Le Président Ndayishimiye a reçu en audience un nouveau représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM)


Le Président de la République Son Excellence Evariste Ndayishimiye a reçu en audience vendredi au Palais de Gitega le nouveau Représentant du Programme AlimentaireMondial PAM en sigle, Jean Noël Gentile.

Leurs échanges portaient principalement sur leurs domaines d’intervention comprenant la sécurité alimentaire, la protection sociale, les chaînes de valeur agricoles, les cantines scolaires.

Ils ont également discuté sur la nécessité de répondre à l’afflux des réfugiés congolais qui ont fui la guerre qui sevit à l’Est de la RDC.

Ils ont en outre discuté sur la Vision d’un Burundi Émergent en 2040-Developpé en 2060.

Le Chef de l’Etat burundais a également reçu le Représentant Résident du PNUD Matthieu Ciowela qui venait présenter ses adieux au terme de son mandat. Il a été l’occasion de saluer le leadership du Président Burundais et souligner le bilan positif de la coopération entre le PNUD et Burundi.

L’autre personnalité venue adresser un message d’adieu à la fin de son mandat est l’ambassadeur du Kenya au Burundi Daniel Wambura.

Il a exprimé sa gratitude au peuple burundais pour son accueil chaleureux et a apprécié la qualité des relations bilatérales, laquelle se concrétise par les accords de coopération bilatérale et régionale conclus durant son mandat.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

République démocratique du Congo (RDC)-Rwanda : un accord de paix fragile, sous haute surveillance de Nations Unies (ONU)


Alors que les rebelles du M23 continuent de gagner du terrain en République démocratique du Congo, la signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, vendredi, a suscité un vif débat au Conseil de sécurité. Si l’envoyée de l’ONU en RDC, Bintou Keïta, a salué une « avancée significative », les déclarations des deux pays concernés révèlent de profondes lignes de fracture.

Depuis le début de l’année, l’est de la République démocratique du Congo (RDC) vit une nouvelle escalade de violence. Le M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, a lancé une offensive fulgurante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où il s’est emparé des grandes métropoles de Goma et Bukavu.

C’est dans ce contexte que la RDC et le Rwanda ont signé, à Washington, un accord de paix parrainé par les États-Unis et le Qatar. Coïncidence du calendrier, le Conseil de sécurité s’est réuni ce même jour pour faire le point sur la situation. La Représentante spéciale de l’ONU en RDC, Bintou Keïta, a salué ce texte comme « une avancée significative vers la fin du conflit », tout en appelant à préserver la cohésion nationale par « un climat de tolérance » et un dialogue inclusif.

Prenant la parole pour l’avant-dernière fois devant le Conseil avant la fin de son mandat, Mme Keïta a toutefois dressé un tableau sombre de la situation sur le terrain : violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, plus de 290 écoles détruites, 28 millions de personnes en insécurité alimentaire et 7 millions de déplacés internes. « Nous sommes à la fin juin, et le plan de réponse humanitaire n’est financé qu’à 11 % », a-t-elle alerté, appelant la communauté internationale à combler « un vide fatal ».

Un accord accueilli avec scepticisme à Kinshasa

La délégation congolaise, tout en saluant la médiation américaine et la signature de l’accord, a affiché une prudence teintée d’exaspération. Le chargé d’affaires Hippolyte Mfulu a dénoncé « la poursuite de l’agression rwandaise » sur le terrain et « les massacres des populations civiles, les viols des femmes et des jeunes filles, les recrutements forcés », commis selon lui par la coalition formée par l’armée rwandaise, le M23 et leur partenaire politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC). « Le Rwanda vient de signer (…) un accord dans lequel il s’engage à retirer, sans conditions préalables, toutes ses troupes du territoire de la RDC. Nous espérons que cette fois, les États-Unis sauront imposer au Rwanda des sanctions à la mesure de ses forfaitures, en cas de récidive », a-t-il lancé.

Le diplomate a également dénoncé la création d’une « administration parallèle » par les rebelles dans les zones occupées, en violation des résolutions du Conseil, tout en appelant à une enquête internationale sur les crimes commis à Goma et à Bukavu. À ses yeux, l’impunité reste « le carburant de la récidive ».

