République démocratique du Congo (RDC), dans le Nord-Kivu, la crise humanitaire s’aggrave à Walikale touchée par le conflit

Source: Africa Press Organisation – French


En mars et avril, l’intensification des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés — y compris le M23/AFC et diverses milices alliées des deux côtés — à Walikale, dans la province du Nord Kivu en République démocratique du Congo (RDC), a provoqué des déplacements massifs, une insécurité alimentaire croissante et une flambée alarmante de la malnutrition.

Du 1er janvier au 1er juin, les admissions à l’Hôpital Général de Référence de Walikale, où travaille MSF, ont augmenté de 6,7% par rapport à la même période l’an dernier. L’Unité Nutritionnelle Thérapeutique Intensive (UNTI) a vu ses admissions bondir de 41%, avec 12 décès d’enfants signalés en avril et 34 en mai. Le taux d’occupation des lits de l’hôpital a régulièrement dépassé 150 % au cours des derniers mois. Walikale est en proie à une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver. Pourtant fin 2024, la plupart des organisations internationales se sont retirées de Walikale en raison du manque de financements. Médecins Sans Frontières (MSF) est la seule organisation humanitaire internationale encore présente dans la région.

« Bien qu’un certain nombre d’ONG locales soient encore actives à Walikale, le retrait des organisations internationales rend plus difficile le soutien à un système de santé débordé et sous-équipé », explique Meaghan Hawes, coordinatrice de projet MSF à Walikale. « La situation actuelle n’est pas tenable à moyen ou long terme. Il y a urgence à un soutien et des ressources supplémentaires ».

Le conflit en cours pousse de nombreux travailleurs agricoles à chercher du travail dans les mines autour de la ville, entraînant une forte baisse de la production alimentaire locale, aggravant l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Depuis janvier, le prix de la farine de maïs a augmenté de 50%, celui des feuilles de manioc de 22%, celui du lait de 16% et celui de la viande de 9%, selon une analyse des prix du marché réalisée par MSF. 

Les chiffres de la mortalité liée à la malnutrition sont particulièrement préoccupants : au premier semestre 2025, les décès survenus dans les 24 premières heures de l’admission à l’UNTI ont augmenté de 88,9%, et ceux survenus entre 24 et 48 heures après l’admission ont bondi de 309% par rapport à la même période en 2024.

Ces chiffres signifient que de nombreux patients arrivent dans un état déjà critique. Ces retards dans l’accès aux soins d’urgence sont dûs à la flambée de violence qui a aggravé une situation déjà critique à Walikale, un désert médical où les habitants doivent parcourir de longues distances pour se rendre dans des centres de santé qui manquent souvent de ressources et de personnel, qui deviennent encore plus inaccessibles en raison de l’insécurité.

« De nombreux centres de santé de la région ont été pillés. Nous avons vu des structures complètement vides. Il y a des centres où même la balance servant à peser les enfants a été volée », rapporte Hawes. « On observe également des niveaux inquiétants d’absentéisme parmi le personnel de santé national, beaucoup n’étant pas rémunérés pendant de longues périodes ou ayant fui la violence. »

MSF soutient l’Hôpital Général de Référence de Walikale et un réseau de sept centres de santé plus petits, en mettant l’accent sur la nutrition, la pédiatrie et les soins prénataux. MSF gère aussi une clinique pour les survivants de violences sexuelles, incluant des services de santé mentale, et a mis en place des initiatives d’accès à l’eau, d’assainissement et d’hygiène, pour prévenir les épidémies telles que le choléra.

L’insécurité persistante dans la région expose les équipes MSF à des risques grandissants et complique fortement la logistique pour l’acheminement des fournitures médicales notamment. Depuis que la ville de Goma, capitale provinciale, est tombée aux mains du M23 en janvier, son aéroport demeure fermé. Les affrontements rendent également la route principale reliant Goma à Walikale impraticable. Dans ce contexte, MSF est contrainte de rediriger ses livraisons par le Rwanda et l’Ouganda, avant d’arriver en RDC via la province de l’Ituri et de rejoindre Walikale. Cet itinéraire long et complexe peut exiger plus de trois semaines de transit et augmente grandement les coûts.

« Les combats le long des principales routes terrestres limitent également notre capacité à mener des activités de proximité dans les environs de Walikale, ce qui entrave encore l’accès aux soins pour les communautés locales. Nous appelons tous les acteurs à faciliter le passage sécurisé du personnel et du matériel médicaux », a déclaré Natalia Torrent, cheffe de mission de MSF.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Le projet de pipeline en Afrique centrale prend de l’ampleur avec le retour du président du comité à African Energy Week (AEW) 2025

Source: Africa Press Organisation – French

Conformément à la vision de la conférence African Energy Week (AEW) : Investir dans les énergies africaines, qui vise à éliminer la pauvreté énergétique en Afrique d’ici 2030, Gabriel Mbaga Obiang Lima, président du Comité du partenariat stratégique et du fonds pour le réseau de pipelines en Afrique centrale (CAPS), sera de retour cette année en tant qu’intervenant. La participation de M. Lima intervient alors que le développement du CAPS, un réseau intégré d’infrastructures pétrolières et gazières en aval et en milieu de chaîne, progresse dans le but d’améliorer l’accès à l’énergie, de réduire les importations de carburant et de stimuler la croissance industrielle en Afrique centrale.

