Évacuations médicales, transport de troupes : dans les airs, les casques bleus bangladais ne comptent pas leurs heures

Source: Africa Press Organisation – French


Déployée en République démocratique du Congo depuis août 2003, l’Unité d’aviation du contingent bangladais constitue l’un des piliers du dispositif aérien de la MONUSCO. Ses équipages participent régulièrement aux évacuations médicales de militaires congolais blessés au combat, ainsi qu’à cellesde civils nécessitant une assistance urgente dans des zones difficiles d’accès.

Jeudi 23 juillet à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le Commandant de la Force de la MONUSCO, le général Ulisses De Mesquita Gomes, a présidé la cérémonie de remise de la Médaille des Nations Unies aux Casques bleus de cette unité. Cette distinction récompense leur engagement et leur contribution à la mise en œuvre du mandat de protection des civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Recevoir la Médaille des Nations Unies est non seulement un immense honneur et un privilège, mais également une reconnaissance du dévouement, du professionnalisme et des efforts collectifs de notre contingent en faveur de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo », s’est notamment réjouie l’une des récipiendaires, le lieutenant Rifah Tania Badhon, officier de sécurité de l’Unité d’aviation bangladaise.

Son unité assure aussi le transport de troupes, de matériel et de munitions dans le cadre des opérations de la Force, ainsi que celui du personnel de la MONUSCO et des Nations Unies à travers le pays.

39 000 heures de vol

Dans un territoire aussi vaste que le Congo, où les infrastructures routières et de communication demeurent limitées dans plusieurs régions, les capacités aériennes représentent un élément indispensable à la mise en œuvre du mandat de protection des civils et au soutien des opérations de maintien de la paix.

Le Bangladesh est l’un des principaux pays contributeurs de troupes de la MONUSCO dans le domaine de l’aviation, avec le déploiement d’hélicoptères utilitaires Mi-17, dont certains sont équipés de capacités de vision nocturne, ainsi qu’un avion de transport Hercules C-130 destiné au transport de passagers et de fret.

En Ituri, cet engagement se traduit par un bilan remarquable. Depuis son déploiement en 2003, l’Unité d’aviation bangladaise de la MONUSCO a effectué avec succès plus de 39 000 heures de vol sans accident, apportant un soutien essentiel aux opérations de la Mission et à la protection des populations civiles.

Au cours de la cérémonie de jeudi, le commandant de la 32e région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Antoine-David Mushimba a salué la contribution des Casques bleus bangladais, qui achèvent leur mission après près d’une année de service en Ituri, dans un contexte marqué par la persistance de l’activité des groupes armés et l’épidémie de la maladie à virus Ebola.

« L’Unité d’aviation des Casques bleus bangladais de la MONUSCO a beaucoup apporté comme appui dans la protection des civils en Ituri, aux côtés des FARDC », a-t-il déclaré, rendant hommage à leur engagement au service de la population congolaise.

« Tous les soldats de la MONUSCO ont accepté de donner leur vie pour les Congolais afin qu’il y ait la paix dans notre pays », a-t-il ajouté.

Fierté

De son côté, le Commandant de la Force de la MONUSCO a souligné le professionnalisme et le dévouement des récipiendaires tout au long de leur déploiement.

« Ces hommes et femmes des Nations Unies ont démontré un engagement sans faille et ont travaillé avec professionnalisme au service de la paix, malgré un environnement sécuritaire complexe », a déclaré le général Ulisses De Mesquita Gomes.

Pour le lieutenant Rifah Tania Badhon, cette distinction représente une reconnaissance collective du travail accompli par l’ensemble du contingent.

« En tant que Casque bleu du Bangladesh, je suis profondément honorée de servir sous le drapeau des Nations Unies. Cette médaille nous rappelle que le maintien de la paix n’est pas seulement un devoir, mais un engagement envers l’humanité, l’impartialité, la discipline et la protection des civils conformément au mandat des Nations Unies », a-t-elle affirmé, ajoutant :

« Je rends également hommage à mes compagnons de mission qui continuent de travailler sans relâche, souvent dans des conditions difficiles, afin de promouvoir la paix, la sécurité et l’espoir pour la population de ce magnifique pays. »

À travers cette distinction, les Nations Unies ont rendu hommage à l’engagement de ces Casques bleus qui apportent chaque jour assistance, sécurité et espoir aux communautés affectées par les violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Une délégation de Chambre africaine de l’énergie (AEC) effectuera une visite de travail au Venezuela alors que les réformes énergétiques ouvrent de nouvelles perspectives dans les secteurs du gaz, du pétrole et des technologies

Source: Africa Press Organisation – French


La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) effectuera une visite de travail de trois jours au Venezuela, du 3 au 5 août 2026, afin de renforcer son soutien aux réformes du secteur énergétique du pays et de plaider en faveur d’un accroissement des investissements internationaux dans le pétrole, le gaz naturel et les infrastructures associées. Dirigée par son président exécutif, NJ Ayuk, la délégation de l’AEC rencontrera des dirigeants clés du secteur et des représentants du gouvernement afin d’évaluer l’évolution du paysage des investissements dans le pays, d’identifier des opportunités de collaboration et de soutenir les efforts visant à mobiliser des capitaux étrangers, alors que le pays se repositionne en tant que fournisseur énergétique mondial. 

