La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) soutient un financement islamique de 466 millions de dollars pour le projet d’autoroute côtière Lagos-Calabar, transformant ainsi les infrastructures du Nigéria

Source: Africa Press Organisation – French


La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) (https://ICIEC.IsDB.org), assureur multilatéral conforme à la charia et membre du Groupe de la Banque islamique de développement, est fière d’annoncer son soutien au projet d’autoroute côtière Lagos-Calabar au Nigéria, une initiative phare visant à renforcer la connectivité, le commerce et le développement durable en Afrique de l’Ouest.

La SIACE fournit une couverture d’assurance contre le non-respect des obligations financières souveraines (NHSFO) pour un financement islamique de 466 millions de dollars accordé par la Deutsche Bank et la First Abu Dhabi Bank au gouvernement fédéral du Nigéria. Ce dispositif, d’une durée de sept ans, joue un rôle essentiel dans la mobilisation de financements internationaux pour l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux du pays.

Le projet comprend la construction d’une autoroute côtière de 47,7 kilomètres à six voies le long du corridor sud du Nigéria, incluant une voie centrale réservée à une future ligne ferroviaire. Cette approche innovante et multimodale vise à décongestionner Lagos, la ville la plus peuplée d’Afrique, à réduire les temps de trajet et à accroître la productivité des usagers et des entreprises.

Au-delà des avantages en matière de transport, le projet devrait générer environ 900 emplois directs et 300 emplois indirects, avec un accent particulier sur l’autonomisation des communautés locales, des femmes et des jeunes. Au moins 40 % des contrats de sous-traitance seront attribués à des PME nigérianes, renforçant ainsi le développement économique inclusif. Des programmes de formation structurés permettront également aux travailleurs d’acquérir des compétences techniques recherchées, favorisant leur employabilité à long terme.

La responsabilité environnementale et sociale est au cœur de la mise en œuvre du projet. Guidé par des évaluations d’impact environnemental et social approfondies, le projet intègre des pratiques de construction durables, des infrastructures résilientes au changement climatique, la prévention des inondations et la préservation de la biodiversité, contribuant ainsi à l’atteinte de l’ODD 13 sur l’action climatique. Des plans d’engagement communautaire et de compensation ont été conçus pour protéger les moyens de subsistance et promouvoir une prospérité partagée.

L’autoroute côtière Lagos-Calabar constitue également un élément stratégique du corridor trans-ouest africain de la CEDEAO. Elle renforce le rôle du Nigéria comme porte d’entrée vers les marchés régionaux et soutient les objectifs plus larges des ODD 9 (infrastructures résilientes), 8 (travail décent et croissance économique) et 11 (villes et communautés durables).

Le Dr Khalid Khalafalla, DG de la SIACE, a déclaré : « Ce projet illustre comment la finance islamique, combinée à une solide atténuation des risques, peut favoriser un développement transformateur et inclusif. Le soutien de la SIACE en matière d’assurance garantit la confiance des investisseurs, ouvrant la voie au Nigéria pour construire les infrastructures résilientes dont il a besoin pour prospérer économiquement, socialement et écologiquement. Nous sommes fiers de contribuer à un projet qui reflète notre mission et notre engagement indéfectible envers les Objectifs de développement durable.»

L’autoroute côtière Lagos-Calabar marque un nouveau chapitre dans le développement des infrastructures au Nigéria et souligne le rôle essentiel de la coopération multilatérale et de l’assurance islamique pour façonner un avenir prospère et interconnecté pour la région.

Distribué par APO Group pour Islamic Corporation for the Insurance of Investment and Export Credit (ICIEC).

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À propos de la SIACE :
Membre de la Banque islamique de développement (BID), notée « AAA », la SIACE a démarré ses activités en 1994 afin de renforcer les relations économiques entre les États membres de l’OCI et de promouvoir le commerce ainsi que les investissements intra-OCI en fournissant des outils d’atténuation des risques et des solutions financières. La Société est le seul assureur multilatéral islamique au monde. Elle a joué un rôle de premier plan en proposant une gamme complète de solutions aux entreprises et parties prenantes de ses 50 États membres. Pour la 17ᵉ année consécutive, la SIACE a conservé sa note de solidité financière « Aa3 » attribuée par Moody’s, la classant parmi les leaders du secteur de l’assurance crédit et des risques politiques (CPRI). Par ailleurs, S&P a confirmé la note de crédit et de solidité financière à long terme « AA- » de la SIACE pour la deuxième année consécutive, avec des perspectives stables. La résilience de la SIACE repose sur une souscription solide, un réseau mondial de réassurance et des politiques rigoureuses de gestion des risques. Au total, la SIACE a assuré plus de 121 milliards de dollars de transactions commerciales et d’investissements. Ses activités couvrent plusieurs secteurs : l’énergie, l’industrie manufacturière, les infrastructures, la santé et l’agriculture.