En juillet 2025, une étape importante a été franchie lorsque la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, l’Organisation des producteurs africains de pétrole (OPAP) et le Forum des entreprises et de l’énergie en Afrique centrale ont signé un protocole d’accord pour lancer une étude de faisabilité du CAPS. Ce protocole jette les bases de la participation de 11 pays d’Afrique centrale à l’évaluation de la viabilité du projet, de son impact régional et des contributions nationales. Le réseau de pipelines de 6 500 km renforcera la résilience et l’accessibilité financière du marché énergétique de l’Afrique centrale en optimisant l’exploitation, la valorisation locale et la distribution des ressources estimées de l’Afrique, soit 125,3 milliards de barils de pétrole brut et 620 000 milliards de pieds cubes de gaz.

Alors que l’APPO finalise cette année le lancement de la Banque africaine de l’énergie, dotée de plusieurs milliards de dollars, avec la Banque africaine d’import-export, la participation de l’organisation au protocole d’accord et son intérêt pour le CAPS tombent à point nommé. Le protocole d’accord renforce non seulement la collaboration régionale, mais positionne aussi stratégiquement le CAPS pour être présélectionné pour un financement par la nouvelle banque. En plus, avec 18 États membres de l’APPO producteurs de pétrole qui se concentrent sur l’accélération de l’exploitation des ressources en hydrocarbures, l’implication de l’organisation dans le CAPS représente une étape importante vers l’éradication de la pauvreté énergétique et le renforcement de la sécurité énergétique régionale. Le projet CAPS comprendra des pipelines de pétrole, de gaz et de GPL, des stations de pompage, des terminaux de stockage, des raffineries et des centrales électriques au gaz, qui contribueront tous à l’accès à l’énergie et à la transformation industrielle dans la région.

AEW : Invest in African Energies est la principale plateforme du continent pour mettre en relation des projets africains à fort impact tels que le CAPS avec des investisseurs internationaux. Sous le thème « Investir dans l’énergie africaine : positionner l’Afrique comme champion mondial de l’énergie », l’événement offre à Lima un lieu stratégique pour présenter les dernières avancées du CAPS, son calendrier de développement et son alignement sur le programme d’industrialisation plus large de l’Afrique. Avec un pipeline qui devrait s’étendre à plusieurs pays comme l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Rwanda et São Tomé-et-Príncipe, AEW : Invest in African Energies permet à Lima de s’engager directement avec les décideurs politiques et les parties prenantes essentielles à l’avancement de l’initiative.

« Alors que l’Afrique poursuit son programme « drill baby drill », il est essentiel de construire des infrastructures solides en aval et en milieu de chaîne pour l’enrichissement et la distribution de l’énergie locale », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Le projet CAPS, sous la direction de Lima, témoigne des progrès réalisés par l’Afrique pour combler ses lacunes en matière d’infrastructures. Des projets comme CAPS sont essentiels pour sortir 600 millions de personnes de la pauvreté énergétique et donner accès à une cuisine propre à plus de 900 millions de personnes. »

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

À propos de African Energy Week:
AEW : Invest in African Energies est la plateforme de choix pour les opérateurs de projets, les financiers, les fournisseurs de technologies et les gouvernements, et s’est imposée comme le lieu officiel pour signer des accords dans le domaine de l’énergie en Afrique. Rendez-vous sur www.AECWeek.com pour plus d’infos sur cet événement passionnant.

Media files

Côte d’Ivoire : le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux de la Banque africaine de développement appuie la mise en place d’une plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne

Source: Africa Press Organisation – French

Le Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) a officiellement lancé sa nouvelle plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne (DIGIAPE). Cette nouvelle plateforme permettra d’automatiser les processus opérationnels relatifs à la phase de souscription sur le marché primaire, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

La plateforme DIGIAPE est une innovation majeure dans la digitalisation des opérations de souscription sur le marché primaire tant sur le plan de la transparence que de la fiabilité dans l’allocation des titres. Elle permettra de dynamiser le marché financier régional ouest-africain le rendant ainsi plus compétitif avec une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations.

« La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique clé du développement du marché financier régional – comme en témoigne notre engagement de plus de deux milliards d’euros dans le secteur financier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à travers nos divers instruments depuis 2014 », a déclaré Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la Banque africaine de développement.

À travers un financement de 400 000 dollars américains provenant de son Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, la Banque a apporté un soutien technique au Dépositaire central/Banque de règlement pour concevoir, installer et opérationnaliser la plateforme DIGIAPE, renforcer les capacités du personnel dans la gestion de la plateforme et celles des parties prenantes du marché financier régional pour l’utilisation de la plateforme.

« Notre intervention s’inscrit dans la continuité du soutien de la Banque aux acteurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine, entamé depuis 2018 », a déclaré Akane Zoukpo Sanankoua, cheffe de la division du Développement des marchés de capitaux à la Banque africaine de développement. « Le soutien pour la mise en place de la plateforme DIGIAPE démontre à nouveau la capacité du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux à répondre de manière concrète et stratégique aux besoins des marchés africains en mutation », a-t-elle ajouté.

L’initiative DIGIAPE permettra notamment de réduire les délais de règlement ainsi qu’une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations, et de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs internationaux, et une meilleure flexibilité pour les émetteurs souverains.

