Ebola : le Kenya traque les contacts après un premier décès

Source: Africa Press Organisation – French

Le Kenya a lancé une course contre la montre pour retrouver toutes les personnes ayant été en contact avec le premier cas mortel d’Ebola enregistré dans le pays, alors que les Nations Unies et leurs partenaires renforcent leur soutien à la riposte, a déclaré mercredi à ONU Info la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Kenya.

Depuis Nairobi, la Dre Neema Rusibamayila Kimambo a souligné que les prochains jours seraient décisifs pour empêcher une transmission communautaire de la souche Bundibugyo du virus Ebola.

Le premier cas confirmé au Kenya concerne un homme qui avait vécu plusieurs années en République démocratique du Congo (RDC), où une flambée d’Ebola sévit dans l’est du pays. Il est tombé malade en RDC avant de prendre un vol pour Nairobi, via l’Ouganda, le 3 octobre. À son arrivée, il s’est rendu directement dans un établissement de santé de la capitale kényane, où il est décédé lundi.

Une dizaine de proches déjà identifiés

Les autorités kényanes ont depuis entrepris de retrouver toutes les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus, notamment les proches du défunt et le personnel de santé ayant participé à sa prise en charge.

« Il s’agit d’une épidémie liée à un cas importé ; la personne est arrivée et s’est rendue directement à l’hôpital, mais le gouvernement s’efforce d’identifier tous les contacts pertinents dans le cadre de sa réponse à cette épidémie », a expliqué la Dre Kimambo à ONU Info.

Une liste d’une dizaine de proches a déjà été établie. Selon l’OMS, ils coopèrent pleinement avec les autorités, certains s’étant même signalés spontanément. Ils sont désormais placés en quarantaine.

Vingt-et-un agents de santé ayant pris en charge le patient, ainsi que des infirmiers de laboratoire et d’autres membres du personnel, ont également été identifiés comme contacts potentiels.

Même si ces professionnels avaient appliqué les mesures de prévention et de contrôle des infections, l’objectif est de les placer eux aussi en quarantaine afin de pouvoir surveiller leur état de santé.

« L’objectif est de s’assurer qu’ils soient tous placés en quarantaine », a précisé la Dre Kimambo, indiquant que des dispositions avaient déjà été prises pour la mise en quarantaine du personnel hospitalier à Nairobi.

Les passagers du vol recherchés

Les autorités travaillent également avec la compagnie aérienne pour retrouver les quelque 23 passagers et quatre membres d’équipage qui se trouvaient à bord du vol reliant Entebbe à Nairobi.

Le gouvernement kényan déploie « tous les efforts possibles » pour retrouver l’ensemble des personnes ayant pu être exposées au virus.

« Pour garantir que nous contenons l’épidémie et évitons une transmission communautaire, il est crucial que toutes les personnes contacts soient identifiées et placées en quarantaine », a insisté la responsable de l’OMS.

L’OMS soutient le Kenya, la RDC et l’Ouganda dans la recherche des contacts, la surveillance, le dépistage et d’autres mesures destinées à détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.

L’agence collabore également avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et mobilise ses États membres pour renforcer la riposte.

« Ne pas céder à la panique »

Face aux inquiétudes suscitées par le premier décès lié à Ebola au Kenya, la Dre Kimambo a appelé la population à rester vigilante sans céder à la panique.

Le virus se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, notamment le sang, la salive ou la sueur.

Elle a recommandé de maintenir « une hygiène rigoureuse », notamment en se lavant régulièrement les mains, en utilisant des solutions hydroalcooliques et en évitant les contacts physiques rapprochés.

« Je pense que le message clé est de ne pas céder à la panique », a-t-elle déclaré. « Le second message est qu’il faut prendre les précautions nécessaires, et ce, rapidement. Si une personne se sent mal, elle doit se rendre dans un établissement de santé pour se faire soigner. »

Une préparation renforcée depuis mai

Le Kenya avait commencé à renforcer sa préparation face à Ebola bien avant la confirmation de ce premier cas, après l’apparition de la maladie en RDC en mai.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) surveillait notamment les mouvements aux frontières, tandis que l’UNICEF travaillait avec les communautés sur la communication des risques et le renforcement de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

De son côté, l’OMS a contribué à renforcer la surveillance, les capacités de prise en charge des cas et les exercices de simulation destinés à tester la préparation du pays.

Pour la Dre Kimambo, ces efforts sont désormais mis à l’épreuve.

« Je pense que les prochains jours sont cruciaux, car nous savons que la période d’incubation se situe entre deux et huit jours », a-t-elle expliqué.

« Si nous parvenons à dresser une liste précise des contacts, à les retrouver tous et à les placer en quarantaine, ce sera la clé pour véritablement contenir et stopper toute transmission communautaire. »

Distribué par APO Group pour UN News.

