Congo : le leadership au cœur de la transformation de la santé

Source: Africa Press Organisation – French

Infrastructures modernes, équipements, médicaments et ressources financières sont indispensables au bon fonctionnement d’un système de santé. Mais pour transformer durablement les services et obtenir de meilleurs résultats pour les populations, une autre ressource est tout aussi déterminante : des femmes et des hommes capables de diriger, d’inspirer, de décider et de conduire le changement.

C’est dans cette dynamique que le Ministre de la Santé et de la Population, le Professeur Jean-Rosaire Ibara, a officiellement lancé, le 19 août 2026 à Pointe-Noire, le cours sur le leadership et le management en santé, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette initiative réunit 30 gestionnaires issus notamment des hôpitaux et des départements sanitaires du pays, appelés à renforcer leurs capacités pour mieux répondre aux défis actuels et futurs du système de santé.

Pour le Ministère de la Santé et de la Population, cet investissement dans le capital humain intervient à un moment stratégique. À quelques années de l’échéance de 2030 pour l’atteinte des Objectifs de développement durable, le Congo prépare également son prochain Plan national de développement sanitaire 2027-2031, qui devra traduire les priorités nationales en résultats tangibles pour les populations. « L’heure n’est plus à la simple gestion de routine, mais à un leadership de transformation et de performance », a déclaré le Professeur Jean-Rosaire Ibara avant d’ajouter : « La réussite des réformes dépendra notamment de responsables capables de mobiliser leurs équipes, d’optimiser les ressources, d’utiliser les données pour orienter leurs décisions et de conduire le changement avec responsabilité ». 

Cette vision place le leadership au cœur de l’amélioration de la performance du système de santé. Les décisions prises quotidiennement par les responsables sanitaires influencent directement la qualité des services, l’utilisation des ressources et, à terme, la santé des populations. « Le leadership n’est pas seulement une fonction. C’est une capacité à inspirer, à fédérer et à orienter les efforts de chacun vers l’atteinte d’un objectif commun », a souligné le Ministre.

Développé par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, le programme « Les voies vers le leadership pour la transformation de la santé en Afrique » mise sur une approche pratique combinant apprentissage, réflexion, accompagnement et coaching. Au Congo, la phase présentielle est précédée de séances virtuelles et sera suivie d’activités complémentaires ainsi que d’un coaching personnalisé des participants. L’objectif va donc au-delà de l’acquisition de connaissances. Il s’agit de développer une nouvelle culture de leadership fondée sur la vision, la communication, l’intégrité, la connaissance de soi, la responsabilisation des équipes et l’orientation vers les résultats.

Pour le Dr Vincent Dossou Sodjinou, Représentant résident de l’OMS au Congo, les investissements matériels dans la santé doivent ainsi aller de pair avec le développement des capacités des responsables chargés de les transformer en services efficaces. « Aucun système de santé ne peut atteindre son plein potentiel sans un leadership fort et un management efficace à tous les niveaux », a-t-il déclaré.

Face aux urgences de santé publique, aux maladies transmissibles et non transmissibles, aux effets du changement climatique et aux contraintes économiques, les responsables sanitaires doivent aujourd’hui savoir anticiper, mobiliser leurs équipes et optimiser des ressources parfois limitées. À travers cette première cohorte, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’accompagnement de l’OMS, entend faire du leadership un véritable levier de gouvernance et de performance du système national de santé. Les 30 participants sont ainsi appelés à devenir des agents de changement au sein de leurs structures respectives, en mettant les compétences acquises au service d’une amélioration continue de la qualité des soins et des services.

« Nous sommes convaincus que les connaissances acquises au cours de cette formation contribueront à créer une nouvelle génération de leaders capables d’impulser les transformations nécessaires pour construire un système de santé plus performant, plus résilient et davantage centré sur les besoins des populations », a affirmé le Dr Sodjinou.

Il a enfin a réaffirmé à cette occasion l’engagement de l’OMS à poursuivre son accompagnement au Gouvernement congolais dans le renforcement de la gouvernance sanitaire, le développement des ressources humaines et la formation de futures cohortes de gestionnaires.

À Pointe-Noire, le message est ainsi clair : transformer durablement le système de santé congolais passe aussi par celles et ceux qui le dirigent.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

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La relance du gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique et la poussée de la conversion du gaz en électricité façonnent les débats sur l’investissement lors de African Energy Week (AEW) 2026

Source: Africa Press Organisation – French


Le secteur gazier du Mozambique entre dans sa phase la plus active depuis une décennie. Des projets de GNL à grande échelle sont de nouveau en cours de développement, les infrastructures nationales de conversion du gaz en électricité se développent et le gouvernement poursuit ses objectifs en matière d’énergies renouvelables parallèlement à ses ambitions en amont.

Une session dédiée lors de l’African Energy Week (AEW) 2026, intitulée «Investir au Mozambique : libérer le premier front de l’exploration gazière et en amont en Afrique », explorera la manière dont ces développements redessinent le paysage énergétique et d’investissement du pays.

