Bénin – Tournée de prise de contact du MISP : Le Ministre Djibril MAMA CISSE au cœur du dispositif sécuritaire

Source: Africa Press Organisation – French

La tournée du Ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique s’est poursuivie le mardi 23 juin 2026 dans les villes de Kandi et de Parakou. Le Ministre Djibril MAMA CISSE et sa délégation se sont rendus successivement à la base du Groupement Spécial Polyvalent d’Intervention (GSPI) de Kandi, aux sièges des agences départementales de protection civile de l’Alibori et du Borgou, à la Compagnie mobile d’intervention de la Police républicaine de Parakou, puis à la Direction départementale de l’Intérieur et de la Sécurité publique de la ville de Parakou. Il s’agit, pour le Ministre et sa délégation, d’aller au contact des réalités du terrain en matière de sécurité intérieure pour mieux affiner les stratégies et plans dans le secteur de la sécurité publique au Bénin. 

« Je voudrais que ma venue ici soit interprétée comme ma volonté d’écouter. Je suis venu vous écouter… ». C’est ainsi que le ministre a ouvert les débats avec les agents de la Police, toutes catégories et grades confondus, réunis à la base du Groupement spécial d’intervention de la Police républicaine à Kandi. À Parakou comme à Kandi, le ministre a demandé que la parole soit libérée afin que les uns et les autres puissent réellement porter à sa connaissance les écueils éventuels et les problèmes dont la résolution, par la hiérarchie et le gouvernement, pourrait permettre d’avoir plus d’efficacité dans les actions et plus d’efficience dans la mise en œuvre des moyens. 

Des interventions enregistrées, on note globalement les questions relatives à la gestion des carrières, aux avancements, à la durée des agents aux postes dans les zones sous menace, au manque de motivation, à l’absence ou à l’insuffisance de primes pour encourager et reconnaître les risques, au déficit de spécialistes, et à l’insuffisance des ressources humaines. Ils ont aussi noté des problèmes liés à l’absence de réseaux GSM dans certaines localités, au sabotage des pylônes et au manque de protection de certains commissariats de police. 

Face à ce chapelet de doléances, le Directeur Général de la Police républicaine, ainsi que le Secrétaire Général du ministère et d’autres membres de la délégation, ont pris la parole pour expliquer, tour à tour à la troupe, les chantiers engagés pour la résolution de certains problèmes évoqués, les réflexions en cours et les pistes de solutions envisagées pour la résolution desdits problèmes, surtout ceux liés à la carrière des agents. 

Le Ministre Djibril MAMA CISSE a félicité, au nom du gouvernement et de son chef, les forces de sécurité pour leur bravoure et leur sens du sacrifice, car, grâce à eux, les Béninois, où qu’ils se trouvent, vaquent normalement à leurs occupations dans la paix et la quiétude. « C’est grâce à vous que la République tient debout », a-t-il lancé. « Je ne suis pas venu faire des promesses. Mais il faut relever les défis », a-t-il poursuivi. Djibril MAMA CISSE appelle donc toutes les composantes des forces de sécurité publique à la tâche. La résolution des problèmes évoqués sera la priorité du gouvernement pour que le Bénin soit toujours en sécurité et poursuive son développement sans entraves.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Media files

Lutte contre Ebola : le Royaume du Maroc renforce les capacités de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) en Ituri avec un don de neuf tonnes de matériel et équipements médicaux

Source: Africa Press Organisation – French

Un avion C-130H des Forces Royales marocaines a atterri le lundi 22 juin 2026 à l’aéroport de Bunia avec à son bord une importante cargaison de matériel médical et logistique destinée à renforcer les capacités de la MONUSCO dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri.

Ce premier lot de neuf tonnes comprend des médicaments, des produits pharmaceutiques, des équipements de protection individuelle, ainsi qu’un large éventail d’équipements médicaux, biomédicaux, de laboratoire, de diagnostic, de désinfection et de surveillance des patients.

Le matériel est destiné au personnel de la MONUSCO (congolais et international, civil et militaire), notamment pour renforcer les capacités de l’hôpital de niveau 2 géré par le contingent marocain. Il vise à soutenir la prévention, la prise en charge et la protection du personnel de la Mission, afin de lui permettre de poursuivre ses activités essentielles dans un contexte sanitaire particulièrement sensible.

Pour la MONUSCO, préserver la santé de son personnel est indispensable à la continuité de son mandat, notamment la protection des civils. En Ituri, les équipes de la Mission, militaires comme civiles travaillent en contact permanent avec les communautés, les autorités locales, les acteurs humanitaires et les forces de sécurité. Les Casques bleus mènent des patrouilles, sécurisent des zones sensibles, appuient les équipes médicales et facilitent l’acheminement de l’aide. Dans ce contexte, il est essentiel que la Mission puisse continuer son travail sans devenir un vecteur de propagation de la maladie.

