Bénin – Police Républicaine : 1785 jeunes s’engagent pour servir la Nation

Source: Africa Press Organisation – French


Le Centre de formation militaire de Bembèrèkè a accueilli, ce mardi 22 juillet 2025, la cérémonie de présentation au drapeau des 1785 nouvelles recrues de la Police Républicaine, promotion 2023. Présidée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Monsieur Alassane SEIDOU, la cérémonie a marqué un tournant symbolique dans le parcours de ces jeunes désormais engagés au service de la Nation. 

Composée de 109 filles et 1.676 garçons, cette cuvée s’inscrit dans le vaste programme du gouvernement visant à recruter 2.000 agents par an pour renforcer les effectifs de la Police Républicaine. Une ambition portée par la volonté du Président Patrice TALON de moderniser et professionnaliser davantage les Forces de défense et de sécurité. 

Après trois mois de formation militaire commune de base, les recrues ont été aguerries aux fondamentaux du métier : discipline militaire, exercices de résistance, topographie, culture générale, gestion des explosifs improvisés, maniement des armes et marche tactique de 120 km. 

Dans son allocution, le Colonel Henri Agossou TOZE, Directeur du Centre de Formation Militaire de Bembèrèkè, a salué la rigueur, la discipline et la ténacité des jeunes recrues. Il a également exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour son engagement à doter le Bénin d’une Police moderne et efficace. 

Le Ministre Alassane SEIDOU a, quant à lui, prononcé les formules rituelles de la présentation au drapeau et du port de fourragères, symbolisant l’entrée officielle dans la communauté militaire. 

La cérémonie s’est conclue par un défilé militaire pédestre haut en couleurs, avant que les recrues ne rejoignent, dans les jours à venir, l’École des Brigadiers et Agents de Police pour une formation pratique de neuf mois.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

Présidentielle 2025 : 6 500 jeunes bénévoles investis de la mission d’ambassadeurs de la paix

Source: Africa Press Organisation – French


À la faveur de l’élection présidentielle d’octobre 2025, le gouvernement ivoirien a procédé, ce lundi 21 juillet 2025, au Palais de la culture d’Abidjan-Treichville, au lancement officiel du projet « Jeunes bénévoles pour la paix ». 6 500 jeunes ont, à l’occasion, été investis de leur mission d’ambassadeurs de la paix. Et ce, en présence du président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, et de la ministre d’État Anne Désirée Ouloto.

À l’initiative conjointe des ministres en charge de la Jeunesse et de la Cohésion nationale, ce projet s’inscrit dans la dynamique de la culture de paix en Côte d’Ivoire afin de poser les jalons d’une nation prospère et unie, dans l’optique d’exhorter les acteurs politiques à tenir un discours apaisé à l’approche de la prochaine présidentielle.

Représentant le Premier Ministre, Anne Désirée Ouloto, ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, a salué l’engagement de ces jeunes comme bénévoles pour la paix. « Vous acceptez une immense responsabilité dans un contexte électoral souvent marqué par des tensions. Votre rôle sera crucial », a-t-elle affirmé, avant de les appeler à être « exemplaires », car la nation est à leur côté pour la réussite de cette mission.

« Sachez que la nation vous a fait confiance. Pour réussir cette mission, vous devez avoir des comportements exemplaires et être des modèles. Votre engagement à promouvoir les valeurs de paix et de démocratie contribuera à consolider la paix sociale », a réitéré Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, puis de préciser que ce projet qui vise à forger une nation cohésive grâce à une conscience citoyenne et active, sera déployé dans 17 régions du pays.

Saluant la précieuse collaboration du corps préfectoral, Mamadou Touré, ministre de Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, a, pour sa part, insisté sur le fait que ces jeunes, issus de divers partis politiques et de la société civile, ont le leadership nécessaire pour apporter leur contribution à la consolidation de la paix.

Ces jeunes bénévoles pour la paix recevront une formation dans les domaines essentiels tels que l’éducation à la citoyenneté, le civisme, la prévention et la gestion des crises, ainsi que la sensibilisation contre les discours de haine, la radicalisation et l’extrémisme violent. Ils seront déployés dans leurs milieux de vie respectifs, avec pour mission de “disséminer les valeurs de citoyenneté, de solidarité, de vivre-ensemble et de cohésion sociale”.