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Le processus électoral au menu d’une sensibilisation dans le Haut-Mbomou

Source: Africa Press Organisation – French


À Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, une session de sensibilisation organisée par la MINUSCA a rassemblé, le 2 octobre 2025, des représentants locaux des partis politiques ainsi que des leaders de la plateforme des femmes engagées en politique. Les échanges ont porté sur le processus électoral en cours avec accent sur la participation des femmes, ainsi que sur le mandat de la MINUSCA y relatif.

Lors de cette rencontre, appuyée par ONU-Femmes, il a été largement question des modalités de dépôt des candidatures, des critères d’éligibilité et les documents nécessaires pour les candidats aux élections municipales et régionales.

L’initiative visait à partager les informations officielles sur les opérations électorales en cours, à renforcer la collaboration entre les représentants des partis politiques au niveau local, à mettre à leur disposition les documents officiels relatifs au processus électoral et enfin à échanger avec eux sur leurs préoccupations en matière électorale.

Les participants ont eu l’occasion de lever le voile sur des défis liés à l’organisation des élections dans une région affectée par les conflits et les déplacements de population.

Kofi Anzoua, de la Division des Affaires politiques de la MINUSCA, a rappelé que les séances de partage d’informations avec les représentants des partis politiques dans la préfecture sont essentielles pour favoriser, d’une part, la transparence et la communication entre les acteurs politiques, et d’autre part, pour partager des informations sur le processus électoral et les réformes politiques relatives aux élections de décembre 2025.

« Ces séances permettent aux participants de partager leurs points de vue et d’enrichir le débat démocratique ; les informations partagées contribuent à une meilleure compréhension du processus politique et des décisions prises », a-t-il ajouté.

Les femmes présentes à cette rencontre ont été vivement encouragées, tour à tour, par Mumbere Zawadi Boyau, représentant d’ONU-Femmes, et Myriam Karangwa, coordinatrice de la Section de l’assistance électorale du sous-bureau de la MINUSCA à Obo, à participer davantage au processus électoral en cours, en faisant acte de candidature pour se faire élire et faire valoir leur voix dans les instances décisionnelles du pays.

« ONU-Femmes et la MINUSCA ont toujours encouragé la participation électorale des femmes et leur engagement dans la vie politique par le biais de l’assistance électorale. C’est la façon la plus sûre de rendre les élections inclusives et de garantir la place des femmes dans les instances décisionnelles », a martelé Mumbere Zawadi Boyau.

Cette journée d’échanges avec ces différents acteurs a également été marquée par le lancement de l’affichage des listes électorales définitives à Obo, ainsi que par l’ouverture du dépôt des candidatures pour les élections régionales et municipales.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Ressources Extractives: “La Côte D’ivoire se Positionnera Comme Le Premier Producteur Africain D’or Dans Cinq Ans”, Annonce Le Ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly

Source: Africa Press Organisation – French


Dans les cinq prochaines années, la Côte d’Ivoire se positionnera comme le premier producteur africain d’or, a annoncé le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le samedi 04 octobre 2025 à Sciences Po Paris.

Il prenait part à un panel organisé par la Fondation Afrique-France au cours de la deuxième édition de Africa Day, 
Ledit panel a eu pour thème: “Les mines africaines au cœur de la transition énergétique”.

“35% de la roche birimienne d’Afrique de l’Ouest, communément appelée roche verte et connue pour contenir de l’or, se trouve en Côte d’Ivoire”, a soutenu Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Ce, devant un parterre d’étudiants et d’acteurs du monde des affaires.

Le ministre qui a rappelé qu’en moins de dix ans, la production aurifère ivoirienne a été multipliée par cinq, a présenté la particularité du modèle ivoirien qui réside à 100% dans son approche entièrement tournée vers le secteur privé.

« L’État n’investit pas. Selon le code minier ivoirien, l’État accorde des permis de recherche, puis d’exploitation, en conservant une participation gratuite de 10 à 15% dans les projets. Le reste du financement étant levé par les opérateurs privés », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a insisté sur les conditions favorables du pays qui attirent les investisseurs. Notamment la stabilité politique et économique depuis plus de quinze ans, des infrastructures de qualité, un capital humain qualifié avec des géologues « de classe mondiale », et un accès garanti à l’électricité et aux réseaux routiers.

Il a souligné un environnement assez attractif et une fiscalité incitative avec un régime spécial pour les investissements dans le secteur minier, soulignant au passage l’efficacité administrative du pays : ‘Entre la découverte initiale et l’exploitation, c’est en moyenne moins de cinq ans pour exploiter une , contre dix à vingt ans dans les pays développés”.

Selon le ministre, toute cette politique s’inscrit dans la vision du Président Alassane Ouattara qui considère que “le moment est venu pour mettre à contribution les ressources extractives” afin de répondre aux besoins croissants de développement du pays.

