République Démocratique du Congo (RDC) : après un massacre en Ituri, la Mission de paix de l’ONU intensifie ses patrouilles

Source: Africa Press Organisation – French


Au moins 43 civils ont été tués, dont des femmes et des enfants, lors de cette attaque par le groupe armé ADF à Komanda dans la nuit du 26 au 27 juillet.

Des patrouilles supplémentaires sont désormais déployées autour de la localité qui se trouve à environ 60 kilomètres de la capitale provinciale de l’Ituri, Bunia.

Dans un communiqué publié depuis Kinshasa, la MONUSCO a fermement condamné ces actes de violence « inqualifiables », qui « constituent de graves violations du droit international humanitaire et atteintes aux droits de l’homme ». 

En appui aux autorités locales, la Mission a immédiatement organisé des opérations d’urgence : prise en charge des blessés, inhumation des victimes, et augmentation des patrouilles de sécurité.

« Nous avons immédiatement renforcé notre présence dans la zone afin de protéger les civils », indique la Mission.

Une attaque d’une extrême brutalité

Selon les autorités locales, l’attaque a été menée par des éléments des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’État islamique.

Le bilan provisoire fait état d’au moins 43 morts, dont 19 femmes, 15 hommes et neuf enfants. La majorité des victimes auraient été tuées à l’arme blanche dans un lieu de culte. Plusieurs personnes ont été enlevées et des habitations ainsi que des commerces ont été incendiés.

Cette flambée de violence survient dans un contexte déjà marqué par une crise humanitaire aiguë en Ituri, signale la MONUSCO, qui exprime sa « profonde indignation ».

« Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes en matière de droit de l’homme et de droit international humanitaire », a déclaré la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, chargée de la Protection et des opérations, et Cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre.

Appels à la justice et protection des civils

La Mission appelle les autorités congolaises à diligenter une enquête pour identifier les responsables de cette tuerie et les traduire en justice. Elle réitère également l’appel du Secrétaire général des Nations Unies aux groupes armés étrangers « pour qu’ils déposent les armes sans condition et regagnent leurs pays d’origine ».

Parallèlement aux mesures d’urgence prises sur le terrain, la MONUSCO affirme son engagement à continuer d’agir aux côtés des autorités congolaises et des communautés locales.

« La MONUSCO continuera de travailler sans relâche pour protéger les populations civiles conformément à son mandat », a dit Mme van de Perre.

La MONUSCO reste pleinement engagée aux côtés des autorités congolaises et des communautés locales afin de prévenir de futures attaques, protéger les civils, et contribuer à la réduction des tensions, et à la stabilisation des zones affectées par les violences armées.

Distribué par APO Group pour UN News.

République démocratique du Congo «Parler pour protéger» : un programme radio pour prévenir l’exploitation et les abus sexuels

Source: Africa Press Organisation – French


Depuis le 11 juillet 2025, la Section Conduite et Discipline (CDT) de la MONUSCO a lancé un programme radiophonique intitulé « Parler pour protéger », en partenariat avec Radio Okapi, la radio de l’ONU en RDC. Ce programme qui sera diffusé deux fois par mois est élaboré pour sensibiliser la population congolaise à la prévention, à la compréhension et à la lutte contre l’exploitations et les abus sexuels, impliquant le personnel des Nations Unies ou affiliés en République Démocratique du Congo.

Lors du lancement du programme, Pascale Gabriella Serra-Nga Gnii Voueto, chargée de communication de la Section Conduite et Discipline de la MONUSCO, a souligné l’importance de cette initiative :

«Cette émission vise à sensibiliser les populations aux normes de conduite du personnel de la Mission, à promouvoir l’intégrité, le respect et la protection des communautés contre toute forme d’abus. Elle encourage le signalement, la responsabilisation collective et met en lumière les efforts conjoints de tous les acteurs impliqués dans la prévention des abus.»

Un message en phase avec les attentes des communautés et les engagements des partenaires de la MONUSCO, notamment ceux de la société civile.

Appel à une collaboration renforcée

Julienne Lusenge, présidente du Conseil d’administration de l’ONG Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement (SOFEPADI) et lauréate du Prix des Nations Unies pour la cause des droits de l’homme 2023, a salué cette initiative. Elle appelle à renforcer la collaboration entre la société civile et la MONUSCO au sujet de la prévention et de la lutte contre l’exploitations et les abus sexuels :

« Depuis la présence de la MONUSCO, nous œuvrons pour la promotion des droits, la protection des civils, ainsi que pour la prévention de l’exploitation et des abus sexuels. Cette collaboration est précieuse et doit être maintenue. Nous encourageons les Nations Unies à poursuivre leurs efforts, tant en matière de prévention que dans l’accompagnement concret des victimes. »

Une émission pédagogique

Chaque numéro de « Parler pour protéger » aborde un thème spécifique lié à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels. A travers des témoignages, des interviews d’experts et des explications accessibles, l’émission vise à informer, sensibiliser et encourager des changements de comportements, tant individuels que collectifs. 

