpital d’État d’Aweil, où Médecins Sans Frontières gère une unité de soins intensifs néonatals.

Le petit Rou souffrait d’une fasciite nécrosante – une infection bactérienne rare et potentiellement mortelle – accompagnée de plaies sévères. Grâce à la prise en charge rapide par les équipes de MSF, le bébé est aujourd’hui hors de danger et reprend du poids. Mais chaque trajet a coûté plus de 100 dollars à Abuk. Pour la majorité des familles au Soudan du Sud, de tels frais de transport sont inaccessibles.

« Les familles ne devraient pas avoir à s’endetter pour obtenir les soins médicaux dont elles ont besoin », souligne Felicia Ochedikwu, infirmière en chef pour MSF à Aweil. « Les femmes et les enfants notamment, doivent pouvoir accéder aux soins de santé les plus essentiels près de leur domicile. Au-delà de soulager les familles, cela permettrait d’éviter les complications parfois graves liées aux retards de prise en charge et réduirait les hospitalisations d’urgence. »

La baisse drastique des financements internationaux en cause

Les coupes budgétaires de l’aide humanitaire et le désengagement des bailleurs de fonds internationaux ont eu des conséquences dramatiques sur le système de santé public sud-soudanais qui dépendait de ce soutien. Début 2025, l’État comptait 180 centres de santé primaires ; il n’en reste aujourd’hui que 61 en état de fonctionnement.

Privés de financements, ces centres font face au non-versement des salaires du personnel, à une pénurie critique de médicaments et à la rupture complète des réseaux de transfert d’urgence. Sans un accès à des soins de santé de base à proximité de leurs domiciles, les patients arrivent à l’hôpital dans des états déjà critiques. 
« Des gens meurent, car il y a un véritable vide en termes de soins de santé courants liés à la fermeture de structures de santé de proximité », déplore le Dr Kahindi.

Le drame des accouchements d’urgence 

Ces fermetures combinées aux longues distances contraignent notamment les femmes à accoucher dans des conditions dangereuses.

À son arrivée à la maternité d’Aweil, Ayen* était en travail depuis deux jours consécutifs et sa situation devenait critique. « Nous avons dû pratiquer une césarienne d’urgence extrêmement complexe en raison d’une enclavation de la tête fœtale », explique la Dr Harizah Hatim, gynécologue-obstétricienne pour MSF.
Malgré les réanimations et son transfert en soins intensifs néonatals, le nourrisson est décédé le lendemain. « Nous habitons très loin et le trajet jusqu’ici a été extrêmement difficile », témoigne Adau*, la mère d’Ayen.

Pour le Dr Hatim, l’issue aurait sans doute été différente si un suivi prénatal et une assistance à l’accouchement avaient été disponibles à proximité de leur village.

Des infrastructures de santé saturées 

Faute de centres de santé de premier recours fonctionnels, l’hôpital d’État d’Aweil absorbe une charge de travail qui dépasse largement ses capacités d’accueil.

  • Les accouchements sont en large hausse : plus de 8 000 accouchements ont été assistés par les équipes de MSF en 2025 (contre 6 000 initialement prévus) et déjà 3 500 au premier semestre 2026.

  • Complications obstétricales : les interventions lourdes (césariennes, pré-éclampsie) sont passées de 740 à 900 cas comparé au premier semestre de l’année précédente.

  • Explosion des admissions : les consultations d’urgence ont bondi de 15 000 à 26 000, et les prises en charge en néonatologie ont augmenté de 30%. 

« Selon les normes de l’OMS, il faudrait au moins 14 structures fonctionnelles de soins obstétriques d’urgence pour 1,4 million de personnes. Aujourd’hui, l’hôpital d’Aweil est le seul service opérationnel de tout l’État », alerte le Dr David Kahindi, coordinateur médical de MSF au Soudan du Sud.

