La Banque africaine de développement et ILX Management B.V. (ILX) finalisent leur première transaction conjointe dans le domaine des énergies renouvelables en Égypte

Source: Africa Press Organisation – French


Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et ILX Management B.V. (ILX) ont finalisé leur première transaction, marquant une étape importante dans leur partenariat visant à mobiliser des capitaux institutionnels européens pour des projets d’infrastructure respectueux du climat en Afrique.

ILX a investi 40 millions de dollars par le biais d’une participation au risque financée dans un prêt senior octroyé par la Banque africaine de développement, soutenant une société d’énergie renouvelable qui développe un projet d’énergie éolienne de 1,1 gigawatt en Égypte. Cet investissement fait partie d’un prêt de 140 millions de dollars accordé par le Groupe de la Banque.

Le Groupe de la Banque et ILX ont signé un accord de partenariat en 2023 afin d’accroître les investissements et de stimuler la mobilisation de capitaux d’investisseurs institutionnels pour les objectifs de développement durable et les projets du secteur privé portant notamment sur le climat dans les pays membres régionaux du Groupe de la Banque.

Ce projet, classé comme financement de l’atténuation du changement climatique dans le cadre du financement climatique de la Banque africaine de développement, contribue directement à la réduction des émissions grâce à la production d’électricité à partir de sources renouvelables. Il soutient la transition énergétique de l’Égypte en s’attaquant aux contraintes d’approvisionnement en électricité liées aux pénuries de combustibles fossiles, en réduisant la dépendance au gaz naturel et au fioul lourd, en préservant les réserves de change par la limitation des importations de combustibles et en accroissant la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique national, conformément aux engagements du pays en matière de climat.

Cette première transaction illustre la mise en œuvre concrète du partenariat stratégique entre la Banque africaine de développement et ILX visant à accroître la participation des investisseurs institutionnels aux opérations du secteur privé non souverain, alignées sur l’Accord de Paris. Cette collaboration reflète le mandat du Groupe de la Banque, celui de mobiliser des capitaux privés pour le développement et l’action climatique, ainsi que la stratégie d’ILX, qui consiste à canaliser des capitaux des fonds de pension européens à long terme vers des investissements à fort impact, aux côtés de banques multilatérales de développement ayant une forte présence régionale et appliquant des normes environnementales, sociales et de gouvernance robustes.

Cet investissement contribue à la Stratégie décennale de la Banque africaine de développement et à la vision stratégique des Quatre points cardinaux de son président, Dr Sidi Ould Tah, notamment l’amélioration de l’accès aux capitaux, la construction d’infrastructures résilientes au climat et la réforme des institutions et systèmes financiers, tout en faisant progresser des objectifs climatiques plus larges grâce à des infrastructures énergétiques propres et à une croissance durable.

« Le secteur privé est un catalyseur indispensable de la croissance africaine ; sans son intégration, le développement durable et inclusif reste hors de portée. Par conséquent, la Banque africaine de développement donne la priorité à la mobilisation de l’investissement privé en tant que pilier essentiel pour combler les déficits de financement substantiels du continent », a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah.

« Cette première transaction avec ILX illustre la manière dont la Banque continue de mobiliser des capitaux institutionnels à long terme pour soutenir des infrastructures durables dans nos pays membres régionaux. En travaillant avec des partenaires tels qu’ILX, la Banque accélère la transition énergétique de l’Afrique tout en maintenant un fort impact sur le développement et des normes ESG (environnement, social, gouvernance) rigoureuses », a-t-il poursuivi.

« La finalisation de notre première transaction avec la Banque africaine de développement est une étape importante pour ILX. L’expertise régionale approfondie de la Banque en Afrique et son expérience avérée dans la structuration de projets à fort impact donnent aux investisseurs institutionnels la confiance nécessaire pour déployer des capitaux à grande échelle. Cet investissement démontre de quelle manière les partenariats de financement du développement peuvent mobiliser des fonds de pension pour soutenir la croissance liée au climat dans les marchés émergents et en Afrique en particulier », a déclaré Manfred Schepers, directeur général d’ILX.

