Afreximbank accorde une facilité de financement de 10 millions de dollars US à Azania Bank pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) en Tanzanie

Source: Africa Press Organisation – French


La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) a accordé une facilité de financement de 10 millions de dollars US à Azania Bank de Tanzanie afin d’améliorer l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans les chaînes de valeur d’exportation de la Tanzanie et de renforcer leur participation au commerce régional et international.

Mise en place dans le cadre du Programme d’Afreximbank pour le Développement des PME Exportatrices (ESDP), cette facilité permettra à Azania Bank d’offrir aux PME éligibles des financements destinés aussi bien au fonds de roulement qu’à l’investissement à moyen terme, afin de soutenir l’expansion de leurs activités, l’acquisition d’actifs ainsi que les opérations pré et post-exportation. Cette initiative devrait stimuler la productivité et renforcer l’intégration aux chaînes de valeur régionales et mondiales, tout en comblant les déficits de financement persistants qui freinent la croissance des PME et le développement de leurs exportations.

Azania Bank réinjectera ces fonds dans des PME éligibles exerçant des activités orientées vers l’exportation dans des secteurs clés, notamment l’agriculture, l’industrie manufacturière, le commerce, la technologie, la logistique et les exportations à valeur ajoutée. Ce mécanisme renforcera la capacité de la banque à répondre aux besoins croissants de financement des PME et des entreprises émergentes, qui jouent un rôle essentiel dans le programme d’industrialisation et de développement commercial de la Tanzanie.

Cette initiative devrait soutenir la croissance des entreprises, créer des opportunités d’emploi, améliorer la préparation à l’exportation et renforcer la participation de la Tanzanie aux chaînes de valeur régionales. Elle aidera également les PME à tirer parti des opportunités offertes par la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) en renforçant leur capacité à participer efficacement au commerce transfrontalier et aux réseaux d’approvisionnement régionaux.

En plus du financement, Afreximbank apportera aux PME participantes un accompagnement structuré en matière de développement commercial, comprenant notamment des formations à la préparation à l’exportation, des services de conseil en gestion financière, des opportunités de mise en relation avec les marchés, un soutien à la numérisation et l’accès à des plateformes de connaissances et de mise en réseau dédiées aux PME. Ces interventions visent à renforcer la résilience des entreprises, à améliorer leur compétitivité et à permettre aux PME de se développer de manière durable.

Mme Oluranti Doherty, Directrice Générale, Développement des Exportations, Afreximbank, a déclaré : « Les PME constituent l’épine dorsale de l’économie productive de l’Afrique et jouent un rôle crucial pour stimuler l’industrialisation, la création de valeur ajoutée et la croissance tirée par le commerce. Toutefois, de nombreuses entreprises continuent de faire face à des obstacles majeurs pour accéder aux financements, aux débouchés commerciaux et au soutien technique nécessaires pour se développer et être compétitives ».

Elle a ajouté : « À travers son programme de développement des PME exportatrices, Afreximbank s’associe à des institutions financières telles qu’Azania Bank afin d’offrir non seulement des financements, mais aussi des solutions de renforcement des capacités et d’accès aux marchés indispensables aux PME pour se développer, exporter et s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et mondiales. Nous sommes convaincus que ce partenariat contribuera de manière significative aux objectifs de développement des exportations de la Tanzanie et contribuera à ouvrir de nouvelles opportunités pour les entreprises locales dans le cadre de la ZLECAf ».

M. Yahaya Mbanka, Directeur du Développement Commercial d’Azania Bank Plc, a déclaré : « Cette facilité renforcera notre capacité à fournir aux PME tanzaniennes les financements nécessaires pour développer leurs activités, investir dans leurs capacités de production et saisir les opportunités d’exportation. Notre partenariat avec Afreximbank nous permettra également d’offrir un soutien répondant plus précisément aux besoins des entreprises opérant au sein des chaînes de valeur clés de la Tanzanie ».

La facilité, qui soutient le mandat d’Afreximbank visant à promouvoir le commerce, l’industrialisation et le développement des exportations à travers l’Afrique, s’inscrit également dans les priorités de la Tanzanie en matière de production nationale, de création de valeur ajoutée, de diversification des exportations et d’intégration commerciale régionale.

Le rapport annuel 2025 d’Afreximbank sur l’efficacité du développement du commerce (https://apo-opa.co/4hgL25z) (ATDER) révèle que la Banque a octroyé plus de 960 millions de dollars US à plus de 58 000 PME à travers l’Afrique. Cette initiative, qui a notamment privilégié les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes, a permis de fournir des facilités de financement du commerce ; celles-ci ont donné aux entreprises les moyens d’obtenir les capitaux nécessaires pour accroître leur envergure, participer au commerce transfrontalier et se développer sur de nouveaux marchés.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias)
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À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

République centrafricaine : Zegonta et Ndongue unissent leurs voix pour prévenir les conflits et promouvoir la coexistence pacifique

Source: Africa Press Organisation – French


Près de 200 habitants des localités de Zegonta et Ndongue, confrontés à des conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs ainsi qu’à la montée de certaines activités criminelles impliquant des jeunes, ont pris part le 15 septembre 2026 à une séance de sensibilisation à la cohésion sociale conduite par la MINUSCA et les autorités locales de la sous-préfecture de Bouar. Organisée dans ces deux localités situées respectivement à 25 et 42 kilomètres de Bouar, cette initiative visait à promouvoir le dialogue, prévenir les conflits et renforcer la coexistence pacifique au sein des communautés.