Kigali plaide la légitime défense

Face à ces accusations, l’ambassadeur du Rwanda, Martin Ngoga, a adopté un ton tout aussi ferme. Il a présenté l’accord signé comme une « percée » et salué la création d’un « mécanisme permanent de coordination sécuritaire conjointe », chargé notamment de superviser la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu issu des génocidaires de 1994, considéré comme la principale menace par Kigali.

« Dans la situation qui nous occupe, les mesures défensives [du Rwanda] sont directement liées à une menace bien connue du Conseil : les FDLR », a-t-il affirmé, rappelant que leur neutralisation figure dans vingt résolutions onusiennes adoptées depuis 2003. Le Rwanda, a-t-il martelé, « exercera toujours son droit et son devoir de légitime défense avec professionnalisme et promptitude ».

M. Ngoga a reproché à la MONUSCO, la mission de maintien de la paix en RDC, de « dramatiser » les actions rwandaises tout en « négligeant » celles des FDLR. Il a toutefois salué comme un signe d’ouverture la récente rencontre entre Mme Keïta et les chefs de l’AFC/M23 à Goma. « La MONUSCO ne pourra être efficace que si elle entretient la confiance de toutes les parties. Ses efforts doivent viser à appuyer toutes les initiatives susceptibles de favoriser la paix ».

Une transition à haut risque pour la MONUSCO

Sur le rôle de la mission onusienne, les positions divergent. Kinshasa appelle à une relance conditionnée du plan de retrait progressif de la MONUSCO, suspendu face à la dégradation de la situation sur le terrain. « Nous exhortons le Conseil à bien vouloir renforcer la MONUSCO pour une délivrance optimale d’un mandat supplémentaire », a toutefois indiqué M. Mfulu. À l’inverse, Kigali invite la Mission à « baisser le ton, à renoncer aux attaques publiques, et à se concentrer sur l’appui aux initiatives diplomatiques fragiles mais crédibles ».

Dans ce climat polarisé, Mme Keïta, qui dirrige la mission, a défendu une approche équilibrée. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées, elle a rappelé que la MONUSCO restait mobilisée pour soutenir les efforts de paix, « guidée par les décisions et la volonté de ce Conseil ».

Une région sous tension

Derrière les engagements de paix, la réalité des faits demeure incertaine. Les violations des droits humains se poursuivent, les lignes de front restent instables, et les perspectives de démobilisation du M23 n’ont pas encore été précisées. 

Pour Kinshasa, la mise en œuvre rapide et vérifiable de l’accord de Washington conditionnera la suite du processus. Pour Kigali, seule la reconnaissance des « revendications légitimes » de l’AFC/M23 en matière de droits civiques permettra de sortir durablement du cycle de violence.

L’ONU, entre ces deux récits, s’efforce de préserver une fragile voie diplomatique. Mais comme l’a rappelé l’ambassadeur du Rwanda en conclusion : « La véritable mesure de l’efficacité de ce Conseil ne réside pas dans le nombre de conflits qu’il a gérés, mais dans ceux qu’il a réellement résolus ».

Distribué par APO Group pour UN News.

Au Soudan, la guerre broie les civils et défie la communauté internationale


Hôpitaux bombardés, enfants amputés, mères en fuite. Du Darfour au Kordofan, le conflit qui ravage le Soudan depuis plus d’un an s’enlise, dans une indifférence croissante.

Vendredi, au siège des Nations Unies, le Conseil de sécurité s’est une nouvelle fois penché sur l’une des pires tragédies humanitaires contemporaines. Mais plus que les diplomates, ce sont les faits qui parlent : des lignes de front mouvantes, des drones dans le ciel, des barils explosifs largués sur des mosquées.

Né en avril 2023 d’une lutte de pouvoir entre l’armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo, ce conflit interne a entraîné le pays dans une spirale de violences et d’effondrement, à l’image de la famine, qui se propage à travers le pays depuis l’an dernier.

Des civils pris en étau

Martha Pobee, Sous-Secrétaire générale pour l’Afrique, a dressé devant le Conseil un constat glaçant. « Les lignes de front évoluent sans cesse, [et] les frappes aériennes, souvent indiscriminées, menées aussi bien par les forces armées soudanaises que par les Forces de soutien rapide, se multiplient », a-t-elle averti. 

