Le Bénin intensifie sa lutte contre les maladies tropicales négligées

Source: Africa Press Organisation – French


À six ans, Manassé vient d’avaler ses comprimés sous le regard rassuré de sa mère, enseignante dans son école. Une situation inhabituelle, les parents n’étant généralement pas présents lors de l’administration des traitements. Dans son école de Guinkomé, dans la commune de Lokossa, cette scène est devenue familière. Chaque année, des milliers d’enfants bénéficient d’un traitement préventif contre la bilharziose (schistosomiase) et les géo-helminthiases, deux maladies parasitaires qui compromettaient autrefois leur santé et leur scolarité.

« Avant, beaucoup de nos élèves manquaient les cours parce qu’ils souffraient de vers intestinaux. Certains étaient souvent fatigués et participaient moins aux activités scolaires », se souvient Bruno Kokou Azia, directeur de l’École primaire publique de Guinkomé-Lokossa. « Aujourd’hui, nous constatons que les enfants sont plus présents à l’école et plus impliqués dans les apprentissages. »
Depuis 2013, le Bénin organise chaque année une campagne nationale de traitement de masse contre ces maladies parasitaires, après une première expérience menée en 2009 dans le département du Mono. Les enfants âgés de 5 à 14 ans, scolarisés ou non, reçoivent gratuitement les médicaments nécessaires afin de réduire la transmission et les conséquences de ces infections.

Ces campagnes répétées ont contribué à faire reculer la prévalence de ces maladies. L’enquête d’impact réalisée en 2022 montre une baisse significative des taux d’infection. Pour la bilharziose, les taux observés se situent désormais entre 0 et 25 %, contre 10 à 50 % lors de l’enquête de référence réalisée en 2015. Les géo-helminthiases présentent une prévalence comprise entre 5 % et 9,84 %, alors qu’elles pouvaient atteindre jusqu’à 60 % dans certaines localités.

Ces avancées résultent d’une approche intégrée associant traitement préventif, mobilisation communautaire et renforcement du système de santé. Coordonnée par le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles, cette stratégie repose sur l’implication conjointe du secteur de la santé, de l’éducation, des communautés et des partenaires techniques, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Sur le terrain, la mise en œuvre des campagnes suit un processus bien structuré, reproduit et amélioré au fil des années. Avant chaque intervention, des activités de sensibilisation sont menées auprès des communautés afin d’expliquer les risques liés aux maladies et l’importance du traitement.

« Nous organisons toute une semaine de mobilisation sociale. Nous rencontrons les parents, les enseignants et les leaders communautaires pour favoriser l’adhésion », explique Carole Catharia Hounnouvi, chargée de la prévention et de la mobilisation sociale au Programme national de lutte contre les maladies transmissibles.

Dans les écoles, les enseignants jouent un rôle central dans l’administration des traitements. Avant toute distribution, les parents sont informés et leur consentement est recueilli. Le jour de la campagne, une attention particulière est portée à la préparation des élèves afin de limiter les effets indésirables.

« Nous veillons d’abord à ce que tous les enfants aient pris un repas suffisant avant le traitement. Ensuite, nous mesurons leur taille pour déterminer avec précision le nombre de comprimés à administrer à chacun. Ce n’est qu’après ces vérifications que nous leur donnons les médicaments, accompagnés d’une quantité suffisante d’eau », détaille Bruno Kokou Azia.

Chaque enfant est ainsi traité selon sa taille, ce qui permet d’adapter la dose de praziquantel et de garantir un traitement sûr et efficace.

Au-delà des établissements scolaires, les enfants non scolarisés sont également pris en charge grâce à des relais communautaires qui assurent la distribution des médicaments à domicile. Cette approche inclusive permet d’élargir la couverture et de toucher les populations les plus vulnérables.

Au niveau des communautés, ces progrès se traduisent par une amélioration tangible de la santé et du bien-être des enfants.
« Avant, les enfants se plaignaient souvent de maux de ventre et tombaient régulièrement malades. Aujourd’hui, ces problèmes sont beaucoup moins fréquents et les parents sont bien plus rassurés », se réjouit Rigobert Houngbé, président de l’association des parents d’élèves de l’EPP Guinkomé et grand-père de Philippe, élève en classe de CM2.

En réduisant la charge parasitaire, les campagnes contribuent également à lutter contre l’anémie, la fatigue et les retards de croissance. Elles permettent ainsi d’améliorer la capacité des enfants à apprendre et à participer pleinement aux activités scolaires.
« Les débarrasser de ces parasites les rend plus aptes à suivre les cours et favorise un meilleur rendement scolaire », souligne Carole Catharia Hounnouvi.

L’ampleur des interventions reflète l’engagement des autorités sanitaires à protéger les populations les plus vulnérables. Lors de la dernière campagne, organisée du 27 au 29 avril 2026, près de 950 000 enfants ont reçu un traitement contre la bilharziose et plus de 1 227 000 contre les géo-helminthiases, grâce à la mobilisation de plus de trois millions de comprimés distribués à travers le pays.

