La République centrafricaine ratifie le Protocole de Maputo, devenant ainsi le 46e État membre de l’Union africaine à s’engager pour la promotion des droits des femmes

Source: Africa Press Organisation – French

Dans le cadre d’une initiative louable visant à promouvoir l’égalité des sexes, la République centrafricaine (RCA) a officiellement ratifié le Protocole de Maputo (http://apo-opa.co/45AWRPn), devenant ainsi le 46e État membre de l’Union africaine à adhérer à ce traité africain novateur visant à protéger et à promouvoir les droits des femmes et des filles.

Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, communément appelé Protocole de Maputo, est l’un des cadres juridiques les plus complets au monde en matière de droits des femmes. Adopté en 2003 par l’Union africaine (UA), ce traité définit clairement les obligations des gouvernements africains en matière de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles, de garantie des droits reproductifs, d’élimination des pratiques néfastes telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines, et de promotion de la participation égale à la vie économique, politique et publique.

La situation des droits humains en RCA est alarmante, les femmes et les filles étant touchées de manière disproportionnée par les conflits, l’insécurité et la faiblesse de la gouvernance. Les communautés continuent d’être confrontées à des cycles de violence, de déplacements et des abus sexuels et sexistes généralisés, laissant souvent les survivantes sans justice ni soutien.

En déposant officiellement les instruments de ratification du Protocole le 29 juillet 2025 (http://apo-opa.co/4lK01VO), le gouvernement de la RCA a pris un engagement public fort en faveur de la fin de la discrimination légale à l’égard des femmes et des filles (discrimination basé sur genre). Cette étape importante reflète une volonté claire de renforcer les protections juridiques du pays, d’adopter et de mettre pleinement en œuvre des lois et des politiques visant à défendre les droits humains, et de forger un avenir où les femmes et les filles pourront vivre en sécurité, librement et dans l’égalité des chances.

Le Protocole de Maputo incarne la puissance du partenariat

La ratification du Protocole de Maputo par la CAR est une démonstration forte des progrès accomplis en matière d’égalité des sexes, en s’alignant sur la vision collective de l’UA en matière d’égalité, de justice et de dignité pour tous. À travers le continent, le Protocole a permis aux pays africains de réaliser des avancées juridiques et politiques méritoires, les gouvernements renforçant la protection des femmes et des filles en partenariat avec des organisations régionales et locales et des militants qui sont à l’origine de changements audacieux et transformateurs.

La décision louable prise par la RCA marque l’aboutissement d’efforts soutenus et fructueux de la part des acteurs de la société civile et des partenaires régionaux. Au cœur de cette réussite se trouve la SOAWR (www.SOAWR.org), un réseau de plus de 70 organisations de défense des droits des femmes basées dans 33 pays africains qui se consacrent à la promotion des droits des femmes et des filles en plaidant pour la ratification universelle du Protocole.

Le 25 juin 2025, une mission de ratification en RCA a été menée par deux membres de la coalition SOAWR, sous la direction de Jacques Bandji du Centre de conseil et d’information pour les femmes (WCIC), basé au Cameroun, et le Dr Tom Mulisa, de l’Initiative des Grands Lacs pour les droits de l’homme et le développement (GLIHD), basée au Rwanda.

Le gouvernement centrafricain s’est engagé à ratifier le Protocole lors de cette réunion de haut niveau. Plus de 40 participants ont participé  à cette réunion, parmi lesquels des représentants de la société civile, des partenaires au développement et des responsables gouvernementaux, dont le Dr Marthe Augustine Kirimat, ministre centrafricain de la Promotion du genre, la protection des femmes, de la famille et des enfants, cette réunion a joué un rôle essentiel dans la mise en place des bases d’un voyage de suivi fructueux en juillet avec une mission menée par la Commission de l’UA, dont faisait partie le SOAWR.

Maître Yveline Ntanfai, du WCIC, a déclaré : « Une collaboration efficace, qui dépend des personnes qui vous entourent, permet d’atteindre les objectifs fixés, comme dans le cas de la mission en RCA. Aujourd’hui, la République centrafricaine est fière d’être le 46e État membre de l’UA à ratifier le Protocole de Maputo. Cette étape importante est le résultat des efforts considérables déployés par les dirigeants gouvernementaux, les défenseurs des droits des femmes et les partenaires régionaux. Elle témoigne avec force de ce que nous pouvons accomplir grâce à la collaboration pour faire progresser les droits des femmes et des filles. »

Le Dr Mulisa a ajouté : « La mission en RCA a démontré la résilience et la force des femmes et des filles dans la défense de leurs droits. Elle a prouvé que la société civile peut efficacement mobiliser les institutions gouvernementales pour atteindre un objectif commun. Les organisations de défense des droits des femmes en République centrafricaine ont joué un rôle crucial, parlant d’une seule voix pour pousser l’État à se conformer à ses obligations et à soumettre les instruments de ratification. »

Défendre les droits juridiques des femmes à travers l’Afrique

Le Protocole de Maputo affirme explicitement le droit des femmes et des filles à vivre à l’abri de la violence, et les gouvernements africains sont tenus d’adopter des mesures législatives et politiques fortes pour prévenir et combattre toutes les formes de violence sexuelle et sexiste, garantir l’accès à la justice et traduire les auteurs en justice.