Pour le ministre néerlandais du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, Sjoerd Sjoerdsma, « Cette transaction montre le pouvoir des institutions multilatérales et des partenariats. ILX et la Banque africaine de développement jettent des ponts, permettant aux investisseurs institutionnels d’intervenir et de débloquer des investissements à grande échelle. Ce projet renforce la sécurité énergétique et la résilience économique de l’Égypte, des éléments essentiels dans le contexte actuel. Les Pays-Bas, aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ont soutenu ILX lors de sa phase de démarrage et continuent de soutenir cette initiative. Nous félicitons la Banque africaine de développement et ILX d’avoir démontré que le financement du développement est une classe d’actifs évolutive, et nous nous réjouissons des nombreuses autres transactions à venir. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Groupe de la Banque africaine de développement :
Amba Mpoke-Bigg,
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org

ILX :
Guillaume Le Bris
g.lebris@ilxfund.com

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigeria. La Banque africaine de développement, présente dans 44 pays africains et disposant d’un bureau extérieur au Japon, contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Site internet : www.AfDB.org

À propos d’ILX Management B.V. (ILX) :
ILX est un gestionnaire d’actifs basé à Amsterdam, aux Pays-Bas, spécialisé dans les investissements en dette privée sur les marchés émergents et les économies en développement. ILX mobilise des fonds de pension à long terme en investissant dans des participations à des prêts octroyés par les banques multilatérales de développement et les principales institutions de financement du développement. ILX se concentre sur les investissements alignés sur les Objectifs de développement durable (ODD) et la lutte contre le changement climatique dans quatre secteurs prioritaires : l’accès à l’énergie et l’énergie propre, l’industrie et les infrastructures durables, la finance inclusive et la sécurité alimentaire.

Les fonds ILX sont soutenus par des investisseurs européens de premier plan dans le secteur des fonds de pension et proposent une stratégie de dette privée évolutive conçue pour générer des rendements attrayants ajustés au risque, ainsi qu’un impact mesurable sur le développement et le climat.

La Banque africaine de développement et le gouvernement italien signent un accord de cofinancement pour renforcer leur partenariat en faveur de secteurs clés en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


Le gouvernement italien par l’intermédiaire du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.com) ont signé un accord bilatéral de cofinancement renforçant leur partenariat stratégique pour investir dans des projets prioritaires dans des secteurs clés en Afrique : énergie, agriculture, eau, infrastructures et développement du capital humain.

L’accord a été signé à Washington D.C. par Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement et Giancarlo Giorgetti, ministre italien de l’Économie et des Finances. Il marque une étape importante dans la mise en œuvre du Plan Mattei de l’Italie pour l’Afrique et de la Stratégie décennale 2024-2033 du Groupe de la Banque, qui engage l’institution à intensifier ses investissements et sa mise en œuvre dans ses pays membres régionaux.

Aux termes de cet accord, jusqu’à 140 millions d’euros seront déployés parallèlement aux financements propres de la Banque, dont 100 millions d’euros sous forme de financements concessionnels et 40 millions d’euros sous forme de dons, qui proviendront respectivement des ressources existantes du Fonds renouvelable italien pour la coopération internationale au développement et à celles du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération pour le développement. Le Groupe de la Banque africaine de développement administrera ces ressources conformément à ses politiques, procédures et normes fiduciaires.

« Je salue la signature de cet accord de partenariat stratégique avec l’Italie, qui souligne l’excellente qualité de notre coopération bilatérale. Outre les ressources supplémentaires qu’il apporte à nos pays membres régionaux, cet accord marque l’aboutissement d’initiatives conjointes entre le Groupe de la Banque et l’Italie, en vue de relever les défis du développement en Afrique. Il est pleinement conforme à l’approche de cofinancement promue par les Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque africaine de développement et s’aligne sur la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) », a déclaré Dr Sidi Ould Tah.

La facilité bilatérale renforcera l’enveloppe de ressources et la capacité de cofinancement du Groupe de la Banque, permettant ainsi d’accroître les investissements alignés sur les priorités stratégiques de la Banque et ses Quatre points cardinaux, en particulier en ce qui concerne la mobilisation des capitaux, l’élargissement des partenariats et la promotion d’une croissance tirée par l’investissement. Il soutiendra également les efforts déployés pour relever les principaux défis du développement, notamment la création d’emplois, la sécurité alimentaire, la résilience au climat et l’accès à l’énergie.