Pour Bella Tounou, mère du jeune Manassé, ces campagnes représentent avant tout une protection précieuse pour l’avenir de son enfant. « Je préfère savoir que mon enfant est à l’abri des maladies. Lorsque j’ai entendu parler de la campagne, je n’ai pas hésité un seul instant. Quand la maladie survient, il est souvent déjà trop tard et les dépenses peuvent être élevées. C’est pour cette raison que je le fais aussi vacciner », explique-t-elle.

L’OMS accompagne le Bénin tout au long de ce processus à travers un appui technique et stratégique. L’Organisation soutient notamment la planification des campagnes, la mobilisation des ressources, la formation des acteurs de terrain, la digitalisation de la collecte des données, ainsi que le renforcement des systèmes de suivi et d’évaluation.

« Les progrès réalisés démontrent qu’il est possible de réduire durablement la transmission des maladies tropicales négligées lorsque les interventions sont maintenues dans le temps et portées par l’ensemble des acteurs concernés », souligne le Dr Jean Kouamé Konan, représentant de l’OMS au Bénin. « Chaque enfant protégé représente une chance supplémentaire de grandir en bonne santé, d’apprendre et de développer pleinement son potentiel. »

À Guinkomé, les bénéfices de cet investissement de long terme se lisent désormais dans les salles de classe. Les enfants sont plus présents, plus actifs et davantage engagés dans leur apprentissage. Pour les enseignants comme pour les parents, ces progrès illustrent concrètement l’impact d’une intervention qui, année après année, contribue à offrir aux enfants de meilleures chances de grandir en bonne santé et de réussir leur parcours scolaire.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO), Benin.

Prise de fonction de Dr. Setcheme Jeronime Mongbo au poste de Représentante Pays d’ONU Femmes en République Démocratique du Congo

Source: Africa Press Organisation – French


Dr. Setcheme J Mongbo a pris fonction le 22 juin 2026 en tant que Représentante Pays d’ONU Femmes en République Démocratique du Congo, suite à sa nomination par la Directrice Exécutive Sima Bahous.

Défenseure des droits des femmes et des filles, de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des jeunes, Dr. Setcheme Jeronime Mongbo apporte de longues et fructueuses années d’expérience en représentation et gestion institutionnelle, développement durable et relations internationales  y compris avec les pouvoirs publics et la communauté internationale.

La nouvelle Représentante Pays d’ONU Femmes en RDC est une gestionnaire avérée qui fait preuve d’une intelligence culturelle dynamique et a pu engendrer des stratégies et programmes ayant généré des acquis remarquables dans plusieurs pays au profit des femmes, jeunes et enfants.

Dans ses nouvelles fonctions, elle a pour mission de positionner le triple mandat d’ONU Femmes en RDC, oeuvrant ensemble avec le Système des Nations Unies, pour accompagner les initiatives du Gouvernement, en partenariat avec la Société Civile (surtout les organisations féminines), les partenaires techniques et financiers ainsi que les leaders traditionnels.

Dr. Setcheme J Mongbo était récemment Représentante Pays d’ONU Femmes en Sierra Leone. Elle a occupé des postes de responsabilité similaire au sein de plusieurs organisations internationales non-gouvernementales, notamment World Learning Inc., CARE International, Plan International et Catholic Relief Services, dans des pays tels que le Bénin, le Ghana, le Mali, la République Démocratique du Congo, la Républiqiue Centre Africaine et la Côte d’Ivoire.

Elle est titulaire d’un doctorat (PhD) en “Économie de Développement, Gestion du Partenariat et de la Performance” de l’Institut de Pédagogie Universitaire du Mali; d’un Master of Arts en “Sustainable International Development” à Brandeis University aux Etats-Unis; et d’un Master of Science en Economie à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin. Dr. Mongbo a eu plusieurs Certificats par exemple sur Harvard Series, CARE Academy, au Kenya (Egerton University), en Israel (Mont Carmel Golda Meir International Center), sur des thématiques telles que « Genre, Economie et Commerce International », Leadership, Evaluation et Gestion des Ressources Naturelles.

Au nom de toute l’équipe d’ONU Femmes en RDC, nous lui souhaitons la bienvenue et plein succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

Distribué par APO Group pour UN Women – Africa.

Plan National de Développement (PND) 2026-2030 : La Côte d’Ivoire accélère sa transformation pour batir une grande nation stable, ambitieuse et solidaire

Source: Africa Press Organisation – French


Le Gouvernement s’engage dans une nouvelle étape de la transformation économique et sociale de la Côte d’Ivoire avec le Plan National de Développement (PND) 2026-2030. Doté d’un investissement global de 114 838,5 milliards FCFA, ce plan constitue la feuille de route nationale destinée à hisser le pays au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030.

Fruit d’un vaste processus participatif ayant mobilisé les 31 régions, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF), le PND 2026-2030 repose sur une vision claire : « Bâtir une Grande Nation Stable, Ambitieuse et Solidaire ».

