Burkina Faso : Souveraineté alimentaire et accès à l’eau potable : Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) porte à plus de 80% la construction du barrage de Tougouya-koko d’une capacité de plus de 15,5 millions de m³

Source: Africa Press Organisation – French

Dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, s’est rendu ce vendredi 25 septembre 2026 à Tougouya-koko, dans la commune de Bassi, province du Zondoma, région de Yaadga, pour constater l’état d’avancement des travaux de construction du barrage.

D’une capacité de 15 567 987 m³, cet ouvrage constitue une infrastructure stratégique pour le développement agricole, pastoral et l’accès à l’eau potable. Les travaux, initialement confiés à une entreprise, avaient connu d’importants retards. Après avoir consommé 132 % du délai contractuel, l’entreprise n’affichait que 53 % d’exécution physique, malgré plusieurs mises en demeure restées sans suite.

Face à cette situation, le contrat a été résilié et l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) a pris le relais le 1er avril 2026. Depuis cette reprise en main, le chantier connaît une nette accélération, avec un taux d’exécution physique désormais supérieur à 80 %. Selon les prévisions, l’ouvrage pourra être mis en eau dès la prochaine campagne.

À l’issue de la visite, le ministre d’État a salué la célérité et la qualité des travaux, exprimant sa satisfaction devant les résultats enregistrés depuis la reprise du chantier par l’ONBAH. Pour lui, cette performance illustre la capacité des structures publiques et l’expertise nationale à conduire efficacement des infrastructures de grande envergure.

Au-delà de sa vocation hydraulique, le barrage de Tougouya-koko doit renforcer les capacités de production agricole et maraîchère, soutenir les activités agropastorales et contribuer à la sécurisation de l’eau pour les populations. L’ouvrage permettra également d’alimenter la ville de Ouahigouya en eau potable, à travers le prélèvement, le traitement et le refoulement de l’eau du barrage.

À Tougouya-koko, la reprise du chantier par l’État traduit ainsi un engagement. Transformer les investissements publics en infrastructures fonctionnelles, au service direct des populations. Un engagement qui place l’accès à l’eau au cœur des priorités, conformément au principe rappelé par le ministre d’État. « L’eau potable est un droit, pas un luxe ».

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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L’initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) de la Banque africaine de développement et l’Initiative We-Fi réunissent des partenaires pour promouvoir le financement des entrepreneures

Source: Africa Press Organisation – French

L’Initiative AFAWA (https://apo-opa.co/4d6nizF) (« Affirmative Finance Action for Women in Africa ») de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org) et l’Initiative We-Fi (https://apo-opa.co/46FWaUC) (« Women Entrepreneurs Finance Initiative »), un partenariat hébergé par la Banque mondiale, ont organisé conjointement, du 22 au 25 septembre, une formation axée sur les moyens pratiques d’améliorer l’accès des entrepreneures au financement et à d’autres opportunités économiques en Afrique.

L’évènement a réuni notamment des représentants de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, de la Banque interaméricaine de développement, de la Société financière internationale, de la Banque islamique de développement et du Groupe de la Banque mondiale, ainsi que du secrétariat de l’Initiative We-Fi. La Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique du Groupe de la Banque africaine de développement, qui bénéficie également d’un financement de l’initiative We-Fi, comptait parmi les participants.

L’événement a combiné des visites d’institutions financières et d’entreprises détenues et/ou dirigées par des femmes en Côte d’Ivoire, avec des sessions d’apprentissage par les pairs et des séances de travail sur la finance numérique, la croissance des entreprises, la recherche, les services à la personne, les réseaux, l’accès aux marchés, les technologies et à l’innovation climatique. Il a mis en évidence l’impact concret du partenariat de la Banque africaine de développement dans le développement des activités des entrepreneures sur le continent.

« Notre collaboration illustre clairement l’approche que nous adoptons en Afrique : travailler main dans la main avec les institutions financières, par le biais de garanties et d’une assistance technique, afin qu’elles puissent mieux répondre aux besoins des entreprises dirigées par des femmes », a déclaré Mélissa Basque-Roux, coordinatrice du programme AFAWA, lors de la séance d’ouverture.

Le premier jour, les délégués ont visité NSIA Banque Côte d’Ivoire, une filiale du groupe panafricain NSIA, qui utilise toute une gamme d’outils financiers pour soutenir les entreprises détenues par des femmes.

« Nous sommes convaincus que les entrepreneures jouent un rôle déterminant dans le développement économique de notre pays, a souligné Sékou Chérif Sanogo, directeur général adjoint de NSIA Banque Côte d’Ivoire. Nous nous engageons, en partenariat avec la Banque africaine de développement, à offrir aux entrepreneures des solutions de financement sur mesure ainsi qu’un accompagnement local. Cela leur permet de réaliser leurs ambitions et de développer leurs entreprises de manière durable. »

Les délégués ont également rencontré trois entrepreneures financées par AFAWA et NSIA : Ariane Monney, propriétaire du restaurant et de l’établissement hôtelier Casa Èkwa ; Yvette Yelematou Soro, de l’entreprise de construction Lemias Engineering ; et Blandine Koffi, propriétaire de l’entreprise Poisson d’Afrique, dans le secteur de la pêche.

Les entrepreneures africaines ont partagé leurs expériences, notamment les défis qu’elles ont rencontrés pour développer leurs activités respectives avant de découvrir les solutions de financement soutenues par AFAWA, et la manière dont celles-ci ont amélioré leur accès au financement.

« Il y avait d’autres banques. Mais quand j’ai eu besoin d’une garantie, quand j’ai eu besoin d’un prêt, NSIA a été là pour moi dès le début », a témoigné Mme Soro.

Durant quatre jours, les sessions ont porté également sur la finance numérique, l’aide aux microentreprises pour devenir des petites et moyennes entreprises (PME) bien établies, la recherche, les responsabilités en matière de soins, les réseaux, l’accès au marché, ainsi que les technologies et l’innovation climatique.