Cette visite intervient alors que le Venezuela entame l’une des étapes les plus décisives de son histoire énergétique, soutenue par une réforme réglementaire, un renouveau des relations avec les opérateurs étrangers et une base de réserves en croissance. À l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont de plus en plus instables, cette visite mettra en avant la capacité du Venezuela à devenir un acteur central pour répondre à la demande énergétique internationale croissante, tout en promouvant de nouveaux secteurs d’investissement tels que le gaz naturel, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques.

Abritant certaines des plus grandes réserves prouvées de pétrole et de gaz au monde, le Venezuela dispose d’un avantage géologique lui permettant de jouer un rôle plus important sur les marchés mondiaux – il ne lui manque plus que les investissements. Les réformes récentes ont renforcé les fondements des dépenses d’investissement internationales, ouvrant de nouvelles voies aux opérateurs et aux bailleurs de fonds, tandis que le renouveau des relations avec les entreprises internationales a créé des opportunités pour les sociétés capables d’apporter des capitaux, des technologies et une expertise technique. Les modifications apportées au cadre réglementaire du pays en matière d’hydrocarbures ont permis une plus grande flexibilité pour la participation du secteur privé et ont renforcé les conditions commerciales proposées aux opérateurs.

Ces efforts ont déjà commencé à porter leurs fruits, ouvrant la voie à une croissance accélérée de la production et à la relance de projets. Repsol prévoit d’augmenter la production de ses actifs vénézuéliens tandis qu’Eni relance un projet de pétrole brut lourd dans la ceinture de l’Orénoque. Chevron consolide sa présence dans le pays tandis qu’ExxonMobil et ConocoPhillips ont manifesté leur intérêt pour les opportunités émergentes au Venezuela. Ces initiatives indiquent un marché prêt à croître, soulignant l’impact des réformes sur la réouverture du secteur. 

Le gaz naturel représente une opportunité particulièrement importante. Les entreprises internationales font avancer des projets capables de valoriser les ressources offshore du Venezuela et de renforcer l’approvisionnement énergétique régional. Shell poursuit le développement du gisement de gaz Dragon, destiné à acheminer du gaz vénézuélien vers Trinité-et-Tobago, tandis que bp fait progresser le projet Cocuina-Manakin. Repsol et Eni s’efforcent également d’augmenter la production du projet Cardón IV, ce qui témoigne de l’intérêt commercial croissant pour les ressources gazières du Venezuela.

« Le Venezuela reste un maillon essentiel de la sécurité énergétique mondiale. Lorsque des investissements étrangers affluent dans le secteur énergétique vénézuélien, cela libère des approvisionnements vitaux nécessaires pour répondre à la demande mondiale en pleine expansion. Les réformes en cours envoient un signal important au marché. La poursuite des progrès en matière de conditions concurrentielles, de sécurité réglementaire et de collaboration internationale peut permettre au Venezuela d’attirer les capitaux et les technologies nécessaires pour accroître la production et fournir de l’énergie aux marchés qui en ont besoin », déclare M. Ayuk.

Pour l’AEC, ces développements marquent le début d’une opportunité d’investissement bien plus vaste. Au-delà des exportations et de la demande industrielle traditionnelle, les ressources gazières du Venezuela pourraient soutenir le développement d’infrastructures électriques fiables, indispensables aux industries émergentes. La croissance mondiale rapide de l’IA, du cloud computing et des centres de données accroît la demande en approvisionnement électrique sécurisé et évolutif, créant ainsi un nouveau marché potentiel pour le développement de l’énergie alimentée au gaz.

« Nous sommes extrêmement optimistes quant au potentiel du gaz naturel vénézuélien. L’exploitation des réserves de gaz pour alimenter les technologies de nouvelle génération – notamment les centres de données et les infrastructures d’IA – représente la prochaine grande frontière d’investissement dans la région », a ajouté M. Ayuk.

S’inscrivant dans ce contexte, la prochaine visite de travail de l’AEC s’appuie sur cette dynamique pour présenter le parcours énergétique du Venezuela à un public international. Fort de ressources de classe mondiale, d’un climat d’investissement en amélioration et d’opportunités couvrant l’amont pétrolier, les infrastructures gazières et les technologies numériques, le Venezuela se positionne comme un pôle énergétique mondial majeur. Libérer ce potentiel nécessitera des investissements accrus pour mettre en service des projets, étendre les infrastructures et accélérer le développement.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Gouvernement ouvert : Le Bénin engage la co-création de son premier Plan d’action national

Source: Africa Press Organisation – French

Le Bénin concrétise son engagement en faveur d’une gouvernance ouverte. Près d’un an et demi après son adhésion au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) en janvier 2025, le pays a organisé du 27 au 31 juillet 2026 à Cotonou un atelier national d’appropriation des principes du PGO. 

