Kenya : 100 000 consultations pour soutenir la santé des jeunes à Mombasa

Source: Africa Press Organisation – French


Permettre aux adolescents en difficulté de consulter un médecin gratuitement, de recevoir une aide sociale et une écoute attentive : c’est le pari de nos équipes à Mombasa, au Kenya. Après quatre ans d’action et plus de 100 000 consultations, Médecins Sans Frontières (MSF) confie la gestion de ce projet aux autorités de santé locales. Retour sur une initiative qui a changé la vie de milliers de jeunes Kényans et Kényanes.

Des soins médicaux accessibles, sans honte ni préjugés

À Mombasa, beaucoup de jeunes hésitent à pousser la porte d’un centre de santé. La peur du regard des autres, le manque de confidentialité ou le coût financier des soins sont autant de freins. La situation est encore plus difficile pour les jeunes les plus isolés comme ceux vivant dans la rue, qui font face à des addictions, ou issus minorités, qui subissent trop souvent rejet et stigmatisation. 

Pour répondre à ce défi, MSF a ouvert de 2022 à avril 2026 des espaces réservés aux jeunes dans trois centres de santé de la ville (Bamburi, Junda et Ganjoni), en partenariat avec les services de santé locaux. 

Une équipe médicale et psychologique à l’écoute

Ici, la prise en charge est globale. Les jeunes peuvent y trouver en un seul endroit tout ce dont ils ont besoin :

  • Des consultations médicales générales et des conseils sur la vie affective et sexuelle ;
  • Un accompagnement psychologique pour traverser les moments difficiles ;
  • Un accès au dépistage du VIH et des hépatites ;
  • Une aide sociale et un suivi personnalisé.

La clé du succès ? Des jeunes éducateurs formés qui accueillent ces adolescents et adolescentes, les écoutent et les accompagnent, sans jugement.

« Les jeunes que nous rencontrons nous font confiance, car ils savent que nous sommes passés par les mêmes situations, par les mêmes challenges. Ils se sentent libres de parler de leurs problèmes et de leurs besoins », témoigne Michael, éducateur au centre.

Plus de 100 000 consultations en quatre ans

L’engouement a été immédiat. Entre 2022 et avril 2026, plus de 100 000 consultations ont été réalisées.
Pour ne laisser personne de côté, les équipes ne sont pas seulement restées dans les dispensaires : grâce à des cliniques mobiles et à des tournées nocturnes, elles sont allées à la rencontre des jeunes directement dans leurs quartiers, parfois dans les zones les plus difficiles d’accès.

Des résultats concrets sur la santé physique et mentale

Une étude menée tout au long du projet montre ses impacts positifs :  
•    +33 % de jeunes qui osent aller se faire soigner ;
•    -20 % de symptômes de dépression ;
•    +12 % de tests de dépistage du VIH ;
•    +40 % de jeunes qui adoptent un traitement préventif contre le VIH (PrEP) ;
•    +23 % de personnes victimes de violences qui demandent de l’aide.

Ce cadre sécurisant a particulièrement aidé les jeunes les plus marginalisés à reprendre confiance dans le système de santé et à suivre régulièrement leurs traitements.
« J’avais perdu espoir, au point que je pensais au suicide. Quand j’ai quitté le centre de santé, j’avais retrouvé l’envie et j’ai senti que je n’étais plus seule. Je n’avais jamais vu une structure comme celle-ci ailleurs à Mombasa », témoigne une jeune femme soutenue par nos équipes. 

Aujourd’hui, MSF passe la main aux acteurs locaux

Après quatre années de travail main dans la main avec les soignants locaux, les éducateurs et les habitants, MSF a transmis le projet aux autorités de santé de Mombasa.

Nos équipes leur ont notamment partagé ce qui a le mieux fonctionné pour que ces services continuellement adaptés aux jeunes perdurent. Dans les prochains mois, MSF restera présente à Mombasa pour poursuivre ses autres actions auprès des plus fragiles.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Benin: 25ᵉ édition des Championnats nationaux scolaires du primaire : Djougou au cœur de la célébration des talents et de l’épanouissement de la jeunesse

Source: Africa Press Organisation – French

La Cité des Kpétonis accueille, depuis le lundi 17 août 2026, la phase finale de la 25ᵉ édition des Championnats nationaux scolaires de l’enseignement primaire. Placé sous la bannière de l’Union des Associations Sportives et Culturelles de l’Enseignement Primaire (UASCEP), l’événement rassemble pendant quatre jours de jeunes athlètes venus de tous les départements du Bénin. 

Le coup d’envoi a été conjointement donné par le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand Kuyema NATTA, le Ministre de l’enseignement secondaire, en charge de la formation professionnelle, Monsieur Clément KOUCHADE et le Ministre Conseiller Monsieur Paulin GBENOU. C’était en présence des représentants du Ministre des Sports et de l’éducation civique, du Maire de la commune de Djougou, du Préfet du département, du Directeur général de l’OBSSU, des autorités traditionnelles et religieuses et des acteurs du secteur éducatif. 

Dans une ambiance de ferveur républicaine, le Ministre Armand Kuyema NATTA a, dans son allocution, souligné l’importance stratégique du sport et de la culture dans le parcours éducatif des enfants. S’inscrivant dans la vision d’émergence impulsée par le Chef de l’État, Monsieur Romuald WADAGNI, le Ministre a rappelé que la pratique sportive en milieu scolaire constitue un levier majeur pour former des citoyens accomplis. 

Au-delà de la performance sportive et artistique, cette édition 2026 accorde une place importante à l’éducation morale et à l’engagement civique. Discipline, tolérance, respect de l’autre, fair-play, responsabilité et respect des décisions des juges et arbitres constituent les valeurs appelées à guider les compétiteurs jusqu’au jeudi 20 août prochain. 

Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire a invité les jeunes participants à donner le meilleur d’eux-mêmes, tout en gardant à l’esprit que la compétition doit demeurer un espace d’unité, de convivialité, de fraternité et de fair-play. 

La réussite de cette 25ᵉ édition repose également sur la mobilisation de plusieurs acteurs institutionnels. Le ministre a salué l’engagement des responsables et encadreurs de l’UASCEP. Il a également exprimé sa reconnaissance aux ministères en charge des Sports, de l’Enseignement secondaire, de la Santé et de l’Intérieur pour leur accompagnement, ainsi qu’à l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire (OBSSU). Les autorités départementales et communales de la Donga, les parents d’élèves, les acteurs traditionnels et religieux ainsi que l’ensemble des partenaires ont également été salués pour leur contribution à la tenue de cette importante rencontre nationale. 

À Djougou, la jeunesse scolaire est appelée à conjuguer talent, discipline, esprit d’équipe et engagement citoyen, dans la perspective de faire émerger les futurs champions et ambassadeurs culturels du Bénin.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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République démocratique du Congo – Travailleurs humanitaires : « Si je ne le fais pas, qui va le faire ? »

Source: Africa Press Organisation – French

« Si vous voulez les tuer, commencez par moi. »

Ce sont les mots dont Emmanuel Madragule se souvient, ce jour où il a cru que sa dernière heure était venue.

Le chef d’un groupe armé pointait une arme sur lui, son collègue Hubert Amani et les autres membres de leur équipe au cours d’une mission humanitaire d’évaluation des besoins dans la province de l’Ituri.

C’est à ce moment que le chef du village était intervenu.

« Ces humanitaires sont venus pour nous aider », a-t-il déclaré au chef du groupe armé. « Si tu veux les tuer, commence par moi. » 

Pour Emmanuel, chauffeur, et Hubert, chargé d’affaires humanitaires, tous deux employés du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ce geste leur a sauvé la vie.

Basés à Bunia, la capitale de la province de l’Ituri, ils travaillent dans une région où les besoins humanitaires restent immenses. Des dizaines de groupes armés y sont actifs, plus d’un million de personnes sont déplacées et l’accès aux infrastructures et aux services de base demeure limité. Bunia est aussi, depuis le mois de mai, l’épicentre de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière que le pays ait jamais connue. 

Une visite dans une communauté coupée de l’aide

En juin 2024, l’équipe s’est rendue dans un village près de Djugu afin d’évaluer les besoins humanitaires. La communauté n’avait reçu aucune assistance depuis 2018.

« Quand nous sommes arrivés sur le terrain, nous avons été accueillis chaleureusement », se souvient Hubert. « Nous avons trouvé que la population buvait une eau impropre. Ce sont des choses qui me font mal au cœur en tant que citoyen congolais, de voir mes frères et mes sœurs souffrir. On est au XXIe siècle, et certaines personnes n’ont même pas accès aux besoins les plus essentiels ».

Alors qu’Hubert et ses collègues échangent avec les habitants, un villageois s’approche discrètement d’Emmanuel pour lui conseiller de quitter les lieux immédiatement. Un commandant de groupe armé venait d’arriver sur place et la tension montait.

Emmanuel alerte aussitôt ses collègues. Ils décident alors d’interrompre la visite et de repartir.

« Quand le chef rebelle nous a vus remonter dans le véhicule, il a sorti son arme et a crié : “Descendez de ce véhicule !” », raconte Emmanuel.

Le chef du groupe armé pointe son arme sur le groupe et exige de l’argent. Un coup de feu part. Un autre homme armé répond par deux tirs. Dans la confusion, le chef rebelle s’en prend à l’équipe humanitaire. « Il a dit : “Vous voulez me tuer ? Qui a tiré ?” Et c’est là qu’il a commencé à tirer à gauche et à droite, en l’air, tout près de nous », explique Emmanuel.

C’est alors que le chef du village est intervenu. Après une longue discussion, les hommes armés épargnent finalement leur vie, mais s’emparent sont de leurs téléphones, véhicules, argent et de ordinateurs. Avec l’aide des villageois, l’équipe d’OCHA quitte les lieux à moto à travers la brousse, escortée par des hommes armés. « Pour moi, ces 35 minutes ont été les plus longues de ma vie », confie Hubert. 

Les deux collègues se souviennent encore des émotions ressenties pendant l’attaque. « Je me suis dit que j’aurais dû rédiger mon testament », raconte Hubert. « Je me disais que c’était fini pour moi, fini pour mon travail, fini pour tout ce que j’étais venu accomplir. J’étais venu aider les gens, et soudain, j’étais devenu une cible. »

Emmanuel, lui, pensait à son fils.

« J’ai pensé à mon petit garçon, qui a deux ans. Si j’étais mort, qu’est-ce qu’il serait devenu ? Je n’aurais pas pu lui parler ni lui dire au revoir. C’est ce qui m’a fait le plus mal. »

Beaucoup d’humanitaires n’ont pas eu la même chance qu’Hubert et Emmanuel. Rien que pendant les sept premiers mois de 2026, plus de 60 attaques contre du personnel humanitaire ont été enregistrées en RDC, et huit humanitaires ont perdu la vie, la plupart dans les provinces de l’est du pays. Les attaques de drones constituent également une nouvelle menace pour les travailleurs humanitaires.

Pour nombre d’entre eux, le risque fait partie du quotidien.

« Quand je quitte le bureau pour aller sur le terrain, je me prépare à tout », explique Emmanuel. « Un accident peut arriver à n’importe quel moment. Un enfant peut traverser la route soudainement. C’est la vie que j’ai choisie. Ce sont des risques professionnels. Je dois les affronter parce que, si je ne le fais pas, les objectifs humanitaires seront-ils atteints ? Et si je ne le fais pas, qui va le faire ? » 

Pourquoi ils continuent 

L’attaque n’a pas donné envie à Hubert d’arrêter.

