Mauritanie : dans le sud du pays, les réfugiés maliens tentent de survivre

Source: Africa Press Organisation – French

La région rurale de Hodh el Chargui est confrontée à un afflux continu de réfugiés maliens depuis de nombreuses années. En 2023, la reprise des combats dans le nord du Mali, opposant les forces armées maliennes et leur partenaire russe à des groupes armés dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), a conduit des villages entiers à se vider. Des milliers de personnes ont trouvé refuge dans cette région reculée de Mauritanie. La grande majorité de ces réfugiés ont été confrontés à la violence et vivent dans des conditions de vie difficiles. Les équipes MSF témoignent de l’extrême précarité de leur situation et de l’insuffisance de l’aide humanitaire.  

Depuis les années 90, chaque conflit au Mali provoque des mouvements de population vers la région frontalière du Hodh el Chargui en Mauritanie. Dans une région sahélienne usée par les conflits, la Mauritanie fait figure d’exception. Ce vaste pays, couvert à 90 % par le désert du Sahara, a su préserver une certaine stabilité. 

En 2012, le nord du Mali est tombé entre les mains d’une coalition de mouvements indépendantistes et de groupes djihadistes, qui ont pris ensuite le contrôle exclusif de la région. « Les réfugiés maliens ont alors été regroupés dans le vaste camp de Mbera, près de Bassikounou, devenu de facto la troisième ville de Mauritanie avec une population de 120 000 personnes. Depuis 2023 et la recrudescence des violences dans le nord et le centre du Mali, les nouveaux réfugiés sont encouragés à être hébergés au sein de la communauté hôte, et non plus à aller dans le camp, arrivé à saturation », explique Sabrina Hazi, coordinatrice de MSF à Bassikounou.   

Des conditions de vie extrêmement précaires et alarmantes 

En réalité, les nouveaux réfugiés vivent surtout dans des sites informels dispersés dans l’immensité de cette région semi-aride. La plupart ont fui leur village au Mali de façon précipitée, en laissant tous leurs biens et leur vie derrière eux. S’ils ont trouvé la sécurité en Mauritanie, ils sont aussi confrontés à une grande pauvreté. La saison sèche, de novembre à juillet, est particulièrement éprouvante, marquée par des pénuries d’eau et une insécurité alimentaire. 

Déjà présente en Mauritanie par intermittence depuis les années 1990, MSF a relancé des opérations dans la région du Hodh el Chargui fin 2024, d’abord à travers des cliniques mobiles, puis en soutien à des structures du ministère de la Santé mauritanien.  

« L’offre médicale était déjà insuffisante pour la population locale, et la nouvelle vague de réfugiés a créé une véritable crise sanitaire. MSF est venue pour répondre à d’importants besoins en santé primaire, pour les Mauritaniens comme pour les Maliens », explique la Dr. Isabelle Manguet-Youla qui, outre la malnutrition, constate de nombreux cas d’anémies et maladies chroniques chez les adultes, comme le diabète et l’hypertension. Ces maladies nécessitent une prise régulière de médicaments, que les distances et surtout les difficultés de conservation dans des campements dénués d’électricité, mettent à mal. 

Le récit d’une patiente malienne a marqué le Dr Isabelle Manguet-Youla et son équipe. Souffrant de malnutrition, elle s’est présentée dans une clinique mobile de MSF.

« Elle disait consommer ce qu’elle trouvait et qu’elle avait de toute façon à peine la force de manger. Elle avait aussi une forte carence en calcium. Comme il y a beaucoup de bétail dans la région, j’ai supposé qu’elle buvait quand même du lait. Quand je lui ai posé la question, elle a fondu en larmes. Elle nous a raconté qu’au Mali elle avait du bétail et du lait en abondance. Ici elle ne boit jamais une goutte de lait. Ses pleurs étaient aussi le signe d’une grande souffrance psychologique, liée à sa fuite du Mali. » 

Une lutte quotidienne pour accéder à l’eau

Si l’accès à l’eau est difficile dans l’ensemble de la région frappée de plein fouet par le réchauffement climatique, y compris pour les Mauritaniens, c’est une lutte quotidienne pour les réfugiés arrivés récemment.

D’autant que l’action humanitaire se concentre largement sur le camp de Mbera délaissant les sites informels autour. Souvent installés loin des forages, ils doivent parcourir parfois plusieurs kilomètres en charrette ou à pied, pour remplir des bidons d’eau, en espérant ne pas trouver un réservoir vide à l’arrivée. Les forages sont trop peu nombreux dans cette zone et souvent dysfonctionnels. Pendant la saison sèche, et en particulier entre avril et juin lorsque les températures excèdent 48 degrés, il est très difficile de trouver de l’eau.  

L’exposition permanente aux violences  

Plusieurs fois par mois, des civils blessés traversent la frontière avec la Mauritanie, en quête de soins, inaccessibles dans le centre et le nord du Mali.  

Mi-septembre 2026, trois femmes et un homme, blessés lors d’une frappe de drone, ont été amenés au centre de santé d’Aghor, soutenu par MSF. Leur campement situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière a été attaqué, alors que des rumeurs faisaient état de la présence de soldats et de paramilitaires russes dans la zone.

Mariam*, 45 ans, a une plaie profonde au niveau de la fesse, causée par un éclat de projectile. Elle témoigne sur son lit d’hôpital : « quand on a entendu un bruit de drones, on a compris que Wagner attaquait le village (ndlr : les Maliens appellent les mercenaires russes et membres d’Africa Corps par leur ancienne dénomination). Notre abri a été touché par une frappe. Tout le monde s’est mis à fuir. Ces hommes ont aussi agressé une famille dans une fête de mariage. Ils ont tabassé un homme à mort et ont jeté son corps dans un puits ». Traumatisée, Mariam refuse de retourner dans son village au Mali. 

L’étude d’Epicentre menée en 2025. confirme l’ampleur des violences rencontrées par les réfugiés. La majorité des personnes interrogées pour cette étude venaient des régions de Tombouctou, Ségou et Koulikoro. Elles ont été massivement exposées à des violences extrêmes, vues ou vécues, avant et pendant l’exil du Mali vers la Mauritanie : tortures, exécutions arbitraires, enlèvements, pillages, violences sexuelles, destructions ciblées, commis par les groupes armés et les mercenaires. 

« Nos patients ont soit été victimes de violences eux-mêmes, soit témoins de violences. La plupart sont des rescapés », déclare Dr Manguet-Youla.  