Ce projet, faut-il le rappeler, est inspiré d’une expérience pilote couronnée avec succès dans la région du Cavally, dans l’Ouest ivoirien, une zone historiquement sensible en raison de son passé de conflits, de sa diversité ethnique et de sa position frontalière.

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Bénin – Santé publique et animale : La Douane et la Police associées à la lutte contre les faux médicaments vétérinaires

Source: Africa Press Organisation – French


Du 22 au 24 juillet 2025 se tient à la Direction départementale de la santé du Zou à Abomey, un atelier de renforcement des connaissances des Douaniers et agents de la Police Républicaine sur les méfaits et enjeux de la lutte contre la circulation des faux médicaments vétérinaires. Ce fléau qui menace la santé publique et animale est  désormais dans la ligne de mire de la Direction de l’élevage. Avec le concours de l’UEMOA, elle veut combattre le mal à la source. 

“Notre pays est confronté à la prolifération et à la manipulation inquiétante des faux médicaments vétérinaires, un fléau aux conséquences sanitaires, économiques, sécuritaires et sociales graves. L’utilisation de ces faux médicaments est à l’origine des échecs thérapeutiques, prophylactiques, et de la transmission aux humains de germes zoonotiques et d’agents porteurs de résistance, aggravant ainsi les menaces sur la santé animale et la santé publique”, alerte le Conseiller Technique du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, à l’ouverture officielle de l’atelier. 

Dr Boubacar Mamadou DJAOUGA a alors précisé que dans la lutte contre les faux médicaments vétérinaires, les services de la Douane et de la Police jouent un rôle de premier plan, car ils sont en première ligne dans le contrôle aux frontières et des voies de circulation des produits suspects et il est essentiel de renforcer leurs connaissances, en mettant à leur disposition les outils et en s’accordant sur les stratégies nécessaires pour détecter, signaler, intercepter ces faux médicaments et mettre hors d’état de nuire les contrevenants. 

Pour sa part, le Directeur de l’Élevage a estimé bonne, l’opportunité de cet atelier d’échange, de partage d’expériences et surtout de mobilisation à combattre ce fléau qui se fait malheureusement observer dans nos contrées. “Lorsque le médicament de mauvaise qualité est administré à l’animal, c’est la santé de l’homme qui est menacée au bout de la chaîne. Donc, administrer les médicaments de bonne qualité à l’animal, c’est aussi préserver la santé de l’homme. Alors, il faut combattre le mal à la racine”, a souligné Dr Yao AKPO. 

L’atelier est meublé de quatre communications suivies de débats et des travaux de groupe. La première est intitulée : Impacts sanitaire, économique et sécuritaire des faux médicaments vétérinaires ; la deuxième est formulée : Cadre réglementaire des médicaments vétérinaires au Bénin. La troisième communication a pour thème : Rôle des acteurs puis la quatrième se consacrera au “partage d’expériences des acteurs dans le contrôle des médicaments”. 

Une simulation de répression dans un marché clôturera les travaux.

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République démocratique du Congo (RDC), dans le Nord-Kivu, la crise humanitaire s’aggrave à Walikale touchée par le conflit

Source: Africa Press Organisation – French


En mars et avril, l’intensification des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés — y compris le M23/AFC et diverses milices alliées des deux côtés — à Walikale, dans la province du Nord Kivu en République démocratique du Congo (RDC), a provoqué des déplacements massifs, une insécurité alimentaire croissante et une flambée alarmante de la malnutrition.

Du 1er janvier au 1er juin, les admissions à l’Hôpital Général de Référence de Walikale, où travaille MSF, ont augmenté de 6,7% par rapport à la même période l’an dernier. L’Unité Nutritionnelle Thérapeutique Intensive (UNTI) a vu ses admissions bondir de 41%, avec 12 décès d’enfants signalés en avril et 34 en mai. Le taux d’occupation des lits de l’hôpital a régulièrement dépassé 150 % au cours des derniers mois. Walikale est en proie à une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver. Pourtant fin 2024, la plupart des organisations internationales se sont retirées de Walikale en raison du manque de financements. Médecins Sans Frontières (MSF) est la seule organisation humanitaire internationale encore présente dans la région.

