Épidémie de rougeole au Soudan : au Darfour, Médecins Sans Frontières (MSF) intensifie ses activités vaccinales des enfants malgré le conflit en cours dans la région


Depuis un an, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) sont témoins d’épidémies de rougeole dans les quatre États du Darfour où elles travaillent au Soudan. Même si des campagnes de vaccination massives sont en cours dans plusieurs zones de la région, MSF insiste sur la nécessité d’intensifier les efforts pour rattraper le retard en matière de vaccination des enfants. 

Depuis le mois de juin 2024 plus de 9 950 patients atteints de la rougeole ont été pris en charge dans les structures de santé gérées ou soutenues par MSF dans la région du Darfour. Parmi eux, 2 700 cas complexes ont nécessité une hospitalisation et 35 décès ont été enregistrés. Pour faire face à cet afflux de patients, les équipes de MSF ont dû renforcer les capacités pédiatriques en augmentant le nombre de lits dans trois hôpitaux.  

Début 2025, des cas ont également été signalés dans l’est du Jebel Marra, dans le Darfour du sud et à Forbrenga dans le Darfour occidental. Récemment, de nouvelles flambées ont également été observées à Zalengei, Sortony et à Tiné, dans l’est du Tchad, où MSF mène des activités. 

L’une des raisons principales de cette flambée épidémique est la faible couverture vaccinale dans la région. « À Foro Baranga, au Darfour Occidental, 30 % des patients atteints de rougeole que nous recevons ont plus de cinq ans et seulement 5 % d’entre eux sont vaccinés. Le manque de vaccination remonte à bien avant le conflit actuel », explique Sue Bucknell, chef de mission adjointe de MSF au Darfour occidental. Le Soudan est le théâtre d’une guerre depuis avril 2023 entre les forces armées soudanaises et les forces de support rapide, avec des conséquences dramatiques pour les civils. Violences, déplacement forcés, crise nutritionnelle allant par endroits jusqu’à une situation de famine : la situation humanitaire est particulièrement catastrophique dans la région du Darfour. 

À la suite des signalements de flambées épidémiques par MSF, plusieurs mois ont été nécessaires pour que les vaccins puissent être disponibilisés depuis les stocks du ministère de la Santé et de l’UNICEF à Port Soudan, à environ 2 000 kilomètres du Darfour, rendant possible le lancement des campagnes. « Le conflit en cours limite la capacité des acteurs médicaux à prévenir et à répondre aux épidémies de maladies contagieuses », ajoute le Dr Cecilia Greco, coordinatrice médicale de MSF pour le Darfour central. Depuis le début de la guerre, les obstacles administratifs constants et les blocages réguliers des principales routes d’approvisionnement par les belligérants ont entraîné des pénuries de vaccins dans tout le Darfour. Cela a perturbé les programmes de vaccination de routine dans plusieurs endroits, parfois pendant des mois. « De plus, les déplacements massifs de population ont accéléré la propagation de la maladie dans toute la région, compliquant encore davantage la situation », explique le Dr Cecilia Greco. Par exemple à Sortony, un camp de déplacés de plus de 55 000 personnes au nord du Darfour, les activités de vaccination ont été entièrement suspendues de mai 2024 à février 2025. 

C’est en juin 2024 que MSF avait traité la première vague de cas de rougeole, à Rokero, une ville située au nord des montagnes du Jebel Marra, dans le centre du Darfour. La même année, MSF avait mené plusieurs campagnes de vaccination, notamment en novembre dans le nord du Jebel Marra, où 9 600 enfants ont été vaccinés. Cependant, en raison de l’approvisionnement limité en vaccins, les équipes de MSF ont été contraintes de réduire leurs activités et la tranche d’âge ciblée, en ne vaccinant que les enfants de moins de cinq ans, malgré des besoins évidents chez ceux plus âgés également. Alors que la campagne de vaccination avait initialement ralenti l’épidémie, les cas ont recommencé à augmenter à partir de février. 

Aujourd’hui les campagnes de vaccinations menées par le ministère de la Santé avec le soutien de MSF ont repris. Au début du mois de juin, 55 800 enfants âgés de 9 mois à 15 ans ont été vaccinés à Forbrenga, au Darfour Occidental. Et une campagne similaire se déroule pour vacciner 93 000 autres enfants dans le nord du Jebel Marra et à Sortony dans le cadre d’une campagne similaire. 

La rougeole n’est pas la seule maladie contagieuse présente actuellement au Darfour et susceptible de se transformer en épidémie. « Début juin, environ 200 cas suspects de choléra ont été signalés dans des centres de santé soutenus par MSF dans deux États différents du Darfour. Cela fait suite à une importante épidémie de choléra en cours dans l’État de Khartoum et dans d’autres régions du Soudan », explique Sue Bucknell.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Gbato : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) sensibilise pour prévenir les conflits liés à la transhumance


À une trentaine de kilomètres de Berberati, le village de Gbako, dans la préfecture de la Mambere-Kadeï, est confronté depuis plusieurs semaines à une montée de tensions intercommunautaires liées à la transhumance. Les affrontements entre agriculteurs et éleveurs peuls, les «Bocolodji», sintensifient, alimentés par la destruction de cultures et la présence dhommes armés dans les couloirs de passage de bétail. Doù des sensibilisations initiées, le 11 juin 2025, par la MINUSCA à lintention des communautés locales, des autorités et des chefs traditionnels pour prévenir les conflits et promouvoir le vivre-ensemble.