« Parler pour protéger » est diffusée chaque deuxième et dernier vendredi du mois à 7h45 (heure de Kinshasa) sur Radio Okapi. Chaque numéro sera rediffusé le dimanche suivant la première diffusion à 21h00.

Cette émission s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation collective, rappelant que prévenir l’exploitation et les abus sexuels est une responsabilité partagée et que l’information constitue la première barrière contre l’impunité.

Elle témoigne de l’engagement constant de la MONUSCO à prévenir et combattre l’exploitation et les abus sexuels impliquant le personnel des Nations Unies ou affiliés en RDC.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le président gabonais décore l’ambassadeur d’Espagne en fin de mission

Source: Africa Press Organisation – French

En fin de mission diplomatique au Gabon, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume d’Espagne, Ramón Molina Lladó, a été décoré ce lundi par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

C’était au cours d’une cérémonie officielle organisée au Palais présidentiel, le chef de l’État a élevé le diplomate espagnol au rang de Commandeur de l’Ordre National de la Libération, l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays.

Ce geste salue l’engagement de l’ambassadeur pour le renforcement des relations bilatérales entre le Gabon et l’Espagne tout au long de son mandat.

Visiblement ému, Ramón Molina Lladó a exprimé sa profonde gratitude au président gabonais, saluant l’accueil et le soutien dont il a bénéficié durant toute sa mission à Libreville.

Cette distinction marque la fin d’une étape importante dans la coopération entre les deux pays, alors que le diplomate s’apprête à quitter ses fonctions.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

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Burkina Faso : le Fonds pour l’énergie durable en Afrique engage six millions d’euros pour développer un projet solaire à Dédougou dans le cadre de l’initiative Desert to Power

Source: Africa Press Organisation – French

Le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) (https://apo-opa.co/4mAQmll), géré par la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), a engagé un financement concessionnel de six millions d’euros pour développer une centrale solaire d’une capacité de 18 mégawatts (MW) à Dédougou, à l’Ouest du Burkina Faso, marquant ainsi une avancée importante dans l’élargissement des capacités de production énergétique du pays.

Le financement est constitué d’un prêt concessionnel de premier rang de 2,5 millions d’euros et d’un don remboursable de 3,5 millions d’euros, complété par un ensemble de prêts de premier rang et subordonnés de la Société néerlandaise de développement entrepreneurial (FMO). Cet engagement a été officialisé lors d’une cérémonie de signature qui a eu lieu à Paris le 18 juillet 2025 qui a réuni les parties prenantes notamment, la Banque africaine de développement, la FMO, Qair, le développeur de projet et des conseillers de la firme A&O Shearman and Trinity.

Le projet d’énergie solaire de Dédougou s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Desert to power (https://apo-opa.co/4mjGex6) de la Banque africaine de développement, qui vise à faire de la région du Sahel la plus grande zone d’énergie solaire au monde. Il figure parmi les projets prioritaires selon la feuille de route nationale Desert to Power du Burkina Faso. Il sera géré par l’un des premiers producteurs indépendants d’électricité (IPP) du pays, qui opérera dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité d’une durée de 25 ans conclu avec la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL).

« Le projet solaire photovoltaïque de Dédougou marque une étape importante pour le Burkina Faso et l’ensemble de la région du Sahel, a déclaré Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement. Il s’agit d’une contribution essentielle à l’initiative Desert to Power, démontrant le caractère transformateur de l’exploitation de l’énergie solaire, mise au service d’un développement inclusif et durable. Le soutien catalyseur du SEFA a été déterminant pour le déblocage de ce projet engagé par le secteur privé. »

Une fois opérationnelle, la centrale contribuera à diversifier le mix énergétique du Burkina Faso, à réduire les coûts de l’électricité et à faciliter l’accès à une énergie fiable et abordable, soutenant ainsi la croissance économique et les moyens de subsistance locaux. Le projet met l’accent sur la durabilité grâce à un système intégré de gestion environnementale et sociale, qui garantira une exploitation responsable tout en atténuant les risques sur ces deux plans.

« Ces nouveaux financements accordés par la FMO et le SEFA sont un jalon important dans le parcours de Qair au Burkina Faso », a déclaré Abdoulaye Touré, directeur financier de Qair Africa. « Nous sommes profondément reconnaissants aux deux institutions de leur confiance et soutien continus, qui nous permettront d’installer des infrastructures d’énergie renouvelable très utiles dans cette zone. Après la mise en service de notre première centrale solaire de 24 mégawatts à Zano en 2023, ce deuxième projet à Dédougou est le reflet de notre volonté de nous étendre et s’inscrit dans la stratégie à long terme de Qair visant à accélérer la transition énergétique en Afrique », a-t-il ajouté.