La malnutrition : une crise devenue chronique 

L’absence de dispensaires de quartier empêche également le traitement précoce des maladies infantiles courantes comme les diarrhées ou les vomissements, qui dégénèrent rapidement en malnutrition aiguë sévère. 1 065 enfants ont été admis pour malnutrition aiguë sévère par nos équipes au premier semestre 2026, soit une hausse de 87 % par rapport à 2025.
Historiquement concentrée de mai à juillet, la période critique de malnutrition s’étend désormais en continu jusqu’en octobre.

Cette situation est fortement aggravée par une inflation galopante, des chocs climatiques récurrents et l’absence de prise en charge de la malnutrition modérée, poussant notamment les enfants vers des stades critiques. Pour faire face à cet engorgement, les équipes de MSF installent désormais des lits de fortune dans les couloirs.

MSF lance un appel d’urgence pour rétablir l’accès aux soins

Face à des services engorgés et des familles qui ne peuvent parfois par soigner et sauver leurs proches, nos équipes lancent l’alerte.

« Cela ne peut pas devenir la nouvelle norme », conclut le Dr Kahindi. « Malgré les efforts de MSF, l’ampleur des besoins dépasse largement les capacités d’une seule organisation. Il est urgent de rétablir les soins de santé primaires et l’aide alimentaire d’urgence dans le Bahr el Ghazal du Nord pour empêcher de nouveaux décès qui pourraient être évités. »

*Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Le Fonds National de Lutte Contre le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (Sida) Devient le Fonds National de Lutte Contre les Maladies et les Urgences Epidemiques

Source: Africa Press Organisation – French

Le Fonds national de lutte contre le Sida a été transformé en un établissement public à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques.

« Le Conseil a adopté un décret portant création d’un établissement public à caractère administratif, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques. Ce décret transforme le Fonds national de lutte contre le Sida en un établissement public national à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Selon le porte-parole du gouvernement, la création de cette nouvelle structure vise à renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.

Cette nouvelle structuration du Fonds permettra également, en pratique, de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’allocation des ressources, d’améliorer la gouvernance, mais également d’élargir le périmètre d’intervention à d’autres programmes prioritaires, tels que ceux concernant la tuberculose, le cancer, la nutrition, la santé maternelle et infantile, et de faire face avec sérénité aux éventuelles urgences épidémiques.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Le Canada ouvre officiellement sa première ambassade résidente au Bénin (Nouvelle étape historique dans les relations bilatérales)

Source: Africa Press Organisation – French

Soixante-quatre ans après l’établissement de ses relations diplomatiques avec le Bénin, le Canada ouvre sa première Ambassade à Cotonou. La cérémonie d’ouverture officielle a été présidée le mercredi 05 août 2026 par la Ministre canadienne des Affaires étrangères, Madame Anita ANAND, en visite de travail au Bénin, et en présence de son homologue béninoise, Madame Corinne AMORI BRUNET, des membres du Corps diplomatique et du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU.

Cette ouverture constitue une avancée historique qui traduit la solidité des liens d’amitié entre les deux pays ainsi que leur volonté commune d’inscrire leur coopération dans une dynamique encore plus ambitieuse. L’installation d’une ambassade de plein exercice à Cotonou permettra de renforcer le dialogue politique, d’assurer un suivi plus direct des engagements bilatéraux et de consolider la coopération dans des domaines stratégiques.

« Le Canada est déterminé à travailler avec le Bénin et aujourd’hui nous donnons un nouvel élan à cette relation », a affirmé la Ministre Canadienne, l’Honorable Anita ANAND. Son homologue béninoise, Madame Corinne AMORI BRUNET, a pour sa part, indiqué que l’ouverture de l’ambassade concrétise un rapprochement et une intensification des relations entre le Bénin et le Canada. « Notre coopération s’enrichit. Elle se diversifie. Elle investit davantage dans l’économie, dans l’innovation, dans la sécurité, dans le développement humain. Des valeurs qui sont chères au Bénin et au Canada », a souligné, la cheffe de la diplomatie béninoise.

Plus tôt, dans la matinée du même mercredi, la cheffe de la diplomatie canadienne, Madame Anita ANAND et son homologue béninoise, Madame Corinne AMORI BRUNET, ont procédé à la signature d’un Mémorandum d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques. Le document établit un cadre permanent de concertation destiné à approfondir le dialogue politique, assurer un suivi régulier des engagements bilatéraux et renforcer la coordination sur les grandes questions régionales et internationales.