Au-delà de la réforme juridique, le Protocole impose la mise en place de services d’aide axés sur les survivants, notamment l’accès à l’aide juridique, et encourage l’éducation du public afin d’éliminer les pratiques néfastes et de lutter contre la discrimination. En outre, il encourage la coopération et la collaboration internationales en matière de recherche, de renforcement des capacités et d’échange de bonnes pratiques.

La puissance du Protocole est mise en évidence par Equality Now, membre fondateur et secrétariat de SOAWR, dans Breathing Life into the Maputo Protocol: Jurisprudence on the Rights of Women and Girls in Africa – 2nd Edition (http://apo-opa.co/45wGymA), un recueil de jurisprudence rédigé par les experts juridiques d’Equality Now qui illustre comment le Protocole est de plus en plus souvent invoqué dans les décisions des tribunaux nationaux et régionaux pour défendre les droits des femmes et des filles. Entre 2019 et 2024, les tribunaux de 11 pays africains ont appliqué le traité dans 26 jugements historiques, ce qui montre son importance croissante dans les litiges stratégiques qui créent des précédents juridiques.

Le Protocole de Maputo est essentiel pour protéger les droits des femmes et des filles

Cependant, les progrès réalisés par l’Afrique en matière de garantie des droits juridiques des femmes et des filles ne doivent pas être considérés comme acquis. Dans un contexte mondial marqué par une opposition croissante à l’égalité des sexes, qui se traduit par des tentatives d’abrogation des protections juridiques existantes – comme en Gambie, où des militants anti-droits ont saisi la Cour suprême gambienne afin de abroger la loi interdisant les mutilations génitales féminines (http://apo-opa.co/47ebCJc) –, il est plus important que jamais de consolider et de défendre les acquis.

Le Protocole constitue un rempart essentiel contre toute régression. En tant que cadre juridiquement contraignant visant à « garantir que les droits des femmes soient promus, réalisés et protégés afin de leur permettre de jouir pleinement de tous leurs droits humains », le traité fournit aux gouvernements une feuille de route claire pour mettre en place des protections juridiques solides, lutter contre la discrimination systémique et transformer l’aspiration à l’égalité des sexes en une réalité vécue.

Il est également essentiel de donner aux organisations de la société civile, aux praticiens du droit et aux victimes de violences sexuelles et sexistes les moyens de contester les lois préjudiciables, de résister au recul des droits et d’exiger que justice soit faite par le biais de mécanismes nationaux et régionaux.

À seulement cinq ans de l’échéance fixée pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, la ratification et la mise en œuvre intégrale du Protocole par tous les États membres de l’UA sont plus urgentes que jamais pour l’ODD 5 : parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

Il est impératif que chaque gouvernement africain prenne des mesures concrètes pour ratifier le traité et intégrer l’ensemble de ses dispositions dans la législation nationale. Cela doit se faire sans réserves (http://apo-opa.co/4mxnavN) qui permettent aux États de se soustraire à certains engagements spécifiques et, ce faisant, d’affaiblir les protections prévues par le traité.

Dans la pratique, les réserves peuvent porter atteinte aux droits fondamentaux de la personne, notamment en limitant l’accès aux soins de santé reproductive et en affaiblissant les protections contre le mariage des enfants, le viol conjugal et la discrimination sexuelle dans les lois familiales (http://apo-opa.co/45Op3gf) régissant le divorce, l’héritage, la garde des enfants et la nationalité.

« C’est un moment décisif pour l’Afrique », explique Esther Waweru, conseillère juridique principale chez Equality Now. « La ratification du Protocole de Maputo par la République centrafricaine envoie un message fort : les progrès en matière de droits des femmes se poursuivent. Mais cela ne doit pas s’arrêter là. Au cours des deux dernières décennies, le traité a permis d’importantes avancées juridiques à travers le continent. Cependant, des défis subsistent et des efforts soutenus sont nécessaires pour que ses promesses soient pleinement réalisées dans tous les pays africains. »

« Alors que nous célébrons la ratification du Protocole de Maputo par la République centrafricaine, nous gardons à l’esprit tous les États membres de l’Union africaine qui n’ont pas encore donné la priorité à la ratification, à l’intégration dans leur législation nationale et à la mise en œuvre du traité, laissant ainsi des millions de personnes sans la protection juridique complète à laquelle elles ont droit. Nous exhortons ces gouvernements à agir sans délai pour respecter leurs obligations au titre du Protocole et veiller à ce qu’aucune femme ou fille ne soit laissée pour compte, ni dans la loi, ni dans la pratique, ni dans les progrès réalisés. »

Distribué par APO Group pour Equality Now.