Pendant cinq jours, les représentants des administrations publiques, des Institutions de la République, de la société civile, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers et des médias ont travaillé à préparer le terrain pour l’élaboration du premier Plan d’action national (PAN). 

La co-création au cœur de la démarche 

En procédant à l’ouverture des travaux, Monsieur Victorin HONVOH, Directeur de Cabinet du Ministère du Budget et de la Fonction publique, a rappelé que l’adhésion au PGO traduit la volonté du Gouvernement de poursuivre les réformes. Il a cité la transparence, la redevabilité, l’accès à l’information, la lutte contre la corruption et la participation citoyenne. « Le succès de cette dynamique repose sur une démarche inclusive, fondée sur le dialogue permanent, la transparence et la co-création. Nous devons tous nous approprier ces valeurs », a-t-il insisté en invitant les participants à formuler des propositions concrètes. 

Des consultations citoyennes dans les 12 départements 

Pour Madame Mireille Hortense CODJOVI, Directrice du Pôle Budget ouvert et Point focal national du PGO, cet atelier constitue une étape préparatoire essentielle. La suite du processus prévoit des consultations dans chacun des douze départements du pays.
« Nous irons à la rencontre des populations pour recueillir leurs aspirations. Ces contributions seront analysées, hiérarchisées et intégrées dans le premier projet de Plan d’action national », a-t-elle indiqué. Elle a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers : PAGOF2 d’Expertise France, la GIZ, la Coopération Suisse, l’UNICEF et l’Union européenne. 

Consolider les acquis du Bénin 

Monsieur Jean-Pierre DEGUE, Vice-président du Comité technique du PGO, a rappelé que le Partenariat regroupe des Etats engagés pour une gouvernance plus transparente, participative et responsable. Il a souligné que le Bénin bénéficie déjà d’une reconnaissance internationale en matière de transparence budgétaire et de participation citoyenne. L’enjeu est désormais de transformer ces acquis en engagements précis dans le cadre du PGO. 

L’Expert international Gustavo PÉREZ ARA a présenté les standards du PGO. Il a mis l’accent sur les trois piliers fondamentaux : participation citoyenne, transparence et redevabilité. Selon lui, le dialogue déjà instauré entre l’administration et la société civile est un signal encourageant pour la réussite du processus. 

Vers un Plan d’action ancré dans les réalités locales 

Présidant les travaux, le Conseiller à la Cour des Comptes, Monsieur Chabi Kassim TABA s’est réjoui de la qualité des échanges et de l’engagement des participants. Il a estimé que les connaissances acquises permettront aux Institutions d’intégrer les exigences du gouvernement ouvert dans leurs pratiques. 

Au terme de l’atelier, le Gouvernement réaffirme son ambition : bâtir une gouvernance plus ouverte et plus proche des citoyens. Les recommandations issues de ces travaux, combinées aux résultats des consultations départementales, serviront de socle à la rédaction du premier PAN du Bénin dans le cadre du PGO.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Perspectives économiques régionales 2026 : l’Afrique australe doit mobiliser des ressources à grande échelle pour combler un déficit de financement annuel de 55 milliards de dollars

Source: Africa Press Organisation – French

L’Afrique australe doit mobiliser d’urgence des financements à grande échelle pour son développement afin de transformer une reprise économique régionale progressive et inégale en gains réels de qualité de vie, selon le Groupe de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org). Cette recommandation est au centre de son rapport « Perspectives économiques régionales 2026 pour l’Afrique australe – Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique australe dans un monde fragmenté », publié mardi.

Le rapport de l’institution panafricaine examine les perspectives macroéconomiques de la région, quantifie le déficit de financement de son développement et présente les réformes nécessaires pour renforcer les systèmes financiers et la capacité d’action régionale dans une économie mondiale en mutation.

Selon le rapport, la croissance économique régionale devrait passer de 2,1 % en 2026 à 2,7 % en 2027, soutenue par un plus grand dynamisme touchant la consommation des ménages et le secteur des services. Cependant, la diversification limitée, la faible productivité agricole, les lacunes en matière d’infrastructures et la faible mobilisation des ressources nationales continuent de freiner la croissance et la résilience à long terme, réduisant les gains en termes de PIB par habitant et compromettant les efforts visant à lutter contre les disparités économiques profondément enracinées.

Un déficit de financement qui se creuse

Ce rapport contient un diagnostic sans appel : le défi du développement de l’Afrique australe ne réside pas simplement dans une pénurie de ressources, mais plutôt dans des contraintes persistantes quant à la mobilisation, la gestion et le déploiement efficace et à grande échelle des capitaux disponibles. « Le défi ne réside pas simplement dans un manque d’argent. Il s’agit de mobiliser, de gérer et de déployer les capitaux qui existent déjà, de manière efficace et à grande échelle, dans une économie mondiale de plus en plus fragmentée », a déclaré Kennedy Mbekeani, directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique australe.