Le sous-préfet de Bouar, Jean-Michel Bouaka, qui a conduit la mission dans ces deux localités a rappelé que cette campagne vise à renforcer le vivre-ensemble et à trouver des solutions durables aux conflits liés à la dévastation des cultures par les bétails.

« Il nous a été signalé de nombreux conflits liés à la destruction des champs par les troupeaux à Ndongue et à Zegonta. Des incidents impliquant certains jeunes ainsi que l’absence des éleveurs lors de certaines réunions communautaires ont également été signalés », a-t-il expliqué.

Dans la localité de Zegonta, les discussions ont davantage porté sur les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs. Les habitants ont reconnu que les différends liés à la destruction des cultures demeurent l’une des principales sources de conflit.

« Lorsqu’il y a destruction de champs par les bétails, certains éleveurs acceptent de réparer les dommages causés, tandis que d’autres préfèrent prendre la fuite. C’est cette situation qui alimente les tensions récurrentes entre les communautés », a expliqué un agriculteur.

De leur côté, les représentants des éleveurs ont réaffirmé leur volonté de privilégier le dialogue et la coexistence pacifique. « Nous ne cherchons qu’à vivre dans la paix. Lorsqu’un champ est détruit, les agriculteurs peuvent se rapprocher des éleveurs afin que des solutions consensuelles soient trouvées », a indiqué un éleveur.

À Ndongue, les échanges ont principalement porté sur les actes de criminalité attribués à certains jeunes consommateurs de substances illicites, notamment le chanvre indien. Les participants ont souligné les conséquences négatives de ce phénomène sur la sécurité et la cohésion au sein de la communauté.

Pour Martine Mbangue, l’implication des autorités locales et des chefs de village demeure essentielle pour lutter contre cette pratique. « J’appelle la population, en particulier les jeunes, à abandonner cette culture de violence et de consommation de chanvre indien. Les chefs de village doivent également s’investir davantage en visitant régulièrement les champs afin de prévenir et combattre cette activité », a-t-elle affirmé.

Au terme de cette mission de sensibilisation, plusieurs recommandations ont été formulées pour renforcer la cohésion sociale et prévenir les conflits. Parmi celles-ci figurent la mise en place d’initiatives de médiation par les maires et les chefs de village, la création de comités locaux de gestion des conflits regroupant les différents acteurs communautaires, ainsi que le recours systématique aux autorités administratives et aux services techniques de l’élevage et de l’agriculture en cas de litige.

À travers cette démarche, la MINUSCA et les autorités locales entendent promouvoir le dialogue, la prévention des conflits et le renforcement de la coexistence pacifique entre agriculteurs, éleveurs et jeunes des communautés de Ndongue et Zegonta.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Femmes, Paix et Sécurité : A Birao, l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) transforme des femmes leaders en actrices du changement

Source: Africa Press Organisation – French

À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, Safia Youssouf, Fatime Adam et Guisma Younouss, désormais élues conseillères municipales à la mairie de Birao à l’issue des élections de décembre 2025, mettent leurs compétences au service de la paix, de la cohésion sociale et du développement de leurs communautés. Leur parcoure illustrent aujourd’hui les résultats concrets de l’accompagnement de la MINUSCA en faveur de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.

Membres actives de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), du Comité de mise en œuvre préfectoral (CMOP) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR/RCA) et engagées dans les mécanismes locaux de paix, elles ont bénéficié pendant plusieurs années d’un accompagnement soutenu de la MINUSCA dans les domaines de la prévention des conflits, des droits des femmes, de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), du leadership féminin et de la participation politique.

De bénéficiaires à artisanes de la paix

Pour Safia Youssouf, le changement a commencé par un renforcement de la confiance en soi. « À travers le CMOP, nous avons bénéficié de plusieurs formations. Nous avons effectué des missions à Délembé, Am-Dafock, Bourra et Bashama pour sensibiliser les populations sur la paix et la cohésion sociale. Au début, j’étais timide, mais aujourd’hui j’arrive à m’exprimer devant le public », explique-t-elle.

Grâce aux connaissances acquises, Safia participe désormais activement aux campagnes de sensibilisation sur les droits des femmes et la lutte contre les VBG. « Il y avait beaucoup de violences basées sur le genre. Grâce aux formations de la MINUSCA sur les droits des femmes, nous sommes aujourd’hui capables de sensibiliser les populations et d’orienter les victimes vers les structures appropriées », ajoute-t-elle.

Son parcours illustre l’une des ambitions de la MINUSCA : permettre aux femmes de devenir elles-mêmes des relais de sensibilisation et des actrices de changement au sein de leurs communautés.