« Bien qu’un certain nombre d’ONG locales soient encore actives à Walikale, le retrait des organisations internationales rend plus difficile le soutien à un système de santé débordé et sous-équipé », explique Meaghan Hawes, coordinatrice de projet MSF à Walikale. « La situation actuelle n’est pas tenable à moyen ou long terme. Il y a urgence à un soutien et des ressources supplémentaires ».

Le conflit en cours pousse de nombreux travailleurs agricoles à chercher du travail dans les mines autour de la ville, entraînant une forte baisse de la production alimentaire locale, aggravant l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Depuis janvier, le prix de la farine de maïs a augmenté de 50%, celui des feuilles de manioc de 22%, celui du lait de 16% et celui de la viande de 9%, selon une analyse des prix du marché réalisée par MSF. 

Les chiffres de la mortalité liée à la malnutrition sont particulièrement préoccupants : au premier semestre 2025, les décès survenus dans les 24 premières heures de l’admission à l’UNTI ont augmenté de 88,9%, et ceux survenus entre 24 et 48 heures après l’admission ont bondi de 309% par rapport à la même période en 2024.

Ces chiffres signifient que de nombreux patients arrivent dans un état déjà critique. Ces retards dans l’accès aux soins d’urgence sont dûs à la flambée de violence qui a aggravé une situation déjà critique à Walikale, un désert médical où les habitants doivent parcourir de longues distances pour se rendre dans des centres de santé qui manquent souvent de ressources et de personnel, qui deviennent encore plus inaccessibles en raison de l’insécurité.

« De nombreux centres de santé de la région ont été pillés. Nous avons vu des structures complètement vides. Il y a des centres où même la balance servant à peser les enfants a été volée », rapporte Hawes. « On observe également des niveaux inquiétants d’absentéisme parmi le personnel de santé national, beaucoup n’étant pas rémunérés pendant de longues périodes ou ayant fui la violence. »

MSF soutient l’Hôpital Général de Référence de Walikale et un réseau de sept centres de santé plus petits, en mettant l’accent sur la nutrition, la pédiatrie et les soins prénataux. MSF gère aussi une clinique pour les survivants de violences sexuelles, incluant des services de santé mentale, et a mis en place des initiatives d’accès à l’eau, d’assainissement et d’hygiène, pour prévenir les épidémies telles que le choléra.

L’insécurité persistante dans la région expose les équipes MSF à des risques grandissants et complique fortement la logistique pour l’acheminement des fournitures médicales notamment. Depuis que la ville de Goma, capitale provinciale, est tombée aux mains du M23 en janvier, son aéroport demeure fermé. Les affrontements rendent également la route principale reliant Goma à Walikale impraticable. Dans ce contexte, MSF est contrainte de rediriger ses livraisons par le Rwanda et l’Ouganda, avant d’arriver en RDC via la province de l’Ituri et de rejoindre Walikale. Cet itinéraire long et complexe peut exiger plus de trois semaines de transit et augmente grandement les coûts.

« Les combats le long des principales routes terrestres limitent également notre capacité à mener des activités de proximité dans les environs de Walikale, ce qui entrave encore l’accès aux soins pour les communautés locales. Nous appelons tous les acteurs à faciliter le passage sécurisé du personnel et du matériel médicaux », a déclaré Natalia Torrent, cheffe de mission de MSF.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Le projet de pipeline en Afrique centrale prend de l’ampleur avec le retour du président du comité à African Energy Week (AEW) 2025

Source: Africa Press Organisation – French

Conformément à la vision de la conférence African Energy Week (AEW) : Investir dans les énergies africaines, qui vise à éliminer la pauvreté énergétique en Afrique d’ici 2030, Gabriel Mbaga Obiang Lima, président du Comité du partenariat stratégique et du fonds pour le réseau de pipelines en Afrique centrale (CAPS), sera de retour cette année en tant qu’intervenant. La participation de M. Lima intervient alors que le développement du CAPS, un réseau intégré d’infrastructures pétrolières et gazières en aval et en milieu de chaîne, progresse dans le but d’améliorer l’accès à l’énergie, de réduire les importations de carburant et de stimuler la croissance industrielle en Afrique centrale.