Cette session intervient à un moment charnière pour le secteur gazier du pays. En janvier 2026, TotalEnergies a annoncé la reprise complète du projet Mozambique LNG après une suspension de près de cinq ans. Plus de 4 000 travailleurs sont désormais mobilisés, des contrats d’une valeur de 4 milliards de dollars ont été attribués à des entreprises mozambicaines et la première production de GNL est prévue pour 2029. Le projet représente un investissement total d’environ 20 milliards de dollars et produira 12,9 mtpa à partir de la concession de la Zone 1 dans le bassin de Rovuma.

D’autres projets de GNL avancent à travers le pays. Eni a pris une décision finale d’investissement en octobre 2025 concernant le projet de GNL flottant Coral North, d’un montant de 6 à 7 milliards de dollars, qui ajoutera 3,6 mtpa à partir de 2028, en complément du projet Coral South déjà opérationnel. Le projet Rovuma LNG d’ExxonMobil, d’un montant de 24 milliards de dollars, a franchi une étape clé de l’ingénierie préliminaire et s’achemine vers une décision finale d’investissement. Ensemble, ces trois projets pourraient porter la capacité combinée de GNL du Mozambique au-delà de 25 mtpa d’ici le début des années 2030.

Le volet « gaz-électricité » est tout aussi important pour combler le déficit d’électrification du pays. Empresa Nacional de Hidrocarbonetos s’emploie à renforcer les infrastructures nationales de gazoducs et de logistique afin que le gaz du bassin de Rovuma puisse approvisionner le Mozambique ainsi que ses clients internationaux. Le gouvernement a clairement indiqué qu’il attendait du secteur gazier qu’il contribue à l’industrialisation du pays, non seulement par le biais des recettes d’exportation, mais aussi par la création d’emplois, le développement de fournisseurs locaux et un accès élargi à l’énergie pour les ménages et les entreprises mozambicaines.

Le Mozambique dispose également d’un potentiel considérable en énergies renouvelables, ce qui ajoute une nouvelle dimension aux discussions menées lors de l’AEW 2026. L’hydroélectricité représente déjà environ 70 % de la production d’électricité du pays – grâce notamment à la centrale de Cahora Bassa, d’une puissance de 2 075 MW – et la stratégie gouvernementale de transition énergétique juste vise à ajouter 2 à 4 GW d’hydroélectricité et 2 GW d’énergie solaire d’ici 2030. Les appels d’offres pour des projets solaires à grande échelle progressent, et les solutions hors réseau sont essentielles pour atteindre l’objectif d’électrification universelle d’ici la fin de la décennie.

« Pendant des années, nous avons parlé du potentiel gazier du Mozambique au futur. Avec la relance du projet Mozambique LNG, l’avancement du projet Coral North et le projet Rovuma LNG qui se dirige vers une décision finale d’investissement, le discours a changé », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Il s’agit désormais de concrétiser ces projets, et l’AEW 2026 sera l’occasion pour le secteur de faire le point sur ce que cela signifie pour le pays et le continent. »

Cette session dédiée aux investissements au Mozambique se tiendra dans le cadre de l’AEW 2026 au Cap, du 12 au 16 octobre.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

République centrafricaine : Les Casques bleus zambiens salués pour leur rôle dans la sécurisation de la Vakaga

Source: Africa Press Organisation – French


597 Casques bleus du 11e contingent zambien de la MINUSCA ont reçu, le 18 août 2026 à Birao, la médaille des Nations Unies en reconnaissance de leur contribution à la paix, à la protection des civils et à la stabilité dans la préfecture de la Vakaga. Cette distinction, remise par le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général de Corps d’Armée Humphrey Nyone, en présence des autorités administratives et militaires, salue les actions menées par le contingent en faveur des populations, de l’extension de l’autorité de l’État et de la sécurisation du processus électoral dans la Vakaga.

Déployé dans les différentes sous-préfectures de la Vakaga, le contingent zambien a notamment contribué à la sécurisation des populations civiles, à l’appui à l’extension de l’autorité de l’État et à la sécurisation du processus électoral. « La Vakaga se porte mieux grâce à vos actions multiformes. J’apprécie également votre bonne collaboration avec nos Forces de Défense et de Sécurité. Ensemble, nous avons pu sécuriser le processus électoral groupé dans toute la préfecture de la Vakaga sans incident majeur », a déclaré le préfet Jude Ngayok, exprimant sa reconnaissance aux Casques bleus zambiens.

Entre 2025 et 2026, 1 218 patrouilles conjointes avec les FACA ont été menées, contribuant à prévenir les menaces sécuritaires et à renforcer la confiance avec les communautés. Le contingent a également apporté un appui important aux populations d’Am-Dafock lors des évènements sécuritaires du 30 juin 2026.

À Am-Dafock, le sous-préfet Abdel Kader Ramadane a témoigné de l’importance du soutien apporté par les soldats de la paix aux habitants de cette localité frontalière du Soudan. Il a notamment relevé leur engagement lors des évènements du 30 juin 2026, au cours desquels ils ont contribué à la protection des populations alors qu’environ 11 000 personnes avaient été déplacées. « Au nom de la population d’Am-Dafock, je tiens à exprimer notre profonde gratitude aux Zambiens pour leur présence et leur engagement à nos côtés. Leur courage a été remarquable lors des attaques du 30 juin 2026. Leur disponibilité auprès de la population a été très appréciée », a-t-il affirmé.