« L’innovation technologique constitue aujourd’hui un puissant levier de transformation des marchés de capitaux. Dans un environnement en constante mutation, le dépositaire central/banque de règlement, à l’instar des autres dépositaires centraux de titres, se doit d’embrasser cette dynamique pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité, d’efficacité, de transparence et d’inclusion », a déclaré Birahim Diouf, directeur général du Dépositaire central/Banque de règlement de l’UMOA.

« DIGIAPE est une plateforme numérique conçue pour automatiser et sécuriser l’ensemble du processus de souscription lors des émissions par appel public à l’épargne sur le marché primaire. C’est une réponse concrète aux défis actuels, notamment en matière d’inclusion financière, de digitalisation des services financiers et de transparence du marché financier régional », a souligné M. Diouf.

Ibrahim Kalil Konaté, ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation a assisté à la cérémonie de lancement de la plateforme à laquelle ont également assisté, outre des représentants de la Banque, du Dépositaire central/Banque de règlement, de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA et des acteurs du marché financier.

Le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux a été créé en 2019 pour contribuer à l’intégration et la compétitivité des marchés de capitaux africains en accompagnant les réformes stratégiques, le renforcement des infrastructures de marchés, l’élargissement des bases d’investisseurs et le développement d’instruments innovants. Il bénéficie du soutien du ministère des Finances du Luxembourg, du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l’Agence suédoise de coopération internationale.

Le Dépositaire central/Banque de règlement est une institution financière spécialisée de l’UMOA dont le siège est basé à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il assure la centralisation de la conservation des valeurs mobilières pour ses adhérents, la bonne fin des opérations de règlement/livraison à la suite des transactions boursières ainsi que le paiement des évènements sur valeurs.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Romaric Ollo Hien
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

Media files

Le pouvoir de l’eau : le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement en Angola transforme des vies

Source: Africa Press Organisation – French

« Avant ce soutien, nous avions beaucoup de difficultés à avoir accès à l’eau. Nous allions la chercher à la rivière. C’était très loin et nous souffrions de nombreuses maladies. Mais maintenant que l’eau est accessible à tous, le choléra et les infections ont considérablement diminué, et j’en suis reconnaissante ». Ces mots de Clementina Artur soulignent l’impact réel de l’intervention transformatrice de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) dans la vie des populations, avec le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement, qui a débuté en 2015 et s’achèvera à fin 2025. 

Lorsque l’initiative de la Banque africaine de développement a atteint ces communautés en Angola, elle n’a pas seulement installé des infrastructures, elle a transformé la vie des communautés les plus vulnérables, ne laissant personne de côté. 

Quant à Isabel Sambovana, sa vie a complètement changé avec l’installation de latrines dans sa communauté (Sumbe). 

« Avant d’avoir des latrines, j’étais obligée d’aller dans l’herbe derrière le mur de ma maison. C’était très douloureux à cause de mon âge. Mais maintenant, j’ai des toilettes, et ça me facilite la vie. Avec les latrines ici dans le jardin, je n’ai plus besoin de me déplacer. J’ai plus de dignité », explique Isabel Sambovana. 

Avant cette installation, les membres de la communauté étaient obligés de déféquer à l’air libre, ce qui augmentait les maladies d’origine hydrique (choléra, diarrhée et paludisme). Mais aujourd’hui, grâce à un assainissement adéquat, les femmes ont retrouvé leur dignité et leur sécurité. 

Aujourd’hui, tout a changé, mieux, les latrines d’Isabel ont changé la vie des habitants. Elles ont incité la communauté à construire elle-même 301 latrines supplémentaires. 

Un projet qui s’intègre et se complète comme la vie 

Le projet qui s’achève en décembre 2025 après dix ans de mise en œuvre, a atteint des résultats remarquables. Sept entreprises de services publics soutenues par le projet ont réalisé plus de 59 008 raccordements à l’eau potable, touchant plus de 472 000 personnes. Sept entreprises de services publics ont été légalement constituées et ont bénéficié d’une assistance technique pour mettre en place une solide fonction de gestion financière et impliquer le secteur privé dans l’exploitation et la maintenance ; de même 179 kiosques à eau gérés par des femmes ont été installés dans des zones périurbaines. Trois nouveaux laboratoires de qualité de l’eau ont été construits dans trois provinces différentes (Cunene, Bengo et Sumbe) et 11 villes côtières ont élaboré leurs plans d’investissement en assainissement, parmi lesquelles trois sont passées à la phase d’investissement et cinq ont obtenu un engagement financier. Des plans directeurs ont été élaborés pour les capitales provinciales. Une stratégie d’inclusion sociale et de genre et un plan d’action pour le secteur ont été élaborés. Un programme de stage a été développé qui a permis à quelque 60 jeunes de se former et d’acquérir une expérience technique en gestion de projet, en ingénierie, en gestion financière, environnementale, sociale entre autres. 

« Ce projet est transformateur. Il vise à relever des défis cruciaux liés à la réforme institutionnelle, au développement des infrastructures et à l’amélioration des services sur une vaste zone géographique en Angola », a déclaré Eskendir Alemseged, chef du projet à la Banque africaine de développement. « Grâce à son approche globale, le projet a non seulement permis l’accès à l’eau potable à 472 000 personnes supplémentaires, mais a également amélioré les systèmes de prestation de services, ce qui a eu un impact positif sur près de 1,5 million de personnes », a-t-il poursuivi. Cette intervention à grande échelle a jeté les bases de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement plus résilients et plus équitables dans tout le pays, a-t-il ajouté. 