L’accord complète les initiatives conjointes en cours entre l’Italie et le Groupe de la Banque africaine de développement dans le cadre du Plan Mattei, notamment la Facilité de financement du processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) et la Plateforme de croissance et de résilience pour l’Afrique (GRAf), renforçant ainsi davantage un cadre de partenariat global couvrant le financement des secteurs public et privé.

« Cet accord constitue une étape concrète dans la mise en œuvre du Plan Mattei et réaffirme l’engagement de l’Italie à bâtir des partenariats équitables et à long terme avec les pays africains. En collaborant avec la Banque africaine de développement, nous tirons parti d’un partenaire de confiance pour maximiser l’impact de nos ressources sur le développement et soutenir l’investissement durable dans des secteurs clés », a déclaré le ministre Giorgetti.

L’accord souligne l’engagement commun de l’Italie et du Groupe de la Banque africaine de développement à promouvoir une approche du développement fondée sur le partenariat, combinant des investissements publics et privés, renforçant les capacités institutionnelles et s’attaquant aux causes profondes de la fragilité et des migrations par le biais d’une croissance économique durable.

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Amba Mpoke-Bigg,
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La pauvreté énergétique – et non les émissions – est le principal défi climatique de l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


Alors que le monde débat des moyens de réduire les émissions de carbone et de lutter contre la crise climatique, l’Afrique continue de faire face à l’un de ses défis les plus lourds de conséquences à ce jour : la pauvreté énergétique. Sur l’ensemble du continent, plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité, tandis que plus de 900 millions vivent sans solutions de cuisson propre. Il ne s’agit pas d’un problème marginal, mais d’un frein systémique à l’industrialisation, à la prestation des soins de santé, à l’éducation et à la croissance économique. Ce défi est aggravé par un déficit de financement massif : l’Afrique a besoin d’environ 190 milliards de dollars par an pour atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques, mais les flux d’investissement actuels sont largement insuffisants.

Cette question devient encore plus évidente alors que la Chambre africaine de l’énergie (AEC) dépose officiellement sa demande d’admission en tant qu’amicus curiae dans une procédure consultative historique devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. L’enjeu n’est pas seulement la jurisprudence climatique, mais la question fondamentale de savoir comment l’Afrique concilie décarbonisation et développement dans une région où la pauvreté énergétique reste le défi le plus urgent.

Le défi structurel : pauvreté énergétique et déficits de financement

La crise énergétique en Afrique ne se définit pas par les émissions, mais par l’accès. Bien que riche en ressources, l’Afrique a vu ses efforts pour parvenir à un accès universel entravés par des déficits en matière d’investissements et d’infrastructures. La dépendance aux importations a rendu les prix des carburants soumis à la volatilité mondiale, tandis que l’accès inégal à l’électricité – en particulier dans les zones rurales et périurbaines où l’extension du réseau a pris du retard par rapport à la croissance démographique – continue d’affecter les moyens de subsistance.

Dans le même temps, les engagements mondiaux en matière de financement climatique ne se sont pas traduits par un déploiement significatif de capitaux. Alors que les économies développées ont promis des centaines de milliards de dollars de financement climatique, l’Afrique ne reçoit qu’environ 30 milliards de dollars par an sur les 300 milliards estimés nécessaires. Même lorsque des financements sont annoncés, les délais de décaissement sont lents, bureaucratiques et souvent inadaptés aux besoins de développement immédiats du continent. Ce décalage place les pays africains face à un double défi : lutter contre la précarité énergétique tout en se conformant à des attentes climatiques mondiales de plus en plus strictes.

Pétrole et gaz : un catalyseur de croissance

Avec plus de 125 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole brut et 620 000 milliards de pieds cubes de gaz prouvés, les hydrocarbures africains pourraient faire de la précarité énergétique un défi du passé. Les pays du continent s’attellent déjà à cet objectif. Le Nigeria vise une production pétrolière de 2 millions de barils par jour, l’Angola met en service des projets à grande échelle, tandis que la Libye vise 1,6 million de barils par jour d’ici 2027 et 2 millions de barils par jour d’ici 2030.

