République centrafricaine – Journée Nelson Mandela 2025 : Les droits des détenus à l’honneur

Source: Africa Press Organisation – French

Le 18 juillet 2025, la République centrafricaine, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, a célébré la Journée internationale Nelson Mandela, symbole universel de paix, de justice et de dignité humaine. À Bangui comme dans les préfectures, cette commémoration a été marquée par une série d’activités qui a débuté le 1ᵉʳ juillet au bénéfice des détenus, à l’initiative de l’Administration pénitentiaire nationale avec l’appui de la MINUSCA.

Ces activités comprennent des formations en entrepreneuriat, des cours d’alphabétisation, des consultations médicales gratuites, des tournois de football, des jeux de société, ainsi que des activités culturelles et éducatives, visant à promouvoir la dignité, l’inclusion et les droits humains au sein des établissements pénitentiaires.

À Bangui, les Maisons d’Arrêt et de correction de Bimbo et de Ngaragba ont servi de cadre pour des célébrations officielles en présence de plusieurs personnalités et pensionnaires.

Chef par intérim de l’Unité pénitentiaire de la MINUSCA, Luc Zogo Zina a souligné que la prison, lorsqu’elle respecte les normes nationales et internationales, peut devenir un lieu de transformation et de préparation à une réinsertion sociale réussie, et de réaffirmer le soutien de la Mission aux efforts nationaux. « C’est pourquoi nous continuerons à soutenir autant que possible les efforts des autorités pour améliorer les conditions de détention, renforcer la réinsertion sociale et garantir les droits fondamentaux des personnes détenues », a-t-il déclaré.

Un appui qui répond aux attentes des détenues, à en croire l’une d’elle : « Oui, les femmes de la Maison d’arrêt et de correction de Bimbo se sentent épanouies. Vous avez vu, on a commencé par l’alphabétisation. Il y a certaines femmes qui n’ont jamais mis les pieds à l’école (…) occasion pour elles d’apprendre. Il y a aussi eu des danses ».

« Les détenus, partie intégrante de la société »

À la Maison centrale de Bouar (Nana-Mambere), la célébration a réuni les autorités locales, les acteurs judiciaires, le personnel pénitentiaire, les représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que des membres de la société civile.

La préfète de la Nana-Mambere, Rita Mirabelle Saravendra, a présidé l’événement et rappelé que cette journée vise à promouvoir des conditions de détention humaines et  que les détenus font partie intégrante de la société. Elle a aussi insisté sur le potentiel et les droits de chaque détenu, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la paix, la justice et la cohésion sociale.

Des projets pour améliorer les conditions de détention

À Bria, dans la Haute-Kotto, la célébration s’est tenue sur l’esplanade de la Maison d’arrêt en présence d’une centaine d’invités, dont 35 détenus, qui ont exprimé le souhait de voir leurs conditions de détention s’améliorer. Occasion pour les officiels de visiter des projets agricoles et d’élevage à l’intérieur et autour du centre pénitentiaire. Les détenus ont aussi eu droit à divers dons de la MINUSCA, comprenant des postes radio afin de leur garantir un accès à l’information.

Encouragement le personnel à la rigueur professionnelle

Moment fort de la célébration à Paoua, dans la Lim-Pendé, soutenue par la MINUSCA, le surveillant Prince Héritier Tendouli Mbanga a été honoré pour son professionnalisme exemplaire. Très ému, celui-ci promet de s’investir davantage dans le travail bien fait en faveur des détenus et ainsi continuer à inspirer ses collègues.

Placée cette année sous le thème : « C’est encore entre nos mains de lutter contre la pauvreté et les inégalités », la Journée internationale Nelson Mandela a été l’occasion de réaffirmer un engagement collectif en faveur de conditions de détention plus humaines et respectueuses des standards internationaux.

La République centrafricaine compte actuellement 16 Maisons d’arrêt, dont trois à Bangui et treize dans les préfectures, accueillant 2 615 détenus majeurs (dont 73 femmes) et 53 mineurs.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Dans le Nord du Nigéria, Médecins sans frontières (MSF) développe de nouvelles approches de soin pour contrer les effets à long terme de la malnutrition

Source: Africa Press Organisation – French


La crise de la malnutrition s’aggrave dans le Nord du Nigeria. De janvier à mai 2025, MSF a admis 24 784 enfants souffrant de malnutrition sévère dans des hôpitaux  et 107 461 enfants dans des centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires dans cette région. Ces chiffres sont en augmentation constante. Au-delà de l’urgence vitale, il est impératif de contrer les effets dévastateurs à long terme de la malnutrition infantile. En effet, les enfants qui y survivent souffrent souvent de retards physiques et cognitifs qui peuvent entraîner des dommages irréversibles et durables jusqu’à l’âge adulte. C’est dans ce contexte de crise aiguë que les équipes MSF développent des approches innovantes d’offres de soins en s’attaquant à la fois aux besoins immédiats mais aussi aux conséquences à long terme graves sur le développement des enfants.