Le nouveau plan s’appuie sur les résultats obtenus entre 2021 et 2025. Durant cette période, en effet, la Côte d’Ivoire a enregistré une croissance économique moyenne annuelle de 6,5 %, l’une des plus élevées d’Afrique subsaharienne, avec un taux d’exécution du précédent PND de 94,01 %, représentant 55 466 milliards FCFA d’investissements réalisés. Le PIB par habitant est ainsi passé à 3 148,2 dollars US en 2025.

Le PND 2026-2030 fixe désormais des objectifs plus ambitieux. Il prévoit un PIB par habitant de 4 500 dollars US, une croissance moyenne de 7,2 % sur la période, la création de plus de 3 millions d’emplois formels, une réduction du taux de pauvreté à moins de 20 %, ainsi qu’une espérance de vie portée à 65 ans.

Pour atteindre ces résultats, le Gouvernement structure son action autour de six piliers stratégiques : la paix et la stabilité, l’agriculture et l’agro-industrie, le développement du secteur privé et de l’industrialisation, le capital humain, les infrastructures stratégiques et la bonne gouvernance. Ces priorités répondent directement aux principaux défis identifiés lors des consultations nationales, notamment la transformation structurelle de l’économie, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, le développement des infrastructures, la résilience climatique et l’amélioration de l’environnement des affaires.

À travers ce nouveau plan, le Gouvernement ivoirien entend renforcer la compétitivité de l’économie, accélérer l’industrialisation, développer les territoires, améliorer durablement les conditions de vie des populations et consolider la place de la Côte d’Ivoire parmi les économies les plus dynamiques du continent.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Championnat Continental Ligue nationale de football (NFL) Flag Africa 2026 organisé au Kenya

Source: Africa Press Organisation – French

  • Les équipes nationales masculines et féminines, ainsi que des sélections de jeunes U13 issues de cinq nations africaines, s’affronteront à Nairobi
  • L’événement comprendra également une séance d’identification de talents d’élite dans le cadre du programme NFL Africa de la Ligue

La NFL organisera un championnat continental de Ligue nationale de football (NFL) (www.NFL.com)  Flag au Kenya, réunissant des équipes nationales et des équipes de jeunes de cinq nations africaines pour trois jours de compétition et de programmes de développement. L’événement se déroulera du 9 au 11 juillet à Nairobi et constituera la troisième édition sur le continent, après celles organisées au Nigeria (2024) et en Égypte (2025).

Pour la première fois, le tournoi proposera une compétition de flag football opposant cinq équipes nationales masculines et cinq équipes nationales féminines représentant le Ghana, le Kenya, le Nigeria, l’Égypte et l’Afrique du Sud. Parallèlement à la compétition principale, un tournoi de jeunes réunira cinq équipes mixtes U13 issues des mêmes pays, chacune composée de 10 joueurs.

Cette initiative a été développée en consultation avec la Fédération Internationale du Sport, l’IFAF, qui a autorisé la participation des équipes nationales représentatives. Elle bénéficie également du soutien local de la Fédération Kényane de Football Américain (KFAF), qui a contribué à la mise en place de l’événement.

Le flag football, discipline rapide et accessible, est l’un des sports connaissant la plus forte croissance dans le monde. Il fera ses débuts aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, tandis que NFL Flag est le programme officiel de flag football de la NFL.

« C’est inspirant de voir le flag football se développer à travers le continent », a déclaré Brian Flinn, Vice-Président Senior de la NFL, Global Flag Football. « Cet événement réunit les meilleurs joueurs ainsi que la prochaine génération de talents de cinq pays, en montrant les parcours possibles pour les athlètes, du niveau local jusqu’à la représentation de leur pays dans des compétitions internationales. »

« L’IFAF et la NFL travaillent en collaboration pour accélérer le développement du flag football en Afrique, tant au niveau local qu’au haut niveau », a ajouté Pierre Trochet, Président de l’IFAF. « Cet événement est un autre exemple remarquable de notre partenariat en action, offrant aux équipes nationales des fédérations membres de l’IFAF sur le continent une opportunité compétitive précieuse en préparation des prochains Championnats Continentaux Africains de l’IFAF. »

En plus des compétitions sur le terrain, la semaine inclura une séance d’identification de talents d’élite le 11 juillet, offrant aux athlètes de tout le continent l’opportunité de démontrer leurs capacités devant des représentants de la NFL dans le cadre du programme NFL Africa, qui soutient le développement des athlètes africains via les programmes mondiaux de la ligue, notamment l’International Player Pathway et la NFL Academy.

Distribué par APO Group pour National Football League (NFL).

À propos du Flag Football :
Le flag football est l’un des sports connaissant la croissance la plus rapide dans le monde, pratiqué par plus de 20 millions de personnes dans plus de 100 pays, avec une progression particulièrement marquée chez les jeunes et les filles. Le sport fera ses débuts olympiques aux Jeux de Los Angeles 2028. La NFL continue d’investir dans la croissance internationale du jeu à travers la participation locale, le développement des jeunes et des partenariats stratégiques — notamment sa collaboration avec la Fédération Internationale de Football Américain (IFAF) pour accroître la participation et inspirer la prochaine génération.