En juillet 2025, une étape importante a été franchie lorsque la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, l’Organisation des producteurs africains de pétrole (OPAP) et le Forum des entreprises et de l’énergie en Afrique centrale ont signé un protocole d’accord pour lancer une étude de faisabilité du CAPS. Ce protocole jette les bases de la participation de 11 pays d’Afrique centrale à l’évaluation de la viabilité du projet, de son impact régional et des contributions nationales. Le réseau de pipelines de 6 500 km renforcera la résilience et l’accessibilité financière du marché énergétique de l’Afrique centrale en optimisant l’exploitation, la valorisation locale et la distribution des ressources estimées de l’Afrique, soit 125,3 milliards de barils de pétrole brut et 620 000 milliards de pieds cubes de gaz.

Alors que l’APPO finalise cette année le lancement de la Banque africaine de l’énergie, dotée de plusieurs milliards de dollars, avec la Banque africaine d’import-export, la participation de l’organisation au protocole d’accord et son intérêt pour le CAPS tombent à point nommé. Le protocole d’accord renforce non seulement la collaboration régionale, mais positionne aussi stratégiquement le CAPS pour être présélectionné pour un financement par la nouvelle banque. En plus, avec 18 États membres de l’APPO producteurs de pétrole qui se concentrent sur l’accélération de l’exploitation des ressources en hydrocarbures, l’implication de l’organisation dans le CAPS représente une étape importante vers l’éradication de la pauvreté énergétique et le renforcement de la sécurité énergétique régionale. Le projet CAPS comprendra des pipelines de pétrole, de gaz et de GPL, des stations de pompage, des terminaux de stockage, des raffineries et des centrales électriques au gaz, qui contribueront tous à l’accès à l’énergie et à la transformation industrielle dans la région.

AEW : Invest in African Energies est la principale plateforme du continent pour mettre en relation des projets africains à fort impact tels que le CAPS avec des investisseurs internationaux. Sous le thème « Investir dans l’énergie africaine : positionner l’Afrique comme champion mondial de l’énergie », l’événement offre à Lima un lieu stratégique pour présenter les dernières avancées du CAPS, son calendrier de développement et son alignement sur le programme d’industrialisation plus large de l’Afrique. Avec un pipeline qui devrait s’étendre à plusieurs pays comme l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Rwanda et São Tomé-et-Príncipe, AEW : Invest in African Energies permet à Lima de s’engager directement avec les décideurs politiques et les parties prenantes essentielles à l’avancement de l’initiative.

« Alors que l’Afrique poursuit son programme « drill baby drill », il est essentiel de construire des infrastructures solides en aval et en milieu de chaîne pour l’enrichissement et la distribution de l’énergie locale », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Le projet CAPS, sous la direction de Lima, témoigne des progrès réalisés par l’Afrique pour combler ses lacunes en matière d’infrastructures. Des projets comme CAPS sont essentiels pour sortir 600 millions de personnes de la pauvreté énergétique et donner accès à une cuisine propre à plus de 900 millions de personnes. »

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

À propos de African Energy Week:
AEW : Invest in African Energies est la plateforme de choix pour les opérateurs de projets, les financiers, les fournisseurs de technologies et les gouvernements, et s’est imposée comme le lieu officiel pour signer des accords dans le domaine de l’énergie en Afrique. Rendez-vous sur www.AECWeek.com pour plus d’infos sur cet événement passionnant.

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Côte d’Ivoire : le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux de la Banque africaine de développement appuie la mise en place d’une plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne

Source: Africa Press Organisation – French

Le Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) a officiellement lancé sa nouvelle plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne (DIGIAPE). Cette nouvelle plateforme permettra d’automatiser les processus opérationnels relatifs à la phase de souscription sur le marché primaire, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

La plateforme DIGIAPE est une innovation majeure dans la digitalisation des opérations de souscription sur le marché primaire tant sur le plan de la transparence que de la fiabilité dans l’allocation des titres. Elle permettra de dynamiser le marché financier régional ouest-africain le rendant ainsi plus compétitif avec une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations.