Le Sénégal porte la production de Sangomar et de Greater Tortue Ahmeyim à pleine capacité, tandis que la Namibie prévoit une première production de pétrole d’ici 2030. Le Mozambique poursuit ses ambitions en matière de GNL avec trois grands projets en cours, tandis que des pôles majeurs tels que la Guinée équatoriale accélèrent le développement de leurs gisements, illustrant ainsi le potentiel de croissance continu du secteur amont africain.

« L’Afrique ne peut pas s’industrialiser dans l’obscurité. La pauvreté énergétique est la plus grande injustice à laquelle notre continent est confronté aujourd’hui, et le développement responsable de nos ressources pétrolières et gazières n’est pas en contradiction avec les objectifs climatiques – c’est la voie pour les atteindre », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Pourquoi une voix unifiée est importante

L’affaire portée devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples représente un moment charnière. Lancée par l’Union panafricaine des avocats, cette affaire vise à clarifier les obligations juridiques des États africains en matière de lutte contre le changement climatique dans le cadre des instruments régionaux relatifs aux droits de l’homme. Les clarifications clés portent notamment sur les obligations des États à faire face aux impacts climatiques et à rendre des comptes en matière de politique énergétique. Bien que cette affaire n’entraîne pas directement l’interdiction de l’exploitation pétrolière et gazière, elle soulève des inquiétudes quant à ses implications pour les investissements, ce qui pourrait avoir un impact sur les décisions de dépenses à un moment où l’Afrique a le plus besoin de ses ressources pétrolières et gazières.

De plus, son issue pourrait influencer la manière dont les obligations internationales en matière de climat sont interprétées dans le contexte africain. En examinant ces obligations sous un angle occidental, cette affaire fait abstraction des réalités auxquelles sont confrontés les pays africains. Responsable de moins de 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’Afrique pourrait subir les mêmes conséquences que les nations qui, en théorie, devraient être tenues pour responsables.

En sollicitant le statut d’amicus curiae, la CEA se positionne pour défendre une approche axée sur le développement – une approche qui reconnaît le droit de l’Afrique à utiliser ses ressources naturelles pour éradiquer la pauvreté énergétique. Cette intervention reflète la dynamique croissante parmi les parties prenantes africaines pour faire entendre une voix unifiée dans les discussions mondiales sur l’énergie et le climat. Mais ce n’est qu’une première étape. Pour garantir que la position de l’Afrique soit au premier plan de cette affaire, les parties prenantes, les gouvernements et les pays sont invités à se manifester et à soumettre leurs propres demandes.

Le message est clair. Le défi climatique de l’Afrique ne se définit pas par les émissions, mais par l’accès. Pour y répondre, il faut une politique coordonnée, des investissements accélérés et une stratégie continentale unifiée qui place la pauvreté énergétique au centre des priorités.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Du bassin d’Orange aux opportunités : la Namibie place le potentiel local au cœur de sa stratégie pétrolière

Source: Africa Press Organisation – French


Le secteur pétrolier et gazier offshore émergent de la Namibie passe rapidement d’une histoire de découvertes géologiques à celle de la mise en œuvre industrielle, de la préparation institutionnelle et de la transformation économique nationale. Alors que le pays se dirige vers sa première production de pétrole d’ici 2030, la question centrale n’est plus de savoir ce qui se cache sous ses bassins offshore, mais dans quelle mesure la Namibie peut convertir efficacement ses ressources en valeur locale durable, en emplois et en capacité industrielle tout au long de la chaîne de valeur énergétique.

Dans le cadre des efforts visant à garantir que le boom actuel du pétrole et du gaz se traduise par des opportunités économiques pour les Namibiens, le pays a déjà commencé à prendre des mesures pour mettre en œuvre des politiques garantissant que les projets se traduisent par des emplois, des investissements et des contrats. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) soutient l’attention accrue portée par la Namibie au développement du potentiel local, soulignant que des cadres politiques solides doivent s’accompagner d’institutions tout aussi robustes, capables de les mettre en œuvre.