Un jour de juillet, Mohammed et son épouse Kheira*, accompagnent leur fille Aicha*, 16 ans, à une consultation de suivi psychologique dans le centre de santé de Fassala, dans lequel travaille MSF. Leur vie a basculé huit mois auparavant, quand des mercenaires sont arrivés dans leur village, situé à une dizaine de kilomètres de la commune de Léré.  

« Les Wagner* sont arrivés dans notre village. Ils ont arrêté le frère de ma femme et un autre homme pour les interroger, raconte Mohammed. Ils les ont frappés, puis ils les ont emmenés à quelques kilomètres et ils les ont tués. Nous n’avons pas pu récupérer leurs corps mais nous avons vu leurs photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, ils ont été décapités. Je ne sais pas pourquoi ils en avaient après eux. Parfois des djihadistes viennent dans notre village. Mais nous n’avons rien à voir avec les djihadistes, nous ne sommes pas dans cette guerre. » 

Leur fille Aicha se trouvait dans la maison de son oncle quand les mercenaires sont arrivés. « Elle a été secouée par les Wagner », dit seulement Mohammed.  

Il a immédiatement quitté le village avec sa femme, Aicha et ses cinq autres enfants pour se réfugier dans un village voisin. Mais le lendemain des combattants djihadistes du JNIM sont venus et les ont chassés à leur tour. C’est alors que la famille a fui vers la Mauritanie, où Aicha est arrivée en état de choc. Elle a été prise en charge dans le centre de santé de MSF à Douenkera, situé à un kilomètre à peine de la frontière malienne. En état de sidération traumatique et souffrant de multiples infections, elle a été hospitalisée dans la ville de Bassikounou pendant une semaine.

Les femmes : premières victimes des violences, notamment sexuelles

83 % des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants qui fuient l’insécurité dans le nord et le centre du Mali, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). 

« Certaines des femmes que nous voyons en consultation disent avoir vécu des choses terribles, mais les normes socioculturelles les empêchent de parler de viol, c’est un sujet tabou » explique Sylvie Mbairo, responsable des activités de santé mentale de MSF pour la Mauritanie.

« Le poids des coutumes est très lourd, une femme violée est un déshonneur pour la famille mais aussi pour toute la communauté, et notamment le chef coutumier du village. Elle risque le rejet. La famille préfère ne pas en parler afin qu’elle ne soit pas stigmatisée et qu’elle puisse se marier et espérer avoir une vie normale. » 

Un suivi psychologique indispensable  

Parmi les réfugiés maliens que MSF reçoit en consultation, beaucoup souffrent de troubles psychologiques. 

« À l’arrivée, et bien qu’en sécurité, les réfugiés rapportent la persistance des impacts physiques et psychologiques attribués aux violences, qui sont aggravés par leurs conditions de vie difficiles – précarité économique, insécurité alimentaire, accès limité à l’eau, aux soins et aux moyens de subsistance. Les membres de la communauté hôte subissent aussi un appauvrissement et une compétition pour les ressources, menaçant la coexistence pacifique », souligne l’étude d’Epicentre. 

En moyenne six nouveaux patients se présentent chaque semaine dans les centres où MSF intervient pour du suivi psycho-social, mais cela ne représente que la partie émergée des besoins. Identifier les personnes qui ont besoin d’aide alors que la population est dispersée dans le désert est un véritable défi.  ​

De plus les spécialistes ne sont pas suffisamment nombreux en Mauritanie : la région du Hodh el Chargui ne compte qu’un seul psychiatre. C’est pour remédier à ces lacunes que MSF met en place un programme permettant au personnel médical non spécialisé en santé mentale de traiter les troubles dépressifs ou psychotiques, une première étape pour aider des milliers de personnes à se reconstruire. Des agents de santé mentale formés par MSF proposent ainsi des sessions de soutien psycho-social dans quatre centres de santé près de la frontière malienne. 

Husseina, 60 ans, est venue chercher du soutien auprès de MSF, traumatisée par une attaque de drone en mars 2025. Réfugiée en Mauritanie, elle se rendait toutes les semaines au marché de Jdeir, village malien situé à une dizaine de kilomètres de la frontière mauritanienne, pour y vendre des gombos secs, son unique moyen de subsistance depuis qu’elle a quitté le Mali il y a deux ans. Le 16 mars 2025, alors que Husseina se trouvait sur place avec son gendre, des drones ont survolé le marché, suivant des voitures à proximité. Les explosions ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi la foule. Le gendre de Husseina est mort sous ses yeux.

« Après cette attaque, je n’ai plus réussi à dormir » explique-t-elle. Depuis sa prise en charge médicale et grâce au suivi psychologique d’un conseiller MSF qu’elle va voir chaque mois, elle a retrouvé le sommeil, mais elle ne se rend plus au marché pour vendre des légumes. « Aujourd’hui ma vie est plus dure qu’avant. C’est encore plus difficile de trouver de la nourriture et surtout de l’eau ». 

Si plus de 35 % des patients reçus en consultation dans les centres de santé soutenus par MSF identifient des violences vécues comme facteur de stress, ce sont principalement leurs conditions de vie dans le Hodh el Chargui qui entraînent souvent des troubles dépressifs et de l’anxiété. ​

*Les prénoms ont été modifiés pour raison de sécurité 

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

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Basketball Africa League Inaugure de Nouveaux Terrains de Basketball en Côte d’Ivoire, au Nigeria et au Sénégal

Source: Africa Press Organisation – French

  • PETROSEN, Qatar Foundation, la Ville de Dakar, Wave Côte d’Ivoire et Woodside Energy soutiennent les rénovations, y compris les premiers terrains BAL4HER du continent –
  • Ces rénovations s’inscrivent dans l’engagement pris par NBA Africa de construire ou de rénover 1000 terrains sur le continent au cours des dix prochaines années –

Basketball Africa League (BAL) (www.BAL.NBA.com) annonce aujourd’hui l’inauguration de six terrains de basketball nouvellement rénovés en Côte d’Ivoire, au Nigeria et au Sénégal. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement de NBA Africa de construire ou de rénover 1000 terrains à travers le continent au cours des dix prochaines années.  Une fois opérationnels, ces terrains devraient accueillir plusieurs milliers de jeunes et de membres des communautés locales chaque année.

