Séjour présidentiel à Minvoul : une visite de proximité sous le signe de l’écoute, du développement local et de l’action

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a entamé ce jeudi un séjour de travail et de proximité à Minvoul, dans la province du Woleu-Ntem.

Cette visite s’inscrit dans la volonté constante du Chef de l’Etat de maintenir un dialogue direct avec les populations et de faire de leurs préoccupations le socle de l’action publique. C’est la conviction que le développement durable du pays se construit au plus près des réalités du terrain.

A son arrivée, le Président de la République a reçu un accueil chaleureux des populations, venues nombreuses lui témoigner leur confiance et leur adhésion à la dynamique de transformation engagée à travers le pays. Femmes, jeunes, chefs traditionnels, notabilités et autorités locales ont ainsi exprimé, l’attachement des habitants de Minvoul à cette démarche de proximité.

Pour les populations, ce séjour est une occasion de porter leurs attentes au chef de l’Etat,qui pourra aussi apprécier les réalités locales, identifier les potentialités économiques du département et veiller à ce que les politiques publiques répondent aux besoins des citoyens.

Accompagné des ministres en charge de l’Agriculture et des Mines, le Président de la République s’est rendu sur un site piscicole afin d’évaluer les perspectives de développement de cette filière, porteuse d’emplois, de création de richesses et de renforcement de la sécurité alimentaire.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a lui-même pris part à une séance de pêche, un geste symbolique qui traduit son attachement à la valorisation des initiatives locales, au soutien des producteurs et à la promotion d’une économie fondée sur la production nationale.

Par cette participation, il réaffirme son engagement en faveur de l’entrepreneuriat rural et du développement des filières agricoles et halieutiques, appelées à jouer un rôle majeur dans la diversification de l’économie gabonaise.

En début de soirée, le Président de la République a rencontré les notabilités, les élus, les autorités administratives et locales, ainsi que les représentants des Forces de Défense et de Sécurité. Ces échanges ont permis d’aborder, dans un esprit d’écoute, de concertation et de responsabilité partagée, les principaux défis et les priorités de développement de Minvoul.

Par cette visite, les populations bénéficient d’une écoute directe de leurs préoccupations, d’une meilleure prise en compte de leurs priorités dans les politiques publiques et d’une accélération des initiatives destinées à renforcer les infrastructures, soutenir les activités économiques locales, favoriser la création d’emplois et améliorer durablement les conditions de vie.

Ce séjour traduit la vision du Président de la République d’un développement harmonieux et équilibré du territoire national, où chaque province, chaque département et chaque communauté contribuent à la construction d’un Gabon prospère et inclusif.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Bénin – Emploi et entrepreneuriat : La Ministre Awaou BACO évalue l’impact des programmes gouvernementaux dans le Mono, le Couffo et le Zou

Source: Africa Press Organisation – French

La Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, en charge de la Formation professionnelle, Madame Awaou BACO, a entamé, le jeudi 9 juillet 2026, une mission de terrain au cœur des structures sous tutelle dans plusieurs départements du pays. Il s’agit pour la Ministre d’évaluer les dispositifs d’appui à l’emploi, à l’artisanat et à l’insertion professionnelle, plus particulièrement des jeunes et des femmes.

Pour cette première journée, les départements du Mono, du Couffo et du Zou ont été sillonnés. Première étape de ce périple : Lokossa, la Cité de l’Espérance. Après avoir été accueillie par le Préfet Bienvenu MILOHIN pour une séance de civilités, la délégation ministérielle a mis le cap sur l’antenne départementale de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE). Les échanges ont porté sur le fonctionnement de l’agence, le bilan de la mise en œuvre des dispositifs, dont entre autres le projet « AZOLI », en matière de formation des jeunes, de leur insertion dans les entreprises et de la promotion de l’emploi indépendant.

La Ministre a salué les mécanismes mis en place avant d’insister sur l’importance des résultats obtenus. Pour elle, les performances sur le terrain demeurent le principal indicateur de réussite. Elle a ainsi invité les équipes à redoubler de détermination afin d’améliorer leurs performances.

De l’antenne départementale de l’ANPE, la délégation s’est rendue à la direction départementale de la Chambre des Métiers de l’Artisanat (CMA) du Mono. À cette occasion, Madame Awaou BACO a rassuré les artisans de l’attachement du Gouvernement au développement de leur secteur, réaffirmant sa volonté de mettre en œuvre les actions nécessaires pour mieux révéler le potentiel de l’artisanat béninois.

La délégation a ensuite visité «NIVG», une entreprise spécialisée dans la fabrication de sacs, où plusieurs jeunes bénéficiaires des dispositifs d’insertion professionnelle de l’ANPE exercent leur métier avec engagement, puis la PME « Veto Vital Bénin Plus Sarl»… La Ministre les a encouragés et a renouvelé l’engagement du Gouvernement à soutenir davantage la jeunesse à travers ses différents programmes d’emploi et de formation.

De Lokossa, la délégation a poursuivi sa tournée dans les communes d’Aplahoué (Azovè), d’Abomey et de Bohicon. À chacune de ces étapes, le même exercice a été mené avec rigueur. Au-delà de l’évaluation du fonctionnement des structures et des résultats enregistrés, la Ministre a accordé une attention particulière aux difficultés exprimées par les responsables. Les besoins en équipements informatiques, le renforcement des capacités du personnel ainsi que d’autres préoccupations ont été évoqués. En réponse, Madame Awaou BACO s’est voulue rassurante : « Nous mettrons tout en œuvre pour apporter des réponses à vos doléances ».

Cette tournée, qui se poursuivra ce vendredi 10 juillet 2026 dans d’autres départements, s’inscrit dans la dynamique gouvernementale visant à rapprocher l’action publique des bénéficiaires, à renforcer les mécanismes de création d’emplois durables et à créer une synergie d’actions entre les structures de promotion de l’emploi et de l’entreprenariat sur l’ensemble du territoire national.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Les leaders du secteur des solutions gazières participent à l’African Energy Week (AEW) 2026 alors que l’Afrique passe des réserves inexploitées à des molécules commercialisables

Source: Africa Press Organisation – French


La valorisation du gaz sera un thème central de la conférence et du salon African Energy Week (AEW) 2026 de cette année, alors que le continent s’efforce de convertir ses réserves en exportations, en énergie et en matières premières industrielles. La participation de dirigeants des entreprises qui construisent ces infrastructures – qu’il s’agisse de production flottante, de GNL ou de développement midstream du gaz destiné à l’industrie – est confirmée, reflétant ainsi l’évolution d’un secteur qui passe de la découverte à la mise sur le marché.