Autonomisation des femmes, transformation des communautés 

Pour des femmes comme Helena, le projet a apporté bien plus que de l’eau, des installations sanitaires et des infrastructures. Il a apporté indépendance financière et autonomisation. 

« J’ai commencé comme stagiaire et je suis maintenant responsable du département de microbiologie. Nous sommes quatre femmes et deux hommes, et le laboratoire a pour mission d’effectuer des analyses physiques, chimiques et microbiologiques de l’eau. Outre Sumbe, le laboratoire soutient également plusieurs municipalités du Kwanza Sul, comme Gabela et Porto Amboim, explique Helena Maindo, employée de la Kwanza Sul Public Water and Sanitation Company (EPASK). « Ce projet a profondément changé ma vie. Avant, j’étais au chômage, mais maintenant je travaille dans un domaine passionnant où j’acquiers chaque jour davantage de connaissances, ce qui est très gratifiant », explique-t-elle. 

Gilda Giza Rede, travaille avec dix autres stagiaires. Seule fille à travailler comme technicienne de maintenance électromécanique à la Station d’épuration des eaux usées de Sumbe (WWTP), elle a de grandes attentes pour le rôle qu’elle occupe et est impatiente d’apprendre : « Ce projet de station d’épuration de Sumbe aidera de nombreuses familles en matière de prévention des maladies et de gestion des eaux usées. Il permettra aux agriculteurs d’avoir accès à des engrais organiques », ajoute la jeune femme de 20 ans. 

L’eau, c’est la vie — et pour la Banque africaine de développement, ces mots constituent une indication significative sur la manière de continuer à avancer et d’améliorer la qualité de vie du peuple angolais. 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

Media files

Mont Boulgou : une richesse touristique de la région du Nakambé à découvrir

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre du lancement de la 3ᵉ édition de la Grande Saison du Tourisme Interne, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, monsieur Pingwendé Gilbert Ouédraogo et des membres du Gouvernement se sont rendus le 19 juillet 2025 sur le mont Boulgou. Un site naturel situé à Garango, dans la région du Nakambé.

À une trentaine de kilomètres de Tenkodogo, le mont Boulgou s’élève à environ 150 mètres d’altitude. Encore méconnu du grand public, ce site naturel offre une vue imprenable sur la ville de Garango et ses environs. Un site pris d’assaut par une forte délégation composée de membres du gouvernement, d’acteurs du secteur touristique et de nombreux jeunes venus de différentes localités.

Une expérience que le ministre P. Gilbert Ouédraogo a qualifiée d’inoubliable. « Nous avons voulu faire une expérience unique, celle de l’ascension du mont Boulgou. Je dois avouer que cela donne des frissons, cela donne à découvrir, et ce serait du regret si les Burkinabè ne viennent pas découvrir ce site », a-t-il déclaré, au sommet du mont Boulgou.

Pour P. Gilbert Ouédraogo, l’enjeu dépasse la simple excursion. La Grande Saison du Tourisme Interne vise à renforcer le lien entre les citoyens et leur patrimoine national. « L’objectif, c’est que chaque Burkinabè puisse, à travers cette saison, redécouvrir les merveilles que recèle notre pays et en tirer fierté », a-t-il ajouté.

La Grande Saison du Tourisme Interne est une occasion unique pour les Burkinabè de parcourir leur territoire, de valoriser les sites méconnus et de contribuer à soutenir une dynamique économique autour du tourisme.

Afin de soutenir l’initiative, près de 200 établissements d’hébergement se sont engagés à proposer des réductions allant jusqu’à 50 % durant toute la durée de la Grande Saison(Juillet-août 2025).

Distribué par APO Group pour Service d’Information du Gouvernement du Burkina Faso.

Madagascar prêt à accueillir le 45ᵉ Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre des préparatifs du 45ᵉ Sommet ordinaire de la SADC, qui se tiendra à Antananarivo du 3 au 18 août 2025, Madame Rasata Rafaravavitafika, Ministre des Affaires étrangères, a reçu ce jour en audience Dr Judith Kateera, Secrétaire exécutive adjointe de l’organisation.

À cette occasion, la Ministre a réaffirmé l’engagement total des autorités malagasy à garantir une organisation exemplaire, tant sur le plan logistique que sécuritaire. La visite conjointe effectuée au Centre de Commandement Opérationnel a permis de constater les avancées concrètes sur les dispositifs de transport, de sécurité et de coordination. La SADC a salué les efforts soutenus de Madagascar pour faire de ce Sommet un succès régional.

Une présidence placée sous le signe de l’ambition et du leadership

Ce sommet marquera un tournant symbolique pour Madagascar, alors que Son Excellence Monsieur Andry Rajoelina, Président de la République, s’apprête à assumer la présidence de la SADC à partir du mois d’août 2025. Une responsabilité régionale de haut niveau qui vient consacrer son leadership et la crédibilité de la Grande Île sur la scène africaine.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères, Madagascar.