Au-delà de leurs responsabilités sécuritaires, les Casques bleus zambiens, notamment les femmes du contingent, ont mené plusieurs activités communautaires et humanitaires à travers des consultations médicales à Bachama, des sensibilisations à la prévention du virus Ebola et des violences basées sur le genre (VBG), ainsi que des formations au profit de 500 femmes de Birao.

« Nous sommes très reconnaissantes envers les femmes Casques bleus zambiennes pour leur engagement auprès des femmes et des communautés de Birao. Les formations que nous avons reçues nous permettent d’acquérir des compétences et de renforcer notre autonomie. Nous leur disons merci pour tout ce qu’elles ont fait pour les femmes de Birao », a souligné Gusima Ibrahim, membre de l’Organisation des femmes centrafricaines.

Les autorités locales et les représentants des communautés ont salué le professionnalisme, le courage et l’engagement du contingent zambien en faveur de la paix et de la protection des civils dans la Vakaga.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

Inauguration de la Maison Jean PING, nouveau siège de la diplomatie gabonaise

Source: Africa Press Organisation – French


Inauguré, le 16 août dernier par la Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA en présence de plusieurs Chefs d’État, de Ministres et de représentants étrangers, le nouvel Hôtel des Affaires Etrangères, baptisé « Maison Jean PING », en hommage à l’ancien Ministre des Affaires Etrangères, ancien président de l’Assemblée générale des Nations Unies et de la Commission de l’Union africaine est un édifice de 18 000 m², construit en moins de deux ans, comprend huit niveaux, 165 bureaux, dix départements, plusieurs salles de réunion et d’archives, ainsi que des espaces destinés à accueillir plus de 500 personnes.

Pour le Ministre des Affaires Etrangères, S.E. Madame Marie-Édith TASSYLA-YE-DOUMBENENY, cette inauguration met fin à près d’une décennie « d’errance » par des installations provisoires. Elle a rappelé que le ministère avait été amené à changer régulièrement de locaux, tout en poursuivant ses missions dans des conditions parfois difficiles. Elle considère désormais que l’administration diplomatique dispose d’un siège permanent, doté d’une identité institutionnelle et d’un titre foncier.

Le Ministre a également inscrit cette réalisation dans une politique plus large de consolidation du patrimoine diplomatique gabonais, citant notamment l’acquisition d’une nouvelle chancellerie à Dakar et les projets de construction de représentations diplomatiques à Malabo, Abidjan et Addis-Abeba.

Le choix du nom de Jean PING confère par ailleurs à l’édifice une dimension symbolique. Cette dénomination a rappelé Madame le Ministre, vise à rendre hommage à son parcours au service de l’État et à préserver la mémoire de son apport à la diplomatie gabonaise. Elle a également évoqué la volonté des autorités de reconnaître son parcours et de réhabiliter la place de la diplomatie dans la construction de l’État.

Ému par cet hommage, Jean PING a estimé que cette reconnaissance dépassait sa personne et concernait l’ensemble des générations de diplomates gabonais. Il a appelé les jeunes diplomates à faire preuve d’intégrité, d’exigence et d’ouverture sur le monde, en plaçant les intérêts du Gabon au cœur de leur action.

Au-delà de son caractère architectural et symbolique, la Maison Jean PING est présentée comme un nouvel instrument au service de la politique étrangère du pays. La ministre a appelé les agents du ministère à valoriser cet investissement par la qualité de leur travail, la défense des intérêts nationaux et leur contribution au renforcement des relations du Gabon avec ses partenaires.

Avec ce nouveau siège, les autorités gabonaises souhaitent ainsi donner à leur diplomatie un cadre de travail moderne et durable, tout en renforçant son efficacité, sa visibilité internationale et son rôle dans la défense des intérêts du pays.

Distribué par APO Group pour Republique Gabonaise : Ministère des Affaires Étrangères et de la Cooperation.

La prochaine décennie financière de l’Afrique se jouera dans les classes ; Binance Afrique s’y prépare d’ores et déjà

Source: Africa Press Organisation – French


Il y a dix ans de ça, rares étaient ceux qui, en dehors d’un petit cercle de chercheurs, évoquaient l’intelligence artificielle dans leurs conversations. Aujourd’hui, elle recommande des contenus, rédige des e-mails et influence les décisions dans les entreprises du monde entier. Binance (https://www.Binance.com/), le premier écosystème blockchain au monde, estime que les actifs numériques suivent une trajectoire similaire, passant d’un marché de niche à une composante normale de la vie financière quotidienne au cours de la prochaine décennie. La question qui se pose au continent n’est pas de savoir si cette évolution aura lieu, mais si l’Afrique y sera prête le moment venu.

« L’essor de l’IA nous a montré à quelle vitesse une technologie peut passer du statut d’inconnu à celui d’incontournable. Les actifs numériques suivront une trajectoire similaire au cours de la prochaine décennie, et les pays qui prépareront leurs jeunes dès leur plus jeune âge seront ceux qui en tireront le meilleur parti. Cette préparation doit commencer par les notions fondamentales de l’argent, enseignées bien avant que quiconque ne se familiarise avec les actifs numériques », a déclaré Larry Cooke, de Binance Afrique.