Pour en savoir plus sur NFL Flag dans le monde, veuillez cliquer ici https://apo-opa.co/3QS8OLI.

À propos de NFL Africa :
Le programme NFL Africa, dirigé par la légende NFL Osi Umenyiora, est une initiative développée pour soutenir la croissance du football américain sur le continent. Il repose sur trois piliers — événements pour les fans, identification des talents et développement du NFL Flag — créant des parcours de jeu pour les garçons et les filles au niveau local, augmentant les opportunités pour les athlètes d’élite et servant une base de fans en pleine expansion. Le lien du continent avec la ligue est profond, avec plus de 145 joueurs d’origine africaine présents dans les effectifs NFL.

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Filets sociaux productifs : un dispositif de proximité qui change la vie des bénéficiaires

Source: Africa Press Organisation – French


Dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire, de nombreuses femmes issues de ménages vulnérables bénéficient des Filets sociaux productifs, un programme mis en place par le gouvernement pour améliorer leur pouvoir d’achat.

À travers des transferts monétaires reçus chaque trimestre pendant trois ans, ces femmes parviennent à développer des activités génératrices de revenus et à améliorer leurs conditions de vie.

« La vendeuse de friperie que j’étais est aujourd’hui une productrice de riz prospère, capable de se soigner et de scolariser ses enfants. Ma joie est indescriptible », confie Clémentine Kouamé Diouf, rizicultrice à Tiassalé, le sourire aux lèvres dans son champ de riz.

« Je suis coiffeuse professionnelle à Daloa depuis plus de 20 ans, mais j’avais du mal à agrandir mon salon de coiffure. Depuis que je reçois l’allocation du gouvernement, tout a changé. J’ai pu réaménager mon espace et renforcer mon matériel de travail. Aujourd’hui, mon salon est mieux équipé et j’ai plus de clients. Le gouvernement a fait de moi une femme autonome », confie Armelle Djaha, coiffeuse à Daloa.

« Lorsque j’ai commencé à percevoir cet argent, j’ai pu prendre du manioc à sans contracter de crédit pour mon commerce d’attiéké. Cela a été une grande aide pour moi », témoigne Victoire Séni, productrice d’attiéké à Tiassalé.

Grâce aux appuis reçus dans le cadre des Filets sociaux productifs, ces bénéficiaires ont pu créer ou renforcer leurs activités et faire face plus sereinement aux charges du quotidien.

Selon le bilan du programme, entre 2017 et 2024, 457 000 ménages ont bénéficié des des Filets Sociaux Productifs à travers les 31 régions du pays, contribuant ainsi à l’autonomisation des femmes et à la réduction de la pauvreté.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

39ème Journée mondiale de lutte contre la drogue : Le Bénin s’engage dans une lutte innovante et intégrée

Source: Africa Press Organisation – French


La Cité impériale de Nikki, dans le département du Borgou, a abrité, le vendredi 26 juin 2026, la cérémonie officielle de lancement des activités marquant la 39ème Journée mondiale de lutte contre la drogue. Organisé par le Secrétariat Permanent de la Commission interministérielle de lutte contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes, l’évènement a été présidé par le Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Monsieur Djibril MAMA CISSE, en présence des Préfets des départements de l’Alibori, du Borgou et de la Donga, ainsi que des autorités politico-administratives locales. 

À l’instar de la communauté internationale, le Bénin a saisi cette opportunité pour sensibiliser l’opinion publique, dresser un bilan de la situation et définir les perspectives. 

Des enjeux persistants et des réponses innovantes 

Le thème retenu cette année est : « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes », constitue, selon le Ministre Djibril MAMA CISSE, un appel urgent à adapter nos stratégies face à la diversification des marchés et à l’expansion des trafics. 

Le fléau reste préoccupant, comme l’a souligné le Contrôleur Général Major de Police Didier ATCHOU, Secrétaire permanent de la Commission interministérielle. À l’échelle mondiale, on dénombre plus de 300 millions de consommateurs de diverses substances telles que le cannabis, les opiacés, les amphétamines, la cocaïne et l’ecstasy. Cette tendance à la hausse est confirmée par l’augmentation constante des saisies, particulièrement en Afrique. 

État des lieux et tendances au Bénin 

Au plan national, le suivi des consommateurs interpellés dans les espaces publics, les ghettos, les kiosques et les gares routières révèle que le cannabis demeure la substance la plus consommée. Il est suivi par une consommation notable de médicaments contrefaits, commercialisés sous diverses appellations locales comme le Tratra, le 5/5, le para jaune, le para évènement ou encore le king. En revanche, les drogues dures, telles que la cocaïne et l’héroïne, n’enregistrent qu’un taux de consommation très faible. 