Alors que la Namibie affine son environnement réglementaire en amont, la Chambre souligne l’importance d’une exécution coordonnée des politiques, du développement des compétences et du renforcement institutionnel pour garantir que les entreprises locales puissent participer activement à l’expansion énergétique du pays et en tirer profit. La mise en place d’institutions locales résilientes sera essentielle pour traduire les ambitions politiques en résultats économiques mesurables.

« Grâce à des cadres solides en matière de potentiel local, l’industrie pétrolière et gazière namibienne pourrait devenir un moteur économique stratégique. Le pays a l’opportunité de mettre en place des institutions qui autonomisent sa population, développent des industries locales compétitives et garantissent que la valeur reste au sein du pays. C’est ainsi que l’on transforme la découverte d’une ressource en un moteur économique national », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

La Namibie a déjà pris des mesures clés pour améliorer ses cadres en matière de potentiel local. Le gouvernement namibien a approuvé fin 2024 la Politique nationale du potentiel local en amont, visant à renforcer la souveraineté économique et à autonomiser les Namibiens au sein de l’industrie pétrolière et gazière du pays. Cette politique est conçue pour concilier les intérêts des parties prenantes locales avec les besoins des compagnies pétrolières internationales, en offrant un cadre permettant de faire évoluer le secteur d’un modèle purement extractif vers un modèle intégrant la participation nationale dans les achats, les services et les opérations techniques.

Des plateformes telles que la Conférence internationale sur l’énergie de Namibie (NIEC) – qui a eu lieu la semaine dernière à Windhoek – ont également mis le potentiel local au premier plan. Une série de tables rondes a abordé le thème du développement du potentiel local, réunissant des leaders du secteur et des prestataires de services locaux pour évaluer comment les politiques de potentiel local se traduisent, de l’intention réglementaire aux résultats concrets sur le terrain. L’événement a fait émerger une réalité commune : la transformation du secteur amont namibien ne repose plus sur le potentiel de découverte, mais se concentre désormais sur l’exécution, la préparation et la participation locale à grande échelle.

La NIEC a donné lieu à plusieurs discussions sur le potentiel local, les parties prenantes soulignant les mesures clés prises par la Namibie pour renforcer cette participation. L’environnement politique – renforcé par les réformes législatives en cours dans le secteur pétrolier et une structure réglementaire plus centralisée – a été largement considéré par les participants comme un fondement nécessaire plutôt que comme une fin en soi. L’accent est désormais mis sur la capacité de mise en œuvre : les entreprises namibiennes sont-elles capables de répondre aux normes offshore, de se développer rapidement et de s’intégrer dans des chaînes d’approvisionnement mondiales complexes ?

Gideon Tshomokuti, fondateur et directeur général de Benguela Petroleum Supplies, a souligné que pour que les découvertes pétrolières et gazières de la Namibie transforment véritablement le pays, celui-ci doit aller au-delà d’une simple représentation et s’orienter vers un modèle où le transfert de compétences et l’appropriation locale deviennent les fondements de notre indépendance énergétique. Jamilla Jacobs, associée gérante de Greenwood Supply Services Namibia, a fait écho à ces remarques, affirmant que le potentiel local doit devenir la pierre angulaire de la stratégie industrielle nationale du pays.

Les ateliers – notamment le programme Legacy Leaders de RichAfrica Consultancy –, les programmes de certification et les journées des fournisseurs ont été mis en avant comme des mécanismes essentiels pour combler le fossé entre les exigences des compagnies pétrolières internationales et l’état de préparation des PME nationales. Cependant, les participants ont également souligné que la coordination entre les institutions reste essentielle pour éviter la fragmentation et les doublons.

En fin de compte, le consensus était clair : les opportunités offshore de la Namibie dépendront bien moins de l’ampleur de ses découvertes que de la rapidité et de la rigueur avec lesquelles elle développera les capacités nationales autour de celles-ci. Dans un contexte mondial où la course aux capitaux et aux investissements énergétiques s’intensifie, il a été convenu que la compétitivité de la Namibie reposera sur un résultat simple : faire des hydrocarbures un moteur durable de croissance industrielle inclusive.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

CP: La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) salue les avancées enregistrées à Montreux dans le cadre du processus de Doha

Source: Africa Press Organisation – French


La MONUSCO accueille favorablement les progrès enregistrés à Montreux lors des pourparlers tenus du 13 au 18 avril 2026 entre les représentants du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), dans le cadre du processus de Doha, avec la facilitation du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, et avec la Suisse comme pays hôte.