Felicia Siegrist, chargée principale de la gestion des connaissances à l’initiative We-Fi, a précisé que l’objectif des partenaires allait au-delà du simple financement : « Il s’agit également de mettre en place des structures et des processus internes pour servir les entrepreneures de manière efficace et durable. »

L’événement s’inscrivait également dans la droite ligne de la vision stratégique des « Quatre Points cardinaux » du Groupe de la Banque africaine de développement, notamment l’accent mis sur l’accès au capital, le renforcement des institutions et systèmes financiers, ainsi que l’exploitation de la transformation démographique de l’Afrique pour le développement économique.

La formation s’est achevée sur un bilan des enseignements tirés et l’identification des domaines dans lesquels les institutions participantes pouvaient améliorer leur soutien aux entrepreneures.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Alphonso Van Marsh
Chargé en chef du contenu numérique et des événements
Groupe de la Banque africaine de développement
Courriel : media@afdb.org

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81e Assemblée générale des Nations unies : le Groupe de la Banque africaine de développement et ses partenaires lancent une formation gratuite sur Intelligence Artificielle (IA) destinée aux agents publics africains

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), en collaboration avec l’AI Hub for Sustainable Development du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Google et Apolitical, a lancé un programme de formation gratuit en faveur des agents publics en Afrique pour les aider à comprendre et à utiliser l’intelligence artificielle (IA) dans leur travail. Ce programme a été lancé en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York.

Dans le cadre de l’initiative Government AI Campus (https://apo-opa.co/3TuJWev) (lien en anglais) d’Apolitical, les participants auront accès à des cours sur « Les fondamentaux de l’IA pour les fonctionnaires : opportunités, risques et stratégies », « Le leadership en matière d’IA au sein du gouvernement : instaurer la confiance, développer les compétences et favoriser une culture d’innovation » et « Des marchés publics plus intelligents grâce à l’IA ». Ces formations ont été élaborées par Stanford University Online et la SDA Bocconi School of Management. Google et Apolitical fournissent, quant à eux, la plateforme d’apprentissage ainsi que les contenus pédagogiques.

L’AI Hub for Sustainable Development (https://apo-opa.co/3TRhXWv) est une initiative soutenue par le G7, codirigée par le PNUD et le ministère italien des Entreprises et du « Made in Italy ». Ele s’inscrit dans le droit fil du Plan Mattei de l’Italie pour l’Afrique. Le Groupe de la Banque africaine de développement est membre fondateur du comité de pilotage exécutif de l’AI Hub.

« L’IA transforme notre façon de travailler. Elle promet des gains de productivité considérables si les utilisateurs en saisissent pleinement les applications. Le développement de cette compréhension au sein des administrations a été négligé, et ce partenariat nous aide à y remédier », a déclaré Ousmane Fall, directeur du département du Développement industriel et commercial du Groupe de la Banque.

Cette formation constitue la première étape de la mise en œuvre des recommandations issues d’un rapport du Groupe de la Banque intitulé « Gains de productivité grâce à l’IA en Afrique : voies vers l’efficacité du travail, la croissance économique et une transformation inclusive », qui prévoyait qu’un déploiement inclusif de l’IA pourrait ajouter jusqu’à 1 000 milliards de dollars au produit intérieur brut de l’Afrique d’ici 2035, tout en identifiant les compétences et une gouvernance digne de confiance comme deux des cinq facteurs clés nécessaires pour concrétiser ces gains.

« Alors que le paysage de l’IA ne cesse d’évoluer, les gouvernements africains ont besoin d’un soutien opportun pour renforcer les fondements institutionnels et techniques nécessaires à une participation significative à l’économie de l’IA », a déclaré Keyzom Ngodup Massally, directrice de l’AI Hub for Sustainable Development et responsable des programmes numériques et d’IA au PNUD.

L’apprentissage sur la plateforme s’effectue au rythme de chaque participant. L’inscription est ouverte et gratuite pour les responsables gouvernementaux et les agents publics en exercice des pays membres régionaux de la Banque, qui travaillent sur l’IA appliquée à la prestation de services publics, aux infrastructures numériques, aux partenariats public-privé ou à l’innovation. Le lien pour s’inscrire (https://apo-opa.co/4hw6F1H) est accessible.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Olufemi Terry 
Département de la communication et des relations extérieures 
media@afdb.org

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Formation professionnelle : Le Luxembourg mobilise près de 10 milliards FCFA pour les métiers portuaires au Bénin

Source: Africa Press Organisation – French

En marge de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Bénin et le Luxembourg ont tenu leur troisième Commission mixte de coopération. Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux pays de faire le point sur l’état de leur partenariat et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération. Au cœur des échanges, la formation professionnelle dans les secteurs portuaire et logistique s’est particulièrement distinguée avec la signature d’un protocole d’accord portant sur un financement de 15 millions d’euros, soit plus de 9,8 milliards de francs CFA.

Cet appui financier est destiné à la mise en œuvre du projet « CAP-PORT : Compétences et Professionnalisation pour les métiers Portuaires et logistiques ». Du côté béninois, le protocole a été signé par le Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU. Le Grand-Duché de Luxembourg était représenté par Monsieur Xavier BETTEL, Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, ainsi que par le Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire.

À travers CAP-PORT, les deux partenaires entendent améliorer l’offre de formation professionnelle et faciliter l’insertion dans les métiers portuaires et logistiques. Le projet cible notamment les jeunes et les femmes âgés de 18 à 35 ans à la recherche d’un emploi, les personnes peu qualifiées ainsi que les travailleurs du secteur souhaitant renforcer ou actualiser leurs compétences. L’écosystème portuaire devrait ainsi bénéficier d’un espace dédié au développement des compétences dans plusieurs domaines, notamment la conduite et la maintenance des engins de manutention et des véhicules, la sécurité, la conformité documentaire et l’utilisation des systèmes numériques.

Les assises de la  troisième Commission mixte ont également permis aux deux parties de saluer la qualité et l’efficience de leur coopération bilatérale. Le portefeuille actif de cette coopération est évalué à environ 95 millions d’euros. Les discussions ont également porté sur de nouveaux axes de partenariat, avec un intérêt particulier pour les technologies de pointe, la sécurité, et l’intelligence artificielle, présentée comme un pilier stratégique et transversal du développement du Bénin.