En marge du panel, co-animé par Lawrence Dechambenoit (responsable des stratégies et des relations de Rio Tinto avec les gouvernements, les décideurs politiques et la société civile à l’échelle mondiale) et Valery Levkov (directrice mondiale du secteur énergie, métaux et mines et infrastructures durables à la SFI), Mamadou 
Sangafowa-Coulibaly a accordé plusieurs audiences. Notamment au PDG du Groupe Axian et aux étudiants ivoiriens de Sciences Po, HEC, Polytechnique et l’X.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Technip Energies nommé prestataire de services de l’année lors de African Energy Week (AEW) 2025

Source: Africa Press Organisation – French


La société d’ingénierie et de technologie Technip Energies a reçu le prix du « Prestataire de services de l’année » lors de la conférence African Energy Week (AEW) : Invest in African Energy 2025, en reconnaissance de l’excellence de ses services d’ingénierie et de sa contribution aux industries africaines du GNL et de la décarbonisation. Ce prix récompense le rôle joué par Technip Energies dans la réalisation de projets d’infrastructure complexes tout en respectant les normes les plus strictes en matière de sécurité, de qualité et de création de valeur locale. 

Parmi les dernières réalisations majeures de l’entreprise figure le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal, qui a atteint sa phase d’exploitation commerciale en juin 2025. Technip Energies a exécuté l’ensemble du cycle de vie du navire FPSO du projet, le premier du genre dans la région, marquant une étape importante pour la capacité d’exportation de gaz de l’Afrique de l’Ouest. Le FPSO, capable de traiter jusqu’à 500 millions de pieds cubes standard de gaz par jour, permet de produire 2,3 millions de tonnes de GNL par an. Le bureau de Technip Energies à Dakar a servi de centre local pour la formation et l’engagement des PME, renforçant ainsi l’engagement de l’entreprise en faveur du potentiel local et du développement des compétences. 

Au Mozambique, Technip Energies continue de renforcer son leadership dans le secteur du GNL grâce à plusieurs projets phares. En tant que chef de file du consortium, l’entreprise a livré le Coral South FLNG, la première installation flottante de GNL en Afrique, qui a expédié sa première cargaison en décembre 2022. En 2024, Technip Energies et la société de services de construction d’infrastructures JGC Corporation ont remporté le contrat d’ingénierie et de conception préliminaires pour le projet Rovuma LNG, mené par le géant de l’énergie ExxonMobil. Conçu avec une technologie modulaire et électrique, le projet Rovuma LNG représente une étape importante vers une production de gaz à faible teneur en carbone. En juillet 2025, Technip Energies a également remporté un contrat majeur d’une valeur comprise entre 250 et 500 millions d’euros pour l’ingénierie préliminaire d’une nouvelle unité FLNG, qui devrait être l’extension de Coral North. 

« Technip Energies a démontré des capacités techniques et une fiabilité exceptionnelles dans le cadre de certains des projets énergétiques les plus ambitieux d’Afrique. Cette récompense reflète l’ampleur et la complexité des réalisations de Technip Energies à travers l’Afrique. Des projets tels que GTA et Coral South prouvent qu’il est possible de mettre en place en Afrique des infrastructures énergétiques de classe mondiale répondant aux normes internationales les plus élevées », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. 

En combinant innovation technique et forte orientation locale, Technip Energies continue de jouer un rôle déterminant dans l’avenir énergétique de l’Afrique. 

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et la République de Djibouti Signent un Accord de Financement de 90 Millions de Dollars US

Source: Africa Press Organisation – French

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) (www.ITFC-IDB.org), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), a signé un accord de crédit syndiqué de 90 millions de dollars américains en faveur de la République de Djibouti, avec la Société Internationale des Hydrocarbures de Djibouti (SIHD) comme agence d’exécution. 

L’accord a été signé entre M. Nazeem Noordali, Directeur des Opérations de l’ITFC, et S.E. Ilyas Moussa Dawaleh, Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie. Ce mécanisme renforcera la sécurité énergétique de Djibouti en permettant à la SIHD de remplir sa mission qui consiste à garantir l’approvisionnement en produits pétroliers raffinés. Ces produits sont essentiels à la production d’électricité et à la croissance de tous les secteurs de l’économie. En outre, cette initiative soutient le commerce intra-OCI en s’approvisionnant principalement en produits pétroliers auprès des pays membres de l’OCI et souligne la contribution de l’ITFC à la réalisation de l’ODD 7 des Nations Unies, « Énergie abordable pour tous ». 

Commentant la signature de l’accord, M. Nazeem Noordali, Directeur des Opérations de l’ITFC, a déclaré: « Le potentiel économique de Djibouti est étroitement lié à la performance de son secteur énergétique, et des investissements substantiels sont indispensables pour exploiter ce potentiel. L’ITFC réaffirme son engagement à soutenir la sécurité énergétique et la croissance durable de Djibouti grâce à ce nouveau mécanisme. Nous sommes heureux de renforcer notre partenariat de longue date avec Djibouti et de contribuer à renforcer la capacité de la SIHD à remplir avec succès sa mission qui consiste à garantir l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Nous restons déterminés à faire progresser le développement économique de Djibouti et continuerons à financer les projets qui ont le plus grand impact. » 

Depuis sa création en 2008, l’ITFC a octroyé un total de 1,7 milliard de dollars US à Djibouti, mettant un accent particulier sur le soutien à la SIHD et sur le renforcement du secteur énergétique du pays. La signature du protocole d’accord s’inscrit également dans le cadre de l’accord-cadre triennal de 600 millions de dollars US conclu entre l’ITFC et le gouvernement de Djibouti en mai 2023. Ces interventions reflètent l’engagement à long terme de l’ITFC en faveur du renforcement du développement économique et social de Djibouti. 