« La malnutrition n’est pas seulement une urgence à court terme, c’est un combat à vie pour de nombreux enfants », explique le Dr Jamila Shuaibu Bello, médecin MSF dans l’État de Kano, dans le nord du pays. « Elle affecte le développement du cerveau. Elle affaiblit le système immunitaire, ce qui rend les enfants plus vulnérables aux maladies transmissibles. Elle est également liée à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension. »

Certains de ces enfants ne franchissent pas les étapes clés du développement moteur comme la marche à quatre pattes à 8-10 mois ou la marche à 18 mois. La malnutrition chronique entraîne souvent un retard de croissance, qui nuit au développement mental, aux résultats scolaires et aux capacités cognitives. Ummul Khairun Mohammed, une patiente de deux ans, est soignée pour malnutrition aiguë sévère dans un centre d’alimentation thérapeutique soutenu par MSF à l’hôpital général de Maiyama, dans l’État de Kebbi. En raison des retards de développement causés par cette maladie, elle ne peut toujours pas marcher. 

Des milliers d’enfants sont ainsi pris en charge par les équipes de MSF dans le nord du Nigeria. Pendant plusieurs jours – parfois jusqu’à plusieurs semaines – ils reçoivent un traitement visant à les stabiliser, à traiter les complications médicales et à favoriser une prise de poids rapide. La plupart d’entre eux se rétablissent, mais si les problèmes de développement ne sont pas rapidement traités, les dommages peuvent être irréversibles. 

C’est pour contrer ces effets à long-terme que MSF a mis en place deux nouvelles approches de soin.

La première consiste à restaurer le mouvement. Avec le soutien de la Fondation MSF, nos équipes ont récemment lancé des programmes de physiothérapie pédiatrique dans les États de Kano et de Katsina, dans le nord-ouest du pays. Ces séances comprennent des exercices guidés, une thérapie basée sur le jeu et une formation pour les proches de l’enfant afin de continuer ces exercices à la maison. Fatima Abdulmajid, physiothérapeute MSF à Kano, explique : « Quand je suis arrivée, j’ai été choquée par la gravité des retards moteurs. En voyant les progrès des enfants semaine après semaine grâce à la stimulation motrice, je suis fière du travail que nous accomplissons. »

Les premiers résultats sont en effet très prometteurs. Les enfants ont retrouvé une partie de leurs fonctions motrices et franchi des étapes clés de leur développement. C’est le cas pour Usman Aliyu, 13 mois, qui a été traité pour malnutrition à l’hôpital Unguwa Uku de Kano avant de participer à des séances de physiothérapie. « Avant qu’Usman ne tombe malade, il pouvait ramper et se tenir debout. Mais il a perdu ces capacités à cause de la maladie », explique Aisha Aliyu, sa mère. « Les séances de kinésithérapie lui ont appris à se remettre debout et il fait maintenant des pas vers la marche. »

La seconde approche concerne la santé mentale sur laquelle la malnutrition a un fort impact. Les enfants sont plus susceptibles de développer de l’anxiété et de la dépression et leurs parents se sentent souvent impuissants et dépassés. Un soutien psychosocial a ainsi été mis en place par les équipes MSF dans plusieurs de ses projets de lutte contre la malnutrition dans les États de Zamfara, Bauchi, Sokoto, Borno, Kebbi, Kano et Katsina. 

« C’est une chose de traiter l’enfant médicalement, et c’en est une autre d’évaluer quels domaines du développement ont été affectés émotionnellement », explique Kauna Hope Bako, superviseur de la santé mentale de MSF à Bauchi. 

Les services comprennent la thérapie par le jeu, le conseil et l’éducation des soignants pour aider les familles à gérer les problèmes émotionnels et comportementaux.

L’intégration de la physiothérapie et du soutien à la santé mentale dans le traitement de la malnutrition marque une étape cruciale vers des soins pluridisciplinaires qui vont au-delà de la simple survie de l’enfant et prennent en compte la qualité de sa vie future.