La MONUSCO note avec satisfaction les avancées vers la signature du Protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire, et encourage les parties à maintenir leur engagement afin de conclure rapidement cet accord, en vue de mettre fin aux souffrances des populations civiles affectées par le conflit.

La Mission se félicite également des engagements pris par les parties en faveur d’un accès humanitaire rapide, sûr, durable et sans entrave, dans le respect du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, ainsi que de la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants. Elle se réjouit aussi de leur engagement à préserver les moyens de subsistance et les infrastructures, afin de protéger les droits fondamentaux des populations et de faciliter le relèvement socio-économique.

La MONUSCO encourage les parties à mener à terme les mesures de rétablissement de la confiance, notamment la libération et l’échange de détenus, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui contribue à ce processus conformément aux procédures établies. La Mission se félicite également de la signature du Mémorandum d’entente entre les parties (le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), permettant l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (MCVE+).

La Mission, qui a pris part aux discussions comme observateur, réaffirme l’importance d’un mécanisme crédible, transparent et opérationnel de suivi et de vérification du cessez-le-feu, afin de contribuer à la réduction des violences. Ce mécanisme contribuera à renforcer la protection des civils et à favoriser le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC.

Conformément à son mandat, la MONUSCO se tient prête à appuyer, grâce à ses capacités logistiques et techniques, les premières missions de vérification du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (MSVC/COVM), dans le cadre du MCVE+, afin de soutenir la mise en œuvre des processus de paix en cours et les objectifs fixés par les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025).

Le suivi du cessez-le-feu exige qu’un certain nombre de conditions indispensables soient réunies afin de permettre au mécanisme d’opérer de manière crédible, sûre et efficace. Ces conditions comprennent la cessation de l’usage de drones offensifs, la fin du brouillage et de l’usurpation des signaux GPS, la pleine liberté de mouvement du personnel et des moyens de la MONUSCO, ainsi que l’utilisation sûre des aéroports et de l’espace aérien.

La Mission encourage enfin les parties à maintenir l’élan actuel, à traduire ces avancées en résultats concrets sur le terrain, et à poursuivre les négociations sur les protocoles restants, au bénéfice des populations civiles affectées par le conflit.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Protection de l’enfance : École de Formation des Professions Judiciaires (EFPJ) renforce le système judiciaire avec de nouveaux éducateurs qualifiés

Source: Africa Press Organisation – French


La cérémonie officielle de sortie des élèves éducateurs de l’éducation surveillée s’est tenue le vendredi 17 avril 2026 à l’École de Formation des Professions Judiciaires (EFPJ), à Abomey-Calavi. Cet évènement solennel a marqué l’aboutissement de douze mois de formation initiale au profit des agents de la protection de l’enfance, de l’adolescence et de l’éducation surveillée. 

Organisée à l’EFPJ, cette cérémonie s’inscrit dans la tradition de l’institution de célébrer la fin de formation de ses apprenants, à l’instar des précédentes promotions d’auditeurs de justice. Elle a réuni plusieurs personnalités du secteur judiciaire, dont la Directrice de l’EFPJ, Madame Bernadette HOUNDEKANDJI CODJOVI, le Directeur de cabinet du Ministre de la Justice et de la Législation, Monsieur Florentin GBODOU, ainsi que des formateurs, parents et invités. 

Dans son allocution, la Directrice de l’EFPJ a salué l’engagement et la détermination des élèves éducateurs tout au long de leur parcours. Elle a rappelé que cette formation, désormais structurée en deux phases de six mois chacune, une phase théorique suivie d’une phase pratique vise à renforcer les compétences professionnelles des apprenants. Elle a insisté sur l’importance de leur mission auprès des mineurs en conflit avec la loi ou en situation de danger moral, ainsi que sur leur rôle dans la consolidation du dispositif de protection judiciaire de l’enfance au Bénin. 