Les infrastructures flottantes sont devenues la voie la plus rapide vers la commercialisation des ressources offshore africaines. Yinson Production, qui exploite une flotte de 10 navires de production, de stockage et de déchargement (FPSO) et dispose d’un carnet de commandes de 22 milliards de dollars jusqu’en 2048, a mis en service le FPSO Agogo au large de l’Angola en juillet 2025, avec quatre mois d’avance sur le calendrier prévu. En mars 2026, il est devenu la première installation offshore au monde à exploiter un système de capture du carbone en post-combustion.

La société a également ouvert un bureau à Windhoek en janvier 2026 afin de se préparer au marché émergent des eaux profondes en Namibie. Paal Gunnar Heistad, vice-président senior chargé du développement commercial, et Francesco Leuzzi, directeur national pour la Namibie et le développement commercial en Afrique, prendront la parole lors de l’AEW 2026.

Le GNL flottant (FLNG) a donné des résultats similaires en matière d’exportation. Le navire Gimi de Golar LNG est entré en exploitation commerciale en juin 2025 dans le cadre du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) au large de la Mauritanie et du Sénégal, faisant ainsi de ces deux pays des exportateurs de GNL, tandis que le FLNG Hilli de la société est en service au large du Cameroun depuis 2018. Le PDG Karl Fredrik Staubo participera à l’AEW 2026 alors que la société poursuit ses projets visant à commander une quatrième unité FLNG en 2026.

« Le FLNG a raccourci le chemin entre la découverte et l’expédition, et des projets comme le GTA prouvent que le gaz africain peut être compétitif sur les marchés mondiaux. La prochaine étape consiste à faire correspondre notre succès à l’exportation à un succès sur le marché intérieur. Je souhaiterais voir des investissements dans la transformation du gaz pour l’industrie, qui transforment les molécules en emplois dans le secteur manufacturier », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber.

Ce programme national prend forme au Nigeria, où des producteurs indépendants transforment le gaz associé en un produit viable. Green Energy International (GEIL), opérateur du gisement d’Otakikpo dans l’État de Rivers, dispose d’une capacité de traitement de gaz de 20 millions de pieds cubes standard par jour, ainsi que d’une usine modulaire d’extraction de gaz de pétrole liquéfié conçue pour éliminer le torchage.

L’ambition de l’entreprise est de développer des marchés gaziers nationaux localisés à partir d’opportunités à petite échelle. Anthony O. Adegbulugbe, président, participera à l’AEW 2026 après l’achèvement par GEIL, en 2025, du terminal d’exportation terrestre d’Otakikpo, d’un coût de 400 millions de dollars.

Se déroulant du 12 au 16 octobre au Cap, l’AEW 2026 mettra en relation ces fournisseurs de solutions gazières avec les investisseurs, les opérateurs et les décideurs politiques qui façonnent la prochaine vague de projets, des développements en eaux profondes pionniers en Namibie aux pôles gaziers industriels du delta du Niger.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Renaissance réalise une découverte pétrolière offshore dans la concession OML 74, renforçant ainsi la stratégie de croissance de la production du Nigeria

Source: Africa Press Organisation – French


La société énergétique intégrée nigériane Renaissance Africa Energy (Renaissance) a annoncé une nouvelle découverte de pétrole dans le puits d’exploration JK-004, situé dans la concession pétrolière (OML) 74, au large des côtes du Nigeria. Cette découverte marque une nouvelle étape importante pour la participation des entreprises locales au secteur en amont du pays et soutient la stratégie du Nigeria visant à accroître ses réserves de pétrole brut, à augmenter sa production et à renforcer sa sécurité énergétique à long terme.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) – en tant que porte-parole du secteur énergétique africain – félicite Renaissance pour cette découverte, qui démontre les capacités techniques croissantes des entreprises nigérianes à mener des campagnes d’exploration offshore complexes, traditionnellement dominées par des opérateurs internationaux.

Alors que les pays africains cherchent à exploiter de nouvelles ressources en hydrocarbures et à attirer des investissements en amont, le succès du puits JK-004 met en évidence le rôle crucial que les entreprises locales peuvent jouer pour soutenir la croissance du secteur en amont et accélérer le développement des projets.

Le puits JK-004 a rencontré des intervalles contenant du pétrole léger dans sept réservoirs s’étendant sur environ 1 000 pieds, confirmant ainsi le potentiel de la concession et renforçant les perspectives d’exploration au sein de l’OML 74.

Cette découverte intervient à un moment charnière pour le secteur amont nigérian. Le pays poursuit une stratégie ambitieuse visant à porter sa production de pétrole brut à 1,8 million de barils par jour (b/j) à court terme, à deux millions de b/j d’ici 2027 et à quatre millions de b/j d’ici 2030, tout en élargissant simultanément sa base de réserves afin de soutenir la production à long terme. Le Nigeria détient actuellement 37,01 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole brut et de condensats, avec une durée de vie des réserves d’environ 59 ans, ce qui rend l’exploration continue et les nouvelles découvertes – telles que JK-004 – essentielles au maintien de la production future.

« Je tiens à féliciter Tony Attah et toute l’équipe de Renaissance Energy pour cette réalisation remarquable. La découverte du gisement JK-004 démontre que l’exploration reste le moteur de notre secteur et renforce l’importance de poursuivre les investissements pour exploiter le potentiel en hydrocarbures du Nigeria », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Cette découverte reflète également la transformation plus large qui s’opère dans l’ensemble du secteur en amont nigérian à la suite des réformes réglementaires visant à améliorer le climat d’investissement et à encourager une plus grande participation des entreprises locales. Le pays a attiré 17 milliards de dollars d’investissements directs étrangers depuis la promulgation de la loi sur l’industrie pétrolière en 2021. À elle seule, la campagne d’octroi de licences lancée en 2025 – qui propose 50 nouveaux blocs pétroliers et gaziers pour l’exploration et la production – devrait attirer 10 milliards de dollars d’investissements au cours de la prochaine décennie.

La découverte du bloc JK-004 envoie un signal fort aux investisseurs : le secteur amont nigérian continue d’offrir un potentiel d’exploration considérable.

« De nombreuses sociétés indépendantes occidentales privilégient de plus en plus l’optimisation de la production au détriment de l’exploration de nouvelles frontières. Le succès de Renaissance montre qu’un investissement soutenu dans l’exploration peut encore déboucher sur des découvertes transformatrices, capables de soutenir la croissance de la production à long terme, de renforcer la confiance des investisseurs et d’améliorer la sécurité énergétique du Nigeria », ajoute M. Ayuk.

Pour l’Afrique dans son ensemble, le succès du puits JK-004 souligne l’importance d’une exploration soutenue pour exploiter les réserves prouvées de pétrole brut du continent, estimées à 125,3 milliards de barils.