Une séance de travail élargie, a aussi réuni le Ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé, Monsieur Olushegun ADJADI BAKARI, le Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale, Monsieur Gildas AGONKAN, et Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Les Africains sont favorables à la libre circulation, mais restent divisés sur la question de l’immigration, selon le nouveau rapport phare d’Afrobarometer

Source: Africa Press Organisation – French

Une majorité d’Africains soutiennent la libre circulation des personnes à travers les frontières, mais beaucoup restent prudents quant à l’immigration dans leurs propres pays, selon le nouveau rapport phare Aperçus africains (https://apo-opa.co/4q0EtYI) d’Afrobarometer (www.Afrobarometer.org) sur les perspectives africaines.

Si les citoyens sont plutôt ouverts à la présence d’étrangers parmi eux, ils sont partagés à parts égales quant à savoir si les immigrants sont bons ou mauvais pour l’économie nationale, et la majorité préférerait voir moins de demandeurs d’emploi et de réfugiés admis dans leur pays, voire aucun.

Un constat inattendu se dégage : En Afrique, contrairement à d’autres régions, ce sont les personnes les plus instruites, les plus qualifiées et les plus riches qui expriment la plus grande résistance aux immigrants.

Le rapport Aperçus africains 2026, le troisième de la série phare annuelle d’Afrobarometer, s’appuie sur 50.961 entretiens en face à face menés dans 38 pays en 2024/2025. Il examine les points de vue des citoyens sur cinq aspects des relations de l’Afrique avec le monde : le commerce, les migrations, la compétition entre grandes puissances, la voix mondiale et le changement climatique.

Les résultats montrent que la proportion d’Africains ayant envisagé d’émigrer a augmenté au cours de la dernière décennie, dépassant largement les niveaux d’intérêt observés dans d’autres régions du monde. Le désir d’émigrer est le plus fort chez les jeunes et les personnes instruites, et est motivé en grande majorité par des raisons économiques.

Le nouveau rapport est accompagné des cartes-pays (https://apo-opa.co/459yZRO) qui offrent un aperçu rapide des principaux indicateurs des relations internationales pour chacun des pays étudiés.

Résultats clés

  • La majorité (56%) des Africains estiment que les habitants de leur région devraient pouvoir circuler librement à travers les frontières internationales, tandis que 40% préfèrent que leurs gouvernements limitent les déplacements transfrontaliers afin de protéger l’accès des citoyens à l’emploi et aux opportunités (Figure 1).
  • Seuls un sur quatre citoyens (23%) déclarent qu’il est « facile » ou « très facile » de franchir les frontières pour travailler ou commercer, contre 63% qui le décrivent comme difficile (Figure 2).
  • Les trois quarts (77%) des répondants disent qu’ils aimeraient ou n’auraient rien contre le fait d’avoir des immigrants ou des travailleurs étrangers comme voisins (Figure 3).
    • Mais les citoyens sont divisés sur la question de savoir si les immigrants sont bons (45%) ou mauvais (44%) pour l’économie de leur pays (Figure 4).
    • La majorité des Africains préféreraient voir moins de demandeurs d’emploi (64%) et de réfugiés (70%) admis dans leur pays (Figure 5).
    • En Afrique, un niveau d’éducation plus élevé est associé à un moindre soutien à l’acceptation de travailleurs étrangers. De même, les travailleurs hautement qualifiés sont moins susceptibles d’afficher des attitudes favorables que leurs homologues moins qualifiés.
  • Près de la moitié (45%) des Africains ont envisagé d’émigrer, dont 25% qui disent y avoir beaucoup pensé (Figure 6).
    • Les Africains de l’Ouest (34%) sont plus de deux fois plus susceptibles que les Africains de l’Est et du Nord (16% chacun) d’avoir sérieusement envisagé d’émigrer.
  • A travers 31 pays où cette question a également été posée lors du Round 7 (2016/2018), la proportion de personnes envisageant « beaucoup » l’émigration a augmenté de 7 points de pourcentage, passant de 18% à 25% (Figure 7).
  • La proportion de ceux qui ont beaucoup envisagé d’émigrer est particulièrement élevée chez les jeunes (32% des 18-35 ans) et les citoyens les plus instruits (31%).
  • La moitié (50%) des émigrants potentiels (ceux qui y ont pensé au moins « un peu ») disent qu’ils partiraient à la recherche d’un travail, et 29% partiraient pour échapper aux difficultés économiques.
  • Parmi les émigrants potentiels, environ un sur cinq déclarent vouloir s’installer dans la sous-région (17%) ou ailleurs en Afrique (5%). Environ un tiers (32%) opteraient pour l’Europe, suivie de près par l’Amérique du Nord (28%).
  • A travers 31 pays où la question a également été posée en 2016/2018, la proportion de personnes préférant déménager dans un autre pays africain est passée de 36% à 26%.