« La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique clé du développement du marché financier régional – comme en témoigne notre engagement de plus de deux milliards d’euros dans le secteur financier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à travers nos divers instruments depuis 2014 », a déclaré Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la Banque africaine de développement.

À travers un financement de 400 000 dollars américains provenant de son Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, la Banque a apporté un soutien technique au Dépositaire central/Banque de règlement pour concevoir, installer et opérationnaliser la plateforme DIGIAPE, renforcer les capacités du personnel dans la gestion de la plateforme et celles des parties prenantes du marché financier régional pour l’utilisation de la plateforme.

« Notre intervention s’inscrit dans la continuité du soutien de la Banque aux acteurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine, entamé depuis 2018 », a déclaré Akane Zoukpo Sanankoua, cheffe de la division du Développement des marchés de capitaux à la Banque africaine de développement. « Le soutien pour la mise en place de la plateforme DIGIAPE démontre à nouveau la capacité du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux à répondre de manière concrète et stratégique aux besoins des marchés africains en mutation », a-t-elle ajouté.

L’initiative DIGIAPE permettra notamment de réduire les délais de règlement ainsi qu’une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations, et de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs internationaux, et une meilleure flexibilité pour les émetteurs souverains.

« L’innovation technologique constitue aujourd’hui un puissant levier de transformation des marchés de capitaux. Dans un environnement en constante mutation, le dépositaire central/banque de règlement, à l’instar des autres dépositaires centraux de titres, se doit d’embrasser cette dynamique pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité, d’efficacité, de transparence et d’inclusion », a déclaré Birahim Diouf, directeur général du Dépositaire central/Banque de règlement de l’UMOA.

« DIGIAPE est une plateforme numérique conçue pour automatiser et sécuriser l’ensemble du processus de souscription lors des émissions par appel public à l’épargne sur le marché primaire. C’est une réponse concrète aux défis actuels, notamment en matière d’inclusion financière, de digitalisation des services financiers et de transparence du marché financier régional », a souligné M. Diouf.

Ibrahim Kalil Konaté, ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation a assisté à la cérémonie de lancement de la plateforme à laquelle ont également assisté, outre des représentants de la Banque, du Dépositaire central/Banque de règlement, de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA et des acteurs du marché financier.

Le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux a été créé en 2019 pour contribuer à l’intégration et la compétitivité des marchés de capitaux africains en accompagnant les réformes stratégiques, le renforcement des infrastructures de marchés, l’élargissement des bases d’investisseurs et le développement d’instruments innovants. Il bénéficie du soutien du ministère des Finances du Luxembourg, du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l’Agence suédoise de coopération internationale.

Le Dépositaire central/Banque de règlement est une institution financière spécialisée de l’UMOA dont le siège est basé à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il assure la centralisation de la conservation des valeurs mobilières pour ses adhérents, la bonne fin des opérations de règlement/livraison à la suite des transactions boursières ainsi que le paiement des évènements sur valeurs.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Romaric Ollo Hien
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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Le pouvoir de l’eau : le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement en Angola transforme des vies

Source: Africa Press Organisation – French

« Avant ce soutien, nous avions beaucoup de difficultés à avoir accès à l’eau. Nous allions la chercher à la rivière. C’était très loin et nous souffrions de nombreuses maladies. Mais maintenant que l’eau est accessible à tous, le choléra et les infections ont considérablement diminué, et j’en suis reconnaissante ». Ces mots de Clementina Artur soulignent l’impact réel de l’intervention transformatrice de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) dans la vie des populations, avec le Projet d’appui institutionnel pour la durabilité des prestations des services urbains d’alimentation en eau et d’assainissement, qui a débuté en 2015 et s’achèvera à fin 2025. 

Lorsque l’initiative de la Banque africaine de développement a atteint ces communautés en Angola, elle n’a pas seulement installé des infrastructures, elle a transformé la vie des communautés les plus vulnérables, ne laissant personne de côté. 

Quant à Isabel Sambovana, sa vie a complètement changé avec l’installation de latrines dans sa communauté (Sumbe). 