« Paradoxalement, cela m’a fait aimer ce travail encore davantage », dit-il. « Quand je suis rentré chez moi, je n’arrêtais pas de penser aux personnes qui souffraient. J’ai dit à mes responsables : s’il faut y retourner, je suis prêt à repartir dès demain. »

Pour Emmanuel aussi, l’engagement est personnel.

« L’une des raisons pour lesquelles je suis fier de travailler dans l’humanitaire, c’est que nous aidons ceux qui en ont le plus besoin », explique-t-il. « Mon oncle a été blessé par balle lors d’une attaque contre notre village. Les humanitaires lui ont sauvé la vie. Il a été évacué par hélicoptère. S’il est vivant aujourd’hui, c’est parce que l’aide humanitaire était présente. »

Pour Hubert, c’est ce qui pousse de nombreux humanitaires à continuer. 

« Si une seule vie est sauvée grâce à ce que nous faisons, alors cela en vaut la peine », affirme-t-il. « On rentre chez soi en sachant qu’une personne a été sauvée. N’abandonnez pas. Ce que vous faites est extrêmement important. Tant de personnes sont en vie grâce à votre travail. » 

Les risques augmentent, mais les besoins demeurent 

Dans l’est de la RDC, les missions humanitaires se déroulent dans un environnement de plus en plus dangereux. En Ituri, les risques sont devenus encore plus complexes avec l’épidémie d’Ebola.

Les communautés confrontées à des besoins humanitaires depuis de nombreuses années ont souvent du mal à faire confiance aux équipes médicales et à respecter les mesures de santé publique mises en place pour contenir l’épidémie. Plusieurs centres de traitement ont été incendiés et des équipes chargées des enterrements ont été attaquées.

Malgré ces difficultés, les humanitaires poursuivent leur action. À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Coordonnateur humanitaire en RDC, Damien Mama, a appelé au respect du droit international humanitaire.

« Protéger les humanitaires, c’est protéger l’accès à l’aide. C’est défendre la dignité humaine là où elle est la plus menacée. Merci d’agir pour l’humanité », a-t-il déclaré. 

Distribué par APO Group pour UN News.

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Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) maintient l’urgence internationale

Source: Africa Press Organisation – French

Le Comité d’urgence a recommandé le maintien de ce statut, instauré le 17 mai, alors que l’épidémie continue de faire peser une menace importante sur les populations en RDC et dans les pays voisins. Le Dr Tedros a appelé les gouvernements et les partenaires à intensifier leurs efforts et à mobiliser les ressources nécessaires pour protéger les communautés au cours des prochains mois.

Des recommandations actualisées à l’intention du gouvernement congolais et des autres pays exposés à une éventuelle propagation du virus seront publiées par l’OMS dans les prochains jours.

La décision intervient quelques jours après que l’OMS a averti qu’au rythme actuel, cette flambée pourrait devenir la pire jamais enregistrée.

Le risque de propagation du virus est jugé « très élevé » en RDC, où des cas ont été recensés dans six provinces. Il est considéré comme « élevé » en Ouganda et dans d’autres pays voisins, et « faible » dans le reste de l’Afrique et à l’échelle mondiale.

Selon le dernier bilan communiqué par l’agence, l’épidémie a fait 4.945 cas confirmés et 2.325 décès. Elle est ainsi déjà la plus importante jamais enregistrée en RDC et la deuxième au niveau mondial, derrière l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016, qui avait fait quelque 11.000 morts sur près de 28.000 cas.

Une propagation à une vitesse sans précédent

À l’ouverture de la réunion du Comité d’urgence, le chef de l’OMS a alerté sur le risque élevé d’une propagation nationale et internationale du virus.

Selon l’agence onusienne, cette flambée, déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée, progresse à une vitesse « sans précédent ». L’insécurité, les déplacements de population et l’intensité des mouvements le long des routes, des cours d’eau et des zones minières compliquent encore davantage la riposte.

« L’épidémie est loin d’être maîtrisée », a insisté le Dr Tedros, estimant qu’elle « a pris une longueur d’avance considérable » sur les équipes engagées dans la lutte.

Une équipe prise pour cible

À ces difficultés sanitaires s’ajoutent désormais de sérieux obstacles sécuritaires. À Kandoy, dans le territoire d’Aru, un chauffeur d’ambulance a été blessé et trois véhicules ont été vandalisés lors d’une attaque visant une équipe de riposte.

Selon Julien Harneis, coordinateur principal de l’ONU pour Ebola, cette attaque, perpétrée lundi dans le nord de l’Ituri par un groupe de motards, est « inacceptable ». Il appelle au respect du droit international humanitaire et rappelle que les civils, le personnel de santé et les travailleurs humanitaires ne doivent pas être pris pour cible.

L’OMS souligne que les incidents de ce type restent fréquents. « Presque tous les jours, vous savez, nous sommes confrontés à une sorte de réaction de la part des communautés », a déploré Thierno Baldé, responsable de la gestion de l’épidémie à l’OMS.

Les Nations Unies appellent donc les autorités locales, les leaders communautaires, les associations de motards et la population de l’Ituri à soutenir les équipes de riposte, à rejeter la violence et à coopérer avec les mesures de santé publique.

Les motards au cœur de la mobilisation

Dans cette lutte contre le virus Ebola de type Bundibugyo, l’OMS mise notamment sur une vaste campagne de mobilisation communautaire ciblant les associations de motards, qui jouent un rôle essentiel dans le transport des patients et des dépouilles.

S’exprimant depuis Bunia, épicentre de l’épidémie, le Dr Baldé a expliqué que les motards comptent parmi les catégories les plus exposées en raison de leurs activités de transport. Certains ont eux-mêmes perdu plusieurs membres de leur famille à cause du virus.

