Gabon : Le Chef de l’Etat visite les voiries des 3e et 6e arrondissements de Libreville

Source: Africa Press Organisation – French


Dans les 3ᵉ et 6ᵉ arrondissements de Libreville, le changement est désormais visible. Des voies autrefois dégradées ou difficiles d’accès laissent progressivement place à des axes modernisés, assainis et mieux aménagés. Le visage des quartiers se transforme et le quotidien des populations s’améliore.

Du Camp de Police à la Baie des Cochons, les nouvelles voiries déjà mises en service offrent aujourd’hui un environnement plus accessible et plus agréable. Chaussées rénovées, ouvrages d’assainissement, parkings publics, abribus modernes et aires de jeux viennent compléter cette transformation urbaine.

Pour les populations riveraines, les effets sont concrets, déplacements facilités, quartiers désenclavés, circulation améliorée et cadre de vie progressivement embelli.

Une satisfaction perceptible tout au long de la visite du Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, accueilli par de nombreux habitants venus saluer les changements intervenus dans leur environnement immédiat.

De la Peyrie à Atong-Abè, du Foyer de Charité à La Campagne, jusqu’à l’axe reliant le carrefour MCD à Bethsaïda via Montalier dans le 6ᵉ arrondissement, la même dynamique se dessine, ouvrir les quartiers, améliorer la mobilité et redonner à Libreville une image plus moderne et plus attractive.

Sur le terrain, le Chef de l’Etat a voulu constater lui-même la qualité des travaux et identifier les améliorations encore nécessaires. Car la modernisation des voiries ne doit pas se limiter à la chaussée, elle doit intégrer l’assainissement, la sécurité, les équipements de proximité et l’aménagement des espaces publics.

Cette transformation appelle également à la responsabilité de chacun. Aux côtés des investissements consentis par l’Etat, les populations sont invitées à préserver les ouvrages réalisés, à lutter contre l’insalubrité et à éviter les occupations anarchiques susceptibles de dégrader les nouveaux aménagements.

Dans les 3ᵉ et 6ᵉ arrondissements, la modernisation des voiries change ainsi progressivement le visage de Libreville. Une transformation visible qui rapproche les quartiers, embellit la capitale et, surtout, améliore concrètement la vie de ses habitants.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Burundi – Le Président Ndayishimiye a inauguré un projet de distribution d’eau potable

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, a inauguré ce mardi plus de 180 robinets publics d’eau potable aménagés par l’ONG AMAZI WATER dans les localités de Tenga et Rubirizi en province de Bujumbura.

Cette réalisation vient renforcer les efforts en faveur de l’accès universel à l’eau potable et de l’amélioration des conditions de vie de la population.

S’adressant à la population bénéficiaire, le Chef de l’État a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’ONG AMAZI WATER pour cette initiative, tout en l’encourageant à poursuivre sur le même élan afin de contribuer davantage à l’amélioration de l’accès à l’eau potable au Burundi.

Le Président Ndayishimiye a rappelé que l’accès à une eau potable en quantité suffisante constitue un facteur essentiel de développement. Au-delà de la satisfaction des besoins quotidiens, l’eau joue un rôle majeur dans l’hygiène, l’assainissement ainsi que dans la prévention et la lutte contre les maladies.

Le projet repose sur un forage permettant actuellement de recueillir quelques 600.000 litres d’eau, distribués à travers un réseau de tuyaux long de 21 kilomètres; l’ambition étant d’augmenter progressivement cette capacité pour atteindre 3 millions de litres, avec l’objectif de desservir environ 120.000 personnes.

Cette initiative constitue ainsi une contribution importante aux efforts visant à rapprocher l’eau potable des communautés et à réduire les difficultés liées à son accès.

Le Chef de l’État a également encouragé les populations des localités qui ne disposent pas encore d’eau potable à travailler en synergie et à prendre des initiatives, notamment en se mobilisant pour l’acquisition de pompes et de tuyaux. Ainsi
ces efforts pourront ensuite être accompagnés par le nouveau service « Initiative Eau » de la Présidence de la République, mis en place pour soutenir les communautés dans leurs démarches d’accès à cette ressource essentielle.

Ce projet s’inscrit dans la vision du Président de la République qui fait de l’accès à l’eau potable une priorité, en accord avec les priorités de l’Union Africaine, permettant une amélioration des conditions de vie de la population.