Le ministre Diamantino Azevedo reçoit une médaille pour son leadership en matière de paix et d’énergie alors que l’Angola trace un avenir énergétique audacieux

Source: Africa Press Organisation – French

En reconnaissance d’une vie consacrée à la paix, au développement et à l’avancement de l’industrie pétrolière et gazière angolaise, Diamantino Pedro Azevedo, ministre des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, a reçu la Médaille commémorative du 50e anniversaire de l’indépendance nationale dans la catégorie Paix et développement, décernée par le président angolais João Lourenço. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) soutient pleinement l’honneur accordé au ministre Azevedo, dont le leadership visionnaire a ouvert une nouvelle ère d’investissement et de croissance dans le secteur énergétique angolais.

En tant que défenseur de la réussite énergétique de l’Afrique grâce à des réformes politiques, des réformes des infrastructures et des investissements mondiaux, l’AEC félicite le ministre Azevedo pour son programme audacieux visant à transformer l’Angola en une plaque tournante régionale du pétrole. Sous sa direction, le pays a lancé des initiatives qui changent la donne, notamment un programme d’investissement de 60 milliards de dollars dans l’amont, le déploiement d’une raffinerie en plusieurs phases, des réformes en matière d’octroi de licences et l’élaboration d’un prochain plan directeur pour le gaz (GMP).

Le leadership du ministre Azevedo a donné le coup d’envoi d’un programme de projets pour 2025-2028 qui devrait booster la production et accélérer le développement dans plusieurs secteurs. Parmi les initiatives clés, citons la raffinerie de Cabinda, qui devrait entrer en service en 2025 avec une capacité de 60 000 barils par jour, ainsi que le projet de développement intégré du hub ouest d’Agogo et le projet en eaux profondes de Kaminho, tous deux en bonne voie pour 2026 et 2028 respectivement. L’Angola fait aussi avancer son tout premier projet de gaz non associé via le New Gas Consortium, qui devrait démarrer en 2026. En même temps, l’exploration pionnière va commencer dans le bassin d’Etosha-Okavango, tandis que des compagnies pétrolières indépendantes cherchent de nouvelles opportunités dans le bassin onshore de Kwanza.

Ces développements sont soutenus par un nouvel appel d’offres en 2025, qui proposera 10 blocs offshore dans les bassins de Kwanza et Benguela, soulignant la volonté de l’Angola d’ouvrir de nouvelles zones et d’attirer de nouveaux investissements.

Depuis le lancement de son cycle d’octroi de licences de six ans en 2019, l’Angola a attribué 41 concessions à un ensemble de sociétés internationales et régionales. Parallèlement, de nouvelles opportunités dans des champs marginaux ont ouvert la porte à de petits opérateurs indépendants. Actuellement, cinq champs marginaux sont disponibles, avec des perspectives dans les blocs 4, 14, 15 et 18. Pour stimuler encore plus les investissements, le gouvernement a mis en place un programme d’offre permanente et lancé en 2024 l’Initiative pour la production supplémentaire, qui vise à encourager le réinvestissement dans les champs matures. Cette initiative porte déjà ses fruits, puisque le géant de l’énergie ExxonMobil a annoncé une nouvelle découverte dans le puits Likembe-01, la première dans le cadre de ce programme.

Alors que le pays s’efforce de diversifier son mix énergétique, l’AEC soutient fortement le lancement prochain du GMP angolais, une stratégie sur 30 ans qui vise à créer un marché gazier national compétitif. Le GMP devrait fournir une orientation politique claire aux investisseurs tout en reliant les projets en amont aux chaînes de valeur locales. Parallèlement, le ministre Azevedo mène également les efforts visant à prolonger la stratégie d’octroi de licences de l’Angola au-delà de 2026, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les développements frontaliers et onshore.

Alors que l’Angola accueillera la conférence Angola Oil & Gas 2025 à Luanda en septembre prochain, le ministre Azevedo prononcera un discours liminaire et participera à une table ronde de haut niveau, où il présentera la vision du gouvernement pour transformer l’Angola en une économie énergétique compétitive à l’échelle mondiale. Organisé à la veille du jubilé d’or du pays, cet événement explorera le rôle joué par le pétrole et le gaz au cours des cinq dernières décennies, tout en traçant un avenir défini par la certitude politique, l’innovation menée par les jeunes et les femmes, la croissance des infrastructures et l’intégration régionale.

« Le ministre Azevedo a toujours montré que le développement énergétique est une voie vers la paix, le progrès et la prospérité partagée. La Chambre considère cette médaille non seulement comme un honneur personnel, mais aussi comme un symbole de ce que le leadership énergétique peut accomplir lorsqu’il est lié au développement national. Nous félicitons le ministre Azevedo pour cette reconnaissance bien méritée et restons déterminés à travailler aux côtés de l’Angola pour construire les 50 prochaines années de succès dans le domaine des hydrocarbures », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Media files

République centrafricaine – Journée Nelson Mandela 2025 : Les droits des détenus à l’honneur

Source: Africa Press Organisation – French

Le 18 juillet 2025, la République centrafricaine, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, a célébré la Journée internationale Nelson Mandela, symbole universel de paix, de justice et de dignité humaine. À Bangui comme dans les préfectures, cette commémoration a été marquée par une série d’activités qui a débuté le 1ᵉʳ juillet au bénéfice des détenus, à l’initiative de l’Administration pénitentiaire nationale avec l’appui de la MINUSCA.