« Nous sommes dans l’épicentre d’Ebola et nos troupes continuent d’opérer malgré l’épidémie », a rappelé le commandant du secteur Nord de la MONUSCO, général Saiful Alam Bhuiyan, lors de la réception du matériel.

« Ce don nous accompagne pour continuer notre action et délivrer notre mandat. Si nos troupes sont mieux équipées, elles pourront continuer efficacement leur engagement auprès de la population pour assurer sa protection. »

Une deuxième rotation est prévue dans les prochains jours pour acheminer du matériel complémentaire et déployer une équipe médicale marocaine spécialisée, venue renforcer les capacités de la MONUSCO dans la riposte contre Ebola. La réception de ce matériel s’inscrit dans le cadre d’un pont aérien établi entre le Royaume du Maroc et la République démocratique du Congo.

René Ngamba, de la Direction générale de la protection civile, a salué l’initiative et exprimé la gratitude du gouvernement congolais envers le Royaume du Maroc et la MONUSCO. Selon lui, face à une crise sanitaire et humanitaire d’une telle ampleur, « le gouvernement congolais a besoin de davantage de partenaires pour appuyer la riposte », notamment en intrants médicaux, en soutien logistique et en accompagnement des populations.

Depuis le début de l’épidémie, la MONUSCO soutient les efforts de riposte en mettant à disposition des moyens logistiques, terrestres et aériens, facilitant l’acheminement du personnel et du matériel médical. La Mission a également fourni des infrastructures et des espaces de travail sécurisés aux équipes engagées dans la lutte contre Ebola.

Dans les zones affectées, notamment à Mongbwalu, la MONUSCO a renforcé la protection des civils, des travailleurs humanitaires et des structures de santé grâce au déploiement de bases militaires mobiles. Les Casques bleus ont par ailleurs mené des activités de sensibilisation auprès des communautés et distribué du matériel sanitaire dans leurs zones de responsabilité afin de contribuer à la prévention de la maladie.

La contribution du Royaume du Maroc vient donc renforcer un dispositif déjà engagé sur le terrain, au service d’un objectif commun : protéger les populations et permettre à la MONUSCO de continuer à remplir son mandat de protection des civils en Ituri.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Media files

Bénin – Ateliers départementaux de vulgarisation de la SRAE : Un instrument stratégique qui promeut l’éducation inclusive

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand NATTA, a procédé le mardi 23 juin 2026, à Parakou, au lancement officiel des ateliers départementaux de vulgarisation de la Stratégie de Renforcement des Alternatives Éducatives (SRAE). C’était en présence de la Directrice de la Coopération suisse au Bénin, Mme Gabriella SPIRLI, du Préfet du département du Borgou, Monsieur Abdoul-Chakour Naro ASSOUMA, et de plusieurs acteurs du système éducatif. 

Depuis 2017, le Gouvernement béninois, avec l’appui des partenaires dont entre autres la Coopération Suisse au Bénin, met en œuvre le PAEFE pour offrir une seconde chance aux enfants déscolarisés ou non scolarisés. Ainsi, à travers le Programme d’Appui à l’Éducation et à la Formation des Enfants Exclus du système éducatif formel (PAEFE), des centres BARKA ont été mis en place dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et la Donga afin d’offrir à des milliers d’enfants non scolarisés ou déscolarisés une seconde chance à l’éducation. 

La mise en œuvre efficace du PAEFE appelle à une stratégie bien élaborée et adaptée consignée dans un document. 

Pour le Ministre Armand Kuyema NATTA, l’atelier a pour objectif principal de faire connaître aux acteurs déconcentrés et décentralisés de l’éducation des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, l’essentiel à retenir du document de la stratégie de renforcement des alternatives éducatives (SRAE) 2026-2030, en vue de susciter l’engagement de tous les acteurs à prendre davantage en compte la problématique des enfants non scolarisés et déscolarisés précoces dans les activités opérationnelles. 

« C’est une occasion unique de découverte et d’appropriation des contenus d’un document stratégique de référence qui va définir désormais l’approche d’intervention du MEMP dans le domaine des alternatives éducatives au Bénin », a-t-il ajouté. 

Pour sa part, la Directrice de la Coopération Suisse au Bénin, Gabriella SPIRLI s’est réjouie des résultats obtenus sur le terrain grâce au PAEFE. Elle a appelé tous les acteurs à une bonne appropriation de la SRAE qui, au-delà du cadre technique, est un instrument de justice sociale qui garantit à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation. La SRAE constitue également un levier stratégique pour l’atteinte de l’ODD4, en promouvant une éducation inclusive, équitable et de qualité, adaptée aux réalités locales et aux aspirations nationales.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Media files

Le Rapport sur le commerce en Afrique d’Afreximbank montre que l’afrique peut transformer les perturbations géopolitiques en opportunités de croissance à long terme

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), a lancé l’édition 2026 de son Rapport phare sur le commerce en Afrique (African Trade Report), intitulée « Tirer parti de la géopolitique pour développer le commerce et l’industrialisation de l’Afrique globale » (Leveraging Geopolitics for Trade and Industrialisation in Global Africa). Le rapport présente une analyse approfondie de l’évolution du commerce et de l’économie en Afrique et dans le monde, dans le contexte de l’environnement économique de 2025. Il présente également les options stratégiques dont dispose l’Afrique pour transformer les tensions géopolitiques actuelles et les perturbations associées des chaînes d’approvisionnement en facteurs de résilience, de croissance durable et de prospérité partagée sur le continent.