Il a enfin rassuré que les efforts seront poursuivis afin que toutes les collines du Burundi puissent être approvisionnées en eau potable d’ici 2030.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Le programme de transition énergétique sud-africain, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, prend forme à l’approche de African Energy Week (AEW) 2026

Source: Africa Press Organisation – French


L’Afrique du Sud connaît actuellement l’une des transformations les plus importantes de son secteur énergétique, alors que le pays s’efforce de diversifier son mix énergétique, de réduire sa dépendance au charbon et de développer un système énergétique plus intégré, capable de soutenir une croissance économique à long terme. Alliant électricité, gaz naturel, combustibles liquides, hydrogène et stockage d’énergie, ce modèle en pleine évolution crée de nouvelles opportunités en matière de développement des infrastructures, d’investissements industriels et de partenariats public-privé.

Ces évolutions seront examinées lors de la session intitulée « Investir en Afrique du Sud : développer des systèmes énergétiques intégrés pour un avenir énergétique inclusif et résilient » de l’African Energy Week (AEW) 2026, au cours de laquelle des décideurs politiques, des investisseurs et des dirigeants du secteur évalueront les stratégies commerciales, les cadres politiques et les modèles de financement nécessaires à la mise en place d’un système énergétique plus flexible et diversifié.

Cette discussion intervient alors que l’Afrique du Sud poursuit la mise en œuvre de son « Partenariat pour une transition énergétique juste », une initiative phare lancée en 2021 qui a mobilisé un engagement initial de 8,5 milliards de dollars de la part de partenaires internationaux afin de soutenir la transition du pays grâce à des investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures de réseau, les véhicules électriques et l’hydrogène vert. Depuis, le programme a élargi les discussions autour des mécanismes de financement mixte et de la participation du secteur privé afin d’accélérer le déploiement des projets.

Si les énergies renouvelables restent au cœur du futur mix énergétique sud-africain, les infrastructures gazières devraient jouer un rôle important en apportant de la flexibilité à mesure que le pays intègre des volumes croissants d’énergie éolienne et solaire intermittentes. Le Plan directeur gazier du gouvernement et le cadre politique émergent en matière de gaz visent à soutenir le développement d’un marché gazier national tout en permettant de nouveaux investissements dans les infrastructures.

Plusieurs grands projets d’infrastructures gazières avancent dans le cadre de cette stratégie. À Richards Bay, le projet de terminal « Zululand Energy Terminal » est en cours de développement pour devenir le premier terminal d’importation de GNL d’Afrique du Sud ; il devrait soutenir le programme « gaz-électricité » de 3 000 MW prévu par Eskom, renforçant ainsi la sécurité énergétique et la flexibilité du réseau. Parallèlement, le développement du terminal GNL de Ngqura, situé dans la zone économique spéciale de Coega, progresse en tant que pôle stratégique d’importation et de regazéification de gaz, conçu pour soutenir les utilisateurs industriels, les producteurs d’électricité indépendants et les futures capacités de production d’électricité à partir du gaz. Ensemble, ces projets pourraient constituer des infrastructures essentielles pour le marché gazier émergent de l’Afrique du Sud, tout en soutenant la croissance industrielle et la transition vers un système énergétique plus diversifié.

Dans le même temps, le pays se positionne comme un acteur mondial potentiel dans le domaine de l’hydrogène vert. Des projets tels que le développement d’hydrogène vert de Sasol à Boegoebaai, dans la province du Cap-Nord, et la zone économique spéciale de Boegoebaai proposée visent une production d’hydrogène à grande échelle alimentée par des énergies renouvelables, avec pour ambition de développer des opportunités d’exportation et de créer de nouvelles chaînes de valeur industrielles.

La session « Invest in South Africa » examinera comment le pays peut intégrer le gaz, les énergies renouvelables, l’hydrogène et le stockage dans un système énergétique résilient tout en gérant la transition vers l’abandon du charbon. Les discussions porteront sur les voies d’investissement, les priorités en matière d’infrastructures et les partenariats nécessaires pour garantir un approvisionnement électrique fiable et une croissance économique inclusive.

« La transition énergétique de l’Afrique du Sud représente l’une des opportunités d’investissement les plus importantes du continent, mais son succès dépendra de la mise en place d’un système énergétique garantissant fiabilité, accessibilité financière et croissance », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « En réunissant des investisseurs, des décideurs politiques et des leaders du secteur, l’AEW 2026 contribuera à faire progresser les partenariats nécessaires pour transformer les ambitions énergétiques de l’Afrique du Sud en projets concrets au service de l’économie. »

Alors que l’Afrique du Sud redéfinit son paysage énergétique, l’AEW 2026 offrira aux parties prenantes une plateforme pour identifier les opportunités dans les domaines du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, de l’hydrogène et des infrastructures, contribuant ainsi à définir le prochain chapitre de l’avenir énergétique du pays.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Réunion entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le Gouvernement centrafricain sur la planification de la transition