Ces activités comprennent des formations en entrepreneuriat, des cours d’alphabétisation, des consultations médicales gratuites, des tournois de football, des jeux de société, ainsi que des activités culturelles et éducatives, visant à promouvoir la dignité, l’inclusion et les droits humains au sein des établissements pénitentiaires.

À Bangui, les Maisons d’Arrêt et de correction de Bimbo et de Ngaragba ont servi de cadre pour des célébrations officielles en présence de plusieurs personnalités et pensionnaires.

Chef par intérim de l’Unité pénitentiaire de la MINUSCA, Luc Zogo Zina a souligné que la prison, lorsqu’elle respecte les normes nationales et internationales, peut devenir un lieu de transformation et de préparation à une réinsertion sociale réussie, et de réaffirmer le soutien de la Mission aux efforts nationaux. « C’est pourquoi nous continuerons à soutenir autant que possible les efforts des autorités pour améliorer les conditions de détention, renforcer la réinsertion sociale et garantir les droits fondamentaux des personnes détenues », a-t-il déclaré.

Un appui qui répond aux attentes des détenues, à en croire l’une d’elle : « Oui, les femmes de la Maison d’arrêt et de correction de Bimbo se sentent épanouies. Vous avez vu, on a commencé par l’alphabétisation. Il y a certaines femmes qui n’ont jamais mis les pieds à l’école (…) occasion pour elles d’apprendre. Il y a aussi eu des danses ».

« Les détenus, partie intégrante de la société »

À la Maison centrale de Bouar (Nana-Mambere), la célébration a réuni les autorités locales, les acteurs judiciaires, le personnel pénitentiaire, les représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que des membres de la société civile.

La préfète de la Nana-Mambere, Rita Mirabelle Saravendra, a présidé l’événement et rappelé que cette journée vise à promouvoir des conditions de détention humaines et  que les détenus font partie intégrante de la société. Elle a aussi insisté sur le potentiel et les droits de chaque détenu, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la paix, la justice et la cohésion sociale.

Des projets pour améliorer les conditions de détention

À Bria, dans la Haute-Kotto, la célébration s’est tenue sur l’esplanade de la Maison d’arrêt en présence d’une centaine d’invités, dont 35 détenus, qui ont exprimé le souhait de voir leurs conditions de détention s’améliorer. Occasion pour les officiels de visiter des projets agricoles et d’élevage à l’intérieur et autour du centre pénitentiaire. Les détenus ont aussi eu droit à divers dons de la MINUSCA, comprenant des postes radio afin de leur garantir un accès à l’information.

Encouragement le personnel à la rigueur professionnelle

Moment fort de la célébration à Paoua, dans la Lim-Pendé, soutenue par la MINUSCA, le surveillant Prince Héritier Tendouli Mbanga a été honoré pour son professionnalisme exemplaire. Très ému, celui-ci promet de s’investir davantage dans le travail bien fait en faveur des détenus et ainsi continuer à inspirer ses collègues.

Placée cette année sous le thème : « C’est encore entre nos mains de lutter contre la pauvreté et les inégalités », la Journée internationale Nelson Mandela a été l’occasion de réaffirmer un engagement collectif en faveur de conditions de détention plus humaines et respectueuses des standards internationaux.

La République centrafricaine compte actuellement 16 Maisons d’arrêt, dont trois à Bangui et treize dans les préfectures, accueillant 2 615 détenus majeurs (dont 73 femmes) et 53 mineurs.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Media files

Dans le Nord du Nigéria, Médecins sans frontières (MSF) développe de nouvelles approches de soin pour contrer les effets à long terme de la malnutrition

Source: Africa Press Organisation – French


La crise de la malnutrition s’aggrave dans le Nord du Nigeria. De janvier à mai 2025, MSF a admis 24 784 enfants souffrant de malnutrition sévère dans des hôpitaux  et 107 461 enfants dans des centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires dans cette région. Ces chiffres sont en augmentation constante. Au-delà de l’urgence vitale, il est impératif de contrer les effets dévastateurs à long terme de la malnutrition infantile. En effet, les enfants qui y survivent souffrent souvent de retards physiques et cognitifs qui peuvent entraîner des dommages irréversibles et durables jusqu’à l’âge adulte. C’est dans ce contexte de crise aiguë que les équipes MSF développent des approches innovantes d’offres de soins en s’attaquant à la fois aux besoins immédiats mais aussi aux conséquences à long terme graves sur le développement des enfants.

« La malnutrition n’est pas seulement une urgence à court terme, c’est un combat à vie pour de nombreux enfants », explique le Dr Jamila Shuaibu Bello, médecin MSF dans l’État de Kano, dans le nord du pays. « Elle affecte le développement du cerveau. Elle affaiblit le système immunitaire, ce qui rend les enfants plus vulnérables aux maladies transmissibles. Elle est également liée à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension. »

Certains de ces enfants ne franchissent pas les étapes clés du développement moteur comme la marche à quatre pattes à 8-10 mois ou la marche à 18 mois. La malnutrition chronique entraîne souvent un retard de croissance, qui nuit au développement mental, aux résultats scolaires et aux capacités cognitives. Ummul Khairun Mohammed, une patiente de deux ans, est soignée pour malnutrition aiguë sévère dans un centre d’alimentation thérapeutique soutenu par MSF à l’hôpital général de Maiyama, dans l’État de Kebbi. En raison des retards de développement causés par cette maladie, elle ne peut toujours pas marcher. 