« Avant d’avoir des latrines, j’étais obligée d’aller dans l’herbe derrière le mur de ma maison. C’était très douloureux à cause de mon âge. Mais maintenant, j’ai des toilettes, et ça me facilite la vie. Avec les latrines ici dans le jardin, je n’ai plus besoin de me déplacer. J’ai plus de dignité », explique Isabel Sambovana. 

Avant cette installation, les membres de la communauté étaient obligés de déféquer à l’air libre, ce qui augmentait les maladies d’origine hydrique (choléra, diarrhée et paludisme). Mais aujourd’hui, grâce à un assainissement adéquat, les femmes ont retrouvé leur dignité et leur sécurité. 

Aujourd’hui, tout a changé, mieux, les latrines d’Isabel ont changé la vie des habitants. Elles ont incité la communauté à construire elle-même 301 latrines supplémentaires. 

Un projet qui s’intègre et se complète comme la vie 

Le projet qui s’achève en décembre 2025 après dix ans de mise en œuvre, a atteint des résultats remarquables. Sept entreprises de services publics soutenues par le projet ont réalisé plus de 59 008 raccordements à l’eau potable, touchant plus de 472 000 personnes. Sept entreprises de services publics ont été légalement constituées et ont bénéficié d’une assistance technique pour mettre en place une solide fonction de gestion financière et impliquer le secteur privé dans l’exploitation et la maintenance ; de même 179 kiosques à eau gérés par des femmes ont été installés dans des zones périurbaines. Trois nouveaux laboratoires de qualité de l’eau ont été construits dans trois provinces différentes (Cunene, Bengo et Sumbe) et 11 villes côtières ont élaboré leurs plans d’investissement en assainissement, parmi lesquelles trois sont passées à la phase d’investissement et cinq ont obtenu un engagement financier. Des plans directeurs ont été élaborés pour les capitales provinciales. Une stratégie d’inclusion sociale et de genre et un plan d’action pour le secteur ont été élaborés. Un programme de stage a été développé qui a permis à quelque 60 jeunes de se former et d’acquérir une expérience technique en gestion de projet, en ingénierie, en gestion financière, environnementale, sociale entre autres. 

« Ce projet est transformateur. Il vise à relever des défis cruciaux liés à la réforme institutionnelle, au développement des infrastructures et à l’amélioration des services sur une vaste zone géographique en Angola », a déclaré Eskendir Alemseged, chef du projet à la Banque africaine de développement. « Grâce à son approche globale, le projet a non seulement permis l’accès à l’eau potable à 472 000 personnes supplémentaires, mais a également amélioré les systèmes de prestation de services, ce qui a eu un impact positif sur près de 1,5 million de personnes », a-t-il poursuivi. Cette intervention à grande échelle a jeté les bases de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement plus résilients et plus équitables dans tout le pays, a-t-il ajouté. 

Autonomisation des femmes, transformation des communautés 

Pour des femmes comme Helena, le projet a apporté bien plus que de l’eau, des installations sanitaires et des infrastructures. Il a apporté indépendance financière et autonomisation. 

« J’ai commencé comme stagiaire et je suis maintenant responsable du département de microbiologie. Nous sommes quatre femmes et deux hommes, et le laboratoire a pour mission d’effectuer des analyses physiques, chimiques et microbiologiques de l’eau. Outre Sumbe, le laboratoire soutient également plusieurs municipalités du Kwanza Sul, comme Gabela et Porto Amboim, explique Helena Maindo, employée de la Kwanza Sul Public Water and Sanitation Company (EPASK). « Ce projet a profondément changé ma vie. Avant, j’étais au chômage, mais maintenant je travaille dans un domaine passionnant où j’acquiers chaque jour davantage de connaissances, ce qui est très gratifiant », explique-t-elle. 

Gilda Giza Rede, travaille avec dix autres stagiaires. Seule fille à travailler comme technicienne de maintenance électromécanique à la Station d’épuration des eaux usées de Sumbe (WWTP), elle a de grandes attentes pour le rôle qu’elle occupe et est impatiente d’apprendre : « Ce projet de station d’épuration de Sumbe aidera de nombreuses familles en matière de prévention des maladies et de gestion des eaux usées. Il permettra aux agriculteurs d’avoir accès à des engrais organiques », ajoute la jeune femme de 20 ans. 