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L’Ancienne Directrice des Opérations de la CAF et Fondatrice d’African Sports Investor (ASI) Abiola Ijasanmi Rejoint le Conseil Consultatif d’African Collaborations Group (ACG) pour Accompagner le Développement de Pôles Intégrés de Sport et de Divertissement à travers l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French

African Collaborations Group (ACG) (www.ACGafrica.com), la première plateforme stratégique d’origination de projets et de collaboration dédiée à l’industrialisation du sport en Afrique à travers l’origination d’écosystèmes de districts sport et divertissement bancables, a annoncé aujourd’hui la nomination d’Abiola (Abi) Ijasanmi au sein de son Conseil Consultatif.

Mme Ijasanmi est Fondatrice et Directrice Générale d’African Sports Investor (ASI), une plateforme de conseil et d’investissement dédiée à la structuration d’organisations sportives prêtes à recevoir des investissements, avec un accent majeur sur le football féminin. Elle a récemment été nommée Administratrice Indépendante Non-Exécutive du Charlton Athletic Women’s Football Club.

Mme Ijasanmi a précédemment exercé les fonctions de Directrice des Opérations (COO) de la Confédération Africaine de Football (CAF) de 2022 à 2024, devenant la première femme à occuper un poste de direction générale dans l’histoire de l’organisation. À la CAF, elle a été chargée de piloter les réformes de gouvernance opérationnelle dans le cadre de la vision du Président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, visant à rendre le football africain compétitif à l’échelle mondiale et commercialement viable, avec un périmètre couvrant la gouvernance, la stratégie, le développement commercial, la conformité et la gestion opérationnelle des 54 associations membres de l’organisation.

Avocate (barrister) et membre de l’Honourable Society of Lincoln’s Inn, Mme Ijasanmi est titulaire d’un Master en Droit Commercial International et dispose d’une vaste expérience internationale en matière de réforme de la gouvernance, de conformité et d’affaires juridiques. Avant la CAF, elle a occupé des postes de direction dans le secteur réglementé des aéroports et du voyage de luxe, travaillant entre Londres, Paris, New York et le Ghana avec des marques mondiales dont American Express et Visa. Plus tôt dans sa carrière, elle a été l’une des deux seules agentes sportives en Europe, spécialisée dans le placement de joueurs de basketball professionnels, où elle a identifié et développé une division dédiée à la représentation des joueuses.

Sa nomination au Conseil Consultatif d’ACG apporte une combinaison unique d’expertises directement pertinentes pour l’origination d’écosystèmes de districts sport et divertissement en Afrique : une connaissance opérationnelle approfondie de la gouvernance du football africain au niveau continental, une expérience pratique dans la structuration d’organisations sportives prêtes à l’investissement, un engagement avéré en faveur de l’inclusion des femmes dans les instances dirigeantes du sport, et une compréhension de la manière dont la gouvernance, la conformité et les standards institutionnels doivent être intégrés dès les premières phases de développement des projets.

« Abi apporte quelque chose que très peu de personnes au monde peuvent apporter à notre Conseil Consultatif : une expérience directe et concrète de la direction du football africain au niveau continental, combinée à une compréhension d’investisseur de ce qui rend une organisation sportive, ou un projet d’infrastructure sportive, crédible aux yeux du capital institutionnel », a déclaré Nicolas Pompigne-Mognard (www.Pompigne-Mognard.com), Fondateur et Président Exécutif d’ACG. « Son travail à la CAF en matière de réforme de la gouvernance, son engagement à rendre le sport commercialement viable, et son attachement au leadership féminin sont directement alignés avec ce qu’ACG construit. Le fait qu’elle ait fondé African Sports Investor, une plateforme dédiée à rendre les organisations sportives prêtes à l’investissement, démontre qu’elle identifie exactement la même lacune qu’ACG a été créée pour combler. »

Le Conseil Consultatif fournit une orientation stratégique à mesure qu’ACG origine et structure des projets de districts sport et divertissement de grande envergure à travers le continent, alignant gouvernements, institutions financières de développement (IFD), investisseurs, organismes sportifs et partenaires d’infrastructures pour soutenir le développement d’écosystèmes de districts à usage mixte financièrement viables.

L’économie du sport en Afrique devrait atteindre 20 milliards de dollars d’ici 2035, mais le continent continue de manquer des écosystèmes de districts intégrés nécessaires pour soutenir un développement à grande échelle. ACG comble cette lacune en originant des projets de districts sport et divertissement bancables, dépassant les modèles de développement à infrastructure unique pour des écosystèmes de districts à usage mixte, générateurs de revenus et financièrement viables.

À travers son modèle collaboratif, ACG réunit gouvernements, autorités de PPP et régulateurs, institutions financières de développement, investisseurs privés, promoteurs, architectes et ingénieurs, conseillers juridiques et transactionnels, opérateurs, fédérations et ligues sportives, promoteurs d’événements, partenaires médias et de diffusion, institutions académiques et communautés d’accueil, créant des parcours structurés du concept à la faisabilité, la bancabilité et la livraison.