Grâce au soutien engagé du SEFA et de la FMO, la centrale solaire de Dédougou est la démonstration que les projets d’énergie renouvelable du secteur privé ont de l’avenir dans la région du Sahel et peuvent accélérer la transition vers une énergie durable, favoriser la croissance économique et améliorer la qualité de vie des communautés burkinabè.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias : 
Département de la communication et des relations extérieures
Groupe de la Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) :
Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) est un fonds spécial multidonateurs qui offre des financements catalyseurs visant à encourager l’investissement du secteur privé dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Il propose également une assistance technique et des instruments de financement concessionnel afin d’éliminer les obstacles au marché, de constituer un portefeuille plus solide de projets et d’améliorer le profil de risque contre le rendement des investissements particuliers. L’objectif primordial du Fonds est de contribuer à l’accès universel à des services énergétiques abordables, fiables, durables et modernes pour toutes les populations en Afrique, conformément au New Deal sur l’énergie pour l’Afrique et à la Mission 300 promue par le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement.

À propos de Qair :
Qair est une société indépendante, spécialisée dans les énergies renouvelables, qui développe, finance, construit et exploite des projets d’énergie solaire, éolienne (terrestre et en mer), hydroélectrique, marémotrice, de valorisation énergétique des déchets, de stockage par batteries et de production d’hydrogène vert. Avec une capacité de 1,7 GW en exploitation ou en construction, le groupe qui compte 780 collaborateurs développe actuellement un portefeuille de projets d’une capacité cumulée de 34 GW, répartis sur 20 pays en Europe, en Amérique latine et en Afrique.

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République centrafricaine : Nana-Outa, symbole de la restauration de l’autorité de l’État et de la cohésion sociale

Source: Africa Press Organisation – French

Située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Kaga-Bandoro, la localité de Ouandago, chef-lieu de la jeune sous-préfecture de Nana-Outa, a réceptionné, le 18 juillet 2025, le bâtiment administratif de la sous-préfecture, et s’impose aujourd’hui comme un modèle émergent de consolidation de la présence étatique en République centrafricaine. Ce progrès remarquable s’inscrit dans une dynamique de stabilisation appuyée par des investissements stratégiques et un accompagnement constant de la MINUSCA.

Cette infrastructure, réalisée dans le cadre des Projets à impact rapide de la MINUSCA, symbolise un renforcement concret des capacités locales. Elle offre un environnement de travail fonctionnel aux autorités locales et permet à la population d’accéder plus facilement aux services publics. 

Nino Pierre Honoré Dangoua, préfet de la Nana-Gribizi, a exprimé sa reconnaissance envers la MINUSCA pour son appui constant à l’extension de l’autorité de l’État « afin de permettre aux autorités locales de se rapprocher des citoyens et de leur fournir les services essentiels dont ils ont besoin. Je suis très content d’inaugurer ce nouvel édifice, qui est un véritable joyau, qui offre au sous-préfet et à son équipe d’excellentes conditions de travail ».

Entre 2023 et 2024, plusieurs réalisations ont consolidé l’ancrage institutionnel et sécuritaire de cette nouvelle entité administrative : la réhabilitation et l’équipement de la Maison des femmes de Nana-Outa, qui offre des formations en cuisine, couture et saponification, la construction de la mairie de Ouandago et de la brigade territoriale de gendarmerie. Ces infrastructures constituent des leviers majeurs pour le développement local, la cohésion sociale et la légitimité des institutions.

« Grâce à l’appui de la MINUSCA, nous avons réussi à recréer le lien social entre toutes les communautés et composantes de la population de notre localité, Ouandago, ainsi que dans les villages environnants. L’autorité de l’État est de retour, l’administration est fonctionnelle. Nous vivons tous en paix et dans l’harmonie », a témoigné Jacqueline Manda, présidente de l’antenne locale de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA). Elle a également exprimé sa gratitude pour l’implication active des femmes dans les activités de formation et de sensibilisation.

Soucieux de la durabilité des acquis, le maire François Lakouéténé « demande à la population, toutes communautés confondues, de protéger ces bâtiments (la mairie, la gendarmerie, la sous-préfecture et la Maison des femmes), parce que c’est notre patrimoine. On doit l’entretenir et le préserver ».

Un appel auquel Roger Ndomazalé, membre de la Croix-Rouge centrafricaine et habitant de Ouandago, a répondu en s’engageant à « sensibiliser les jeunes à bien protéger les bâtiments bien construits pour permettre aux autorités de l’État de travailler dans de bonnes conditions afin d’améliorer les services publics ».

La remise d’une moto au sous-préfet, en mai 2025, a aussi renforcé les capacités logistiques de l’administration, facilitant notamment le suivi des incidents liés à la transhumance et l’extension des services de proximité vers les zones les plus reculées.