« Nous voulions aller plus loin encore, en les transformant en agents de surveillance et d’intervention », a déclaré le responsable de l’OMS.

Les motards constituent en effet un maillon essentiel de la surveillance épidémiologique. Ils doivent « être en mesure de nous signaler chaque fois qu’ils transportent une personne malade », de contacter les équipes de surveillance et de permettre au cas suspect d’être testé.

Cette mobilisation se fait « de manière très respectueuse », a assuré le Dr Baldé, « en les convainquant, en leur expliquant… que c’est pour leur bien, pour celui de leur famille ».

Des progrès dans la gestion des décès

L’OMS a par ailleurs renforcé ses effectifs avec 100 épidémiologistes experts supplémentaires, qui seront déployés dans les zones sanitaires, avec l’appui de plus de 500 agents de santé communautaires chargés de rechercher les contacts, d’identifier les cas et d’encourager les personnes concernées à accepter un suivi.

Les capacités de prise en charge sont également renforcées. Quelque 400 lits ont été ajoutés dans différents établissements au cours des deux dernières semaines.

« La situation est assez difficile, mais les gens travaillent jour et nuit pour tenter de maîtriser l’épidémie et de suivre son rythme de propagation », a déclaré le Dr Baldé.

Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs d’enterrement sûr et digne, notamment en mobilisant les habitants des villages chargés de ces opérations et en leur fournissant du chlore et des gants pour manipuler les corps en toute sécurité.

Le responsable de l’OMS a cité les localités de Lita et Nizi comme exemples de progrès. « Il y a environ six ou sept semaines », les équipes y étaient « submergées par le nombre de décès au sein de la communauté ».

« Aujourd’hui, nous ne signalons que quelques cas, quelques décès, et ces défunts sont enterrés en toute sécurité et dans la dignité, au moment opportun. »

Ces avancées ne doivent toutefois pas conduire à relâcher les efforts. Face à une épidémie qui menace de gagner les pays voisins, l’OMS appelle à une réponse régionale mieux coordonnée et à un financement durable.

À ce jour, environ 60 % des 115 millions de dollars nécessaires à la riposte contre Ebola ont été mobilisés.

Témoignage : à Kigonze, les survivants redonnent espoir

En Ituri, dans l’est de la RDC, les familles déplacées affrontent Ebola après avoir déjà fui les violences. À Kigonze, un centre de transit de huit lits permet d’isoler et de tester rapidement les cas suspects.

Esther, 19 ans, a survécu au virus après avoir perdu sa mère. Aujourd’hui, elle travaille auprès d’enfants malades au centre de traitement. « N’ayez pas peur. Ne restez pas à la maison pour y mourir. Si vous ne vous sentez pas bien, allez à l’hôpital », dit-elle.

Dans une communauté durement éprouvée, les survivants contribuent ainsi à renforcer la confiance et à contenir l’épidémie.

Lire la suite de ce témoignage recueilli par nos collègues du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ici.

Distribué par APO Group pour UN News.

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Métiers du bâtiment, de l’énergie et du numérique au Bénin : les nouvelles formations pratiques pour les jeunes

Source: Africa Press Organisation – French


Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en charge de la Formation Technique, informe les populations béninoises, en particulier les parents d’élèves et les jeunes, de l’ouverture, au titre de l’année scolaire 2026-2027, de nouvelles offres de formation professionnelle dans les Lycées Techniques Professionnels du Bénin.

Ces formations, conduisant à l’obtention du Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM), portent sur les métiers suivants :

  • MÉTIERS DE L’ÉLECTRICITÉ

Ce métier forme des jeunes capables de concevoir, installer, entretenir et réparer des systèmes électriques résidentiels, tertiaires et industriels, y compris les installations solaires et la domotique.

Débouchés : électricien-installateur, technicien en installations électriques, technicien de maintenance électrique, installateur de systèmes solaires photovoltaïques, technicien en domotique, chef d’équipe ou entrepreneur dans le domaine des installations électriques.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES

Cette formation prépare les apprenants à concevoir, installer, exploiter, entretenir et assurer la maintenance des systèmes d’énergies renouvelables, notamment les installations solaires photovoltaïques et solaires thermiques, ainsi que les équipements associés.

Débouchés : installateur-mainteneur de systèmes solaires, technicien en énergie solaire photovoltaïque, technicien en énergie solaire thermique, technicien de maintenance des équipements énergétiques, entrepreneur dans le domaine des énergies renouvelables.

  • FROID SANITAIRE ET CONDITIONNEMENT D’AIR

Ce métier forme des jeunes capables d’installer, mettre en service, entretenir et réparer les équipements de froid domestique, commercial et industriel, ainsi que les systèmes de climatisation et les installations sanitaires, notamment la plomberie, les chauffe-eau et la ventilation.

Débouchés : technicien frigoriste, installateur-mainteneur en climatisation, technicien en installations sanitaires et plomberie, technicien en ventilation, technicien de maintenance des équipements frigorifiques et de conditionnement d’air, entrepreneur dans le domaine du froid, de la climatisation et des installations sanitaires.

  • MAINTENANCE ÉLECTRONIQUE, OPTION MULTIMÉDIA

Cette formation prépare les apprenants à installer, configurer, entretenir, diagnostiquer et dépanner des équipements électroniques et multimédias, notamment dans les domaines de l’audio, de la vidéo, de l’informatique et de la téléphonie.

Débouchés : technicien polyvalent de maintenance électronique, technicien audiovisuel, technicien en équipements multimédias, technicien informatique et réseaux, technicien en téléphonie, réparateur d’équipements électroniques et multimédias, entrepreneur dans le secteur des services électroniques et numériques.

