Protection de l’environnement : Six organisations distinguées pour leur engagement écocitoyen au Bénin

Source: Africa Press Organisation – French


L’engagement des organisations de la société civile en faveur de la protection de l’environnement est désormais reconnu au plus haut niveau au Bénin. À l’issue d’un processus de sélection conduit par la Direction Générale de l’Environnement et du Climat (DGEC), six (06) organisations ont reçu les Labels Écocitoyens 2026. Il s’agit du Réseau Béninois du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau (RB/PMJE), de SEKO GREEN, de l’ONG PAULY AFRIQUE BIO, de la Fondation GNIDEHOUE, de l’ONG JEVEV et de l’ONG TAMAEE, récompensées pour l’impact de leurs initiatives en faveur du développement durable. 

Les organisations lauréates se sont illustrées dans plusieurs domaines, notamment l’éducation environnementale, le reboisement, la gestion durable des ressources naturelles, la promotion de l’économie verte, la sensibilisation communautaire et l’innovation écologique. À travers leurs actions, elles contribuent à renforcer les valeurs écocitoyennes et à améliorer durablement le cadre de vie des communautés béninoises. 

La cérémonie officielle de remise des distinctions s’est déroulée le jeudi 25 juin 2026 à l’Hôtel Novotel Orisha de Cotonou, sous la présidence du Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable, Monsieur Georges ALE. Cette initiative vise à valoriser les organisations qui s’investissent activement dans la promotion de l’écocitoyenneté et dans la préservation de l’environnement au Bénin. 

Dans son allocution, le Ministre Georges ALE a salué l’engagement des lauréats et rappelé que l’écocitoyenneté constitue un levier essentiel de la politique gouvernementale en matière de développement durable. Il a souligné que les investissements réalisés dans l’assainissement, les infrastructures et l’aménagement urbain ne produiront pleinement leurs effets qu’avec l’adoption de comportements responsables par les citoyens. « L’écocitoyenneté n’est pas simplement une question de propreté. Elle est une condition essentielle pour notre santé collective, la préservation de notre biodiversité et notre qualité de vie », a-t-il déclaré. 

Pour sa part, la Cheffe du Département de la Promotion de l’Écocitoyenneté, Madame Arielle AKOUÉTÉ ACCROMBESSI, a mis en lumière le rôle déterminant des organisations distinguées dans la diffusion des bonnes pratiques environnementales. Elle a également présenté la plateforme numérique « 229 Cadre de Vie », un outil participatif permettant aux citoyens de signaler les atteintes à l’environnement et de contribuer activement à l’amélioration du cadre de vie. 

Organisée par la DGEC à travers le Département de la Promotion de l’Écocitoyenneté, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités politiques, administratives et des partenaires au développement. Elle a été marquée par la présentation de la plateforme « 229 Cadre de Vie », la remise des distinctions aux lauréats et une photo de famille. 

En clôturant les travaux, le Ministre Georges ALE a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre les actions de sensibilisation et d’accompagner les initiatives citoyennes afin de construire un Bénin plus propre, plus résilient et respectueux de son environnement.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Aviculture : Le Bénin part à la conquête de sa souveraineté protéique

Source: Africa Press Organisation – French


En lançant le premier Salon Expo Avicole, le jeudi 25 juin 2026 à Cotonou, le Gouvernement béninois a fixé le cap : combler le gouffre entre les 20.000 tonnes produites et les 100.000 consommées chaque année, et tarir une coûteuse fuite de devises. Récit d’une ambition affichée pour 2033. 

Le chiffre, à lui seul, dit l’ampleur du défi. Chaque année, le Bénin consomme au moins 100.000 tonnes de produits avicoles. Il n’en produit que 20.000. Tout le reste, ce gouffre de 80.000 tonnes, franchit les frontières à coups d’importations, emportant avec lui une importante fuite de devises. C’est ce déséquilibre que le gouvernement entend désormais renverser, et c’est pour le dire qu’il a réuni, le jeudi 25 juin 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, toute une filière autour de la première édition du Salon Expo Avicole. 

C’est Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, qui a procédé au lancement officiel, au nom du Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI. L’occasion, pour le membre du gouvernement, de réaffirmer les ambitions de l’État béninois pour une filière qu’il tient pour stratégique. 

Bâtir une souveraineté protéique 

L’objectif s’inscrit dans la Vision Bénin Vert 2033, qui fait de la réduction progressive de la dépendance aux importations un cap national. Derrière le mot d’ordre, une idée simple et lourde de sens : un pays qui dépend de l’étranger pour nourrir sa population en protéines reste vulnérable. Construire sa souveraineté protéique, c’est reprendre la main sur son assiette. 