Au-delà du financement de CAP-PORT, les échanges ont ouvert la voie à une nouvelle étape du partenariat entre Cotonou et Luxembourg. Les deux parties ont engagé une réflexion sur le prochain Programme Indicatif de Coopération (PIC), avec pour objectif de créer une articulation avec le nouveau Programme d’Action du Gouvernement. Une perspective qui traduit la volonté commune de renouveler et de renforcer une coopération appelée à accompagner davantage les priorités de développement et de transformation du Bénin.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Ludoil acquiert une participation majoritaire dans la plus grande raffinerie de Méditerranée et prévoit un investissement de 1,3 milliard d’euros

Source: Africa Press Organisation – French

Ludoil Capital S.r.l., société détenue à 100 % par Ludoil Energy S.p.A., holding de la famille Ammaturo (« Ludoil » ou « le Groupe »), a finalisé l’acquisition de 51 % du capital d’ISAB S.r.l. (« ISAB ») auprès de GOI Energy S.r.l., à l’issue favorable de la procédure Golden Power. Dans une période de tensions internationales aux répercussions sensibles sur les coûts de l’énergie, le Gouvernement italien a protégé le premier pôle de raffinage du pays — le plus important de Méditerranée — en consacrant son caractère stratégique par des dispositions spécifiques et en accompagnant son retour sous pavillon italien.

L’autorisation au titre du contrôle des concentrations et l’examen mené en application du règlement européen sur les subventions étrangères (Foreign Subsidies Regulation – FSR) se sont conclus sans mesures correctives. Entre l’annonce de l’accord, le 13 mai 2026, et le closing, il s’est écoulé un peu plus de quatre mois : un délai rare pour un périmètre d’une exceptionnelle complexité, qui atteste la détermination avec laquelle les autorités publiques ont veillé sur chaque étape de l’opération, au service des approvisionnements et de la sécurité énergétique des citoyens.

À compter d’aujourd’hui, Ludoil assume la conduite industrielle et la gestion de la raffinerie implantée sur les communes de Priolo, Melilli et Syracuse. La valeur de l’actif, en termes de valeur d’entreprise, s’établit à un milliard d’euros. Le soutien financier, assorti d’une garantie SACE, a été apporté par BPER et UniCredit, en qualité de Global Coordinator, Mandated Lead Arranger et Bookrunner, et par MPS en qualité de Mandated Lead Arranger; BPER a en outre agi comme banque agent, coordonnant l’opération dans les rapports entre les banques prêteuses et avec SACE. La participation conjointe des trois établissements témoigne de la capacité du système bancaire italien à soutenir des investissements de long terme.

Le plan industriel se déploie selon deux axes. Le premier rend aux infrastructures de la raffinerie leur pleine efficacité, par la remise en service et la modernisation de plusieurs unités de procédé à l’arrêt, dont la distillation atmosphérique et l’hydrodésulfuration (HDS) sur le site Nord, le solvent deasphalting (SDA) et le craquage thermique sur le site IGCC-Sud. Leur redémarrage accroîtra la capacité de traitement et orientera la production vers des distillats à plus faible teneur en soufre et en carbone. Le second axe est la conversion aux biocarburants, engagée en juillet 2026 avec le co-processing au FCC du site Nord. Une filière verticalement intégrée, s’appuyant sur des huiles végétales non alimentaires, produira des bio-essences, du SAF (Sustainable Aviation Fuel) et du HVO (Hydrotreated Vegetable Oil), d’abord dans les installations existantes puis dans des unités dédiées.

Le plan prévoit des investissements d’environ 1,3 milliard d’euros sur les cinq prochaines années. L’effectif actuel est intégralement maintenu. Au cours des cinq années de relance, les chantiers d’investissement mobiliseront près d’un millier de personnes supplémentaires, parmi des profils d’ingénierie, de logistique et de construction venus de toute l’Italie. En régime de croisière, l’exploitation requerra une centaine de nouveaux techniciens et opérateurs spécialisés ; la coopération d’ISAB avec le système sicilien de formation technique supérieure sera déterminante. L’intégration d’ISAB parachève la chaîne de valeur de Ludoil, qui devient la première MultiEnergy Company privée d’Italie, avec un chiffre d’affaires consolidé attendu d’environ 13 milliards d’euros par an.

La raffinerie ISAB en constitue l’élément central, avec la réception de brut et de matières premières organiques et leur transformation en carburants et biocarburants ; les unités de biométhane et la production d’énergie renouvelable étendent le périmètre au-delà du raffinage ; les dépôts côtiers, du nord au sud du pays, assurent le stockage et l’ancrage territorial ; le réseau de stations-service, présent sur l’ensemble du territoire, porte les produits jusqu’au consommateur final.

Lors de sa première assemblée des associés, ISAB a nommé son nouveau conseil d’administration, composé de trois membres. Marco Russo Spena, président, et Paolo Fedeli, directeur général, ont été désignés par l’associé majoritaire ; Fabio Cadeddu, administrateur, représente l’associé minoritaire.

Cette transaction souligne le rôle stratégique que continuent de jouer les infrastructures de raffinage dans le renforcement de la sécurité énergétique, tout en adaptant les actifs existants à l’évolution du mix énergétique. En combinant les investissements dans les capacités de raffinage conventionnelles avec les biocarburants, les énergies renouvelables et la distribution intégrée, l’expansion de Ludoil reflète une approche plus large du développement énergétique, dans laquelle la sécurité d’approvisionnement et les investissements dans la transition énergétique progressent en parallèle.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Un état d’esprit en faveur de la paix : JA Africa et la Z Zurich Foundation autonomisent 20 000 jeunes à travers l’Afrique francophone

Source: Africa Press Organisation – French

JA (Junior Achievement) Africa (www.JA-Africa.org) et la Z Zurich Foundation vont doter 20 000 jeunes du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Togo de l’état d’esprit, des compétences, de la confiance et des opportunités nécessaires pour développer des moyens de subsistance, résoudre des problèmes locaux et construire des communautés plus prospères et pacifiques. Annoncée à l’occasion de la Journée internationale de la paix, Génération Équitable, la phase francophone du JA Social Equity Program, positionne l’inclusion économique des jeunes comme une voie concrète vers la paix, en préparant les participants à devenir entrepreneurs, employés et acteurs du changement.