Le regain de stabilité dans la Nana-Outa, longtemps en proie à l’insécurité chronique et aux tensions pastorales, est aussi consécutif au retour effectif des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Forces de sécurité intérieure (FSI), avec un impact tangible sur le renforcement de l’autorité de l’État.

L’expérience de Nana-Outa met ainsi en lumière une synergie entre gouvernance locale renforcée, sécurité communautaire et développement durable, exemple inspirant de partenariat stratégique entre acteurs nationaux et internationaux au service de la paix et de la reconstruction en République centrafricaine.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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L’Ouganda lance le processus de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) 3.0, réaffirmant son engagement pour l’action climatique et son ambition

Source: Africa Press Organisation – French

Le gouvernement ougandais, avec le soutien de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), a lancé le bilan de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) actualisée de l’Ouganda, ainsi que le processus d’élaboration de la CDN 3.0.

Ce lancement organisé le 15 juillet 2025 à Kampala, représente une étape majeure dans le programme d’action climatique de l’Ouganda, alignant les efforts nationaux sur les résultats du premier bilan mondial en vertu de l’Accord de Paris. Il vise à renforcer l’ambition climatique de l’Ouganda tout en répondant aux principales priorités nationales.

L’atelier s’est déroulé en présence de représentants de parties prenantes, notamment de hauts fonctionnaires, des partenaires au développement, des organisations de la société civile et d’universitaires. Les différentes séances ont été l’occasion de présenter un aperçu de la feuille de route de la CDN 3.0 de l’Ouganda, décrivant les prochaines étapes : évaluation de la mise en œuvre de la CDN 2021 actualisée, identification des nouvelles priorités, affinement des objectifs, estimation du coût des nouveaux engagements et préparation de plans d’investissement bancables pour soutenir la mise en œuvre.

Josephine Ngure, responsable pays par intérim de la Banque africaine de développement en Ouganda, a souligné à l’ouverture, l’importance d’une participation inclusive des parties prenantes au processus de la CDN.

« Alors que nous adoptons le rapport de lancement pour faire le point sur la mise en œuvre de la CDN actualisée en Ouganda et lancer les préparatifs de la CDN 3.0, je trouve la forte participation des dirigeants gouvernementaux, des partenaires au développement, des acteurs du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire très encourageante. Cette approche inclusive est essentielle pour assurer l’ambition, le caractère réalisable et la garantie de financement de la CDN 3.0 », a-t-elle affirmé.

Anthony Nyong, directeur du département du Changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement, a souligné l’importance de cet événement. « Des CDN de qualité favoriseront la crédibilité et la transparence en vue d’accroître les ambitions en matière de financement climatique et les autres moyens de mise en œuvre », a-t-il souligné.

Le renforcement des capacités techniques des pays africains est au cœur de la Stratégie de la Banque africaine de développement sur le changement climatique et la croissance verte pour la période 2010-2030. Le bilan de la CDN actualisée de l’Ouganda est financé par le Fonds fiduciaire multidonateurs du Fonds pour les changements climatiques en Afrique.

Alfred Okot Okidi, secrétaire permanent du ministère de l’Eau et de l’Environnement, a réaffirmé le leadership de l’Ouganda en matière d’action climatique, ainsi que l’importance d’élaborer une CDN de premier ordre (qualité investissement). « Notre objectif est d’élaborer une CDN de qualité d’investissement qui puisse être mise en œuvre et faire l’objet d’un suivi. Nous mettons l’accent sur l’adaptation, la création d’emplois verts et la sécurité de l’avenir de la génération suivante », a-t-il déclaré. Il a également exhorté le secteur privé à s’engager activement, en soulignant les vastes opportunités offertes par le processus de la CDN.

Les participants ont examiné le projet de rapport de lancement élaboré par le cabinet de conseil indépendant HEAT GmbH et ont discuté d’une proposition d’indicateurs nationaux pour guider le bilan. Les discussions ont porté sur le suivi des progrès de la mise en œuvre, l’identification des lacunes en matière de données et de capacités, ainsi que sur l’alignement des objectifs climatiques de l’Ouganda sur ses aspirations de développement à long terme.

Les participants à l’atelier ont adopté le projet de rapport de lancement, identifié les principaux axes d’amélioration et recommandé une vaste campagne de sensibilisation du public au processus de la CDN 3.0. L’Ouganda a réaffirmé son engagement à élaborer une CDN solide, inclusive et réalisable, intégrant des stratégies d’adaptation, d’atténuation et de financement.

Avec ce lancement, l’Ouganda est résolu à soumettre sa troisième CDN conformément à l’Accord de Paris, renforçant ainsi son engagement pour un avenir sobre en émissions et résilient au changement climatique, conformément à la « Vision 2040 ».