Des communautés mieux préparées à prévenir et gérer les conflits

Les résultats des formations sont également visibles dans le domaine de la gestion des conflits. Fatime Adam souligne, quant à elle, que les compétences acquises ont permis aux femmes de jouer un rôle actif dans la résolution des tensions communautaires.

« Grâce aux formations de la MINUSCA, nous avons renforcé nos capacités en matière de gestion et de résolution des conflits. Aujourd’hui, nous intervenons dans nos communautés pour sensibiliser les populations à la prévention des conflits », affirme-t-elle.

Elle cite notamment une mission menée à Ouanda-Djallé en 2025, où les membres du CMOP ont contribué à apaiser un différend opposant le maire et des jeunes de la localité.

Pour Guisma Younouss, ces acquis constituent un véritable outil de transformation sociale. « Grâce aux formations sur la résolution et la gestion des conflits, nous arrivons aujourd’hui à mettre ces compétences au service de nos communautés et à contribuer au règlement pacifique de certaines tensions communautaires », explique-t-elle.

À travers ces interventions, les femmes formées par la MINUSCA sont progressivement devenues des médiatrices reconnues et respectées dans plusieurs localités de la Vakaga.

Une meilleure connaissance des droits des femmes

L’impact des actions de la MINUSCA se mesure également à travers l’évolution des mentalités concernant les droits des femmes.

« Auparavant, beaucoup de femmes ne connaissaient pas leurs droits. Grâce aux sensibilisations que nous avons menées avec l’appui de la MINUSCA, elles savent désormais quels sont leurs droits et vers quelles institutions se tourner lorsqu’elles sont victimes de violations », souligne Fatime Adam.

De son côté, Guisma Younouss explique que les actions de sensibilisation ont aussi ciblé les hommes afin de promouvoir une meilleure compréhension du rôle des femmes dans le développement économique et social.

« Nous avons sensibilisé nos maris, car auparavant de nombreux hommes n’acceptaient pas que leurs femmes travaillent. Aujourd’hui, grâce à ces actions, beaucoup comprennent davantage l’importance de la contribution des femmes au développement de la famille et de la communauté », témoigne-t-elle.

Ces changements contribuent progressivement à renforcer la place des femmes dans la société et à favoriser leur participation à la vie économique et publique.

De la sensibilisation à l’engagement politique

L’un des résultats les plus significatifs de cet accompagnement est une plus forte participation des femmes à la vie politique locale.

Selon Safia Youssouf, ce sont les formations de la MINUSCA sur le leadership féminin et la participation politique qui ont convaincu de nombreuses femmes de franchir le pas.

« C’est la MINUSCA qui nous a mobilisées à déposer nos candidatures pour les élections municipales. Les formations nous ont permis de comprendre le rôle important que les femmes peuvent jouer dans la prise de décision et dans le développement de nos communautés », a-t-elle fait savoir.

Même constat pour Guisma Younouss, qui reconnaît avoir longtemps hésité avant de se porter candidate. « Au début, j’étais réticente à déposer ma candidature. Mais les différentes formations organisées par la MINUSCA sur le rôle des femmes dans la gestion des affaires publiques et le développement m’ont convaincue. Aujourd’hui, je suis élue conseillère municipale », a-t-elle soutenu.

Pour Fatime Adam, les résultats sont tangibles car, soutient-elle, « les sensibilisations de la MINUSCA sur les droits politiques des femmes ont motivé de nombreuses femmes à participer aux élections. Plusieurs ont déposé leurs candidatures et trois d’entre elles ont finalement été élues conseillères municipales ».

L’histoire de Safia Youssouf, Fatime Adam et Guisma Younouss démontre comment les investissements de la MINUSCA dans le renforcement des capacités des femmes produisent des résultats concrets et durables.

Parties de simples activités de sensibilisation communautaire, elles sont devenues des leaders respectées, capables de conduire des actions de médiation, de promouvoir les droits des femmes, de mobiliser les communautés en faveur de la paix et de participer aujourd’hui à la gouvernance locale.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Operationnalisation de la Simep : Mamadou Sangafowa-Coulibaly Annonce une Unite D’affinage, avec une Capacite de Traitement de Cent Tonnes D’or au Terme du Premier Semestre 2027

Source: Africa Press Organisation – French

A l’occasion de la clôture de la réunion de coordination de l’opérationnalisation de la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), le 16 septembre 2026 à Abidjan, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a annoncé une unité d’affinage, avec une capacité de traitement de cent tonnes d’or au terme du premier semestre 2027.

« L’unité d’affinage entrera en exploitation au terme du premier semestre 2027. A plein régime de fonctionnement, elle traitera une quantité d’or quasiment équivalente à celle des mines industrielles projetées, soit environ cent tonnes. Ce faisant, la Côte d’Ivoire devrait se hisser au rang de premier producteur africain d’or d’ici 2035 », a-t-il déclaré. 

Pour le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly, la SIMEP a pour vocation d’apporter une réponse pertinente à la nécessité de structurer et maîtriser la chaîne d’approvisionnement et de commercialisation de l’or. « C’est un maillon clé de la rationalisation et de la promotion de la petite mine qui se met en place », a-t-il souligné.