« La révolution nigériane du “Drill Baby Drill” est de plus en plus portée par des entreprises locales qui comprennent la valeur de l’exploration à long terme. La réussite de Renaissance démontre l’innovation, l’expertise technique et l’engagement nécessaires pour libérer le potentiel énergétique de l’Afrique. Ce sont ces types d’investissements qui créent des emplois, renforcent les capacités locales et positionnent le Nigeria comme une destination compétitive à l’échelle mondiale dans le secteur en amont », conclut-il.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Maroc : la Banque africaine de développement mobilise 205 millions d’euros pour étendre la ligne à grande vitesse et renforcer la mobilité et la compétitivité logistique du Royaume

Source: Africa Press Organisation – French


Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a accordé, le 8 juillet 2026 à Abidjan, un financement de 205 millions d’euros au Maroc pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF).

Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech, qui concentre une part importante des flux de voyageurs et de marchandises du pays. Elle contribuera à cet objectif à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et le renforcement de l’infrastructure ferroviaire existante sur cet axe stratégique.

En améliorant la fluidité des déplacements entre les grands pôles économiques et urbains du Royaume, le projet favorisera une mobilité plus durable et une meilleure connectivité territoriale.

Au-delà de son impact positif sur la mobilité, le projet soutiendra la transition vers des modes de transport plus durables et plus respectueux de l’environnement et générera des retombées économiques significatives grâce à la réduction des temps de trajet et des coûts logistiques.

« En combinant l’extension de la ligne à grande vitesse et la modernisation des infrastructures existantes, cette opération accompagnera la hausse des trafics voyageurs et marchandises, fluidifiera les échanges et réduira les temps de parcours, a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc. À terme, elle renforcera la compétitivité logistique du Maroc et consolidera son rôle de hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique. »

Le projet prévoit l’acquisition d’équipements destinés à moderniser les infrastructures ferroviaires sur le corridor Kénitra–Marrakech et autour du hub ferroviaire de Casablanca. Il comprend notamment la fourniture de rails neufs et d’appareils de voie pour les lignes conventionnelles et la LGV, permettant d’augmenter la capacité du corridor et d’améliorer durablement ses performances opérationnelles.

Le PADIF intègre également une composante d’appui à la gestion du projet couvrant la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ainsi que le suivi-évaluation des résultats et de leur impact, afin d’assurer une mise en œuvre efficace.

En contribuant au développement d’infrastructures résilientes et durables, cette opération s’aligne pleinement sur les Quatre Points cardinaux du Groupe de la Banque (https://apo-opa.co/3QI26YY) ainsi que sur le Document de stratégie-pays 2024-2029 de l’institution pour le Maroc. Elle s’inscrit dans les priorités du Nouveau modèle de développement et du plan « Rail 2040 », qui vise à moderniser le réseau ferroviaire national.

Depuis 1978, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc. Ses interventions (https://apo-opa.co/3QYSJnN) couvrent des secteurs stratégiques tels que les transports, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Fahd Belbachir
Département de la communication et des relations extérieures
Groupe de la Banque africaine de développement
media@afdb.org

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) rejoint le Système de Paiement et de Règlement Panafricain (PAPSS) en vue de faciliter les paiements entre la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et le reste de l’Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a officiellement rejoint le Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS), franchissant une étape importante dans le renforcement des infrastructures de paiement transfrontalier de l’Afrique, ouvrant ainsi un nouveau chapitre pour l’intégration financière en Afrique centrale et le renforcement du commerce intra-africain.

La BEAC, l’une des deux seules banques centrales régionales du continent, dessert les six pays membres de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, et le Tchad. Sa participation fournit au PAPSS un point d’entrée stratégique en Afrique francophone et élargit considérablement la portée du réseau à travers le continent.

Avec l’intégration de la BEAC au réseau, le PAPSS connecte désormais 28 pays africains, 16 commutateurs de paiement, réunissant plus de 190 banques commerciales et fintechs. De plus, grâce à ses partenaires, PAPSS permet également à ses utilisateurs de transférer de l’argent vers plus de 250 institutions financières supplémentaires.

La participation de la BEAC renforce considérablement la connectivité du PAPSS avec la CEMAC, une zone qui compte plus de 72 millions habitants, un véritable carrefour entre l’ouest, l’est et le sud de l’Afrique. En parallèle de la phase pilote prévue avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dont le lancement devrait avoir lieu au courant de cette année, le PAPSS poursuit le déploiement de l’infrastructure de paiement capable de relier toutes les régions d’Afrique au sein d’un réseau africain unique.

S.E. Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la BEAC, Président de l’ABCA (Association des Banques Centrales Africaines), a déclaré : « En rejoignant le PAPSS, la BEAC crée les conditions nécessaires à des paiements transfrontaliers plus rapides, plus abordables et plus efficaces entre les pays de la CEMAC et le reste de l’Afrique. Nous encourageons les banques commerciales et les institutions financières de nos États membres à saisir cette opportunité et à se tenir prêts pour participer à la plateforme. Le succès de l’intégration commerciale africaine dépendra non seulement des politiques et des infrastructures, mais aussi de la participation active du secteur financier. Le PAPSS fournit une solution pratique pour soutenir cette vision ».

Mike Ogbalu III, Directeur général du PAPSS, a déclaré : « La participation de la BEAC au PAPSS représente une étape importante dans la promotion de l’intégration financière de l’Afrique. Nous félicitons son Excellence, le Gouverneur Yvon Sana Bangui pour son leadership et son engagement, ainsi que toute l’équipe de la BEAC. Cette adhésion ouvre de nouveaux corridors commerciaux et de paiement entre l’Afrique centrale et le reste du continent, permettant des paiements transfrontaliers plus rapides, plus abordables et plus efficaces qui soutiendront le commerce et l’activité économique ».

Conçu par Afreximbank en partenariat avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, le PAPSS permet des paiements transfrontaliers instantanés en monnaies africaines, permettant aux fonds de circuler sur les marchés africains en quelques secondes sans dépendre de devises tierces ou d’intermédiaires externes.

Pour les banques et les fintechs, le PAPSS offre la possibilité d’étendre les services au-delà des frontières nationales. Pour les entreprises, cela se traduit par des transactions plus rapides, des coûts réduits et un meilleur accès aux marchés régionaux. Pour les particuliers, il s’agit d’un moyen plus efficace et plus abordable d’envoyer et de recevoir de l’argent à travers l’Afrique. Plus généralement, ce système renforce la souveraineté financière de l’Afrique en permettant le traitement et le règlement des paiements sur le continent.