Distribué par APO Group pour African Collaborations Group (ACG).

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marie@apo-opa.com

À propos d’African Collaborations Group (ACG) :
African Collaborations Group (ACG) (www.ACGafrica.com) est la première plateforme stratégique d’origination de projets et de collaboration dédiée à l’industrialisation du sport en Afrique à travers l’origination d’écosystèmes de districts sport et divertissement bancables. En réunissant gouvernements, partenaires du secteur privé, institutions financières de développement, acteurs du sport et du divertissement et institutions académiques, ACG crée des parcours structurés qui transforment les concepts en projets de districts investissables et livrables à travers le continent.

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République centrafricaine : À Bria, les autorités locales au cœur de la prochaine étape de stabilisation

Source: Africa Press Organisation – French

À Bria, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a appelé à consolider les acquis de paix enregistrés dans la région du Fertit par l’action soutenue des autorités locales et l’engagement des partenaires du développement. Selon elle, les progrès réalisés ces dernières années en matière de sécurité de restauration et d’extension de l’autorité de l’État doivent désormais se traduire par une amélioration durable des services et des conditions de vie des populations.

Troisième étape de sa tournée d’évaluation des effets de la reconfiguration du dispositif territorial de la MINUSCA, la visite a permis de mesurer les progrès accomplis depuis 2022 et d’échanger avec les autorités locales, les élus, les acteurs de paix, et les représentants des communautés sur les moyens de préserver ces acquis. Les premiers constats recueillis indiquent que les localités concernées continuent de bénéficier des avancées obtenues grâce aux efforts conjoints des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et de leurs partenaires.

Réaffirmant le caractère prioritaire de la région de la Fertit pour la Mission, Valentine Rugwabiza a souligné que la MINUSCA poursuivrait son engagement en faveur de la stabilisation et du renforcement de la présence de l’État dans cette partie du pays. « Tant que la Mission en aura le mandat, nous allons rester présents de manière importante dans la région de la Fertit », a-t-elle déclaré.

Évoquant sa première visite à Bria en juin 2022, elle a rappelé les profondes transformations enregistrées depuis lors. Alors que les déplacements sécurisés étaient limités aux abords immédiats de la ville, la présence de l’État s’est progressivement étendue à Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé, Ouadda, Yalinga et Am-Dafock, et d’autres localités de la Vakaga et de la Haute-Kotto tout en se consolidant à Birao. « Notre priorité collective, c’est de consolider cette présence de l’État », a insisté la Représentante spéciale, soulignant que la pérennisation de ces acquis constitue le meilleur rempart contre tout retour de l’influence ou de l’exploitation des populations par les groupes armés.

La Cheffe de la MINUSCA a également insisté sur la responsabilité des autorités locales dans la traduction de ces avancées en résultats tangibles pour les citoyens. S’adressant aux conseillers municipaux nouvellement élus, elle a rappelé le caractère inclusif de leur mandat. « Quand vous êtes élu, vous vous occupez de tous » a-t-elle rappelé. Tout en reconnaissant les contraintes auxquelles ils font face, elle a assuré que la MINUSCA continuerait à les accompagner dans l’exercice de leurs fonctions, dans la limite des ressources disponibles.

Encourageant une plus grande appropriation des enjeux de développement au niveau local, Valentine Rugwabiza a exhorté les autorités et les communautés à identifier ensemble les priorités et les solutions adaptées aux réalités du terrain. « Les problèmes doivent d’abord trouver leur solution au niveau local », a-t-elle affirmé, appelant à une mobilisation accrue des acteurs locaux avant de solliciter l’appui des partenaires nationaux et internationaux.

La Représentante spéciale a enfin insisté sur la nécessité pour les autorités locales de s’approprier et d’entretenir les infrastructures réalisées avec l’appui de la MINUSCA et des agences des Nations Unies. Elle a souligné que la préservation des mairies, bâtiments administratifs et autres équipements publics permettra de pérenniser les investissements consentis tout en libérant des ressources pour de nouveaux projets au bénéfice des populations.

La visite s’est déroulée en présence de la représentante du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Madame Zahira Virani, du Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général de Corps d’armée Humphrey Nyone, et de la Commissaire de la Police des Nations Unies, Li Fang. Rappelant que la Mission ne peut à elle seule répondre à tous les défis de développement, la Cheffe de la MINUSCA a appelé les partenaires au développement à accroître leurs investissements dans les services de base et le renforcement des capacités des autorités locales afin de consolider durablement les acquis de paix dans la région.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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“Nous devons travailler ensemble à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité institutionnelle” déclare la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique

Source: Africa Press Organisation – French


Les autorités locales, les élus, les leaders communautaires et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Valentine Rugwabiza, ont affiché une convergence de vues sur la nécessité de consolider durablement la paix, la sécurité et la stabilité institutionnelle dans la préfecture de la Haute-Kotto.​