Les combats se sont particulièrement intensifiés dans les régions du Kordofan, devenues l’« épicentre des affrontements », où des échanges de tirs d’artillerie se déroulent sur plusieurs fronts. El-Obeid, capitale du Kordofan du Nord et carrefour stratégique, est au cœur des tensions et pourrait, à tout moment, basculer dans les combats. « Trop de vies ont été perdues. Trop de traumatismes ont été infligés. Le risque d’un embrasement régional est trop élevé pour que ce conflit perdure », a lancé Mme Pobee.

Les sanctions peinent à infléchir le cours de la guerre

Dans ce paysage d’effondrement, Joonkook Hwang, ambassadeur de la République de Corée et président du comité créé par la résolution 1591 du Conseil, a rappelé les objectifs du dispositif onusien mis en place en 2005 : instaurer un embargo sur les armes, imposer des sanctions ciblées contre les fauteurs de guerre, et contribuer au rétablissement de la paix au Darfour. 

Ce régime, toujours en vigueur, vise à empêcher toute escalade militaire de la part des autorités comme des groupes armés. « Le Comité 1591 demeure résolu à coopérer avec l’ensemble des parties concernées afin d’atteindre [cet] objectif », a-t-il affirmé, à l’issue d’un bref bilan d’étape.

Désastre humanitaire

Mais c’est Shayna Lewis, de l’organisation américaine PAEMA pour la prévention et l’élimination des atrocités de masse, qui a bouleversé l’assemblée. Tout juste rentrée du pays, elle a raconté ce que peu de diplomates peuvent dire : le quotidien d’une guerre totale. « Une balle perdue a transpercé les murs de son domicile et lui a brisé la jambe. Elle me parlait, les os maintenus par des broches métalliques », dit-elle d’une fillette rencontrée à l’hôpital Al Nao, dans la région de Khartoum. 

Mme Lewis a évoqué les enfants mutilés par des restes d’explosifs, les « 16 viols d’enfants de moins de cinq ans, dont quatre nourrissons d’un an » recensés par l’UNICEF, les soignants épuisés, les hôpitaux transformés en cibles.

À l’hôpital Ahmed Gasim, également à proximité de la capitale, les Forces de soutien rapide ont « détruit le seul appareil IRM cardiaque du Soudan, arraché les câbles électriques, saboté les machines qu’elles ne pouvaient emporter, notamment les respirateurs pédiatriques ». Ailleurs, l’armée soudanaise larguent des barils incendiaires, frappent les marchés et les mosquées. « Toutes ces violations contre les civils doivent cesser immédiatement », martèle-t-elle.

Plus de quinze millions d’enfants ont besoin d’aide humanitaire. Un tiers souffre de malnutrition aiguë.

Un peuple debout

Pourtant, malgré le fracas des armes, une autre dynamique persiste : celle d’un peuple debout. Shayna Lewis voit dans la société soudanaise un sursaut, une résilience. « Leur rêve de paix, de justice et de liberté n’est pas un mythe. Il vit dans les rues du Soudan. Dans les hôpitaux publics, où des médecins continuent de soigner bénévolement leurs communautés malgré deux ans sans salaire ». Il vit dans les cuisines collectives, les réseaux d’entraide, et dans cette petite fille blessée, « qui rêve d’un foyer sûr, d’un retour à l’école, et d’un pays en paix ».

« Le Soudan porte une espérance – encore faut-il ouvrir les yeux et le cœur pour l’entendre ».

Distribué par APO Group pour UN News.

Le nouveau Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Congo présente ses lettres de créance au Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Étranger


Dr Vincent Dossou SODJINOU, nouveau Représentant Résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en République du Congo, a présenté ce vendredi 27 juin 2025 ses lettres de créance à Son Excellence Monsieur Jean-Claude GAKOSSO, Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Étranger.

Au cours de cette cérémonie officielle d’accréditation, le Ministre GAKOSSO a souhaité la bienvenue au Dr SODJINOU et l’a félicité pour sa nomination à ce poste stratégique. Il a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement de la République du Congo, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, à collaborer pleinement avec l’OMS pour le renforcement du système de santé national. Il a salué le rôle essentiel de l’OMS en tant que partenaire technique stratégique et a souligné l’importance d’un partenariat fondé sur le respect de la souveraineté nationale, des choix politiques et stratégiques du pays en matière de l’amélioration de l’état de santé et de bien-être des populations congolaises. Il a rappelé sa récente visite à Genève avec le Ministre de la Santé et de la Population pour discuter avec Directeur général de l’OMS des questions relatives à l’accord de siège du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Pour sa part, Dr Vincent SODJINOU a transmis au Ministre les salutations du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS, et du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Il a exprimé la reconnaissance de l’Organisation pour la qualité de la collaboration avec le gouvernement ainsi que sa joie et sa fierté de servir le Congo en tant que Représentant Résident de l’OMS. Il a réitéré la pleine disponibilité de l’Organisation à fournir une assistance technique renforcée, adaptée aux priorités stratégiques nationales, pour faire progresser les efforts vers la couverture sanitaire universelle.