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À propos de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) :
La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) est un membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID). Elle a été créée dans le but premier de promouvoir le commerce entre les pays membres de l’OCI, ce qui contribuerait en fin de compte à l’objectif global d’amélioration des conditions socio-économiques des populations à travers le monde. Ayant commencé ses activités en janvier 2008, l’ITFC a fourni 80 milliards de dollars de financement aux pays membres de l’OCI, ce qui en fait le principal fournisseur de solutions commerciales pour les besoins de ces pays membres. Avec pour mission de devenir un catalyseur du développement du commerce pour les pays membres de l’OCI et au-delà, la Société aide les entités des pays membres à obtenir un meilleur accès au financement du commerce et leur fournit les outils nécessaires au renforcement des capacités liées au commerce, ce qui leur permettrait d’être compétitifs sur le marché mondial. 

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Une assurance credit renforcee pour la Banque Ouest Africaine de Developpement (BOAD) pour des financements accrus dans la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

Source: Africa Press Organisation – French


La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) (www.BOAD.org) annonce une étape majeure dans le renforcement de sa capacité de financement avec l’augmentation de la taille de sa police d’assurance-crédit souveraine de type portefeuille signée en juin 2023. Cette couverture souscrite auprès d’un pool d’assureurs privés de premier plan atteint désormais 297,6 milliards de FCFA (soit environ 454 millions d’Euros). Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan stratégique Djoliba, qui vise à optimiser la gestion des risques et à accroitre les financements en faveur des États membres de l’UEMOA. 

Cette évolution confirme la confiance renouvelée du marché de l’assurance-crédit dans la solidité des actifs de la Banque, tout en renforçant la résilience de son modèle de financement. 

La BOAD, bénéficiant du soutien d’assureurs notés entre A- et AA-, la BOAD améliore ainsi la notation moyenne de son portefeuille global de prêts, avec pour objectif d’influencer positivement son propre rating « investment grade ». 

Ce programme d’assurance-crédit, combiné à la titrisation, est un pilier de la stratégie de la BOAD en matière de distribution de risque et de rehaussement de crédit. Avec cette extension, le montant total des encours couverts par la Banque est d’environ 700 millions d’euros, soit 15 % de son portefeuille global de prêts. Cette dynamique témoigne de l’engagement de la BOAD à utiliser pleinement cet instrument pour optimiser la gestion de ses risques et accroître sa capacité de financement au profit de ses États membres. 

La taille de cette police atteste par ailleurs de la reconnaissance par le marché du statut robuste de créancier privilégié de la BOAD et de son rôle unique au sein de l’UEMOA. Elle consolide la capacité de la Banque à mobiliser des financements dans des conditions optimales pour ses États membres. Le Président Serge EKUE a déclaré « L’extension et l’augmentation de cette police d’assurance traduisent la confiance des marchés dans la solidité de nos actifs et dans la qualité de notre gestion. Ce mécanisme, qui rehausse notre profil de risque et celui de nos emprunteurs, nous permettra de lever des ressources aux meilleures conditions pour financer durablement le développement de nos États membres. Il s’agit d’un levier essentiel pour réaliser les ambitions du Plan Djoliba et renforcer le rôle de la BOAD comme catalyseur du développement de la région. » 

Distribué par APO Group pour Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

Pour plus d’informations :
Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) 
Département de la Communication et des Relations Publiques 
Tel: + 228 22 23 25 65 / +228 22 21 59 06 
WhatsApp: +228 99 99 32 15 
Fax: + 228 22 23 24 38 /  +228 22 21 52 67 
Email: boadsiege@boad.org
68 av de la Libération, B P 1172 Lomé, Togo

A propos de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) : 
La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) est l’institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Etablissement public à caractère international, la BOAD a pour objet, aux termes de l’Article 2 de ses statuts, « de promouvoir le développement équilibré des Etats membres et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest » en finançant des projets prioritaires de développement. Elle est accréditée auprès des trois mécanismes de financement de la finance climat (GEF, AF, GCF). Depuis 2009, la BOAD siège en tant qu’observateur à la CCNUCC et participe activement aux discussions relatives à la construction d’une architecture internationale de la finance climat. Elle abrite, depuis janvier 2013, le premier Centre régional de collaboration (CRC) sur le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) dont le but est d’apporter un soutien direct aux gouvernements, aux ONG et au secteur privé, pour l’identification et le développement de projets MDP. Depuis le 15 octobre 2023, la Banque coprésidait l’International Development Finance Club (IDFC), et en assure seule la Présidence depuis le 27 février 2025. Ce Club réunit 27 banques nationales, régionales et bilatérales de Développement du monde entier. https://www.BOAD.org/fr/