L’eau, c’est la vie — et pour la Banque africaine de développement, ces mots constituent une indication significative sur la manière de continuer à avancer et d’améliorer la qualité de vie du peuple angolais. 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Mont Boulgou : une richesse touristique de la région du Nakambé à découvrir

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre du lancement de la 3ᵉ édition de la Grande Saison du Tourisme Interne, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, monsieur Pingwendé Gilbert Ouédraogo et des membres du Gouvernement se sont rendus le 19 juillet 2025 sur le mont Boulgou. Un site naturel situé à Garango, dans la région du Nakambé.

À une trentaine de kilomètres de Tenkodogo, le mont Boulgou s’élève à environ 150 mètres d’altitude. Encore méconnu du grand public, ce site naturel offre une vue imprenable sur la ville de Garango et ses environs. Un site pris d’assaut par une forte délégation composée de membres du gouvernement, d’acteurs du secteur touristique et de nombreux jeunes venus de différentes localités.

Une expérience que le ministre P. Gilbert Ouédraogo a qualifiée d’inoubliable. « Nous avons voulu faire une expérience unique, celle de l’ascension du mont Boulgou. Je dois avouer que cela donne des frissons, cela donne à découvrir, et ce serait du regret si les Burkinabè ne viennent pas découvrir ce site », a-t-il déclaré, au sommet du mont Boulgou.

Pour P. Gilbert Ouédraogo, l’enjeu dépasse la simple excursion. La Grande Saison du Tourisme Interne vise à renforcer le lien entre les citoyens et leur patrimoine national. « L’objectif, c’est que chaque Burkinabè puisse, à travers cette saison, redécouvrir les merveilles que recèle notre pays et en tirer fierté », a-t-il ajouté.

La Grande Saison du Tourisme Interne est une occasion unique pour les Burkinabè de parcourir leur territoire, de valoriser les sites méconnus et de contribuer à soutenir une dynamique économique autour du tourisme.

Afin de soutenir l’initiative, près de 200 établissements d’hébergement se sont engagés à proposer des réductions allant jusqu’à 50 % durant toute la durée de la Grande Saison(Juillet-août 2025).

Distribué par APO Group pour Service d’Information du Gouvernement du Burkina Faso.

Madagascar prêt à accueillir le 45ᵉ Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)

Source: Africa Press Organisation – French


Dans le cadre des préparatifs du 45ᵉ Sommet ordinaire de la SADC, qui se tiendra à Antananarivo du 3 au 18 août 2025, Madame Rasata Rafaravavitafika, Ministre des Affaires étrangères, a reçu ce jour en audience Dr Judith Kateera, Secrétaire exécutive adjointe de l’organisation.

À cette occasion, la Ministre a réaffirmé l’engagement total des autorités malagasy à garantir une organisation exemplaire, tant sur le plan logistique que sécuritaire. La visite conjointe effectuée au Centre de Commandement Opérationnel a permis de constater les avancées concrètes sur les dispositifs de transport, de sécurité et de coordination. La SADC a salué les efforts soutenus de Madagascar pour faire de ce Sommet un succès régional.

Une présidence placée sous le signe de l’ambition et du leadership

Ce sommet marquera un tournant symbolique pour Madagascar, alors que Son Excellence Monsieur Andry Rajoelina, Président de la République, s’apprête à assumer la présidence de la SADC à partir du mois d’août 2025. Une responsabilité régionale de haut niveau qui vient consacrer son leadership et la crédibilité de la Grande Île sur la scène africaine.

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères, Madagascar.

Le ministre Diamantino Azevedo reçoit une médaille pour son leadership en matière de paix et d’énergie alors que l’Angola trace un avenir énergétique audacieux

Source: Africa Press Organisation – French

En reconnaissance d’une vie consacrée à la paix, au développement et à l’avancement de l’industrie pétrolière et gazière angolaise, Diamantino Pedro Azevedo, ministre des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, a reçu la Médaille commémorative du 50e anniversaire de l’indépendance nationale dans la catégorie Paix et développement, décernée par le président angolais João Lourenço. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) soutient pleinement l’honneur accordé au ministre Azevedo, dont le leadership visionnaire a ouvert une nouvelle ère d’investissement et de croissance dans le secteur énergétique angolais.