Les échanges entre le Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais à l’Étranger et le Représentant de l’OMS au Congo ont permis de passer en revue les domaines prioritaires de coopération, notamment le passage à l’échelle des soins de santé primaires, le renforcement de la gouvernance du système de santé, la santé dans toutes les politiques, le soutien à la mise en œuvre de la politique nationale de la santé et du plan national de développement sanitaire.

Des sujets d’intérêt commun ont également été abordés, comme la gestion efficace de la crise financière actuelle que traverse l’OMS, l’importance de la mobilisation des ressources locales, la régularité des réunions de la commission mixte ainsi que le suivi des engagements régionaux et mondiaux du Congo dans le domaine de la santé.

Il convient de rappeler que Dr Vincent Dossou SODJINOU assurait les fonctions de Représentant par intérim de l’OMS au Congo depuis le 12 septembre 2024. Docteur en médecine et Docteur en santé publique, de nationalité béninoise, Dr SODJINOU cumule plus de 24 ans d’expérience dans la santé publique, notamment dans les domaines des soins de santé primaires, le renforcement des systèmes de santé, la gestion des urgences sanitaires et des services de santé, la planification stratégique et l’appui technique aux pays. Avant sa nomination, il exerçait au sein du Hub Régional des Urgences au Sénégal, avec une expertise reconnue dans l’appui aux systèmes de santé et à la réponse aux crises sanitaires.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO) – Republic of the Congo.

République Centrafricaine : Une armurerie aux normes internationales pour le 3e bataillon d’infanterie des Forces armées centrafricaines (FACA)

Le 26 juin 2025, l’Etat-major des Forces armées centrafricaines (FACA) a officiellement réceptionné le bâtiment de l’armurerie du troisième bataillon d’infanterie territoriale (BIT3), réhabilité et équipé par la MINUSCA à travers son programme de lutte antimines mis en œuvre par UNMAS.

La remise officielle a eu lieu en présence du Général de Division Arcadis Betibangui, sous-chef d’Etat-major en charge de la planification, représentant le chef d’état-major des FACA, ainsi que de Sophie Van Royen, cheffe du programme UNMAS en RCA, qui y représentait le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU.

Les travaux ont porté sur la rénovation complète du bâtiment, sa sécurisation conformément aux normes internationales en matière de stockage d’armes, ainsi que l’équipement de l’armurerie avec l’ensemble du matériel nécessaire pour une gestion sûre, sécurisée et efficace.

Grâce à cette nouvelle infrastructure, plus de 300 armes pourront désormais être stockées en toute sécurité au sein du BIT3, renforçant considérablement la gestion des armes et des munitions. « UNMAS a également formé quatre militaires de l’unité aux bonnes pratiques et procédures essentielles à une gestion professionnelle d’une armurerie. Nous continuerons à appuyer le BIT3 ainsi que les autres unités des FACA à travers des visites régulières d’assurance qualité, toujours en coordination avec la COMNAT », a précisé Sophie Van Royen.

A en croire le Général de Division Arcadis Betibangui, le nouvel ouvrage est une contribution significative. Et pour cause : « Nous avions un réel problème d’espace pour le stockage des armes. Parfois, elles étaient posées à même le sol dans certains bâtiments. Grâce à cette infrastructure, les armes seront désormais bien rangées et mieux contrôlées. Vous avez vu la documentation mise à notre disposition. La traçabilité, en un mot, va atteindre un niveau maximum ».