L’essor de l’« employé fantôme » : Quand les ex-employés ont toujours accès

Source: Africa Press Organisation – French

Imaginez un responsable marketing qui a quitté une entreprise il y a six mois, emportant son ordinateur portable personnel. Sur celui-ci, à l’insu de tous, se trouvait une connexion en cache à un lecteur cloud partagé contenant des propositions de clients sensibles et des stratégies de campagne – un accès qui a simplement été oublié lors du processus de départ. Des mois plus tard, l’ex-employé fait accidentellement glisser un dossier de ce lecteur partagé vers un stockage cloud personnel public, pensant qu’il s’agissait du sien. Le lien vers ces données involontairement exposées est alors découvert par un concurrent ou un courtier en données, entraînant une fuite massive d’informations propriétaires, des dommages importants à la réputation et une perte de confiance des clients. Cette négligence apparemment anodine peut se transformer en une crise d’entreprise dévastatrice. Bien que ce scénario soit un peu extrême, il n’est malheureusement pas farfelu dans le paysage numérique complexe d’aujourd’hui.

Lorsqu’un employé quitte une organisation, la plupart des dirigeants se concentrent sur la succession, les transferts et la paperasse des RH. Mais en coulisses, un autre risque passe souvent inaperçu : l’« employé fantôme ». Retenant l’accès aux systèmes de l’entreprise longtemps après leur départ, ces ex-membres du personnel posent une sérieuse menace de cybersécurité qui peut entraîner des violations de données, des pertes financières et des dommages à la réputation – même si tout le monde s’est séparé avec des sourires, des câlins et des pizzas.

Selon une étude récente (https://apo-opa.co/46SOBcD), 89 % des anciens employés conservent des identifiants valides, tandis que 45 % conservent l’accès à des données confidentielles après leur départ. Le plus troublant est que près de la moitié ont admis continuer à accéder aux systèmes de l’entreprise après leur départ.

« Le phénomène de l’employé fantôme est plus courant que beaucoup ne le réalisent, en particulier dans les organisations avec un fort taux de rotation du personnel ou des systèmes fragmentés et basés sur le cloud », affirme Anna Collard, SVP Content Strategy and Evangelist chez KnowBe4 Africa (www.KnowBe4.com).

Elle explique que cela passe souvent inaperçu car la gestion des accès a tendance à se concentrer davantage sur l’intégration que sur le départ. « Lorsque l’informatique et les RH fonctionnent en silos ou que l’accès n’est pas suivi de manière centralisée, il est facile d’oublier les identifiants, les comptes tiers ou les outils informatiques fantômes », commente Collard. « Cela ne devrait pas être considéré comme un simple problème technique ; c’est aussi un problème humain (https://apo-opa.co/3IwpyUX), où l’attention à l’hygiène numérique et aux processus fait défaut. »

Risques d’accès non autorisé

La menace des employés fantômes a été mise en évidence en 2023 lorsqu’une entreprise américaine a subi une fuite de données majeure attribuée à un ancien consultant informatique (https://apo-opa.co/46TXYc2) dont l’accès aux disques internes n’avait jamais été révoqué. L’incident a exposé des informations sur les clients et a entraîné un règlement à six chiffres (en dollars, qui plus est) en plus des pertes de contrats.

« Les risques sont sérieux et multiformes », déclare Collard. « Ils englobent le risque opérationnel, le risque de réputation et le risque financier. » En termes de risques opérationnels, elle explique que des droits d’accès obsolètes peuvent perturber les flux de travail, exposer des informations sensibles ou permettre des modifications non autorisées aux systèmes – même par inadvertance.

En ce qui concerne le risque de réputation, une violation de données causée par un ancien membre du personnel peut éroder la confiance des clients et nuire à la crédibilité de la marque. « Les ex-employés avec des identifiants actifs peuvent intentionnellement ou non causer des violations de données, divulguer des informations sensibles, manipuler des systèmes internes ou usurper l’identité du personnel », dit-elle.

« Dans certains cas, des employés mécontents peuvent supprimer ou saboter des données critiques », précise-t-elle. « Même s’il n’y a pas d’intention malveillante, la simple présence d’identifiants actifs en dehors du contrôle d’une organisation crée des vulnérabilités que les acteurs de la menace peuvent exploiter, notamment par le biais du bourrage d’identifiants ou du phishing (https://apo-opa.co/46V077s). »

Le dernier risque pour les organisations concerne le risque financier. « Un accès non autorisé peut entraîner des amendes réglementaires, des frais juridiques (https://apo-opa.co/48iKWHK) et des pertes de revenus », dit-elle. La raison pour laquelle ces violations de sécurité se produisent est que de nombreuses organisations traitent le départ comme une « chose RH presque facultative », et non comme un événement de cybersécurité. « Elles ne parviennent pas à effectuer des audits d’accès approfondis ou retardent la révocation des identifiants sur tous les systèmes, en particulier les plateformes cloud, les outils de collaboration et les applications logicielles en tant que service (SaaS) non gérées », soutient Collard.

Pourquoi un processus de départ robuste est essentiel

Pour boucler la boucle et réduire la menace des employés fantômes, les organisations doivent mettre en place des processus de départ solides qui relient les RH et la cybersécurité. « Cela commence par un état d’esprit partagé : le départ doit être considéré comme un processus de sécurité collaboratif, et non comme une simple tâche administrative », commente-t-elle.