Les deux premiers terrains ont été inaugurés le 30 septembre à Saint-Louis, au Sénégal, en collaboration avec la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN), société nationale chargée des hydrocarbures, et le 3 octobre à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en collaboration avec Wave Côte d’Ivoire.  D’autres inaugurations sont prévues d’ici décembre : à Dakar, au Sénégal, en collaboration avec la Ville de Dakar ; à Joal, au Sénégal, en collaboration avec Woodside Energy ; et à Guédiawaye, au Sénégal, et à Owerri, au Nigeria, en collaboration avec Qatar Foundation.  Chaque terrain dispose désormais d’un revêtement de jeu remis à neuf, de tribunes pour le public et de nouveaux équipements, certains sites bénéficiant également de vestiaires modernisés, d’installations sanitaires et d’un système d’éclairage. 

 Amadou Gallo Fall, Président de la BAL a déclaré : « Ces terrains nouvellement rénovés traduisent notre volonté d’investir dans les communautés et de rendre la pratique du basketball plus accessible aux jeunes à travers l’Afrique.   Avec nos partenaires, nous créons des lieux où la prochaine génération de basketteurs, de supporteurs et d’acteurs de changement africains pourra grandir, tisser des liens et s’épanouir ».

Présentation des terrains rénovés :

Saint-Louis, Sénégal (PETROSEN) – 30  septembre : Le terrain couvert de Saint-Louis, ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été inauguré au sein de l’Université Gaston Berger (UGB), l’une des principales institutions universitaires du Sénégal. Il offrira aux étudiants de l’UGB et à l’ensemble de la population saint-louisienne un espace moderne dédié à la pratique du basketball et aux activités communautaires.

Abidjan, Côte d’Ivoire (Wave Côte d’Ivoire) – 3 octobre : Situé au Groupe Scolaire Lac de Koumassi, le terrain rénové devrait accueillir près de 3000 pratiquants chaque semaine, dont 2500 élèves, et abriter un programme de développement du basketball destiné à 300 filles de 18 ans et moins, issues de huit établissements scolaires de la commune.  Chaque samedi, le site accueillera la Ligue Jeune, compétition destinée aux jeunes joueurs de 18 ans et moins.  Les travaux ont également porté sur la mise en place d’un éclairage modernisé et de nouveaux bancs pour le public, fabriqués à partir de matériaux recyclés.  Il s’agit du deuxième terrain inauguré à Abidjan dans le cadre de la collaboration entre BAL et Wave Côte d’Ivoire, après un premier terrain lancé en novembre 2025.

Joal, Sénégal (Woodside Energy) – 7 octobre : Le terrain nouvellement rénové de Joal, commune de pêcheurs située sur la Petite Côte sénégalaise, servira de lieu de rassemblement central dans une localité où l’accès à des infrastructures sportives organisées est longtemps resté limité.  Le terrain rénové comprendra une clôture sécurisée et des installations sanitaires réhabilitées.  L’événement de lancement donnera lieu à un stage d’initiation au basketball réunissant 100 garçons et filles de 16 ans et moins.

Dakar, Sénégal (Ville de Dakar) – 9 octobre : Situé le long du littoral atlantique, au cœur de l’un des espaces de loisirs les plus dynamiques de Dakar, ce terrain en plein air offrira un cadre exceptionnel et constituera une destination tout au long de l’année pour les joueurs, les familles et les visiteurs.  Véritable lieu de vie, il rassemblera la communauté des passionnés de basketball de Dakar, les jeunes et les visiteurs autour d’un repère emblématique en bord de mer.  Les améliorations comprennent l’installation d’un tableau de marque, d’un nouveau local de rangement et d’une clôture d’enceinte, afin d’améliorer l’expérience des joueurs et du public tout en contribuant à la protection et à la préservation du terrain.  L’inauguration sera suivie des finales du BAL City Run, tournoi de quartier réunissant 12 équipes locales.

Guédiawaye, Sénégal (Qatar Foundation) – 30 octobre : Premier terrain BAL4HER jamais réalisé en Afrique, cette salle nouvellement rénovée s’inscrit dans le cadre du programme de BAL consacré à la promotion des femmes et des filles par le basketball et au-delà. Elle servira de pôle omnisports accueillant le basketball, le volleyball et le handball, et sera dotée d’un éclairage modernisé, de vestiaires, de sanitaires et de salles de réunion.  Conçu pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, ce lieu fera également office de centre d’apprentissage et de développement personnel, avec des salles dédiées aux ateliers de formation à la prise de responsabilités, aux ateliers de savoir-être, aux séances éducatives ainsi qu’aux programmes de santé et de nutrition.

Owerri, Nigeria (Qatar Foundation) – Décembre : Deuxième terrain BAL4HER du continent, son inauguration bénéficiera du soutien de Chiney Ogwumike, deux fois sélectionnée pour le All-Star Game de la WNBA et Ambassadrice de BAL, ainsi que de son organisation à but non lucratif, Queens of the Continent.   Le terrain accueille actuellement plus de 300 participants dans l’État d’Imo.  Les travaux, comprenant la réfection des vestiaires et des sanitaires, l’amélioration de l’éclairage et du système d’évacuation des eaux, transformeront ce lieu de rassemblement en un espace dédié à la pratique sportive organisée, à la formation des jeunes et à la vie communautaire.

Distribué par APO Group pour Basketball Africa League (BAL).

Contact :
Marie-Pierre Anamba Onana 
Basketball Africa League
+221 78 637 70 62
Manamba@theBAL.com

À propos de BAL :
Basketball Africa League (BAL), fruit d’un partenariat entre la Fédération Internationale de Basketball (FIBA) et NBA Africa, est une ligue professionnelle regroupant 12 clubs issus de l’ensemble du continent africain, dont la sixième saison s’est achevée en mai 2026.  Basé à Dakar, au Sénégal, BAL s’appuie sur les compétitions de clubs organisées de longue date par FIBA Afrique et constitue la première ligue exploitée par la NBA en dehors de l’Amérique du Nord.  Les fans peuvent suivre la BAL (@theBAL) sur Facebook (https://apo-opa.co/47DGTUB), Instagram (https://apo-opa.co/4ARtKET), Threads (https://apo-opa.co/3UhelNH), X (https://apo-opa.co/47DGQIp), et  YouTube (https://apo-opa.co/475hqn0) et s’inscrire pour recevoir plus d’informations sur BAL.NBA.com. 

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Afreximbank salue le lancement de l’Africa Credit Rating Agency, une étape importante dans le renforcement de l’architecture financière africaine

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) se félicite du lancement aujourd’hui de l’Africa Credit Rating Agency [Agence africaine de notation de crédit] (AfCRA), qui marque une étape importante dans le renforcement de l’architecture financière de l’Afrique et dans le développement de la capacité du continent à produire des analyses crédibles et indépendantes du risque de crédit africain.