Cette initiative de trois ans touchera directement 20 000 jeunes à travers des formations en entrepreneuriat, en éducation financière, en compétences numériques et en préparation à la vie active. Parmi ces participants, 5 000 devraient connaître une amélioration significative de leur situation économique— décrocher un emploi, lancer une entreprise ou augmenter significativement leurs revenus — tandis que les 15 000 restants devraient enregistrer des progrès mesurables en matière de compétences et de confiance en soi. Les retombées devraient également bénéficier indirectement à 100 000 personnes supplémentaires au sein des foyers et des communautés , portant le nombre total de personnes qui devraient être impactées par l’initiative à 120 000 d’ici 2029 :

  • Burkina Faso : 51 000 vies impactées au total
  • République démocratique du Congo : 45 000 vies impactées au total
  • Togo : 24 000 vies impactées au total

Génération Équitable s’appuie sur la première phase du JA Social Equity Program, lancée par JA Africa et la Z Zurich Foundation en 2022. Entre 2023 et 2025, cette première phase a directement touché environ 175 000 jeunes et a contribué à un impact positif plus large pour environ 612 000 personnes impactées dans neuf pays africains. Elle a démontré comment l’apprentissage pratique, le mentorat et l’entrepreneuriat social porté par les jeunes peuvent élargir la participation économique, faire progresser l’inclusion et aider les communautés à relever des défis communs. Elle a également mis en évidence des obstacles propres aux contextes francophones, notamment des marchés du travail formels plus limités, un accès inégal à des formations adaptées aux besoins du marché, et des difficultés d’apprentissage liées à la langue — des défis que cette nouvelle phase répond à travers un modèle localisé et adapté au contexte.

La mise en œuvre associe des camps de leadership en présentiel au JA Digital Entrepreneurship Education Program (JA DEEP), le programme numérique d’entrepreneuriat de JA Africa, composé de huit modules d’autoformation. Les participants développent des projets à impact social et des réponses concrètes aux défis de leurs propres communautés, avec un accompagnement incluant des services de garde d’enfants sur site pour les jeunes mères et du matériel d’apprentissage adapté pour les jeunes en situation de handicap. Cette approche inclusive garantit que les personnes les plus souvent exclues puissent participer à la construction de communautés plus équitables et plus cohésives. JA Africa travaille avec des partenaires locaux chargées de la mise en œuvre, notamment Gestion d’Entreprise Formation et Études (GEFED) aux côtés de JA Burkina Faso, KADEA/Fondation Kinshasa Digital en RDC,  ainsi que le YMCA Togo.

Au-delà du financement, la Z Zurich Foundation apporte un accompagnement sous forme de bénévolat de compétences et de renforcement des capacités grâce aux employés de Zurich Insurance Group. Le partenariat vise également un changement systémique à plus long terme, en collaborant avec les conseils nationaux de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) ainsi qu’avec les ministères de la jeunesse et de l’éducation des trois pays. L’engagement avec des institutions telles que l’ANADEC en RDC  vise à soutenir l’adoption de programmes officiels et à renforcer des écosystèmes locaux capables de pérenniser les opportunités, l’inclusion et la résilience communautaire au-delà de la durée de l’initiative. À plus long terme, JA Africa entend mobiliser des ressources supplémentaires aux côtés de partenaires multilatéraux et du financement du développement.

La paix se renforce lorsque les jeunes peuvent envisager un avenir pour eux-mêmes et disposent des outils pour contribuer à leurs communautés, a déclaré Simi Nwogugu, Présidente-Directrice Générale de JA Africa. À travers Génération Équitable, nous aidons les jeunes du Burkina Faso, de la RDC et du Togo à transformer leurs ambitions en moyens de subsistance et les défis locaux en solutions. En élargissant l’accès aux opportunités, nous investissons dans une Afrique francophone plus inclusive, plus résiliente et plus pacifique.

L’équité sociale est essentielle à la construction de communautés où chacun peut s’épanouir ensemble, a déclaré Adriana Poglia, Responsable de l’Équité Sociale à la Z Zurich Foundation. Cette collaboration réunit financement, bénévolat de compétences et coopération locale pour aider les jeunes à accéder à des moyens de subsistance durables, à participer à la vie de leurs communautés et à devenir des acteurs du changement positif au Burkina Faso, en RDC et au Togo.

Au cours des cinq dernières années seulement, JA Africa a offert plus de cinq millions d’expériences d’apprentissage à travers le continent. En reliant les opportunités économiques au leadership des jeunes et à la résolution de problèmes communautaires, le Social Equity Program démontre comment des investissements en faveur des jeunes peuvent favoriser des communautés plus inclusives et plus résilientes. JA Africa invite d’autres partenaires financiers à rejoindre Génération Équitable, afin de renforcer la durabilité à long terme de l’initiative.

Distribué par APO Group pour Junior Achievement (JA) Africa.

Contact Presse :
Ellen Ukpi
Directrice, Marketing et Communications
JA Africa
info@ja-africa.org

À propos de JA Africa :
JA Africa est l’une des plus grandes organisations d’Afrique œuvrant pour l’autonomisation économique des jeunes, et un membre de JA Worldwide, l’une des plus grandes organisations à but non lucratif au service des jeunes dans le monde, présente dans plus de 110 pays. À travers un apprentissage pratique et immersif en santé financière, en préparation à la vie active et en éducation entrepreneuriale, JA prépare les jeunes à réussir dans une économie mondiale. JA Africa opère dans 23 pays d’Afrique subsaharienne, touchant plus d’un million de jeunes chaque année grâce à des partenariats avec les ministères de l’éducation locaux et le secteur privé, dans plus de 3 000 écoles. www.JA-Africa.org

À propos de la Z Zurich Foundation :
La Z Zurich Foundation est une fondation caritative qui soutient des projets visant à renforcer la résilience communautaire et à faire progresser l’équité sociale à travers le monde. À travers des initiatives telles que le Social Equity Program, la Fondation aide les jeunes marginalisés à acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour porter un changement inclusif et durable.