Le PAPSS travaillera en étroite collaboration avec la BEAC d’ici la fin de l’année 2026 pour l’opérationnalisation de cette adhésion afin d’intégrer les établissements financiers de toute la région de la CEMAC au système et de faciliter le déploiement des services du PAPSS auprès des entreprises et des particuliers.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Papa Samba Thiongane
Head Marketing & Communications, PAPSS
Courriel : communications@papss.com

À propos du PAPSS :
Le Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) est une initiative d’Afreximbank, la principale institution de financement du commerce en Afrique, dont la mission est de stimuler l’expansion, la diversification et le développement du commerce africain. Le PAPSS permet des transferts de fonds efficaces et sécurisés à travers les frontières africaines, minimisant les risques et contribuant à l’intégration financière régionale. À l’heure actuelle, le PAPSS permet d’effectuer des paiements dans 28 pays africains et relie plus de 190 banques commerciales et entreprises de technologie financière en tant que participants directs et indirects, grâce à 16 réseaux de paiement et à un réseau étendu couvrant plus de 250 institutions financières supplémentaires.

Le redressement du secteur pétrolier angolais offre une feuille de route pour la campagne d’investissement de l’Algérie

Source: Africa Press Organisation – French


L’Algérie redouble d’efforts pour attirer de nouveaux investissements en amont, en proposant de nouvelles opportunités d’octroi de licences et en cherchant à débloquer la production tant sur les zones matures que sur les zones pionnières. Alors que le pays s’efforce de renforcer sa position parmi les principaux producteurs d’hydrocarbures d’Afrique, la création d’un environnement d’investissement plus compétitif sera tout aussi importante que l’expansion des activités d’exploration.

Bien que l’Algérie et l’Angola présentent des contextes politiques et institutionnels distincts, ces deux pays figurent parmi les plus grands producteurs de pétrole et de gaz d’Afrique et disposent d’un potentiel inexploité considérable. Dans *Crude Oil: Power, Turnaround and Transformation in Angola*, NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber, examine comment l’Angola a transformé son secteur en amont grâce à une série de réformes réglementaires.

Bien qu’il se concentre sur l’Angola, cet ouvrage offre des perspectives précieuses sur la manière dont la stabilité politique et les réformes institutionnelles peuvent venir compléter le potentiel géologique pour attirer des investissements à long terme.

S’appuyant sur un portefeuille d’investissements en amont qui devrait dépasser les 60 milliards de dollars entre 2025 et 2030, l’Angola a attiré des projets majeurs dans les secteurs du pétrole et du gaz, notamment le projet de gaz non associé de Quiluma et Maboqueiro, le pôle intégré d’Agogo Ouest, le développement du Greater PAJ et le projet Kaminho de TotalEnergies. Ensemble, ces investissements démontrent comment un cadre réglementaire prévisible peut se traduire directement par une activité soutenue en matière de projets.

Les bases de cette croissance ont été posées en 2019, lorsque l’Angola a créé l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), séparant ainsi les responsabilités commerciales de Sonangol de ses fonctions de contrôle réglementaire. Cette réforme a rationalisé l’octroi des licences, renforcé la transparence et permis à Sonangol de fonctionner comme une entreprise commerciale, tandis que l’ANPG assumait la responsabilité de la gestion des concessions. Alors que l’Algérie continue de renforcer son cadre d’investissement, une plus grande clarté institutionnelle et un processus d’octroi de licences plus indépendant pourraient, de la même manière, renforcer la confiance des investisseurs et accélérer le développement des projets. 

L’Angola a également mis en place une stratégie d’octroi de licences pluriannuelle parallèlement à son régime d’offre permanente, permettant aux entreprises de négocier en dehors des appels d’offres traditionnels. Cette approche flexible a permis l’attribution de plus de 70 blocs depuis 2019, tout en garantissant que des opportunités d’exploration restent disponibles en permanence. Alors que l’Algérie cherche à exploiter ses vastes bassins sous-explorés, des mécanismes d’octroi de licences plus souples pourraient élargir la participation des investisseurs et réduire les délais entre les cycles d’octroi de licences.

Au-delà de la réforme des concessions, l’Angola a mis en place des incitations fiscales ciblées pour les champs matures et une législation spécifique pour le gaz naturel non associé, créant ainsi des conditions commerciales plus favorables au redéveloppement de sites existants et aux projets gaziers autonomes. Ces mesures ont contribué à attirer de nouveaux investissements vers les actifs de production existants tout en accélérant la commercialisation du gaz. Des politiques similaires pourraient soutenir les efforts de l’Algérie visant à maximiser la production des champs vieillissants et à exploiter des ressources gazières supplémentaires.

« L’Algérie dispose déjà des ressources, de l’expertise et de la position stratégique nécessaires pour rester l’un des principaux producteurs d’énergie d’Afrique. L’expérience de l’Angola montre comment l’évolution de la réglementation peut venir compléter ces atouts et créer des opportunités encore plus importantes pour les investissements à long terme », déclare M. Ayuk.

Alors que l’Algérie se tourne vers sa prochaine phase de croissance en amont, l’expérience de l’Angola souligne à quel point la réforme réglementaire peut venir compléter la richesse en ressources, contribuant ainsi à transformer le potentiel d’exploration en investissements durables et en un développement sectoriel à long terme.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Renew Capital retient 15 entreprises africaines parmi plus de 500 candidates pour son programme d’investissement en finance embarquée

Source: Africa Press Organisation – French


Renew Capital (http://RenewCapital.com/) a sélectionné 15 startups parmi plus de 500 candidatures issues de 48 pays dans le cadre de son premier programme Renew Venture Lab : EmFi Series, en vue d’un investissement potentiel.

L’ampleur et la diversité des candidatures témoignent d’une transformation majeure en cours sur le continent africain : certaines des opportunités les plus prometteuses en matière de finance embarquée pourraient émerger non pas des fintechs traditionnelles, mais d’entreprises technologiques déjà au service des petites et moyennes entreprises (PME).

Les PME africaines constituent le principal moteur de création d’emplois, mais elles font face à un déficit annuel de financement estimé à 330 milliards de dollars. Dans le même temps, l’Afrique s’impose rapidement comme un pôle mondial d’innovation technologique et abrite aujourd’hui le plus vaste marché mondial de l’argent mobile. Parallèlement, les PME adoptent de plus en plus les technologies numériques : le taux de pénétration des smartphones en Afrique subsaharienne devrait passer de 54 % en 2024 à 81 % d’ici 2030, tandis que le coût des données continue de diminuer.

Plus de 500 entreprises candidates ont participé à des sessions exclusives animées par des experts ainsi que par les fondateurs de certaines des entreprises africaines à la croissance la plus rapide. Elles ont également bénéficié des conseils de leaders mondiaux de la finance embarquée et du Web3.