L’engagement du gouvernement pour une action renforcée 

Face à ce tableau, le gouvernement béninois réaffirme sa volonté d’intensifier ses actions. Le Ministre Djibril MAMA CISSE a mis en lumière les efforts déployés par les services compétents, notamment la Police, la Douane, les eaux et forêts, les juridictions et les structures spécialisées, pour infléchir la courbe du trafic illicite. 

Par ailleurs, une attention particulière est désormais accordée au volet humain de la lutte, à travers le renforcement des dispositifs de désintoxication, de soutien psychosocial et de réintégration sociale des personnes dépendantes. 

La cérémonie a également été marquée par les interventions successives du maire de la commune de Nikki, du Préfet du Borgou et de Madame Vanessa FLEMING, représentante de la Coordination nationale du Système des Nations Unies au Bénin.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) conclut les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) à Bakou avec sept accords dépassant 1 milliard de dollars américains

Source: Africa Press Organisation – French


La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) (https://ICIEC.IsDB.org), assureur multilatéral de crédit et de risques politiques conforme à la Charia et membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a conclu sa participation aux Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID à Bakou avec la signature de sept accords, protocoles d’accord et polices d’assurance d’une valeur totale supérieure à 1 milliard de dollars américains.

Tenues du 16 au 19 juin sous le thème « L’intégration régionale au service d’une prospérité durable », les Assemblées annuelles ont constitué une plateforme stratégique permettant à la SIACE de developper ses partenariats, de soutenir des projets bancables et de renforcer son rôle dans la facilitation du commerce et de l’investissement dans ses 51 États membres.

Lors du 14e Forum du secteur privé du Groupe de la BID, Dr Khalid Khalafalla, Directeur général de la SIACE, est intervenu en tant qu’orateur lors de la session des Directeurs généraux intitulée « Rendre l’intégration régionale attractive pour les investisseurs ». La session a porté sur la manière dont le Groupe de la BID peut offrir des solutions intégrées en combinant facilitation du commerce, structuration des investissements et instruments d’atténuation   des risques afin de transformer les ambitions d’intégration régionale en opportunités évolutives et bancables.

À l’issue de cette session, la SIACE a organisé une table ronde de haut niveau intitulée « Dérisquer le commerce et l’investissement pour la prospérité régionale ». Cette session a réuni près de 300 participants, notamment de hauts responsables azerbaïdjanais, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des institutions de financement du développement, des agences de crédit à l’exportation, des assureurs et des organisations de promotion du commerce.

Les discussions ont mis en lumière le rôle de l’Azerbaïdjan en tant que hub régional stratégique reliant l’Asie centrale, le Caucase du Sud, la Türkiye, l’Europe et la région plus large de l’OCI. Elles ont également examiné la manière dont les instruments de gestion des risques conformes à la Charia peuvent mobiliser les capitaux transfrontaliers, renforcer la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable dans les pays membres.

Les accords signés durant le Forum du secteur privé couvrent plusieurs domaines clés, tels que les infrastructures, le financement du commerce, le développement des exportations, la coopération bancaire et la facilitation de l’investissement. Ils ont notamment porté sur le soutien à des transactions stratégiques au Nigéria, en Türkiye, en Ouganda et dans d’autres pays membres, ainsi que sur des partenariats avec des institutions financières visant à élargir l’accès à des solutions de réduction du risque et de financement du commerce conformes à la Charia.

Commentant la participation de la SIACE, Dr Khalid Khalafalla a déclaré : « Les réalisations de la SIACE à Bakou démontrent le rôle essentiel de l’atténuation des risques dans la transformation des ambitions d’intégration régionale en opportunités bancables. Les accords conclus lors des Assemblées annuelles soutiendront la mise en œuvre d’infrastructures, les flux commerciaux, la mobilisation des investissements et la croissance du secteur privé dans nos États membres. La SIACE demeure déterminée à fournir la confiance et la protection nécessaires pour faire passer les projets stratégiques du stade de concept à celui de la mise en œuvre. »

Tout au long des Assemblées annuelles, la SIACE a tenu plus de 80 réunions B2B et B2G avec des parties prenantes de plus de 60 pays, renforçant ainsi son engagement auprès des gouvernements, les institutions financières, les investisseurs, les exportateurs et les dirigeants du secteur privé.

Les Prix de la SIACE ont distingué des institutions et initiatives remarquables pour leur contribution au commerce, à l’investissement et au développement durable. Cette année, la SIACE a honoré First Abu Dhabi Bank, Standard Chartered Bank et Agrobank pour des transactions phares dans les domaines des infrastructures et du financement du commerce, reflétant l’impact de partenariats efficaces et de l’atténuation des risques.

À l’occasion de ses Assemblées annuelles, la SIACE a également publié un numéro spécial intitulé « Corridors d’opportunités : de l’Azerbaïdjan à l’Asie centrale, faciliter les financements grâce à la gestion des risques ». Cette publication met en lumière le rôle croissant de l’Azerbaïdjan en tant que porte d’entrée stratégique reliant l’Asie centrale, le Caucase du Sud, la Türkiye, l’Europe et le monde islamique. Elle propose des analyses sur les corridors commerciaux, la finance islamique, l’assurance-crédit à l’exportation, la protection des investissements et le rôle de la gestion des risques dans la promotion d’une croissance durable.