Le rapport souligne la résilience continue de la croissance africaine malgré les difficultés importantes engendrées par l’intensification des tensions géopolitiques et les mutations économiques qui en découlent.  Illustrant cette résilience, le rapport souligne que, tandis que la croissance économique mondiale a ralenti à 3,4 % en 2025 et devrait encore se modérer à 3,1 % en 2026, la croissance réelle du PIB de l’Afrique est passée de 3,4 % en 2024 à 4,5 % en 2025. Cette performance dépasse non seulement la moyenne mondiale, mais témoigne également de l’amélioration des fondamentaux économiques du continent dans un ordre économique mondial de plus en plus fragmenté.

Le commerce des marchandises de l’Afrique a aussi enregistré de solides résultats, progressant de 6,1 % pour atteindre environ 1 500 milliards de dollars US, tandis que l’inflation agrégée est tombée de 21,6 % en 2024 à 13,1 % en 2025. Ces résultats reflètent les effets stabilisateurs d’une gestion macroéconomique prudente, des réformes politiques et institutionnelles en cours, ainsi que des interventions contracycliques des institutions de financement du développement opérant sur le continent.

Commentant les conclusions du Rapport sur le commerce en Afrique, Dr. Yemi Kale, Économiste en chef du Groupe et Directeur général en charge de la recherche et de la veille commerciale à Afreximbank, a déclaré :

« L’Afrique se trouve à un tournant décisif. Les tensions géopolitiques et la fragmentation économique redessinent les schémas du commerce mondial, mais elles offrent également au continent une occasion historique. En tirant stratégiquement parti de ces changements, l’Afrique peut bâtir un avenir économique plus résilient, plus compétitif et plus inclusif.
Il est impératif que le continent agisse avec détermination pour renforcer les chaînes de valeur régionales, développer ses capacités industrielles, élargir l’accès au financement du commerce et accélérer l’intégration continentale. Grâce à des politiques coordonnées, à des investissements stratégiques dans les infrastructures et à des institutions de financement du développement plus solides, l’Afrique peut construire un écosystème commercial plus résilient, plus inclusif et davantage créateur de valeur ajoutée. L’Afrique ne peut pas se permettre d’attendre ».

Le rapport met également en évidence le fait que les performances à l’exportation de l’Afrique demeurent contraintes par un déficit persistant de financement du commerce, estimé à environ 74 milliards de dollars US en 2025. Cette situation est aggravée par la faiblesse des liquidités en devises étrangères et par la diminution continue des relations de correspondance bancaire, deux facteurs qui limitent la capacité du continent à tirer pleinement parti de son potentiel commercial et industriel.

Parallèlement, l’évolution des routes maritimes et les perturbations prolongées des réseaux logistiques mondiaux continuent d’allonger les délais de livraison et d’accroître les coûts de transport et d’échange. Ces pressions sont particulièrement fortes pour les économies africaines qui demeurent fortement dépendantes des intrants importés et des marchés extérieurs, alors même que les chaînes d’approvisionnement mondiales se réorganisent progressivement autour de principes de résilience, de diversification et de création de nouveaux pôles de production.

Le rapport décrit également plusieurs priorités stratégiques, notamment la mise en œuvre accélérée de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’expansion des infrastructures de paiement numérique par le biais du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) et la coordination des réformes de l’architecture financière mondiale. Il souligne en outre le rôle croissant des institutions financières africaines dans le renforcement de la résilience économique. Afreximbank, membre fondateur de l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines, a décaissé 17,5 milliards de dollars US en 2024 et œuvre à doubler le financement du commerce intra-africain d’ici 2026. De son côté, le PAPSS contribue déjà à réduire les coûts de transaction et à diminuer la dépendance à l’égard des devises étrangères à travers le continent.

Alors que les tensions géopolitiques continuent de remodeler les chaînes d’approvisionnement mondiales et les flux commerciaux, la capacité de l’Afrique à tirer parti de ces évolutions dépendra de son aptitude à renforcer ses écosystèmes industriels, à développer le commerce intra-africain et à maintenir un soutien financier coordonné. En définitive, la combinaison de cadres politiques adaptatifs, d’un positionnement commercial stratégique et d’investissements directs robustes sera essentielle pour promouvoir une industrialisation résiliente, inclusive et durable au sein de l’Afrique globale. L’urgence est désormais d’agir avec ambition et détermination. Cela nécessitera d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf, d’élargir le financement du commerce intra-africain, de renforcer les infrastructures de transport et de logistique, et d’approfondir les systèmes de paiement numérique grâce au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS).