L’Afrique est le continent le plus jeune du monde, et cette tendance ne fera que s’accentuer dans les années à venir. Les données démographiques (https://apo-opa.co/3Uql5se) révèlent que les jeunes Africains devraient représenter 42 % de la jeunesse mondiale d’ici 2030. Cette génération héritera d’un système financier qui se réinvente déjà autour des outils numériques, et sa capacité à s’y adapter dépendra bien moins de la technologie elle-même que de ce qu’on lui aura appris sur l’argent bien avant qu’elle n’ouvre la moindre application.

Cette préparation est actuellement insuffisante. Une étude issue de l’enquête S&P Global FinLit (https://apo-opa.co/4zlXYPP) citée dans une analyse de la région datant de 2025, a révélé que seuls environ 27 % des adultes d’Afrique subsaharienne sont considérés comme ayant une culture financière, un chiffre bien inférieur à la moyenne des économies à revenus élevés. Cela reflète le fait que la gestion d’un budget, l’épargne et les mécanismes de base de l’argent sont rarement enseignés de manière formelle à l’école, alors qu’ils constituent le fondement sur lequel repose toute autre décision financière.

Les cryptomonnaies ont suivi une trajectoire similaire à celle de l’IA, avec seulement quelques années de retard. Il y a dix ans, les actifs numériques constituaient un marché de niche, suscitant un intérêt essentiellement spéculatif et n’ayant pratiquement aucune utilité au quotidien sur le continent. Aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne est le troisième marché des cryptomonnaies qui connaît la plus forte croissance (https://apo-opa.co/4xj0IvJ) au monde. Une grande partie de cette croissance provient des personnes qui les utilisent pour envoyer de l’argent à l’étranger et protéger leur épargne contre les fluctuations monétaires, comme par exemple un commerçant d’un pays qui paie un fournisseur dans un autre sans perdre de temps ni payer de frais au système bancaire. Au cours des dix prochaines années, les actifs numériques pourraient devenir un élément aussi courant de la vie financière quotidienne que l’argent mobile l’est déjà sur tout le continent.

« Il ne s’agit pas d’une tendance lointaine, c’est déjà une réalité ici. L’année dernière, plus de 8 % des transactions en cryptomonnaies dans la région (https://apo-opa.co/4xj0IvJ) concernaient de petits montants courants, inférieurs à 10 000 dollars, ce qui est bien supérieur à la moyenne mondiale. Cela prouve que ce sont les gens ordinaires, et pas seulement les grands investisseurs, qui en font un usage concret. Notre priorité est désormais de veiller à ce que l’Afrique renforce cette dynamique, afin de donner plus d’autonomie aux populations à travers tout le continent », a expliqué M. Cooke.

Binance Academy (https://apo-opa.co/4hCsqyB) a été créée dans cette optique. La plateforme propose des cours gratuits couvrant les principes fondamentaux de la gestion budgétaire, de l’épargne et de la prise de décision financière ; les notions relatives à la blockchain et aux actifs numériques sont abordées une fois ces bases acquises. Les cours sont disponibles en plusieurs langues et conçus pour des apprenants n’ayant aucune connaissance préalable en finance ou en technologie, reflétant ainsi une approche qui part du niveau réel de la plupart des gens plutôt que du niveau auquel le secteur estime qu’ils devraient se situer.

« L’éducation financière n’est pas pour nous une activité secondaire, c’est le fondement sur lequel tout repose », a déclaré M. Cooke. « Si un jeune d’Accra ou de Nairobi comprend comment fonctionne l’argent avant même d’entrer en contact avec un actif numérique, il sera bien mieux placé pour tirer parti des prochaines avancées de cette technologie. »

Binance Afrique continue d’investir dans des initiatives éducatives à travers le continent, en partant du principe que c’est la confiance financière, et non pas seulement l’accès aux services financiers, qui déterminera qui tirera le plus grand profit des dix prochaines années de finance numérique.

Distribué par APO Group pour Binance.

GABON-République Démocratique du Congo (RDC) : Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA et Félix-Antoine TSHISEKEDI renforcent la coopération bilatérale

Source: Africa Press Organisation – French


‎Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, et son homologue de la République Démocratique du Congo, S.E Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, ont réaffirmé leur volonté de consolider les relations d’amitié et de coopération entre leurs deux pays, à l’occasion de la visite de travail et d’amitié du Chef de l’État congolais à Libreville du 15 au 18 Août dernier. Au terme de leurs échanges, les deux Chefs d’État sont convenus de renforcer la mobilité entre les deux pays à travers l’exemption réciproque de visas pour les passeports diplomatiques et de service.

‎‎Les deux Présidents ont également procédé à la signature de plusieurs instruments destinés à approfondir le partenariat bilatéral, notamment un Mémorandum d’entente instituant des consultations politiques et diplomatiques régulières, ainsi qu’un Accord général de coopération. Ils ont en outre réaffirmé leur volonté de renforcer et de diversifier ce cadre de coopération dans des secteurs d’intérêt commun, notamment la défense et la sécurité, l’énergie, les transports, l’éducation, la santé publique, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. Ces engagements traduisent la volonté commune de donner un cadre plus structuré et plus dynamique au dialogue entre Libreville et Kinshasa.‎

Les discussions ont par ailleurs porté sur les perspectives de coopération économique et de transformation locale des ressources naturelles. Les Présidents Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA et Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ont souligné l’importance de promouvoir la valorisation des ressources, l’industrialisation et la création d’emplois, dans une perspective de développement durable et de renforcement de l’intégration en Afrique centrale. Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans les relations entre la République Gabonaise et la RDC, fondées sur des liens d’amitié et une volonté partagée de renforcer la coopération bilatérale au service du développement et de la stabilité de la sous-région.