« Nous sommes ici aujourd’hui parce que notre mandat inclut la protection des civils, et les conflits liés à la transhumance en font partie. C’est une question transversale qui nécessite une attention particulière. Notre pays nous appelle tous à la tolérance et au vivre-ensemble », a déclaré Dieu-Beni Adalla, assistant de liaison communautaire à la MINUSCA, a l’intention des participants qui se sont vu expliquer les notions de dialogue, de médiation communautaire et de mise en place de mécanismes pacifiques pour résoudre les différends liés aux mouvements de troupeaux.

Si la population locale a salué cette initiative, elle reste toutefois en attente d’actions concrètes. « La sensibilisation est importante, mais il faut aussi des engagements fermes pour que les exactions cessent », a insisté Paterne Amada, jeune agriculteur dans la localité.

Président de la Fédération nationale des éleveurs de Centrafrique (FNEC) dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, Ardo Harouna, a plaidé pour la création d’un comité de gestion des conflits liés à la transhumance : « Le problème, c’est que les éleveurs sont souvent poursuivis par des hommes armés. Mais nous ne devons pas être en conflit. Cultivons la paix. La mise en place d’un comité de gestion serait une bonne chose », a-t-il dit.

L’initiative a été globalement bien perçue. Pour Honoré Goba, conseiller à la mairie secondaire de Gbako, cette rencontre marque un tournant : « C’est la première fois que toutes les parties se retrouvent autour de la même table pour parler franchement. Nous espérons que cela va apaiser les tensions. À l’issue de cette rencontre, chacun doit faire de la culture de la paix son cheval de bataille ».

À l’occasion de ces sensibilisations, la MINUSCA a réaffirmé son soutien aux communautés locales et son engagement à accompagner les efforts de prévention des conflits.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Cabo Verde : la Banque africaine de développement approuve un financement de 19,6 millions d’euros pour un projet pionnier visant à accroître la capacité de production d’énergie éolienne et de stockage d’énergie par batterie

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé un financement de 19,6 millions d’euros pour soutenir la phase II du projet d’expansion de Cabeólica au Cabo Verde. Ce projet est la première initiative du pays insulaire dans le domaine des énergies renouvelables qui intègre à grande échelle la production d’énergie éolienne et des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS).

Le financement comprend un prêt d’environ 12,6 millions d’euros de la Banque africaine de développement et un prêt concessionnel de sept millions d’euros du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), entité gérée par le Groupe de la Banque.

S’appuyant sur le succès du projet initial de centrale électrique de Cabeólica mis en service en 2012, la phase II ajoutera 13,5 mégawatts de capacité de production éolienne et 26 mégawattheures de stockage d’énergie par batterie connecté au réseau. Cette extension devrait produire plus de 60 gigawattheures d’énergie propre par an, éliminant ainsi la production thermique coûteuse et réduisant les émissions de dioxyde de carbone d’environ 50 000 tonnes par an.

« Ce projet témoigne de la vision à long terme du Cabo Verde pour décarboner son secteur électrique et renforcer sa résilience. Il montre également comment les investissements du secteur privé, facilités par des financements concessionnels catalytiques, peuvent apporter des solutions énergétiques rentables et durables aux petites économies insulaires », a déclaré Wale Shonibare, directeur des solutions financières, des politiques et de la réglementation énergétiques à la Banque africaine de développement.

Pour Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique du Groupe de la Banque, « le soutien du SEFA à l’intégration du stockage par batterie dans le système électrique du Cabo Verde renforce la sécurité énergétique et la fiabilité du réseau, tout en réduisant les coûts de production au Cabo Verde ». Il note que le projet souligne la valeur ajoutée d’une combinaison judicieuse de financement et de technologie pour renforcer la durabilité à long terme du secteur de l’électricité.

« En tant que premier partenariat public-privé d’énergie renouvelable à échelle commerciale en Afrique subsaharienne, Cabeólica est fière de mener à nouveau ce projet d’expansion transformateur, qui comprend une capacité éolienne supplémentaire et le stockage d’énergie par batterie », a assuré Ayotunde Anjorin, président de Cabeólica, directeur principal et directeur financier d’Africa Finance Corporation. « Ce projet souligne le fort engagement de Cabeólica à fournir une infrastructure énergétique fiable et propre, conformément aux objectifs et aux priorités nationaux, et continue d’établir un modèle duplicable dans la région. »

La phase II de Cabeólica comprend cinq installations réparties sur quatre îles : une extension éolienne à Santiago et le déploiement de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) à Santiago, Sal, Boa Vista et São Vicente. Le stockage par batterie soutiendra les services auxiliaires du réseau, tels que la réponse en fréquence et la régulation de tension, permettant une utilisation plus efficace de l’énergie éolienne intermittente et réduisant les restrictions. Le système électrique du Cabo Verde étant encore fortement dépendant des combustibles fossiles importés, ces améliorations devraient réduire les coûts du système et renforcer la sécurité énergétique.