Pour toute autre demande médiatique , veuillez contacter :
Maithreyi Kamalanathan,
Coordinateur global des médias,
mkamalanathan@equalitynow.org,

À propos Equality Now :
Equality Now (www.EqualityNow.org) est une organisation mondiale de défense des droits humains qui se consacre à la mise en place des changements juridiques et systémiques nécessaires pour mettre fin à la discrimination à l’égard de toutes les femmes et filles, partout dans le monde. Depuis sa création en 1992, elle a contribué à la réforme de 120 lois discriminatoires à l’échelle mondiale, améliorant ainsi la vie de centaines de millions de femmes et de filles, de leurs communautés et de leurs nations, tant aujourd’hui que pour les générations à venir.

En collaboration avec des partenaires aux niveaux national, régional et mondial, Equality Now s’appuie sur une expertise juridique approfondie et un large éventail de perspectives sociales, politiques et culturelles pour continuer à montrer la voie en orientant, façonnant et stimulant les changements nécessaires à la réalisation d’une égalité durable entre les sexes, dans l’intérêt de tous.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.EqualityNow.org, Bluesky http://apo-opa.co/47dGPfp, Facebook https://apo-opa.co/45UvLSc, Instagram https://apo-opa.co/47dGUjd, et LinkedIn https://apo-opa.co/3JvBs1k.

À propos la Solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR) :
Créée en 2004, la Solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR) est une coalition de plus de 70 organisations œuvrant pour les droits des femmes dans 33 pays d’Afrique. SOAWR a été créée dans le but principal de plaider en faveur de la ratification, de l’intégration dans le droit national et de la mise en œuvre du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (le Protocole de Maputo), adopté il y a 22 ans.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.SOAWR.org, Twitter/X: https://apo-opa.co/4mx5aS9, Facebook: https://apo-opa.co/3HNDtFu, LinkedIn: https://apo-opa.co/46dtZfd, TikTok: https://apo-opa.co/3HSCx2C, Spotify: https://apo-opa.co/4mxm2Io

À propos Le Women’s Counselling and Information Centre (WCIC) :
Le Women’s Counselling and Information Centre (WCIC) est une ONG en voie de devenir, à but non lucratif, déclarée comme association à la préfecture du wouri le 03 mars 2005. WCIC s’inscrit dans le paysage assez varié des associations et ONG qui oeuvrent pour la protection et la promotion des droits des femmes au Cameroun.

WCIC est surtout un groupe de professionnelles volontaires qui ont accepté de partager leurs connaissances et aussi, de consacrer une partie de leur temps à l’encadrement juridique des femmes. Cette structure regroupe des juristes professionnelles, notamment des Avocates passionnées de la défense de la cause féminine.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://WomenCIC.wordpress.com/

Media files

Côte d’Ivoire – Classement Top University Rank 2025 : L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) progresse de 9 places en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French

L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) poursuit son ascension dans le paysage académique africain. Selon le classement 2025 du Top University Rank (TUR) publié par Research Analytics International, l’établissement de Yamoussoukro occupe désormais la 27ᵉ place au niveau continental, contre la 36ᵉ en 2024.

L’INP-HB conserve également son statut de 2e meilleure université francophone d’Afrique, confirmant son rôle de pôle d’excellence et d’innovation. Cette progression de 9 places en une seule année témoigne de la qualité croissante de son enseignement, de sa recherche et de son rayonnement sur la scène africaine.

On note par ailleurs l’entrée de deux établissements ivoiriens dans le classement 2025 : l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA), classée 114ᵉ en Afrique, et l’École Supérieure Africaine des TIC (ESATIC), positionnée au 146ᵉ rang continental.

En tête des universités francophones du continent, on retrouve désormais l’Université Mohammed VI Polytechnique, installée à la 23ᵉ place africaine. L’Université Mohammed VI, qui occupait ce rang l’an dernier, recule quant à elle à la 3ᵉ position francophone et à la 34ᵉ place continentale.

Le Top University Rank prend en compte 150 établissements africains, évalués selon trois critères majeurs : la qualité de l’enseignement, la production scientifique et l’impact sociétal.

Sa méthodologie met également en valeur des dimensions souvent négligées par d’autres classements, comme la contribution des établissements à leur environnement et leur capacité à former des étudiants actifs et impliqués. C’est d’ailleurs sur ce plan que l’INP-HB se distingue particulièrement avec une excellente note de 93,8 dans la catégorie « engagement des étudiants ». 

Cet indicateur tend à souligner la capacité de l’INP-HB à offrir un cadre stimulant pour l’épanouissement intellectuel et social des étudiants qui, en retour, ne sont pas de simples bénéficiaires d’un enseignement, mais des acteurs pleinement investis dans leur formation et dans leur communauté.