Au nom des récipiendaires, Monsieur IDOHOU Dalil Bankolé, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités administratives et pédagogiques pour la qualité de la formation reçue. Il a réaffirmé l’engagement de ses pairs à exercer leur métier avec responsabilité, humanisme et professionnalisme, au service de la protection et de la réinsertion sociale des jeunes. 

Le Directeur de cabinet, représentant le Garde des Sceaux, a pour sa part adressé ses félicitations aux nouveaux diplômés. Monsieur Florentin GBODOU les a exhortés à faire preuve de rigueur, d’intégrité et de dévouement dans l’exercice de leurs fonctions. Il a souligné l’importance stratégique de leur rôle dans la prévention de la délinquance juvénile et la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité. 

La cérémonie a été marquée par la remise officielle des diplômes aux élèves éducateurs déclarés admis. À l’issue de leur formation, ces derniers seront mis à la disposition du Garde des Sceaux pour leur affectation dans les différentes structures de l’éducation surveillée. 

Cette sortie officielle consacre ainsi l’entrée dans la vie professionnelle d’une nouvelle génération d’éducateurs, appelés à contribuer activement à la protection de l’enfance et au renforcement du système judiciaire béninois.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Qualité de l’eau et des produits de santé : Le Bénin se dote d’un laboratoire de référence à Abomey-Calavi

Source: Africa Press Organisation – French


Dans sa politique de développement et d’amélioration des conditions d’hygiène sanitaire des populations et afin de lutter efficacement contre les contrefaçons, le Gouvernement du Bénin, avec l’appui de la Banque Mondiale, s’est engagé dans la construction d’un laboratoire national moderne de contrôle de la qualité de l’eau et des produits de santé dans la commune d’Abomey-Calavi. 

En vue de la réception provisoire de ce laboratoire de référence dans la sous région, construit avec une technologie de pointe, une mission de contrôle s’est rendue sur le site le vendredi 17 avril 2026 pour apprécier la réalisation des ouvrages. 

En présence de Madame Noëlle SADELER, chargée de mission du Président de la République, du Coordonnateur du projet PEPRAU, Monsieur Eloi AHOUMENOU, et du Directeur Général de l’ANCQ, Dr Achille YEMOA, l’équipe de contrôle a passé au peigne fin tous les compartiments du joyau architectural qui s’impose par sa modernité, mais aussi par le rôle qu’il est appelé à jouer pour garantir la fiabilité et la précision des résultats en matière de contrôle de la qualité microbiologique et physico-chimique des produits de santé et de l’eau. 

Composée de 39 pièces au rez-de-chaussée et de 41 pièces à l’étage, l’infrastructure a subjugué les membres de la Commission qui n’ont pas vu le temps passer. Ils ont, pièce par pièce, à l’interne comme à l’externe, procédé à une inspection minutieuse allant du bâtiment principal au bâtiment de support en passant par les bâtiments techniques, mais aussi au dispositif de sécurité, afin de s’assurer du respect des contenus du cahier de charge. 

Construit sous l’autorité contractante de l’ANAEPMR au profit de l’ANCQ avec une technologie de pointe, ce laboratoire de référence dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation, permettra de garantir la qualité des produits de santé et de l’eau consommés sur toute l’étendue du territoire national. Il permet également de protéger la population, d’assurer la sécurité sanitaire et de prévenir les contrefaçons.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Bénin – Recrutement de 150 fonctionnaires des Douanes au titre de l’année 2024 : La date de démarrage de l’épreuve psychotechnique connue

Source: Africa Press Organisation – French


La Direction générale des Douanes porte à la connaissance des candidats retenus à l’issue des épreuves sportives et des candidats aux postes de personnels techniques et administratifs au concours de recrutement de cent cinquante (150) fonctionnaires des Douanes au titre de l’année 2024, que les épreuves psychotechnique se tiendra le Samedi 25 avril 2026.

  • Les candidats sont invités à se présenter dans leur centre de composition respectif, conformément à la liste annexée au présent communiqué prenant en compte le département choisi par chaque candidat lors de son inscription. Aucun changement de centre ne sera, dès lors, autorisé.
  • Les candidats sont convoqués à 06 heures précises. Aucun retard ne sera permis.
  • Les candidats doivent se munir de leur pièce d’identité en cours de validité et de leur convocation.