La malnutrition est une urgence de santé publique au Nigeria. Selon l’UNICEF, trois millions d’enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère au Nigeria – contre 2,6 millions en 2024. Parmi eux,1,65 million se trouvent dans six États du Nord touchés par le conflit en cours au Nigeria. La crise persistante de la malnutrition dans le nord du Nigeria est due à une série de facteurs tels que l’inflation, l’insécurité alimentaire, l’insuffisance des infrastructures de soins de santé, les problèmes de sécurité persistants et les épidémies aggravées par une faible couverture vaccinale. En 2025, MSF a augmenté la capacité des lits d’hospitalisation, développé les centres d’alimentation thérapeutique ambulatoires et recruté davantage de personnel. Les équipes ont renforcé également les activités de promotion de la santé dans plusieurs communautés, notamment l’éducation sur la manière de prévenir, de détecter et de traiter la malnutrition.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

République Démocratique du Congo – Épargner pour changer une vie : comment les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), transforment les communautés rurales au Tanganyika

Source: Africa Press Organisation – French

Dans les villages de Nyunzu et Kabalo, quelque chose de profond est en train de changer. Ce ne sont pas seulement des réunions d’épargne – ce sont des moments de transformation. Portées par les AVEC, des femmes et des hommes redessinent les contours de leur avenir.

Dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire, les conflits et la vulnérabilité économique, la résilience des communautés rurales en République démocratique du Congo (RDC) est plus que jamais une priorité. La FAO mise sur les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) comme levier de transformation sociale et économique, notamment dans la province du Tanganyika. Ce système d’épargne et de crédit, avec des taux d’intérêts réduits, propulsé par la FAO depuis plusieurs années, aide les communautés à créer ou mener des activités génératrices de revenu qui contribuent à renforcer leur autonomie financière.

Soutenues par la FAO, en partenariat avec le PAM dans le cadre du programme conjoint de résilience financé par la Norvège et la Suède, les AVEC permettent aux populations rurales de constituer une épargne collective et d’accéder à de petits crédits pour financer des activités génératrices de revenus. À ce jour, 350 AVEC ont été mises en place, regroupant 8 585 membres, dont près de 58 % de femmes. Au-delà de la finance solidaire, ces associations se sont révélées être un puissant moteur d’autonomisation économique, de cohésion sociale et de résilience communautaire. Généralement, elles se réunissent une à deux fois par semaine, pour apporter leur cotisation. L’engouement est perceptible et dans un contexte post-conflit, à la suite des affrontements intercommunautaires, cette mobilisation renforce la cohésion sociale au sein des AVEC.

Sidonia Kungwa Lupiya, présidente de l’AVEC Neema wa Mungu de Nyunzu, en témoigne : “ Quand j’ai intégré notre association j’étais ignorante. Aujourd’hui je sais comment épargner et prendre des crédits. Nous avons été formés sur le fonctionnement de l’AVEC et le crédit nous aide beaucoup dans notre groupe de développement et nous épargnons 1000 FC par personne que nous versons dans notre caisse“. Sidonia a pu lancer une activité de vente de poisson séché au marché local et entamer les travaux de construction de sa maison. Mais au-delà des gains économiques, elle souligne aussi l’impact social du groupe : discipline, transparence, gestion rigoureuse, entraide et dialogue entre communautés, y compris avec les Twa, autrefois marginalisés.

La mise en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) accroît l’autonomie économique et les revenus des adhérents.

Les AVEC, au cœur de l’autonomisation économique des femmes

Jolie Mukombwe Amunazo, membre de l’AVEC Maendeleo, partage une transformation personnelle remarquable. Réservée et timide à son arrivée, elle est aujourd’hui une femme confiante, capable de s’exprimer devant un groupe : “personnellement, depuis mon adhésion à l’AVEC, je peux affirmer que j’ai gagné en attention, en confiance, en épanouissement. A travers ma participation, j’ai réussi à vaincre ma timidité, je deviens de plus en plus audacieuse et dynamique. Il m’était difficile de lever pour m’exprimer devant un public, mais désormais, grâce à l’AVEC, c’est faisable”. 

Grâce à une formation en entrepreneuriat et en gestion d’AGR (activités génératrices de revenus), Jolie a contracté un premier prêt de 28 500 FC (environ 10 USD) pour démarrer une petite unité de production de savon. Elle vend chaque semaine entre 25 et 30 barres de savon, dégageant un bénéfice hebdomadaire de près de 70 000 FC, soit environ 25 USD. Ce revenu lui permet non seulement de subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi de planifier l’avenir avec plus de sérénité.

Les exemples se multiplient : production de beignets, vente de poisson, commerce de pagnes, fabrication de pain, petit élevage. Toutes ces activités ont vu le jour grâce aux prêts accordés par les AVEC. Et avec elles, une fierté nouvelle émerge, en particulier chez les femmes, qui ne dépendent plus de leurs maris pour faire face aux dépenses du ménage, et peuvent désormais scolariser leurs enfants, assurer la nourriture quotidienne et investir dans leur foyer. Pour beaucoup, cette autonomie redonne sens à leur place dans la société.