Les résultats obtenus par la SIACE à Bakou réaffirment son engagement à travailler avec les États membres, les institutions financières, les investisseurs et les partenaires au développement afin de dérisquer les projets stratégiques, d’élargir le commerce transfrontalier et de promouvoir une prospérité durable dans la région de l’OCI et au-delà.

Distribué par APO Group pour Islamic Corporation for the Insurance of Investment and Export Credit (ICIEC).

Contacts presse :
E-mail: ICIEC-Communication@isdb.org

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À propos de la SIACE : 
En tant que membre du groupe de la Banque islamique de développement, bénéficiant d’excellentes notations financières, la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) a commencé ses opérations en 1994 afin de renforcer les relations économiques entre les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de promouvoir le commerce ainsi que les investissements intra-OCI, grâce à des instruments d’atténuation des risques et à des solutions financières conformes aux principes de la Charia. La Société est le seul assureur multilatéral islamique au monde. Elle a joué un rôle de premier plan en proposant une gamme complète de solutions aux entreprises et aux parties prenantes de ses 51 pays membres. Pour la 18ᵉ année consécutive, la SIACE a conservé sa note de solidité financière « Aa3 » attribuée par Moody’s, la classant parmi les leaders du secteur de l’assurance-crédit et des risques politiques. Par ailleurs, S&P a confirmé la note « AA- » pour la troisième année consécutive, avec des perspectives stables. La résilience de la SIACE repose sur une souscription solide, un réseau mondial de réassurance et des politiques rigoureuses de gestion des risques. Au total, la SIACE a assuré plus de 138 milliards USD de transactions commerciales et d’investissements, couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, l’industrie manufacturière, les infrastructures, la santé et l’agriculture.

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L’Afrique du Sud et Afreximbank signent un Programme-pays de 14 milliards de dollars US pour accélérer le développement industriel et le commerce

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Export-Import (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud, par l’intermédiaire du Département du commerce, de l’industrie et de la concurrence, ont signé un protocole d’accord (MoU) visant à promouvoir le développement industriel, l’expansion du commerce et l’intégration régionale de l’Afrique du Sud. 

Signé à Alamein, en Égypte, le 20 juin 2026, ce protocole d’accord établit un Programme-pays d’un montant de 14 milliards de dollars US, dans le cadre duquel Afreximbank déploiera une combinaison d’interventions financières et non financières pour soutenir les priorités de développement de l’Afrique du Sud, l’une des plus grandes économies du continent. 

Le protocole d’accord a été signé par Dr George Elombi, Président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, et l’Honorable Mpho Parks Tau, Ministre sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence. 

La conclusion de ce partenariat marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre l’Afrique du Sud et l’institution financière multilatérale panafricaine, à la suite de l’adhésion de l’Afrique du Sud à l’Accord portant création d’Afreximbank en février 2026. Le protocole d’accord vise à soutenir les investissements dans les infrastructures industrielles, la production et le transport d’énergie, ainsi que d’autres infrastructures contribuant à renforcer la compétitivité industrielle de l’Afrique du Sud et ses liens commerciaux et d’investissement avec le reste du continent.  

Le Programme-pays comprend également le Programme d’appui au développement inclusif d’Afreximbank pour l’Afrique du Sud, conçu pour remédier aux lacunes structurelles de l’économie et élargir l’accès au financement pour les groupes historiquement défavorisés, afin de leur permettre d’accumuler des actifs, de participer pleinement aux secteurs stratégiques et de contribuer à une redistribution plus inclusive des opportunités économiques dans le pays. La Banque a réservé un montant total de 3 milliards de dollars US pour soutenir cette initiative. 

 S’exprimant à cette occasion, Dr George Elombi, Président d’Afreximbank et Président du Conseil d’administration de la Banque, a déclaré : « Grâce à ce protocole d’accord, Afreximbank et la République d’Afrique du Sud franchissent une étape importante dans le renforcement de leur partenariat au service des priorités de développement du pays et de l’intégration économique du continent. Ce Programme-pays permettra de mobiliser des investissements dans des secteurs stratégiques de l’économie sud-africaine, y compris la transformation locale des ressources minières et agricoles, l’expansion des échanges commerciaux entre l’Afrique du Sud et le reste du continent dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la promotion des investissements sud-africains à travers l’Afrique ainsi que le renforcement de l’inclusion financière et économique. Ce programme permettra également à Afreximbank d’étendre davantage son action en faveur du développement à l’échelle de tout le continent ». 

Pour sa part, l’Honorable Mpho Parks Tau, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence de l’Afrique du Sud, a indiqué : « Ce protocole d’accord vise également à soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en favorisant le développement de chaînes de valeur régionales plus robustes et en remédiant aux contraintes transfrontalières qui continuent d’entraver la libre circulation des biens, des services et des capitaux à travers le continent ». 