Distribué par APO Group pour Republique Gabonaise : Ministère des Affaires Étrangères et de la Cooperation.

Kenya : 100 000 consultations pour soutenir la santé des jeunes à Mombasa

Source: Africa Press Organisation – French


Permettre aux adolescents en difficulté de consulter un médecin gratuitement, de recevoir une aide sociale et une écoute attentive : c’est le pari de nos équipes à Mombasa, au Kenya. Après quatre ans d’action et plus de 100 000 consultations, Médecins Sans Frontières (MSF) confie la gestion de ce projet aux autorités de santé locales. Retour sur une initiative qui a changé la vie de milliers de jeunes Kényans et Kényanes.

Des soins médicaux accessibles, sans honte ni préjugés

À Mombasa, beaucoup de jeunes hésitent à pousser la porte d’un centre de santé. La peur du regard des autres, le manque de confidentialité ou le coût financier des soins sont autant de freins. La situation est encore plus difficile pour les jeunes les plus isolés comme ceux vivant dans la rue, qui font face à des addictions, ou issus minorités, qui subissent trop souvent rejet et stigmatisation. 

Pour répondre à ce défi, MSF a ouvert de 2022 à avril 2026 des espaces réservés aux jeunes dans trois centres de santé de la ville (Bamburi, Junda et Ganjoni), en partenariat avec les services de santé locaux. 

Une équipe médicale et psychologique à l’écoute

Ici, la prise en charge est globale. Les jeunes peuvent y trouver en un seul endroit tout ce dont ils ont besoin :

  • Des consultations médicales générales et des conseils sur la vie affective et sexuelle ;
  • Un accompagnement psychologique pour traverser les moments difficiles ;
  • Un accès au dépistage du VIH et des hépatites ;
  • Une aide sociale et un suivi personnalisé.

La clé du succès ? Des jeunes éducateurs formés qui accueillent ces adolescents et adolescentes, les écoutent et les accompagnent, sans jugement.

« Les jeunes que nous rencontrons nous font confiance, car ils savent que nous sommes passés par les mêmes situations, par les mêmes challenges. Ils se sentent libres de parler de leurs problèmes et de leurs besoins », témoigne Michael, éducateur au centre.

Plus de 100 000 consultations en quatre ans

L’engouement a été immédiat. Entre 2022 et avril 2026, plus de 100 000 consultations ont été réalisées.
Pour ne laisser personne de côté, les équipes ne sont pas seulement restées dans les dispensaires : grâce à des cliniques mobiles et à des tournées nocturnes, elles sont allées à la rencontre des jeunes directement dans leurs quartiers, parfois dans les zones les plus difficiles d’accès.

Des résultats concrets sur la santé physique et mentale

Une étude menée tout au long du projet montre ses impacts positifs :  
•    +33 % de jeunes qui osent aller se faire soigner ;
•    -20 % de symptômes de dépression ;
•    +12 % de tests de dépistage du VIH ;
•    +40 % de jeunes qui adoptent un traitement préventif contre le VIH (PrEP) ;
•    +23 % de personnes victimes de violences qui demandent de l’aide.

Ce cadre sécurisant a particulièrement aidé les jeunes les plus marginalisés à reprendre confiance dans le système de santé et à suivre régulièrement leurs traitements.
« J’avais perdu espoir, au point que je pensais au suicide. Quand j’ai quitté le centre de santé, j’avais retrouvé l’envie et j’ai senti que je n’étais plus seule. Je n’avais jamais vu une structure comme celle-ci ailleurs à Mombasa », témoigne une jeune femme soutenue par nos équipes. 

Aujourd’hui, MSF passe la main aux acteurs locaux

Après quatre années de travail main dans la main avec les soignants locaux, les éducateurs et les habitants, MSF a transmis le projet aux autorités de santé de Mombasa.

Nos équipes leur ont notamment partagé ce qui a le mieux fonctionné pour que ces services continuellement adaptés aux jeunes perdurent. Dans les prochains mois, MSF restera présente à Mombasa pour poursuivre ses autres actions auprès des plus fragiles.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Benin: 25ᵉ édition des Championnats nationaux scolaires du primaire : Djougou au cœur de la célébration des talents et de l’épanouissement de la jeunesse

Source: Africa Press Organisation – French

La Cité des Kpétonis accueille, depuis le lundi 17 août 2026, la phase finale de la 25ᵉ édition des Championnats nationaux scolaires de l’enseignement primaire. Placé sous la bannière de l’Union des Associations Sportives et Culturelles de l’Enseignement Primaire (UASCEP), l’événement rassemble pendant quatre jours de jeunes athlètes venus de tous les départements du Bénin. 