Détenue par Africa Finance Corporation, A.P. Moller Capital et des entités publiques caboverdiennes, Cabeólica S.A. est le premier producteur indépendant d’électricité (IPP) du pays. La phase II du projet sera soutenue par un contrat d’achat d’électricité et de services de stockage d’une durée de 20 ans avec la compagnie nationale Electra S.A. à des tarifs nettement inférieurs au coût moyen de production national.

Ce projet contribue à la réalisation de l’objectif du Cabo Verde de produire 50 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2030, ainsi qu’au respect de sa Contribution déterminée au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris.

Il s’inscrit dans le cadre de l’une des cinq priorités « High 5 » de la Banque, à savoir « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », de sa Stratégie décennale 2024-2033 et du pilier « Green Baseload » du SEFA.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Olufemi Terry
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org

Contact technique :
Wole Lawuyi
chargé en chef des investissements
Solutions financières pour l’énergie
c.lawuyi@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 44 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.

Pour plus d’information : www.AfDB.org

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Points chauds de la faim : Gaza, Haïti, le Soudan, le Soudan du Sud, et le Mali placés en alerte maximale (ONU)


Gaza, Haïti, le Soudan, le Soudan du Sud, et le Mali font désormais partie des zones en alerte maximale, où le risque d’insécurité alimentaire pour ses populations est le plus préoccupant et nécessitent une attention « urgente » de la communauté internationale, a mis en garde l’ONU lundi.

À moins d’une réponse d’aide urgente et à grande échelle, les populations de ces cinq points chauds sont confrontées à une faim extrême et à un risque de famine et de mort dans les mois à venir, indiquent l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un rapport commun.

« Ce rapport est une alerte rouge. Nous savons où la faim augmente et nous savons qui est en danger », affirme la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial,  Cindy McCain.

Les crises dévastatrices sont exacerbées par des contraintes d’accès croissantes et des déficits de financement critiques.

Gaza et le Soudan parmi les points chauds les plus préoccupants

Au Soudan, la famine a été confirmée depuis 2024. Selon l’ONU, la situation devrait perdurer en raison de la poursuite du conflit et des déplacements de population, en particulier dans les régions du Grand Kordofan et du Grand Darfour.

Environ 24,6 millions de personnes devraient être confrontées à des niveaux de crise ou pire (phase 3 de l’IPC ou plus) d’insécurité alimentaire aiguë, dont 637 000 personnes confrontées à une catastrophe (phase 5 de l’IPC) jusqu’en mai 2025.

À Gaza, la probabilité d’une famine dans la bande de Gaza s’accroît à mesure que les opérations militaires à grande échelle entravent la capacité d’acheminer l’aide humanitaire vitale, alimentaire et non alimentaire.

L’ensemble de la population de l’enclave palestinienne – 2,1 millions de personnes – devrait être confrontée à des niveaux de crise ou pire (phase 3 de l’IPC ou plus) d’insécurité alimentaire aiguë, et 470.000 personnes devraient être confrontées à une situation catastrophique (phase 5 de l’IPC) jusqu’en septembre 2025.

Niveaux catastrophiques à Haïti

Au Soudan du Sud, le risque de famine dans deux régions du pays confirme de « sombres perspectives » pour ce pays d’Afrique de l’Est.

Environ 7,7 millions de personnes – soit 57 % de la population – devraient être confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 de l’IPC ou plus) entre avril et juillet 2025, et 63.000 personnes devraient être confrontées à des niveaux catastrophiques (phase 5 de l’IPC) d’insécurité alimentaire aiguë.

En Haïti, les niveaux records de violence des gangs et d’insécurité déplacent les communautés et paralysent l’accès à l’aide. Plus de 8.400 personnes déplacées à l’intérieur du pays sont déjà confrontées à des niveaux catastrophiques (phase 5 de l’IPC) d’insécurité alimentaire aiguë dans la région métropolitaine de Port-au-Prince d’ici juin 2025.

Inquiétudes au Mali

Pendant ce temps, au Mali, les prix élevés des céréales et le conflit en cours érodent les capacités d’adaptation des ménages les plus vulnérables, en particulier dans les zones touchées par le conflit. Environ 2.600 personnes risquent de se retrouver en situation de catastrophe (phase 5 de la CH) entre juin et août 2025 si l’aide n’est pas fournie à temps.

Outre les points chauds les plus préoccupants, le Yémen, la République démocratique du Congo, le Myanmar et le Nigeria sont désormais des points chauds très préoccupants et requièrent une attention urgente pour sauver des vies et des moyens de subsistance. Les autres points chauds sont le Burkina Faso, le Tchad, la Somalie et la Syrie.

« Ce rapport le montre clairement : la faim aujourd’hui n’est pas une menace lointaine – c’est une urgence quotidienne pour des millions de personnes », souligne le  Directeur général de la FAO, M. QU Dongyu. 

« Nous devons agir maintenant, et agir ensemble, pour sauver des vies et préserver les moyens d’existence ».