Le rapport complet peut être téléchargé ici : https://apo-opa.co/4xNkbFx

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements
(relations avec les médias)
Courriel : press@afreximbank.com

Suivez-nous sur :
X: https://apo-opa.co/4oKFlA1
Facebook: https://apo-opa.co/4vAD1yk
LinkedIn: https://apo-opa.co/4oHFZhC
Instagram: https://apo-opa.co/4oQ4326

À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

Media files

Burundi – Visite d’État en République démocratique du Congo : des avancées majeures en faveur de la paix, de l’intégration régionale et du renforcement de la coopération bilatérale

Source: Africa Press Organisation – French

Son Excellence Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, a regagné le Burundi ce mardi au terme d’une visite d’État de deux jours en République démocratique du Congo, marquée par des avancées significatives en matière de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs, de coopération bilatérale, d’intégration économique régionale et de coordination face aux défis sanitaires, renforçant ainsi le partenariat stratégique entre les deux pays.

Au cours de leurs entretiens, les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération dans plusieurs secteurs d’intérêt commun. Ils ont convenu de relancer les mécanismes bilatéraux de coopération et ont procédé à une évaluation approfondie de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Le Président Evariste Ndayishimiye a réitéré son soutien aux efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à instaurer une paix durable et à garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs. Il a souligné que le Burundi demeure convaincu qu’une solution durable aux crises qui affectent l’Est de la République démocratique du Congo passe par une approche globale et intégrée, capable de mettre fin au cycle récurrent des violences tout en favorisant le développement socio-économique des populations concernées.

En sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine, le Chef de l’État burundais Son Excellence Evariste Ndayishimiye a réaffirmé son engagement à soutenir toutes les initiatives destinées à rétablir une paix durable en République démocratique du Congo. Il a également exprimé sa détermination à renforcer la médiation africaine, notamment à travers un mécanisme de suivi des différents processus de paix déjà engagés.

Dans le domaine de l’intégration économique régionale, les deux Chefs d’État sont convenus d’accélérer le développement des infrastructures transfrontalières, de renforcer les corridors commerciaux et la connectivité régionale, ainsi que de promouvoir les échanges économiques afin de stimuler la croissance et l’intégration des économies de la région.

S’agissant de la coopération sanitaire, Son Excellence le Président de la République a pris part à une réunion de la plateforme nationale de riposte contre la maladie à virus Ebola, mise en place par le Président de la République démocratique du Congo. Cette réunion s’est tenue quelques jours après la réunion virtuelle de haut niveau des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine et de leurs partenaires consacrée à cette même problématique. Elle a permis d’évaluer les efforts de riposte et de renforcer la coordination face aux défis sanitaires et humanitaires.

À cette occasion, un contrat le Président Évariste Ndayishimiye a renouvelé son appel en faveur d’une réponse fondée sur la science, la solidarité et la coopération internationale, plutôt que sur la peur ou l’isolement. Il a rappelé que le risque de propagation internationale de la maladie demeure très faible et a exhorté les États à éviter les restrictions de voyage et de commerce, estimant qu’elles sont contre-productives, fragilisent les économies locales, découragent la transparence et compromettent l’efficacité de la lutte contre l’épidémie.
Les deux Chefs d’État ont également échangé sur plusieurs priorités continentales liées à l’Union africaine. Ils ont réaffirmé leur attachement au principe des « solutions africaines aux problèmes africains », dans un esprit de souveraineté, de solidarité et d’intégration continentale.

Parallèlement aux activités présidentielles, Son Excellence Angeline Ndayishimiye, Première Dame de la République du Burundi, qui accompagnait le Chef de l’État durant cette visite, a effectué une séance de travail au siège de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi. Les échanges entre les deux Premières Dames ont porté sur les nouvelles orientations stratégiques de leurs fondations respectives ainsi que sur le développement de partenariats axés notamment sur l’éducation, l’autonomisation et l’inclusion sociale.
Cette rencontre a également été marquée par la remise d’outils de travail à des personnes vivant avec un handicap, illustrant l’engagement des deux Premières Dames en faveur de l’inclusion et de la promotion des groupes vulnérables.
Cette visite d’État s’est achevée dans un esprit de confiance mutuelle et d’engagement commun en faveur d’une région des Grands Lacs pacifique, stable, intégrée et prospère, où les peuples vivent en sécurité, dans la dignité et le développement partagé.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Media files

Ebola : la MONUSCO et l’OMS renforcent les capacités du personnel de santé de la Mission à Goma

Source: Africa Press Organisation – French

Une vingtaine de professionnels de santé de la MONUSCO et des contingents militaires de la mission ont bénéficié, les 16 et 17 juin dernier à Goma, d’une formation sur la prévention et le contrôle des infections, le port et le retrait des équipements de protection individuelle ainsi que la désinfection, dans le contexte de la résurgence de la maladie à virus Ebola qui sévit au Nord-Kivu et en Ituri.