L’enquête Afrobarometer

Afrobarometer est un réseau panafricain et non-partisan de recherche par sondage qui produit des données fiables sur les expériences et appréciations des Africains, relatives à la démocratie, à la gouvernance et à la qualité de vie. Dix rounds d’enquêtes ont été réalisés dans un maximum de 45 pays depuis 1999. Les enquêtes du Round 10 (2024/2025) couvrent 38 pays.

Les Partenaires Nationaux d’Afrobarometer réalisent des entretiens en face à face dans la langue de choix du répondant avec des échantillons représentatifs au niveau national qui produisent des résultats nationaux avec des marges d’erreur de +/-2 à +/-3 points de pourcentage à un taux de confiance de 95%. Pour en savoir plus sur notre méthodologie d’échantillonnage, cliquez ici (https://apo-opa.co/4cgyxoz).

Distribué par APO Group pour Afrobarometer.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Hassana Diallo
Chargé des communications d’Afrobarometer pour l’Afrique francophone
Téléphone : +221 77 713 72 53
Email : hdiallo@afrobarometer.org

Visitez-nous sur www.Afrobarometer.org.

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Vision Bénin 2060 : Le Conseil National de l’Éducation mise sur les filières scientifiques et professionnelles

Source: Africa Press Organisation – French

La capitale économique du Bénin accueille du 05 au 07 Août 2026, à l’hôtel Golden Tulip, la 3ème Assemblée consultative du Conseil National de l’Éducation (CNE), consacrée à la promotion des filières scientifiques et technologiques pour le développement du Bénin. La rencontre a réuni membres du CNE, membres du gouvernement, Universitaires, représentants des Institutions, partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile, dans une ambiance de réflexion stratégique sur l’avenir du système éducatif béninois.

Dans son allocution, le Secrétaire Exécutif du CNE, Monsieur Clément CHABI, a salué la forte mobilisation autour d’une instance qu’il a présentée comme un espace de dialogue national, où les expériences et les savoirs se rencontrent pour éclairer les choix publics. Il a insisté sur une conviction devenue centrale : “aucun pays ne peut durablement viser le progrès, la prospérité et la souveraineté technologique sans investir dans la jeunesse, la recherche et la qualité du capital humain”. Pour lui, le thème retenu s’impose avec évidence à l’heure de la connaissance, de l’innovation et de la compétition des intelligences.

Le président du Conseil National de l’Éducation, Monsieur Noël Ahonangnon GBAGUIDI, a rappelé le rôle juridique et stratégique de l’institution, chargée de définir les grandes orientations éducatives, de coordonner le système et d’assurer le suivi des décisions publiques en matière d’éducation. Il a expliqué que l’assemblée consultative composée de 69 membres issus des secteurs public et privé a pour mission d’examiner les rapports d’activités et les comptes du CNE, et de formuler des recommandations visant à améliorer le système éducatif national.