Quelques progrès malgré les coupes budgétaires et la baisse des rations alimentaires 

En revanche, l’Éthiopie, le Kenya, le Liban, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Niger, la Zambie et le Zimbabwe ont été retirés de la liste des points chauds de la faim.

 En Afrique de l’Est et en Afrique australe, ainsi qu’au Niger, l’amélioration des conditions climatiques pour les récoltes et la diminution des phénomènes météorologiques extrêmes ont atténué les pressions sur la sécurité alimentaire. Le Liban a également été retiré de la liste suite à la réduction de l’intensité des opérations militaires.

Cette détérioration de l’insécurité alimentaire survient alors que les graves déficits de financement obligent à réduire les rations alimentaires, ce qui limite la portée des interventions vitales en matière de nutrition et d’agriculture.

« Nous disposons des outils et de l’expérience nécessaires pour réagir, mais sans financement et sans accès, nous ne pouvons pas sauver des vies. Un investissement urgent et soutenu dans l’aide alimentaire et le soutien au redressement est crucial car la fenêtre pour éviter une nouvelle famine dévastatrice se referme rapidement », a insisté Mme McCain.

Distribué par APO Group pour UN News.

Le Groupe de coordination arabe (ACG) a fourni 19,6 milliards de dollars US en 2024 pour promouvoir le développement durable mondial

Le Groupe de Coordination Arabe (ACG) (https://TheACG.org/), deuxième plus grand groupe de financement du développement au monde, a mobilisé collectivement 19,6 milliards de dollars américains pour financer près de 650 opérations dans plus de 90 pays en 2024. Ce financement conséquent a été destiné au développement d’infrastructures destinées à la lutte contre les défis mondiaux tels que le changement climatique et la sécurité alimentaire, ainsi qu’au soutien du commerce international.

Les chefs des institutions membres de l’ACG se sont réunis aujourd’hui à Vienne pour leur 20e réunion annuelle, organisée par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (Fonds de l’OPEP). En amont de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), prévue du 30 juin au 3 juillet 2025 en Espagne, le groupe a réaffirmé son engagement à intensifier son soutien financier en faveur du développement durable.

Les trois principaux secteurs soutenus par l’ACG en 2024 étaient: l’énergie (29%), l’agriculture (20%) et le secteur financier (16%). Plus de 45% du financement total ont été alloués à la promotion du commerce mondial, facilitant la circulation des produits essentiels et appuyant les petites et moyennes entreprises.

En 2024, environ 20% des engagements de l’ACG ont été consacrés à l’Afrique, conformément à la promesse de 50 milliards de dollars annoncée par le groupe en novembre 2023. Lors de leur réunion à Vienne aujourd’hui, les chefs des institutions ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur soutien aux communautés les plus vulnérables du continent. Cet engagement vise à financer la sécurité et la transition énergétique, la sécurité alimentaire, l’intégration accrue entre les régions arabes et africaines, les initiatives proposées par les femmes et les jeunes, ainsi que le soutien au secteur privé.

Le Groupe de coordination arabe célébrera son 50eme anniversaire en octobre 2025, marquant une étape majeure de son parcours au service du développement durable mondial. Cette occasion historique permettra de revenir sur l’héritage remarquable du Groupe, ses réalisations et les défis surmontés, tout en renouvelant son engagement envers le développement mondial. Cet événement présentera les succès des cinquante dernières années et inspirera un nouvel élan pour proposer des solutions de développement efficaces à travers le monde.

Distribué par APO Group pour Arab Coordination Group (ACG).

A propos du Groupe de coordination arabe (ACG) :
Le Groupe de coordination arabe (ACG) est une alliance stratégique qui apporte une réponse coordonnée au financement du développement. Depuis sa création en 1975, l’ACG a joué un rôle déterminant dans le développement des économies et des communautés pour un avenir meilleur, en accordant plus de 13.000 prêts de développement à plus de 160 pays à travers le monde. Composé de dix fonds de développement, l’ACG est le deuxième plus grand groupe d’institutions de financement du développement dans le monde et travaille dans le monde entier pour soutenir les pays en développement et créer un impact positif et durable. Le Groupe comprend le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds arabe pour le développement économique et social, le Programme arabe du Golfe pour le développement, le Fonds monétaire arabe, la Banque islamique de développement, le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le Fonds du Qatar pour le développement et le Fonds saoudien pour le développement.

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Baccalauréat 2025 au Bénin : La sérénité recommandée aux 79.588 candidats inscrits


Le coup d’envoi de l’examen du Baccalauréat, session de juin 2025 au Bénin a été donné ce lundi 16 juin 2025. Au cours du cérémonial officiel, conjointement présidé par les Ministres Véronique TOGNIFODÉ et Eléonore YAYI LADEKAN, un appel au calme et à la concentration a été lancé à tous les candidats. 

C’est le Collège d’Enseignement Général de Sèmè-Podji dans le département de l’Ouémé qui a accueilli le lancement officiel au plan national des premières épreuves écrites de l’examen du Baccalauréat 2025, en présence du Préfet de l’Ouémé, Dr Marie AKPOTROSSOU, du Maire de Sèmè-Podji, Monsieur Jonas GBÈNAMÈTO, et des responsables à divers niveaux du secteur éducatif béninois. 