En visite à Bria, la cheffe de la MINUSCA a réaffirmé que les progrès enregistrés ces dernières années devaient désormais se traduire par des retombées concrètes pour les populations. Selon elle, la Haute-Kotto doit demeurer « la priorité des priorités » pour la Mission, le gouvernement centrafricain et la communauté internationale.​

Des avancées saluées après des années d’instabilité​​

Au cours de la rencontre avec les forces vives de la Région Fertit, Valentine Rugwabiza a salué le partenariat entre les autorités locales, les communautés et la MINUSCA, qui a contribué au retour progressif de la stabilité dans plusieurs localités autrefois affectées par les activités des groupes armés.

La sous-préfecture de Ouandja-Kotto illustre cette évolution. Après plus de quinze années marquées par l’insécurité, la région a amorcé un retour à la paix à partir de 2022, renforcé en 2023 à la suite d’une visite conjointe du Premier ministre centrafricain et de la Représentante spéciale. Depuis, plusieurs initiatives combinant sécurité, restauration de l’autorité de l’État et projets de développement ont favorisé la reprise des activités socio-économiques et le renforcement de la cohésion sociale.

Le gouverneur met en avant les résultats du partenariat

Le gouverneur de la Région Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, a attribué ces avancées à la coopération étroite entre l’État centrafricain et la MINUSCA. « Si notre région a pu franchir des étapes décisives vers la stabilité et surmonter de nombreux défis, c’est en grande partie grâce au cheminement ensemble et au soutien indéfectible de la MINUSCA », a-t-il déclaré.​

Le gouverneur a estimé que cette collaboration a permis d’améliorer la situation sécuritaire et de rétablir progressivement la présence de l’administration publique dans l’ensemble de la région, grâce au déploiement des préfets, sous-préfets et autres agents de l’État. Devant plus de deux cents participants, le gouverneur a également rappelé l’impact de nombreux projets mis en œuvre ces dernières années, notamment les projets à impact rapide, les initiatives de cohésion sociale et de réduction de la violence communautaire, ainsi que les patrouilles conjointes menées avec les Forces de défense et de sécurité nationales.​

Il a également souligné l’appui apporté par la MINUSCA à l’organisation des élections présidentielle, législatives, régionales et locales du 28 décembre 2025, qu’il a qualifié d’élément majeur dans le renforcement de la stabilité institutionnelle.

Un appel à poursuivre les efforts​

​Les cinq députés de la Haute-Kotto, les maires, les représentants de l’administration, ainsi que les leaders religieux, traditionnels, des femmes et des jeunes, ont unanimement salué ces acquis. Tous ont plaidé pour le maintien de l’accompagnement de la MINUSCA afin de préserver les progrès obtenus.

Valentine Rugwabiza a assuré que la Mission continuerait d’appuyer les efforts du gouvernement, notamment dans le processus de décentralisation et de consolidation de la gouvernance locale. « Nous ne pouvons pas le faire seuls, nous devons vraiment être ensemble pour cela », a-t-elle insisté, appelant les autorités et les communautés à s’approprier davantage les solutions destinées à répondre aux défis locaux.​

La réorganisation de la MINUSCA sans impact négatif sur les acquis

Abordant la réduction récente des effectifs militaires, policiers et civils de la Mission, le gouverneur a reconnu que cette réorganisation avait suscité des inquiétudes. « Les récentes réductions des forces militaires, policières et des ressources civiles de la MINUSCA nous ont mis dans une situation assez compliquée. Toutefois, la solidité des relations entre la population, les autorités et le bureau régional de la MINUSCA nous a permis d’atténuer le choc », a-t-il déclaré, tout en mettant en garde contre le risque d’une rechute sécuritaire.

À l’issue de sa visite, Valentine Rugwabiza s’est toutefois voulue rassurante. Elle a indiqué que l’évaluation effectuée dans la région montre que la réorganisation du dispositif de la Mission n’a pas remis en cause les progrès enregistrés. « Les résultats sont maintenus. Cela n’a pas conduit à un recul des acquis sécuritaires, ni en matière de protection des civils, ni dans l’extension de l’autorité de l’État », a-t-elle affirmé.

La Représentante spéciale a conclu en appelant toutes les parties à poursuivre leurs efforts conjoints afin de consolider durablement les acquis de paix et de stabilité dans la Haute-Kotto.Dans cette dynamique de soutien aux autorités locales, elle a procédé à la remise de véhicules au gouverneur de la Région Fertit ainsi qu’aux maires de Bria et de Ouandja-Kotto.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

République centrafricaine : Consolider les acquis et réduire les vulnérabilités du Haut-Mbomou

Source: Africa Press Organisation – French


Adapter la présence de la MINUSCA aux besoins de protection, consolider les progrès enregistrés et répondre aux vulnérabilités persistantes: tels ont été les principaux messages de la conférence de presse consacrée à la situation du Haut-Mbomou, animée par le sous-préfet d’Obo, Roger Sodji, et le chef du bureau de la MINUSCA à Obo, Jean-Émile Nkiranuye.