L’ensemble des travaux et des acquisitions ont été réalisés localement, en collaboration avec des entreprises et fabricants centrafricains contractés sur le marché national. La cérémonie s’est conclue par une démonstration d’usage du local, suivie de la remise officielle des clés et de la documentation par la cheffe de l’UNMAS.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Réhabilitation de l’Unité de Soins Mère Kangourou (USMK) de Bondoukou : une réponse concrète pour réduire la mortalité néonatale dans le Gontoungo


Les premières heures de vie d’un nouveau-né, en particulier pour les prématurés ou les bébés de faible poids, demeurent cruciales. La réhabilitation et l’équipement de l’Unité de Soins Mère Kangourou (USMK) de l’Établissement public hospitalier régional (EPHR) de Bondoukou constituent une solution tangible pour diminuer la mortalité néonatale dans la région du Gontougo, située au nord-est de la Côte d’Ivoire.

Mis en service le 12 juin 2025, le projet à Bondoukou se matérialise par la réhabilitation de l’espace dédié aux mères pour un meilleur confort et maintien, la fourniture de matériels anthropométriques et culinaires, de mobiliers médicaux, ainsi que d’équipements de néonatalogie adaptés, sans oublier la mise à disposition d’équipements audiovisuels pour l’éducation nutritionnelle des mères.

« La méthode Mère Kangourou constitue une alternative aux incubateurs. Elle offre des soins prometteurs, sauve la vie des nouveau-nés en les maintenant au chaud et près de leur mère », témoigne Salimata Timité, originaire de Bondoukou.

La réhabilitation et l’équipement de l’Unité de Soins Mère Kangourou de Bondoukou intègre la vision du gouvernement de renforcer la qualité des services de soins et de nutrition maternelle, tout en garantissant de meilleures conditions d’accueil pour les mères et leurs nouveau-nés. Elle s’inscrit, in fine, dans une dynamique nationale de lutte contre la malnutrition et la mortalité néonatale.

Les Soins Mère Kangourou, méthode innovante et à fort impact, ont prouvé leur efficacité, affichant un taux de survie élevé chez les nouveau-nés pris en charge dans les unités SMK. « Nous sommes fiers de l’ouverture de l’Unité de Soins Mère Kangourou de notre ville. Elle permettra aux prématurés de profiter de soins prometteurs et peu coûteux, avec un impact significatif sur leur développement », se réjoui Amah Hortense.  

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Digitalisation des actes de justice : l’effectivité du projet s’étend dans 11 nouvelles juridictions du pays


Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Jean Sansan Kambilé, a déclaré que la numérisation des actes judiciaires est désormais opérationnelle dans 11 nouvelles juridictions du pays, renforçant ainsi les deux juridictions de Yopougon et Dabou qui ont été les phases pilotes de ce projet. Il s’exprimait lors de la cérémonie d’extension de la plateforme e-justice, le 26 juin 2025 à Abidjan.

« Des expérimentations préalables ont été réalisées, non seulement sur la délivrance du certificat de nationalité, mais également sur celle du casier judiciaire, dans les juridictions pilotes de Yopougon et de Dabou. Cette phase pilote a permis d’ajuster les procédures et de valider les outils. Aujourd’hui, nous allons plus loin. Onze nouvelles juridictions rejoignent cette dynamique. Et demain, c’est l’ensemble du territoire judiciaire qui bénéficiera de cette avancée », a-t-il souligné.

Selon le Garde des Sceaux, l’extension de la plateforme e-justice est bien plus qu’un projet informatique. C’est le symbole d’un changement de culture, la traduction concrète de la volonté d’offrir au citoyen une justice plus accessible, plus rapide, plus moderne.

Jean Sansan Kambilé a relevé l’ambition claire du gouvernement de faire de la digitalisation un levier durable de performance pour toutes les juridictions. « A brève échéance, toutes les procédures judiciaires seront digitalisées », a-t-il assuré, indiquant que la digitalisation des actes de justice est nécessaire pour soulager les usagers du poids de démarches longues et incertaines. Elle permet également aux magistrats et aux greffiers de s’inscrire durablement dans l’utilisation des nouvelles technologies, pour rendre un service plus fiable.  

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

ORUN Studios dévoile son univers narratif immersif à Abidjan, en marge du Salon International du Contenu Audiovisuel (SICA) 2025

À l’occasion du Salon International du Contenu Audiovisuel (SICA), ORUN Studios (www.ORUN.Africa) a procédé à son lancement officiel au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan. Imaginé comme un studio panafricain de narration visuelle, d’animation et de création immersive, ORUN Studios entend redonner à l’Afrique le pouvoir de raconter ses mondes, avec ses formes, ses rythmes et ses symboles. 