Et d’indiquer que le périmètre d’activité de la SIMEP comprend l’exploitation propre de mines semi-industrielles, le comptoir national d’achat d’or, la transformation de l’or, sa commercialisation et la constitution d’un stock d’or pour le compte de l’Etat . « Nous avons franchi aujourd’hui une étape décisive dans le processus de déploiement de notre stratégie de réorganisation complète de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), de la production à la commercialisation », assurant que le comptoir national d’achat va agréger l’or produit par les EMAPE suivant des procédés autorisés, et assurer la traçabilité de l’or produit.

La commercialisation de l’or affiné sur le marché international s’appuiera sur la puissance financière de StoneX et sa parfaite connexion avec les acteurs clés mondiaux de la chaîne de valeur aurifère. Elle se fera aux meilleures conditions possibles du marché, assurant ainsi la maximisation des revenus issus de la vente et par ricochet un prix d’achat compétitif de l’or brut.

Pour Souleymane Soro, directeur de Cabinet adjoint, chargé de la coordination du projet, l’unité d’affinage sera implantée à Abidjan et les activités de la société seront déployées sur le territoire national. 

Notons que la SIMEP est une société à participation financière publique. L’Etat et la SODEMI réunis détiennent 49 % du capital social. La participation nationale au capital est de 70 %.

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République centrafricaine : À Lambi, les Casques bleus portugais renforcent le dialogue avec les communautés lors d’une patrouille longue portée

Source: Africa Press Organisation – French

Renforcer la présence de la MINUSCA, évaluer la situation sécuritaire et écouter les préoccupations des populations. Tels étaient les objectifs de la patrouille longue portée menée du 9 au 11 septembre 2026 par les Casques bleus de la Force de réaction rapide du contingent portugais de la MINUSCA, dans la commune de Lambi, située à environ 150 kilomètres de Bangui. Cette mission a permis des échanges directs avec les autorités locales, les leaders communautaires et les habitants sur les défis sécuritaires et les besoins prioritaires de la commune.

Tout au long du parcours, les Casques bleus ont échangé avec les autorités locales, les leaders communautaires et les habitants afin de recueillir leurs préoccupations sécuritaires et de renforcer les liens de confiance entre la MINUSCA et les communautés qu’elle sert.

Une présence de proximité au service de la protection des civils

Pour le caporal Prestana, de la Force de réaction rapide, cette présence sur le terrain répond à un objectif clair : « Marquer une présence militaire dans la région, apporter un soutien aux populations et, lorsque cela est nécessaire, dissuader les groupes armés afin de prévenir les menaces susceptibles d’affecter les habitants de Lambi ».

Lors des échanges organisés à la mairie de Bodiki, dans la commune de Lambi, les participants ont évoqué plusieurs préoccupations, notamment les questions de sécurité, la libre circulation des personnes et de leurs biens ainsi que l’accès aux services essentiels. Ils ont également formulé des propositions visant à améliorer les conditions de vie et à favoriser un retour durable de la sécurité dans la commune et ses environs.

Des préoccupations locales exprimées aux Casques bleus portugais

Parmi les principales difficultés soulevées figure la persistance de l’insécurité dans certaines localités de la commune.

Conseiller à la mairie de Lambi, Prospère Mongouanoua Kolo a rappelé que la sécurité demeure l’une des préoccupations majeures des habitants. « La question sécuritaire est l’un des premiers défis de la commune de Lambi. Certains éléments des Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) présents dans différents villages utilisent parfois leurs armes contre les populations, notamment lorsqu’ils rencontrent des difficultés liées à la Prime générale d’alimentation (PGA) », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur les difficultés liées aux infrastructures routières, soulignant que plusieurs axes de la commune sont fortement dégradés, citant notamment le pont du village Pama, aujourd’hui hors d’usage. Selon lui, l’état des routes limite considérablement les capacités de déploiement des forces de sécurité centrafricaines dans cette commune.

« Tant que les routes restent impraticables, les forces de défense et de sécurité vont toujours éprouver des difficultés à intervenir efficacement pour protéger les populations de Lambi et des villages environnants », a-t-il insisté.

Prospère Mongouanoua Kolo a par ailleurs plaidé pour une accélération du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des combattants du groupe armé 3R présents dans la région afin de réduire les risques auxquels les civils demeurent exposés.

Le représentant de la jeunesse, Roméo Ouabangué, a pour sa part attiré l’attention sur l’insuffisance de l’effectif des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la gendarmerie dans la commune. « Des éléments des FACA ont été déployés à Lambi, mais leur nombre demeure très limité. Du côté de la gendarmerie, l’effectif est également insuffisant et les moyens logistiques mis à leur disposition restent faibles, ce qui réduit leur capacité d’action au profit de la population », a-t-il expliqué.

Appel au renforcement des capacités sécuritaires

Roméo Ouabangué recommande au gouvernement centrafricain un renforcement de l’effectif des FACA ainsi qu’un appui logistique accru afin de leur permettre d’assurer pleinement leur mission de protection des populations.