Les notations de crédit jouent un rôle important dans la détermination de l’accès aux capitaux, en influençant les perceptions des investisseurs et en déterminant le coût auquel les gouvernements, les institutions et les entreprises peuvent financer le développement. Il est donc essentiel que les évaluations du risque de crédit africain soient indépendantes, rigoureuses et fondées sur des données factuelles, tout en reflétant une compréhension complète des structures, des institutions et des réalités économiques évaluées.

La création de l’AfCRA apporte au marché une source importante d’opinion de crédit sous initiative africaine. Sa valeur ne se mesurera pas à l’aune de la production de notations plus favorables, mais à celle de la crédibilité de ses analyses, de la qualité de ses données, de la transparence de sa méthodologie et de sa capacité à approfondir la compréhension du crédit des Etats souverains, des entités infranationales et des entreprise en Afrique.

Cette initiative revêt une importance particulière étant donné que de nombreux émetteurs africains ne sont toujours pas notés, tandis que les marchés en monnaie locale et les marchés sous-souverains continuent de bénéficier d’une couverture de notation limitée. L’élargissement d’une couverture de notation crédible peut améliorer l’information mise à la disposition des investisseurs et soutenir le développement de marchés de capitaux nationaux et régionaux plus profonds.

Aux côtés des autres membres de l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines (AAMFI), Afreximbank a toujours soutenu que les institutions financières multilatérales africaines devaient être évaluées sur la base de leurs fondamentaux, de leurs performances, de leurs cadres juridiques, de leurs mandats et de leurs modèles opérationnels. Il est essentiel de veiller à ce que ces caractéristiques institutionnelles soient bien comprises pour parvenir à des évaluations éclairées, équilibrées et crédibles du risque africain.

Commentant le caractère unique du marché africain et la nécessité pour la méthodologie de notation de l’AfCRA d’en tenir compte, M. Denys Denya, Premier Vice-président exécutif d’Afreximbank, a déclaré : « La méthodologie de notation élaborée par l’AfCRA doit tenir compte du caractère unique de notre environnement et de ses structures institutionnelles. L’agence doit définir ses propres normes et ne pas suivre celles établies ailleurs ; elle doit se forger une identité unique conforme aux ‘meilleures pratiques africaines’ ».

Soulignant la nécessité d’assurer l’autonomie de l’Africa Credit Rating Agency à ses débuts, M. Denya a ajouté : « Avant tout, l’AfCRA doit établir une nouvelle référence pour le continent, préserver son indépendance et rester entièrement détenue et contrôlée par des Africains. Nous devons tous y avoir recours et, en contrepartie, nous attendre à une évaluation complète de la situation dans laquelle nous (l’Afrique) nous trouvons : les atouts que le marché a ignorés et les faiblesses que nous devons encore corriger ».

L’AfCRA doit donc être considérée comme un complément aux agences de notation internationales et régionales existantes, élargissant ainsi l’éventail d’analyses crédibles mises à la disposition des investisseurs et des émetteurs, tout en renforçant la concurrence, la transparence et les capacités d’analyse au sein des marchés de crédit africains.

Alors que l’Afrique cherche à mobiliser les capitaux nécessaires à son industrialisation, à son commerce, à ses infrastructures et à sa transformation économique, les institutions africaines crédibles capable d’améliorer l’information, de renforcer la confiance des marchés et d’approfondir les marchés financiers du continent, revêtiront une importance croissante.

Afreximbank félicite l’Union africaine, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et toutes les personnes qui ont contribué à faire passer l’AfCRA du stade de concept à celui de lancement, et se réjouit de la contribution que l’Agence apportera à des marchés de capitaux africains plus développés, plus transparents et plus efficaces.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact Presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et des événements (relations avec les médias)
​Courriel : press@afreximbank.com

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À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

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Burkina Faso – 15ᵉ Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) : le Premier ministre appelle à une communication africaine souveraine et responsable

Source: Africa Press Organisation – French

Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Camarade Président du Faso, a présidé, ce mercredi 7 octobre 2026, la cérémonie officielle d’ouverture de la 15ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Cette rencontre réunit les acteurs de l’information et de la communication autour des défis du secteur en Afrique.

Placée sous le thème « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette édition porte sur les responsabilités et les compétences des professionnels face à la désinformation, aux manipulations de l’opinion et aux stratégies d’influence.

À l’ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a souligné que ce thème dépasse le cadre d’une interrogation académique : il appelle à comprendre les mutations en cours, à mesurer les responsabilités de chacun et à agir.

« L’Afrique doit désormais apprendre à parler d’elle-même. Elle doit apprendre à raconter son histoire, à expliquer ses choix, à défendre ses intérêts, à produire et à diffuser ses propres récits, parce qu’un peuple qui ne maîtrise pas son récit est un peuple vulnérable », a-t-il affirmé.

Dans un environnement où l’information constitue un levier de pouvoir et d’influence, le Premier ministre a insisté sur la capacité des États et des peuples africains à produire, à vérifier et à diffuser leurs propres récits.

« La souveraineté doit également être informationnelle et communicationnelle. La souveraineté informationnelle est aujourd’hui une composante essentielle de notre souveraineté globale », a-t-il expliqué.

Parrain de cette édition, le Camarade Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel, Bassolma Bazié, a comparé l’information et la communication à l’eau et à l’oxygène pour le corps humain : sans elles, « point de vie ».

« Les moyens d’information et de communication sont des armes aujourd’hui utilisées contre la Confédération des États du Sahel, à travers une planification subtile et cynique, qui consiste à dénigrer, désinformer, manipuler, intoxiquer et permettre d’assassiner », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Camarade ministre chargé de la Communication, Président exécutif des UACO, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a remercié les délégations des pays invités ainsi que les professionnels présents. Il a souhaité que les travaux permettent de dégager des réponses adaptées aux mutations des métiers, dans le respect des principes d’intégrité, de crédibilité et de responsabilité.

Le politologue et essayiste camerounais, le Camarade Claude Wilfried Ekanga, a ensuite présenté la communication inaugurale consacrée au thème central de cette édition.

Les échanges de cette 15ᵉ édition doivent ainsi contribuer à renforcer une communication africaine professionnelle et souveraine, au service de l’information des citoyens et de la défense des intérêts du continent.

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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Décrypter le code de l’interopérabilité à l’ère du commerce numérique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) (Par Ludovic Thanay)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Ludovic Thanay, Senior Vice-président des ventes, Webb Fontaine (www.WebbFontaine.com/)

Quelque part en Afrique, un camion attend à une frontière tandis qu’une déclaration déjà enregistrée dans le système est saisie de nouveau. Le système douanier d’un côté connaît la marchandise, le destinataire et les droits acquittés. Cinquante mètres plus loin, de l’autre côté de la frontière, le système n’en sait rien. Les informations connues sur un envoi l’accompagnent rarement jusqu’au système suivant. La véritable base de données voyage encore dans une chemise posée sur le tableau de bord.