Pour y parvenir d’ici à 2033, le Gouvernement mise sur une alliance large, nouant l’État, l’interprofession, les investisseurs privés, les institutions financières, la recherche, les partenaires techniques, les organisations professionnelles et les producteurs. « L’avenir de notre aviculture dépendra de notre capacité collective à produire davantage, à transformer davantage et à créer davantage de valeur sur notre territoire », a souligné le Ministre BLOUKOUNON GOUBALAN. Pour lui, l’enjeu déborde la seule question alimentaire : l’aviculture est une filière de création d’emplois, particulièrement pour les jeunes et les femmes. 

Le salon de toute une filière 

Structure initiatrice de l’événement, l’interprofession avicole du Bénin a voulu un rendez-vous qui parle d’abord à ceux qui font le métier. Producteurs, couvoiristes, fabricants d’aliments, vétérinaires, transformateurs, distributeurs, chercheurs, investisseurs et décideurs : tous étaient conviés. Le salon, a expliqué son président Léon ANAGO, doit être à la fois un cadre de réflexion sur les défis du secteur et une vitrine des opportunités qu’offre l’aviculture béninoise pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la croissance économique. 

Monsieur Léon ANAGO a tenu à saluer l’engagement et les appuis de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole du Maroc, dont le concours a permis la tenue du salon. Un partenariat qui ne s’est pas seulement dit, mais qui s’est vu. 

Rabat aux côtés de Cotonou 

Car le Maroc avait fait le déplacement au plus haut niveau. Le ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El BOUARI, a honoré de sa présence la cérémonie de lancement. Devant l’assistance, il a salué les réformes engagées par le Bénin pour la modernisation et le développement de son agriculture, l’aviculture en particulier.
Pour le ministre marocain, la coopération entre les deux pays dépasse le cadre bilatéral. Elle traduit, a-t-il estimé, la volonté commune de Rabat et de Cotonou de faire de la coopération agricole un levier de développement, de prospérité partagée et de souveraineté alimentaire à l’échelle du continent africain. 

Une manière de rappeler que la bataille du Bénin pour son autosuffisance en protéines s’inscrit dans une ambition plus vaste, celle d’une Afrique qui entend, elle aussi, nourrir les siens.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Rainbow World Group annonce que sa filiale Rainbow Images s’apprête à engager une procédure judiciaire afin de faire respecter des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle concernant le footballeur Yan Diomande

Source: Africa Press Organisation – French


Rainbow World Group (« Rainbow ») (https://RainbowWorldGroup.com/) a annoncé aujourd’hui que Rainbow Images, filiale de Rainbow World Group, s’apprête à engager une procédure judiciaire afin de faire respecter ses droits d’image ainsi que les accords de propriété intellectuelle liés au footballeur Yan Diomande, à la suite de ce que la société décrit comme un non-respect des conditions commerciales convenues durant son développement.

Rainbow précise que le différend porte spécifiquement sur les droits d’image et la propriété intellectuelle, et non sur une question de représentation ou d’agence, ni sur la carrière sportive de Diomande, que la société continue de soutenir.

Rainbow indique avoir été un partenaire commercial du joueur et avoir joué un rôle central dans son identification, son éducation et son exposition.

Des années d’investissement derrière une ascension rapide

L’émergence de Diomande comme l’un des jeunes joueurs les plus suivis du football européen a été largement relayée ces derniers mois. Ce qui a été beaucoup moins rapporté, selon Rainbow, c’est le travail réalisé en amont : la société a identifié Diomande plusieurs années avant son ascension et a engagé des ressources financières, opérationnelles et personnelles substantielles dans son développement.

Selon Rainbow, ce soutien a notamment inclus le financement d’étapes clés de sa progression, la gestion de ses déplacements internationaux et de ses démarches de visa, l’accompagnement de son parcours éducatif et footballistique depuis la Côte d’Ivoire, ainsi que l’obtention d’essais auprès de clubs tels que Chelsea FC, Crystal Palace FC, Newcastle United FC, Olympiacos FC et CD Leganés à différentes étapes de sa carrière.

« Rien de tout cela n’est arrivé par hasard », a déclaré la société. « C’est le résultat de plusieurs années de planification, d’investissement et de risque commercial — le type de travail nécessaire pour construire un athlète professionnel bien avant que le marché ne reconnaisse sa valeur. »

Un différend centré sur les droits d’image et la propriété intellectuelle

Rainbow indique qu’au moment de son investissement, elle a conclu des accords commerciaux portant spécifiquement sur les droits d’image et la propriété intellectuelle associée, distincts de tout accord d’agence ou de représentation. Ces accords avaient pour objectif de garantir que la société puisse participer à la valeur commerciale qu’elle avait contribué à créer dans l’hypothèse où Diomande connaîtrait une réussite professionnelle.