Organisée par l’Unité de prévention et de contrôle des infections et de préparation aux épidémies (HPIDP) de la MONUSCO, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette session de renforcement des capacités s’est tenue à l’Hôpital Level II+ de la MONUSCO, situé au site RVA à Goma. Les participants étaient composés de médecins, d’infirmiers et de chauffeurs ambulanciers de la Mission, auxquels se sont joints d’autres membres du personnel de la Mission en ligne.

Renforcer les capacités pour une réponse efficace

Pour le Dr Jacqueline Matowo, médecin à la Clinique Level I de la MONUSCO, cette formation visait principalement à actualiser les connaissances du personnel et à garantir que tous les intervenants appliquent les mêmes procédures opérationnelles dans la gestion d’un éventuel cas de maladie à virus Ebola. Elle a également permis de renforcer les capacités des agents de santé appelés à intervenir en première ligne, en les familiarisant avec les dernières normes et recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en matière de prévention, de contrôle des infections et de prise en charge des patients.

« Cette formation est à la fois un recyclage et un renforcement des capacités. Nous avons voulu réunir le personnel médical, les militaires et les civils afin que tous soient sur la même longueur d’onde concernant les procédures opérationnelles standard à appliquer dans le contexte de cette épidémie.Les agents de santé sont en première ligne. Ils doivent être capables d’identifier rapidement les cas suspects, de se protéger eux-mêmes et de garantir un environnement sûr pour leurs patients », a-t-elle expliqué.

Selon elle, les participants ont été formés au dépistage et au triage des cas suspects, à la prévention et au contrôle des infections, à l’utilisation correcte des équipements de protection individuelle ainsi qu’aux procédures de transfert des patients vers les structures spécialisées de prise en charge.

Des exercices pratiques pour renforcer la sécurité des soins

Le Dr Didier Mwecha, expert en prévention et contrôle des infections à l’OMS, a souligné que la formation visait principalement à doter le personnel de compétences pratiques essentielles dans un contexte de résurgence d’Ebola.

« Nous avons travaillé sur les précautions standards et les précautions additionnelles spécifiques à la maladie à virus Ebola. Les participants ont réalisé des exercices pratiques sur le port et le retrait sécurisés des équipements de protection individuelle ainsi que sur la décontamination des surfaces et du matériel », a-t-il indiqué.

Le spécialiste et expert à l’OMS rappelle que les symptômes d’Ebola peuvent ressembler à ceux d’autres maladies courantes comme le paludisme ou la fièvre typhoïde, d’où l’importance du triage et du dépistage précoce.

« Il est essentiel que le personnel de santé soit capable de reconnaître rapidement un cas suspect afin de se protéger, mais aussi de protéger les patients qui fréquentent les structures sanitaires.Bien que le cas confirmé enregistré récemment à Goma ait été déclaré guéri, les risques demeurent élevés dans la région. Le Grand Nord, notamment les zones de Beni et Butembo, ainsi que la province voisine de l’Ituri, continuent de notifier de nouveaux cas. Aussi longtemps que la transmission se poursuit dans ces zones, nous devons maintenir un niveau d’alerte élevé », a rappelé le Dr Didier Mwecha.

« La lutte contre Ebola est l’affaire de tous »

Même son de cloche du côté du Colonel Joyanta Borah, commandant de l’Hôpital indien de Level II+ de la MONUSCO. Pour le Joyanta Borah, la lutte contre Ebola doit être l’affaire de tous.

« Nous vivons dans le même pays où l’épidémie est en cours. Penser que la maladie ne peut pas atteindre Goma ou les installations de la MONUSCO serait une erreur. Nous devons être prêts à répondre à toute éventualité. Chaque membre du personnel, qu’il soit médecin, infirmier, technicien ou agent d’entretien, doit connaître et appliquer les protocoles de sécurité. Ensemble, nous pouvons contenir et contrôler cette épidémie avant qu’elle ne prenne davantage d’ampleur » a-t-il souligné.

Au-delà du personnel médical, les organisateurs insistent sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs pour prévenir la propagation de la maladie.

Le Dr Jacqueline Matowo, médecin à la Clinique Level I de la MONUSCO appelle à renforcer les actions de sensibilisation et la surveillance communautaire afin de permettre aux populations de mieux comprendre les risques liés à Ebola et d’adopter les comportements appropriés.