Source: Africa Press Organisation – French

  • La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, et le Premier ministre centrafricain, Chef du Gouvernement, Félix Moloua, ont présidé, le 10 août 2026 à Bangui, une réunion consacrée à la planification de la transition de la mission. 
  • Cette rencontre, qui a réuni les membres du Gouvernement, le leadership de la MINUSCA, des experts des deux institutions ainsi que des diplomates, a permis d’examiner les orientations de la planification de la transition. 
  • Une démarche inscrite dans la résolution 2800 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La MINUSCA et le Gouvernement centrafricain poursuivent leur réflexion commune sur les modalités du transfert progressif de certaines responsabilités de la Mission aux autorités nationales. Les deux partenaires ont pris connaissance des conclusions du comité technique mixte chargé d’évaluer la mise en œuvre de ce processus et d’identifier les domaines pouvant faire l’objet d’un transfert graduel de compétences.

Dans son intervention, la Représentante spéciale a salué les progrès enregistrés grâce à la coopération entre la MINUSCA et le Gouvernement, estimant que le travail entrepris dans le cadre de cette planification témoigne des avancées réalisées par la RCA sur la voie de la stabilité et de la consolidation de la paix. « Nos nombreux résultats obtenus conjointement et graduellement en témoignent. Qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’APPR avec la dissolution de la majorité des groupes armés, de la démobilisation et du désarmement d’un nombre record d’ex-combattants, ou encore du succès historique des élections 2025/2026 », a-t-elle indiqué.

La Représentante spéciale s’est réjoui que l’appropriation nationale forte de la planification ainsi que les progrès et les réalisations concrètes sur lesquels elle s’appuie, permettent « d’envisager et planifier le transfert graduel des tâches et responsabilités de la Mission au Gouvernement ». Soulignant que le travail de planification doit se poursuivre au-delà de la présentation du rapport du Secrétaire général d’ici le 15 septembre 2026, elle a rappelé que l’objectif visé est « une transition graduelle, ordonnée et responsable, informée par la réalité du terrain pour préserver les acquis et consolider les progrès accomplis ».

Pour le Premier ministre, Félix Moloua, cette transition ne doit pas être interprétée comme un retrait de la MINUSCA du pays. « La transition dont nous posons aujourd’hui les jalons n’est pas un désengagement brusque mais un processus méthodique, graduel, structuré et concerté de transfert de compétences et de charges. Il s’agit de consolider les acquis de la paix, de transférer les responsabilités transférables aux institutions nationales et à l’équipe pays des Nations Unies tout en maintenant un accompagnement stratégique centré sur la mission fondamentale de la MINUSCA. Notre objectif commun est de garantir la pérennité des acquis sans créer de vide sécuritaire ou administratif tout en renforçant la coopération nationale sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré.

« Cette transition concertée, progressive et responsable réaffirme la volonté ferme du Gouvernement de consolider la paix, de garantir la sécurité nationale et d’assumer pleinement la souveraineté nationale, main dans la main avec nos partenaires du système des Nations Unies », a ajouté le Chef du Gouvernement, saluant une étape historique.

La rencontre fait suite aux travaux entre les experts de la MINUSCA et du Gouvernement dans le cadre du comité technique mixte, co-dirigé par le Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre et par le Représentant Spécial adjoint de la MINUSCA.

Un communiqué conjoint a été adopté à l’issue de la réunion de haut niveau par lequel les deux parties se félicitent de la tenue de ces travaux techniques inclusifs qui ont résulté sur des recommandations concrètes, pragmatiques et pleinement alignées avec la logique de consolidation qui animent leur partenariat. « Le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA réitèrent leur détermination à poursuivre conjointement le travail de planification de la transition tout en poursuivant leur collaboration pour consolider les avancées significatives en termes de sécurité et de stabilisation, au profit de la population centrafricaine », lit-on dans le document.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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GABON–ONU : Mobilisation de ressources en faveur du développement durable

Source: Africa Press Organisation – French

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la République Gabonaise et le Système des Nations Unies, d’importantes ressources ont été mobilisées en 2025 en appui aux priorités nationales de développement durable. Le partenariat entre le Gabon et le système des Nations unies s’est traduit, en 2025, par la mobilisation de 18,5 millions de dollars, soit environ 10,5 milliards de FCFA, destinés au financement de plusieurs programmes de développement durable. Selon les données rapportées par L’Union, ce montant représente une progression d’environ 4 % par rapport à l’année précédente.