Parmi les autres domaines de coopération figurent la relance et le financement du Programme sud-africain de promotion du commerce et de l’investissement en Afrique (SATIPP 2.0), la création d’une Banque sud-africaine d’import-export (South Africa Exim Bank) grâce à un appui technique, managérial, financier et opérationnel ainsi qu’à un financement de démarrage, la préparation et le développement conjoints de projets, le financement de la création et de l’extension de parcs industriels et de zones économiques spéciales (ZES), le cofinancement de projets énergétiques, y compris dans les énergies renouvelables, la valorisation des ressources minières, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles, l’assistance technique et les services de conseil. 

Le Programme-pays est aligné sur le Plan national de développement (NDP) de l’Afrique du Sud à l’horizon 2030, le Plan de développement à moyen terme (2024-2029), le Plan de mise en œuvre pour la croissance et l’inclusion (GAIN) et les stratégies nationales en matière d’industrie et de commerce. ​

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Vincent Musumba 
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias) 
E-mail : press@afreximbank.com  ​

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À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.  

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com  

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Économie : La Côte d’Ivoire achève avec succès son programme avec le Fonds Monétaire International (FMI) et accède au statut de pays à faible risque de surendettement

Source: Africa Press Organisation – French


La Côte d’Ivoire a franchi une étape majeure dans le renforcement de sa crédibilité financière internationale avec la conclusion réussie de son programme économique et financier avec le Fonds Monétaire International (FMI). À l’issue de la sixième et dernière revue, le pays a atteint l’ensemble des objectifs du programme, confirmant la robustesse de sa trajectoire macroéconomique et budgétaire, ainsi que l’efficacité des réformes mises en œuvre au cours des dernières années.

Selon l’analyse de viabilité de la dette (AVD) menée conjointement par le FMI et la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire est désormais classée en risque « faible » de surendettement, tant sur sa dette publique extérieure que sur sa dette publique totale. Elle devient ainsi le seul pays d’Afrique subsaharienne à accéder à cette catégorie. 

Cette reclassification repose sur trois avancées majeures : le renforcement de la capacité d’endettement grâce à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et institutionnels, une gestion proactive et innovante de la dette publique, ainsi qu’une amélioration de la dynamique d’endettement, portée par la consolidation budgétaire et la mobilisation accrue des recettes.

Cette évolution met fin à plus d’une décennie de classement en risque « modéré », consécutif à l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en 2012. Le passage en risque « faible » correspond à une situation caractérisée par l’absence de dépassement des seuils de viabilité de la dette, témoignant de la résilience accrue des finances publiques ivoiriennes face aux chocs extérieurs. Il reflète à la fois une gestion plus prudente et plus sophistiquée de la dette, une discipline budgétaire renforcée et une amélioration des fondamentaux macroéconomiques, selon l’institution financière.

Cette reclassification offre des marges de manœuvre nouvelles dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de financement du pays et de la poursuite des réformes dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2026 – 2030. Elle s’inscrit en cohérence avec les évaluations déjà attribuées par les agences internationales, BB (S&P) / Ba2 (Moody’s) / BB (Fitch), et constitue un signal fort à l’attention de celles-ci, ainsi que de celle des investisseurs internationaux. 

Enfin, elle constitue un jalon important dans la trajectoire d’amélioration de la notation souveraine du pays vers la catégorie « Investment Grade» et accompagne la transition progressive de la Côte d’Ivoire vers le groupe des pays ayant un accès soutenu aux marchés selon la typologie FMI.

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget s’est félicité de cette avancée qui consacre la pertinence des politiques économiques conduites par le gouvernement, la crédibilité de sa stratégie de gestion de la dette et la résilience de l’économie nationale.

Cette annonce s’accompagne de l’approbation par le Conseil d’administration du FMI des ultimes décaissements du programme, pour un montant total de 843,9 millions de dollars, confortant les efforts du gouvernement pour positionner durablement la Côte d’Ivoire parmi les signatures souveraines les plus crédibles du continent africain.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Des voix du continent appellent à accélérer la transformation des systèmes pharmaceutiques africains

Source: Africa Press Organisation – French


Réunis à l’occasion de la 25e édition du Forum Pharmaceutique International (FPI), décideurs, universitaires, régulateurs, industriels et partenaires de santé ont appelé à accélérer la transformation des systèmes pharmaceutiques africains afin de renforcer l’accès à des médicaments sûrs, efficaces et abordables sur le continent.

Organisée du 9 au 11 juin 2026, cette édition a mis l’accent sur plusieurs priorités majeures pour l’Afrique, notamment la production locale, le renforcement de la réglementation pharmaceutique, la formation des ressources humaines, l’innovation et la coopération régionale. Au fil des discussions, un constat s’est imposé : malgré les progrès réalisés ces dernières années, le continent reste confronté à des défis importants en matière d’accès aux médicaments et de résilience des systèmes pharmaceutiques.