Au niveau global, c’est l’université britannique d’Oxford qui décroche la première place, suivie du Massachusetts Institute of Technology (MIT) puis de Harvard.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Media files

Côte d’Ivoire – Couverture Maladie Universelle (CMU) zero cotisation : Un pas décisif vers la santé pour tous en 2025

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le but de garantir l’accès aux soins de santé pour tous en Côte d’Ivoire, le gouvernement a franchi une nouvelle étape vers la santé universelle avec la mise en œuvre de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Grâce à ce dispositif, chaque citoyen peut désormais accéder gratuitement aux centres de santé publics, avec une carte qui prend en charge aussi bien les soins que les médicaments essentiels.

Pour accélérer l’adhésion et élargir la portée de ce programme, le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale a lancé, en mai 2025, la caravane « CMU Zéro Cotisation ». L’initiative, qui se déroule du 1er mai au 31 août, cible particulièrement les travailleurs du secteur informel. Elle leur offre la possibilité de bénéficier des prestations de la CMU sans aucune contribution financière durant toute la période.

Les avantages sont concrets et immédiats. Pendant cette phase, les patients n’ont aucune cotisation à régler. Dans les centres urbains, les soins sont couverts à 70 %, tandis que dans les zones rurales, la couverture est totale, atteignant 100 %. Ce dispositif constitue un soulagement considérable pour des millions de familles qui peinent souvent à supporter le coût des soins.

Au-delà de la gratuité, la caravane a une vocation pédagogique. Elle sillonne les localités pour sensibiliser, expliquer et guider les populations sur l’importance de la CMU. Ceux qui ne disposent pas encore de la carte peuvent l’obtenir directement auprès des équipes déployées, qui assurent l’enrôlement et délivrent les documents nécessaires.

Avec ce programme, l’État envoie un signal fort : la santé n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. En renforçant la solidarité nationale et en rapprochant les soins des citoyens, la « CMU Zéro Cotisation » se présente comme une étape décisive vers un système de santé plus équitable, où chacun, qu’il vive en ville ou en campagne, peut espérer un avenir mieux protégé.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Le Président Ndayishimiye a exercé son devoir civique sur la colline Musama

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République du Burundi Son Excellence Evariste Ndayishimiye, accompagné de Son Epouse, a voté ce lundi matin à Musama, sa colline natale de la province Gitega, dans le cadre des élections collinaires, accomplissant ainsi son devoir, un geste fort d’exemplarité citoyenne.

Dans son interview à la presse, le Président Ndayishimiye a rappelé que les élections collinaires sont simples à organiser, mais fondamentales pour la justice sociale. Pour lui,
Choisir de bons leaders, c’est prévenir les conflits à la base plutôt que de les gérer au sommet.

Il n’a pas manqué de souligner le peu d’engouement que les acteurs politiques ont manifesté dans les collinaires, l’expliquant par le fait que les acteurs politiques sont animés moins par le bien du peuple que par leurs propres intérêts: “ils s’agitent moins car l’enjeu matériel est ici moindre” a-t-il dit.

Aux inquiétudes de certains Burundais sur le choix écrasant en faveur d’un seul parti, le Numéro Un Burundais rappelle que lorsque les programmes sont identiques, le peuple choisit l’exécutant expérimenté au novice, pour éviter les tâtonnements du nouveau.

En attente des futurs scrutins, le Chef de l’Etat Burundais appelle les acteurs politiques à la sérénité et à l’indépendance économique, tout en rappelant que les Burundais se réservent le droit de se choisir des leaders à leur service et non en quête de pouvoir pour en profiter.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Les coupes américaines dans l’aide mettent sous pression les programmes de santé en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French

Les coupes budgétaires drastiques dans l’aide internationale au développement effectuées par le gouvernement américain vont continuer de mettre sous pression la santé mondiale, surtout dans les pays en développement, a affirmé lundi le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), relevant que ces coupes perturbent les systèmes de santé dans de nombreux pays.

Selon la dernière analyse de l’OMS, l’aide à la santé devrait diminuer de près de 40 % cette année par rapport à il y a seulement deux ans, soit 10 milliards de dollars en moins sur les 25 milliards alloués l’an dernier.

« Il ne s’agit pas d’un changement progressif, mais d’un véritable précipice », a averti, le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Dans son discours prononcé à l’ouverture de la 75e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique à Lusaka (Zambie), il s’est inquiété des conséquences sur le continent africain confronté à de « nombreux défis sanitaires ».

Reculs

Alors que la mortalité maternelle et infantile reste « élevée » dans de nombreux pays, les progrès dans la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose ont stagné et, dans certains cas, ont même reculé, Dans le même temps, le fardeau des maladies non transmissibles et des troubles mentaux ne cesse de s’alourdir.

« Chaque année, nous sommes confrontés à des urgences sanitaires causées par des épidémies, des conflits ou des phénomènes climatiques », a ajouté le Dr Tedros.

Pendant ce temps, « des médicaments vitaux restent stockés dans des entrepôts ». « Des professionnels de santé perdent leur emploi, des cliniques ferment leurs portes et des millions de personnes ne bénéficient plus de vaccinations ni de soins ».