Au total, 79.588 candidats dont 35.667 filles et 43921 garçons composent au plan national pour cet examen. Ils sont répartis dans 140 centres. 

Après s’être entretenues avec le corps de la supervision, inspectant les conditions matérielles, les deux Ministres ont parcouru quelques salles où elles ont prodigué aux candidats des conseils allant dans le sens de la concentration, de la sérénité et du travail bien fait. Au Collège d’Enseignement Général de Sèmè-Podji, 876 candidats dont 474 filles composent dans les séries A1 et B. 

La Ministre Éléonore YAYI LADÉKAN a noté un lancement en toute sérénité. « Nous avons lancé cet examen sereinement et les échos que nous avons eus montrent que le démarrage a été effectif sur toute l’étendue du territoire national. Nous sommes en face d’un examen bien lancé et il n’y a pas de raison que nous n’obtenions de très bons résultats », a-t-elle confié. 

Pour sa part, Madame Véronique TOGNIFODÉ a rassuré : « Dans la continuité d’une année scolaire bien conduite sur toute l’étendue du territoire national, les candidats ont été préparés à bien affronter les épreuves avec confiance. Le Bénin dispose d’un système d’enseignement secondaire et technique cohérent, stable et crédible et qui fait école dans la sous-région. À tous les candidats, je souhaite une très bonne chance ». 

En effet, ce lancement traduit une volonté claire des autorités béninoises d’assurer un examen empreint de professionnalisme, de discipline et d’équité. Une organisation qui mise sur la transparence, le respect des règles et une participation accrue des filles, avec des mesures inclusives pour tous les candidats.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Lutte contre la pollution plastique : le gouvernement veut accélérer la transition vers une économie circulaire


Dans la lutte contre la pollution plastique, le gouvernement ivoirien veut aller plus loin, plus vite, plus fort. Cet engagement a été réaffirmé lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement qui, une nouvelle fois, attire l’attention sur un des plus grands défis de la protection environnementale.

Les emballages plastiques constituent 36% de la production mondiale de plastique. Et 85% de ces emballages finissent dans les décharges ou la nature. Dans le secteur de la pêche industrielle, 50 millions de kilogrammes de plastique sont rejetés chaque année dans les océans. Dans l’industrie de la mode, 60% des textiles contiennent des fibres synthétiques. En Côte d’Ivoire, entre 40 000 et 100 000 tonnes de déchets plastiques sont produites chaque année. 5 à 20% de ces déchets sont recyclés tandis que le reste est jeté dans les rues, les dépôts sauvages ou brûlés à l’air libre. Ici comme dans de nombreux pays, la menace plastique est réelle et constitue l’un des plus grands fléaux environnementaux.

Pour le gouvernement ivoirien, la célébration de la Journée mondiale placée sous le thème « Mettons fin à la pollution plastique » est un appel fort et urgent à freiner cette menace par l’accélération de la transition vers une économie circulaire.

En 2023, la Côte d’Ivoire avait été choisie pour accueillir le cinquantenaire de la Journée mondiale de l’environnement, avec pour thème « Solutions à la pollution plastique ». A cette occasion, le gouvernement ivoirien a réaffirmé son engagement à être « un modèle en matière de développement durable ». Soulignant l’urgence de parvenir à des solutions plus innovantes et plus efficaces.

L’engagement du gouvernement repose sur des politiques publiques audacieuses mettant l’accent sur l’interdiction du plastique, l’incitation à l’innovation, le soutien aux entreprises responsables, la modernisation de la collecte et de la gestion des déchets dans les collectivités. Sans oublier la mobilisation de chaque citoyen à travers des gestes simples.

La Côte d’Ivoire a décidé en 2014 d’interdire la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques sur l’ensemble du territoire national par le décret 2013-327 du 22 mai 2013, entré en vigueur depuis le 08 novembre 2014. Des avancées notables ont été observées dans certains secteurs tels que les pâtisseries, les pharmacies et les supermarchés, où l’utilisation de sacs en papier kraft et de sacs réutilisables a été promue. Cependant, les choses piétinent dans d’autres secteurs. Face à cette résistance du plastique, le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique veut initier « des journées zéro sachet plastique ».

La lutte contre la pollution plastique peut désormais s’appuyer sur l’adoption en novembre 2023 d’un nouveau code de l’environnement intégrant le développement durable, la ratification des conventions internationales majeures en matière de pollution. Et le 16 octobre 2024, le Conseil des ministres a adopté une communication relative à la stratégie nationale intégrée de promotion de l’économie circulaire en Côte d’Ivoire sur la période 2023-2027.

Cette stratégie vise à l’horizon 2027 à faire de la Côte d’Ivoire un modèle d’économie en faveur du développement durable et de la lutte contre le changement climatique.

Le pays est bien déterminé à faire bouger les lignes et accélérer la transition vers une économie circulaire où le plastique est utilisé avec rationalité, réutilisé, recyclé ou remplacé.