Nous sommes en Afrique en 2026. En février 2025, l’Union africaine a adopté huit annexes au Protocole de la ZLECAf sur le commerce numérique, couvrant les transferts transfrontaliers de données, les identités numériques, les paiements numériques et les technologies émergentes. La coopération douanière dispose déjà d’un fondement juridique dans le Protocole de la ZLECAf sur le commerce des marchandises, dont les annexes relatives à la coopération douanière et à l’assistance administrative mutuelle, d’une part, et à la facilitation des échanges, d’autre part, engagent les États parties à coopérer à la frontière. Une grande partie de ces textes doit encore être ratifiée et transposée dans le droit national. Les règles sont en grande partie rédigées. Les connexions, elles, restent à établir.

Le fossé se situe entre le cadre réglementaire et la connexion technique. Les protocoles sont négociés dans des salles de conférence, mais le dédouanement s’effectue aux postes-frontières, avec des systèmes qui n’ont jamais été conçus pour communiquer entre eux. Combler ce fossé constitue le véritable test de l’ère du commerce numérique.

Il est facile d’incriminer la technologie, mais les échecs d’interopérabilité tiennent davantage à l’absence de cadres juridiques qu’au manque d’outils techniques : accords permettant de reconnaître et d’accepter les données de l’autre partie, reconnaissance mutuelle du statut d’Opérateur économique agréé et adéquation des régimes de protection des données. Les règles d’origine montrent à quel point l’écart entre l’accord et son application peut être grand. En février 2026, la Conférence de l’Union africaine a adopté les dernières règles en suspens, pour l’automobile, l’habillement et le textile, achevant ainsi sur le papier les règles d’origine de la ZLECAf. Une règle n’aide un opérateur qu’une fois intégrée aux listes tarifaires nationales, aux systèmes douaniers et aux contrôles des certificats, et dans une grande partie du continent, ce travail est encore en cours.La technologie suit le mandat juridique ; une fois celui-ci en place, elle détermine si le cadre réglementaire se traduit par des conteneurs effectivement dédouanés ou seulement par des communiqués.

Chaque pays possède ses propres procédures, normes de données et systèmes, conçus à des époques différentes et selon des spécifications différentes. L’entreprise que je représente en a construit plusieurs, ce qui me donne une vision directe du problème : un système optimisé pour les besoins d’une administration en matière de recettes et de conformité fonctionne rarement tel quel pour le pays voisin. Les opérateurs qui franchissent plusieurs frontières en paient le prix sous forme de déclarations en double et de retards.

Le potentiel est considérable : selon la CNUCED, s’attaquer aux barrières non tarifaires pourrait rapporter environ 20 milliards de dollars par an aux économies africaines, soit plus de cinq fois les 3,6 milliards de dollars attendus de l’élimination des droits de douane.

Pourquoi les guichets uniques s’arrêtent-ils à la frontière ?

De nombreux pays ont mis en place des guichets uniques nationaux, avec de réels gains au niveau national. Mais sans couche de sortie permettant de transmettre les données de déclaration à l’administration douanière suivante, le processus s’interrompt à la frontière et revient à des contrôles manuels.

Une deuxième limite reçoit moins d’attention. Un Guichet unique n’est pas un guichet douanier. Une grande partie des délais relève d’organismes extérieurs aux Douanes : organismes de normalisation, autorités de contrôle des aliments et des médicaments, services d’inspection phytosanitaire et services sanitaires portuaires. Et cela est loin d’être marginal. L’Étude sur le temps nécessaire pour la mainlevée des marchandises de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) permet d’identifier où se produisent les retards ; tout programme d’interopérabilité devrait commencer et se terminer par une telle étude.

Le piège du bilatéralisme

Il serait erroné de dire que l’Afrique n’a pas résolu la question de l’échange transfrontalier de données. Elle l’a fait, à plusieurs reprises, dans un cadre bilatéral. Le système de transit SIGMAT de la CEDEAO était opérationnel dans neuf États membres en mai 2025, lorsque l’interconnexion entre le Bénin et le Nigéria a été lancée à Sèmè-Kraké. Le 11 septembre 2026, les deux administrations sont allées plus loin. Leur projet pilote de système d’échange de déclarations douanières (Customs Declaration Exchange System, CDES), qui relie Customs Webb au Bénin et B’Odogwu au Nigéria, permet aux agents du pays de destination de consulter une déclaration déposée dans le pays de départ, ainsi que les manifestes, les données de transit et les alertes de risque. Chaque pays conserve la liquidation des droits, l’évaluation des risques et la mainlevée. C’est la fédération en pratique, sur le corridor Abidjan-Lagos qui, selon la douane nigériane, achemine environ 70 % du trafic de transit en Afrique de l’Ouest. Le Territoire douanier unique de la Communauté d’Afrique de l’Est partage les données de déclaration et le suivi des cargaisons le long des Corridors Nord et Central. La garantie de transit du COMESA permet aux marchandises de circuler à travers plusieurs États sous une garantie unique. Ce sont des systèmes opérationnels, conçus par des institutions africaines.

Le problème est celui du passage à l’échelle. Il a fallu des années de travail pour connecter une seule paire d’administrations à Sèmè-Kraké. Cinquante-quatre signataires génèrent 1 431 liaisons bilatérales possibles, chacune devant être négociée, cartographiée et maintenue séparément, puis testée à nouveau dès que l’une des deux parties met son système à niveau. La réussite à l’échelle continentale exige une définition commune des données, mise en œuvre une seule fois par pays : une intégration par pays, et non une intégration pour chaque paire de pays.

Un langage commun, et ce que la technologie peut apporter

Le Modèle de données de l’OMD fournit le vocabulaire, les listes de codes et les structures de messages auxquels presque toutes les administrations africaines aspirent. La difficulté réside dans les écarts entre les mises en œuvre nationales. Des champs sont ajoutés pour répondre à des exigences locales, des structures héritées restent sans documentation et les connaissances se perdent souvent. La mise en correspondance des systèmes nationaux avec le Modèle de données est laborieuse et doit être refaite à chaque mise à niveau.

C’est ici que l’apprentissage automatique peut apporter une aide : identifier des correspondances possibles entre des systèmes hérités non documentés et le Modèle de données, déduire la signification des champs et maintenir ces correspondances à jour au fil de l’évolution des systèmes. Aujourd’hui, ce travail est manuel, lent et représente le coût le plus important des programmes d’interopérabilité.