Alors que plusieurs pays en développement traversent cette « période extrêmement difficile », l’OMS note que cette crise recèle également une « opportunité ». Une façon de rappeler que ces coupes budgétaires doivent être une occasion « de se libérer du joug de la dépendance à l’aide et d’entrer dans une nouvelle ère de souveraineté, d’autonomie et de solidarité ».

Taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées

« De nombreux dirigeants africains m’ont dit qu’ils étaient prêts à opérer cette transition. Beaucoup d’entre vous, ici présents, en fait. Et de nombreux pays ont pris des mesures », a d’ailleurs fait valoir le Dr Tedros.

A cet égard, le Ghana est l’un des nombreux pays qui prennent des mesures concrètes sur la voie de l’autonomie durable. Au début de cette année, son Parlement a supprimé le plafond limitant le montant des taxes affectées à l’Agence nationale d’assurance maladie. Cela se traduit par une hausse de 60 % du budget du régime national d’assurance maladie pour 2025.

Selon l’OMS, des taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées constituent un autre outil puissant pour générer des revenus et améliorer la santé. Au cours de la dernière décennie, le Botswana, le Cap-Vert, le Gabon, le Ghana, le Kenya, Maurice, le Nigéria et l’Afrique du Sud ont tous introduit de telles taxes.

Suppressions d’emplois à l’OMS

Ces derniers développements sur le continent africain surviennent alors que l’OMS est également confrontée à une situation financière très difficile.

En mai, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé le budget de 4,2 milliards de dollars pour l’exercice biennal 2026-2027, soit une baisse de plus de 20 % par rapport au budget initial proposé de 5,3 milliards de dollars.

Dans ces conditions, l’agence basée à Genève a mis en œuvre depuis février dernier une série de mesures d’économie, notamment une réduction significative des déplacements, qui devrait leur permettre d’économiser jusqu’à 190 millions de dollars cette année.

Parallèlement, l’OMS a entrepris un exercice de hiérarchisation des priorités. Cela s’est traduit par des « décisions difficiles mais nécessaires », comme la baisse de moitié de son équipe de direction, suivie d’une réduction significative du nombre de départements et de directeurs au siège à Genève.

L’agence a également proposé des plans de départs volontaires à la retraite et des départs anticipés. À ce stade, l’OMS prévoit environ 600 suppressions d’emplois au siège.

Distribué par APO Group pour UN News.

Media files

Plateforme d’Échanges et de Coordination sur la Gestion des Espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest (PECoGEF) : L’Ivoirien Diakalidia Konate elu Secretaire executif

Source: Africa Press Organisation – French


L’Ivoirien Diakalidia Konaté, Secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI), a été élu Secrétaire exécutif de la Plateforme d’Échanges et de Coordination sur la Gestion des Espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest (PECoGEF) par la quasi-majorité des membres du Comité Exécutif de ladite organisation. Les postes de Premier et Deuxième Secrétaires exécutifs Adjoints sont respectivement revenus aux responsables en charge des frontières du Ghana et du Bénin.

C’était au terme de la réunion annuelle de la PECoGEF tenue les 21 et 22 août 2025, à Cotonou, au Bénin.

Diakalidia Konaté qui a placé son mandat sous le signe de l’efficacité, de la solidarité et de la transformation des frontières en espaces de paix et de prospérité partagée, a traduit sa reconnaissance aux États membres pour leur confiance renouvelée. Non sans saluer les efforts de l’équipe sortante et réaffirmer le rôle stratégique de la PECoGEF dans la promotion de l’intégration régionale

Face aux défis persistants, notamment l’insécurité, la criminalité transfrontalière, les crises humanitaires, la faible connectivité et le déficit infrastructurel, il a plaidé pour une action concertée des États membres, un appui renforcé des partenaires techniques et financiers, et une écoute attentive des communautés frontalières.

Il faut noter qu’à la quasi-unanimité, la présidence du Conseil Directoire a été confiée au Coordonnateur de la Sécurité nationale de la Sierra Leone, Francis Langumba Keili. Il a succédé au Béninois Marcel Ayité BAGLO.

Cette réunion annuelle de la PECoGEF a enregistré la présence des représentants des structures nationales en charge de la gestion des frontières du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigéria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo. Y ont également pris part les représentants de la Commission de l’Union Africaine et de la Coopération allemande GIZ/PFUA (Programme Frontière de l’Union africaine) et des personnes ressources.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire – Inauguration du marché de proximité de Torla : Les bénéficiaires s’engagent a transformer cette infrastructure en un espace dynamique d’échanges et de prospérité

Source: Africa Press Organisation – French

Après les populations de Karakoro (Korhogo) et de Guinguereni (Boundiali), ce sont celles de Torla (Ouangolodougou) qui ont réceptionné avec une grande ferveur leur marché de proximité, le troisième de ce type dans le district autonome des Savanes. C’était le 22 août 2025, en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses, des cadres de la région, ainsi que du coordonnateur général du Programme social du gouvernement (Psgouv), Non Karna Coulibaly, et du 4ème vice-président du conseil régional de Tcho., Kidjofolo Zana Coulibaly.