Pour le gouvernement, cette lutte est une exigence écologique et une responsabilité intergénérationnelle. Ce devoir oblige les Etats à œuvrer pour un développement qui assure les besoins du présent sans compromettre la survie et le droit des générations futures à vivre dans un environnement sain.

C’est un engagement rappelé chaque année lors de la Journée mondiale de l’environnement qui ouvre la Quinzaine nationale de l’environnement, du Développement durable et de la Transition écologique (QNEDDTE) qui se déroule du 3 au 17 juin. Les temps forts sont : la célébration officielle de la JME, le 05 juin à Abidjan, la Journée internationale de la biodiversité, le 12 juin à Sassandra, la Journée mondiale des océans, le 13 juin à Jacqueville, et la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin à Korhogo.  

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Un nouveau chapitre s’ouvre en Sierra Leone pour les soins chirurgicaux : Mercy Ships et le ministère de la santé préparent le retour du Global Mercy™ à Freetown en août

En partenariat avec le ministère de la santé de la Sierra Leone, l’organisation humanitaire internationale Mercy Ships (www.MercyShips.org) se prépare pour la prochaine phase de sa mission : fournir gratuitement des interventions chirurgicales qui transforment la vie et former des professionnels de santé locaux. Cette nouvelle phase devrait débuter en août jusqu’en juin 2026.

Après le départ du navire, une équipe continuera à travailler sur place aux côtés de nos partenaires pour renforcer les compétences des professionnels de santé et le système de soins chirurgicaux du pays jusqu’en 2030. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des priorités nationales du gouvernement visant à améliorer l’accès aux soins chirurgicaux essentiels et à renforcer les capacités médicales.

Depuis son arrivée à Freetown en août 2023, le plus grand navire-hôpital civil au monde a effectué plus de 3 630 opérations chirurgicales gratuites et formé plus de 290 professionnels de santé à bord du navire et sur site. Chaque semaine, entre 4 et 8 participants sierra-léonais ont suivi une formation à bord.

Le Dr Sandra Lako, directrice de Mercy Ships pour la Sierra Leone, déclare : « Nous attendons avec impatience le retour du navire en août, afin de poursuivre notre partenariat avec le ministère de la santé et l’université de Sierra Leone pour renforcer les soins chirurgicaux. Même après le départ du navire en 2026, notre accord avec le gouvernement souligne notre engagement commun en faveur d’un impact durable jusqu’en 2030.  Nous constatons déjà les retombées de ce partenariat durable. »

Le retour du Global Mercy en août 2025 marquera la troisième mission consécutive de l’organisation humanitaire en Sierra Leone et sa huitième visite dans le pays depuis 1992, renforçant ainsi un partenariat de longue date.

Le ministre de la santé, le Dr Austin Demby, souligne : « Notre partenariat avec Mercy Ships a véritablement transformé la vie des habitants de ce pays. En tant que gouvernement, nous sommes très fiers de la contribution significative que l’ONG apporte à l’amélioration de l’accès à des services chirurgicaux gratuits ainsi qu’à l’amélioration des compétences du personnel de grâce à la formation. Nous attendons avec impatience la prochaine mission et nous apporterons tout le soutien nécessaire pour que davantage de Sierra-Léonais puissent bénéficier de leur aide. »

Mercy Ships continuera à travailler aux côtés de l’université de Sierra Leone pour soutenir la mise en place du diplôme d’infirmier anesthésiste, afin de pallier la pénurie actuelle de ce type de professionnels dans le pays. Pour garantir une augmentation durable du nombre d’infirmiers qualifiés, l’objectif à long terme est que ce programme soit entièrement dirigé par des enseignants sierra-léonais.

En outre, Mercy Ships poursuit son partenariat avec l’hôpital Connaught dans le cadre du programme « Safer Surgery », qui met l’accent sur le renforcement des équipes chirurgicales et l’amélioration mesurable des soins aux patients.

Le soutien à l’enseignement dentaire se poursuivra grâce au parrainage d’étudiants en médecine dentaire sierra-léonais qui étudient à l’université Gamal Abdel Nasser en Guinée, en partenariat avec l’université de Sierra Leone. 

Distribué par APO Group pour Mercy Ships.

Contact média :
Ministère de la santé de Sierra Leone :
Abdul S. Brima/James T. Kallay
E-mail : communications@mohs.gov.sl   
Site web : https://MOHS.gov.sl

Mercy Ships :
Sophie Barnett
responsable internationale de Mercy
Ships E-mail : International.media@mercyships.org                
Site web : https://apo-opa.co/4l6Y59I
Pour plus d’informations, visitez www.MercyShips.org.

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Remise et reprise entre les Présidents Ndayishimiye et Museveni à la tête de l’Accord Cadre pour la République démocratique du Congo (RDC)


Le Président de la République du Burundi Son Excellence Evariste Ndayishimiye a regagné son pays ce jeudi, au terme de sa participation à la 12ᵉ Réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC. 

Ce sommet a constitué une importante plateforme d’échanges entre les Chefs d’État et de gouvernement engagés en faveur de la stabilité et du développement durable de la région, et surtout de la paix et la sécurité en RDC.

Il était également prévu la passation de témoin entre leurs Excellences Evariste Ndayishimiye et Yoweli Kaguta Museveni, respectivement Président sortant et Président entrant du Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord-Cadre pour la Paix en RDC.