Engagée depuis la fin de 2025, la reconfiguration du dispositif de la MINUSCA vise à concentrer les ressources dans les zones où les menaces demeurent élevées, notamment les frontières et les couloirs de transhumance, tout en consolidant les acquis dans les régions plus stables. Cette adaptation accompagne la montée en puissance des forces nationales et doit s’appuyer sur une présence effective de l’État et des services publics. Après Paoua le 30 septembre et Bangassou le 2 octobre, la Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, poursuit le 7 octobre à Bria sa tournée d’évaluation de cette reconfiguration.

À Bangassou, Mme Rugwabiza a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle des otages enlevés à Bambouti en décembre 2025. Faisant écho à cet appel, le sous-préfet d’Obo a rappelé qu’une de ses collègues, enlevée le 28 décembre, demeure captive. «Nous cherchons, avec l’ensemble des acteurs concernés, les meilleures voies pour parvenir à la libération de nos compatriotes », a-t-il déclaré. Les efforts de dialogue et de médiation se poursuivent avec l’appui des autorités, de la MINUSCA, des forces de sécurité et des leaders communautaires.

Les intervenants ont relevé plusieurs évolutions positives : baisse des incidents sécuritaires, retour progressif des réfugiés et déplacés, reprise des activités économiques et réinsertion volontaire d’anciens combattants. Les patrouilles conjointes entre la MINUSCA et les Forces armées centrafricaines, les mécanismes communautaires de paix et l’engagement des nouveaux élus contribuent à cette dynamique.

Depuis 2014, la MINUSCA a mis en œuvre 61 projets dans le Haut-Mbomou, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau et des infrastructures publiques. À Zémio et à Obo, 700 personnes participent actuellement à des activités d’assainissement urbain, de réhabilitation de routes et de nettoyage d’établissements scolaires, contribuant à l’amélioration du cadre de vie et à la préparation de la rentrée scolaire.

Malgré ces avancées, des défis subsistent. L’insécurité persiste sur certains axes et dans des zones frontalières insuffisamment couvertes par les forces nationales. À Djemah, les difficultés d’accès et l’insuffisance du dispositif sécuritaire continuent de compliquer le déploiement des fonctionnaires. La rentrée scolaire demeure progressive en raison du manque d’enseignants, les autorités locales appelant à une meilleure planification des affectations.

Face à ces vulnérabilités, la MINUSCA et les autorités nationales misent sur le renforcement de la présence de l’État, l’amélioration de la mobilité des forces de sécurité et la poursuite des patrouilles conjointes. « Nous passons de plus en plus d’une présence statique à une présence mobile », a expliqué Jean-Émile Nkiranuye, évoquant le recours croissant à des patrouilles de longue portée au plus près des communautés. Répondant aux questions de la presse à ce sujet, les intervenants ont également appelé au respect des opérations humanitaires et de la liberté de mouvement des acteurs humanitaires.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Le contingent médical pakistanais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) distingué pour son engagement et professionnalisme

Source: Africa Press Organisation – French

72 Casques bleus du contingent pakistanais de l’Hôpital de niveau II de la MINUSCA, dont 14 femmes, ont reçu le 6 octobre 2026 à Bangui la Médaille des Nations Unies, en reconnaissance de leur engagement au service de la paix et de leur contribution au soutien médical du personnel des Nations Unies et de ses partenaires en République centrafricaine, après douze mois de service au sein de la Mission.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Ebrima Ceesay, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, qui a déclaré Ebrima Ceesay que : « Votre travail a facilité le travail de toute la Mission », soulignant que cette parade de médailles allait bien au-delà d’une simple cérémonie protocolaire : « Les médailles que vous recevez sont un symbole de notre gratitude et de notre engagement. Elles reconnaissent également les sacrifices que vous avez consentis, souvent dans des circonstances difficiles et loin de vos familles et de vos proches ».

Le responsable onusien a salué la contribution déterminante du contingent médical au bien-être du personnel de la Mission. « Depuis votre arrivée au sein de la Mission, vous avez apporté une contribution significative à la santé et au bien-être de notre personnel. À l’hôpital de niveau II de Bangui, vous avez fourni des soins essentiels à des milliers de patients. Grâce à vos services chirurgicaux, diagnostiques, dentaires et de réhabilitation, vous avez amélioré la qualité des soins disponibles au sein de la Mission », a-t-il précisé.

Selon lui, les innovations introduites par l’équipe médicale, notamment dans les domaines de l’orthopédie, de la réhabilitation, de l’oncologie, des soins chirurgicaux et de la médecine d’urgence, ont considérablement renforcé les capacités médicales de la MINUSCA.