Ce lancement constitue bien plus qu’une inauguration : c’est un manifeste. Celui d’un continent qui choisit de produire ses récits depuis l’intérieur, dans un langage contemporain, sans renier ses héritages. ORUN ouvre ainsi un nouvel espace narratif enraciné, audacieux et intergénérationnel. 

Le public est invité à découvrir pour la première fois l’univers d’ORUN, pensé comme un empire créatif articulé autour de sept royaumes symboliques, chacun incarnant une priorité essentielle pour l’Afrique : la santé, l’éducation, la culture, l’écologie, l’artisanat, l’économie circulaire et les infrastructures durables. 

À travers ces mondes, ORUN Studios pose les bases d’une mythologie contemporaine africaine, destinée à reconnecter les jeunes générations à leur mémoire vivante, dans un langage qu’elles comprennent – animation 3D, bande dessinée, design immersif – pour mieux construire l’avenir. 

Un lancement immersif, sensoriel et résolument panafricain 

Le point d’orgue de l’événement sera une installation immersive au sein d’un dôme géodésique de 6 mètres, pensé comme un portail audiovisuel vers les mondes d’ORUN.  

Mapping vidéo, spatialisation sonore, danse et narration visuelle s’y conjuguent pour offrir une expérience artistique à 360°. 

Le programme comprend également : 

  • des talks thématiques sur l’imaginaire africain contemporain, 
  • un challenge créatif panafricain autour de l’univers de ORUN, 
  • des rencontres B2B entre studios, créateurs, investisseurs et institutions, 
  • des interventions d’artistes, penseurs, influenceurs issus du continent et de la diaspora, 
  • ainsi que des immersions exclusives pour les médias. 

À l’occasion de son lancement au SICA, ORUN a eu le plaisir de collaborer avec Loza Maleombho — créatrice visionnaire engagée pour le développement du continent — pour imaginer la direction artistique de son stand. 

Une vision portée par l’autonomie et la transmission 

« ORUN Studios est une maison de récits pour une Afrique qui n’attend plus d’être racontée, mais qui prend la parole avec confiance. Notre ambition est de bâtir un pont entre les racines africaines et les technologies du futur. ORUN Studios ambitionne de soigner l’oubli par l’image : il parle à la jeunesse dans sa langue, pour qu’elle se souvienne, s’enracine, et s’élève », déclare Habyba Thiero, Fondatrice ORUN. 

Une initiative pilotée par Africa Currency Network (ACN) 

Orun est une initiative d’Africa Currency Network (ACN), un groupe stratégique d’experts panafricains engagé dans la transformation structurelle du continent, membre du Kigali International Financial Centre (KIFC). 

Fondé sur la conviction que l’Afrique doit bâtir ses propres systèmes, récits et talents, ACN conçoit des solutions durables dans les domaines de la finance, de la culture, de l’inclusion numérique et de l’éducation créative. 

Son approche repose sur trois piliers fondamentaux : l’inclusion financière, l’impact intergénérationnel et l’« internationalisation » de l’Afrique. 

À travers ces piliers interconnectés, Africa Currency Network imagine un continent financièrement autonome, culturellement vibrant et influent à l’échelle mondiale. En alliant stratégies économiques et affirmation culturelle, ACN crée un écosystème où les talents africains s’épanouissent et prennent le leadership, en reconnaissant  que la transformation nécessite des cadres sociaux, culturels et économiques solides, centrés sur l’agency africaine. 

Lieu : Sofitel Hôtel Ivoire – Abidjan, Côte d’Ivoire 
Dates : 26 – 28 juin 2025

Distribué par APO Group pour ORUN Studios.

Contact presse & confirmation de présence : 
contact@orun.africa
+225 05 00 54 68 68 

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Site officiel : www.ORUN.Africa 

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Djibouti : Notre pays n’aura de cesse de souscrire à l’éthique d’une souveraineté pleine et entière, indique le Président Guelleh


Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a fait cette déclaration dans son discours à la nation, à l’occasion de l’anniversaire de notre Fête d’Indépendance placée cette année aussi, comme l’accoutumée, sous le signe de l’unité et de la cohésion nationale.

Le défilé militaire, gigantesque parade alliant l’ensemble des forces armées et de sécurité de notre pays, n’a pas dérogé au principe d’ouvrir, sous l’autorité et l’impulsion directe du Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, la voie aux festivités les plus régaliennes, marquées du sceau de l’Etat, la Puissance publique, des rites et symboliques liés à la célébration de notre Souveraineté.