En tant que défenseur de la réussite énergétique de l’Afrique grâce à des réformes politiques, des réformes des infrastructures et des investissements mondiaux, l’AEC félicite le ministre Azevedo pour son programme audacieux visant à transformer l’Angola en une plaque tournante régionale du pétrole. Sous sa direction, le pays a lancé des initiatives qui changent la donne, notamment un programme d’investissement de 60 milliards de dollars dans l’amont, le déploiement d’une raffinerie en plusieurs phases, des réformes en matière d’octroi de licences et l’élaboration d’un prochain plan directeur pour le gaz (GMP).

Le leadership du ministre Azevedo a donné le coup d’envoi d’un programme de projets pour 2025-2028 qui devrait booster la production et accélérer le développement dans plusieurs secteurs. Parmi les initiatives clés, citons la raffinerie de Cabinda, qui devrait entrer en service en 2025 avec une capacité de 60 000 barils par jour, ainsi que le projet de développement intégré du hub ouest d’Agogo et le projet en eaux profondes de Kaminho, tous deux en bonne voie pour 2026 et 2028 respectivement. L’Angola fait aussi avancer son tout premier projet de gaz non associé via le New Gas Consortium, qui devrait démarrer en 2026. En même temps, l’exploration pionnière va commencer dans le bassin d’Etosha-Okavango, tandis que des compagnies pétrolières indépendantes cherchent de nouvelles opportunités dans le bassin onshore de Kwanza.

Ces développements sont soutenus par un nouvel appel d’offres en 2025, qui proposera 10 blocs offshore dans les bassins de Kwanza et Benguela, soulignant la volonté de l’Angola d’ouvrir de nouvelles zones et d’attirer de nouveaux investissements.

Depuis le lancement de son cycle d’octroi de licences de six ans en 2019, l’Angola a attribué 41 concessions à un ensemble de sociétés internationales et régionales. Parallèlement, de nouvelles opportunités dans des champs marginaux ont ouvert la porte à de petits opérateurs indépendants. Actuellement, cinq champs marginaux sont disponibles, avec des perspectives dans les blocs 4, 14, 15 et 18. Pour stimuler encore plus les investissements, le gouvernement a mis en place un programme d’offre permanente et lancé en 2024 l’Initiative pour la production supplémentaire, qui vise à encourager le réinvestissement dans les champs matures. Cette initiative porte déjà ses fruits, puisque le géant de l’énergie ExxonMobil a annoncé une nouvelle découverte dans le puits Likembe-01, la première dans le cadre de ce programme.

Alors que le pays s’efforce de diversifier son mix énergétique, l’AEC soutient fortement le lancement prochain du GMP angolais, une stratégie sur 30 ans qui vise à créer un marché gazier national compétitif. Le GMP devrait fournir une orientation politique claire aux investisseurs tout en reliant les projets en amont aux chaînes de valeur locales. Parallèlement, le ministre Azevedo mène également les efforts visant à prolonger la stratégie d’octroi de licences de l’Angola au-delà de 2026, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les développements frontaliers et onshore.

Alors que l’Angola accueillera la conférence Angola Oil & Gas 2025 à Luanda en septembre prochain, le ministre Azevedo prononcera un discours liminaire et participera à une table ronde de haut niveau, où il présentera la vision du gouvernement pour transformer l’Angola en une économie énergétique compétitive à l’échelle mondiale. Organisé à la veille du jubilé d’or du pays, cet événement explorera le rôle joué par le pétrole et le gaz au cours des cinq dernières décennies, tout en traçant un avenir défini par la certitude politique, l’innovation menée par les jeunes et les femmes, la croissance des infrastructures et l’intégration régionale.

« Le ministre Azevedo a toujours montré que le développement énergétique est une voie vers la paix, le progrès et la prospérité partagée. La Chambre considère cette médaille non seulement comme un honneur personnel, mais aussi comme un symbole de ce que le leadership énergétique peut accomplir lorsqu’il est lié au développement national. Nous félicitons le ministre Azevedo pour cette reconnaissance bien méritée et restons déterminés à travailler aux côtés de l’Angola pour construire les 50 prochaines années de succès dans le domaine des hydrocarbures », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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