À l’issue de ce parcours, 47 entreprises ont été sélectionnées pour participer à une session de pitch devant l’équipe d’investissement de Renew Capital et ont bénéficié d’un accompagnement d’une valeur de plus de 250 000 dollars. Parmi elles, 15 ont été retenues pour une analyse technique approfondie et une évaluation en vue d’un investissement potentiel.

Ces 15 entreprises sont implantées en Éthiopie, au Ghana, au Kenya, au Maroc, au Nigeria, au Sénégal, en Afrique du Sud, au Togo, en Ouganda et en Zambie.

Matthew Davis, co-PDG de Renew Capital, déclare : « La prochaine génération d’institutions financières au service des PME africaines ne sera pas constituée de banques traditionnelles. Elle émergera de startups qui comprennent déjà les besoins des PME, disposent de leurs données et ont gagné leur confiance. Ces 15 entreprises transforment déjà cet avantage en un véritable levier de croissance. C’est pourquoi nous les suivons de très près. »

 TOP 15 Entreprises

Entreprise

Pays

Fondateur

Site web

AgroCenta

Ghana

Francis Obirikorang (https://apo-opa.co/4eS7cLh)

https://apo-opa.co/4vW91No

Boost Technology

Ghana

Mike Quinn (https://apo-opa.co/4vWkAEm)

https://apo-opa.co/4vWkE74

Dots for Africa

Senegal

Carlos Oba (https://apo-opa.co/4peki9h)

http://DotsFor.com

Fanaka

Zambie

Hillary Sang (https://apo-opa.co/4h7E1oS)

https://apo-opa.co/4h3rkvj

Kutana

Ghana

Samuel Opoku (https://apo-opa.co/4vW923U)

www.KutanaPay.com

MajibuAfrica

Ouganda

Janis Zicans (https://apo-opa.co/4f3YGrg)

https://apo-opa.co/4aGskSe

Marakisoft

Ethiopie

Alemayehu Seifu (https://apo-opa.co/4eSIN8o)

https://apo-opa.co/3STpUJU

Oze

Ghana

Meghan McCormick (https://apo-opa.co/4paWgf9)

https://apo-opa.co/4vXKbN6

Regxta

Nigeria

Rukayat Bello (https://apo-opa.co/4vSdMaz)

https://apo-opa.co/4h28bdg

Rigo

Nigeria

Olukayode Odeyinde (https://apo-opa.co/4aJjcfF)

https://apo-opa.co/4w2UbEP

Shiprazor

Afrique du Sud

Lesego Tladinyane (https://apo-opa.co/3SU3hVK)

https://apo-opa.co/4vo3ttU

Solimi

Togo

Gael Egbidi (https://apo-opa.co/3SSjZor)

https://apo-opa.co/4vWkFIa

Tradevu

Nigeria

Nkiru Amadi-Emina (https://apo-opa.co/4aGsadA)

https://apo-opa.co/4eS7dPl

Z Systems

Maroc

Samer Choumar (https://apo-opa.co/4bd4PQU)

https://apo-opa.co/4vUQUYf

Zendawa

Kenya

Wilfred Njuguna (https://apo-opa.co/4pavJyx)

https://apo-opa.co/4eREuKE

Distribué par APO Group pour Renew Capital.

Contact presse :
Nihal Grii
ngrii@renewcapital.com
+212 641 665 577

À propos de Renew Capital :
Renew Capital est une société de capital-risque spécialisée dans l’investissement en phase d’amorçage. Nous soutenons les startups technologiques et les entreprises innovantes qui utilisent la technologie pour relever les grands défis du continent africain. Aux côtés de fondateurs ambitieux, nous contribuons au développement des écosystèmes entrepreneuriaux émergents en Afrique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://RenewCapital.com/.

L’essor rapide de l’Intelligence Artificielle (IA) dépasse la capacité des gouvernements à mettre en place des protections efficaces, selon le nouvel Indice mondial sur l’IA responsable (GIRAI)

Source: Africa Press Organisation – French


  • Les investissements dans l’IA progressent plus vite que la capacité des gouvernements à réguler cette technologie dans l’intérêt général.
  • Alors que les gouvernements mettent l’accent sur les compétences en IA, les droits des travailleurs restent insuffisamment protégés.
  • Les gouvernements ne sont toujours pas en mesure de prévenir les abus et les utilisations inacceptables de l’IA, comme la surveillance.

La deuxième édition de l’Indice mondial sur l’IA responsable compare 135 pays et révèle que les lois, les stratégies et les engagements mondiaux se multiplient plus rapidement que les institutions, les outils de mise en œuvre et les mécanismes de transparence nécessaires à la protection des droits humains.

Une nouvelle étude du Global Center on AI Governance (www.GlobalCenter.AI/) met en garde contre l’écart qui se creuse entre les différentes régions du monde dans la course à la gouvernance de l’intelligence artificielle, alors même que cette technologie s’impose progressivement dans les services publics, le monde du travail, l’éducation, les systèmes de santé, les forces de l’ordre, le secteur financier et la vie quotidienne.

Selon le rapport, ces écarts se traduisent principalement par un fossé grandissant entre les pays qui transforment leurs engagements en faveur d’une IA responsable en règles juridiquement contraignantes et ceux qui continuent de s’appuyer principalement sur des principes, des stratégies et des cadres volontaires non contraignants. Ces disparités sont préoccupantes, car les gouvernements sont mal armés pour protéger les citoyens lorsqu’ils ne disposent pas d’institutions, d’organismes de contrôle, d’exigences de transparence et de mécanismes de recours, alors même que les systèmes d’IA redéfinissent l’accès aux services publics, à l’emploi, à l’éducation, aux soins de santé, aux services de police, à la finance et à d’autres domaines de la vie quotidienne.

Dans ce contexte, la deuxième édition du Global Index on Responsible AI (GIRAI) (www.Global-index.AI/) révèle que la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle se développe, mais de façon inégale et à un rythme qui demeure insuffisant face à la rapidité du développement et de la diffusion des technologies d’IA. Si de plus en plus de pays adoptent des stratégies, des lois et des engagements politiques en matière d’IA, un grande nombre ne disposent toujours pas des capacités institutionnelles, des outils de mise en œuvre, ni des mécanismes de responsabilité publique et de transparence nécessaires pour protéger les droits humains à mesure que les systèmes d’IA se développent.

Élaboré par le Global Center on AI Governance en collaboration avec un réseau de plus de 135 experts régionaux, le GIRAI compare les approches nationales de 135 pays selon cinq dimensions relatives aux droits humains : Utilisation de l’IA dans la prestation des services publics, Éthique et développement durable, Inclusion et diversité, Travail et compétences, et Confiance et sécurité. Les données sur lesquelles s’appuie le rapport couvrent la période allant du 1er novembre 2023 au 30 septembre 2025.