Intervenu tôt ce vendredi matin sur son site attitré, derrière le Camp Cheik Osman, l’édition 2025 du défilé militaire djiboutien a pris les contours d’un spectacle fourni, riche en couleurs où, des unités distinctes de nos forces de dissuasion et de protection se sont amplement relayé sur le terrain pour donner la pleine mesure de leurs aptitudes et capacités à faire valoir l’intégrité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national.

A travers la mise en scène également d’un arsenal guerre hautement performant dont des avions, ce défilé a surtout montré combien notre pays a tôt pris les dispositions nécessaires pour relever le défi d’une capacité dissuasive de plus en plus fondée sur une maitrise de technologies nouvelles et du maniement d’équipements de pointe.

A l’issue de ce défilé militaire, le Chef de l’Etat s’est, conformément à la tradition républicaine établie chez nous, rendu à l’esplanade du Palais du Peuple pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu.

Mais c’est sans doute le discours à la nation du Président de la République qui aura culminé, comme d’habitude, avec le point d’orgue des prestations officielles liés à la célébration de notre Fête nationale.

Dans cette intervention qu’il mit amplement à profit pour faire le point sur la situation de notre pays, le Président Guelleh a fait état de l’impératif de plus en plus assigné à Djibouti, au même titre que la plupart des nations du monde, à davantage faire dériver les moyens indispensables à son autonomie et essor économique au prolongement de ses dispositions intrinsèques.

« Partout, les pays et les peuples sont confrontés à des défis majeurs. Crise climatique, crise migratoire mais aussi insécurité, incertitude sur la croissance. », a déploré le Chef de l’Etat.

 « Cette situation de turbulence est à même de perturber les trajectoires de développement des pays dont les intérêts sont en connexion les uns par rapport aux autres », a, dans son élan, fait observer le Président de la République pour qui, la solution à ces défis d’un genre nouveau réside dans la capacité de notre pays à cadrer avec les vertus d’une résilience exceptionnelle.

« Nous devons faire face à ce contexte d’incertitude et de volatilité et protéger notre modèle social et économique », a suggéré le Chef de l’Etat pour qui « les difficultés du moment et les obstacles sur le chemin ne doivent pas ébranler la résilience de notre peuple ».

Le Chef de l’Etat a ensuite adjoint « l’innovation et la diversification de notre économie » à la gamme stratégique de recettes et de politiques à entériner dans notre pays dans l’optique de lui faire éviter les affres et conséquences de chocs à répétition caractérisant de plus en plus le marché international.

C’est à ce prix à ses yeux, et à juste titre d’ailleurs que notre pays cadrera avec les vertus d’une « souveraineté socialement inclusive et économiquement compétitive ».

Outre ce 1er volet sur les thématiques de fond à l’ordre du jour dans notre pays, le Président de la République a salué la mémoire de nos « héros et martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour nous libérer du joug colonial. »

« Notre Nation doit une dette de reconnaissance éternelle à ces hommes et à ces femmes tombées sur le champ d’honneur pour qu’advienne notre liberté et notre libération », a, à leur sujet, indiqué le Chef de l’Etat.

Il a, dans le droit fil, rendu un hommage tout aussi appuyé « à tous ceux et celles qui préservent et consolident cette unité, » et cité au 1er rang de cette catégorie de concitoyens devant susciter notre estime « nos forces de l’ordre et de sécurité…mais également tous les Djiboutiennes et les Djiboutiens qui, dans leurs actes et leurs manières d’être de tous les jours, continuent à construire et à perpétuer l’unité nationale. »

Le Président Guelleh a par ailleurs dédié un autre passage important de ce discours au soutien de notre nation à plusieurs pays frères en proie à d’insoutenables tragédies.

Le Soudan fait entre autres partie de ces nations sœurs pour lesquels le Président de la République eut justement une pensée fraternelle.

« Notre pays ne peut pas rester indifférent au conflit fratricide qui ravage le Soudan », a-t-il dit en substance, rappelant l’engagement sans cesse renouvelé de « la diplomatie djiboutienne dans le processus de réconciliation nationale » consenti à ce pays frère.

Le Président Guelleh adjoint naturellement aussi la Palestine à la liste des nations sœurs au sujet desquels la République de Djibouti s’assigne à un devoir constant de solidarité.