  • TECHNICIEN RÉSEAUX ET SÉCURITÉINFORMATIQUE

Ce métier forme des jeunes capables de concevoir, installer, configurer, sécuriser, administrer et maintenir des réseaux informatiques professionnels, tout en assurant la protection des données, des systèmes et des infrastructures numériques.

Débouchés : technicien réseaux, administrateur réseaux, technicien en sécurité informatique, technicien systèmes et réseaux, technicien support informatique, assistant en cybersécurité, installateur de réseaux informatiques, entrepreneur dans les services numériques.

  • MAINTENANCE DES VOITURES PARTICULIÈRES

Cette formation prépare les apprenants à diagnostiquer, entretenir et réparer les systèmes mécaniques, électriques et électroniques des véhicules particuliers, en utilisant les équipements et outils de diagnostic appropriés et en respectant les normes de sécurité et les évolutions technologiques du secteur automobile.

Débouchés : mécanicien automobile, technicien de maintenance automobile, technicien en diagnostic automobile, technicien en électricité et électronique automobile, responsable d’atelier, conseiller technique automobile, entrepreneur ou gestionnaire de garage automobile.

  • RÉALISATION DU GROS ŒUVRE

Ce métier forme des jeunes capables de réaliser les travaux de construction, de rénovation et de réhabilitation des ouvrages de bâtiment et de génie civil. Elle leur permet de maîtriser notamment la lecture de plans, l’implantation des ouvrages, les travaux de fondation, de maçonnerie et de béton armé, ainsi que les techniques de base de suivi de chantier, dans le respect des normes de qualité et de sécurité.

Débouchés : maçon, chef d’équipe en gros œuvre, ouvrier qualifié du bâtiment, technicien de chantier, assistant conducteur de travaux, entrepreneur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

  • GÉOMÈTRE-TOPOGRAPHE

Cette formation prépare les apprenants à réaliser des levés topographiques, à établir des plans et des cartes, à effectuer des implantations d’ouvrages et à participer aux opérations de bornage et de délimitation foncière, en utilisant les instruments et technologies modernes de mesure et de géolocalisation.

Débouchés : technicien géomètre-topographe, assistant géomètre, opérateur topographique, technicien en cartographie, technicien foncier, assistant dans les cabinets de géomètre, les entreprises de BTP, les bureaux d’études et les services publics.

  • TECHNICIEN D’ÉTUDES DU BÂTIMENT

Ce métier forme des jeunes capables de réaliser les études techniques et économiques nécessaires à la conception, à la préparation et à la réalisation des ouvrages de bâtiment. Elle leur permet de maîtriser notamment le dessin assisté par ordinateur (DAO), la lecture et l’exploitation des plans, les techniques de métré, l’estimation des coûts et la préparation des dossiers techniques.

Débouchés : technicien d’études du bâtiment, métreur, dessinateur-projeteur, technicien en bureau d’études, assistant conducteur de travaux, technicien en estimation et suivi des travaux, assistant dans les entreprises de BTP et les bureaux d’études.

À travers ces nouvelles offres de formation, le Gouvernement du Bénin entend offrir aux jeunes des compétences pratiques dans des métiers concrets, porteurs et adaptés aux besoins du marché du travail.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Mercy Ships revient au Ghana avec son plus grand navire-hôpital

Source: Africa Press Organisation – French

Après sa récente mission en Sierra Leone et sa période de maintenance annuelle, le Global Mercy a accosté hier dans le port de Tema. Cet évènement marque le début d’une mission de 10 mois en partenariat avec le gouvernement ghanéen, au cours de laquelle le plus grand navire-hôpital civil au monde, spécialement conçu à cet effet, proposera des soins chirurgicaux gratuits à son bord.

En souhaitant la bienvenue à Mercy Ships à l’occasion de son retour au Ghana, Son Excellence le président John Dramani Mahama a déclaré : « La santé n’est pas un luxe ; elle est le fondement de la liberté. Elle est la monnaie de notre dignité. Elle est notre plus grand bien public, c’est pourquoi je suis heureux d’accueillir Mercy Ships au Ghana. »

Bien que le Ghana dispose de l’un des systèmes de santé les plus solides d’Afrique de l’Ouest – renforcé par son ambitieux Plan National de Chirurgie, d’Obstétrique et d’Anesthésie (PNCOA) lancé en 2024 -, des millions de personnes se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’accéder à des soins chirurgicaux rapides, fiables et abordables. Les chirurgiens spécialisés restent inégalement répartis, et les hôpitaux de district demeurent confrontés à des problèmes de capacité. Faute d’accès à la chirurgie, de nombreux patients continuent de vivre avec des pathologies pourtant facilement traitables.

« L’élaboration de ce plan (PNCOA) s’inscrit dans la lignée des objectifs que nous nous sommes fixés pour le secteur de la santé », a déclaré l’honorable Kwabena Mintah Akandoh, ministre de la Santé du Ghana. « Il permet d’intégrer les soins essentiels de chirurgie, d’obstétrique et d’anesthésie à la stratégie nationale de couverture sanitaire universelle. Cette initiative constitue ainsi une avancée majeure dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’amélioration de la prise en charge des traumatismes et le renforcement des services d’urgence et de soins intensifs à travers le pays. »

Il s’agit de la cinquième mission de Mercy Ships au Ghana ; elle conjuguera des interventions chirurgicales spécialisées gratuites avec des sessions de formation, de mentorat, et de développement des ressources humaines. Des patients de tout le pays ont été invités à se porter candidats pour bénéficier de soins chirurgicaux spécialisés, notamment la correction des fentes labiales et palatines, l’ablation de tumeurs, la chirurgie de la cataracte, la chirurgie plastique reconstructive, la réparation des fistules obstétricales, la chirurgie orthopédique pédiatrique et la chirurgie générale.