L’indice révèle un fossé grandissant en matière de gouvernance de l’IA entre, d’une part, les pays dotés de règles contraignantes et, d’autre part, ceux qui s’appuient principalement sur des principes non contraignants, des cadres volontaires et des efforts de renforcement des capacités encore embryonnaires.

Ces résultats prennent une importance particulière dans un contexte où les gouvernements tendent à réglementer l’IA dans le secteur privé, tout en échouant souvent à assurer la transparence, le suivi et la supervision de leurs propres usages des systèmes algorithmiques. En effet, l’indice révèle que le domaine où les performances sont les plus faibles est celui de l’utilisation de l’IA dans la prestation des services publics, où les systèmes automatisés peuvent avoir une incidence sur l’accès à l’aide sociale, aux soins de santé, à l’éducation, au logement, aux services de police, à la gestion des migrations et autres services essentiels.

« Une IA responsable ne peut être garantie par de simples principes. La deuxième édition du GIRAI met en évidence un écart persistant entre l’IA responsable en tant qu’engagement et l’IA responsable en tant que capacité », selon Rachel Adams, fondatrice et directrice générale du Global Center on AI Governance. « À mesure que l’IA s’impose comme une force structurelle dans la vie publique, les gouvernements doivent mettre en place des obligations exécutoires, des mécanismes de contrôle indépendants, des obligations de transparence, des systèmes de suivi et des voies de recours accessibles. »

Principales conclusions

Le rapport décrit un paysage mondial de la gouvernance responsable de l’IA plus actif qu’auparavant, mais qui reste fragmenté, faiblement appliqué et insuffisamment ancré dans des mécanismes de redevabilité publique. Parmi les principales conclusions :

1. L’IA progresse plus vite que la capacité des gouvernements à la réguler dans l’intérêt général

Le recours à l’IA se généralise de plus en plus : 53 % de la population mondiale a déjà utilisé des outils d’IA générative. Toutefois, les scores moyens sur l’indice GIRAI restent faibles, à environ 35 sur 100, et on constate que seuls 55 % disposent de cadres d’IA responsable effectivement mis en œuvre, ce chiffre tombant à 45 % dans les pays du Sud

2. La gouvernance responsable de l’IA se développe dans les pays du Sud, mais les mesures de protection contraignantes restent rares

Depuis la 1re édition, les pays du Sud Global ont considérablement élargi la portée de leurs cadres nationaux en matière d’IA responsable. En moyenne, le nombre de thèmes GIRAI abordés est passé de 2,5 à 4,7, représentant une augmentation de 88 %. Dans les pays du Nord, ce chiffre est passé de 8,2 à 11,1, soit une hausse de 35 %. Depuis la première édition, 203 des 306 nouveaux cas d’indicateurs recensés dans les cadres identifiés concernent des pays du Sud global. Malgré ces progrès, la majeure partie de ces avancées relève du droit non contraignant : Dans ces pays, 78 % des cadres réglementaires relatifs à l’IA responsable sont non contraignants, contre 42 % dans les pays du Nord.

3. La sécurité de l’IA est abordée comme un problème technique, tandis que les préjudices causés aux personnes restent insuffisamment pris en compte

La sûreté et la sécurité de l’IA constituent l’un des domaines de la gouvernance qui connaît la croissance la plus rapide, mais une grande partie de ces efforts se concentre sur les mesures de protection techniques. Par ailleurs, l’indice a mis en évidence des preuves crédibles d’une utilisation abusive de l’IA par les pouvoirs publics dans 35 des 135 pays étudiés, et seuls 49 pays (36 %) disposent de cadres réglementaires visant à lutter contre la désinformation et la violence facilitées par l’IA.

4. Les gouvernements réglementent la transparence en matière d’IA, sans toutefois divulguer leur propre utilisation de cette technologie.

La transparence et l’explicabilité constituent l’indicateur le plus performant, 58 % des pays disposant d’un cadre réglementaire à cet égard. La mise en œuvre demeure toutefois en retard par rapport à l’adoption de ces cadres. En ce qui concerne l’utilisation de l’IA par les pouvoirs publics, l’indicateur relatif à la divulgation publique des systèmes algorithmiques gouvernementaux est celui qui affiche les plus mauvais résultats : seuls 18 % des pays ont rendu obligatoire la divulgation de leurs systèmes d’IA.

5. Le genre est de plus en plus pris en compte dans la gouvernance de l’IA, mais la protection contre les préjudices liés au genre reste insuffisante

Les enjeux d’égalité de genre gagnent en visibilité : depuis la première édition, 29 nouveaux pays ont intégré cette question dans leurs cadres relatifs à l’IA. Toutefois, parmi les 55 pays disposant de tels cadres, seuls 24 présentent des preuves de leur mise en œuvre. La protection contre les préjudices causés par l’IA liés au genre reste limitée.

6. Les jeunes générations sont préparées à l’économie de l’IA, mais ne sont pas suffisamment protégées contre les préjudices qu’elle peut engendrer.

La culture de l’IA est l’un des indicateurs affichant les meilleurs résultats : 71 pays (53 %) ont mis en place un cadre politique et 106 pays sont engagés dans des initiatives dans ce domaine. En revanche, seuls 55 pays (41 %) disposent de cadres réglementaires consacrés aux droits de l’enfant face à l’IA, et seuls 27 d’entre eux présentent des éléments attestant de leur mise en œuvre.

7. L’empreinte environnementale de l’IA demeure un angle mort de la gouvernance responsable de l’IA.

Seuls 27 % des pays disposent de cadres abordant les effets de l’IA sur l’environnement, dont 83 % sont non contraignants. Très peu de gouvernements exigent la divulgation de la consommation d’énergie et d’eau ou de l’impact environnemental de l’IA, faisant de cette dimension un angle mort de la gouvernance mondiale.

8. Les gouvernements reconnaissent la nécessité de développer des systèmes d’IA en langues locales, mais n’imposent pas aux développeurs de les proposer dans leurs technologies.

Les gouvernements investissent dans les technologies en langues locales et dans l’inclusion culturelle, comme en témoignent les initiatives menées par les pouvoirs publics dans 52 pays (39 %). Seuls 47 pays (35 %) disposent de cadres abordant la diversité culturelle et linguistique, et très peu d’entre eux exigent des développeurs qu’ils utilisent des ensembles de données diversifiés ou qu’ils adaptent les systèmes aux contextes locaux.

9. Alors que les gouvernements mettent l’accent sur les compétences en IA, les droits des travailleurs restent insuffisamment protégés.

Seuls 39 pays (29 %) disposent de cadres de protection du travail, tandis que 72 pays (53 %) ont mis en place des cadres en matière de reconversion et de renforcement des compétences. Peu de pays abordent les droits des travailleurs à s’organiser et à négocier collectivement dans le contexte des mutations du travail liées à l’IA.