Le coup d’envoi a été conjointement donné par le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Armand Kuyema NATTA, le Ministre de l’enseignement secondaire, en charge de la formation professionnelle, Monsieur Clément KOUCHADE et le Ministre Conseiller Monsieur Paulin GBENOU. C’était en présence des représentants du Ministre des Sports et de l’éducation civique, du Maire de la commune de Djougou, du Préfet du département, du Directeur général de l’OBSSU, des autorités traditionnelles et religieuses et des acteurs du secteur éducatif. 

Dans une ambiance de ferveur républicaine, le Ministre Armand Kuyema NATTA a, dans son allocution, souligné l’importance stratégique du sport et de la culture dans le parcours éducatif des enfants. S’inscrivant dans la vision d’émergence impulsée par le Chef de l’État, Monsieur Romuald WADAGNI, le Ministre a rappelé que la pratique sportive en milieu scolaire constitue un levier majeur pour former des citoyens accomplis. 

Au-delà de la performance sportive et artistique, cette édition 2026 accorde une place importante à l’éducation morale et à l’engagement civique. Discipline, tolérance, respect de l’autre, fair-play, responsabilité et respect des décisions des juges et arbitres constituent les valeurs appelées à guider les compétiteurs jusqu’au jeudi 20 août prochain. 

Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire a invité les jeunes participants à donner le meilleur d’eux-mêmes, tout en gardant à l’esprit que la compétition doit demeurer un espace d’unité, de convivialité, de fraternité et de fair-play. 

La réussite de cette 25ᵉ édition repose également sur la mobilisation de plusieurs acteurs institutionnels. Le ministre a salué l’engagement des responsables et encadreurs de l’UASCEP. Il a également exprimé sa reconnaissance aux ministères en charge des Sports, de l’Enseignement secondaire, de la Santé et de l’Intérieur pour leur accompagnement, ainsi qu’à l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire (OBSSU). Les autorités départementales et communales de la Donga, les parents d’élèves, les acteurs traditionnels et religieux ainsi que l’ensemble des partenaires ont également été salués pour leur contribution à la tenue de cette importante rencontre nationale. 

À Djougou, la jeunesse scolaire est appelée à conjuguer talent, discipline, esprit d’équipe et engagement citoyen, dans la perspective de faire émerger les futurs champions et ambassadeurs culturels du Bénin.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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République démocratique du Congo – Travailleurs humanitaires : « Si je ne le fais pas, qui va le faire ? »

Source: Africa Press Organisation – French

« Si vous voulez les tuer, commencez par moi. »

Ce sont les mots dont Emmanuel Madragule se souvient, ce jour où il a cru que sa dernière heure était venue.

Le chef d’un groupe armé pointait une arme sur lui, son collègue Hubert Amani et les autres membres de leur équipe au cours d’une mission humanitaire d’évaluation des besoins dans la province de l’Ituri.

C’est à ce moment que le chef du village était intervenu.

« Ces humanitaires sont venus pour nous aider », a-t-il déclaré au chef du groupe armé. « Si tu veux les tuer, commence par moi. » 

Pour Emmanuel, chauffeur, et Hubert, chargé d’affaires humanitaires, tous deux employés du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ce geste leur a sauvé la vie.

Basés à Bunia, la capitale de la province de l’Ituri, ils travaillent dans une région où les besoins humanitaires restent immenses. Des dizaines de groupes armés y sont actifs, plus d’un million de personnes sont déplacées et l’accès aux infrastructures et aux services de base demeure limité. Bunia est aussi, depuis le mois de mai, l’épicentre de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière que le pays ait jamais connue. 

Une visite dans une communauté coupée de l’aide

En juin 2024, l’équipe s’est rendue dans un village près de Djugu afin d’évaluer les besoins humanitaires. La communauté n’avait reçu aucune assistance depuis 2018.

« Quand nous sommes arrivés sur le terrain, nous avons été accueillis chaleureusement », se souvient Hubert. « Nous avons trouvé que la population buvait une eau impropre. Ce sont des choses qui me font mal au cœur en tant que citoyen congolais, de voir mes frères et mes sœurs souffrir. On est au XXIe siècle, et certaines personnes n’ont même pas accès aux besoins les plus essentiels ».

Alors qu’Hubert et ses collègues échangent avec les habitants, un villageois s’approche discrètement d’Emmanuel pour lui conseiller de quitter les lieux immédiatement. Un commandant de groupe armé venait d’arriver sur place et la tension montait.

Emmanuel alerte aussitôt ses collègues. Ils décident alors d’interrompre la visite et de repartir.

« Quand le chef rebelle nous a vus remonter dans le véhicule, il a sorti son arme et a crié : “Descendez de ce véhicule !” », raconte Emmanuel.

Le chef du groupe armé pointe son arme sur le groupe et exige de l’argent. Un coup de feu part. Un autre homme armé répond par deux tirs. Dans la confusion, le chef rebelle s’en prend à l’équipe humanitaire. « Il a dit : “Vous voulez me tuer ? Qui a tiré ?” Et c’est là qu’il a commencé à tirer à gauche et à droite, en l’air, tout près de nous », explique Emmanuel.

C’est alors que le chef du village est intervenu. Après une longue discussion, les hommes armés épargnent finalement leur vie, mais s’emparent sont de leurs téléphones, véhicules, argent et de ordinateurs. Avec l’aide des villageois, l’équipe d’OCHA quitte les lieux à moto à travers la brousse, escortée par des hommes armés. « Pour moi, ces 35 minutes ont été les plus longues de ma vie », confie Hubert. 