A travers cette initiative, la MONUSCO et l’OMS réaffirment leur engagement à renforcer la préparation des personnels de santé et à soutenir les efforts de prévention et de riposte contre la maladie à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Media files

Atelier sur le cadre d’orientation curriculaire à Cotonou : Vers une feuille de route commune pour l’école béninoise

Source: Africa Press Organisation – French

Le Bénin franchit une étape décisive dans la transformation de son système éducatif. Du 22 au 26 juin 2026, les locaux de l’hôtel Azalaï Hôtel de Cotonou accueillent un atelier de renforcement de capacités axé sur l’élaboration d’un Cadre d’Orientation Curriculaire national. L’évènement, lancé le lundi 22 juin 2026 par le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand Kuyema NATTA, chef de file des ministres de l’éducation, vise à doter le secteur éducatif d’un référentiel fiable et cohérent. 

La cérémonie d’ouverture a réuni un parterre de personnalités, dont les Ministres en charge des différents ordres d’enseignement au Bénin : maternel et primaire, secondaire, supérieur et de la recherche scientifique en charge de la formation technique, petites et moyennes entreprises en charge de la formation professionnelle. La Directrice de l’Agence Française pour le Développement (AFD), cheffe de file des partenaires techniques et financiers était également présente, ainsi qu’un représentant du Conseil National de l’Éducation. 

Monsieur Wilfried GUEZODJÈ, Secrétaire Technique Permanent du Plan Sectoriel de l’Éducation, a souligné l’importance capitale de cet atelier. “Le curriculum est bien plus qu’un simple document pédagogique. Il est le miroir des choix de société que nous faisons pour nos enfants. Il définit ce que nous voulons qu’ils apprennent et surtout quel type de citoyens nous voulons qu’ils deviennent. L’exercice qui nous réunit aujourd’hui est exigeant, mais porteur d’espoir,” a-t-il souligné, insistant sur l’ambition collective de doter chaque enfant béninois des compétences nécessaires à son épanouissement et à sa contribution au développement national. 

Madame Laure WEISGERBER, Directrice de l’AFD, a réaffirmé l’engagement de son institution, aux côtés du gouvernement béninois pour la réussite de ce projet structurant.

Dans son discours d’ouverture, monsieur Armand Kuyema NATTA, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, a rappelé l’engagement du gouvernement dans une réforme globale du système éducatif. Il a expliqué que si des programmes ont déjà été rouverts dans le primaire et le secondaire, “la réouverture de programmes faite de façon isolée, si rigoureuse soit-elle, ne suffit pas. Il fallait un fil conducteur, une vision d’ensemble des principes directeurs partagés par tous les ordres d’enseignement du préscolaire au supérieur. ” C’est précisément la raison d’être de ce Cadre d’Orientation Curriculaire.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Media files

RDC–Burundi : Ndayishimiye et Tshisekedi réaffirment leur engagement pour la paix et la stabilité régionale

Source: Africa Press Organisation – French

Dans le cadre de sa visite d’État en République démocratique du Congo, le Président burundais Évariste Ndayishimiye et son homologue congolais Félix Tshisekedi ont réaffirmé ce lundi 22 juin2026 leur engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité régionale et du renforcement de la coopération entre le Burundi et la RDC, lors d’un entretien bilatéral tenu à Kinshasa.

Les deux Chefs d’État ont passé en revue les défis sécuritaires et de développement auxquels fait face la région des Grands Lacs, avec un accent particulier sur la situation dans l’Est de la RDC.

Le Président Ndayishimiye a réaffirmé le soutien du Burundi aux initiatives régionales et internationales visant à restaurer une paix durable et à lutter contre les groupes armés.

Les échanges ont également porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment à travers la relance de la Grande Commission Mixte de Coopération, afin de promouvoir les partenariats dans les domaines de la sécurité, du commerce, des infrastructures, de l’énergie, de la santé et de l’éducation.

Réaffirmant l’excellence des relations entre le Burundi et la RDC, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté commune de poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la stabilité et de l’intégration régionale au bénéfice des populations des deux pays et de l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Après les entretiens bilatéraux et la réunion élargie entre les délégations des deux pays, le Couple présidentiel de la République démocratique du Congo a offert un dîner officiel en l’honneur du Couple présidentiel burundais au bord du majestueux fleuve Congo.

Dans une ambiance conviviale et fraternelle, les invités ont célébré l’excellence des relations entre les deux nations au rythme de la rumba congolaise, symbole du riche patrimoine culturel de la RDC.

Cette soirée de gala a constitué un moment privilégié de rapprochement et d’échanges, illustrant la volonté commune des deux Chefs d’État de renforcer davantage les liens d’amitié, de coopération et de solidarité entre le Burundi et la République démocratique du Congo.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Media files

La « Venezuela Energy Week 2026 » dévoile un portefeuille d’actifs en amont avec un nouveau forum consacré aux accords de « farm-in » et « farm-out »

Source: Africa Press Organisation – French

La Venezuela Energy Week 2026 lancera un forum dédié aux accords de farm-in et de farm-out, créant ainsi une plateforme spécialisée pour les transactions d’actifs en amont et la formation de partenariats, alors que le Venezuela continue de se repositionner sur la scène mondiale des investissements dans le pétrole et le gaz.