Un bilan médical jugé remarquable

De son côté, le commandant de l’Hôpital de niveau II de la MINUSCA, le colonel Dr Syed Arif Raza Zaidi, s’est félicité des performances réalisées par l’équipe médicale du contingent pakistanais depuis son déploiement. Selon lui, ces Casques bleus ont réussi à transformer la structure sanitaire de niveau II+ de la MINUSCA en un établissement sûr, efficace et résilient, capable d’apporter un soutien de qualité aux différentes composantes de la Mission.

« Depuis notre arrivée, nous avons tout mis en œuvre pour offrir les meilleurs services possibles en matière d’hospitalisation, de consultations externes, de soins intensifs, ainsi que d’évacuations médicales au profit de notre clientèle qui comprend les contingents militaires, les policiers et le personnel civil de la Mission, les agences du système des Nations Unies, le corps diplomatique ainsi que de hauts responsables du gouvernement centrafricain ».

Le chef de l’équipe médicale pakistanaise a également présenté le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée.

« Durant notre mission, l’hôpital de niveau II de la MINUSCA a pris en charge 168 patients hospitalisés, dont 45 cas critiques. Ces situations médicales complexes ont exigé des décisions avisées et vitales pour sauver la vie de nos précieux collègues ».

Le contingent pakistanais de l’Hôpital de niveau II de la MINUSCA avait pris la relève de ses homologues serbes en octobre 2025, après leur présence au sein de la Mission depuis son installation.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Carrefour des opportunites professionnelles : Plus de 3 700 beneficiaires de la commune d’abobo mis en activite

Source: Africa Press Organisation – French

Au total 3704 jeunes de la commune d’Abobo, bénéficiaires du programme « Carrefour des Opportunités professionnelles » vont commencer leurs différentes activités.
Des chèques ont été remis à des bénéficiaires au cours de la cérémonie présidée par le Vice-Premier Ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le 07 octobre 2026 à Abobo.

Téné Birahima Ouattara a rappelé que la cérémonie avait pour objet d’ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse. Les résultats, a-t-il affirmé, sont bien là : tangibles, perceptibles, et conformes aux engagements qui avaient été pris.

Pour lui, l’effort doit être poursuivi et amplifié, de sorte que chaque jeune trouve sa place dans la société et puisse construire son avenir. Il a souligné une évidence partagée par tous : derrière chaque jeune à la recherche d’un emploi, c’est toute une famille qui attend.

L’État, a-t-il expliqué, peut ouvrir une porte, mais c’est aux jeunes qu’il revient de la franchir. L’État peut faire naître une opportunité, mais c’est à eux de s’en emparer. Il les a donc invités à tirer profit des opportunités qui leur sont proposées, à se former, à oser se lancer dans l’entrepreneuriat et à ne jamais abandonner dès les premiers obstacles.

Pour sa part, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a révélé que ses services ont prévu plus de 1, 2 milliard CFA de projets destinés à un peu plus de 3 500 jeunes. « Je suis heureux de venir présenter les jeunes, parmi les 12 000, qui ont pu bénéficier de l’ensemble des projets d’insertion. Ils sont au total 3 704, qui vont démarrer leurs différentes activités », a déclaré le ministre Mamadou Touré.

Et d’ajouter que près de 500 jeunes mobilisés dans le cadre des TIMO vont recevoir du matériel et sont opérationnels. Ces jeunes seront rémunérés au SMIC pendant six mois, au terme desquels ils bénéficieront d’un financement pour mener des activités génératrices de revenus.  De plus, près de 2 000 jeunes ont, par ailleurs, bénéficié de permis de conduire pour accéder à des opportunités d’emploi.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Institut des Hautes Etudes Internationales : les élèves diplomates effectuent leur rentrée sous le signe de la discipline et de l’engagement

Source: Africa Press Organisation – French


L’Institut des Hautes études internationales (INHEI), a officiellement accueilli ce mardi 06 octobre 2026, les nouveaux stagiaires au titre de l’année 2026-2027, au cours d’une cérémonie présidée par le camarade Chargé de mission, Brahima OUEDRAOGO, représentant le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Yirigouin Hermann TOE.

Cette année, l’INHEI accueille 93 nouveaux stagiaires des cycles A, B, et C, recrutés par concours directs, concours professionnels et sur titre.

A ce groupe s’ajoutent les 69 stagiaires en cours de formation.

Pour la première fois, l’INHEI ouvre ses portes aux stagiaires de cycle C, qui seront, à l’issue des dix-huit mois de formation, des adjoints de chancellerie, indique le camarade Directeur général de l’INHEI, l’ambassadeur Philippe SANDWIDI.

Souhaitant la bienvenue aux nouveaux stagiaires, le camarade Directeur général appelle les 162 stagiaires de l’INHEI, à fonder leur séjour au sein de l’institut sur les valeurs de la discipline, de l’engagement et de l’excellence, afin d’être des diplomates pétris de talent au service de la diplomatie et de l’administration burkinabè.