Les deux collègues se souviennent encore des émotions ressenties pendant l’attaque. « Je me suis dit que j’aurais dû rédiger mon testament », raconte Hubert. « Je me disais que c’était fini pour moi, fini pour mon travail, fini pour tout ce que j’étais venu accomplir. J’étais venu aider les gens, et soudain, j’étais devenu une cible. »

Emmanuel, lui, pensait à son fils.

« J’ai pensé à mon petit garçon, qui a deux ans. Si j’étais mort, qu’est-ce qu’il serait devenu ? Je n’aurais pas pu lui parler ni lui dire au revoir. C’est ce qui m’a fait le plus mal. »

Beaucoup d’humanitaires n’ont pas eu la même chance qu’Hubert et Emmanuel. Rien que pendant les sept premiers mois de 2026, plus de 60 attaques contre du personnel humanitaire ont été enregistrées en RDC, et huit humanitaires ont perdu la vie, la plupart dans les provinces de l’est du pays. Les attaques de drones constituent également une nouvelle menace pour les travailleurs humanitaires.

Pour nombre d’entre eux, le risque fait partie du quotidien.

« Quand je quitte le bureau pour aller sur le terrain, je me prépare à tout », explique Emmanuel. « Un accident peut arriver à n’importe quel moment. Un enfant peut traverser la route soudainement. C’est la vie que j’ai choisie. Ce sont des risques professionnels. Je dois les affronter parce que, si je ne le fais pas, les objectifs humanitaires seront-ils atteints ? Et si je ne le fais pas, qui va le faire ? » 

Pourquoi ils continuent 

L’attaque n’a pas donné envie à Hubert d’arrêter.

« Paradoxalement, cela m’a fait aimer ce travail encore davantage », dit-il. « Quand je suis rentré chez moi, je n’arrêtais pas de penser aux personnes qui souffraient. J’ai dit à mes responsables : s’il faut y retourner, je suis prêt à repartir dès demain. »

Pour Emmanuel aussi, l’engagement est personnel.

« L’une des raisons pour lesquelles je suis fier de travailler dans l’humanitaire, c’est que nous aidons ceux qui en ont le plus besoin », explique-t-il. « Mon oncle a été blessé par balle lors d’une attaque contre notre village. Les humanitaires lui ont sauvé la vie. Il a été évacué par hélicoptère. S’il est vivant aujourd’hui, c’est parce que l’aide humanitaire était présente. »

Pour Hubert, c’est ce qui pousse de nombreux humanitaires à continuer. 

« Si une seule vie est sauvée grâce à ce que nous faisons, alors cela en vaut la peine », affirme-t-il. « On rentre chez soi en sachant qu’une personne a été sauvée. N’abandonnez pas. Ce que vous faites est extrêmement important. Tant de personnes sont en vie grâce à votre travail. » 

Les risques augmentent, mais les besoins demeurent 

Dans l’est de la RDC, les missions humanitaires se déroulent dans un environnement de plus en plus dangereux. En Ituri, les risques sont devenus encore plus complexes avec l’épidémie d’Ebola.

Les communautés confrontées à des besoins humanitaires depuis de nombreuses années ont souvent du mal à faire confiance aux équipes médicales et à respecter les mesures de santé publique mises en place pour contenir l’épidémie. Plusieurs centres de traitement ont été incendiés et des équipes chargées des enterrements ont été attaquées.

Malgré ces difficultés, les humanitaires poursuivent leur action. À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Coordonnateur humanitaire en RDC, Damien Mama, a appelé au respect du droit international humanitaire.

« Protéger les humanitaires, c’est protéger l’accès à l’aide. C’est défendre la dignité humaine là où elle est la plus menacée. Merci d’agir pour l’humanité », a-t-il déclaré. 

Distribué par APO Group pour UN News.

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Ebola en République démocratique du Congo (RDC) : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) maintient l’urgence internationale

Source: Africa Press Organisation – French

Le Comité d’urgence a recommandé le maintien de ce statut, instauré le 17 mai, alors que l’épidémie continue de faire peser une menace importante sur les populations en RDC et dans les pays voisins. Le Dr Tedros a appelé les gouvernements et les partenaires à intensifier leurs efforts et à mobiliser les ressources nécessaires pour protéger les communautés au cours des prochains mois.

Des recommandations actualisées à l’intention du gouvernement congolais et des autres pays exposés à une éventuelle propagation du virus seront publiées par l’OMS dans les prochains jours.

La décision intervient quelques jours après que l’OMS a averti qu’au rythme actuel, cette flambée pourrait devenir la pire jamais enregistrée.

Le risque de propagation du virus est jugé « très élevé » en RDC, où des cas ont été recensés dans six provinces. Il est considéré comme « élevé » en Ouganda et dans d’autres pays voisins, et « faible » dans le reste de l’Afrique et à l’échelle mondiale.

Selon le dernier bilan communiqué par l’agence, l’épidémie a fait 4.945 cas confirmés et 2.325 décès. Elle est ainsi déjà la plus importante jamais enregistrée en RDC et la deuxième au niveau mondial, derrière l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016, qui avait fait quelque 11.000 morts sur près de 28.000 cas.