Des milliers d’enfants sont ainsi pris en charge par les équipes de MSF dans le nord du Nigeria. Pendant plusieurs jours – parfois jusqu’à plusieurs semaines – ils reçoivent un traitement visant à les stabiliser, à traiter les complications médicales et à favoriser une prise de poids rapide. La plupart d’entre eux se rétablissent, mais si les problèmes de développement ne sont pas rapidement traités, les dommages peuvent être irréversibles. 

C’est pour contrer ces effets à long-terme que MSF a mis en place deux nouvelles approches de soin.

La première consiste à restaurer le mouvement. Avec le soutien de la Fondation MSF, nos équipes ont récemment lancé des programmes de physiothérapie pédiatrique dans les États de Kano et de Katsina, dans le nord-ouest du pays. Ces séances comprennent des exercices guidés, une thérapie basée sur le jeu et une formation pour les proches de l’enfant afin de continuer ces exercices à la maison. Fatima Abdulmajid, physiothérapeute MSF à Kano, explique : « Quand je suis arrivée, j’ai été choquée par la gravité des retards moteurs. En voyant les progrès des enfants semaine après semaine grâce à la stimulation motrice, je suis fière du travail que nous accomplissons. »

Les premiers résultats sont en effet très prometteurs. Les enfants ont retrouvé une partie de leurs fonctions motrices et franchi des étapes clés de leur développement. C’est le cas pour Usman Aliyu, 13 mois, qui a été traité pour malnutrition à l’hôpital Unguwa Uku de Kano avant de participer à des séances de physiothérapie. « Avant qu’Usman ne tombe malade, il pouvait ramper et se tenir debout. Mais il a perdu ces capacités à cause de la maladie », explique Aisha Aliyu, sa mère. « Les séances de kinésithérapie lui ont appris à se remettre debout et il fait maintenant des pas vers la marche. »

La seconde approche concerne la santé mentale sur laquelle la malnutrition a un fort impact. Les enfants sont plus susceptibles de développer de l’anxiété et de la dépression et leurs parents se sentent souvent impuissants et dépassés. Un soutien psychosocial a ainsi été mis en place par les équipes MSF dans plusieurs de ses projets de lutte contre la malnutrition dans les États de Zamfara, Bauchi, Sokoto, Borno, Kebbi, Kano et Katsina. 

« C’est une chose de traiter l’enfant médicalement, et c’en est une autre d’évaluer quels domaines du développement ont été affectés émotionnellement », explique Kauna Hope Bako, superviseur de la santé mentale de MSF à Bauchi. 

Les services comprennent la thérapie par le jeu, le conseil et l’éducation des soignants pour aider les familles à gérer les problèmes émotionnels et comportementaux.

L’intégration de la physiothérapie et du soutien à la santé mentale dans le traitement de la malnutrition marque une étape cruciale vers des soins pluridisciplinaires qui vont au-delà de la simple survie de l’enfant et prennent en compte la qualité de sa vie future.

La malnutrition est une urgence de santé publique au Nigeria. Selon l’UNICEF, trois millions d’enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère au Nigeria – contre 2,6 millions en 2024. Parmi eux,1,65 million se trouvent dans six États du Nord touchés par le conflit en cours au Nigeria. La crise persistante de la malnutrition dans le nord du Nigeria est due à une série de facteurs tels que l’inflation, l’insécurité alimentaire, l’insuffisance des infrastructures de soins de santé, les problèmes de sécurité persistants et les épidémies aggravées par une faible couverture vaccinale. En 2025, MSF a augmenté la capacité des lits d’hospitalisation, développé les centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires et recruté davantage de personnel. Les équipes ont renforcé également les activités de promotion de la santé dans plusieurs communautés, notamment l’éducation sur la manière de prévenir, de détecter et de traiter la malnutrition.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

République Démocratique du Congo – Épargner pour changer une vie : comment les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), transforment les communautés rurales au Tanganyika

Source: Africa Press Organisation – French

Dans les villages de Nyunzu et Kabalo, quelque chose de profond est en train de changer. Ce ne sont pas seulement des réunions d’épargne – ce sont des moments de transformation. Portées par les AVEC, des femmes et des hommes redessinent les contours de leur avenir.

Dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire, les conflits et la vulnérabilité économique, la résilience des communautés rurales en République démocratique du Congo (RDC) est plus que jamais une priorité. La FAO mise sur les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) comme levier de transformation sociale et économique, notamment dans la province du Tanganyika. Ce système d’épargne et de crédit, avec des taux d’intérêts réduits, propulsé par la FAO depuis plusieurs années, aide les communautés à créer ou mener des activités génératrices de revenu qui contribuent à renforcer leur autonomie financière.

Soutenues par la FAO, en partenariat avec le PAM dans le cadre du programme conjoint de résilience financé par la Norvège et la Suède, les AVEC permettent aux populations rurales de constituer une épargne collective et d’accéder à de petits crédits pour financer des activités génératrices de revenus. À ce jour, 350 AVEC ont été mises en place, regroupant 8 585 membres, dont près de 58 % de femmes. Au-delà de la finance solidaire, ces associations se sont révélées être un puissant moteur d’autonomisation économique, de cohésion sociale et de résilience communautaire. Généralement, elles se réunissent une à deux fois par semaine, pour apporter leur cotisation. L’engouement est perceptible et dans un contexte post-conflit, à la suite des affrontements intercommunautaires, cette mobilisation renforce la cohésion sociale au sein des AVEC.