Ces financements ont principalement été orientés vers les secteurs sociaux et environnementaux dont la santé, l’éducation et la lutte contre le changement climatique, le reste a été consacré notamment à des initiatives liées à la gouvernance et à la jeunesse.

La coopération accorde également une place importante à la transition écologique et à la finance durable. Plus de 500 jeunes participent à des initiatives liées à la gestion forestière et à la préservation des ressources naturelles. En 2023, quelque 3,5 milliards de FCFA avaient déjà été mobilisés en faveur de l’économie verte et bleue.

Sous la coordination de la Représentante résidente des Nations Unies au Gabon, Madame Fatou Aminata LO, plusieurs mécanismes de financement innovants, notamment les échanges dette-nature et la finance bleue, sont également mis en avant. Ces dispositifs visent à soutenir les investissements liés au développement durable tout en contribuant à préserver les équilibres financiers du pays.

Au-delà des montants engagés, ces données illustrent la volonté du Gabon et de ses partenaires internationaux de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux, le développement local et la transition écologique.

Distribué par APO Group pour Republique Gabonaise : Ministère des Affaires Étrangères et de la Cooperation.

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République démocratique du Congo : À Nizi, les capacités de prise en charge se renforcent, mais les besoins restent immenses

Source: Africa Press Organisation – French

À quelques kilomètres de Mongbwalu, épicentre de l’épidémie au début de la réponse en République démocratique du Congo, le Centre de traitement Ebola (CTE) de Nizi accueille chaque jour des patients suspects dans une zone où la pression reste élevée. La présence de plus de 80 000 personnes déplacées internes réparties dans 22 sites, combinée à une forte mobilité liée aux activités minières, continue d’accroître le risque de propagation de la maladie.

Le renforcement des capacités de prise en charge s’est imposé très tôt comme une priorité afin de permettre aux équipes de santé de répondre rapidement aux besoins des patients et de limiter la transmission du virus.

« Nizi a été identifiée comme une priorité en raison de sa proximité avec l’épicentre de l’épidémie, de la présence de nombreux sites de déplacés et d’une forte concentration de populations dans les zones minières. Ces facteurs augmentent le risque de transmission et nécessitent des capacités de prise en charge adaptées », explique le Dr Léon Malengela, coordonnateur de terrain pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Avec l’appui de l’OMS et de ses partenaires, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a progressivement renforcé les capacités du CTE. La capacité d’accueil atteint désormais 80 lits, grâce aux livraisons successives de lits et de matelas fournis par l’Organisation. Des médicaments essentiels, des équipements de protection individuelle, du matériel de laboratoire ainsi qu’un appui logistique ont également été mis à disposition. En parallèle, 36 investigateurs locaux ont été formés pour renforcer la détection précoce des alertes et le suivi des contacts dans les différentes aires de santé. L’OMS a aussi appuyé, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’identification et la formation de 216 relais communautaires sur les sites de personnes déplacées internes afin de renforcer la surveillance communautaire et la détection précoce des alertes.

Au-delà des infrastructures, des équipements et des ressources humaines, la sécurité des soins dépend aussi de l’organisation du centre de traitement et du strict respect des mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI).

« La PCI permet de protéger les patients, les agents de santé et les visiteurs. Le centre a été conçu avec des circuits distincts, des chambres individuelles pour les cas suspects, des équipements de protection et des procédures strictes de désinfection afin de limiter tout risque de transmission », souligne le Dr Landry Kabego, responsable du pilier PCI à l’OMS.

Au fil des semaines, ces investissements ont permis d’améliorer les conditions de prise en charge et de soutenir le travail quotidien des équipes médicales. Ils restent toutefois insuffisants face à une épidémie qui continue d’évoluer.

« L’appui de l’OMS est considérable. Il ne se limite pas aux lits et aux équipements. Il couvre également la surveillance, le laboratoire, la communication des risques, la coordination et bien d’autres aspects de la réponse. Cet appui nous permet progressivement de combler plusieurs insuffisances, même si des défis importants subsistent encore », témoigne le Dr Jean-Claude Lonzama Dher, Médecin chef de zone de Nizi.

L’approvisionnement en eau du CTE, la gestion sécurisée des déchets biomédicaux, la mise en place de centres de transit dans les zones les plus exposées ainsi que le renforcement des moyens logistiques, notamment les ambulances et les motos, demeurent essentiels pour assurer une prise en charge encore plus rapide des patients.

Avec les nouvelles capacités, le CTE de Nizi offre des soins de qualité aux patients. Fwalin Nzale a été déclarée guérie et a retrouvé sa famille après avoir passé 14 jours dans le CTE. En tant que survivante, elle sensibilise sa communauté en encourageant les personnes présentant des symptômes de la maladie à virus Ebola à se rendre le plus tôt possible dans un centre de santé.