L’économiste en chef et vice-président du Groupe de la Banque chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances, Kevin Urama, a exhorté les dirigeants régionaux à mettre rapidement en œuvre la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), une initiative continentale portée par le président de l’institution, Dr Sidi Ould Tah, et approuvée par les dirigeants africains plus tôt cette année. « C’est uniquement grâce à la mise en œuvre effective des éléments constitutifs clés de la nouvelle architecture financière que le continent pourra surmonter les tempêtes financières, ainsi que la volatilité et les incertitudes accrues liées à la fragmentation actuelle des marchés financiers mondiaux », a-t-il martelé.

La formation brute de capital fixe dans la région a chuté à environ 18,6 % du PIB en 2025, un niveau inférieur au seuil nécessaire pour que les économies à revenu intermédiaire parviennent à une transformation structurelle. Compte tenu du resserrement des conditions financières au niveau international et de la diminution de l’aide concessionnelle qui aggravent la situation, l’Afrique australe devrait être confrontée à un déficit de financement annuel d’environ 55 milliards de dollars d’ici à 2030.

« L’écart entre l’épargne et les investissements nationaux reflète à la fois une dépendance à l’égard des financements extérieurs et une mauvaise utilisation des ressources locales », indique le rapport, qui cite la faiblesse de l’intermédiation financière, la mauvaise préparation des projets et le manque de sources de financement à long terme comme principaux obstacles à la conversion du capital disponible en investissements productifs.

L’inflation ralentit, mais les risques restent élevés.

Sur le plan macroéconomique, le rapport fait état d’un ralentissement significatif de l’inflation dans toute la région, de 26,1 % en 2024 à 12,3 % en 2025, avec une nouvelle baisse prévue à 8,4 % pour 2026.

Malgré une évolution globalement positive, le rapport souligne que les déficits budgétaires, l’alourdissement de la dette publique et les déséquilibres extérieurs continuent de restreindre les marges de manœuvre budgétaires. La réduction de la pauvreté a ralenti en raison des pertes de revenus, de l’inflation et des chocs climatiques, tandis que les inégalités persistantes, le chômage et la faiblesse des prestations de services continuent de limiter les gains en matière de bien-être. Des conditions financières mondiales strictes pourraient déclencher des sorties de capitaux et une dépréciation des taux de change, accentuant encore la pression sur une reprise déjà fragile.

Des capitaux inexploités

Le rapport identifie d’importantes sources de financement sous-exploitées dans toute la région (transferts de fonds de la diaspora et des investisseurs institutionnels, marchés des capitaux et richesse issue des ressources naturelles) même si leur potentiel varie considérablement d’un pays à l’autre. Les transferts de fonds jouent un rôle prépondérant au Lesotho et au Zimbabwe, tandis que la Namibie et l’Afrique du Sud bénéficient de marchés de capitaux plus développés et d’actifs de pension substantiels, ce qui laisse entrevoir un potentiel inexploité pour une participation accrue des investisseurs institutionnels.

Pour combler ce déficit de financement, le rapport recommande un programme intégré de politiques : renforcer les capacités budgétaires et la gestion des finances publiques ; endiguer les fuites de ressources et les flux financiers illicites ; dérisquer les investissements grâce à des instruments ciblés et à un recours accru au financement mixte ; et mobiliser les capitaux institutionnels, notamment les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les fonds souverains, par le biais de partenariats public-privé. Le rapport préconise également de tirer parti des technologies numériques pour formaliser l’activité économique, élargir l’assiette fiscale et renforcer le contrat social budgétaire.

Le rapport soutient que l’Afrique australe doit aller au-delà des modèles financiers centrés sur les banques pour construire des marchés de capitaux plus profonds et mieux intégrés, capables de canaliser les actifs à long terme provenant des fonds de retraite et d’assurance.

Zoom sur l’Afrique du Sud

Parallèlement à ses perspectives régionales, le Groupe de la Banque africaine de développement a dévoilé son Rapport pays (CFR) 2026 consacré à l’Afrique du Sud. Ce rapport, qui applique le thème du financement du développement à l’échelle nationale, montre que même le marché des capitaux le plus développé d’Afrique est confronté à un défi de financement important.

« La fragmentation de l’économie mondiale ne constitue pas seulement une menace pour l’Afrique du Sud. Elle représente également une opportunité », a déclaré Hendrik Oosthuizen dans un discours prononcé au nom du Trésor national sud-africain. « À mesure que les sources traditionnelles de financement concessionnel se réduisent et deviennent plus disputées, les pays qui prospéreront seront ceux qui parviendront le mieux à mobiliser leurs propres capitaux et sauront se positionner comme une destination attractive et dotée d’une bonne gouvernance pour les capitaux étrangers. »

La croissance du PIB sud-africain a atteint 1,1 % en 2025, contre 0,5 % en 2024, soutenue par l’agriculture et le dynamisme des secteurs financier, immobilier et commercial. La croissance économique devrait se situer à 1,2 % en 2026 et à 1,6 % en 2027 grâce à l’amélioration de l’approvisionnement énergétique et aux réformes de l’opération Vulindlela. Les pénuries d’électricité et d’eau, les inefficacités du transport de marchandises et des ports, ainsi que la vulnérabilité aux risques mondiaux continuent de peser sur les perspectives économiques. Le chômage demeure élevé, à 31,4 %, tandis que la dette publique devrait atteindre un pic à 78,9 % du PIB en 2025-2026.