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Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) rejoint African Energy Week (AEW) 2026 en tant que Partenaire Platine alors que le Cameroun développe sa chaîne de valeur énergétique

Source: Africa Press Organisation – French


La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) participera à l’African Energy Week (AEW) 2026 en tant que Partenaire Platine, plaçant ainsi la compagnie nationale des hydrocarbures du Cameroun au cœur des discussions sur les moyens permettant aux producteurs africains d’accroître les investissements, de renforcer la sécurité énergétique et de créer davantage de valeur à partir des ressources nationales.

Prévue du 12 au 16 octobre au Cap, AEW 2026 réunira des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des investisseurs et des dirigeants du secteur venus de tout le continent. Pour la SNH, ce partenariat intervient alors que le Cameroun fait progresser des projets allant bien au-delà des activités amont conventionnelles, notamment de nouvelles infrastructures de raffinage, le développement du gaz et la coopération énergétique transfrontalière.

Le projet de raffinerie et de dépôt de stockage CSTAR à Kribi constitue l’une des principales priorités. La SNH le présente comme une composante stratégique de la transformation du secteur pétrolier camerounais. La raffinerie projetée, d’une capacité de 30 000 barils par jour, sera développée à proximité du Port en eau profonde de Kribi. À la suite de réunions des conseils d’administration tenues à Dubaï en mai, la SNH a indiqué que les entités CSTAR avaient examiné les priorités opérationnelles et financières et adopté des résolutions visant à mettre en œuvre les infrastructures prévues sur le site de Mboro. La société inscrit ce développement dans le cadre des efforts visant à renforcer les infrastructures pétrolières et la souveraineté énergétique du Cameroun.

Le développement gazier constitue un autre domaine dans lequel la SNH poursuit des opportunités ayant une portée régionale. En février, le Cameroun et la Guinée équatoriale ont signé un accord d’unitisation portant sur le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, à l’issue de plusieurs années de négociations. La SNH et GEPETROL, la compagnie nationale de Guinée équatoriale, ont signé l’accord aux côtés de Chevron, qui participe au projet. Selon la SNH, le champ renfermerait environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz. Le concept de développement prévoit deux gazoducs d’exportation ainsi que des installations de traitement distinctes à Bipaga, au Cameroun, et à Punta Europa, en Guinée équatoriale.

Cet accord illustre la dimension régionale de la stratégie camerounaise dans le secteur des hydrocarbures, tout en soulignant le rôle de la SNH en tant que bras opérationnel de l’État dans le développement du secteur énergétique. Le mandat de la société couvre la promotion du domaine pétrolier et gazier national, la négociation et le suivi des contrats pétroliers et gaziers, la commercialisation des hydrocarbures revenant à l’État ainsi que le développement de projets gaziers destinés à la production d’électricité, à la consommation nationale et à l’exportation.

Parallèlement, le Cameroun cherche à redynamiser son secteur amont. En août 2025, la SNH a lancé un nouveau cycle de promotion portant sur neuf blocs libres situés dans les bassins de Douala-Kribi-Campo et du Rio del Rey. En juin 2026, la société a annoncé la publication des résultats de l’appel à manifestation d’intérêt.

« La SNH représente le type d’institution énergétique nationale africaine appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le prochain cycle d’investissement du continent », a déclaré NJ Ayuk, Président exécutif de l’African Energy Chamber. « Son rôle s’étend de la promotion et de la commercialisation des ressources aux grands projets d’infrastructure et aux projets gaziers régionaux, créant ainsi de multiples points d’entrée pour les investisseurs, les fournisseurs de technologies et les partenaires financiers. En tant que Partenaire Platine, la SNH présentera directement les ambitions énergétiques plus larges du Cameroun aux entreprises et institutions qui façonnent l’avenir énergétique de l’Afrique. »

Grâce à sa participation à AEW 2026, la SNH aura l’occasion d’échanger avec des investisseurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures – de l’exploration et de la production au raffinage, à la valorisation du gaz, à la logistique et à la coopération régionale – tout en positionnant le Cameroun comme un marché propice à des projets capables de transformer sa base de ressources existante en une plus grande création de valeur nationale et régionale.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Quinze ans de progrès : comment protéger les acquis et ouvrir un nouveau chapitre pour la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone ? (Par Marie Ba)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Marie Ba, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO).

La planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone est à la croisée des chemins. Il y a quinze ans, dans de nombreuses communautés de la région, trop de femmes avaient encore peu de possibilités de décider du moment et de l’espacement de leurs grossesses, au prix de leur santé et de leurs aspirations. Aujourd’hui, des millions de femmes de plus peuvent choisir leur avenir, mais ces acquis sont fragiles. Alors que les conditions qui ont rendu ces progrès possibles évoluent rapidement, les besoins des femmes et des familles restent urgents. Le Partenariat de Ouagadougou (PO), qui réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo, a démontré ce que la volonté politique et l’action collective peuvent accomplir. Depuis 2011, les pays ont maintenu la planification familiale à l’ordre du jour, défini des objectifs communs et bâti une plateforme régionale de redevabilité, de coopération et d’apprentissage partagé. Entre 2011 et 2025, le Partenariat de Ouagadougou a contribué à éviter, selon les estimations, 30,3 millions de grossesses non désirées, près de 8,9 millions d’avortements à risque et environ 1,8 million de décès maternels. Plus de quatre millions de femmes sont devenues utilisatrices de contraception moderne, beaucoup pour la première fois.

Mais tandis que nous progressions, le monde a évolué autour de nous. Dans le même temps, le paysage du financement de la santé en Afrique se transforme rapidement et les ressources extérieures deviennent plus incertaines, la santé reproductive étant particulièrement exposée. Cette évolution nous oblige à regarder au-delà de la seule question du volume des financements et à nous interroger sur la manière dont nous protégeons les priorités essentielles. Pour nos pays, il s’agit de bien plus qu’un défi de financement. C’est aussi un test de leadership et de notre capacité à gouverner des services essentiels avec des ressources limitées. Dans notre région, les besoins sont réels. Une femme mariée sur quatre ne peut toujours pas satisfaire son besoin d’espacer ou de limiter les naissances par une méthode contraceptive moderne. Chaque jour, des femmes continuent de perdre la vie en donnant naissance. Derrière ces chiffres se trouvent des femmes, des jeunes filles et des familles dont les trajectoires dépendent directement de l’accès à des services de qualité. La planification familiale est à la fois une priorité de santé et un investissement dans le capital humain. Lorsque les femmes peuvent décider d’avoir ou non des enfants et à quel moment, les effets se font sentir sur la santé de la famille, l’éducation des enfants, la participation des femmes à l’économie et la productivité. Mais l’enjeu politique va bien au-delà du montant des fonds disponibles. C’est une question de responsabilité politique, de choix et de redevabilité.