La société estime que ces accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle demeurent valides et exécutoires, et qu’elle demandera leur reconnaissance et leur application devant les tribunaux.

« Ces procédures n’ont pas pour objectif d’empêcher Yan Diomande de poursuivre sa carrière de footballeur, ni d’interférer avec ses opportunités professionnelles », a déclaré la société. « Nous restons fiers du rôle que nous avons joué dans son développement et lui souhaitons de continuer à réussir sur le terrain. Il s’agit uniquement de faire respecter des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle que nous estimons toujours valables et exécutoires. Rien de plus. »

Un test plus large pour le football africain

Rainbow considère que ce différend dépasse le seul cadre du contrat d’un joueur. Selon la société, cette affaire soulève des questions de sécurité contractuelle, de protection des droits d’image et de gouvernance d’entreprise dans le football, et plus particulièrement la question de savoir si l’Afrique peut continuer à attirer des investissements de long terme dans le développement des joueurs.

« Pour que le football africain puisse attirer des investissements sérieux et durables, il doit exister une confiance dans le respect des accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle », a déclaré la société. « Le développement durable des joueurs ne dépend pas seulement de la capacité à identifier les talents, mais aussi d’une culture qui respecte les engagements commerciaux et l’État de droit. »

Une procédure menée devant les tribunaux

Rainbow déclare que l’affaire sera portée devant la High Court de Londres ainsi que devant les juridictions des Îles Vierges britanniques.

Rainbow indique avoir réuni de nombreux éléments documentaires constitués tout au long de son accompagnement de Diomande, démontrant son investissement et son soutien dans la carrière du joueur, y compris les accords relatifs aux droits d’image et à la propriété intellectuelle en cause. Ces éléments seront présentés dans le cadre de la procédure judiciaire, conformément aux règles de preuve applicables.

Yan Diomande et ses représentants légaux ont été officiellement informés de la procédure que Rainbow s’apprête à engager.

« L’objectif de Rainbow est la reconnaissance et l’exécution des accords que la société estime toujours valables et exécutoires, et elle poursuivra cet objectif par les voies juridiques appropriées », a déclaré la société.

Distribué par APO Group pour Rainbow World Group.

Contact presse :
Rainbow World Group
info@rainbow-sports.com

Le Chef de l’Etat burundais reçoit les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs

Source: Africa Press Organisation – French

Le Chef de l’Etat burundais et Président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a reçu ce 25 juin 2026, au Palais Ntare Rushatsi, les lettres de créance de trois nouveaux Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires accrédités au Burundi.

Le premier diplomate à être reçu était Monsieur Seydou Coulibaly, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali au Burundi, avec résidence à Luanda, en angola.

Les discussions ont permis de réaffirmer la volonté commune de renforcer les relations bilatérales entre le Burundi et le Mali. Le Président Ndayishimiye a, par ailleurs, renouvelé son engagement à accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre le terrorisme ainsi que dans la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel.

Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Evariste Ndayishimiye a ensuite reçu Monsieur El Houssein Ould Nagi, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique de Mauritanie au Burundi, avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie, venu lui présenter ses lettres de créance.

Les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la coopération Sud-Sud, considérée comme un levier important de développement et de solidarité entre les pays africains.

Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Chef de l’Etat burundais a également reçu les lettres de créance de Monsieur Sitwat Nayeem, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire du Bangladesh au Burundi, avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Les deux personnalités ont évoqué le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le secteur agricole. 

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

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Bénin – Assemblée Nationale : La loi portant exercice en clientèle privée adoptée en seconde délibération

Source: Africa Press Organisation – French

L’Assemblée nationale a adopté en sa séance plénière du mercredi 24 juin 2026 et en seconde délibération, la loi N° 2025-01 portant organisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales de santé humaine en République du Bénin. 

Ce texte de loi désormais complet intègre des dispositions qui garantissent une meilleure cohérence et une plus grande clarté du texte adopté antérieurement. À l’article 4 de la loi, il est précisé qu’à l’exception des cabinets, des acteurs non professionnels de la santé, personne physique ou morale, peuvent également financer la création et l’équipement d’un ou de plusieurs établissements privés de santé. 

Ce texte précise toutefois que : « la qualité des prestations et la sécurité des patients ainsi que la validation des normes techniques d’équipements et de ressources humaines notamment sont assurées par un professionnel de la santé membre de la profession concernée ». 