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias : 
Sonia Borrini
Département chargé du Changement climatique et de la croissance verte
s.borrini@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds fiduciaire du Nigeria (NTF). Présente dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org/fr

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Le Groupe Africa24, du parquet aux coulisses de l’Afrobasket Féminin 2025

Source: Africa Press Organisation – French

Le groupe Africa24 (https://Africa24TV.com), premier groupe média panafricain, éditeur de quatre chaînes de télévision HD, vous propose une couverture exceptionnelle de l’Afrobasket Féminin Côte d’Ivoire 2025, du 26 juillet au 3 août 2025.

La 27ᵉ édition du Championnat d’Afrique féminin de basket-ball, véritable vitrine du basketball féminin africain, réunira tous les deux ans les 12 meilleures équipes du continent.

12 équipes, 4 poules, et la quête d’un sacre historique

La première phase verra les équipes s’affronter dans des matchs de poule avant les phases d’élimination directe et de classement. Composition des groupes :

  • Groupe A : Côte d’Ivoire (pays organisateur), Égypte, Angola
  • Groupe B : Mali, Soudan du Sud, Cameroun
  • Groupe C : Sénégal, Ouganda, Guinée
  • Groupe D : Nigeria, Rwanda, Mozambique

Tout au long de la compétition, le Groupe AFRICA24 déploiera un dispositif de couverture inédit à travers Africa24 Sport, la première et unique chaîne d’information sportive et de compétitions africaines.

Avec nos envoyés spéciaux et nos reporters, vivez les exploits quotidiens des 12 équipes qualifiées, en immersion totale dans le pays hôte, la Côte d’Ivoire, en quête de son premier sacre.

Nos reportages immersifs au cœur de l’Afrobasket capteront l’ambiance, la ferveur populaire et les coulisses de l’événement, pour vous offrir une expérience unique : du parquet aux tribunes, des vestiaires aux coulisses.

Le JT Afrobasket 2025 : chaque journée comme si vous y étiez

Le JT Afrobasket 2025, disponible en replay, vous offrira un panorama inédit de chaque journée de compétition, avec un éclairage particulier sur l’impact du basket féminin dans l’univers sportif continental.

À retrouver en illimité sur :

  • https://Africa24TV.com
  • l’application myafrica24 (Google Play), première plateforme de streaming HD sur l’Afrique
  • Africa24 Sport, chaîne 96 du bouquet Canal+ Afrique

Le Groupe Africa24, partenaire incontournable du sport en Afrique, vous offre une immersion totale dans l’Afrobasket Féminin 2025 avec une qualité de diffusion inégalée.

Avec le Groupe Africa24, ensemble, transformons l’Afrique.

Distribué par APO Group pour AFRICA24 Group.

Contact :
Direction de la Communication – Groupe Africa24
Gaëlle Stella Oyono
Email : onana@africa24tv.com
Tél. : +237 694 90 99 88

Réseaux sociaux : 
@ africa24tv

À propos d’Africa24 :
Le Groupe AFRICA24, initié en 2009, est le premier groupe média TV et digital du continent africain. Leader auprès des décideurs et cadres dirigeants, Africa24 est aujourd’hui le plus grand éditeur de chaînes TV HD en Afrique, avec 4 chaînes disponibles 24h/24 sur les plus grands réseaux :

  • AFRICA24 TV : première chaîne d’information en français du continent
  • AFRICA24 English : chaîne d’information en anglais de référence
  • AFRICA24 Sport : première chaîne d’information et de compétitions sportives
  • AFRICA24 Creative : chaîne de référence dédiée aux industries créatives africaines

Le groupe est également l’éditeur de myafrica24, la première plateforme de streaming HD sur l’Afrique, accessible mondialement sur smartphone, ordinateur, tablette et Smart TV.

Repris par les plus grands opérateurs et bouquets mondiaux (Canal+, Bouygues, Orange, Bell…), le Groupe AFRICA24 est disponible dans plus de 80 millions de foyers à travers le monde et rassemble plus de 8 millions d’abonnés sur ses différentes plateformes web et réseaux sociaux.

Le Groupe AFRICA24, c’est le média de référence des dirigeants du monde entier pour aborder l’Afrique autrement.

https://Africa24TV.com

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Soudan du Sud : quatrième incident grave en sept mois, Médecins Sans Frontières (MSF) demande la protection immédiate du personnel médical

Source: Africa Press Organisation – French


Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement l’enlèvement d’un membre du personnel du ministère de la Santé dans le comté de Morobo, dans l’État d’Equatoria Central, au Soudan du Sud, le 25 juillet 2025. Ce dernier se trouvait à bord d’une ambulance de MSF et accompagnait des patients en cours de transfert pour recevoir des soins médicaux. Sa libération rapide, le 26 juillet, n’élude en aucun cas la violence de son enlèvement ni celle, grandissante, à l’encontre des travailleurs de santé dans le pays.