A son arrivée à l’aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura, le Porte-Parole du Président de la République Rosine Guilène GATONI s’est adressée à la presse relatant principalement comment le Numéro Un Burundais a  dressé un bilan très positif après deux ans à la tête de ce Mécanisme malgré le contexte difficile causé par la résurgence du M23 soutenu par le Rwanda.

Le Président Ndayishimiye a présenté ses réalisations notamment celles liées aux recommandations lui assignées lors de la prise des rênes du Mécanisme.  Il s’agit principalement des consultations politiques, des rapprochements diplomatiques, l’implication des femmes et des jeunes dans le processus de consolidation de la paix.  Sur ce, il a mentionné la rencontre des jeunes au niveau régional particulièrement le dialogue international des jeunes couplé au forum des jeunes de la CIRGL, le forum des femmes au niveau de la CIRGL, lesquels ont été rehaussé par la présence du Chef de l’Etat Ndayishimiye.

Le Sommet a également été l’occasion d’adopter à l’unanimité un document de revitalisation de l’Accord-Cadre. 

Le Président Ndayishimiye a réitéré la position de son pays rappelant que le Burundi constitue une solution aux conflits, avant d’inviter son audience à creuser et détecter les causes profondes à l’origine de l’insécurité à l’Est de la RDC, et par conséquent sa pauvreté. Il a néanmoins fait remarquer qu’il y a de l’espoir au cas où tous leurs efforts sont consentis sur le problème, dans une solidarité régionale et internationale.

Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts observables de l’EAC, de la CEEAC,  de l’Union Africaine,  du Qatar, des USA convergeant vers un seul objectif de recouvrer la paix et la sécurité en RDC.

Le Chef d’Etat burundais a en outre, souligné l’engagement de son pays dans cette requête, avant de mentionner l’appui apporté à plus de 120.000 réfugiés congolais qui ont fui la guerre et trouvé refuge au Burundi. Il a lancé un appel à soutenir ses efforts, et surtout à œuvrer dans le sens de faire respecter le plan de paix proposé, et immédiatement adopter un cessez-le-feu.

En marge du Sommet, le Président Ndayishimiye a rencontré le Vice-Président du Conseil de Souveraineté Transitoire du Soudan Malik Agar Eyre. Ils se sont entretenus sur la situation socio-sécuritaire qui prévaut dans la région en général et dans son pays en particulier.  Se référant sur sa position au niveau de l’Union Africaine, et son expérience dans la restauration de la paix et la sécurité dans certains pays, Malik a sollicité l’appui du Président du Burundi au Soudan où un groupe rebelle perturbe la quiétude de la population. Et ce dernier l’a encouragé à prioriser la voie du dialogue pour trouver une solution durable.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

L’Ingénierie Sociale 2.0 : Quand l’intelligence artificielle devient l’ultime manipulateur

Autrefois le domaine des espions d’élite et des escrocs, l’ingénierie sociale est désormais à la portée de quiconque possède une connexion internet – et l’IA en est le complice. Dopées par les outils génératifs et la technologie des deepfakes, les attaques d’ingénierie sociale d’aujourd’hui ne sont plus de grossières tentatives de phishing. Elles sont ciblées, psychologiquement précises et terriblement évolutives.

Bienvenue dans l’Ingénierie Sociale 2.0, où les manipulateurs n’ont pas besoin de vous connaître personnellement. Leur IA le fait déjà.

La Tromperie au niveau des machines

L’ingénierie sociale fonctionne parce qu’elle contourne les pare-feux et les défenses techniques. Elle attaque la confiance humaine. Des fausses alertes bancaires aux princes nigérians perdus de vue, ces escroqueries reposaient traditionnellement sur des accroches génériques et une tromperie peu élaborée. Mais cela a changé, et continue de changer.

“L’IA augmente et automatise la manière dont l’ingénierie sociale est menée”, déclare Anna Collard, SVP de la Stratégie de Contenu & Évangéliste chez KnowBe4 Afrique. “Les marqueurs de phishing traditionnels comme les fautes d’orthographe ou la mauvaise grammaire appartiennent au passé. L’IA peut imiter les styles d’écriture, générer des messages émotionnellement résonnants, et même recréer des voix ou des visages (https://apo-opa.co/409nwPV) – le tout en quelques minutes.”

Le résultat ? Les cybercriminels disposent désormais des capacités de profileurs psychologiques. En récupérant des données accessibles au public – des réseaux sociaux aux biographies d’entreprises – l’IA peut construire des dossiers personnels détaillés. “Au lieu d’appâts uniques pour tous, l’IA permet aux criminels de créer des attaques sur mesure”, explique Collard. “C’est comme donner à chaque escroc l’accès à sa propre agence de renseignement numérique.”

Le nouveau visage de la manipulation : Les Deepfakes

L’une des évolutions les plus effrayantes de la tromperie alimentée par l’IA est la montée en puissance des deepfakes – des vidéos et audios synthétiques conçus pour imiter de vraies personnes. “Il existe des cas documentés où des voix générées par l’IA ont été utilisées pour imiter des PDG et tromper le personnel pour qu’il vire des millions (https://apo-opa.co/4e4JBVv)”, note Collard.