« Je suis vivante grâce aux soins que j’ai reçus. Dès les premiers signes de la maladie, il faut venir rapidement au centre de traitement. Il ne faut pas attendre qu’il soit trop tard », conseille Fwalin.

À Nizi, les efforts se poursuivent pour renforcer les capacités de prise en charge. Mais alors que les équipes restent mobilisées jour et nuit, davantage de lits, d’équipements, de personnel qualifié et de moyens logistiques seront encore nécessaires pour garantir à chaque patient un accès rapide à des soins sûrs, dignes et de qualité.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO) – Democratic Republic of Congo.

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Le Président Ndayishimiye ouvre la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, Paix et Sécurité

Source: Africa Press Organisation – French

Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine et Champion de l’UA pour l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, a procédé, ce lundi 10 août 2026, au Palais de Kiriri, à l’ouverture officielle de la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, élargi cette année à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité autour du thème : « Eau, Paix et Leadership inclusif en Afrique : institutionnalisation du rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix grâce à une gouvernance responsable des ressources ».

Dans son discours, le Chef de l’État a d’abord souhaité la bienvenue aux jeunes et aux différents participants avant de rappeler que la capitale burundaise a été consacrée Capitale africaine de la Jeunesse par la Décision 868 de la 37ᵉ Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, qui a également institutionnalisé le Dialogue continental comme un rendez-vous annuel devant se tenir à Bujumbura.

Le Président Ndayishimiye a souligné que cette rencontre constitue une occasion de renforcer le dialogue, l’innovation et la mobilisation de la jeunesse africaine en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable.

Abordant la question de l’eau, le Président de la République a rappelé que l’Union africaine a placé l’année 2026 sous le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Il a ainsi souligné que l’accès à l’eau potable reste un défi pour des millions d’Africains, avec des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes, les jeunes filles et les enfants qui parcourent parfois de longues distances pour s’approvisionner.

Selon le Chef de l’État, garantir un accès équitable à l’eau contribue à améliorer la santé publique, à favoriser l’éducation des jeunes filles, à renforcer l’autonomisation économique des femmes et à accroître la production agricole.

Cependant, la rareté et la mauvaise gestion de cette ressource peuvent également devenir des facteurs de tensions entre États et entre communautés. Le Président Ndayishimiye a notamment évoqué les tensions liées au partage des ressources du bassin du Nil, ainsi que les conflits entre agriculteurs et éleveurs autour de l’accès à l’eau et aux pâturages.

Il a appelé à une gestion durable et inclusive des ressources hydriques, au renforcement de la coopération entre les États et à la mobilisation des investissements et de l’innovation afin de faire de l’eau un facteur de développement, de paix et de prospérité.

Le deuxième axe du discours présidentiel a porté sur la consolidation de la paix et de la sécurité, présentée comme une condition indispensable au développement durable et à l’intégration du continent.

Le Chef de l’État a rappelé que l’objectif de l’Union africaine de faire taire les armes demeure essentiel pour permettre la libre circulation des personnes, des biens et des services et favoriser la pleine réalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Pour lui, les conflits en Afrique trouvent leurs origines dans facteurs, notamment la faiblesse des institutions et la mauvaise gouvernance, les facteurs économiques et la compétition autour des ressources, ainsi que certains effets de l’héritage colonial et des dynamiques géopolitiques.

Le Président Ndayishimiye a également attiré l’attention sur le chômage des jeunes, qui peut les rendre vulnérables au recrutement par des groupes armés. Il a encouragé les jeunes à privilégier l’entrepreneuriat et la création d’activités économiques, estimant que l’Afrique dispose encore d’importantes ressources et opportunités à valoriser.

Il a, dans ce contexte, lancé un appel aux jeunes à se désengager de la violence et à devenir des acteurs de paix, de développement et de transformation du continent.

L’extension du Dialogue continental à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité traduit, selon le Président, la volonté de renforcer la participation des femmes dans les processus de prévention et de résolution des conflits. Il a rappelé que les femmes sont souvent parmi les premières victimes des conflits, mais qu’elles jouent également un rôle important dans la prévention des violences et la consolidation de la paix, notamment au sein des familles et des communautés. Il a ainsi appelé à renforcer leur participation dans la vie politique et dans les processus de prise de décision.

S’agissant de la jeunesse, il a insisté sur la nécessité de la considérer non plus comme une simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un acteur stratégique de la transformation de l’Afrique.