Le rapport note que la sortie de l’Afrique du Sud de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2025, après avoir mené à bien 22 réformes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a contribué à renforcer la confiance des investisseurs et a soutenu la révision à la hausse, en mai 2026, de la perspective de Moody’s Ratings, qui est passée de « stable » à « positive ». Ces évolutions soulignent également qu’une gouvernance plus solide et une crédibilité institutionnelle renforcée peuvent réduire les coûts du capital.

Les deux rapports ont été présentés par Edward Sennoga, économiste en chef du Groupe de la Banque pour l’Afrique australe, en amont d’une table ronde intitulée « Mobiliser des ressources pour le financement du développement à grande échelle : des tendances régionales aux perspectives nationales ». Modérée par Hervé Lohoues, directeur par intérim du Département des économies pays de l’institution panafricaine, la discussion a réuni des participants issus du Trésor national sud-africain, de la banque centrale sud-africaine, du groupe de services financiers Nedbank, de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), des dirigeants de toute la région ainsi que des représentants de l’opinion publique.

Cliquez sur ce lien (https://apo-opa.co/3RH2GGB) pour télécharger l’intégralité du rapport (en anglais).

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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Afreximbank et Gebeya lancent le « Creative Africa Nexus (CANEX) Create-thon » destiné aux créateurs africains dans les domaines de la musique, de la vidéo et du jeu vidéo

Source: Africa Press Organisation – French


La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), par le biais de son programme Creative Africa Nexus (CANEX), s’est associée à Gebeya, une entreprise technologique panafricaine disposant d’un grand modèle linguistique (Large Language Model) propriétaire et d’une infrastructure conçue pour les utilisateurs de langues africaines, afin de lancer le CANEX Create-thon 2026.

Doté d’une cagnotte totale de 50 000 dollars US, ce concours vise à aider les créateurs africains à transformer leurs idées originales en projets créatifs concrets. L’initiative rassemble des musiciens, des cinéastes, des conteurs, des développeurs de jeux vidéo et d’autres créateurs afin de développer des projets dans trois catégories : la musique, la vidéo et les jeux vidéo.

Les participants auront accès à la plateforme Dala Studio de Gebeya, à des ressources informatiques et à un soutien technique concret afin de pouvoir développer leurs idées, au cours d’un sprint de création intensif de quatre jours prévu du 20 au 24 août 2026.

À l’inverse d’un concours de pitchs classique, le CANEX Create-thon invitera les participants à créer et présenter des prototypes fonctionnels ou des projets créatifs aboutis. Cette initiative vise à démontrer ce que les créateurs africains sont capables de produire lorsqu’ils ont accès à des outils numériques adaptés, à des ressources, à des conseils, à des financements et à des opportunités de visibilité accrue.

M. Temwa Gondwe, Directeur des Industries créatives et de la Diaspora à Afreximbank, a déclaré :

« Les créateurs africains jouissent d’une grande visibilité et possèdent les compétences numériques nécessaires, mais ils ont souvent manqué de soutien financier, et peinent à accéder aux outils numériques, pour développer leur activité. Le CANEX Create-thon comble cette lacune en offrant à nos créateurs l’accès à la technologie nécessaire pour transformer leurs idées virales en entreprises viables et pérennes. Grâce à CANEX, nous permettons aux créateurs de tirer une plus grande valeur de leur travail et de bâtir une base compétitive sur les marchés régionaux et mondiaux. Il est temps que les créateurs africains captent la véritable valeur financière de leur influence à l’échelle mondiale ».

Le concours CANEX Create-thon sera ouvert aux créateurs amateurs, émergents et confirmés de toute l’Afrique. Les participants n’auront pas besoin du soutien d’une société de production, ni d’un accès à un studio traditionnel ou d’une audience préexistante.

Les créateurs individuels et en équipe pourront participer, sous réserve du respect du règlement du concours. Tout au long du sprint de création, les participants seront accompagnés par 30 à 40 ambassadeurs issus du réseau communautaire de Gebeya. Ces ambassadeurs aideront les participants à naviguer dans la plateforme Dala Studio, à surmonter les défis techniques et à utiliser efficacement les ressources informatiques mises à leur disposition.