“Le marché que nous inaugurons aujourd’hui n’appartient pas seulement à Torla, il appartient à toute la commune. C’est une victoire collective et une étape importante dans la marche vers une Côte d’Ivoire prospère, solidaire et unie. Je lance donc un appel à toutes les populations d’en prendre soin, de l’utiliser avec responsabilité afin qu’il profite pleinement aux générations futures et présente”, a déclaré Moussa Tounkara, maire de Ouangolodougou.

L’adresse du premier magistrat a été chaleureusement accueillie par une foule compacte, principalement composée de femmes et de jeunes, qui peinaient à dissimuler leur satisfaction. Dans cette veine, Evariste Meyliet, président du comité de gestion du marché de proximité de Torla, a rendu un hommage émouvant à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet d’envergure socio-économique. 

Pour lui, cette infrastructure sera un véritable espace dynamique d’échanges et de prospérité, avec un effet considérable sur la vie quotidienne des populations et la réduction des prix. “Avant la construction de cet édifice, nous faisions face à des défis concernant la collecte, le stockage et l’écoulement des produits vivriers. Grâce à ce marché de proximité, nous allons produire en plus grande quantité et améliorer l’accès aux produits alimentaires”, a-t-il souligné.

Djénéba Ouattara, présidente d’une coopérative spécialisée dans le maraîchage, s’est également réjouie de ce que ce nouveau marché de proximité sera”un lieu pour fidéliser des acheteurs qui y trouveront des produits frais, bien conservés dans des conditions hygiéniques satisfaisantes et à bon prix”.

Ténin Silué, qui est commerçante dans le domaine du manioc, a déclaré que ce marché de proximité, équipé de moyens logistiques appropriés, “réduira les pertes post-récolte et facilitera la commercialisation de nos produits vivriers”. 

Notons que ce projet de construction de marché de proximité s’inscrit dans l’objectif du gouvernement de renforcer la résilience de la chaîne de distribution des produits agricoles et d’améliorer les conditions de vie des acteurs.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Media files

Côte d’Ivoire – Autonomisation et epanouissement des femmes : le gouvernement reaffirme son engagement par des actions concretes

Source: Africa Press Organisation – French


Des textes de loi, des réformes, des initiatives, des fonds d’aide… l’engagement du gouvernement ivoirien à assurer la promotion et le plein épanouissement des femmes ne s’est jamais démenti. Mieux, il se confirme pour leur plus grande participation à la marche du pays.

« En ce qui concerne les femmes de Côte d’Ivoire, gardiennes de nos valeurs et moteurs silencieux de notre développement, la revalorisation des pensions, l’adoption du code de la famille régulant le mariage, la filiation et les successions ou encore les réformes sur la représentation dans les fonctions électives sont autant de mesures qui traduisent notre engagement en faveur de leur épanouissement.», a affirmé le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, dans son message à la nation le 6 août 2025, à l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance. A chaque prise de parole importante, le Président de la République, réaffirme le prix qu’il attache à la place et au rôle de la femme dans la construction d’une Côte d’Ivoire prospère, équitable et solidaire.

S’appuyant donc sur la Constitution, le pays a procédé à une révision de son dispositif de textes usuels. La Constitution ivoirienne (précisément ses articles 4, 36 et 37) consacre l’égalité homme-femme, protège la femme et la petite fille contre toutes formes de violences. Cette loi assure également la promotion de la femme dans les assemblées élues et la parité dans les administrations publiques et privées. La nouvelle loi N° 2019-570 du 26 juin 2019 relative au mariage a contribué à réduire les inégalités entre l’homme et la femme et à assurer la pleine protection de la famille. La loi N° 2019-573 du 26 juin 2019 relative aux successions qui réglemente notamment, les conditions d’ouverture de la succession, la procédure à suivre pour entrer en possession de son héritage et le partage des biens a permis d’améliorer la situation des femmes. Toutes les évolutions constatées ont été facilitées par la Loi fondamentale du 08 novembre 2016 qui marque une avancée historique et déterminante.

« …au-delà du cadre légal, nous avons œuvré à améliorer les conditions de vie de nos femmes et de nos filles », a relevé le Chef de l’Etat.

L’autonomisation est un volet prioritaire des actions en faveur des femmes. Plusieurs initiatives sont mises en œuvre pour y parvenir. Ainsi, depuis sa création, le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci), a bénéficié à plus de 420 000 femmes entrepreneures dans toutes les régions de notre pays. A côté du Fafci, initié par la Première dame, Dominique Ouattara, il y a de nombreux autres fonds. On peut citer le projet de gestion novatrice du Fonds national femme et développement du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant qui selon la ministre Nassénéba Touré a accompagné de 2020 à 2024, 4148 femmes dans la réalisation d’activités génératrices de revenus. Le dispositif des instituts de formation et d’éducation féminine (Ifef) dont le nombre est passé de 58 en 2011 à 145 en 2025 offrent une opportunité d’autonomisation de jeunes filles et aux femmes. On estime que 104 000 femmes et jeunes filles ont été formées dans les différentes régions entre 2020 et 2024. Il y a également le Programme des Filets sociaux qui a permis à des centaines de milliers de femmes de sortir de la pauvreté…

La volonté politique a permis de faire sauter de nombreux verrous permettant aux enfants d’accéder à tous les corps de métiers. Le 24 juillet 2025 lors de la remise d’attributs aux 499 nouveaux gendarmes commandos de la 22ème promotion. Elle comprenait 21 femmes dont trois officiers. La gendarmerie était restée fermée aux femmes jusqu’en 2015.