L’ambulance a été interceptée par des individus armés qui ont obligé l’un de ses passagers à descendre et l’ont enlevé. Le chauffeur MSF, les autres membres du personnel et les patients ont été autorisés à poursuivre leur route. C’est le quatrième incident grave dans lequel les équipes MSF sont impliquées en seulement sept mois.

« Cet incident n’est pas seulement une attaque contre un individu, c’est une attaque directe contre le système de santé destiné à servir les plus vulnérables qui en dépendent » a déclaré le Dr Ferdinand Atte, chef de mission de MSF au Soudan du Sud.

Au cours des derniers mois, les attaques contre le système de santé ont considérablement augmenté au Soudan du Sud. 

En janvier, deux bateaux clairement identifiés comme appartenant à MSF, qui se rendaient de Nasir à Ulang, dans l’État du Haut-Nil, ont été attaqués par des hommes armés non identifiés qui ont ouvert le feu, forçant le personnel de MSF à bord à sauter dans le fleuve et à nager jusqu’à un village voisin pour se mettre en sécurité. Un membre du personnel a été blessé lors de l’attaque et a dû recevoir des soins médicaux.

Le 14 avril 2025, l’hôpital de MSF à Ulang a été pillé par des hommes armés en plein jour, qui ont également menacé les patients et le personnel. Cette attaque a entraîné la fermeture complète de l’hôpital et de toutes les activités de santé dans les communautés. L’hôpital d’Ulang était le seul hôpital en activité dans le comté, et ces événements ont eu des conséquences dévastatrices pour la population, laissant plus de 150 000 personnes sans accès à des soins médicaux vitaux.

Le 3 mai, l’hôpital de MSF à Old Fangak, dans l’État de Jonglei, a été bombardé par deux hélicoptères de combat, détruisant la pharmacie et des fournitures médicales et entravant le fonctionnement de l’hôpital. Les hélicoptères ont également tiré sur la communauté, tuant au moins sept personnes et en blessant 27 autres. Au total, quatre membres du personnel de MSF figuraient parmi les blessés.

En mai, MSF a été obligée de réduire ses services de proximité dans les comtés de Yei et Morobo à cause d’une insécurité grandissante. Les équipes MSF n’ont pu assurer dans cette localité que 3 427 consultations en mai et juin 2025, soit la moitié du nombre enregistré au cours de la même période en 2024. 

Les attaques contre le personnel et les structures de santé mettent en danger les travailleurs médicaux et perturbent l’accès aux soins de communautés vulnérables et isolées qui dépendent de ces services.

« MSF continue d’appeler toutes les parties impliquées dans le conflit en cours au Soudan du Sud à respecter leurs obligations de protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris le personnel de santé, les patients et les installations médicales, et à garantir un accès sûr à celles et ceux qui ont besoin d’aide », a rappelé le Dr Ferdinand Atte.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Orange Money Group et la fintech JUMO s’associent pour développer les services de crédit en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


  • Orange Money Group et JUMO se sont associés pour développer l’inclusion financière en Afrique, en se concentrant sur le microcrédit pour les personnes non bancarisées.
  • Cette collaboration s’appuie sur l’expertise de JUMO en matière d’analyse de données et d’IA pour des demandes de crédit mobile sécurisées et des remboursements à faible risque.

Orange Money Group (www.Orange.com) et le fournisseur de technologie financière « banking as a service » JUMO, se sont associés pour améliorer les services financiers numériques à travers l’Afrique. Cette collaboration vise à étendre les services Orange Money pour inclure de nouvelles solutions de microcrédit pour les populations non bancarisées.

Le partenariat

Avec plus de 110 millions d’abonnés dans dix-sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient, Orange Money a facilité plus de 160 milliards d’euros de transactions en 2024. JUMO a attribué plus de 8 milliards de dollars de crédits à plus de 31 millions de clients africains, ce qui répond à l’ambition d’Orange Money Group de passer à l’échelle supérieure sur ce type de services

Ce partenariat permettra à Orange Money Group de faire progresser sa stratégie d’inclusion financière en introduisant de nouveaux services de microcrédit dans sa proposition de valeur aux clients. La collaboration avec JUMO s’appuie sur ses capacités d’analyse de données et d’intelligence artificielle affinées depuis plus de 10 ans pour optimiser l’allocation de crédit, réduire le coût du risque pour les prêts à inférieur à 4 % et développer des portefeuilles durables.

Cette alliance stratégique permettra le déploiement de divers produits de crédit sur plusieurs marchés en s’appuyant sur différents bailleurs de fonds, créant ainsi un nouveau marché de la microfinance pour les personnes non bancarisées dans les marchés émergents, avec un accent initial sur l’Afrique francophone. L’expertise de JUMO en matière d’allocation d’actifs et de gestion du risque de crédit en fait un partenaire clé pour Orange Money Group en Afrique. Les clients Orange Money pourront demander des crédits en toute sécurité à partir de leurs appareils mobiles, sans avoir besoin d’un compte bancaire ou d’une garantie.