Mais l’IA ne devrait pas réécrire les déclarations en cours de traitement. Les déclarations ont une valeur juridique contraignante et leurs transformations doivent être déterministes, versionnées, journalisées et auditables. L’apprentissage automatique peut servir à construire et à maintenir les correspondances, mais leur exécution doit reposer sur des règles publiées et déterministes. Toute autre approche reviendrait à demander à une administration fiscale d’accepter un composant non auditable au sein de sa chaîne d’évaluation. La même discipline doit s’appliquer aux exceptions, car les enregistrements non concordants et les classifications contestées concentrent une grande partie de la charge opérationnelle.

La fédération, et la question de sa gouvernance

L’Afrique ne devrait pas centraliser ses données douanières. Une architecture fédérée est la bonne approche. Chaque pays conserve ses systèmes et ses données, se connecte au moyen de normes convenues et d’interfaces sécurisées, et ne partage que les informations nécessaires à chaque transaction. Les raisons sont à la fois juridiques et politiques. Les données douanières sont des données fiscales, soumises au secret légal et à des réglementations dans la plupart des juridictions. [Le texte source répète ensuite partiellement cette idée : « is fiscal data, subject to strict secrecy and regulations in most states ».]

La fédération reste toutefois une architecture, et non un modèle de gouvernance, et c’est précisément là que le débat est le moins abouti. Une institution doit disposer du mandat nécessaire pour définir ce que signifie « uniquement ce qui est nécessaire ». Le Secrétariat de la ZLECAf, avec l’OMD et les Communautés économiques régionales (CER), constitue le cadre naturel pour définir une norme continentale d’échange et le mécanisme de règlement des différends qui l’accompagne.

Tant que ce mandat n’est pas clairement attribué, chaque mise en œuvre reste une négociation bilatérale assortie d’une complexité technique supplémentaire. La sécurité doit également être prise en compte, car chaque nouvelle interconnexion élargit la surface d’attaque d’infrastructures critiques de collecte des recettes.

Que faire maintenant ?

L’exemple qui invite à la prudence est TradeLens. Soutenue par Maersk et IBM , fondée sur la blockchain et présentée comme une plateforme sectorielle ouverte et neutre, elle a cessé ses activités en 2023. La technologie fonctionnait, mais la participation n’a jamais atteint une masse critique. L’interopérabilité offre peu de valeur au premier pays qui s’engage : le pays A ne gagne rien tant que les pays B, C et D ne sont pas connectés. Quatre priorités doivent donc avoir un responsable, une échéance et un indicateur de mesure :

1. Désigner la norme. Le Secrétariat de la ZLECAf, l’OMD et les CER devraient publier un profil continental unique du Modèle de données de l’OMD comme format d’échange obligatoire, accompagné d’un test de conformité. Tant qu’un profil unique n’est pas officiellement désigné, chaque pays et chaque fournisseur développe sa solution en fonction d’une cible différente.

2. Construire la passerelle juridique. Un modèle d’accord bilatéral d’échange de données et un cadre de reconnaissance mutuelle du statut d’Opérateur économique agréé permettraient de supprimer la principale source de retard dans ces projets, qui est d’ordre juridique plutôt que technique.

3. Financer et mesurer deux corridors. Établir une situation de référence pour deux corridors opérationnels à l’aide d’une Étude sur le temps nécessaire pour la mainlevée des marchandises, les connecter au profil continental et publier les résultats. Un objectif tel que la réutilisation transfrontalière des données pour 60 % des envois et une réduction d’un tiers du temps de mainlevée est le type de résultat susceptible d’attirer des financements du Fonds d’ajustement de la ZLECAf et des banques de développement. Il faudrait également y associer le PAPSS afin que le règlement des paiements soit aussi rapide que le traitement documentaire.

4. Inclure les opérateurs commerciaux, y compris les plus petits. Le haut débit, l’électricité et des équipements informatiques à jour aux postes-frontières sont des prérequis et doivent être budgétisés comme des infrastructures pluriannuelles. Une grande partie du commerce intra-africain est informelle et repose souvent sur de petites commerçantes. Sans régimes simplifiés ni seuil pour les envois de faible valeur, l’interopérabilité profitera aux grands chargeurs et ne formalisera personne.

La technologie existe. La plupart des normes sont établies, et les exemples opérationnels sont africains. Ce qui manque, c’est un responsable clairement désigné pour la norme, des instruments juridiques transfrontaliers et un financement adéquat pour deux corridors. C’est cela, le code à décrypter. Il s’agit d’un problème de gouvernance déguisé en problème technique, et c’est pourquoi les marchandises africaines circulent encore plus vite que leurs données.

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Distribué par APO Group pour Webb Fontaine.

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Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2026 : les Etoiles du Faso partagent leurs parcours de résilience avec la jeunesse estudiantine de Université Saint Thomas d’Aquin (USTA)

Source: Africa Press Organisation – French

La deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) se poursuit à travers des initiatives visant à renforcer, au sein des différentes composantes de la société burkinabè, les valeurs de patriotisme, de résilience et de citoyenneté. C’est dans cette dynamique que la Direction générale de la paix et de la promotion de la citoyenneté du ministère de la Justice a lancé, ce mardi 6 octobre 2026, à l’Université Saint Thomas d’Aquin (USTA) de Ouagadougou, une rencontre d’échange et de partage d’expériences entre la communauté universitaire et quatre « Etoiles du Faso ».

Devant la communauté universitaire, composée majoritairement d’étudiants, mais également d’enseignants et de personnels administratifs de l’USTA, quatre personnalités aux parcours aussi différents qu’inspirants ont partagé leurs expériences avec la jeunesse estudiantine. Il s’agit de Florence Bassono, secretaire de direction, devenue promotrice de Faso Atiéké et actrice de la transformation des produits nationaux, de François Yaméogo, dit François 1er , acteur du secteur textile, de Salifou Nikièma, entrepreneur ayant évolué dans le secteur informel avant d’investir dans le Batiment et des Travaux Publics (BTP), l’agriculture et l’élevage; et de Lassané Sawadogo, ancien capitaine de l’armée burkinabè à la retraite, reconverti dans l’entrepreneuriat agricole et avicole et acteur de la filière bétail-viande au niveau sous-régional.