M. Amadou Daffe, PDG et cofondateur de Gebeya, a déclaré :

« La dynamique commerciale qui sous-tend la créativité africaine est déjà manifeste. Les revenus de la musique enregistrée en Afrique subsaharienne ont augmenté de plus de 20 % en une seule année, le marché du jeu vidéo sur le continent continue de croître et l’industrie cinématographique nigériane demeure l’une des plus importantes au monde en termes de volume de production. Toutefois, de nombreux créateurs peinent encore à accéder aux technologies et aux infrastructures de production nécessaires afin de concrétiser tout le potentiel de leurs idées. Grâce à Dala Studio, le CANEX Create-thon mettra des outils numériques pratiques directement entre les mains des créateurs et les invitera à concevoir des projets originaux dans les domaines de la musique, de la vidéo et du jeu vidéo. Nous voulons aider les créateurs africains à passer de l’inspiration à la réalisation, et de l’expérimentation à des produits capables de toucher le public, d’attirer des partenaires et de générer de la valeur commerciale ».

Le concours récompensera les trois premières places dans chacune des catégories : musique, vidéo et jeu vidéo. Les lauréats de la première place recevront 7 000 dollars US, ceux de la deuxième place 3 500 dollars US et ceux de la troisième place 1 500 dollars US. Des prix supplémentaires de 500 dollars US seront décernés aux finalistes qualifiés, conformément au règlement du concours.

Toutes les candidatures éligibles feront d’abord l’objet d’une présélection assistée par la technologie afin de vérifier leur conformité aux exigences du concours. Les projets retenus passeront ensuite à une phase de vote du public, qui déterminera les 100 meilleurs projets. Un jury d’experts issus des secteurs de la création, de la technologie et des affaires évaluera les projets présélectionnés et désignera les lauréats.

Le lauréat de chaque catégorie se verra offrir la possibilité de participer au CANEX WKND 2026, qui se tiendra au Théâtre national de Lagos (Nigeria) du 5 au 8 novembre 2026.

Au-delà des récompenses financières, les lauréats sélectionnés bénéficieront d’une visibilité accrue grâce au réseau CANEX d’Afreximbank et auront l’occasion d’échanger avec des créateurs, des entreprises, des investisseurs, des décideurs politiques et des leaders du secteur des industries créatives.

Le CANEX Create-thon s’inscrit dans la volonté d’Afreximbank de développer et de commercialiser les industries créatives et culturelles africaines. Le programme permettra également d’établir un modèle reproductible pour repérer les talents dans le domaine des technologies créatives et soutenir le développement de produits créatifs africains à fort potentiel commercial.

Les inscriptions ouvriront le 30 juillet 2026 et se clôtureront le 19 août 2026. Les créateurs peuvent s’inscrire et consulter le règlement complet du concours — incluant les critères d’éligibilité, les dispositions relatives à la propriété intellectuelle et les modalités de soumission — à l’adresse suivante : https://apo-opa.co/4yLdsw9

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact Presse :
Vincent Musumba
Responsable de la Communication et des évènements (Relations Presse)
Courriel : press@afreximbank.com

Abigail Abebe
Responsable du Marketing digital, Gebeya Inc.
abigail.abebe@gebeya.com

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À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

À propos de Gebeya : 
Gebeya est une entreprise technologique panafricaine spécialisée dans l’IA. Elle déploie cette technologie pour le prochain milliard d’utilisateurs, en bâtissant une infrastructure numérique localisée et adaptée aux réalités du continent africain. Grâce à des outils fondés sur l’IA, des systèmes numériques accessibles et des expériences privilégiant la dimension linguistique, Gebeya rend la technologie plus utilisable, pertinente et inclusive pour les particuliers, les entreprises et les institutions à travers le continent.

9ᵉ Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC) : le ministre Ibrahim Kalil Konate partage le modèle d’artisanat Ivoirien

Source: Africa Press Organisation – French

Au lancement officiel du 9ᵉ Salon international de l’Artisanat du Cameroun (SIARC), dont la Côte d’Ivoire est l’invitée d’honneur aux côtés de l’Algérie, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a partagé, le lundi 27 juillet 2026 au Musée national  à Yaoundé, le modèle ivoirien d’artisanat devenu un véritable moteur de développement économique et de coopération régionale.

Selon le ministre, en Côte d’Ivoire, l’artisanat représente près de 19,5 % du Produit intérieur brut (PIB), ce qui en fait le deuxième secteur économique du pays après l’agriculture. Il génère des milliers d’emplois et occupe une place centrale dans le Plan national de Développement (PND), notamment à travers son troisième pilier consacré à la transformation structurelle de l’économie.

Pour renforcer cette dynamique, a soutenu Ibrahim Kalil Konaté, les autorités ivoiriennes poursuivent plusieurs réformes visant à professionnaliser davantage le secteur. Notamment, le renforcement des capacités de la Chambre de Commerce et d’Industrie, l’encadrement réglementaire des métiers de l’artisanat, ainsi que l’enregistrement officiel de milliers d’artisans dans le cadre d’une phase pilote.

L’objectif affiché, a-t-il expliqué, est de permettre aux artisans de vivre pleinement de leur savoir-faire, tout en améliorant leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

« La tradition donne à nos créations leur authenticité et leur âme ; la modernité leur ouvre de nouveaux marchés », a résumé le chef de la délégation ivoirienne, mettant en avant une vision conciliant héritage culturel et innovation.