À travers ce type de déploiement, la Force de réaction rapide du contingent portugais de la MINUSCA poursuit ses efforts pour renforcer la protection des civils, maintenir le dialogue avec les communautés et contribuer à la stabilisation des zones les plus éloignées de la République centrafricaine.

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Rentree Academique 2026-2027 et Inauguration de l’Antenne ens Bouake : Le Ministre Adama Diawara Place la Formation et la Recherche au Cœur de l’Industrialisation

Source: Africa Press Organisation – French

L’Université Alassane Ouattara de Bouaké a abrité, le lundi 14 septembre 2026, une double cérémonie marquée par la rentrée solennelle de l’année académique 2026-2027 placée sous le thème : « Enseignement supérieur et recherche scientifique : moteur du développement industriel de la Côte d’Ivoire » et l’inauguration officielle de l’antenne de l’École normale supérieure (ENS) de Bouaké.

Cette double cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Eugène Aka Aouélé, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, représentant le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, haut patron de la cérémonie.

Concernant l’année académique 2026-2027, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a indiqué que son thème répond directement aux enjeux de transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Il s’agit notamment de faire du développement du capital humain, de la maîtrise technologique, de la recherche appliquée et de l’innovation des leviers de l’industrialisation du pays.

Le ministre a rappelé que le système ivoirien d’enseignement supérieur et de recherche est engagé dans une nouvelle phase de transformation, notamment avec la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.

Cette réforme vise à renforcer la qualité et la performance du système, à professionnaliser davantage les formations, à valoriser les résultats de la recherche, à stimuler l’innovation et à consolider les relations entre les établissements d’enseignement supérieur et le secteur productif.

Pour ce qui est de l’antenne de l’ENS de Bouaké, Adama Diawara a souligné que cette infrastructure va renforcer les capacités de formation des enseignants tout en assurant une meilleure répartition de l’offre de formation sur l’ensemble du territoire national.

Pour le ministre, l’ouverture de cette antenne constitue une étape importante dans la décentralisation de la formation des enseignants. Avec Bouaké et, bientôt, San Pedro, l’État entend accroître ses capacités de formation et assurer une meilleure couverture des différentes régions du pays.

Représentant le haut patron de la cérémonie, le ministre Amadou Koné a insisté également sur le lien étroit entre formation, innovation et développement économique.

Selon lui, cette double cérémonie traduit une conviction essentielle : « Il ne peut y avoir de transformation économique durable sans une transformation profonde de notre système de formation, de recherche et d’innovation. »

Implantée au sein de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, l’antenne de l’ENS s’étend sur 4 hectares. Elle comprend un amphithéâtre de 650 places, 11 salles de travaux dirigés de 60 places chacune, quatre salles informatiques, des laboratoires, 15 bureaux administratifs et pédagogiques, une bibliothèque, un restaurant, etc.

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Promotion et veille commerciale du pays : les conseillers commerciaux, fer de lance

Source: Africa Press Organisation – French


Les conseillers commerciaux constituent le fer de lance de la promotion et de la veille commerciale du pays, a indiqué le directeur de Cabinet Raymond Laurent Assoua, représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, à la 4ème réunion annuelle des conseillers commerciaux, le mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan-Plateau.

« De pays pourvoyeur de matières premières, il est capital et même impératif que la Côte d’Ivoire devienne une nation industrielle, innovante et compétitive pour le bonheur de nos populations. Votre rôle est donc éminemment régalien. Il vous appartient de veiller à ce que chaque produit que vous accompagnez soit le reflet fidèle de notre ambition nationale qui est celle d’une qualité sans compromis car l’excellence est notre seule option », a insisté Raymond Laurent Assoua.

Et d’exhorter : « Je compte sur vous pour que votre présence sur le terrain se traduise par un maillage des centrales d’achat, distributeurs, Chambres de commerce et médias économiques. Organisez des ‘’Journées du Produit Transformé Ivoirien’’, négociez des espaces dédiés dans la grande distribution, portez la voix de nos industriels dans les salons professionnels ».

A travers son directeur de Cabinet, Ibrahim Kalil Konaté a dit attendre de chacun de ces relais précieux de l’information économique et commerciale des notes de veille trimestrielles, ciblées par filière prioritaire : agro-industrie, textile, cosmétique, pharmacopée, etc.

« Vos efforts, votre abnégation, votre capacité à ouvrir des portes réputées closes, sont substantiels à l’essor économique de notre pays. Chaque contrat signé, chaque référencement obtenu, chaque préjugé vaincu à l’égard de nos produits, se traduit, ici, en usines qui tournent, en emplois créés, en devises rapatriées et en fierté nationale restaurée ».

Dans la dynamique de conquête de nouveaux marchés, le ministre ambitionne de nommer des conseillers commerciaux dans plusieurs pays africains.

De son côté, le directeur de Cabinet de la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nahoua Yéo, a rappelé l’importance de la Diplomatie dans le cadre de la promotion du Commerce international pour la prospérité économique de toute Nation.

Pour lui, la Direction générale chargée de la Diplomatie économique au sein du ministère devrait être l’interlocuteur privilégié des conseillers commerciaux, dans le cadre de la mise en œuvre de stratégies promotionnelles de vente des biens et services ivoiriens à l’international.