Dans les nouvelles dispositions, il est également stipulé que le professionnel de santé faisant partie d’un Ordre ne devra plus désormais solliciter une quelconque autorisation avant d’exercer en clientèle privée, ce qui n’est pas le cas pour ceux dont la profession n’est pas organisée en Ordre. 

Ce sont les article 6 et 7 de la loi qui le prévoient de façon plus formelle. « L’inscription au tableau d’un Ordre professionnel de la santé humaine au Bénin confère d’office au professionnel de la santé concernée, le droit d’exercer sa profession en clientèle privée ou non », article 6. « Les professionnels de la santé dont la profession n’est pas organisée en Ordre sont astreints à une autorisation d’exercer avant tout exercice en clientèle privée », précise l’article 7. 

L’article suivant apporte une certaine flexibilité pour le professionnel de la santé qui souhaite exercer en clientèle privée avant son admission à l’ordre. Dans ce cas, il peut être autorisé à exercer par arrêté du Ministre en charge de la santé mais dispose d’un délai de 6 mois pour obtenir son inscription à l’ordre professionnel concerné. 

Le texte de loi adopté en seconde délibération aborde plusieurs autres aspects dont entre autres, l’autorisation spéciale accordée à une catégorie de professionnels de la santé exerçant à l’étranger.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Les contraintes du réseau électrique africain au cœur des débats alors que les marchés régionaux s’orientent vers l’intégration

Source: Africa Press Organisation – French

La demande en électricité de l’Afrique devrait presque doubler pour atteindre 2 291 TWh d’ici 2050, ce qui nécessitera environ 30 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures de transport et de réseau afin de libérer et d’intégrer de nouvelles capacités de production. Pourtant, à travers le continent, les réseaux électriques peinent à suivre le rythme de l’expansion rapide des sources d’approvisionnement et de la hausse de la demande.

Au Nigeria, les pannes répétées du réseau à l’échelle nationale, survenues encore récemment en février 2026, soulignent la fragilité d’une infrastructure de transport vieillissante. En Afrique de l’Est, des pannes de pylônes le long de la ligne Loiyangalani-Suswa, longue de 428 km, ont temporairement bloqué la production de Lake Turkana Wind Power, la plus grande installation éolienne d’Afrique. Parallèlement, les pressions liées à la croissance de la demande s’accélèrent en Afrique du Nord, où la consommation d’électricité devrait augmenter d’environ 50 % d’ici 2035, sous l’effet de l’urbanisation, des projets de dessalement et des hausses de température liées au climat.

Malgré ces contraintes, les investissements dans la production continuent de s’accélérer à travers l’Afrique, en particulier dans les énergies renouvelables, la production d’électricité à partir du gaz et les systèmes hybrides. Cependant, sans investissements équivalents dans le transport et l’interconnexion, une grande partie de cette nouvelle capacité risque d’être sous-utilisée ou de devenir « bloquée ». Ce déséquilibre croissant entre la production et la capacité du réseau conduit à accorder une attention accrue à la planification à l’échelle du système et à la conception des marchés régionaux – des enjeux qui seront au cœur de la conférence « Power Africa Today », récemment lancée dans le cadre de l’African Energy Week 2026. Cette plateforme réunira des décideurs politiques, des services publics, des investisseurs et des développeurs afin d’étudier comment l’interconnexion régionale, les cadres d’échanges transfrontaliers et les structures de financement peuvent mieux aligner la croissance de la production sur l’extension du réseau.

Les marchés de l’électricité expérimentent des réformes

Parallèlement aux défis liés aux infrastructures, le secteur électrique africain connaît une réforme progressive – mais inégale – du marché. La plupart des pays exploitent encore des systèmes verticalement intégrés dominés par des services publics d’État, mais un nombre croissant d’entre eux mettent en place des cadres concurrentiels pour attirer les capitaux privés et améliorer l’efficacité.

Le Zimbabwe a ouvert son marché de l’électricité à une participation privée totale dans les domaines de la production, du transport et de la distribution en 2025, avec pour objectif 9 milliards de dollars de nouveaux investissements. L’Afrique du Sud met en œuvre l’un des programmes d’extension du réseau les plus ambitieux du continent, avec des projets visant à construire 14 500 km de nouvelles lignes de transport et à atteindre une capacité de transformation de 133 000 MVA d’ici 2034, parallèlement à des mécanismes destinés à attirer les financements privés. Le Kenya, quant à lui, a introduit une réglementation d’accès ouvert permettant aux producteurs d’électricité indépendants d’acheminer directement l’électricité vers plusieurs clients, redéfinissant ainsi la manière dont les actifs de production s’interfacent avec le réseau.