Le forum s’articulera autour d’un portefeuille d’actifs soigneusement sélectionnés, au cours duquel des opérateurs, des titulaires de licences et des entités publiques présenteront des opportunités en amont bien définies – allant des champs en production et des projets de réaménagement de sites existants aux blocs non développés et aux prospects gaziers offshore – à un public ciblé d’entreprises cherchant à s’implanter, à se développer ou à prendre une participation stratégique dans le secteur énergétique vénézuélien.

Cette initiative reflète le réajustement en cours de la stratégie en amont du Venezuela, le pays donnant la priorité à la croissance de la production et à l’attraction de partenaires techniques et financiers capables de soutenir la relance de l’ensemble de son secteur pétrolier et gazier. Le développement fondé sur des partenariats étant désormais au cœur de l’expansion du secteur, les structures de «farm-in» et de «farm-out» sont de plus en plus utilisées pour dégager de la valeur tant sur les actifs matures que sur les nouveaux projets.

« Le secteur amont vénézuélien se caractérise de plus en plus par des structures de partenariat plutôt que par un développement en solo », a déclaré James Chester, PDG d’Energy Capital & Power. « Ce forum reflète cette évolution en présentant des actifs bien définis sur le marché et en les mettant en relation avec les partenaires techniques et financiers nécessaires à leur développement. »

Le forum devrait mettre en avant un large éventail de catégories d’actifs dans les principales régions productrices du pays. Dans la ceinture de l’Orénoque, les opportunités porteront principalement sur l’amélioration de la récupération dans les gisements de pétrole lourd grâce à des techniques de production optimisées et au déploiement de technologies. Dans l’ouest du Venezuela, les actifs matures présentent un potentiel de redéveloppement visant des gains de production à court terme. Parallèlement, les projets gaziers offshore et dans l’est du pays continuent de susciter de l’intérêt, alors que le Venezuela renforce son rôle dans la monétisation et l’approvisionnement régionaux en gaz.

Les participants échangeront directement avec les propriétaires d’actifs dans le cadre de présentations structurées et de discussions à huis clos axées sur les conditions des transactions, la prise de participation, les modèles d’exploitation et les stratégies de développement par étapes. Le format est conçu pour aller au-delà des discussions générales et s’orienter vers des échanges axés sur les transactions liées à des actifs spécifiques.

Il est important de noter que ce forum reflète des changements plus larges dans le comportement des investisseurs mondiaux en amont, les entreprises privilégiant de plus en plus les stratégies d’entrée par étapes et les structures de « farm-in » pour gérer les risques tout en établissant une présence opérationnelle sur des marchés nouveaux ou en pleine renaissance. L’environnement d’investissement en pleine évolution du Venezuela – caractérisé par un fort potentiel en ressources et des cadres de partenariat en expansion – s’aligne étroitement sur cette approche.

La Venezuela Energy Week 2026 se tiendra à Caracas du 26 au 29 octobre et réunira des responsables gouvernementaux, des opérateurs, des investisseurs et des sociétés de services afin de faire progresser le dialogue et les investissements dans l’ensemble du secteur énergétique du pays.

Le Forum Farm-In/Farm-Out de la VEW 2026 est désormais ouvert aux soumissions d’actifs et aux demandes de participation de la part des opérateurs, des titulaires de licences et des investisseurs.

Soumettez des actifs en amont en vue d’un « farm-in » ou d’un « farm-out »

Inscrivez-vous en tant qu’investisseur ou partenaire en amont

Entrez directement en contact avec l’équipe « amont » de la VEW

Demandes de renseignements sur les actifs (https://apo-opa.co/4aP7GiN)

Distribué par APO Group pour Energy Capital & Power.

Media files

Le Congo transforme ses réserves en projets bancables – et la fenêtre d’investissement s’ouvre

Source: Africa Press Organisation – French


Avec des exportations de GNL qui devraient tripler pour atteindre 3 mtpa, une production pétrolière en amont visant 500 000 bpd et un nouvel élan en faveur du contenu local, la République du Congo se positionne comme l’un des marchés d’hydrocarbures les plus attractifs d’Afrique centrale pour les investisseurs. Sous la direction du ministre des Hydrocarbures nouvellement nommé, Stev Simplice Onanga, le pays donne la priorité à la croissance du secteur en trouvant un équilibre entre le contenu local, le renouvellement des réserves et l’avancement des projets.

Ce qui distingue le Congo, ce n’est pas l’ampleur de ses réserves, mais la vitesse à laquelle celles-ci sont transformées en projets commercialement viables. De l’extension des activités GNL d’Eni aux développements en eaux profondes de TotalEnergies, en passant par l’optimisation des sites existants par Trident Energy et la croissance de la production chez Ammat Global Resources, les capitaux affluent vers des projets offrant des perspectives de rentabilisation plus claires et des retours sur investissement à court terme.