Représentant des conseillers commerciaux, Kouya Bertin Gommun, conseiller commercial en Chine, a révélé que selon la note trimestrielle sur le commerce international des marchandises de la Côte d’Ivoire au titre du 4eme trimestre 2025, produite par l’Agence nationale des statistiques de Côte d’Ivoire, les échanges globaux de la Côte d’Ivoire avec le reste du monde ont progressé en valeur de 12,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

« Le solde commercial est excédentaire de 2 123,1 milliards de FCFA, marquant une amélioration par rapport à l’excédent de 1 295,6 milliards enregistré au 4ème trimestre 2024. Les exportations se sont élevées à 5 051,2 milliards de FCFA, soit une hausse de 20,3 % en valeur et les échanges ont atteint 4,4 millions de tonnes, en volume », s’est-il félicité.

Cette réunion annuelle des Conseillers commerciaux organisée par la direction générale du Commerce extérieur, est placée autour du thème : « Stratégie pour une pénétration et une expansion commerciale durable des produits transformés ivoiriens sur les marchés internationaux ».

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La Directrice des Relations Internationales et des Services aux Membres de World Rugby Clare Barrell rejoint le conseil consultatif d’African Collaborations Group (ACG) pour accompagner le développement de pôles intégrés de sport et de divertissement à travers l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French

African Collaborations Group (ACG) (www.ACGafrica.com), plateforme stratégique d’origination et de collaboration dédiée à l’industrialisation du sport en Afrique par la création d’écosystèmes de pôles intégrés bancables de sport et de divertissement, annonce aujourd’hui la nomination de Clare Barrell au sein de son conseil consultatif.

Mme Barrell est Directrice des Relations Internationales et des Services aux Membres de World Rugby, l’instance dirigeante mondiale de la discipline. À ce titre, elle supervise l’engagement institutionnel de World Rugby avec son réseau de fédérations membres et d’associations régionales à travers le monde, et est responsable de la définition et de la mise en œuvre du cadre qui relie l’administration centrale de World Rugby aux fédérations nationales qui la composent.

Son portefeuille comprend la gestion stratégique des relations de World Rugby avec les fédérations membres et les six associations régionales (Rugby Afrique, Rugby Europe, Asia Rugby, Rugby Americas North, Sudamérica Rugby et Oceania Rugby) ; la coordination des flux d’investissement vers les fédérations membres et les régions pour soutenir le développement du sport aux niveaux national et régional ; la supervision des standards de gouvernance des investissements, des services aux membres et du soutien institutionnel aux fédérations membres ; la mise en œuvre des programmes de développement, de renforcement des capacités et d’assistance technique de World Rugby ; et l’engagement diplomatique entre World Rugby et les gouvernements, les ministères des sports, les instances sportives internationales et les parties prenantes événementielles à travers le monde.

Avant de rejoindre World Rugby, Mme Barrell a occupé des postes à responsabilité chez UK Sport, l’agence britannique du sport de haut niveau chargée d’investir les financements gouvernementaux et de la loterie dans le sport olympique et paralympique, et de mettre en œuvre des programmes internationaux de développement du sport. À ce titre, elle a dirigé la mise en œuvre de programmes de développement et de diplomatie sportive dans plus de 40 pays, avec une expérience approfondie sur le continent africain, apportant à son rôle actuel une profondeur rare d’expérience de terrain à travers une grande variété de contextes nationaux, d’environnements de gouvernance et de défis de développement.

Sa nomination au conseil consultatif d’ACG apporte à la plateforme une profondeur exceptionnelle d’expertise dans les dimensions stratégiques, diplomatiques et de gouvernance du sport international, ainsi que l’expérience opérationnelle de la conception et de la mise en œuvre de programmes de développement du sport dans des dizaines de pays — autant de capacités directement pertinentes pour l’origination et la structuration de projets de pôles de sport et de divertissement à grande échelle à travers le continent africain, où l’interface entre les instances dirigeantes mondiales, les fédérations nationales, les gouvernements et les institutions de financement du développement est décisive.

« Clare Barrell apporte à notre conseil consultatif une combinaison véritablement unique d’expertise en gouvernance sportive mondiale, d’expérience opérationnelle du développement international et de capacité diplomatique. Son rôle à World Rugby la place à l’intersection des dimensions institutionnelles, d’investissement et de gouvernance du sport, et son travail antérieur de mise en œuvre de programmes dans plus de 40 pays lui confère une profondeur de connaissance de terrain exceptionnellement précieuse pour ACG alors que nous développons des projets de pôles de sport et de divertissement à travers le continent africain. Sa présence au sein de notre conseil consultatif constitue un atout significatif pour la plateforme », a déclaré Nicolas Pompigne-Mognard (www.Pompigne-Mognard.com), Fondateur et Président Exécutif d’ACG.

Le conseil consultatif d’ACG apporte des orientations stratégiques alors qu’ACG développe et structure des projets de pôles de sport et de divertissement à grande échelle à travers le continent, en alignant les gouvernements, les institutions de financement du développement (IFD), les investisseurs, les organismes sportifs et les partenaires infrastructurels pour soutenir le développement d’écosystèmes de pôles à usage mixte, financièrement viables.