La table ronde ministérielle du Partenariat de Ouagadougou, organisée à New York le 24 septembre 2026 en marge de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’a rappelé avec force : gouverner, c’est choisir. Dans un contexte de transition du financement et de réforme de l’architecture de la santé mondiale, la question n’est pas seulement de savoir combien nous promettons ou budgétisons, mais ce que nous choisissons de protéger, ce que nous décaissons effectivement et les résultats que ces ressources produisent pour les femmes et les jeunes. Pour une femme, l’impact est immédiat et personnel. Peut-être marche-t-elle pendant des heures jusqu’à une clinique, pour découvrir que la méthode contraceptive dont elle a besoin est en rupture de stock. Peut-être rencontre-t-elle un agent de santé qui fait de son mieux mais qui est débordé. Ou peut-être constate-t-elle que la planification familiale est traitée séparément des soins qu’elle reçoit pour elle-même et pour ses enfants. Ces obstacles sont frustrants et difficiles à surmonter. À l’échelle de nos sociétés, leurs conséquences sont pourtant considérables : grossesses non désirées, parcours scolaires interrompus, risques pour la santé et opportunités économiques perdues.

C’est pourquoi nous avons repensé la prochaine phase du Partenariat de Ouagadougou. Le financement,  les chaînes d’approvisionnement, les agents de santé et la prestation des services sont souvent traités comme des questions techniques distinctes. Pourtant, ce sont les maillons d’une même chaîne politique. La question est donc la suivante : comment un gouvernement transforme-t-il une priorité nationale en un service qui atteint une femme au moment où elle en a besoin ? Une allocation budgétaire n’est qu’un début. Un engagement sans financement prévisible et sans exécution reste une promesse. Si les produits sont achetés mais n’arrivent pas dans les établissements de santé, l’investissement est vain. Si les agents de santé sont trop peu nombreux ou inégalement répartis, l’accès reste limité. Si la planification familiale fonctionne séparément des services par lesquels les femmes entrent déjà dans le système de santé, nous devons nous demander si nous n’organisons pas les soins autour des institutions plutôt qu’autour de la vie des personnes. C’est aussi pourquoi le dialogue entre ministères de la Santé et des Finances est essentiel : la mobilisation des ressources doit aller de pair avec leur sécurisation, leur décaissement et leur utilisation efficace.

Sur ces points, les pays peuvent aussi apprendre les uns des autres. Les discussions de New York ont mis en évidence plusieurs pistes déjà explorées dans la région : l’intégration de la planification familiale dans les soins de santé de base, le recours aux budgets-programmes pour mieux sécuriser les ressources, la santé communautaire, ainsi que des approches de financement plus innovantes. Ces expériences constituent un capital d’apprentissage précieux pour l’ensemble du Partenariat de Ouagadougou. Nous ne cherchons pas à reproduire un modèle, mais à collaborer davantage et à examiner ce qui a fonctionné, pourquoi cela a fonctionné, ce que cela a exigé des gouvernements, ce que cela a coûté, et ce qu’un autre pays peut en tirer.

C’est l’un des atouts politiques du Partenariat de Ouagadougou.

Son succès tient au fait que les pays se sont accordés sur un objectif commun, ont renforcé leur planification nationale, ont mesuré les progrès et ont maintenu la planification familiale au centre de l’attention politique. Le Partenariat de Ouagadougou a également créé un espace d’apprentissage entre pairs, de remise en question et de redevabilité. Dans la période actuelle, cette fonction est plus importante encore : elle doit permettre aux pays de mieux relier priorités sanitaires, décisions budgétaires et résultats. Nous avons besoin de cette coopération politique plus que jamais. L’objectif pour 2030 est de 13 millions d’utilisatrices de contraception moderne, mais les projections font apparaître un écart de près de trois millions. Nous devons le combler dès maintenant. Nous devons examiner où des femmes sont encore laissées de côté et pourquoi. Les services atteignent-ils les communautés où les besoins non satisfaits sont les plus importants ? Les systèmes d’approvisionnement et de distribution sont-ils fiables ? Les agents de santé sont-ils déployés là où ils peuvent avoir le plus d’impact ? Les services de planification familiale sont-ils suffisamment liés aux soins maternels et aux soins de santé primaires ? Les budgets votés sont-ils effectivement décaissés ? Utilisons-nous les données assez rapidement pour changer de cap lorsqu’une approche ne produit pas de résultats ? Comme les réponses varieront d’un pays à l’autre, la coopération régionale est essentielle. Elle doit aussi s’appuyer sur un dialogue plus large associant les ministères des Finances et d’autres secteurs, ainsi que le secteur privé, la philanthropie africaine, la société civile et les partenaires au développement.

L’appropriation nationale doit aussi signifier bien plus que la prise en charge d’une part plus importante des dépenses à mesure que les ressources extérieures diminuent. Elle signifie la capacité de chaque pays à fixer ses priorités en fonction de ses besoins, à orienter les ressources là où elles auront le plus d’impact, à renforcer les systèmes et à assumer la responsabilité des résultats. La mobilisation des ressources domestiques est indispensable, mais elle ne peut être la seule réponse. Les partenaires au développement demeurent essentiels. Dans un contexte de transition, leur soutien doit être davantage aligné sur les priorités nationales et contribuer à renforcer des systèmes durables, plutôt qu’à prolonger des dépendances. Telle est la prochaine tâche du Partenariat de Ouagadougou : accompagner le passage d’une dépendance excessive aux financements extérieurs vers une appropriation plus forte, sans perdre de vue l’objectif premier des services accessibles et de qualité pour les femmes et les jeunes.