À l’approche du Congo Energy & Investment Forum (CEIF) 2027 – la principale plateforme du pays dédiée aux investissements et aux partenariats dans le secteur de l’énergie –, l’attention se détourne du potentiel des zones pionnières pour se porter sur des projets bancables déjà en cours de développement.

Les réformes politiques réduisent les risques liés à l’investissement

L’attrait du Congo pour les investisseurs est redéfini par l’alignement entre les ressources disponibles, la réforme réglementaire et la mise en œuvre des projets. Une production pétrolière bien établie, l’augmentation des capacités de GNL et les ajustements fiscaux réduisent progressivement les risques liés à l’exploitation.

Les récentes réformes menées par le ministère des Hydrocarbures et la Société nationale des pétroles du Congo ont renforcé la structure du secteur. Le Code du gaz, introduit en octobre 2025, formalise les conditions fiscales de la commercialisation du gaz, tandis que le Plan directeur du gaz donne la priorité à la réduction du torchage et au déploiement de la production d’électricité à partir du gaz, avec un objectif de 1 500 MW d’ici 2030.

https://apo-opa.co/44pdv2L

Un nouveau cycle d’octroi de licences en amont est également à l’étude, visant à attirer de nouveaux capitaux tant vers les zones de production matures que vers les zones pionnières. Ensemble, ces mesures améliorent la visibilité sur les segments amont, intermédiaire et aval, l’activité récente en matière de projets renforçant cette évolution.

Les projets moteurs du prochain cycle

Le pétrole en eaux profondes reste au cœur des perspectives de production du Congo, les opérateurs poursuivant à la fois de nouveaux développements et l’optimisation des sites existants. TotalEnergies fait avancer les travaux sur la concession Moho suite à la découverte de Moho G en avril 2026, grâce à un programme de forages d’intercalation de 500 à 600 millions de dollars visant à augmenter la production d’environ 40 000 barils par jour.

L’opérateur indépendant local Ammat Global Resources vise une croissance de 70 % de sa production sur ses champs de Loango et de Zatchi, où la remise en service de puits et la modernisation des plateformes ont déjà permis d’augmenter la production de 75 %. Perenco poursuit sa progression régulière, avec une augmentation d’environ 6 000 barils par jour grâce à son programme de forage 2025-2026.

Après avoir acquis en 2025 une participation de 85 % dans les actifs de Nkossa et Nsoko II, Trident Energy se concentre sur la prolongation de la durée de vie des gisements grâce à des travaux d’optimisation et de réaménagement sous-marins.

Si le pétrole reste le pilier des revenus, le gaz s’impose rapidement comme le segment connaissant la plus forte croissance au Congo. Le projet Congo LNG d’Eni a livré sa première cargaison issue de la phase 2 en février 2026, après la mise en service de l’unité FLNG de Nguya en décembre 2025. Avec l’unité Tango FLNG, la capacité est passée de 0,6 mtpa à 3 mtpa. Trident Energy a également proposé un projet FLNG visant à renforcer encore la capacité du marché gazier national. Ce projet devrait fonctionner comme une infrastructure partagée, permettant à plusieurs opérateurs de traiter le gaz provenant de leurs gisements respectifs. Cela crée un débouché pour le gaz associé qui, sans cela, risquerait d’être perdu, contribuant ainsi aux objectifs plus larges de diversification du pays.

Le contenu local redéfinit les conditions d’investissement

Au-delà de la politique en amont, le ministre Onanga a fait du contenu local un pilier central du cadre d’investissement du Congo, ainsi qu’un facteur déterminant de la manière dont les capitaux sont structurés et déployés.

Les décrets n° 2019-342, 343, 344 et 345 fixent des exigences en matière de sous-traitance, de localisation de la main-d’œuvre et d’engagements de formation, ce qui se traduit par une évolution progressive de la manière dont les projets sont structurés et les partenariats formés. Les opérateurs sont de plus en plus évalués non seulement sur leurs performances techniques, mais aussi sur la création de valeur dans le pays, notamment à travers des partenariats avec des entreprises locales et le développement des compétences. La logistique, la maintenance et d’autres domaines de services sont de plus en plus confiés à des prestataires nationaux.

Lors du CEIF 2027 – qui se tiendra du 1er au 3 juin à Brazzaville – l’attention se portera sur les avancées en cours et sur les investisseurs bien placés pour participer à ce pipeline de projets. Le secteur énergétique congolais ne se définit plus uniquement par son potentiel : les projets avancent, les capitaux sont engagés et la politique commence à s’aligner sur l’activité sur le terrain.

Alors que la République du Congo passe des réserves aux recettes, le message adressé aux investisseurs est clair : il s’agit d’une réalité en cours, et non d’une opportunité future.

Distribué par APO Group pour Energy Capital & Power.