A travers leurs témoignages, les quatre « Etoiles du Faso » ont présenté des trajectoires différentes, mais porteuses d’un même enseignement : la réussite est souvent le fruit d’un parcours jalonné d’épreuves, de persévérance et de capacité à se relever. Difficultés professionnelles, contraintes financières, incertitudes ou changements de trajectoire n’ont pas constitué, pour eux, des obstacles insurmontables. Au contraire, de ces expériences, ils ont su rebondir et poursuivre leurs rêves.

Cette rencontre a également accordé une place importante aux échanges. Questions, témoignages et conseils ont permis d’instaurer un dialogue direct entre ces modèles de réussite et une jeunesse appelée à prendre une part active au développement du Burkina Faso. Ce fut l’occasion pour la jeunesse estudiantine de découvrir, au-delà des réussites actuelles, les efforts, les sacrifices et les choix qui ont contribué à la construction de ces parcours.
Pour le Directeur général de la paix et de la promotion de la citoyenneté, camarade Benjamin SOW, cette forte mobilisation traduit l’intérêt suscité par l’initiative auprès de la communauté universitaire. « Je suis très satisfait de ces échanges, dans la mesure où ces quatre Étoiles ont véritablement pu partager leurs parcours », a-t-il déclaré. Il a également salué l’attention des étudiants, qui ont posé de nombreuses questions et exprimé leurs préoccupations au cours des échanges. Pour lui, cette interaction directe entre les jeunes et les personnalités invitées devrait permettre aux étudiants de tirer des enseignements utiles pour leurs propres parcours et, au-delà, de susciter chez eux l’envie de persévérer et de construire leur avenir avec détermination.

A travers ces rencontres, qui devraient se poursuivre dans plusieurs régions du pays, les JEPPC entendent rapprocher les modèles inspirants de la jeunesse et favoriser la transmission des expériences, des valeurs et des savoir-faire. Une démarche qui inscrit l’engagement patriotique dans le concret, en donnant aux jeunes des repères issus de parcours burkinabè construits dans l’effort, la persévérance et la résilience

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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Coopération Sud-Sud : Le Burundi partage son modèle de cantines scolaires endogènes avec Haïti

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud, le Burundi accueille, du 4 au 10 octobre 2026, une délégation officielle de la République d’Haïti dans le cadre du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA).

Cette mission d’échanges vise à permettre à la délégation haïtienne de s’inspirer de l’expérience du Burundi dans la mise en œuvre du Programme National d’Alimentation Scolaire Endogène (PNASE), reconnu pour son modèle d’approvisionnement local, la valorisation de la production agricole nationale et la gestion décentralisée des cantines scolaires. Au cours de leur séjour, les participants effectueront des visites de terrain dans les provinces de Bujumbura, Buhumuza et Butanyerera, notamment dans les communes de Mpanda, Butihinda et Ngozi, afin d’apprécier les mécanismes de coordination multisectorielle ainsi que l’impact du programme sur la sécurité alimentaire et la scolarisation des enfants.

À l’ouverture des travaux, l’Ambassadeur Else Nizigama Ntamagiro, Assistante du Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, représentant le Ministre, a souhaité la bienvenue à la délégation haïtienne. Elle a souligné l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et Haïti, tout en mettant en avant l’importance du partage d’expériences dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’alimentation scolaire endogène.

Dans son intervention, elle a présenté les efforts du Gouvernement du Burundi, menés en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), pour étendre progressivement les cantines scolaires à l’ensemble du pays d’ici 2032, avec une attention particulière accordée aux zones les plus touchées par l’insécurité alimentaire et les effets de la sécheresse. Elle a exprimé sa conviction que les bonnes pratiques développées au Burundi pourront contribuer au renforcement des initiatives similaires en Haïti.

Prenant la parole au nom de la délégation haïtienne, Monsieur Gérard Neuvième, Coordinateur du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire, a salué l’accueil réservé à sa délégation et l’appui des autorités burundaises. Citant le proverbe « Celui qui demande son chemin ne se trompe pas », il a indiqué que cette mission constitue une opportunité précieuse d’apprentissage et de partage d’expériences.

Il a souligné que l’alimentation scolaire, fondée sur les produits locaux, représente non seulement un outil de lutte contre la faim et la malnutrition, mais également un levier de développement économique favorisant la production agricole, les débouchés commerciaux et l’amélioration des revenus des producteurs. Il a également relevé les progrès enregistrés en Haïti, notamment à travers la mise en place d’une unité de facilitation des achats locaux et la révision de la politique nationale d’alimentation scolaire, tout en reconnaissant la persistance de défis liés au financement durable du secteur.

Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la coopération Sud-Sud à travers le partage de savoir-faire, d’expériences et de solutions adaptées à leurs réalités respectives. Elles ont exprimé leur souhait de voir cette collaboration contribuer durablement à l’amélioration de la sécurité alimentaire et du bien-être des populations, en particulier des enfants scolarisés.

Les travaux ont été marqués par des présentations et des panels animés par les ministères sectoriels du Burundi et d’Haïti, portant sur leurs contributions respectives à la mise en œuvre des programmes de sécurité alimentaire et d’alimentation scolaire résiliente.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères du Burundi.

Bénin – Suivi des activités pédagogiques : Le Ministre Armand Natta poursuit sa tournée dans les écoles

Source: Africa Press Organisation – French

Après une première étape de sa tournée dans plusieurs circonscriptions scolaires, les jeudi 1er et vendredi 2 octobre derniers, le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand Kuyéma NATTA, a poursuivi sa mission de terrain dans les départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Accompagné de sa délégation, il est allé constater de visu le démarrage effectif des activités pédagogiques et échanger directement avec les acteurs à la base sur les réalités de la rentrée scolaire. 

Dans les différentes circonscriptions visitées, l’objectif était de s’assurer de la présence effective des enseignants et du bon déroulement des cours, mais également d’identifier les difficultés rencontrées et les besoins prioritaires. La question de la fiabilité des données statistiques a notamment occupé une place importante dans les échanges. Pour le Ministre, des données fiables et régulièrement actualisées sont indispensables pour mieux cerner les besoins et apporter des réponses adaptées. La digitalisation des documents et des processus a également été évoquée comme un levier pour améliorer la performance du système éducatif et consolider les acquis. 

Cette descente inopinée du Ministre a suscité la surprise, mais surtout la satisfaction des enseignants, Conseillers pédagogiques, chefs de circonscriptions scolaires, Directeurs départementaux et autres acteurs rencontrés, qui ont salué cette démarche de proximité. Des engagements ont été pris pour renforcer les efforts sur le terrain. De son côté, le Ministre NATTA a assuré de sa volonté de maintenir ce contact direct avec les acteurs et de poursuivre les visites afin de suivre régulièrement les réalités du système éducatif. 