« Quand les jeunes et les femmes avancent, l’Afrique progresse », a-t-il souligné, appelant les dirigeants à écouter, soutenir et accompagner cette nouvelle génération.

Le Président Ndayishimiye a également plaidé pour un leadership inclusif, fondé sur la participation de toutes les composantes de la société. Il a insisté sur la nécessité d’associer davantage les jeunes, les femmes aux processus de prise de décision.

Pour lui, le leadership doit être orienté vers le bien-être collectif et s’appuyer sur des valeurs africaines telles que l’unité, la solidarité et l’Ubuntu.

La gouvernance responsable des ressources constitue également, selon le Chef de l’État, un élément essentiel de la stabilité du continent. Les ressources naturelles de l’Afrique doivent être gérées de manière transparente, équitable et durable afin de lutter contre la « malédiction des ressources » et de les transformer en véritables moteurs du développement économique.

Le Président de la République a enfin appelé à renforcer les investissements dans l’éducation, les nouvelles technologies, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.

L’Afrique, a-t-il estimé, dispose des compétences et des ressources nécessaires pour produire ses propres solutions et accélérer son développement. Il a encouragé les jeunes à croire davantage en leurs capacités et à mettre leur créativité au service de la transformation du continent

Il a également cité plusieurs initiatives mises en œuvre au Burundi en faveur de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, notamment le Programme d’autonomisation économique et de création d’emplois pour les jeunes (PAEEJ), ainsi que les Banques d’investissement pour les jeunes et pour les femmes.

À l’échelle continentale, il a appelé à davantage de synergie entre les différentes initiatives en faveur de la jeunesse et des femmes, afin de parvenir à des résultats concrets et durables.

En clôturant son intervention, le Président Ndayishimiye a souhaité que les travaux de cette 5ᵉ édition aboutissent à une feuille de route ambitieuse et réaliste, permettant de renforcer la contribution des jeunes et des femmes à la paix, à la sécurité et au développement de l’Afrique.

Il a appelé les participants à œuvrer pour une Afrique qui privilégie l’intégration, le dialogue, l’innovation et la paix, et où les jeunes et les femmes disposent pleinement des moyens de contribuer à la construction d’un continent prospère, intégré et pacifique.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

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Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) : Déclaration d’Addis-Abeba sur l’Éducation Catholique

Source: Africa Press Organisation – French

I. Préambule

Nous, Présidents des Conférences Épiscopales, Évêques, éducateurs catholiques, dirigeants d’universités et d’écoles catholiques, membres d’Instituts de Vie Consacrée et de Sociétés de Vie Apostolique, clergé, fidèles laïcs, jeunes et partenaires de l’éducation catholique de toute l’Afrique et de Madagascar, réunis à Addis-Abeba pour une conférence de quatre jours du 5 au 8 août 2026 à l’occasion de la Première Conférence Continentale sur l’Éducation Catholique. Nous avons examiné les enjeux, les défis et les perspectives de l’éducation catholique sur notre continent africain.

Inspirés par l’Évangile de Jésus-Christ, l’enseignement de l’Église, le Pacte Éducatif Global, le Document de Kampala, le Pacte Africain sur l’Éducation et le riche patrimoine culturel de l’Afrique et de Madagascar, nous réaffirmons que l’éducation catholique est un ministère essentiel de l’Église, un instrument privilégié d’évangélisation, une force puissante pour le modelage du caractère ainsi que l’outil indispensable au développement humain intégral.

Ayant réfléchi ensemble aux opportunités et aux défis auxquels est confrontée l’éducation catholique sur notre continent, ayant écouté les expériences des différentes régions de notre continent et ayant l’intention de renforcer les résultats déjà obtenus, nous faisons les déclarations suivantes :

II. Considérations doctrinales

Sur la base des enseignements de l’Église, nous affirmons :

  1. La dignité de chaque personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1, 26-27).
  2. Le droit inaliénable de chaque enfant et de chaque jeune à recevoir une éducation de qualité enracinée dans la vérité, la justice, la foi et la dignité humaine (GS 26, GE 1).
  3. L’éducation catholique comme partie intégrante de la mission évangélisatrice de l’Église (EN 44, L’École Catholique 1977, 9).
  4. Le rôle indispensable des familles en tant que premiers éducateurs de leurs enfants (FC 36).
  5. La contribution des institutions éducatives catholiques à la construction de la nation, à la paix, au leadership éthique, au progrès scientifique et à la transformation sociale (GS 26, 31, 60, GE 8).
  6. L’école comme un instrument précieux pour apprendre à tisser des liens de paix et d’harmonie au sein de la société dès l’enfance, à travers l’éducation aux valeurs morales et spirituelles (AM, 76).
  7. L’importance d’une éducation participative basée sur les nobles valeurs de la culture africaine, ouverte au monde contemporain et inspirée par l’Évangile, comme garantie de la Nouvelle Évangélisation et du développement intégral de nos peuples (Document de Kampala 198).