« Ce retour au Ghana s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de confiance », a déclaré Michael Nkeze, Directeur de Mercy Ships pour le Ghana. « En collaboration avec le Ministère de la santé et nos partenaires nationaux, nous investissons non seulement dans des interventions chirurgicales qui transforment la vie des patients aujourd’hui, mais aussi dans le renforcement des systèmes chirurgicaux qui profiteront aux générations futures. »

Depuis 1991, date de sa première implication au Ghana, Mercy Ships s’est associé avec le gouvernement du pays pour réaliser plus de 2 670 interventions chirurgicales et plus de 18 120 soins dentaires, former plus de 2 920 professionnels de santé et venir en aide à près de 15 000 bénéficiaires directs de soins médicaux.

À bord, des professionnels bénévoles issus de plus de 70 pays, l’équipage de Mercy Ships réunit les compétences de chirurgiens, d’infirmiers, d’anesthésistes, d’ingénieurs, d’enseignants, de cuisiniers et de marins autour d’un objectif commun.

Les bénévoles ghanéens continuent également de jouer un rôle crucial au sein de Mercy Ships, comme au premier temps de l’ONG, plusieurs d’entre eux faisant partie de l’équipage à long terme.

Parmi ces bénévoles figure « Mama » Clémentine, aumônière de l’hôpital, l’une des membres d’équipage les plus anciennes de Mercy Ships. Elle a découvert l’ONG dans les années 1990, puis a rejoint l’équipage en 1997. D’origine ghanéenne et togolaise, elle a été inspirée par des bénévoles du monde entier qui avaient consacré leur vie à aider son peuple.

« Il y a près de 30 ans, Mercy Ships a conquis mon cœur », a expliqué Clémentine. « Voir des personnes issues du monde entier se mobiliser pour venir en aide à l’Afrique m’a donné envie de consacrer ma propre vie à cette mission. Aujourd’hui, retourner au Ghana, c’est comme rentrer chez moi. C’est un privilège de servir mon peuple et d’accueillir chaque patient avec dignité, compassion et espoir. Lorsque des personnes qui se sentaient autrefois délaissées ou abandonnées repartent en se sentant aimées, acceptées, respectées et valorisées, c’est là que je trouve un sens profond à mon travail. »

Au cours des dix prochains mois, cet esprit de partenariat au service des populations réunira une nouvelle fois des bénévoles du monde entier et des professionnels de santé ghanéens afin de réaliser des interventions chirurgicales qui transforment des vies, tout en renforçant les systèmes de soins chirurgicaux du pays pour les générations à venir.

Distribué par APO Group pour Mercy Ships.

À PROPOS DE MERCY SHIPS :
Mercy Ships exploite des navires-hôpitaux qui fournissent des interventions chirurgicales gratuites ainsi que d’autres services de santé aux personnes ayant un accès limité à des soins médicaux sûrs. Organisation internationale confessionnelle, Mercy Ships se consacre entièrement, depuis plus de trois décennies, à des partenariats avec des nations africaines. En collaboration avec des partenaires locaux, Mercy Ships propose également des formations aux professionnels de santé et soutient la construction d’infrastructures médicales dans les pays afin de laisser un impact durable. 

Chaque année, plus de 2 500 professionnels bénévoles issus de plus de 70 pays servent à bord des deux plus grands navires-hôpitaux non gouvernementaux au monde, l’Africa Mercy® et le Global Mercy™. Des professionnels tels que des chirurgiens, dentistes, infirmiers, formateurs en santé, cuisiniers et ingénieurs mettent leur temps et leurs compétences pour accélérer l’accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs. Mercy Ships a été fondée en 1978 et dispose de bureaux dans 16 pays ainsi que d’un Centre de Services Afrique à Dakar, au Sénégal. 

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Bénin: Ouverture des registres d’inscription dans les Centres de Formation Professionnelle et d’Apprentissage (CFPA), au titre de l’année d’apprentissage 2026-2027

Source: Africa Press Organisation – French


La Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, en charge de la Formation Professionnelle porte à la connaissance des jeunes, des artisans, des maîtres d’apprentissage, des parents d’élèves ainsi que du public que les registres d’inscription dans les Centres de Formation Professionnelle et d’Apprentissage (CFPA) publics, pour le compte de l’année d’apprentissage 2026-2027, sont ouverts sur toute l’étendue du territoire national, du lundi 17 août au vendredi 25 septembre 2026.

Les personnes désireuses de s’inscrire, pour la rentrée prévue pour le lundi 28 septembre 2026, sont attendues dans les treize (13) Centres de Formation Professionnelle et d’Apprentissage publics situés à Abomey, Agoua, Agouagon, Athiémé, Covè, Djidja, Dogbo, Djougou, Kouandé, Nikki, Pahou, Sè et Zè , où sont affichés les métiers de formation développés. Ces métiers peuvent également être consultés sur le site du ministère à l’adresse suivante : https://pmepe.gouv.bj.

Les formations ouvertes conduisent à l’obtention du Certificat de Qualification aux Métiers (CQM) et du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), conformément aux textes réglementaires en vigueur dans le sous-secteur de la formation professionnelle.

Peuvent faire acte de candidature pour l’obtention des différents diplômes, les jeunes filles et garçons remplissant les conditions ci-après :

  • Pour le Certificat de Qualification aux Métiers (CQM)
    • être âgé de quatorze (14) ans au moins au 31 décembre2026 ;
    • être motivé à apprendre un métier et à s’insérer durablement dans la vie professionnelle.
  • Pour le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP)
  • être déscolarisé ;
  • être titulaire du Certificat d’Études Primaires (CEP) et avoir achevé la classe de quatrième (4ème) au moins ou avoir le niveau d’études exigé par le programme de formation du métier choisi ;
  • être âgé de quatorze (14) ans au moins au 31 décembre2026 ;
  • être admis au test de sélection.