L’intégration régionale reste fragmentée

Les efforts visant à interconnecter les réseaux électriques fragmentés de l’Afrique progressent, bien qu’à des rythmes différents selon les régions. En Afrique australe, le programme RETRADE SAPP de la Banque mondiale, approuvé en 2025, consacre 12 millions de dollars au renforcement de l’intégration des énergies renouvelables et des capacités de transport dans 12 États membres. En Afrique de l’Est, l’« autoroute électrique » Éthiopie-Kenya-Tanzanie est désormais en phase d’essai à une puissance pouvant atteindre 2 000 MW, ce qui marque une avancée significative vers un réseau régional davantage interconnecté.

L’Afrique de l’Ouest s’oriente également vers une intégration plus poussée, la synchronisation permanente du Pool électrique d’Afrique de l’Ouest étant prévue pour 2026. Des analystes, dont l’African Finance Corporation, affirment qu’une telle synchronisation est essentielle pour libérer le potentiel hydroélectrique à grande échelle et répondre à la demande industrielle dans toute la région. À plus long terme, la synchronisation complète entre les pools électriques d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe – prévue pour fin 2026 – pourrait créer l’un des plus grands corridors transfrontaliers d’échange d’électricité au monde.

Mettre en place des architectures financières viables

Si l’interconnexion progresse, les infrastructures ne suffisent pas à elles seules à créer des marchés de l’électricité attractifs pour les investisseurs. Ces derniers citent régulièrement l’absence de structures d’achat standardisées, de contreparties solvables et de garanties de paiement transfrontalières comme des obstacles majeurs à l’augmentation des investissements.

De nouveaux modèles voient le jour pour remédier à ces contraintes. Africa GreenCo, qui opère en Zambie, en Namibie et en Afrique du Sud, contribue à regrouper les producteurs d’électricité indépendants sous l’égide d’un seul intermédiaire solvable, ce qui permet de normaliser les contrats d’achat d’électricité et de réduire le risque de contrepartie. À un niveau plus large, l’AUDA-NEPAD estime que l’Afrique a besoin d’environ 30 milliards de dollars d’investissements supplémentaires pour achever les corridors de transport prioritaires et mettre en place trois blocs commerciaux régionaux entièrement interconnectés d’ici 2030.

« Les marchés de l’électricité interconnectés constituent le fondement de l’avenir industriel de l’Afrique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber. « La question posée lors de l’Africa Energy Week n’est pas de savoir si l’intégration est possible – les preuves en existent déjà. La question est de savoir quels cadres réglementaires et quelles structures financières permettront de mener les projets à leur terme financier, et quels marchés seront prêts lorsque les capitaux chercheront à s’investir. »

La conférence «Power Africa Today» se tiendra en marge de l’AEW 2026, qui aura lieu du 12 au 16 octobre au Cap, et se concentrera sur l’architecture réglementaire, financière et infrastructurelle nécessaire à la mise en place de marchés de l’électricité interconnectés, capables d’attirer des capitaux institutionnels et de fournir une énergie transfrontalière fiable à grande échelle.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’OIF signent un accord de partenariat en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique francophone

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont conclu, mercredi, un partenariat stratégique pour renforcer les compétences numériques, l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans cinq pays africains : le Bénin, le Cameroun, la Guinée, la République démocratique du Congo et Madagascar.

L’accord a été signé à Paris (France) lors d’une réunion entre la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, et le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah. Cet accord permettra de relever un défi majeur auquel sont confrontés non seulement les pays francophones mais aussi l’Afrique dans son ensemble : permettre aux jeunes d’accéder aux opportunités offertes par l’économie numérique et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Ce partenariat prévoit la mise en œuvre de programmes de formation aux métiers du numérique et à l’entrepreneuriat, dans des domaines tels que le développement Web et mobile, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’analyse de données. Les participants bénéficieront également d’un accompagnement vers l’emploi salarié et indépendant, ainsi que d’un soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, notamment par le biais de stages de formation, d’activités de prototypage et de partenariats avec des incubateurs et des accélérateurs.

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’OIF collaboreront également avec les autorités nationales et les organismes de formation des cinq pays afin de renforcer durablement les capacités locales et de favoriser l’appropriation des programmes par les parties prenantes nationales. Une première phase pilote, d’une durée de 12 à 24 mois, sera mise en œuvre dans les cinq pays partenaires, suivie d’une extension progressive à d’autres États membres en fonction des résultats obtenus.