III. Considérations historiques

Sur la base de faits historiques indiscutables, nous reconnaissons :

  1. La contribution historique des écoles, collèges, universités, séminaires et centres de formation catholiques à travers l’Afrique et de Madagascar.
  2. Le dévouement et les sacrifices des évêques, prêtres, religieux, enseignants, parents et collaborateurs laïcs pour soutenir l’éducation catholique.
  3. Les défis croissants posés par la pauvreté, les conflits, les migrations forcées, le chômage, les inégalités, la transformation numérique, le changement climatique, le déclin des valeurs morales et l’insuffisance des ressources éducatives.
  4. Les opportunités offertes par la technologie, la recherche, l’innovation, l’intelligence artificielle et la collaboration continentale.

IV. Nécessités contextuelles de notre continent

Sur la base des réalités propres à notre continent, nous nous engageons à :

  1. Renforcer l’identité et la mission catholiques de toutes les institutions éducatives catholiques.
  2. Promouvoir l’excellence académique intégrée à la formation spirituelle, morale, intellectuelle, sociale et écologique.
  3. Investir dans le recrutement, la formation et le développement professionnel continu des éducateurs et des dirigeants catholiques.
  4. Veiller à ce que les institutions éducatives catholiques soient sûres, inclusives, transparentes et engagées dans la protection des enfants et des personnes vulnérables.
  5. Élargir l’accès à une éducation catholique de qualité, en particulier pour les pauvres, les personnes handicapées physiques, les marginalisés, les déplacés et les communautés vulnérables.
  6. Promouvoir le leadership éthique, la consolidation de la paix, la réconciliation et la citoyenneté responsable.
  7. Investir dans les nouvelles technologies et encourager l’utilisation responsable et éthique de l’intelligence artificielle dans l’enseignement, l’apprentissage, la recherche et l’administration.
  8. Renforcer la collaboration entre les écoles catholiques, les universités, les séminaires, les congrégations religieuses et les Conférences Épiscopales à travers l’Afrique et Madagascar.
  9. Promouvoir la recherche, l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement des compétences qui répondent aux réalités et aux aspirations de l’Afrique, capables de générer la création d’emplois pour ceux qui passent par les institutions éducatives catholiques.
  10. Faire progresser l’éducation écologique inspirée par l’écologie intégrale et le soin de la création.
  11. Promouvoir le bien-être intégral des enseignants et des éducateurs.
  12. Partager les dons entre les institutions et les pays.

V. Un appel à la coresponsabilité

Sachant que la tâche de formation de la personnalité intégrale exige une synergie d’actions et une collaboration coresponsable (Document final du Synode sur la synodalité 111), nous lançons un appel aux :

  1. Conférences Épiscopales pour faire de l’éducation catholique une priorité pastorale en établissant une structure nationale fonctionnelle pour l’éducation catholique.
  2. Gouvernements pour reconnaître et soutenir la contribution des institutions éducatives catholiques au développement national.
  3. Universités catholiques, écoles et institutions de formation pour renforcer l’assurance qualité, la bonne gouvernance et la responsabilité.
  4. Congrégations religieuses et organisations catholiques pour continuer à investir dans le ministère éducatif.
  5. Parents et familles pour s’associer activement à l’éducation et à la formation à la foi de leurs enfants.
  6. Partenaires au développement, à l’Union Africaine et autres organismes internationaux pour collaborer au renforcement de l’éducation catholique dans toute l’Afrique et à Madagascar.

VI. Coordination continentale

Pour assurer la réalisation de cette Déclaration, nous recommandons la création de la Commission Épiscopale du SCEAM pour l’Éducation Catholique, dont le travail consisterait à :

  1. Développer un Cadre Continental du SCEAM pour l’Éducation Catholique.
  2. Établir des mécanismes de collaboration, de suivi, d’évaluation et de rapport.
  3. Encourager chaque Conférence Épiscopale à préparer des plans de mise en œuvre nationaux.
  4. Convoquer des réunions continentales périodiques pour examiner les progrès, partager les meilleures pratiques et renouveler les engagements.