Une autre étape importante consiste à automatiser le déprovisionnement pour révoquer l’accès en temps réel. « L’intégration d’outils de gestion des identités et des accès (IAM) et l’implication des équipes de sécurité ou de risque dans la gouvernance du départ peuvent également aider », dit-elle. D’autres actions incluent la réalisation d’examens d’accès réguliers pour identifier les comptes dormants ou non autorisés et l’éducation des managers pour combler le fossé de l’informatique fantôme.

« Rendez les managers responsables de signaler tous les outils et systèmes utilisés par le personnel sortant et suivez les outils non officiels dans votre système de contrôle d’accès », recommande-t-elle. Le rapport HRM (https://apo-opa.co/46YnUn3) a également noté que l’utilisation de l’« IA fantôme » est une préoccupation croissante en Afrique, 46 % des organisations étant encore en train d’élaborer des politiques formelles en matière d’IA tandis que le personnel utilise de plus en plus l’IA générative à partir des réseaux de travail sans vérification des identifiants ou du partage d’informations. Ce manque de gouvernance autour des nouvelles technologies souligne davantage la nécessité de processus de départ robustes qui tiennent compte de toutes les formes d’accès, et pas seulement des systèmes traditionnels.

En conclusion, Collard soutient que les anciens employés ne devraient pas conserver les clés numériques du royaume de votre organisation. « Alors que le lieu de travail devient plus hybride et décentralisé, les organisations doivent repenser le départ comme un élément essentiel de l’hygiène de la cybersécurité », souligne-t-elle.

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FORUM D’INVESTISSEMENT – Le Sénégal parie sur le Forum Invest in Sénégal 2025 (Fii 2025) pour accélérer l’afflux de capitaux étrangers

Source: Africa Press Organisation – French

À l’heure où les flux d’investissements étrangers directs (IED) vers l’Afrique se redessinent, le Sénégal espère capter une part croissante de ces capitaux grâce au Forum Invest in Sénégal 2025 (Fii Sénégal 2025) (http://apo-opa.co/3KzxBkp), qui s’ouvre mardi à Diamniadio.

« Le Sénégal se positionne comme un carrefour entre l’Afrique et le reste du monde, une porte d’entrée pour attirer capitaux, technologies et expertises », explique Bakary Séga Bathily, Directeur Général de l’APIX, l’agence en charge de la promotion des investissements et des grands travaux.

Avec comme thème central « connecter les opportunités, bâtir l’avenir », l’événement, placé sous le haut patronage de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, entend mettre en avant un portefeuille de projets stratégiques dans trois secteurs clés :

Énergie : l’exploitation du gaz naturel de Yakaar-Teranga, combinée à des investissements dans le solaire et l’éolien, vise à faire du Sénégal un hub énergétique régional, à la fois exportateur et compétitif en coût d’électricité.

Infrastructures : le Port de Ndayane (1,2 milliard de dollars), le corridor Dakar-Bamako et les projets hydrauliques de grande envergure doivent renforcer la connectivité logistique et sécuriser l’approvisionnement en eau.

Numérique : le développement d’un cloud souverain, d’un centre national de données et le soutien à un écosystème de startups dans la fintech, l’IA et la cybersécurité cherchent à diversifier l’économie au-delà des secteurs traditionnels.

Avec une croissance attendue autour de 8,4 % en 2025, tirée par les premières exportations gazières, Dakar veut consolider sa réputation de destination stable et attractive pour les investisseurs.

Au-delà des projets, Dakar entend capitaliser sur ses atouts structurels : une stabilité politique reconnue, une position géographique stratégique donnant accès aux 400 millions de consommateurs de la CEDEAO, et un cadre réglementaire en mutation, avec le nouveau Code des investissements, le Startup Act, et un dispositif renforcé de partenariats public-privé.

« Fii Sénégal 2025 est plus qu’un forum : c’est un signal adressé aux marchés mondiaux. Le Sénégal veut se poser en acteur clé de la transformation africaine, avec pour boussole la transparence, l’innovation et la durabilité », rappelle M. Bathily

En 2024, le pays a attiré près de 3 milliards de dollars d’IED, principalement dans l’énergie et les infrastructures, selon les données officielles. Les autorités espèrent que l’édition 2025 du forum permettra de convertir davantage d’annonces en projets concrets et bancables.

Le programme complet est disponible sur le site www.FiiSenegal.sn.

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Jugement historique apporte enfin justice aux survivantes des violences sexuelles en temps de guerre en République Démocratique du Congo (RDC)

Source: Africa Press Organisation – French

Les défenseurs des droits des femmes ont salué une décision historique de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tenant la République Démocratique du Congo (RDC) responsable des violences sexuelles généralisées commises par ses forces armées.

Cette décision fait suite à la Communication 686/18 (http://apo-opa.co/46ULvoC), une affaire une affaire visant à obtenir justice  après les atrocités commises par des militaires congolais (http://apo-opa.co/4mJhfTv) le 1er janvier 2011 dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Ce jour-là, plus de 50 femmes furent violées, torturées et dégradées dans leurs foyers et communautés. Certaines furent tuées, des maisons pillées et détruites.