JUMO a développé une gamme de produits de prêts à court terme et à tempérament pour les consommateurs, les commerçants et les distributeurs ayant un accès limité aux services financiers traditionnels. Elle utilise des algorithmes d’IA entrainés pour évaluer le risque de crédit et faciliter le flux immédiat de capitaux grâce à ses partenariats avec des banques panafricaines et des institutions de financement du développement.

L’expérience client

Ce partenariat offre une expérience utilisateur optimisée qui associe l’inclusion financière à une technologie de pointe. Le processus est le suivant :

  • Les utilisateurs accèdent au service via leur portefeuille Orange Money.
  • Ils demandent un montant de crédit
  • La technologie d’intelligence artificielle de JUMO évalue l’éligibilité sur la base des données transactionnelles.
  • En cas de validation, le montant est immédiatement crédité sur le portefeuille de l’utilisateur.
  • Le remboursement est effectué automatiquement selon les conditions convenues.

Aminata Kane, Directrice générale d’Orange Money Group, commente : « Après avoir développé des services de transfert et de paiement utilisés plusieurs milliers de fois chaque seconde, nous souhaitons accompagner nos clients dans leurs projets, mais également les aider face aux urgences du quotidien. Depuis quelques années, Orange Money a ainsi enrichi son portefeuille avec des offres de crédit de petit montant, extrêmement accessibles. En nous associant avec JUMO, nous souhaitons accélérer cette démarche, offrir ces services dans un grand nombre de pays, et combiner notre expertise et leur technologie pour proposer un soutien encore plus rapide, transparent, et adapté aux besoins de l’ensemble nos clients ».

Andrew Watkins-Ball, Directeur général et fondateur de JUMO : “Nous sommes fiers d’avoir été choisis pour collaborer avec Orange et nous sommes enthousiastes à l’idée de connecter les clients d’Orange avec les produits des grandes banques qui fonctionnent sur notre plateforme. Cette collaboration, basée sur les plateformes de paiements mobiles et de transfert d’argent d’Orange Money, offrira aux clients une gamme plus important de services financiers et permettra à nos partenaires bancaires de se développer sur de nouveaux marchés.”

Distribué par APO Group pour Orange Middle East and Africa.

Contacts Presse :
Stella Fumey, OMEA ; stella.fumey@orange.com
Tom Wright, Orange ; tom.wright@orange.com
comms@jumo.world

A propos d’Orange Money :
Orange Money, solution pionnière de l’inclusion financière, est utilisée chaque mois par plus de 43 millions de personnes dans 16 pays en Afrique et au Moyen Orient. Orange Money Group a la responsabilité, en lien avec les entités Orange Money locales et Orange Bank Africa, de définir la stratégie des services financiers mobiles de la zone Moyen Orient et Afrique. Elle apporte aux entités locales le support opérationnel leur permettant d’accélérer leur croissance, de nouer de nouveaux partenariats, d’accompagner leurs plans de mise en conformité et les aide à développer de nouvelles activités à valeur répondant aux attentes du marché.

A propos de Orange Afrique et Moyen-Orient :
Orange est présent dans 18 pays en Afrique et au Moyen Orient et compte plus de 161 millions de clients au 31 décembre 2024. Avec 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, Orange MEA est la première zone de croissance du groupe Orange. Orange Money, son offre de transfert d’argent et de services financiers, est disponible dans 17 pays et compte plus de 100 millions de clients. Orange, opérateur multi-services, partenaire de référence de la transformation digitale apporte son expertise pour accompagner le développement de nouveaux services digitaux en Afrique et au Moyen-Orient.

A propos de JUMO :
JUMO a construit une technologie financière pilotée par l’IA qui permet aux banques de proposer une nouvelle génération de produits numériques de crédit et d’épargne à des millions d’entrepreneurs en Afrique. Nous travaillons avec des partenaires, tels que des banques, des opérateurs de monnaie électronique et des fournisseurs de paiements, pour faciliter les systèmes d’information et de gestion de l’argent de haute technologie. Depuis sa création en 2015, JUMO a déboursé plus de 8 milliards de dollars à plus de 31 millions de personnes au Ghana, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, en Ouganda, en Côte d’Ivoire, en Afrique du Sud, Benin et au Cameroun. Notre gestion de plus de 250 millions de prêts individuels a prouvé que le microcrédit en Afrique est impératif, efficace et durable.

Avec une rapidité de mise sur le marché inégalée et de faibles coûts d’infrastructure, JUMO vise à rendre les services bancaires accessibles à tous, partout et à tout moment.