L’excellence visée par cette école de diplomatie et voulue par le ministère des Affaires étrangères « ne s’obtiendra que par une discipline rigoureuse et un travail acharné », précise l’Ambassadeur Philippe SANDWIDI.

L’une des activités marquantes de cette rentrée a été la conférence inaugurale sur le thème « Le Burkina Faso à l’épreuve de la désinformation : quelle action diplomatique de déconstruction ? », animée par le Coordonnateur du Bureau d’Analyses stratégiques, l’Ambassadeur Samson Arzouma III OUEDRAOGO.

Par cette conférence, l’INHEI donne le ton du type de modules qui seront dispensés au cours de la formation, en tenant compte de la vision du Chef de l’Etat pour l’affirmation de la souveraineté du Burkina Faso, selon le camarade Chargé de mission, Brahima OUEDRAOGO.

Pour lui, cette conférence qui vient à point nommé, va permettre de préparer ces futurs diplomates, à être des artisans et des portes étendard de la diplomatie burkinabè, dans l’optique de mieux faire face aux nouveaux enjeux géopolitiques et défendre dignement l’image du pays à l’international.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires étrangères, Burkina Faso.

République centrafricaine : À Bunia et Beni, Police et Justice se concertent pour améliorer l’accès à la justice des victimes de violences sexuelles

Source: Africa Press Organisation – French

Délais dans le traitement des dossiers, manque de moyens pour mener les enquêtes et interpeller les suspects, insuffisance de personnel formé, difficultés liées à la protection des victimes et des témoins. Plusieurs obstacles continuent d’entraver le parcours judiciaire des survivantes et survivants de violences sexuelles.

Pour proposer des solutions, des consultations entre la police et la justice ont été organisées les 5 et 6 octobre à Bunia et Beni, réunissant des représentants de la Police nationale congolaise (PNC), de la magistrature civile et militaire ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la chaîne pénale.

L’initiative, organisée avec l’appui de la Police des Nations Unies (UNPOL/MONUSCO), vise à faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain et à dégager des recommandations susceptibles d’être portées au niveau national.

Les échanges ont notamment porté sur les obstacles institutionnels, opérationnels, juridiques et procéduraux rencontrés dans le traitement des dossiers de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et de violences sexuelles liées aux conflits (VSLC). Ils ont notamment permis d’identifier les bonnes pratiques et les moyens de renforcer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans la prise en charge judiciaire des victimes.

Des obstacles qui persistent…

À Bunia, les échanges ont mis en évidence des difficultés qui touchent aussi bien les victimes que les acteurs chargés de leurs dossiers. Mapendo Lenganaiso, cheffe du bureau de l’ONG Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI) à Bunia, qui accompagne notamment les survivantes de violences sexuelles, évoque les lenteurs dans le traitement des dossiers, les frais parfois réclamés malgré les exonérations prévues, le manque de personnel formé et les risques de représailles.

« Certaines victimes ont peur d’aller en justice par crainte de représailles. Il faut donner aux acteurs les moyens de faire leur travail, mais surtout renforcer la collaboration entre les organisations, la police, les magistrats et l’auditorat [militaire] afin que la réponse soit coordonnée et que justice soit faite », explique M. Mapendo Lenganaiso.

Ces contraintes se retrouvent également au niveau des enquêteurs. Pour Grace Balume, commissaire adjointe de Police et cheffe d’antenne de l’Escadron de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles à Bunia, le manque de moyens matériels et financiers peut notamment compliquer les déplacements nécessaires aux enquêtes.

« Le délai de 48 heures pour instruire le dossier est court pour un OPJ, surtout lorsqu’il faut se déplacer pour atteindre l’auteur présumé. Il faut des moyens au niveau de la police, mais aussi pour permettre à la victime de se déplacer et de comparaître afin que les dossiers puissent avancer. »

Vers un meilleur accès à la justice

Au-delà des moyens, les consultations ont aussi mis l’accent sur la nécessité d’une meilleure articulation entre les différents acteurs intervenant dans le parcours judiciaire. Police, parquets, juridictions civiles et militaires, structures sanitaires et organisations qui accompagnent les victimes sont appelés à mieux coordonner leurs interventions afin d’éviter les ruptures dans le traitement des dossiers.

La question des arrangements à l’amiable dans les affaires de violences sexuelles a également été abordée, notamment au regard des procédures légales applicables. La prise en charge des survivantes et survivants a constitué un autre axe important des discussions, notamment en matière d’accueil, d’écoute, de confidentialité, de sécurité et de protection, afin d’éviter que les victimes ne subissent de nouveaux traumatismes au cours de la procédure judiciaire.

À l’issue de la consultation de Bunia, les participants ont formulé plusieurs recommandations pour améliorer le traitement des dossiers de violences sexuelles. Ils préconisent notamment le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale, une meilleure protection des victimes et des témoins et la création de chambres spécialisées.