Une propagation à une vitesse sans précédent

À l’ouverture de la réunion du Comité d’urgence, le chef de l’OMS a alerté sur le risque élevé d’une propagation nationale et internationale du virus.

Selon l’agence onusienne, cette flambée, déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée, progresse à une vitesse « sans précédent ». L’insécurité, les déplacements de population et l’intensité des mouvements le long des routes, des cours d’eau et des zones minières compliquent encore davantage la riposte.

« L’épidémie est loin d’être maîtrisée », a insisté le Dr Tedros, estimant qu’elle « a pris une longueur d’avance considérable » sur les équipes engagées dans la lutte.

Une équipe prise pour cible

À ces difficultés sanitaires s’ajoutent désormais de sérieux obstacles sécuritaires. À Kandoy, dans le territoire d’Aru, un chauffeur d’ambulance a été blessé et trois véhicules ont été vandalisés lors d’une attaque visant une équipe de riposte.

Selon Julien Harneis, coordinateur principal de l’ONU pour Ebola, cette attaque, perpétrée lundi dans le nord de l’Ituri par un groupe de motards, est « inacceptable ». Il appelle au respect du droit international humanitaire et rappelle que les civils, le personnel de santé et les travailleurs humanitaires ne doivent pas être pris pour cible.

L’OMS souligne que les incidents de ce type restent fréquents. « Presque tous les jours, vous savez, nous sommes confrontés à une sorte de réaction de la part des communautés », a déploré Thierno Baldé, responsable de la gestion de l’épidémie à l’OMS.

Les Nations Unies appellent donc les autorités locales, les leaders communautaires, les associations de motards et la population de l’Ituri à soutenir les équipes de riposte, à rejeter la violence et à coopérer avec les mesures de santé publique.

Les motards au cœur de la mobilisation

Dans cette lutte contre le virus Ebola de type Bundibugyo, l’OMS mise notamment sur une vaste campagne de mobilisation communautaire ciblant les associations de motards, qui jouent un rôle essentiel dans le transport des patients et des dépouilles.

S’exprimant depuis Bunia, épicentre de l’épidémie, le Dr Baldé a expliqué que les motards comptent parmi les catégories les plus exposées en raison de leurs activités de transport. Certains ont eux-mêmes perdu plusieurs membres de leur famille à cause du virus.

« Nous voulions aller plus loin encore, en les transformant en agents de surveillance et d’intervention », a déclaré le responsable de l’OMS.

Les motards constituent en effet un maillon essentiel de la surveillance épidémiologique. Ils doivent « être en mesure de nous signaler chaque fois qu’ils transportent une personne malade », de contacter les équipes de surveillance et de permettre au cas suspect d’être testé.

Cette mobilisation se fait « de manière très respectueuse », a assuré le Dr Baldé, « en les convainquant, en leur expliquant… que c’est pour leur bien, pour celui de leur famille ».

Des progrès dans la gestion des décès

L’OMS a par ailleurs renforcé ses effectifs avec 100 épidémiologistes experts supplémentaires, qui seront déployés dans les zones sanitaires, avec l’appui de plus de 500 agents de santé communautaires chargés de rechercher les contacts, d’identifier les cas et d’encourager les personnes concernées à accepter un suivi.

Les capacités de prise en charge sont également renforcées. Quelque 400 lits ont été ajoutés dans différents établissements au cours des deux dernières semaines.

« La situation est assez difficile, mais les gens travaillent jour et nuit pour tenter de maîtriser l’épidémie et de suivre son rythme de propagation », a déclaré le Dr Baldé.

Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs d’enterrement sûr et digne, notamment en mobilisant les habitants des villages chargés de ces opérations et en leur fournissant du chlore et des gants pour manipuler les corps en toute sécurité.

Le responsable de l’OMS a cité les localités de Lita et Nizi comme exemples de progrès. « Il y a environ six ou sept semaines », les équipes y étaient « submergées par le nombre de décès au sein de la communauté ».

« Aujourd’hui, nous ne signalons que quelques cas, quelques décès, et ces défunts sont enterrés en toute sécurité et dans la dignité, au moment opportun. »

Ces avancées ne doivent toutefois pas conduire à relâcher les efforts. Face à une épidémie qui menace de gagner les pays voisins, l’OMS appelle à une réponse régionale mieux coordonnée et à un financement durable.

À ce jour, environ 60 % des 115 millions de dollars nécessaires à la riposte contre Ebola ont été mobilisés.

Témoignage : à Kigonze, les survivants redonnent espoir

En Ituri, dans l’est de la RDC, les familles déplacées affrontent Ebola après avoir déjà fui les violences. À Kigonze, un centre de transit de huit lits permet d’isoler et de tester rapidement les cas suspects.

Esther, 19 ans, a survécu au virus après avoir perdu sa mère. Aujourd’hui, elle travaille auprès d’enfants malades au centre de traitement. « N’ayez pas peur. Ne restez pas à la maison pour y mourir. Si vous ne vous sentez pas bien, allez à l’hôpital », dit-elle.

Dans une communauté durement éprouvée, les survivants contribuent ainsi à renforcer la confiance et à contenir l’épidémie.

Lire la suite de ce témoignage recueilli par nos collègues du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ici.

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