VII. Conclusion

En nous mettant à la disposition du Christ qui, par son Esprit agissant en nous, « peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou imaginons » (Eph 3, 20), nous confions cette Déclaration à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Siège de la Sagesse. Nous renouvelons notre engagement à former des générations de disciples fidèles, de professionnels compétents, de dirigeants éthiques, d’entrepreneurs inventifs et de citoyens responsables qui contribueront à l’épanouissement de l’Église et de la société.

Puisse l’éducation catholique continuer à être un phare d’espérance, de foi, de connaissance, de justice et de paix pour l’Afrique et Madagascar.

Adoptée à Addis-Abeba, Éthiopie

Le 7 août 2026

Distribué par APO Group pour Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar (SECAM).

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Le Bénin et l’Éthiopie renforcent leur coopération dans le numérique et l’innovation

Source: Africa Press Organisation – French

Du 4 au 8 août 2026, une délégation ministérielle béninoise conduite par Dr Mahuna AKPLOGAN, Ministre de la Transformation Digitale et de l’Innovation, a effectué une visite de travail à Addis-Abeba. Cette mission s’inscrit dans le prolongement des échanges de haut niveau entre les deux pays, notamment du tête-à-tête tenu le 13 juillet 2026 entre le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Romuald WADAGNI et le Premier Ministre éthiopien, Dr Abiy AHMED.

Un partage d’expériences autour de la transformation numérique

La visite a constitué un cadre d’échange sur les trajectoires numériques des deux pays. Le Bénin a notamment partagé les acquis et enseignements de près d’une décennie de transformation numérique, marquée par le développement des infrastructures, la dématérialisation des services publics, l’identité numérique, le renforcement de la cybersécurité et, plus récemment, une ambition accrue autour de l’intelligence artificielle et de l’innovation.

Les échanges ont permis de confronter les approches dans plusieurs domaines : modernisation des services publics, identité numérique et interopérabilité, gouvernance des données, cybersécurité, infrastructures numériques et intelligence artificielle.

Des perspectives concrètes autour de l’IA et de l’innovation

Une séance de travail entre la délégation béninoise et le ministère éthiopien de l’Innovation et de la Technologie a permis de partager le acquis des deux pays.  Cette visite contribue ainsi à approfondir la coopération Sud-Sud, autour d’une ambition partagée : mettre le numérique, l’intelligence artificielle et l’innovation au service du développement et des populations.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Restes d’engins explosifs : les habitants de Camp Dere sensibilisés aux risques

Source: Africa Press Organisation – French

Près de 180 habitants de Camp Dere, un village situé à 7 kilomètres de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambere, ont participé le 7 août 2026 à une campagne de sensibilisation organisée par le Service de lutte antimines des Nations Unies (UNMAS). Cette initiative visait notamment à renforcer la protection des civils face aux risques liés aux engins explosifs.

Dans cette région où la présence de restes explosifs de guerre continue de menacer les populations, les équipes d’UNMAS ont rappelé que la vigilance demeure le meilleur moyen de sauver des vies.

« Cette séance de sensibilisation a été organisée en réponse à une augmentation des accidents signalés, notamment dans la région de la Nana-Mambéré », explique Stella Ouanga Ngoamara, chargée de sensibilisation à UNMAS. Elle précise que les enfants figurent parmi les premières victimes de ces accidents. « Ils ramassent ou jouent avec ces objets, s’en approchent, provoquant des explosions qui causent des blessures graves ou la mort », souligne-t-elle.

À l’aide d’exemples concrets et d’illustrations, les participants ont appris à reconnaître différents types d’engins explosifs, notamment les grenades, les munitions, les roquettes, les obus et les mines. Un message simple mais essentiel a été martelé tout au long de la séance : « Ne pas toucher, ne pas s’approcher, alerter. » Les habitants ont également été invités à signaler immédiatement toute découverte suspecte aux autorités compétentes, notamment à UNMAS, aux Forces armées centrafricaines (FACA) ou à la gendarmerie.

À l’issue des échanges, plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit étendu à d’autres localités exposées aux mêmes risques dans la préfecture de la Nana-Mambere.

Au-delà des risques liés aux engins explosifs, les participants ont également été sensibilisés à d’autres enjeux de protection. Les échanges ont porté sur la prévention des conflits liés à la transhumance à travers le dialogue entre agriculteurs et éleveurs, sur la protection de l’enfance, notamment contre l’implication des enfants dans les activités armées, ainsi que sur l’importance de l’enregistrement des naissances et de la scolarisation. Une séance consacrée à la lutte contre les violences basées sur le genre a également permis d’informer les communautés sur les différentes formes de violences faites aux femmes et aux filles ainsi que sur les mécanismes de signalement et de prise en charge existants.

Dramane Darave

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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