L’économie du sport en Afrique devrait atteindre 20 milliards de dollars d’ici 2035, mais le continent continue de manquer des écosystèmes de pôles intégrés nécessaires pour soutenir un développement à grande échelle. ACG répond à cet enjeu en développant des projets de pôles de sport et de divertissement bancables, dépassant les modèles de développement d’enceintes isolées au profit d’écosystèmes de pôles à usage mixte, générateurs de revenus et financièrement viables.

Par son modèle collaboratif, ACG rassemble gouvernements, autorités PPP et régulateurs, institutions de financement du développement, investisseurs privés, promoteurs, concepteurs et ingénieurs, conseils juridiques et transactionnels, opérateurs, fédérations et ligues sportives, promoteurs d’événements, partenaires médias et diffusion, institutions académiques et communautés d’accueil, créant des parcours structurés du concept à la faisabilité, la bancabilité et la livraison.

Distribué par APO Group pour African Collaborations Group (ACG).

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À propos d’African Collaborations Group (ACG) :
African Collaborations Group (ACG) (www.ACGafrica.com) est la plateforme stratégique d’origination et de collaboration dédiée à l’industrialisation du sport en Afrique par la création d’écosystèmes de pôles intégrés bancables de sport et de divertissement. En rassemblant les gouvernements, les partenaires du secteur privé, les institutions de financement du développement, les acteurs du sport et du divertissement, et les institutions académiques, ACG crée des parcours structurés qui transforment les concepts en projets de pôles investissables et livrables à travers le continent.

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Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : le combat est loin d’être gagné

Source: Africa Press Organisation – French

La course pour endiguer l’épidémie d’Ebola est loin d’être terminée en République démocratique du Congo (RDC). Si certains indicateurs montrent une amélioration, notamment dans les zones les plus durement touchées d’Ituri, l’épidémie continue de gagner du terrain dans d’autres régions, mettant à rude épreuve les équipes de riposte.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle donc à ne pas relâcher les efforts face à une situation qui reste particulièrement active dans plusieurs provinces.

« Ne vous y trompez pas. L’épidémie continue de progresser et continue de faire des victimes », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Plus de 7.200 cas ont désormais été signalés, pour plus de 3.500 décès, dans sept provinces de la RDC. En Ituri, où la transmission commence à ralentir, la circulation du virus demeure néanmoins très élevée : environ 300 nouveaux cas et 160 décès y ont été enregistrés au cours de la seule semaine dernière, soit près de la moitié du bilan national.

Plusieurs foyers à contenir au Nord-Kivu

Au total, 62 zones de santé réparties dans sept provinces ont enregistré des cas confirmés. Au cours des sept derniers jours, des cas ont encore été signalés dans 35 zones de santé de six provinces, dont une nouvelle province touchée.

Pour le Dr Tedros, le virus a pris une avance considérable sur les équipes chargées de le combattre.

« Nous avons dû courir après le temps pour y faire face », a-t-il déclaré.

Le Nord-Kivu constitue notamment un point de préoccupation. En l’espace de deux semaines, le nombre hebdomadaire de cas y a presque doublé, passant d’environ 100 à plus de 200.

« La région est si vaste qu’il est difficile de parler d’une seule épidémie. Il s’agit en réalité de nombreux foyers épidémiques, répartis dans de nombreux endroits. Nous devons apporter une réponse adaptée à chacun d’entre eux », a expliqué le chef de l’OMS.

Cette région présente des réalités très différentes, allant de grandes villes comme Kisangani, qui compte quelque 1,5 million d’habitants, à des villages isolés. Certaines zones sont également affectées par le conflit, d’autres par l’activité minière, tandis que des territoires peu peuplés se trouvent à proximité de la frontière avec le Soudan du Sud.

Dans une région où les populations sont très mobiles, ces facteurs compliquent la maîtrise de la transmission et font craindre une nouvelle propagation du virus.

Une situation « très dynamique »

La mobilité des populations n’est pas le seul défi. Les équipes de riposte doivent également composer avec des conditions d’intervention difficiles. Si la majorité de la population congolaise soutient la réponse, une minorité s’en est prise à des travailleurs humanitaires et à des établissements de santé.

« Cela rend un travail déjà exigeant encore plus difficile », a souligné le Dr Tedros.

L’OMS décrit une situation « très dynamique », caractérisée par la coexistence de nombreux foyers au sein d’une même région. L’augmentation des cas dans certaines zones peut aussi, paradoxalement, refléter une amélioration de la surveillance.

« Dans de nombreux cas, on peut même observer une augmentation du nombre de cas parce que la surveillance s’est améliorée », a expliqué Maria Van Kerkhove, directrice de l’OMS pour la préparation et la prévention des épidémies et pandémies.

L’intensification de la recherche des contacts permet en effet d’identifier davantage de personnes infectées et de mieux mesurer l’ampleur réelle de la transmission.