Et dans l’arène politique et à la tête des institutions, les femmes sont un peu plus visibles. …

Cette vision de l’égalité des chances prend sa source dans la scolarisation et le maintien des filles à l’école. Les indicateurs s’améliorent et les résultats des examens à grands tirages illustrent les performances des filles. Pour la session 2025, 498 963 candidats ont été déclarés admis au CEPE, on compte 249 838 filles et 249 125 garçons. Pour le Bepc 312 041 candidats ont été déclarés admis, 160 967 filles, contre 151 074 garçons. Le Baccalauréat a enregistré 133 518 candidats admis, 68 883 filles et 64 635 garçons.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Le Président Ndayishimiye a conclu avec succès sa mission au Japon

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République du Burundi Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE accompagné de la Première Dame Son Excellence Angeline Ndayishimiye est rentré le 24 août 2025 d’une mission riche en travail au Japon où il a représenté le Burundi à la 9e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui s’est tenue du 20 au 22 août 2025.

Dans un point de presse animé par le parte parole du Président Burundais, madame Gatoni Rosine Guilène a fait savoir que lors de la première session plénière consacrée à la paix et à la stabilité, co-présidée par le Burundi et le Japon, le Président Ndayishimiye a rappelé le rôle actif du Burundi dans la stabilisation de plusieurs pays africains, notamment la République Démocratique du Congo, le Centrafrique et la Somalie, soulignant que le Burundi demeure un acteur engagé dans la recherche de solutions durables.

L’ Envoyé Spécial de l’Union Africaine au Sahel et champion de l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, a partagé l’expérience de son pays tout en réaffirmant la volonté de l’Afrique de s’appuyer sur un partenariat solide avec le Japon pour valoriser ses ressources au service de l’égalité pour tous.

Le 1er Vice-Président de l’union Africaine Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE a également plaidé en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU afin de renforcer la représentativité et l’efficacité des institutions internationales.

En marge de la 9ème TICAD le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, reconnu comme « l’ami des jeunes du monde », a accordé une audience, à Yokohama, au Dr Révérend Ock Soo Park, fondateur de l’Organisation Internationale de la Jeunesse (IYF), originaire de la République de Corée; une rencontre qui s’inscrivait dans la volonté commune de renforcer la coopération en faveur de la jeunesse burundaise et qui a déjà initié divers projets en direction des jeunes Burundais.

Le Chef de l’État a salué ces initiatives et a invité l’IYF à collaborer étroitement avec le Programme d’Autonomisation Économique et d’Emploi des Jeunes (PAEEJ), afin de consolider les synergies et amplifier l’impact des actions déjà engagées.

Le Chef de l’État burundais s’est entretenu avec M. Akihiko Tanaka, Président de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), partenaire stratégique du Burundi. Les discussions ont porté sur l’appui de la JICA dans des secteurs prioritaires tels que les infrastructures, les transports et la santé.

Le Numéro Un burundais Son Excellence Evariste Ndayishimiye a également eu un déjeuner de travail avec une délégation de parlementaires japonais conduite par M. Daishiro Kamagiwa, Secrétaire général de la Ligue d’Amitié Parlementaire Japon–Union Africaine, mettant en avant les opportunités d’investissement offertes par le Burundi et insistant sur l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant dans des domaines tels que le tourisme, les infrastructures, l’éducation, la santé et l’agriculture, avec un accent particulier sur la promotion du riz de montagne et le développement de la pisciculture dans le lac Tanganyika.

Toujours selon le Porte Parole, le Président burundais a également rencontré ces homologués, tel est le cas de Son Excellence Faure Gnassingbé, Président du Conseil du Togo et Médiateur de l’Union africaine pour la RDC. Les deux personnalités ont échangé sur les perspectives de coopération bilatérale et se sont penchées sur les enjeux de paix et de sécurité dans la région, et en RDC.

Le Chef de l’État burundais Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Sahel, a eu un échange fructueux avec son homologue angolais, Président en exercice de l’Union Africaine, Son Excellence João Lourenço. Ils ont examiné la situation sécuritaire au Sahel et dans la région des Grands Lacs.

Le Président burundais, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a été reçu par le Premier Ministre japonais, Son Excellence Ishiba Shigeru, pays ami de longue date du Burundi. Les deux dirigeants ont salué l’excellence des relations bilatérales et exprimé leur volonté commune de les renforcer davantage.