Sidonia Kungwa Lupiya, présidente de l’AVEC Neema wa Mungu de Nyunzu, en témoigne : “ Quand j’ai intégré notre association j’étais ignorante. Aujourd’hui je sais comment épargner et prendre des crédits. Nous avons été formés sur le fonctionnement de l’AVEC et le crédit nous aide beaucoup dans notre groupe de développement et nous épargnons 1000 FC par personne que nous versons dans notre caisse“. Sidonia a pu lancer une activité de vente de poisson séché au marché local et entamer les travaux de construction de sa maison. Mais au-delà des gains économiques, elle souligne aussi l’impact social du groupe : discipline, transparence, gestion rigoureuse, entraide et dialogue entre communautés, y compris avec les Twa, autrefois marginalisés.

La mise en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) accroît l’autonomie économique et les revenus des adhérents.

Les AVEC, au cœur de l’autonomisation économique des femmes

Jolie Mukombwe Amunazo, membre de l’AVEC Maendeleo, partage une transformation personnelle remarquable. Réservée et timide à son arrivée, elle est aujourd’hui une femme confiante, capable de s’exprimer devant un groupe : “personnellement, depuis mon adhésion à l’AVEC, je peux affirmer que j’ai gagné en attention, en confiance, en épanouissement. A travers ma participation, j’ai réussi à vaincre ma timidité, je deviens de plus en plus audacieuse et dynamique. Il m’était difficile de lever pour m’exprimer devant un public, mais désormais, grâce à l’AVEC, c’est faisable”. 

Grâce à une formation en entrepreneuriat et en gestion d’AGR (activités génératrices de revenus), Jolie a contracté un premier prêt de 28 500 FC (environ 10 USD) pour démarrer une petite unité de production de savon. Elle vend chaque semaine entre 25 et 30 barres de savon, dégageant un bénéfice hebdomadaire de près de 70 000 FC, soit environ 25 USD. Ce revenu lui permet non seulement de subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi de planifier l’avenir avec plus de sérénité.

Les exemples se multiplient : production de beignets, vente de poisson, commerce de pagnes, fabrication de pain, petit élevage. Toutes ces activités ont vu le jour grâce aux prêts accordés par les AVEC. Et avec elles, une fierté nouvelle émerge, en particulier chez les femmes, qui ne dépendent plus de leurs maris pour faire face aux dépenses du ménage, et peuvent désormais scolariser leurs enfants, assurer la nourriture quotidienne et investir dans leur foyer. Pour beaucoup, cette autonomie redonne sens à leur place dans la société.

Leurs activités font vivre les villages et leur réussite est la preuve que les producteurs du Tanganyika, peuvent améliorer leurs conditions de vie et faire preuve de résilience lorsqu’ils ont accès aux ressources adaptées.

Un modèle qui fait la différence

Ce modèle fonctionne, et il change des vies. Aboubakar Bulaya Dieudonné, autre membre actif de l’AVEC Neema, raconte comment son engagement dans le groupe a permis de stabiliser son foyer. « Grâce à mes activités, j’ai résolu le problème alimentaire dans ma famille et j’ai pu scolariser mes enfants. Trois d’entre eux ont obtenu leur diplôme d’État secondaire », affirme-t-il avec fierté. Comme lui, des centaines de familles ont trouvé dans les AVEC un levier de stabilité durable.

“Grâce au même projet, nous avons également appris à économiser les fruits de vente de nos productions et à mieux les gérer à travers l’AVEC. Nous avons également appris à solliciter des prêts financiers à la caisse communautaire afin de réaliser des activités génératrices de revenus ”complète Aboubakar.

La portée de ces résultats est tangible. Collectivement les membres des AVEC ont pu épargner plus de 152,000 USD. Environ 98% d’entre eux ont accédé à des crédits totalisant plus de 105 000 USD, dont a peu près de 35 000 USD à Nyunzu et 70 000$ à Kabalo pour réaliser des activités génératrices de revenus. En moyenne, chaque ménage impliqué tire désormais un revenu hebdomadaire de 21,56 USD, soit une hausse de 35,3 % par rapport à 2023, et de 100 % en comparaison à l’année 2022. Cela a favorisé l’émancipation et l’amélioration des conditions d’existence pour un grand nombre de ménages affiliés aux AVEC.

Mais au-delà de l’impact économique, les AVEC jouent un rôle essentiel dans le processus de paix. Dans une région marquée par les affrontements passés entre communautés Twa et Bantu, ces associations deviennent des espaces de dialogue, de reconstruction du lien social et de valorisation des savoir-faire locaux. En favorisant l’inclusion, la transparence et l’engagement collectif, elles participent activement à renforcer la cohésion dans des zones encore fragiles.

L’expérience du Tanganyika prouve qu’avec des ressources adaptées, des formations ciblées et un accompagnement de proximité, les populations rurales sont non seulement capables de résister aux chocs, mais aussi de bâtir un développement inclusif et durable. Grâce aux efforts conjoints de la FAO, de la Norvège et de la Suède, les villages autrefois vulnérables deviennent peu à peu les acteurs de leur propre transformation.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO): Regional Office for Africa.

Media files