Pendant plus d’une décennie, ces femmes ont été privées de justice. Les procès militaires ont été sans cesse reportés, les membres des tribunaux ne se présentaient pas, et les autorités refusaient de tenir des audiences mobiles dans la localité des victimes, les excluant de fait du processus judiciaire.

L’Association des Femmes Avocates Défenseurs des Droits Humains, Equality Now et l’Institute for Human Rights and Development in Africa (IHRDA) ont porté une affaire dans le cadre de la Communication 686/18 devant la Commission africaine, laquelle a répondu en émettant des directives fermes et assorties de délais à l’égard de la RDC. Celles-ci incluent l’injonction faite à l’État de poursuivre et de sanctionner les responsables des atrocités dans un délai de six mois. Le gouvernement doit également identifier et indemniser les survivantes de viol et leur fournir des soins médicaux et psychologiques gratuits et adéquats.

Wivine Kavira de l’Association des Femmes Avocates Défenseurs des Droits Humains a souligné : « Nous saluons cette étape cruciale reconnaissant la violence sexuelle comme arme de guerre, et la puissance des mécanismes juridiques pour assurer vérité, responsabilité et changement. Cette décision donne aux survivantes ce qui leur a été refusé durant plus de dix ans : reconnaissance et voie vers la justice. »

« Ce n’est pas seulement une victoire juridique ; c’est une victoire morale et historique. Pour les 53 femmes congolaises que nous représentions, survivantes de viols, tortures sexuelles et violences inimaginables commises par l’armée nationale, ce jugement est une reconnaissance longtemps attendue des préjudices subis et de la défaillance de l’État à agir. »

Précédent juridique majeur pour les droits des femmes en temps de conflit

Dans ses conclusions, la Commission africaine a confirmé que la RDC a violé plusieurs articles de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et du Protocole à la Charte africaine relatif aux droits des femmes en Afrique, connu sous le nom de Protocole de Maputo (http://apo-opa.co/4pWXoTC). Ces articles protègent notamment les droits à la vie, à la dignité, à la santé, à la protection contre la torture et à l’autonomie reproductive.

De manière cruciale, la Commission a reconnu la nature genrée de la violence, soulignant que les attaques visaient spécifiquement à dégrader les femmes.

Cette décision démontre le pouvoir réel et transformateur des instruments juridiques africains lorsqu’ils sont appliqués. Le Protocole de Maputo, qui détaille des protections complètes des droits des femmes, a constitué un pilier central de l’argument juridique.

Par ce jugement, la Commission a non seulement affirmé les droits des femmes de Fizi, mais elle a aussi établi un précédent juridique plus large : les États qui ne préviennent, ne punissent ou ne réparent pas les violences basées sur le genre, surtout lorsqu’elles sont commises par des acteurs étatiques, violent des obligations juridiques contraignantes.

Les survivantes ont désormais droit à une indemnisation par le gouvernement de la RDC pour les dommages physiques, émotionnels et économiques subis. Pour les femmes ayant perdu leur maison, leur moyen de subsistance, leur santé et des proches à cause de la violence, les réparations offrent la possibilité de reconstruire leur vie et de restaurer la confiance dans le système judiciaire.

Esther Waweru, conseillère juridique principale chez Equality Now, explique : « Ce jugement est non seulement monumental pour les survivantes que nous représentions, mais il établit également un précédent juridique crucial pour le continent africain, notamment concernant le Protocole de Maputo. »

Une escalade inquiétante des violences sexuelles comme arme de guerre

La décision de la Commission intervient dans un contexte d’augmentation dramatique des violences sexuelles en RDC, où le viol est utilisé comme une tactique délibérée de conflit.

Début 2025, le groupe rebelle M23 a pris le contrôle de Goma et Bukavu, provoquant une vague d’attaques ciblant les civils, en particulier les femmes et les filles, en nombre effrayant. L’ UNICEF a rapporté que les enfants représentaient entre 35% et 45% (http://apo-opa.co/4mTzl5f) des près de 10 000 cas de viols et violences sexuelles rien que pour janvier et février 2025, ce qui signifie que durant la phase la plus intense des combats, un enfant était violé toutes les trente minutes.

Dans ce contexte, la décision de la Commission dépasse la condamnation des atrocités passées ; c’est un appel direct aux abus persistants et au silence ambiant. Elle dénonce l’échec des systèmes nationaux et exige que le gouvernement de la RDC agisse avec urgence et détermination.

Au-delà des compensations, les réparations ordonnées par la Commission africaine

Dans sa décision relative à la Communication 686/18, la Commission a ordonné à la RDC de présenter des excuses publiques dans la région affectée et d’intégrer la question des droits des femmes dans la formation des militaires, policiers et personnels judiciaires. Pour garantir transparence et responsabilité publiques, l’État doit également publier la décision dans un journal officiel national. En outre, la Commission a sommé la RDC de soumettre un rapport dans les 180 jours détaillant la mise en œuvre de la décision.