Pour lui, le SIARC est une plateforme qui vise à renforcer la coopération Sud-Sud: “Le SIARC dépasse largement le cadre d’une simple exposition artisanale. Il constitue un espace stratégique de rencontres, d’échanges d’expériences et de construction de partenariats entre les pays africains”.

Il a, par ailleurs, invité les visiteurs, les opérateurs économiques et les partenaires institutionnels à participer massivement à la Journée de la Côte d’Ivoire, prévue le mercredi 29 juillet, afin de découvrir la richesse culturelle, artistique et artisanale du pays.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire – Santé : à Boundiali, le dossier patient informatisé améliore la prise en charge au Centre de Santé Urbain (CSU) de Bélé

Source: Africa Press Organisation – French

Au Centre de Santé Urbain (CSU) de Bélé, à Boundiali, les registres papier cèdent progressivement la place au numérique. Depuis juin 2026, l’établissement utilise le dossier patient informatisé, une initiative portée par la Direction de l’Informatique et de la Santé Digitale (DISD) du ministère de la Santé. À l’accueil, les informations des patients sont désormais enregistrées sur une tablette et un identifiant unique leur est attribué dès leur première consultation.

Pour les usagers, ce nouveau système représente un véritable changement. Grâce à cet identifiant, leur dossier médical peut être retrouvé plus facilement lors des consultations, y compris dans d’autres établissements équipés du même dispositif.

« Avec ce code, même si nous nous rendons à Abidjan, les coordonnées de l’enfant sont déjà enregistrées. Les médecins pourront retrouver son dossier et voir les soins qu’il a déjà reçus. Je trouve que c’est un gros avantage », s’est réjoui M. Animan Manouan Armand, usager du CSU de Bélé, soulignant que cette innovation permettra d’assurer un meilleur suivi des patients au fil du temps.

Au sein du centre de santé, les équipes médicales constatent elles aussi les premiers bénéfices de cette digitalisation.

Selon le médecin-chef du CSU de Bélé, le Dr Kmaon Landry, le nouvel outil facilite aussi bien l’accueil des patients que le suivi des activités quotidiennes.

« Aujourd’hui, tous les patients sont répertoriés. Chacun reçoit un code qui le suit partout où il va. Si le patient consulte dans un autre centre de santé utilisant ce système, les équipes peuvent retrouver immédiatement les soins qui lui ont déjà été administrés », a-t-il expliqué.

Le praticien a ajouté que cette plateforme renforce la traçabilité des patients et améliore la disponibilité des données sanitaires. « Les informations sont accessibles en temps réel. En fin de journée, nous connaissons exactement le nombre de consultations réalisées. Les données sont centralisées dans une base nationale, ce qui facilite leur exploitation pour le suivi sanitaire et les enquêtes », a-t-il souligné.

À travers le déploiement du dossier patient informatisé, le ministère de la Santé poursuit la modernisation du système sanitaire ivoirien. Selon le bilan officiel présenté en décembre 2025 par la Direction de l’Informatique et de la Santé Digitale (DISD), 7,3 millions de dossiers patients informatisés ont déjà été créés et le système est désormais déployé dans plus de 400 établissements de santé à travers le territoire national. Ces résultats illustrent la montée en puissance de cette initiative nationale, qui vise à améliorer la continuité des soins, la qualité de la prise en charge et la disponibilité des données de santé.

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Permettre aux parlementaires centrafricains de mieux comprendre et de s’approprier le processus de réforme du secteur de la sécurité

Source: Africa Press Organisation – French

Les nouveaux membres de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale ont participé, le 24 juillet 2026 à Bangui, à une session d’information organisée par la Section de la MINUSCA chargée de la réforme du secteur de la sécurité (RSS). Cette rencontre visait à permettre à ces parlementaires nouvellement élus de mieux s’imprégner du processus national de RSS et des textes qui l’encadrent, afin de renforcer leur rôle de contrôle parlementaire.

Les parlementaires jouent un rôle essentiel dans le suivi et le contrôle de la mise en œuvre du processus national de réforme du secteur de la sécurité. À ce titre, ils contribuent à soutenir les réformes engagées tout en veillant à la bonne utilisation des ressources nationales, notamment financières, ainsi qu’à l’application effective des lois adoptées dans ce domaine.

À la suite des élections de décembre 2025, de nouveaux élus ont intégré la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale.

Alexandre Pamphile Maleyombo, député du 4e arrondissement de Bangui et président de la Commission défense et sécurité, a salué cette initiative qui, selon lui, permettra aux parlementaires de mieux comprendre leur rôle de contrôle, mais aussi d’accompagnement des efforts de réforme. « Nous avons pris fonction récemment à l’Assemblée nationale, et étant membre de la Commission défense, il nous est très important de connaître les textes qui régissent les réformes du secteur de la sécurité afin de nous faciliter notre tâche de contrôle », a-t-il déclaré.