Lorsque la Guinée accueillera en décembre 2026 la Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, nous aurons l’occasion de faire avancer cette réflexion : examiner ce que les pays ont appris, évaluer où les systèmes doivent évoluer, identifier les solutions qui peuvent être adaptées aux différents contextes et définir l’orientation du Partenariat de Ouagadougou à l’approche de 2030 et au-delà. J’invite tous nos partenaires à nous rejoindre en Guinée. Quinze ans après la création du Partenariat de Ouagadougou, cette rencontre sera l’occasion de célébrer nos réussites, mais surtout de transformer les enseignements de ces quinze années en choix concrets pour l’avenir. Le prochain chapitre devra être celui d’un leadership national renforcé, d’un financement plus durable et d’une coopération régionale capable de faire en sorte que les progrès accomplis bénéficient réellement aux femmes, aux jeunes et aux familles d’Afrique de l’Ouest.

Distribué par APO Group pour Speak Up Africa.

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Dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) évalue les besoins communautaires pour renforcer la résilience des communautés

Source: Africa Press Organisation – French

Identifier les besoins prioritaires des populations afin de mieux accompagner le relèvement des communautés. Tel est l’objectif de la mission d’évaluation conduite par la MINUSCA les 23 et 24 septembre à Ndongue Douane et Péhouri, dans l’ouest de la République centrafricaine. Dans le cadre de son programme de Réduction des Violences Communautaires (CVR), la Mission prépare de futures interventions destinées à renforcer la résilience des communautés à l’issue des processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). La mission a également permis de soutenir l’autonomisation économique des femmes à Baboua à travers un appui à un groupement bénéficiaire du programme.

À Baboua, la fabrication artisanale de savon est devenue une source de revenus pour un groupement de dix femmes formées aux techniques de saponification dans le cadre du programme CVR de la MINUSCA. À travers cette activité, les bénéficiaires renforcent leur autonomie économique tout en contribuant à la cohésion sociale au sein de leur communauté.

Chaque semaine, le groupement produit en moyenne 28 savons vendus sur le marché local. Les recettes sont versées dans une caisse commune destinée à soutenir les activités du groupe et à consolider la solidarité entre ses membres.

« Malgré notre engagement, nous faisons face à des difficultés importantes, notamment pour nous procurer les matières premières indispensables à la fabrication du savon. L’huile de palme et la soude caustique sont particulièrement difficiles à trouver dans la région », explique Patricia Mozanga, membre du groupement.

Pour soutenir cette initiative génératrice de revenus, la MINUSCA a remis sept sacs de soude caustique ainsi que trois bidons d’huile de palme de 25 litres chacun. Un appui qui permettra aux bénéficiaires d’augmenter leur production et de pérenniser leur activité.

« La vente du savon sur le marché local contribue davantage à l’autonomisation économique des femmes », ajoute Patricia Mozanga.

Éducation, santé et infrastructures parmi les besoins prioritaires à Péhouri et Ndongue Douane

À Péhouri, dans la sous-préfecture de Baboua, les consultations menées avec les représentants de la communauté ont permis d’identifier plusieurs besoins prioritaires. La construction d’une école figure au premier rang des attentes exprimées par les habitants. Selon eux, l’absence d’infrastructures scolaires compromet l’accès des enfants à l’éducation.

« Le village n’en dispose pas actuellement, ce qui contraint les enfants à rester sans encadrement scolaire adapté. Pour les habitants, l’éducation constitue un investissement essentiel pour l’avenir de la communauté », souligne Mbengue Arkaye Élisée, agent de santé communautaire.

Les habitants ont également plaidé pour la construction d’un dispensaire, estimant que l’accès aux soins demeure l’un des défis majeurs de la localité. Autre préoccupation soulevée lors des échanges : le mauvais état des routes, qui limite les déplacements des populations et complique l’accès aux services sociaux de base.

Les consultations communautaires organisées à Ndongue Douane ont également mis en lumière d’importants besoins dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures de base et de l’insertion socioéconomique des jeunes.

À Ndongue Douane, les difficultés du secteur éducatif figurent parmi les préoccupations majeures des habitants. Jean-Claude, parent d’élève et président du comité de gestion du centre de santé, souligne notamment le manque de tables-bancs dans l’école de la localité. À cette insuffisance s’ajoute un déficit d’enseignants qui affecte le fonctionnement normal de l’établissement.

Dans le domaine de la santé, les habitants reconnaissent les efforts consentis pour maintenir le centre de santé opérationnel. Ils déplorent toutefois des ruptures fréquentes de médicaments et un manque de personnel qualifié pour répondre aux besoins de la population.

L’enclavement de la localité reste également une préoccupation majeure. Selon les communautés, la dégradation avancée de la route a fortement réduit la circulation des véhicules, compliquant aussi bien l’approvisionnement des villages que l’accès aux services essentiels.

Les informations recueillies à Péhouri et à Ndongue Douane permettront d’orienter les futures interventions du programme de CVR. À travers cette démarche participative, la MINUSCA contribue au renforcement de la résilience communautaire, de la cohésion sociale et de la paix durable.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Les dirigeants africains appellent à renforcer le financement national et l’action multisectorielle pour accélérer l’élimination du paludisme

Source: Africa Press Organisation – French

Les dirigeants africains réunis en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) ont appelé à un renforcement du financement national, à une action multisectorielle et à une collaboration accrue afin de préserver les acquis durement obtenus dans la lutte contre le paludisme et d’accélérer les progrès vers son élimination.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion de haut niveau intitulée « Le leadership de l’Afrique pour un financement durable de la lutte contre le paludisme : une route multisectorielle vers l’élimination », organisée par le Président-Avocat Duma Gideon Boko de la République du Botswana, président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et le RBM Partnership to End Malaria.

L’Afrique concentre 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès dus à ce dernier dans le monde. Les progrès stagnent et le risque de résurgence s’accroît alors que les pays sont confrontés à d’importants déficits de financement, à des phénomènes météorologiques extrêmes, à une résistance croissante aux insecticides et aux médicaments, ainsi qu’à des crises humanitaires.