Ces exigences transforment le jugement d’un processus juridique clos en un véritable moment de vérité nationale, rendant impossible pour la RDC de contourner silencieusement ses obligations.

Collectivement, ces mesures forment un cadre global centré sur les survivantes, confrontant l’impunité enracinée et amorçant un chemin vers une justice véritable.

Dr Musa Kika, Directeur exécutif de l’IHRDA, précise : « Cette décision confirme que les organes africains des droits humains ne sont pas que symboliques, mais des outils efficaces de reddition de comptes pour les crimes basés sur le genre, en particulier ceux commis par des agents étatiques en période de conflit. »

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Accédez à notre rapport révolutionnaire sur le viol en Afrique qui analyse les lois sur les violences sexuelles et les pratiques d’application de la loi dans 47 pays africains, y compris la RDC : Obstacles à la justice: Le viol en Afrique : lois, pratiques et accès à la justice (http://apo-opa.co/3WuDT7n).

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Forum pour la résilience en Afrique 2025 : des dirigeants du développement plaident pour des infrastructures de qualité aux frontières pour faciliter la libre circulation des biens et des personnes

Source: Africa Press Organisation – French


La volonté politique de bâtir des infrastructures de qualité aux frontières, notamment la construction d’un seul poste de contrôle numérisé entre deux pays voisins, devrait permettre de faciliter la libre circulation des personnes et des biens et aider à fluidifier le commerce transfrontalier en Afrique. Cette idée a été exprimée, mercredi, par des panélistes lors de la sixième édition du Forum pour la résilience en Afrique (http://apo-opa.co/4mPrYfq), qui se tient du 1er au 3 octobre 2025 à Abidjan.

  « L’idéal est d’avoir un seul poste frontalier entre les pays. Si nous avons de telles infrastructures fortes, cela aidera à la facilitation du commerce », a déclaré Mohammed Abdiker, chef de cabinet de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

M. Abdiker qui faisait partie d’un panel réuni sur le thème « Intégration régionale et commerce : voies vers la paix », a pointé la volonté politique comme condition indispensable à toute réalisation dans ce domaine. « Nous devons travailler tous ensemble, plaider auprès de nos gouvernants sur l’importance des mouvements des biens et des personnes pour une gestion plus intégrée de nos frontières. Pas seulement pour les taxes douanières, mais aussi pour la science et la technologie », a-t-il appelé.

Il a expliqué que l’Organisation internationale pour les migrations avait travaillé sur le projet d’un seul poste entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. « Cela a fonctionné pendant un moment. Maintenant, nous avons commencé un autre projet du même genre, avec la Banque africaine de développement, entre la République centrafricaine et le Cameroun, ce qui améliore le commerce transfrontalier », a souligné M. Abdiker.

L’Union africaine a lancé en janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), pour accroître le commerce intra-africain, stimuler le développement inclusif et durable de l’industrie, de l’infrastructure et de l’agriculture. Au mois de janvier 2025, 49 pays avaient ratifié l’accord pour un marché de 1,3 milliard d’habitants. Le Groupe de la Banque africaine de développement soutient activement cette initiative à travers un financement de projets visant à établir des postes-frontières uniques, qui sont des centres de facilitation du commerce conçus pour simplifier et accélérer les procédures de dédouanement et de contrôles aux frontières entre les pays du continent. Le projet « One Stop Border Post » a notamment permis d’établir un  poste unique de contrôle entre la Tanzanie et le Kenya (http://apo-opa.co/4o9jyk5). Le Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque, a contribué à établir un poste de contrôle juxtaposé entre le Bénin et le Togo (http://apo-opa.co/4o8qMVx).

« En plus d’avoir un seul poste frontalier à chacune de nos frontières, il faudra une numérisation des services frontaliers, a noté Magdalene Dagoseh, ministre du Commerce et de l’Industrie du Libéria.  Avant d’ajouter : « C’est une solution pour contrôler non seulement le mouvement des populations, mais aussi des produits commerciaux. En digitalisant les différents points frontaliers, on parvient à lutter contre la corruption, on sait combien de personnes sont sorties ou entrées et cela évite d’autres problèmes. »

Ziad Hamoui, qui préside Borderless Alliance, une initiative des acteurs du secteur privé ouest-africain lancée en 2012, a appelé à impliquer la société civile dans la conception des politiques publiques afin d’avoir des solutions pour renforcer la circulation des personnes et des biens aux frontières. « Il y a le commerce formel, mais aussi le commerce informel, sans parler du commerce illicite et de la contrebande. Aujourd’hui, le volume d’échanges dans le commerce informel est plus élevé que celui du commerce formel. Alors si vous ne savez pas ce qu’il se passe aux frontières, vous ne saurez pas comment les gérer », a-t-affirmé.

Le Forum pour la résilience en Afrique, organisé tous les deux ans par le Groupe de la Banque africaine de développement rassemble des décideurs politiques et des praticiens du nexus humanitaire-développement-paix pour explorer des stratégies visant à intensifier les efforts de prévention et à stimuler les investissements favorables à la paix sur l’ensemble du continent.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).