Le Groupe de la Banque poursuit un programme ambitieux qui repose sur les « Quatre Points cardinaux » définis par le président Ould Tah, dont le troisième vise à « tirer parti du dividende démographique de l’Afrique ». Il consiste à faire de la population africaine, jeune et en forte croissance, un moteur décisif de croissance inclusive, de productivité et d’innovation grâce à des investissements à grande échelle dans le capital humain, en particulier chez les jeunes et les femmes.

Cette stratégie considère la population jeune et croissante de l’Afrique non pas comme un risque, mais comme un atout majeur. Grâce à des politiques et des investissements adaptés, ce potentiel peut créer des emplois, favoriser la croissance des petites entreprises, intégrer davantage d’activités informelles dans l’économie formelle et doter les jeunes des compétences nécessaires pour l’avenir.

En investissant davantage dans l’éducation, les sciences et les technologies, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, la finance et les outils numériques, l’Afrique peut aider ses populations à mener à bien la transformation économique, à rester compétitives et à instaurer une croissance durable et résiliente.

Pour l’OIF, cet accord marque la première étape concrète de son initiative visant à mobiliser des financements innovants et additionnels pour ses projets présentant le plus grand impact.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Département de la communication et des relations extérieures
Courriel : media@afdb.org

À propos de l’OIF :
L’Organisation internationale de la Francophonie regroupe 90 États et gouvernements : 53 membres, 5 membres associés et 32 observateurs. Pour plus d’informations sur l’Organisation internationale de la Francophonie : www.Francophonie.org

About the African Development Bank Group :
The African Development Bank Group is Africa’s premier development finance institution. It comprises three distinct entities: the African Development Bank (AfDB), the African Development Fund (ADF) and the Nigeria Trust Fund (NTF). On the ground in 41 African countries with an external office in Japan, the Bank contributes to the economic development and the social progress of its 54 regional member states. For more information: www.AfDB.org

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Goma : les équipes anti-incendie de la MONUSCO et de la Protection civile de la mairie sauvent trois enfants de deux incendies dans les quartiers Les Volcans et Himbi

Source: Africa Press Organisation – French

Deux incendies se sont déclarés le lundi 22 juin dans les quartiers Les Volcans et Himbi, en ville de Goma au Nord-Kivu.

Le premier incendie s’est déclaré à la mi-journée sur la rue Lin Lusi au quartier Les Volcans. Selon les premières informations recueillies, trois enfants coincés dans un immeuble en flammes ont été sauvés de justesse grâce à l’intervention des équipes anti-incendie de la MONUSCO et de la Protection civile. Cet incendie aurait été provoqué par un court-circuit électrique.

Les équipes de secours ont également réussi à maîtriser le feu et à empêcher sa propagation aux habitations voisines. Toutefois, une dizaine de ménages ont perdu leurs biens.

Denise Bahati, qui a vécu la scène au quartier Les Volcans indique que la rapidité de l’intervention a permis d’éviter une grande catastrophe.

« Nous étions paniqués en voyant le feu gagner plusieurs maisons d’une même parcelle. Lorsque les pompiers de la MONUSCO et de la Protection civile de la mairie sont arrivés, ils ont rapidement pris la situation en main. Le plus important est que les enfants ont été sauvés et qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine. Nous les remercions, car sans leur aide, le feu aurait atteint davantage de maisons et aurait pu causer des pertes en vies humaines », a-t-elle témoigné.

Un autre habitant, qui a souhaité garder l’anonymat, est encore sous le choc après avoir vu sa maison et tous ses biens partir en fumée.

« J’ai tout perdu dans cet incendie. Les flammes se sont propagées très vite et nous n’avons presque rien pu sauver. Je n’étais pas à la maison lorsque cela est arrivé. Tous nos biens, nos vêtements, nos documents et les affaires des enfants sont partis en fumée. Nous avons vraiment besoin d’aide de la part des personnes des bonnes volonté », fait savoir ce sinistré de la rue Lin Lusi.

Le deuxième incendie s’est déclaré vers 20 heures, heure de Goma, sur l’avenue Alindi, au quartier Himbi toujours à Goma. Les circonstances exactes de cet incendie ne sont pas encore connues. Toutefois, des sources non officielles évoquent l’explosion d’une bouteille de gaz.. Les sapeurs-pompiers de la MONUSCO sont rapidement intervenus et ont réussi à limiter les dégâts.

Ces interventions illustrent l’engagement continu de la MONUSCO à soutenir les populations de Goma et à apporter une assistance rapide en cas d’urgence, notamment à travers ses équipes spécialisées dans la lutte contre les incendies.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) appelle à la solidarité et au renforcement de la collaboration suite au cas importé de maladie à virus Ebola en France et renforce la surveillance transfrontalière

Source: Africa Press Organisation – French


Un professionnel de santé humanitaire ayant appuyé la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a été diagnostiqué avec la maladie à virus Ebola en France.