La liste des pièces constitutives du dossier d’inscription se présente comme suit :

  • une fiche d’inscription précisant la formation et le métier choisi ainsi que le ou les établissement (s) souhaité(s), à retirer sur les lieux de dépôt de dossiers ou à télécharger gratuitement sur le site du ministère à l’adresse : https://pmepe.gouv.bj ;
  • une copie de l’acte de naissance ou tout autre document tenant lieu ;
  • la quittance de droit d’étude de dossier de mille (1000) francs CFA, obtenue après versement des frais d’étude de dossiers aux lieux de dépôt de dossiers ou au Trésor Public sur le compte BJ6600100100000010160845 intitulé Direction des Etablissements Techniques.

La date limite de réception des dossiers d’inscription est impérativement fixée au Vendredi 25 septembre 2026 à 17 heures.

Le catalogue des offres de formation par Centre est disponible sur les lieux de dépôts des dossiers.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Lutte contre la malnutrition : la chaîne humaine qui donne une seconde chance aux enfants dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC)

Source: Africa Press Organisation – French

Julienne a trois ans et quatre mois. Lorsque le Dr Ernest Dabiré, gestionnaire de l’incident de la crise humanitaire complexe, la prend dans ses bras à l’unité nutritionnelle thérapeutique intensive (UNTI) du Centre de santé de référence dénommée Carmel, à Goma, dans la province du Nord-Kivu – un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère accompagnée de complications médicales – son sourire ne laisse plus deviner le combat qu’elle vient de mener. Quelques semaines plus tôt, son histoire aurait pu s’ajouter à celles des milliers d’enfants qui arrivent chaque année dans les structures de santé dans un état critique. Pendant plusieurs jours, sa mère avait vu son état se dégrader. Comme tant d’autres parents confrontés à la malnutrition, elle savait que le temps jouait contre elle.

« J’étais très inquiète. Mon enfant ne mangeait plus et perdait ses forces chaque jour. Quand nous sommes arrivés à l’unité, je craignais de la perdre. Aujourd’hui, je vois qu’elle reprend peu à peu des forces », affirme-t-elle. Pour sauver une enfant comme Julienne, toute une chaîne s’active.

Une course contre la montre entre laboratoire et unité de soins

Dans l’est de la RDC, la malnutrition aiguë sévère sévit dans un contexte marqué par les conflits, les déplacements de populations, l’insécurité alimentaire et les épidémies, notamment de rougeole et de mpox.

Au premier trimestre 2026, plus de 147 000 enfants ont été admis dans les structures nutritionnelles du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, tandis que plus de 11 millions d’enfants de moins de cinq ans sont actuellement affectés par la malnutrition dans le pays selon les résultats de l’Enquête nationale de nutrition (ENN, 2023). Pour soutenir les efforts de prise en charge et apporter de l’espoir aux familles, l’OMS et ses partenaires ont acheminé 6,86 tonnes d’intrants médicaux et nutritionnels destinés à 204 unités nutritionnelles thérapeutiques intensives dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri. Ils comprennent des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, les laits thérapeutiques, les médicaments, les vitamines et minéraux, et du matériel médical et de suivi nutritionnel.

À Goma, la Dre Noëlla Mukanya Mulopo, biologiste médicale à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), reçoit et analyse des échantillons provenant de différentes zones de santé. Ces analyses permettent notamment de détecter les infections associées à la malnutrition et ses complications.

Grâce au thermocycleur Bio-Rad Opus-96 CFX, acquis avec l’appui de l’OMS et du Pandemic Fund, les délais de diagnostic sont passés de trois à cinq jours à moins de six heures. Dans les cas de malnutrition compliquée d’une infection, ce gain de temps est déterminant pour orienter rapidement la prise en charge. « Cet appareil a permis de faire une différence majeure dans la prise en charge de la malnutrition aiguë grâce à la confirmation des complications infectieuses. Derrière chaque échantillon que je reçois d’une UNTI, il y a un enfant souffrant de malnutrition, une mère qui attend et un soignant qui a besoin d’une réponse. Aujourd’hui, un enfant admis le matin à Goma peut bénéficier d’un traitement ciblé dès le soir même. », relate-t-elle.

À quelques kilomètres, à l’UNTI Carmel, la Dre Feza Muhemeri Gisèle, pédiatre, et Justin Bikombora, infirmier titulaire et point focal de la prise en charge nutritionnelle, accueillent chaque mois entre 20 et 30 enfants. Ces enfants font partie des plus de 5 000 enfants hospitalisés au Nord-Kivu au cours du premier trimestre 2026, tandis que plus de 78 000 autres y ont été pris en charge en ambulatoire.

Lorsque les stocks de laits thérapeutiques F-75 et F-100 diminuent, les équipes assurent la continuité des soins grâce à des préparations locales à base de sorgho, de soja et de maïs, conformément aux protocoles nationaux.

Des vies sauvées grâce à une chaîne de solidarité complète

À Karisimbi, Elvis Mulamba, point focal de l’OMS pour la communication sur les risques et l’engagement communautaire, travaille aux côtés de leaders communautaires, parmi lesquels Sœur Apolline Nsimire, une religieuse engagée dans la sensibilisation de la communauté. Ensemble, ils animent des causeries éducatives destinées aux parents pour expliquer les signes à surveiller, renforcer la confiance dans les soins et réduire les abandons du suivi nutritionnel.

« Au-delà des hôpitaux, la lutte contre la malnutrition commence dans les communautés, par l’écoute, la confiance et l’information. Quand les parents reconnaissent les signes et viennent tôt dans les centres, ils contribuent à changer le cours de la prise en charge », partage-t-il.