10. La gouvernance mondiale de l’IA se fragmente avant même qu’un niveau minimal commun de protection ait été mis en place

La gouvernance mondiale de l’IA se fragmente alors même qu’aucun socle commun de protection n’a encore été établi. Les données disponibles montrent que 164 des 215 cadres récents liés à l’IA ne sont pas contraignants, et que les consultations multipartites n’apparaissent que 31 fois dans le registre de mise en œuvre à l’échelle mondiale. Seuls 73 pays sur 135 (54 %) ont adopté une politique nationale en matière d’IA ou un cadre équivalent, et seuls 36 pays (27 %) disposent de mécanismes opérationnels permettant la participation des organisations de la société civile (OSC) à la gouvernance de l’IA. En l’absence d’un socle commun fondé sur les droits, l’interopérabilité risque de servir les marchés avant de protéger les personnes.

Ce que mesure l’indice (GIRAI)

L’Indice mondial sur l’IA responsable est une initiative de recherche et de plaidoyer qui évalue les engagements, les capacités et les progrès des pays en matière d’IA responsable et respectueuse des droits. Il a été élaboré par le Global Center on AI Governance, un think tank basé en Afrique du Sud qui agit comme un pôle mondial de recherche et d’action fondée sur des données probantes pour une gouvernance inclusive et équitable de l’IA.

Ce travail a été réalisé grâce à une subvention du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), situé à Ottawa, au Canada, et du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement, dans le cadre du programme AI4Development. Des fonds supplémentaires ont été alloués à ce projet par le gouvernement du Canada et par la Banque internationale de développement de l’Amérique latine.

La mission du Global Center on AI Governance est de réduire les inégalités mondiales exacerbées par l’IA et de contribuer à bâtir un monde où les technologies d’IA et leur gouvernance reflètent l’ensemble de l’humanité. L’un des axes principaux de son action consiste à faire entendre, dans les débats mondiaux sur la gouvernance de l’IA, les voix souvent marginalisées, en particulier celles des régions et des communautés sous-représentées dans les discussions politiques.

L’indice entend faire évoluer le débat mondial sur la gouvernance de l’IA en l’ancrant dans des données probantes plutôt que dans de simples intentions. Au-delà du classement des pays, l’indice aide les décideurs publics à identifier les domaines dans lesquels il est nécessaire de renforcer les cadres juridiques, les institutions, les ressources et les mécanismes de mise en œuvre. Il permet également aux acteurs de la société civile de repérer les engagements pris par les gouvernements et de leur demander de rendre des comptes. Enfin, il aide les organisations internationales, les bailleurs de fonds et les chercheurs à identifier les lacunes les plus urgentes en matière de capacités.

Afrique :  La dynamique s’accélère, mais la mise en œuvre reste un défi majeur

L’Afrique continue de développer son cadre de gouvernance en matière d’IA responsable, mais l’Indice mondial sur l’IA responsable révèle que la mise en œuvre et l’applicabilité de ces mesures restent des obstacles majeurs. La région affiche le score GIRAI moyen le plus bas au monde (22 sur 100), soit 13 points de moins que la moyenne mondiale, ce qui reflète des écarts persistants entre l’ambition politique et les mesures concrètes mises en œuvre.

Sur les 39 pays africains étudiés, seuls 6 obtiennent un score supérieur à la moyenne mondiale : Le Nigeria, l’Égypte, le Kenya, le Ghana, le Bénin et le Maroc, alors que l’Afrique du Nord s’impose comme la sous-région la plus performante du continent dans l’ensemble.

Le principal défi du continent réside dans le décalage entre les engagements et leur mise en œuvre. Les thèmes clés liés à l’éthique et à la durabilité de l’IA sont ceux qui font l’objet de la plus large couverture politique, mais seuls 20,45 % des cadres politiques existants sont effectivement mis en œuvre. En revanche, les cadres politiques visant à relever les défis liés à l’emploi et aux compétences dans le contexte de l’IA affichent le taux de mise en œuvre le plus élevé, à 65,52 %, ce qui en fait le seul domaine en Afrique dépassant la moyenne mondiale de mise en œuvre.

La plupart des cadres de gouvernance africains restent également non contraignants. Seuls 21 % des 170 cas documentés de domaines d’action publique couverts par des cadres de gouvernance dans les 39 pays étudiés sont juridiquement contraignants, la majorité prenant la forme de stratégies, de lignes directrices ou de projets de politiques publiques.

L’indice révèle également que les efforts de la société civile sont principalement axés sur la sensibilisation, le renforcement des capacités et la promotion de la collaboration, tandis que peu d’initiatives se concentrent sur la responsabilité et le contrôle. Parallèlement, des cas avérés d’IA présentant des risques inacceptables au Kenya, au Ghana et en Ouganda soulignent la nécessité urgente de renforcer la gouvernance, alors que l’adoption de l’IA s’accélère sur l’ensemble du continent.

Classement

Top 10 mondial

  1. Norvège
  2. Italie
  3. Irlande
  4. France
  5. Pays-Bas
  6. Allemagne
  7. Royaume-Uni
  8. Slovénie
  9. Lettonie
  10. Estonie
  11. Brésil
  12. Espagne
  13. Grèce
  14. Chili
  15. Bulgarie

Top 5 régional

Région

Classement

Pays

Score sur l’index

Europe

1

Norvège

74,66

2

Italie

72,71

3

Irlande

71,39

4

France

70,32

5

Pays-Bas

69,58

Amérique du Sud et Caraïbes

1

Brésil

63,3

2

Chili

61,91

3

Uruguay

56,99

4

Colombie

54,74

5

Costa Rica

52,3

Amérique du Nord

1

Canada

55,17

2

États-Unis d’Amérique

53,34

Asie

1

Japon

55,66

2

Kirghizistan

51,64

3

Corée du Sud

47,69

4

Singapour

45,21

5

Chine

43,58

Afrique

1

Nigéria

45,93

2

Égypte

41,26

3

Kenya

39,53

4

Ghana

38,43

5

Bénin

37,01

Océanie

1

Australie

56,4

2

Nouvelle-Zélande

45,81

Comment l’indice a été élaboré

Cet indice a été élaboré en traduisant les principaux engagements mondiaux en matière de gouvernance de l’IA, notamment la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA et les Principes de l’OCDE relatifs à l’IA, en indicateurs mesurables et comparables pouvant faire l’objet d’un suivi dans le temps.