Le Premier Ministre japonais s’est par ailleurs réjoui de la maturité socio-politique atteinte par le Burundi et a chaleureusement félicité le Chef de l’État pour ces avancées et s’est engagé à soutenir la vision 2040-2060.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Commémoration de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition (JISTNA) 2025 : Le Bénin réaffirme son engagement à concilier mémoire et avenir

Source: Africa Press Organisation – French

Le Bénin et sa diaspora, constituée d’un grand nombre d’Afro-descendants revenant sur la terre de leurs ancêtres, ont célébré le samedi 23 août 2025, à Ouidah, la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition (JISTNA). Cette année, l’évènement a été axé sur le thème : « Mémoire, résilience et avenir : honorer les victimes, construire pour demain ». 

Instituée par l’UNESCO et célébrée chaque 23 août, la JISTNA a, cette année, accueilli des chercheurs, des acteurs culturels porteurs de mémoire, venus non seulement du Bénin, mais également de la diaspora africaine et d’autres continents. Ensemble, ils ont partagé réflexions et témoignages concernant la mémoire des déportés, les survivances culturelles, ainsi que les initiatives commémoratives. 

La journée a été ponctuée par une conférence inaugurale, des présentations, des débats citoyens, des animations culturelles, ainsi qu’une marche silencieuse vers l’Arène culturelle de Ouidah. Ce moment fut accompagné d’un lâcher de colombes, d’une chaîne d’union, et s’est conclu par une cérémonie mémorable. 

« Chaque année, le Bénin, terre de cicatrices et de mémoire, se joint à cette commémoration, non pas seulement parce qu’elle est inscrite dans le calendrier mondial, mais parce que notre sol porte encore les stigmates de cette tragédie et que nos cœurs en gardent l’écho », a souligné le Ministre Jean-Michel ABIMBOLA. 

Pour le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, le thème choisi pour la commémoration de la JISTNA de cette année s’avère être une véritable boussole. Il nous enseigne que le souvenir n’est pas suffisant ; il est impératif de transmettre, de guérir et de bâtir. « La mémoire ne constitue pas uniquement une exigence morale ; elle est également une semence politique et culturelle », a-t-il affirmé. 

Dans cette dynamique, le Ministre ABIMBOLA a rappelé les engagements forts et historiques pris par le Gouvernement béninois afin de faire perdurer cette mémoire tout en l’inscrivant durablement dans l’avenir. Parmi ces engagements figure l’adoption d’une loi sur la nationalité au bénéfice des Afro-descendants, un geste fondateur marquant une main tendue au-delà des océans. Selon le Ministre ABIMBOLA, cette loi permet au Bénin d’ouvrir à ses fils et filles de la diaspora la possibilité de renouer juridiquement et symboliquement avec leurs ancêtres, d’y re-s’implanter et d’y bâtir un futur. 

« Oui, nous avons tout quitté, nous avons tout vendu en Martinique pour répondre à l’appel puissant de nos aïeux qui ont tant pleuré, qui ont tant crié pour retourner chez eux. C’est en leur honorable et précieux nom que nous sommes ici, sans regret », a déclaré Madame Akhsamiya MARTIAL, Présidente de l’Association Médiation Internationale pour les Réparations (MIR), en France et au Bénin. 

Parmi les initiatives notables du Gouvernement, on trouve la création, au cœur du Fort portugais de Ouidah, du Musée international de la mémoire de l’esclavage. Ce projet emblématique transformera ce lieu en un sanctuaire universel de mémoire, de recherche et de transmission. Le Ministre a également évoqué les efforts déployés par le Gouvernement du Bénin pour réhabiliter et moderniser le bateau mémoriel au sein du Musée de Ouidah, lequel retrace les étapes emblématiques de l’horreur de la traite négrière en passant par Zomaï, Zoungbodji, et le célèbre bateau de départ, offrant ainsi une restitution fidèle du navire négrier. Il a conclu en citant le Chef de l’État : « Il y a des choses que ni la parole ni l’écriture ne peuvent exprimer. Matérialiser ce qu’a été l’horreur de la traite des Noirs fera de chacun, génération après génération, le témoin de la cruauté humaine, mais aussi le gardien des valeurs humaines. » 

À travers ces projets structurants, le Bénin affirme sa détermination à établir un dialogue entre mémoire et avenir. « Mémoire pour reconnaître, comprendre et honorer. Avenir pour bâtir un monde de dignité, de justice et de fraternité », a conclu le Ministre ABIMBOLA. 

C’est avec fierté que Christian HOUÉTCHENOU, Maire de la ville historique de Ouidah, a invité les Afro-descendants à effectuer leur retour sur la terre de leurs aïeux afin de mener une vie épanouie et prospère, mettant ainsi en lumière les réalisations du Gouvernement du Président Patrice TALON en matière de promotion du patrimoine culturel et touristique. 

Ont également pris part à cette journée, le Préfet de l’Atlantique Jean-Claude CODJIA, le Pontife Dagbo HOUNON TOMADJLEHOUKPON II et plusieurs Autorités politico-administratives.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Media files