Grâce à ces efforts conjoints, les taux de guérison dépassent souvent 75 %. Depuis le début de l’année, plus de 25 000 guérisons ont été enregistrées parmi les enfants pris en charge en ambulatoire et en soins intensifs. Ces résultats témoignent des progrès réalisés, mais les chiffres ne concernent que les enfants qui parviennent jusqu’aux structures de soins. Des efforts soutenus restent indispensables pour atteindre tous les enfants qui en ont besoin.

Des sourires au bout de la chaîne

Faraja, mère de trois enfants à Katoyi, a participé à l’une de ces causeries éducatives. Son fils Amani, âgé de huit mois, a été pris en charge pour malnutrition aiguë à l’UNTI de l’Hôpital de référence de Virunga. Amani signifie « paix », un prénom devenu lourd de sens lorsque la maladie a éteint son rire. Aujourd’hui, il sourit à nouveau. « Sans les médicaments, les conseils et les aliments thérapeutiques reçus gratuitement, je ne sais pas comment mon enfant aurait survécu. J’en parlerai à mes voisines : je leur dirai de venir sans tarder », confie-t-elle avec émotion.

De même, Christine, 43 ans et mère de six enfants, témoigne : « Je ne sentais plus la force dans mes bras. Mon enfant pleurait des heures durant. Désormais, il tient sa tête, il a pris 40 grammes de plus. Cela me redonne espoir. Je sais que l’avenir nous réserve tout ce qu’il y a de meilleur. »

Par ailleurs, lorsque la petite Julienne quitte l’unité nutritionnelle du Centre de santé de référence dénommée Carmel, elle retrouve la joie de vivre auprès de sa maman et de ses frères. Derrière ce sourire innocent se trouve toute une chaîne humaine d’acteurs de santé publique et communautaires – biologistes, soignants, nutritionnistes, agents communautaires et parents – qui refusent d’abandonner.

Pour le Dr Ernest Dabiré, chaque enfant admis dans une unité nutritionnelle thérapeutique intensive représente une urgence vitale. « Notre rôle est de garantir que les structures disposent des intrants, des protocoles et du soutien technique nécessaires pour agir sans délai et sauver des vies », conclut-il.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

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Le Président et le ministre de l’Énergie du Sénégal confirment leur patronage officiel de MSGBC Oil, Gas & Power 2026

Source: Africa Press Organisation – French

MSGBC Oil, Gas & Power 2026 a confirmé la participation officielle du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, à l’édition de cette année, qui se tiendra du 1er au 3 décembre au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) à Dakar.

Organisé sous le Haut Patronage du Président Faye et en partenariat avec le ministère de l’Énergie et du Pétrole, MSGBC Oil, Gas & Power 2026 témoigne de l’engagement du gouvernement sénégalais à promouvoir les investissements et le développement du secteur énergétique à travers le bassin MSGBC.

Le ministre Diouf a pris ses fonctions en juin 2026, à la suite de la formation du nouveau gouvernement sénégalais, qui a restructuré l’ancien ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines en portefeuilles distincts afin d’accorder une attention institutionnelle spécifique au secteur des hydrocarbures en pleine expansion du pays. Il a auparavant occupé les fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que de ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.

Leur participation intervient alors que le Sénégal consolide sa position de nouveau producteur de pétrole et de gaz. Le champ de Sangomar a produit 17,9 millions de barils au premier semestre 2026, tandis que le projet de GNL Greater Tortue Ahmeyim, partagé avec la Mauritanie, fonctionne désormais à pleine capacité après sa première cargaison à l’exportation début 2025.

Organisé autour du thème « Accélérer les investissements, créer la prospérité : mettre en œuvre la stratégie énergétique de la région », MSGBC Oil, Gas & Power 2026 réunira des chefs d’État, des ministres, des investisseurs, des opérateurs et des partenaires au développement afin de façonner la prochaine phase des investissements énergétiques en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et en Guinée-Conakry.

Pour plus d’informations et pour vous inscrire, rendez-vous sur : www.msgbcoilgasandpower.com https://apo-opa.co/4xL10v4.

Distribué par APO Group pour Energy Capital & Power.

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Algérie – Organisation mondiale de la Santé (OMS) : Signature du Plan de travail 2026-2027

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre de la Santé Dr Mohamed Seddik AIT MESSAOUDENE et le Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Algérie, Dr Phanuel Habimana, ont procédé à la signature du Plan de travail conjoint Gouvernement algérien – OMS pour le biennium 2026-2027, lors d’une cérémonie organisée au siège du ministère de la Santé ce jeudi 13 aout 2026.

La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du ministère des Affaires étrangères, de la communauté nationale à l’etranger et des affaires africaines des cadres du ministère de la Santé et du bureau de l’OMS en Algérie.

À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun à poursuivre et à renforcer leur coopération au service de l’amélioration de la santé des populations et du développement durable du système de santé national.

Le Plan de travail conjoint 2026-2027 définit les principaux axes de coopération entre le Gouvernement algérien et l’OMS pour les deux prochaines années. Il s’articule notamment autour du renforcement du système de santé et des soins de santé primaires, de l’accélération des progrès vers la couverture sanitaire universelle, ainsi que de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles.

Le Plan de travail prévoit également des actions visant à renforcer la préparation, la surveillance et la réponse aux urgences sanitaires, conformément aux engagements internationaux en matière de sécurité sanitaire.

Une attention particulière sera accordée à la promotion de l’innovation et de la santé numérique, à la consolidation des capacités nationales dans le domaine de la réglementation et de l’accès à des produits de santé sûrs, efficaces et de qualité, ainsi qu’au développement d’approches intégrées et multisectorielles pour faire face aux nouveaux défis sanitaires.

La signature de ce plan de travail témoigne de la volonté commune des deux parties de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre leurs efforts conjoints en faveur d’un système de santé plus performant, résilient et équitable, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

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