Ces indicateurs évaluent les trois piliers fondamentaux de l’indice : les politiques publiques en matière d’IA, couvrant les lois, les réglementations, les politiques publiques et leur mise en œuvre ; la participation de la société civile ; et les conditions favorables. Les indicateurs sont regroupés en cinq dimensions : Utilisation de l’IA dans la prestation des services publics, Éthique et développement durable, Inclusion et diversité, Travail et compétences, et Confiance et sécurité.

Le cadre d’évaluation a été validé par des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des droits de l’homme dans les environnements numériques. Une fois le cadre défini, l’équipe de recherche a recruté 135 experts locaux, à raison d’un par pays couvert par l’indice, afin de recueillir des données pour l’ensemble des indicateurs primaires. Ce processus a généré plus de 68 000 points de données, qui ont ensuite été analysés afin d’identifier des tendances mondiales et régionales étayées par ces données locales.

La deuxième édition établit une distinction plus nette entre l’existence des cadres de gouvernance de l’IA et leur mise en œuvre concrète. Elle évalue non seulement si les pays ont adopté des lois, des politiques, des stratégies ou des lignes directrices, mais aussi si ces engagements sont mis en œuvre par le biais d’institutions, de mécanismes de contrôle, de programmes, de normes, de systèmes de suivi, de l’allocation de budgets, de consultations et autres mesures concrètes.

Distribué par APO Group pour Global Center on AI Governance.

Ressources complémentaires :

• Téléchargez la deuxième édition de l’Indice mondial sur l’IA responsable.

• Consultez les données par pays et la méthodologie sur global-index.ai.

En savoir plus sur le Global Center on AI Governance et ses travaux en faveur d’une gouvernance de l’IA inclusive et équitable.

• Contactez-nous pour entrer en contact avec votre chercheur local.

À propos du Global Center on AI Governance :
Le Global Center on AI Governance est un think tank basé en Afrique du Sud qui agit comme une plateforme mondiale dédiée à la recherche et à la mise en œuvre de mesures fondées sur des données factuelles en matière de gouvernance inclusive et équitable de l’IA. Sa mission est de réduire les inégalités mondiales exacerbées par l’IA et de contribuer à bâtir un monde où les technologies d’IA et leur gouvernance reflètent l’ensemble de l’humanité.

À travers la recherche, le plaidoyer et la collaboration internationale, le centre œuvre pour que les communautés historiquement marginalisées dans la gouvernance technologique mondiale soient associées aux décisions qui façonneront l’avenir de l’IA.

www.Globalcenter.AI

UTM Offshore, Seplat Energy et la NNPC signent un accord d’approvisionnement en gaz pour le premier projet FLNG mené par des acteurs locaux au Nigeria

Source: Africa Press Organisation – French


UTM Offshore a signé un accord de vente de gaz (GSA) avec la société pétrolière et gazière Seplat Energy et la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), marquant ainsi une avancée décisive dans le développement du premier projet FLNG mené par des acteurs locaux au Nigeria. Cet accord constitue l’un des derniers éléments commerciaux indispensables avant la décision finale d’investissement, renforçant ainsi la confiance dans un projet qui devrait soutenir la stratégie de monétisation du gaz du Nigeria tout en développant les exportations de GNL et l’utilisation du gaz sur le marché intérieur.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) – qui se fait le porte-parole du secteur énergétique africain – félicite UTM Offshore, la NNPC et Seplat Energy d’avoir conclu cet accord historique. La Chambre considère le GSA comme une avancée significative vers l’exploitation des vastes ressources gazières offshore du Nigeria grâce à un leadership local et à une collaboration stratégique. Alors que l’Afrique cherche à maximiser la valeur de ses ressources en gaz naturel tout en renforçant la sécurité énergétique et le développement industriel, des projets tels que l’UTM FLNG démontrent comment les entreprises africaines peuvent mener des développements d’infrastructures d’envergure mondiale qui génèrent des investissements, créent des emplois et positionnent le continent comme un fournisseur de GNL plus compétitif.

Situé dans le champ en eaux profondes de Yoho, au large du Nigeria, le projet FLNG devrait produire 176 millions de pieds cubes par jour une fois opérationnel. Les activités d’ingénierie et de pré-construction sont achevées ; l’opérateur s’attache désormais à la signature du contrat d’achat-vente (SPA) et à la décision finale d’investissement (FID), après le franchissement de l’étape clé que constitue l’accord de vente et d’achat (GSA). Sur le plan financier, le projet a obtenu un financement par emprunt auprès d’Afreximbank ainsi que des engagements en fonds propres de la part de la NNPC et du gouvernement de l’État du Delta. Les entreprises technologiques mondiales JGC Holdings et Technip Energies examinent actuellement le contrat EPCIC, soutenant ainsi le projet alors qu’il progresse vers son objectif de mise en service en 2030.  

« La signature de ce GSA démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsque des entreprises locales, des institutions nationales et des investisseurs privés travaillent ensemble vers une vision commune. UTM FLNG est plus qu’un simple projet de GNL ; c’est un modèle montrant comment l’Afrique peut commercialiser ses ressources gazières sous la houlette africaine, créer de la valeur économique à long terme et renforcer la sécurité énergétique tout en fournissant une énergie plus propre aux marchés nationaux et internationaux », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Les avancées du projet UTM FLNG interviennent à un moment charnière pour le secteur du gaz naturel au Nigeria, alors que le pays recherche de nouveaux investissements s’inscrivant dans le cadre de son initiative « Décennie du gaz ». Axée sur la transformation du pays en une économie fondée sur le gaz d’ici 2030, cette initiative vise à réduire le torchage du gaz, à améliorer l’accès à l’énergie tout en monétisant les 200 billions de pieds cubes de réserves prouvées de gaz du pays. Des projets tels que l’UTM FLNG constituent une pierre angulaire de cette stratégie, en augmentant la capacité d’exportation du Nigeria et en renforçant sa position sur les marchés énergétiques mondiaux.

Au-delà des exportations, le projet a également été conçu pour soutenir les ambitions énergétiques nationales du Nigeria. Environ 300 000 tonnes de GPL par an seront fournies au marché local, favorisant ainsi l’utilisation de combustibles de cuisson plus propres dans les foyers et réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.

« C’est formidable de voir des entreprises comme Seplat Energy se joindre à ce projet stratégique. Nous sommes convaincus que l’installation FLNG renforcera la position du Nigeria en tant que l’un des principaux producteurs de GNL en Afrique, tout en servant de modèle pour la valorisation des ressources gazières offshore à l’échelle du continent. En combinant une participation locale, des partenariats stratégiques et une ingénierie de classe mondiale, ce projet démontre comment des initiatives menées par l’Afrique peuvent accélérer l’industrialisation, réduire le torchage du gaz et tirer davantage de valeur des abondantes ressources en gaz naturel du continent », a ajouté M. Ayuk.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.