Le général de division Bruno Wayolo, ministre conseiller chargé de la réforme du secteur de la sécurité à la présidence de la République, a souligné l’importance de cette session pour la poursuite du processus de RSS : « Nous attendons de cet échange que les élites de la nation, membres de la Commission défense, s’approprient le processus RSS qui a été déclenché depuis 2016 et qu’ils puissent également être outillés afin de nous aider dans le processus de transformation de notre outil de défense et de sécurité ».

La MINUSCA a pour mandat d’accompagner les acteurs nationaux, notamment le Gouvernement, la société civile, les sociétés privées de sécurité et les parlementaires, dans la mise en place et le renforcement des mécanismes de sécurité mis en œuvre par les différents ministères.

Pour Carole Baudoin, cheffe du Service de la réforme du secteur de la sécurité de la MINUSCA, il est essentiel d’accompagner les parlementaires dès leur prise de fonction afin qu’ils puissent pleinement exercer leur mission de contrôle. « C’est très important que dès leur mise en place on puisse aider les parlementaires à mieux comprendre leur rôle dans ce contrôle du secteur de la sécurité. Cette session d’aujourd’hui ne se fait pas uniquement avec la MINUSCA, mais également avec le premier responsable du suivi de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, qui est le ministre conseiller à la RSS à la présidence. On espère qu’elle sera suivie, comme nous l’avons fait avec les équipes précédentes, par des sessions spécifiques sur le contrôle, sur le budget et sur la lutte contre la corruption », a-t-elle affirmé.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Bénin – Moderniser les lois pour bâtir l’avenir : Le Comité permanent de la Commission de réforme du droit officiellement installé par le Président WADAGNI

Source: Africa Press Organisation – French

Le Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI, a procédé, ce mardi 28 juillet 2026 à la salle des Ambassadeurs du Palais de la Marina, à l’installation officielle des membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit. La cérémonie s’est déroulée en présence de la Vice-présidente de la République, des présidents d’Institutions ainsi que du Ministre de la Justice et de la Législation. À travers cette installation, le Chef de l’État marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’État de droit et de la gouvernance juridique du Bénin. 

Créée dans le cadre des réformes institutionnelles engagées par le Gouvernement et entérinée en Conseil des ministres le 15 octobre 2025, la Commission nationale de réforme du droit a pour vocation d’assurer une veille législative et réglementaire permanente, de conduire des études de législation appliquée et prospective, d’accompagner les Institutions publiques dans l’élaboration des textes et d’appuyer le Gouvernement dans la mise en œuvre du droit communautaire. Le Comité permanent, nommé en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, est composé de Monsieur Noël GBAGUIDI, président, de Monsieur Djidjouè GBOYOU, vice-président, et de Monsieur Igor GUEDEGBE, rapporteur. 

Dans son allocution, le Président Romuald WADAGNI a tenu à rappeler les missions fondamentales confiées à la Commission. Il a insisté sur la nécessité d’identifier les dispositions devenues obsolètes au regard des évolutions sociales, économiques et internationales, de combler les vides juridiques engendrés par les nouveaux défis contemporains et de corriger les contradictions susceptibles d’affaiblir la cohérence de l’arsenal législatif. Selon lui, une législation moderne, cohérente et adaptée constitue un pilier essentiel de la sécurité juridique et de la crédibilité de l’action publique. 

Outre cette mission de modernisation, le Chef de l’État a invité les membres du Comité permanent à inscrire leurs travaux dans une démarche résolument prospective. « Notre arsenal juridique ne doit plus être seulement un instrument qui garantisse l’ordre et la justice dans la Cité. Il faut que nous voyions le droit comme le véritable accélérateur de notre développement », a-t-il déclaré. Évoquant notamment les défis liés au changement climatique, à l’agriculture, à l’urbanisation et aux mutations technologiques, il a exhorté la Commission à anticiper sur les besoins futurs du pays afin de doter le Bénin d’un cadre juridique capable d’accompagner durablement son développement. 

Le Président de la République a enfin appelé les membres du Comité à conduire leurs réflexions dans un esprit d’ouverture et d’inclusivité, en associant Experts, Universitaires, société civile, ordres professionnels et autres acteurs concernés. Il a assuré que le Gouvernement mettrait à leur disposition les moyens logistiques, techniques et financiers nécessaires à la réussite de leur mission. 

Déclarant officiellement installés les membres du Comité permanent, le Chef de l’État les a exhortés à produire des propositions ambitieuses et consensuelles, à la hauteur des transformations engagées pour faire du droit un véritable levier de développement au service des générations présentes et futures.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Bénin.

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Le Président Al-Sissi reçoit le Président de la République de Madagascar

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président Abdel Fattah Al-Sissi reçoit aujourd’hui Son Excellence Michaël Randrianirina, Président de la République sœur de Madagascar, lors de sa première visite bilatérale officielle en Égypte. Les deux Chefs d’État tiendront des entretiens visant à renforcer les relations bilatérales dans les domaines politique, commercial et de l’investissement, ainsi qu’à examiner les évolutions de plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Distribué par APO Group pour Presidency of the Arab Republic of Egypt.