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Rapport pays 2025 sur le Cameroun : la Banque africaine de développement invite le pays à renforcer la mobilisation de son capital pour une croissance durable

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a procédé le 22 juillet 2025, à Yaoundé à la présentation officielle de son Rapport pays 2025 sur le Cameroun. Une cérémonie marquée par des échanges francs et riches sur les défis économiques du pays. Cet exercice s’inscrit dans le cadre des publications nationales des Perspectives économiques en Afrique 2025.

Intitulé « Tirer le meilleur parti du capital du Cameroun pour favoriser son développement », le rapport met en lumière les leviers permettant au pays de renforcer la mobilisation des ressources domestiques et de stimuler une croissance plus inclusive et résiliente. Un appel lancé aux pouvoirs publics, au secteur privé, à la société civile et aux partenaires techniques et financiers pour repenser collectivement les moteurs de la transformation structurelle du pays.

La cérémonie a rassemblé un parterre de participants, parmi lesquelles des membres du gouvernement camerounais, notamment des représentants du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, du ministère des Finances, du ministère du Commerce et du secteur privé.

Entre diagnostic lucide et propositions concrètes, le rapport dresse le portrait d’une économie en reprise, avec une croissance estimée à 3,6 % en 2024, principalement soutenus par la poursuite des investissements en infrastructures, et la bonne dynamique des industries manufacturières bénéficiant des efforts de transformation locale des produits agricoles et textiles. À travers une analyse détaillée, le rapport souligne les marges de progrès du Cameroun, notamment en matière de mobilisation des ressources domestiques, de renforcement de la gouvernance, d’amélioration du climat des affaires, de digitalisation, et d’optimisation du potentiel de son capital naturel.

Le rapport identifie ainsi plusieurs réformes prioritaires pour permettre au Cameroun de transformer son potentiel en leviers concrets de croissance. Il recommande notamment la réduction des exonérations fiscales et l’accélération de la digitalisation, ainsi que la restructuration des entreprises publiques stratégiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du raffinage.

Il souligne également l’importance du renforcement de la gouvernance, de la transparence et de l’État de droit, à travers une meilleure redevabilité et la publication des états financiers des entreprises publiques. Il en est ainsi de la nécessité de l’adoption de la Stratégie nationale de financement intégré (SNFI) pour diversifier les sources de financements et valoriser les opportunités du marché du carbone.

La consolidation du secteur financier, la transformation locale des produits de base et le développement d’infrastructures régionales figurent également parmi les priorités identifiées. Enfin, le rapport appelle à préserver les équilibres macroéconomiques en réduisant progressivement les subventions sur les prix à la pompe des carburants tout en soutenant les dépenses d’investissement, en privilégiant les financements concessionnels, en accélérant le développement des zones d’insécurité et en renforçant les capacités budgétaires pour mieux absorber les chocs.

Economiste pays principal de la Banque africaine de développement, Ameth Saloum Ndiaye conjointement avec l’économiste pays national de la Banque pour le Cameroun, Godwill Kan Tange a présenté ces principales conclusions du rapport, en mettant en avant les nombreux atouts dont dispose le Cameroun pour accélérer sa transformation économique. Ils ont souligné que le rapport propose des pistes concrètes pour optimiser l’exploitation des ressources budgétaires, ainsi que du capital naturel, humain et financier du pays, en vue de stimuler une croissance plus inclusive et durable.

Les discussions ont permis d’approfondir des thématiques clés, telles que la réforme des entreprises publiques, la gouvernance, la gestion de la dette, le développement industriel, la formation professionnelle, ainsi que les défis liés à la mobilisation des financements innovants et à la notation de la dette souveraine des économies des pays africains.

« Le Groupe de la Banque africaine de développement salue l’engagement des autorités camerounaises à mettre en place une Stratégie nationale de financement intégré en cours d’adoption, qui devrait permettre au pays de diversifier les sources de financement de son agenda de développement. C’est dire que ce rapport s’aligne parfaitement sur les priorités du gouvernement », a souligné Mamadou Tangara, chef de la Division des opérations, s’exprimant au nom du directeur général de la Banque pour la région Afrique centrale.

Le secrétaire général du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Jean Tchoffo, représentant le gouverneur de la Banque pour le Cameroun, a salué la pertinence des recommandations formulées par la Banque, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement 2030 (SND30). 

« Ce rapport intervient à un moment clé, alors que nous évaluons à mi-parcours la mise en œuvre de notre Stratégie nationale de développement 2020-2030. Nous avons la conviction que ses recommandations viendront enrichir notre réflexion et renforcer nos efforts pour renouer avec une croissance solide, durable et inclusive, et accélérer la transformation structurelle de notre économie », a-t-il déclaré. 

Lire le rapport  : https://apo-opa.co/40DbzlW

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact medias :
Solange Kamuanga-Tossou, 
chargée principale de la communication régionale pour l’Afrique centrale 
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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