Cette mission de terrain se poursuivra dans les autres départements du pays, avec la même ambition : rester au plus près des acteurs, identifier les défis et contribuer à améliorer durablement les conditions d’apprentissage et les performances du système éducatif.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Burundi: Lancement d’un atelier de formation sur l’audit et le contrôle interne au Ministère des Affaires Étrangères

Source: Africa Press Organisation – French


Ce lundi 5 octobre 2026, Monsieur NITUNGA Sophonie, Secrétaire Permanent au Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, a procédé à l’ouverture officielle des travaux d’un atelier de formation de six jours destiné aux cadres chargés de l’inspection au sein dudit ministère. Cette formation porte sur l’audit et le contrôle interne.

L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités des participants dans le domaine du contrôle interne, notamment à travers ses différentes composantes : le contrôle financier, le contrôle de conformité et le contrôle de performance. À cet effet, la formation vise à outiller les participants en matière de vérification, d’analyse et de gestion programmatique, afin de leur permettre d’évaluer efficacement les activités et les services audités.
Par ailleurs, cet atelier a pour ambition de développer les compétences des participants dans la formulation de recommandations pertinentes visant l’amélioration de la qualité des prestations des services audités ainsi que le renforcement de la bonne gouvernance au sein du ministère. Il permettra également de familiariser les participants avec les différents outils de contrôle, de les initier aux techniques de rédaction des rapports d’audit et de renforcer leurs capacités en matière de suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées.
Ces recommandations se fondent notamment sur les constats et observations issus du Cabinet du Ministre, de la Cour des comptes ainsi que de l’Inspection Générale de l’État, dans le souci permanent d’améliorer la performance institutionnelle et l’efficacité de l’action administrative.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères du Burundi.

Tchad : la lutte contre la malnutrition infantile commence au cœur des villages

Source: Africa Press Organisation – French

Dans le sud-est du Tchad, la malnutrition progresse : entre janvier et juin 2026, les admissions d’enfants ont bondi de 77 % à l’hôpital d’Am Timan. Face aux mauvaises récoltes, aux inondations et à l’isolement des villages, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont mis en place une réponse adaptée : dépister et soigner rapidement pour éviter les hospitalisations d’urgence. Découvrez, en image, leur travail au plus près des familles. 

Fadija Hammad, 25 ans, est agricultrice dans le village d’Angalat, dans la province du Salamat, au sud-est du Tchad. Enceinte de cinq mois, elle est venue à l’hôpital d’Am Timan avec sa fille de 15 mois, prise en charge pour malnutrition La baisse des rendements a lourdement impacté les ressources et les revenus de sa famille.

« L’argent que nous avons pour vivre provient des récoltes. Mais ces deux dernières années, nous n’avons presque rien récolté », explique-t-elle.

Dans cette province, les équipes médicales voient arriver des enfants dont l’état de santé s’est aggravé après plusieurs jours ou semaines passés sans soins de santé.

Saison des pluies et épuisement des réserves alimentaires : une hausse drastique des admissions d’urgence

À l’hôpital provincial d’Am Timan, MSF soutient les autorités sanitaires dans la prise en charge des cas les plus graves de malnutrition aiguë. Entre janvier et juin 2026, les admissions au sein de l’unité nutritionnelle thérapeutique ont augmenté de 77%. Cette hausse s’est intensifiée à partir du mois d’avril avec le début de la période de soudure – ces mois critiques où les réserves alimentaires s’épuisent avant les nouvelles récoltes.

Le pays est touché par des périodes de sécheresse, mais aussi par la saison des pluies, qui rend les routes impraticables et isole de nombreux villages. 

La malnutrition rend les enfants plus vulnérables aux maladies

Un enfant malnutri voit son système immunitaire s’affaiblir, devenant particulièrement vulnérable aux maladies infectieuses. À l’hôpital d’Am Timan, la plupart des enfants hospitalisés pour malnutrition souffrent de pathologies associées : paludisme, infections respiratoires aiguës, diarrhées ou rougeole. Ces maladies aggravent en retour leur état nutritionnel.

« Notre réponse médicale doit être globale : il faut traiter la dénutrition tout en prenant en charge immédiatement les infections qui fragilisent la santé de l’enfant », affirme le Dr Assoumana Halarou, coordinateur médical de MSF au Tchad.

MSF a ouvert 10 structures de soins au plus près des villages, ainsi que trois unités d’alimentation thérapeutique à Ablelaye et à Mina. Ces structures permettent de traiter ces maladies infantiles, tout en dépistant et en prenant en charge la malnutrition.​

Soins de proximité : dépister et traiter au plus près des communautés

« Quand l’enfant arrive enfin à l’hôpital, son état est parfois déjà critique », souligne Samoussi Bremali, chargé de l’hygiène et de la promotion de la santé à l’hôpital d’Am Timan. Le coût du transport et la perte de revenus liée à l’arrêt des travaux agricoles incitent souvent les familles à différer la consultation.

Pour éviter que l’état des enfants ne se dégrade avant leur arrivée à l’hôpital, MSF privilégie le dépistage précoce et la prise en charge de la malnutrition dans les villages. Entre avril et juin 2026, 1 676 enfants âgés de 6 à 59 mois ont été dépistés dans les localités soutenues par MSF :

  • 4,8 % souffraient de malnutrition aiguë sévère ;
  • 21,4 % souffraient de malnutrition aiguë modérée.

Les enfants les plus sévèrement atteints sont hospitalisés à Am Timan.

Comment MSF instaure une relation de confiance avec les familles

Rapprocher les structures médicales ne suffit pas toujours : il faut également lever les appréhensions liées aux soins hospitaliers.

« Certains parents redoutent des actes médicaux, comme l’administration d’oxygène ou la pose d’une sonde naso-gastrique. Notre rôle est de les rassurer et d’expliquer le déroulement du traitement », explique Katia, chargée de la promotion de la santé dans l’unité nutritionnelle d’Am Timan.

Cette relation de confiance est fondamentale pour garantir l’adhésion des familles et maintenir l’enfant hospitalisé jusqu’à sa guérison complète.

Une approche médicale complète, du village à l’hôpital

Au Salamat, MSF agit à chaque étape pour mieux prendre en charge la malnutrition :

  • Au sein des communautés : dépistage précoce, sensibilisation, vaccination et traitement du paludisme et des diarrhées.
  • Au niveau hospitalier : prise en charge médicale d’urgence, soins nutritionnels intensifs et formation du personnel de santé.​

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

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