Le Président du CNE a précisé que la session de trois jours devra également permettre d’évaluer la mise en œuvre des recommandations antérieures, de renforcer la qualité des enseignements et de recentrer le débat autour de la vision « Bénin 2060 », affirmant que les filières scientifiques, technologiques et professionnelles constituent des leviers essentiels pour l’industrialisation, l’innovation et la transformation numérique.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Les Africains en première ligne face à la crise de la biodiversité

Source: Africa Press Organisation – French

Pour des millions de personnes en Afrique et dans d’autres pays en développement, la perte de biodiversité n’a rien d’un concept abstrait. Elle se traduit par des récoltes moins abondantes, des poissons qui disparaissent des eaux côtières et des moyens de subsistance de plus en plus fragiles.

Pourtant, le monde consacre près de 30 fois plus de financements à des activités qui détruisent la nature qu’à sa protection. L’Afrique, elle, manque souvent des ressources nécessaires pour enrayer cette crise, a averti cette semaine la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, à l’occasion d’un forum scientifique organisé à Nairobi.

La biodiversité, qui désigne la diversité du vivant sur Terre, est indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes. Elle fournit nourriture, eau potable, médicaments et contribue à atténuer les effets du changement climatique.

« Grâce à la biodiversité, nous avons de la nourriture. La biodiversité nous procure de l’eau propre. Elle nous aide à lutter contre le changement climatique. Elle renforce notre résilience », a déclaré à ONU Info Astrid Schomaker. « Tous ces enjeux nous concernent tous. »

Un continent particulièrement vulnérable

L’Afrique abrite près d’un quart de la biodiversité mondiale, mais a perdu environ 24 % de ses espèces depuis l’ère préindustrielle, selon une étude récente.

Cette érosion frappe durement le continent, où une grande partie de la population dépend directement des ressources naturelles pour se nourrir, travailler et vivre.

Selon Mme Schomaker, le changement climatique constitue le principal moteur de cette perte de biodiversité. Hausse des températures, espèces envahissantes, pollution, surexploitation des terres et des ressources marines dégradent progressivement les écosystèmes dont dépendent les communautés rurales et côtières pour leur alimentation, leurs revenus et leur accès à l’eau.

Dans le même temps, les importantes subventions publiques aux combustibles fossiles et les investissements privés dans des activités nuisibles à l’environnement continuent d’accélérer la destruction de la nature, plus rapidement que les efforts entrepris pour la protéger, avait déjà averti cette année le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

De la science à l’action

Après la réunion de l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques, les discussions se poursuivent jusqu’au 12 août à Nairobi au sein de l’Organe subsidiaire chargé de l’application, qui cherche désormais à transformer les connaissances scientifiques en actions concrètes.

Les négociateurs travaillent notamment à intégrer la biodiversité dans les politiques nationales, à mobiliser davantage les institutions financières et à combler le déficit de financement qui freine les efforts de conservation.

« Nous avons une compréhension très solide de la situation actuelle », a affirmé Mme Schomaker. « Il s’agit désormais de tirer parti de cette compréhension de la situation actuelle pour formuler des recommandations sur la manière d’accélérer nos progrès. »

Cap sur la COP17

Malgré l’ampleur des défis, la responsable de la Convention affiche un optimisme prudent. Les rapports transmis au PNUE par 125 pays témoignent d’une mobilisation croissante pour enrayer l’érosion de la biodiversité.

L’agence onusienne rappelle également que chacun peut contribuer à cet effort, qu’il s’agisse de planter des arbres, de créer des refuges pour les insectes ou de limiter l’utilisation de produits chimiques nocifs.

Les recommandations élaborées à Nairobi alimenteront les négociations de la COP17 sur la biodiversité, qui s’ouvrira le 19 octobre à Erevan, en Arménie. Les États y évalueront les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal, adopté en 2022 pour stopper et inverser la perte de biodiversité.

« C’est là notre plus grand défi : comment inverser la tendance ? », a déclaré Mme Schomaker. « Comment faire comprendre à chacun que la biodiversité est essentielle pour soi — que détruire la biodiversité revient, au fond, à détruire le socle même de nos vies — et amener chacun à prendre les bonnes décisions ? »

Distribué par APO Group pour UN News.

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