« Nous dénonçons avec forces les visées génocidaires à gaza », a, à ce propos, indiqué le Chef de l’Etat, exigeant un règlement définitif de la crise palestinienne qui, repose sur le principe « d’une solution à deux Etats » telle que définie par « la Résolution 181 des Nations unies dès 1947. »

Placée dans le faste et la grandeur, le 48ème anniversaire de notre Fête d’Indépendance nationale célébré également dans l’ensemble des régions de l’intérieur a donné lieu à un déchainement populaire de joie et de fierté où, les différentes composantes sociales, géographiques et culturelles de notre pays ont, à l’unisson, amplement relayé leur allégeance continue à la même communauté d’intérêts et leur volonté immuable de vivre ensemble.

Outre une foule immense venue de tous les quartiers de la capitale et des régions de l’intérieur, l’ensemble des membres du Gouvernement et du Parlement dont, le Premier Ministre M Abdoulkader Kamil Mohamed et le Président de l’Assemblée M Dileita Mohamed Dileita, ont pris part aux principales festivités officielles liées à la commémoration de notre Fête d’Indépendance nationale.

A noter par ailleurs la participation, très remarquée, à ces évènements de la Première Dame et Présidente de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes, Mme Kadra Mahamoud Haid, figure emblématique du paysage public djiboutien, icône à l’avant-garde des transformations positives du statut de la femme chez nous et, personnalité connue pour son engagement constant en faveur de l’unité et de la fraternité et cohésion nationale de notre pays et de notre peuple.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République de Djibouti.

Inscrire les radios communautaires dans la lutte contre la désinformation


43 journalistes-producteurs de radios communautaires, venus des provinces et de Bangui, ont participé les 24 et 25 juin 2025 à Bangui, à un atelier consacré à la maîtrise des outils de production de magazines citoyens, de lutte contre la désinformation et de promotion du dialogue communautaire. Organisé en partenariat avec le Réseau des Médias Communautaires de Centrafrique (RMCC), l’atelier est un volet du projet « Appui aux radios communautaires » de la MINUSCA dont l’objectif est de mieux impliquer ces radios dans les efforts de stabilisation de la RCA.

Deux jours durant, les participants se sont familiarisés avec les techniques journalistiques pour mieux traiter les informations relatives au processus politique et de paix, ainsi qu’à la promotion d’élections libres, transparentes et inclusives, avec un accent particulier sur la désinformation, la mésinformation et la mal information, mais aussi sur la promotion du dialogue communautaire. Des connaissances qu’ils ont ensuite mises en pratique dans les studios de Guira FM.

Le but est de permettre aux participants, une fois dans leurs rédactions respectives, de « pouvoir continuer à appuyer les communautés pour que l’information vraie, l’information vérifiée puisse être apportée aux communautés afin que ces dernières puissent prendre les bonnes décisions », a justifié Bessan Vickou, Chef de la Radio Guira FM.

À l’intention des journalistes-producteurs, le  Directeur des affaires politiques de la MINUSCA, Bertrand Njanja Fassu, souligne : « Les radios peuvent jouer un rôle crucial, particulièrement en cette année électorale, parce que l’objectif de tout le monde, c’est d’avoir une élection inclusive, apaisée et crédible. Et vous pouvez porter ce message !».

Les journalistes des radios communautaires ont aussi appris davantage sur l‘exécution du mandat de la Mission en faveur de la paix et la stabilité en RCA, notamment  sur les volets de la protection des civils, de l’appui aux processus politique et électoral, ainsi qu’à l’extension de l’autorité de l’État à travers le pays.

A en croire les participants, comme la rédactrice en chef à Radio Zoukpana de Berberati, Ornella Gbasso, ces nouvelles connaissances sont surtout synonymes de nouvelles résolutions. « A Radio Zoukpana, nous avons l’émission, « Angué na kétté kétté tènè » « Attention aux rumeurs », mais qui ne se réalisait pas dans les règles de l’art. Avec cette formation, on va redoubler d’efforts afin de permettre à la population d’écouter les vraies informations, en lieu et place des rumeurs ou fausses informations », a dit Mme Gbasso, selon qui des informations vérifiées sont un gage de paix.

Dans le cadre du projet « Appui aux radios communautaires », la MINUSCA apporte un soutien multiforme à 20 radios communautaires repartis à travers le pays.

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