Les récentes campagnes de reconstitution des ressources du Fonds mondial et de Gavi n’ont pas atteint leurs objectifs, tandis que l’aide publique au développement consacrée à la santé en Afrique ne cesse de diminuer. Si ces organisations continuent de mobiliser des ressources supplémentaires, une étude menée par ALMA et Malaria No More UK estime qu’une réduction de 30 % du financement de la lutte contre le paludisme pourrait entraîner 146 millions de cas supplémentaires, près de 400 000 décès additionnels et une perte de 37 milliards de $ US de PIB d’ici à 2030.

« Lorsque l’investissement est soutenu, le paludisme recule. Lorsque le financement diminue, il revient. »
Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Élaborer une approche durable du financement de la lutte contre le paludisme

Les dirigeants ont souligné la nécessité d’une transition maîtrisée vers un financement national durable.

« L’Afrique dispose des outils, de l’expérience et du leadership nécessaires pour changer la trajectoire de la lutte contre le paludisme. Ce dont nous avons besoin désormais, c’est d’un financement durable et d’une action collective à la hauteur de notre ambition : un avenir sans paludisme. »
Duma Gideon Boko, Président-Avocat du Botswana et président d’ALMA

Les conseils et fonds nationaux d’élimination du paludisme ont été présentés comme un mécanisme concret pour stimuler l’action multisectorielle. Les 14 conseils opérationnels ont mobilisé plus de 245 millions de $ US pour combler les déficits de financement et de ressources des programmes nationaux, tout en plaçant la lutte contre le paludisme au premier plan des agendas nationaux de développement.

« [Les conseils d’élimination du paludisme] rassemblent le gouvernement, les entreprises, la société civile et les communautés autour d’un plan et d’une plateforme de financement uniques. Chaque pays touché par le paludisme devrait mettre en place et utiliser un tel mécanisme, adapté à son contexte national. »
Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Les États membres ont été encouragés à institutionnaliser le financement de la lutte contre le paludisme dans les budgets et les plans de développement nationaux, tandis que les partenaires ont été invités à fournir un soutien constant durant cette transition.

« Nous devons être conscients des contraintes budgétaires auxquelles sont confrontés nombre de nos pays. Le financement national ne peut, à lui seul, soutenir le niveau d’investissement requis pour parvenir à l’élimination. Nous avons donc besoin de partenariats internationaux renforcés et d’un financement prévisible pour accompagner les pays dans les dernières étapes de l’élimination. »
S.E. Muhammad B. S. Jallow, Vice-président de la République de Gambie

Les dirigeants ont appelé les pays africains à inclure la lutte contre le paludisme dans leurs pactes sanitaires conclus avec l’IDA21 de la Banque mondiale. Ils ont également exhorté la Banque mondiale à envisager un programme spécifique de renforcement de la lutte contre le paludisme dans le cadre de l’IDA22.

« À l’approche des négociations pour l’IDA22, nous devons faire de la lutte contre le paludisme une priorité. Et nous, vos ambassadeurs [en tant qu’administrateurs], œuvrerons à vos côtés pour veiller à ce que cette question [le paludisme] soit intégrée aux engagements politiques de l’IDA22. »
Zarau Kibwe, Administrateur pour le groupe de pays africains n° 1, Groupe de la Banque mondiale

Les ministres s’engagent en faveur de la coopération transfrontalière, de la production locale et de l’innovation

Les ministres présents ont pris des engagements forts lors de cet événement. L’Afrique du Sud, en sa qualité de présidente de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), s’est engagée à renforcer la coopération transfrontalière pour parvenir à l’élimination de la maladie à l’échelle régionale. Le Zimbabwe et l’Angola se sont engagés à produire localement des moustiquaires et des médicaments. La Tanzanie a exposé comment la production locale est devenue une politique nationale et a souligné le rôle moteur des scientifiques tanzaniens dans la recherche sur les moustiques incapables de transmettre le paludisme.

« À l’Ifakara Health Institute, en collaboration avec le National Institute for Medical Research, nos scientifiques travaillent sur la technologie du forçage génétique. Des scientifiques tanzaniens, dans un laboratoire tanzanien. [Le forçage génétique] nécessitera un dialogue s’étendant des villages jusqu’aux plus hautes instances gouvernementales. Nos ministères de la Santé, de l’Environnement et de l’Agriculture collaborent actuellement à l’élaboration de la réglementation, avant toute mise en œuvre. »
Mohamed Omary Mchengerwa, ministre de la Santé de la République-Unie de Tanzanie

Les partenaires soutiennent le leadership de l’Afrique

Le Fonds mondial s’est engagé à mobiliser davantage de fonds, soulignant que le leadership national et le financement intérieur pérenne doivent être les moteurs de l’élimination. La Fondation Gates continuera de soutenir le développement de nouveaux produits, en s’alignant sur les initiatives des pays africains. GLIDE a proposé sa collaboration et son soutien aux ministères de la Santé, tandis que Gavi s’est engagé à acheminer le vaccin contre le paludisme aux enfants qui en ont le plus besoin.

Une responsabilité partagée pour mettre fin au paludisme

Les dirigeants ont souligné que le paludisme ne peut être combattu par le seul secteur de la santé. Son élimination nécessitera une action mobilisant l’ensemble du gouvernement et de la société, sous l’égide d’un leadership africain couplé à un partenariat mondial soutenu.

« L’Afrique est prête à prendre les rênes, mais l’élimination du paludisme demeure une responsabilité partagée… Le choix qui s’offre à nous est clair. Nous pouvons laisser les déficits de financement compromettre les progrès accomplis, ou choisir de mener l’action. J’exhorte chaque État membre, chaque partenaire et chaque secteur représenté ici à concrétiser ces engagements. Finançons la lutte, mobilisons tous les secteurs et donnons l’impulsion décisive pour atteindre l’objectif “zéro paludisme”. »
Duma Gideon Boko, Président-Avocat du Botswana et président d’ALMA

Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Big Push » contre le paludisme, une approche pilotée par les pays et alignée sur la Feuille de route de l’Union africaine pour 2030 et au-delà ainsi que sur le programme plus large de développement sanitaire.

Elle vise à accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme grâce à un leadership politique soutenu, un renforcement du financement national, une redevabilité multisectorielle et une action coordonnée au-delà des frontières.

Distribué par APO Group pour African Leaders Malaria Alliance (ALMA).

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