La souveraineté pharmaceutique a ainsi occupé une place centrale dans les débats. Plusieurs participants ont souligné que l’Afrique ne pourra durablement améliorer l’accès aux médicaments sans renforcer ses capacités de production.

« La souveraineté pharmaceutique passe avant tout par la production locale. Tant que l’Afrique dépendra fortement des importations de produits pharmaceutiques, il sera difficile de garantir durablement la disponibilité de médicaments de qualité et à coût abordable pour nos populations », a affirmé le Dr Ayoub Moussa Abderaman, Directeur général de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires du Tchad.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance de consolider l’ensemble de la chaîne pharmaceutique, depuis la réglementation jusqu’à la distribution des produits de santé. La disponibilité des médicaments ne dépend pas uniquement de leur production ; elle repose aussi sur la capacité des systèmes à les acheminer jusqu’aux patients, y compris dans les zones les plus reculées. Les participants ont notamment insisté sur le rôle que peuvent jouer des cadres réglementaires harmonisés, des chaînes d’approvisionnement performantes et des ressources humaines qualifiées pour améliorer durablement l’accès aux produits de santé.

La question du capital humain est revenue à plusieurs reprises au cours des discussions. Pour de nombreux participants, le développement des systèmes pharmaceutiques africains passera nécessairement par des investissements dans la formation, la recherche et l’innovation.

« La formation doit être adaptée aux besoins de développement de nos pays. Les professionnels qui sortent de nos universités doivent être capables de répondre aux défis de santé de leurs populations et de contribuer au développement de leurs sociétés », a souligné le Professeur Mahama Ouattara, Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Pharmacie d’Afrique.

Cette vision va au-delà de la seule acquisition de compétences techniques. Elle repose sur la capacité des universités à former des professionnels aptes à accompagner les transformations du secteur et à développer des solutions adaptées aux réalités africaines. Plusieurs intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre la recherche, l’innovation et la santé publique, tout en valorisant davantage les ressources scientifiques et les savoirs du continent.

La coopération régionale est apparue comme un autre levier incontournable pour accélérer les progrès. Face à des marchés fragmentés et à des systèmes réglementaires souvent inégaux, les participants ont plaidé pour une approche plus coordonnée entre les pays africains, associant autorités nationales de réglementation, organisations régionales, industriels et partenaires techniques.

Cette nécessité a été mise en avant par le Dr Aimé Djitafo Fah, Coordonnateur du programme sous-régional d’harmonisation des politiques pharmaceutiques à l’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) : « Aucun acteur ne peut relever seul les défis liés à l’accès aux médicaments. Les autorités de réglementation, les industriels, les partenaires techniques et les organisations régionales doivent avancer ensemble. La synergie d’action est indispensable si nous voulons améliorer durablement l’accessibilité et la disponibilité des médicaments », a-t-il déclaré.

Selon lui, le renforcement des autorités nationales de réglementation, l’harmonisation des normes et le développement de partenariats durables constituent des conditions essentielles pour accompagner la montée en puissance de la production locale et améliorer la qualité des produits mis à la disposition des populations.

Les discussions ont par ailleurs montré que les enjeux pharmaceutiques dépassent largement la seule question du médicament. Ils touchent à la sécurité sanitaire, à la couverture sanitaire universelle, à la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, ainsi qu’à la capacité des pays à répondre efficacement aux crises sanitaires et humanitaires. 

Les échanges ont offert un espace de dialogue entre des acteurs venus d’horizons différents mais partageant les mêmes préoccupations. Les participants ont eu l’occasion de confronter leurs expériences, identifier des solutions communes et renforcer les perspectives de collaboration entre institutions, universités, secteur privé et partenaires.

Pour l’OMS, le renforcement des systèmes pharmaceutiques demeure un pilier essentiel de la résilience des systèmes de santé : « Investir dans les systèmes pharmaceutiques, c’est investir dans la sécurité sanitaire, l’innovation et l’accès équitable aux soins. Des institutions plus fortes, des réglementations efficaces et des partenariats durables sont essentiels pour répondre aux besoins des populations aujourd’hui et demain », a souligné la Dre Blanche Anya, Représentante de l’OMS au Tchad. 

Alors que les participants ont quitté N’Djamena avec de nouvelles perspectives de collaboration, plusieurs priorités demeurent au cœur des attentes : accélérer la production locale, renforcer l’harmonisation réglementaire, soutenir l’innovation et investir davantage dans la formation des futurs professionnels du secteur. Pour beaucoup, le succès du Forum se mesurera désormais à la capacité de transformer les engagements et les recommandations formulés à N’Djamena en actions concrètes au bénéfice des populations africaines.

À travers les voix exprimées lors de cette 25e édition, un message commun s’est dégagé : renforcer les systèmes pharmaceutiques africains n’est pas seulement une question de médicaments. C’est un investissement dans la souveraineté sanitaire, la résilience des systèmes de santé et la capacité du continent à répondre durablement aux besoins de ses populations.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO) – Chad.