Pour tous renseignements complémentaires, se rapprocher de la Direction générale des Douanes, des Direction régionales des Douanes ou appeler le numéro vert au 01 91 13 13 13

La Direction générale des Douanes compte sur l’esprit de compréhension de tous les candidats.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Burundi – Le Président Ndayishimiye a pris part à la cérémonie d’investiture du Président Sassou N’Guesso

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République Son Excellence Evariste Ndayishimiye a participé ce 16 avril 2026, à la cérémonie de prestation de serment du Président congolais Denis Sassou N’Guesso au Stade de l’Unité du Complexe Omnisports “La Concorde” de Kintélé à Brazzaville.

Les cérémonies ont débuté par la présentation des grandes personnalités présentes à la population congolaise rassemblée dans ce grand stade plein à craquer et devant un parterre de Chefs d’Etat et de Gouvernements et différentes représentations des pays de l’Union Africaine et du monde entier.

Après la proclamation des résultats au scrutin par le Président de la Cour Constitutionnelle de la République du Congo, le Président réélu à 94,82% a prêté serment , s’engageant à respecter les lois en vigueur, à protéger, à défendre et à développer son pays.

Ces grandes personnalités dont le Chef de l’Etat burundais et Président en exercice de l’Union Africaine Son Excellence Evariste Ndayishimiye, et dix autres Présidents ont saisi cette occasion pour féliciter tour à tour leur Homologue Denis Sassou N’Guesso.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Amélioration de la qualité des soins : Le système de santé s’équipe de 600 concentrateurs d’oxygène

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministre de la santé, Prof. Benjamin HOUNKPATIN, a procédé le jeudi 16 avril 2026, à la réception officielle de 600 concentrateurs d’oxygène. Cet important lot d’équipements est acquis par l’UNICEF grâce au Fonds d’appui de l’Ambassade de la République Populaire de Chine près le Bénin pour le renforcement du système de santé. Etaient présents à cette importante cérémonie, l’Ambassadeur de la Chine près le Bénin, S.E.M. Wei ZHANG, le Représentant résident de l’UNICEF, Monsieur Ousmane NIANG, et le Chef de file des partenaires techniques et financiers pour le secteur de la santé, Dr Jean Kouamé KONAN. 

À travers cet important appui, la Chine et le Bénin se donnent la main pour renforcer la prise en charge des urgences vitales dans les structures sanitaires du Bénin. Au total, 23 hôpitaux et centres de santé des départements de l’Alibori, du Littoral, de l’Atacora, du Borgou, de la Donga, du Couffo et de l’Atlantique recevront ces concentrateurs d’oxygène de dernière génération de type “10LPM single flow”. 

Pour le Ministre de la santé, la disponibilité de l’oxygène est d’une importance vitale pour le patient en détresse et un levier majeur pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. « Les 600 concentrateurs d’oxygène reçus représentent, bien plus qu’un simple don de matériels. Ils sont la preuve tangible de la solidarité internationale et de l’engagement collectif à garantir à chaque citoyen, où qu’il soit, un accès équitable à des soins de qualité », a-t-il déclaré. 

D’une valeur globale de plus de 205.450 dollars US, soit plus de 116 millions de francs CFA, ces équipements fruits de la coopération agissante entre la Chine et le Bénin, viennent compléter les efforts inlassables déployés par le Gouvernement dans le cadre du renforcement de la capacité opérationnelle des structures de santé du Bénin. 

Dans son allocution, l’Ambassadeur de Chine près le Bénin, Son Excellence Wei ZHANG, a salué l’excellente coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé. Il  a réitéré l’engagement de la Chine à poursuivre ses efforts d’accompagnement du système de santé sur le chantier de l’amélioration de la qualité des soins. 

Le représentant résident de l’UNICEF, Dr Ousman NIANG, a salué les avancées majeures notées dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Il a mis l’accent sur l’importance de l’appui pour le système de santé. « Ces équipements, acquis grâce à la générosité des donateurs individuels de Chine, permettront d’améliorer significativement la qualité des soins tout en renforçant la résilience du système de santé au Bénin », a-t-il fait savoir

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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