Les autorités sanitaires de la France et de la RDC ont informé Africa CDC de ce cas confirmé, causé par le virus Ebola de type Bundibugyo. Le professionnel de santé a développé des symptômes après son arrivée en France, a rapidement sollicité une prise en charge médicale et a été diagnostiqué sans délai. Les dispositifs de surveillance et de notification prévus pour ce type de situation ont fonctionné.

Le professionnel de santé avait appuyé la riposte Ebola dans la province de l’Ituri du 19 mai au 19 juin. À l’issue de sa mission, il a quitté la RDC en bonne santé et s’est rendu en France. Il a ensuite développé des symptômes légers et consulté les services de santé. Les analyses de laboratoire ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.

Le risque de transmission d’Ebola commence après l’apparition des symptômes. Le professionnel de santé a quitté la RDC sans symptôme et a satisfait à toutes les exigences de voyage en vigueur. Le Gouvernement de la RDC a mis en place une surveillance renforcée, des contrôles sanitaires à l’entrée et à la sortie du territoire, ainsi que des mesures de santé aux frontières dans le cadre de la riposte Ebola, notamment aux principaux points d’entrée et de sortie, dans les aéroports des zones affectées et au niveau des grands hubs de transit.

Son Excellence Dr Jean Kaseya, Directeur Général d’Africa CDC, s’est entretenu avec le Ministre de la santee de la RDC, la Directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ainsi qu’avec la Commissaire européenne chargée de la Préparation, de la Gestion des crises et de l’Égalité, Hadja Lahbib. Ils ont examiné la situation, renforcé la coordination et aligné les actions de santé publique en cours.

« Ce cas illustre l’importance d’une surveillance solide », a déclaré Son Excellence Dr Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC. « Le professionnel de santé a quitté la République démocratique du Congo sans symptôme, et le Gouvernement de la RDC a mis en place une surveillance renforcée, des contrôles à l’entrée et à la sortie du territoire, ainsi que des mesures de santé aux frontières dans le cadre de la riposte Ebola. Les symptômes ont été identifiés après son arrivée en France, et le diagnostic a été posé rapidement grâce aux systèmes d’alerte et à la coordination internationale. Je tiens à remercier ce médecin, qui a servi en première ligne en Ituri du 19 mai au 19 juin, aux côtés des communautés affectées, avec courage et dévouement. Les agents de santé portent le poids le plus lourd dans cette épidémie. La réponse juste aujourd’hui repose sur la vigilance, la solidarité et un soutien renforcé aux équipes qui travaillent à mettre fin à Ebola à la source. Les partenaires du monde entier doivent se mobiliser et contribuer à mettre fin à cette épidémie. »

Africa CDC salue la rapidité de détection, de diagnostic et de notification des autorités sanitaires françaises. Le passage des premiers symptômes à la confirmation en laboratoire a été possible grâce à l’action rapide et au partage d’informations entre les partenaires nationaux, régionaux et internationaux. Une surveillance robuste, une notification rapide et une coopération internationale efficace protègent les communautés.

Des investigations sont en cours afin d’établir la période et les circonstances les plus probables de l’exposition et d’appuyer le traçage complet des contacts. Les autorités de la RDC et de la France, avec Africa CDC, l’OMS, l’ECDC et d’autres partenaires, conduisent des évaluations du risque et assurent le suivi des contacts identifiés conformément aux protocoles de santé publique établis.

Le niveau de risque global de l’épidémie demeure inchangé. Ce cas importé renforce la nécessité de maintenir une vigilance soutenue, de consolider la surveillance, d’appliquer rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle des infections, et de continuer à soutenir les agents de santé de première ligne qui mènent la riposte.

Africa CDC appelle les partenaires et la communauté internationale à poursuivre leur appui à la riposte et à rejeter les mesures dépourvues de fondement scientifique, y compris les restrictions inutiles aux voyages et au commerce. Ces mesures ralentissent le déploiement des équipes de riposte et l’acheminement des fournitures essentielles, et affaiblissent l’action de santé publique.

Africa CDC réaffirme son engagement total aux côtés des Gouvernements de la RDC et de l’Ouganda pour contrôler l’épidémie, protéger les communautés et faire avancer une réponse continentale et mondiale coordonnée. Africa CDC continuera de suivre la situation de près et partagera de nouvelles informations dès qu’elles seront vérifiées.