Des signes qui entretiennent l’espoir

L’OMS relève toutefois plusieurs évolutions encourageantes. Dans les zones les plus touchées d’Ituri, la transmission est en baisse. Le Sud-Kivu, de son côté, n’a signalé aucun nouveau cas depuis mai. Plus de 1.700 personnes se sont également rétablies.

Pour l’agence sanitaire de l’ONU, ces progrès sont notamment le résultat du travail des professionnels de santé et des intervenants de première ligne. Ils interviennent alors que les essais cliniques sur les traitements et la prophylaxie post-exposition se sont accélérés. Des essais de vaccins devraient également débuter dans les prochaines semaines.

Mais l’OMS insiste sur la nécessité de rester prudent.

« Nous sommes loin d’en avoir fini », a averti Mme Van Kerkhove.

Le Dr Tedros a lui aussi appelé à maintenir la pression, estimant que « l’intervention devra être maintenue et renforcée pendant de nombreux mois difficiles ».

Pour ralentir la transmission et, à terme, mettre fin à l’épidémie, l’OMS appelle enfin à renforcer les ressources disponibles.

« Nous demandons à tous les donateurs de veiller à ce que le plan d’intervention du gouvernement et l’action humanitaire au sens large bénéficient tous deux d’un financement complet », a conclu le chef de l’OMS.

Distribué par APO Group pour UN News.

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Burkina Faso : Titao et Pilimpikou : L’ADCT achève sa caravane sur deux investissements majeurs

Source: Africa Press Organisation – French

La caravane de presse de l’Agence nationale d’appui au Développement des Collectivités territoriales (ADCT) a pris fin, le 15 septembre 2026, dans la région de Yaadga. Pour ses deux dernières étapes, les professionnels des médias ont découvert le Centre de Santé et de Promotion sociale (CSPS) du secteur n°3 de Titao, dans la province du Loroum, et 25 boutiques au marché de Kona, dans la commune de Pilimpikou, province du Passoré. Deux réalisations qui illustrent l’accompagnement de l’ADCT aux collectivités territoriales dans le renforcement des services sociaux de proximité et la dynamisation de l’économie locale.

A Titao, le 14 septembre 2026, la délégation a visité le Centre de Santé et de Promotion sociale (CSPS) du secteur n°3, implanté dans une zone excentrée de la commune. L’infrastructure comprend notamment un dispensaire, une maternité, un dépôt de Médicaments essentiels génériques (MEG), deux logements pour les agents de santé, une cuisine, des latrines, une guérite, un incinérateur ainsi qu’une plateforme solaire. Le projet représente un coût prévisionnel de 226 millions de francs CFA.

Avant la réalisation de l’infrastructure, les populations devaient parcourir plusieurs kilomètres pour accéder au CSPS urbain de Titao. Le nouvel établissement contribue ainsi à faciliter l’accès aux soins, notamment pour les femmes enceintes et les enfants.

Le Président de la Délégation spéciale de la commune de Titao, le Camarade Sidiki GANAME, a salué l’accompagnement de l’ADCT, qui s’est poursuivi malgré les contraintes jusqu’à l’achèvement de l’infrastructure. L’équipement médico-technique et la plateforme solaire viennent également renforcer les capacités opérationnelles du centre. Reste toutefois le défi de l’alimentation en eau. Sur ce point, le Directeur de l’Agence régionale de l’ADCT de Yaadga, le Camarade Lassané TIEMTORE, a indiqué qu’un Poste d’eau autonome (PEA) est prévu dans le budget 2026 pour assurer l’approvisionnement en eau des différentes infrastructures du CSPS.

Le 15 septembre 2026, pour la dernière étape de la caravane, la délégation s’est rendue à Pilimpikou pour visiter 25 boutiques en construction au marché de Kona. Réparties en cinq (05) blocs de cinq (05) boutiques, ces infrastructures représentent un investissement prévisionnel de plus de 59 millions de francs CFA.

Cette réalisation répond à la volonté de la commune de renforcer ses infrastructures marchandes et d’accroître ses recettes propres. Le Président de la Délégation spéciale de la commune de Pilimpikou, le Camarade Adama OUEDRAOGO, a souligné que le marché de Kona constitue un important espace d’activités économiques pour la commune. Les nouvelles boutiques devraient permettre aux commerçants d’exercer dans de meilleures conditions, grâce à des espaces plus sécurisés, adaptés et hygiéniques.

A l’issue de cette tournée, le Directeur de l’Agence régionale de l’ADCT de Yaadga, le Camarade Lassané TIEMTORE, a précisé que depuis 2011, plus de 11 milliards de francs CFA ont été mobilisés au profit des collectivités territoriales de la région. Ces ressources ont permis de financer 582 projets, représentant plus de 1 700 infrastructures.

Ces investissements couvrent plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, ainsi que le développement économique local, à travers la réalisation de boutiques, de hangars et de marchés à bétail. L’ADCT intervient également dans les domaines du sport et de la culture, notamment à travers la réalisation de plateaux omnisports. La commune de Ouahigouya a, pour sa part, bénéficié d’un accompagnement pour l’acquisition de gros équipements, dont des niveleuses destinées à l’entretien et à la réalisation des voiries, selon le Camarade Lassané TIEMTORE.

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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