En Afrique du Sud, une vidéo deepfake récente circulant sur WhatsApp présentait un faux endossement convaincant du Commissaire de la FSCA, Unathi Kamlana, faisant la promotion d’une plateforme de trading frauduleuse. Nedbank a dû se distancer publiquement de l’escroquerie (https://apo-opa.co/4e4JCJ3).

“Nous avons vu des deepfakes utilisés dans des escroqueries romantiques, des manipulations politiques, même de l’extorsion”, dit Collard. Une tactique émergente consiste à simuler la voix d’un enfant pour convaincre un parent qu’il a été enlevé (https://apo-opa.co/3HY5WrR) – avec bruit de fond, sanglots, et un faux ravisseur demandant de l’argent.

“Ce n’est plus seulement de la tromperie”, prévient Collard. “C’est de la manipulation psychologique à grande échelle.”

L’effet Scattered Spider

Un groupe de cybercriminalité qui illustre cette menace est Scattered Spider. Connu pour sa maîtrise de l’anglais et sa profonde compréhension de la culture d’entreprise occidentale, ce groupe se spécialise dans des campagnes d’ingénierie sociale très convaincantes. “Ce qui les rend si efficaces”, note Collard, “c’est leur capacité à paraître légitimes, à établir rapidement des rapports, et à exploiter les processus internes – trompant souvent le personnel informatique ou les agents du service d’assistance.” Leur approche centrée sur l’humain, amplifiée par les outils d’IA, comme l’utilisation de deepfakes audio pour usurper les voix des victimes afin d’obtenir un accès initial, montre comment la combinaison de la familiarité culturelle, de la perspicacité psychologique et de l’automatisation redéfinit l’apparence des cybermenaces. Il ne s’agit pas seulement d’un accès technique – il s’agit de confiance, de timing et de manipulation.

L’ingénierie sociale à grande échelle

Ce qui nécessitait autrefois des escrocs habiles des jours ou des semaines d’interaction – établir la confiance, créer des prétextes crédibles et influencer subtilement le comportement – peut désormais être fait par l’IA en un clin d’œil. “L’IA a industrialisé les tactiques de l’ingénierie sociale”, dit Collard. “Elle peut effectuer un profilage psychologique, identifier les déclencheurs émotionnels et délivrer une manipulation personnalisée avec une rapidité sans précédent.”

Les étapes classiques – reconnaissance, prétexte, établissement de rapports – sont désormais automatisées, évolutives et infatigables. Contrairement aux attaquants humains, l’IA ne devient pas négligente ou fatiguée ; elle apprend, s’adapte et s’améliore à chaque interaction.

Le plus grand changement ? “Personne n’a plus besoin d’être une cible de haute valeur”, explique Collard. “Une réceptionniste, un stagiaire RH ou un agent du service d’assistance ; tous peuvent détenir les clés du royaume. Il ne s’agit pas de qui vous êtes – il s’agit de quel accès vous avez.”

Construire la résilience cognitive

Dans ce nouveau terrain, les solutions techniques seules ne suffiront pas. “La sensibilisation doit aller au-delà de ‘ne cliquez pas sur le lien'”, dit Collard. Elle préconise de construire une ‘pleine conscience numérique’ et une ‘résilience cognitive’ – la capacité de faire une pause, d’interroger le contexte et de résister aux déclencheurs émotionnels (https://apo-opa.co/3FF6Zwn).

Cela signifie :

  • Former le personnel à reconnaître la manipulation émotionnelle, et pas seulement les URL suspectes.
  • Mener des simulations utilisant des appâts générés par l’IA, et non des modèles de phishing dépassés.
  • Répéter une prise de décision calme et délibérée sous pression, pour contrer la manipulation basée sur la panique.

Collard recommande également des tactiques non conventionnelles. “Demandez aux personnes interrogées par les RH de placer leur main devant leur visage pendant les appels vidéo – cela peut aider à repérer les deepfakes dans les escroqueries d’embauche”, dit-elle. Les familles et les équipes devraient également envisager des mots de code ou des secrets pré-convenus pour les communications d’urgence, au cas où des voix générées par l’IA imiteraient des êtres chers.

Défense en profondeur – Humain et Machine

Alors que les attaquants ont désormais des outils d’IA, les défenseurs aussi. L’analyse comportementale, la numérisation de contenu en temps réel et les systèmes de détection d’anomalies évoluent rapidement. Mais Collard prévient : “La technologie ne remplacera jamais la pensée critique. Les organisations qui gagneront seront celles qui combineront l’intuition humaine avec la précision de la machine.”

Et avec des appâts d’IA devenant plus persuasifs, la question n’est plus de savoir si vous serez ciblé – mais si vous serez préparé. “C’est une course”, conclut Collard. “Mais je reste optimiste. Si nous investissons dans l’éducation, dans la pensée critique et la pleine conscience numérique, dans la discipline de remettre en question ce que nous voyons et entendons – nous aurons une chance de nous battre.”

Distribué par APO Group pour KnowBe4.

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