Distribué par APO Group pour Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

Contacts médias :
Saran Koly
Directrice de la Communication et de l’Information publique
Africa CDC
kolys@africacdc.org

À propos d’Africa CDC :
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) sont l’agence continentale autonome de santé publique de l’Union africaine. Africa CDC appuie les États membres dans le renforcement des systèmes de santé et la promotion de la sécurité sanitaire à travers la surveillance des maladies, la préparation et la réponse aux urgences, le renseignement épidémiologique, les systèmes de laboratoire, le développement du personnel de santé, la recherche, l’innovation et les partenariats.

Power Africa Today : African Energy Week (AEW) 2026 lance une nouvelle plateforme et une conférence consacrées à l’énergie pour intensifier la lutte contre la pauvreté énergétique

Source: Africa Press Organisation – French

Plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’électricité, ce qui met en évidence une réalité crue : aucune source d’énergie ne pourra à elle seule combler le déficit énergétique du continent. C’est pourquoi les gouvernements africains s’orientent de plus en plus vers une stratégie énergétique multi-ressources – tirant parti du gaz naturel, des énergies renouvelables, de l’hydroélectricité et des actifs thermiques existants – afin d’élargir l’accès à l’électricité, d’améliorer la fiabilité du réseau et de progresser vers l’objectif d’éradication de la pauvreté énergétique d’ici 2030.

Ces priorités occuperont le devant de la scène lors de l’African Energy Week (AEW) 2026, dans le cadre de la conférence « Power Africa Today » récemment lancée. Cette plateforme réunira des dirigeants de services publics, des décideurs politiques, des investisseurs, des développeurs et des fournisseurs de technologies afin d’examiner comment l’expansion de la production, le développement des réseaux de transport, l’innovation en matière de financement et l’intégration des marchés régionaux peuvent accélérer l’électrification et la croissance industrielle à travers l’Afrique. Si les discussions porteront sur un large éventail de développements en cours à travers le continent – notamment l’expansion des énergies renouvelables, les projets de conversion du gaz en électricité, la modernisation du réseau et le commerce transfrontalier –, l’accent sera mis sur la manière dont ces efforts peuvent être mieux coordonnés pour aboutir à des solutions viables à l’échelle du système, capables de combler le déficit d’accès à l’énergie.

Le gaz naturel continue de jouer un rôle central dans le mix énergétique africain en tant que combustible flexible et régulable qui soutient la croissance industrielle et complète la production intermittente d’énergies renouvelables. Parallèlement, les gouvernements développent à grande échelle des projets solaires et éoliens à l’échelle des services publics, ainsi que des mini-réseaux décentralisés et des systèmes hors réseau visant à étendre l’accès aux communautés isolées. Les technologies émergentes telles que l’hydrogène vert commencent également à gagner du terrain, soutenues par des financements de démarrage et des cadres politiques, notamment l’appel à projets de 20 millions de dollars lancé par la Banque africaine de développement pour réduire les risques liés aux projets pilotes.

Parallèlement à l’expansion de la production, la réforme du secteur de l’électricité et le développement des infrastructures prennent de l’ampleur. Les réformes du marché de gros de l’électricité en Afrique du Sud et les plans d’extension à long terme du réseau de transport ouvrent la voie à une plus grande participation du secteur privé, tandis que le projet Amari Power Transmission en Ouganda – premier projet de transport indépendant financé par le secteur privé en Afrique à avoir atteint la clôture financière – témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les infrastructures de réseau.

L’intégration régionale s’accélère également, les pools énergétiques favorisant les échanges transfrontaliers d’électricité grâce à des cadres réglementaires harmonisés. Parallèlement, des initiatives d’accès à grande échelle telles que « Mission 300 », menées par la Banque mondiale et la BAD, contribuent à intensifier les efforts d’électrification, ayant déjà permis de raccorder plus de 50 millions de personnes à travers le continent.

« Pour que l’Afrique parvienne à mettre fin à la pauvreté énergétique, toutes les ressources disponibles devront être mobilisées conjointement. Le gaz naturel, les énergies renouvelables, l’hydroélectricité et les actifs énergétiques existants, notamment le charbon et le pétrole, ont chacun un rôle à jouer pour fournir une électricité fiable, soutenir l’industrialisation et améliorer la qualité de vie sur l’ensemble du continent », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber.

La conférence « Power Africa Today », organisée dans le cadre de l’AEW 2026, offrira une plateforme dédiée pour traduire ces investissements, ces réformes et ces partenariats en projets bancables, afin d’accélérer l’accès à l’énergie et de soutenir une croissance économique durable sur l’ensemble du continent.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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