Ils recommandent également de renforcer la collaboration entre parquets, OPJ, structures sanitaires et services spécialisés dans les questions de genre, et de doter les institutions judiciaires de moyens matériels et financiers suffisants pour mener les enquêtes et atteindre les zones éloignées. Enfin, ils plaident pour un rapprochement des services judiciaires des populations afin de faciliter l’accès des victimes à la justice.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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À Carnot, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mobilise les acteurs locaux pour prévenir les conflits liés à la transhumance

Source: Africa Press Organisation – French

À quelques semaines du début de la nouvelle saison de transhumance, quarante-trois représentants des autorités administratives et communales, des services techniques de l’État, des organisations d’agriculteurs et d’éleveurs ainsi que des communautés locales participent, les 6 et 7 octobre à Carnot, à un atelier de réflexion consacré à la gestion pacifique de la transhumance.

Organisée avec l’appui de la MINUSCA, cette rencontre intervient dans un contexte où la transhumance, bien qu’essentielle à l’économie rurale centrafricaine, continue de générer des tensions entre agriculteurs et éleveurs, notamment autour de l’accès aux ressources naturelles, du respect des couloirs de passage et des dégâts causés aux cultures.

Selon les données présentées lors des travaux, la saison de transhumance 2025-2026 a enregistré au moins 131 incidents sur l’ensemble du territoire national, causant la mort de 35 personnes et faisant 32 blessés. Des chiffres qui illustrent l’importance de renforcer les dispositifs de prévention et de règlement pacifique des différends.

Une situation sécuritaire en amélioration à Carnot

Dans la préfecture de la Mambéré, les acteurs locaux observent toutefois une baisse des violences liées à la transhumance. Pour Serge Simplice Ondiolé Sio, chef du service préfectoral de l’élevage de la Mambéré, les efforts entrepris ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. « À mon arrivée en décembre 2024, les assassinats liés à la transhumance étaient fréquents. Depuis l’atelier organisé par la MINUSCA à Carnot en 2025, la situation s’est nettement apaisée, même si quelques incidents isolés continuent d’être signalés, notamment dans le centre-ville et sur l’axe Carnot-Baoro », a-t-il déclaré.

Selon lui, les mécanismes locaux de gestion des conflits sont désormais davantage respectés. Les différends sont de plus en plus orientés vers les autorités compétentes, la gendarmerie ou les juridictions habilitées, limitant ainsi les risques de représailles et de violences communautaires.

Sensibilisation et dialogue comme outils de prévention

Parmi les avancées relevées par les participants figure également le renforcement des actions de sensibilisation auprès des populations. Les chefs de quartier, chefs de groupe et responsables d’associations de jeunesse ont été mobilisés pour diffuser au sein des communautés des messages favorisant la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs. Ces campagnes mettent notamment l’accent sur le respect de la réglementation encadrant la transhumance et sur les bonnes pratiques permettant de prévenir les conflits.

L’objectif est de réduire les incompréhensions entre les différentes parties prenantes et d’encourager le règlement pacifique des litiges avant qu’ils ne dégénèrent.

Ouvrant les travaux, le préfet de la Mambéré, Arnauld Guy Clemenceau, a salué l’engagement des acteurs locaux en faveur de la paix et de la sécurité dans la préfecture. De son côté, le maire de Carnot, Alourou Laurent, a insisté sur l’importance d’anticiper les risques liés à l’arrivée des troupeaux afin d’éviter l’émergence de nouvelles tensions.

Consolider les mécanismes locaux de gestion des conflits

Au nom de la MINUSCA, Dramane Daravé, chargé de l’information publique, a rappelé que l’ambition de la Mission est d’accompagner le leadership des autorités locales tout en renforçant la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion de la transhumance. « Au-delà de l’atelier, l’impact recherché est de consolider des mécanismes locaux capables de prévenir et de gérer les conflits dans la durée », a-t-il souligné. Il a également insisté sur la nécessité d’une appropriation locale des dispositifs de gestion de la transhumance, conformément aux orientations du Plan de transition et du Nouveau Modèle opérationnel de la MINUSCA.

Au cours des échanges, les participants ont identifié les principales zones à risque, analysé les mécanismes d’alerte précoce existants et examiné les moyens d’améliorer le partage d’informations entre les différents acteurs. Les discussions doivent déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action conjoint pour la saison de transhumance 2026-2027, avec une répartition claire des responsabilités.

Au-delà des recommandations attendues, les participants estiment que le maintien du dialogue entre agriculteurs, éleveurs et autorités locales sera déterminant pour préserver les avancées enregistrées ces dernières années. À Carnot, où les tensions liées à la transhumance ont longtemps alimenté l’insécurité, les acteurs locaux misent désormais sur la prévention et la concertation pour consolider une coexistence pacifique durable.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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