Leurs activités font vivre les villages et leur réussite est la preuve que les producteurs du Tanganyika, peuvent améliorer leurs conditions de vie et faire preuve de résilience lorsqu’ils ont accès aux ressources adaptées.

Un modèle qui fait la différence

Ce modèle fonctionne, et il change des vies. Aboubakar Bulaya Dieudonné, autre membre actif de l’AVEC Neema, raconte comment son engagement dans le groupe a permis de stabiliser son foyer. « Grâce à mes activités, j’ai résolu le problème alimentaire dans ma famille et j’ai pu scolariser mes enfants. Trois d’entre eux ont obtenu leur diplôme d’État secondaire », affirme-t-il avec fierté. Comme lui, des centaines de familles ont trouvé dans les AVEC un levier de stabilité durable.

“Grâce au même projet, nous avons également appris à économiser les fruits de vente de nos productions et à mieux les gérer à travers l’AVEC. Nous avons également appris à solliciter des prêts financiers à la caisse communautaire afin de réaliser des activités génératrices de revenus ”complète Aboubakar.

La portée de ces résultats est tangible. Collectivement les membres des AVEC ont pu épargner plus de 152,000 USD. Environ 98% d’entre eux ont accédé à des crédits totalisant plus de 105 000 USD, dont a peu près de 35 000 USD à Nyunzu et 70 000$ à Kabalo pour réaliser des activités génératrices de revenus. En moyenne, chaque ménage impliqué tire désormais un revenu hebdomadaire de 21,56 USD, soit une hausse de 35,3 % par rapport à 2023, et de 100 % en comparaison à l’année 2022. Cela a favorisé l’émancipation et l’amélioration des conditions d’existence pour un grand nombre de ménages affiliés aux AVEC.

Mais au-delà de l’impact économique, les AVEC jouent un rôle essentiel dans le processus de paix. Dans une région marquée par les affrontements passés entre communautés Twa et Bantu, ces associations deviennent des espaces de dialogue, de reconstruction du lien social et de valorisation des savoir-faire locaux. En favorisant l’inclusion, la transparence et l’engagement collectif, elles participent activement à renforcer la cohésion dans des zones encore fragiles.

L’expérience du Tanganyika prouve qu’avec des ressources adaptées, des formations ciblées et un accompagnement de proximité, les populations rurales sont non seulement capables de résister aux chocs, mais aussi de bâtir un développement inclusif et durable. Grâce aux efforts conjoints de la FAO, de la Norvège et de la Suède, les villages autrefois vulnérables deviennent peu à peu les acteurs de leur propre transformation.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO): Regional Office for Africa.

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Nigeria : à Jahun, Médecins sans frontières (MSF) soutient les femmes victimes de fistules dans leur parcours de reconstruction

Source: Africa Press Organisation – French


A l’hôpital général de Jahun, dans le nord du Nigeria, les équipes de Médecins Sans Frontières offrent des soins en chirurgie réparatrice, santé mentale, et rééducation à des femmes atteintes de fistules obstétricales. Les séquelles de la fiscule sont humiliantes et handicapantes pour les femmes et entraînent le plus souvent leur exclusion de la communauté.  Environ 300 femmes bénéficient chaque année de ces services.

Le service de 55 lits dédié aux femmes victimes de fistules au sein de l’hôpital général de Jahun soutenu par MSF est un lieu de répit, pendant les deux à trois mois que durent l’hospitalisation, où se tissent des liens forts de solidarité et de sororité.

« Le service de prise en charge des fistules est un lieu agréable où les femmes peuvent parler de ce qu’elles traversent. Parce qu’elles ont vécu les mêmes difficultés, il se forme entre elles une relation particulière. Ensemble, elles font de leur mieux pour survivre à leurs blessures. C’est un lieu où l’on peut voir beaucoup d’espoir » explique Clémence Chbat.

Conséquence de ces accouchements traumatiques, les fistules consistent en une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum. Elles créent une incontinence permanente et handicapent lourdement les patientes, elles peuvent également provoquer des complications postérieures telles que des infections ou l’infertilité. L’incontinence permanente qu’elles provoquent chez les femmes est souvent le prétexte à leur stigmatisation, à l’exclusion de leurs communautés ou au divorce de leurs maris, et peut être à l’origine de troubles psychiques tels que des dépressions.

Chaque patiente peut nécessiter d’une ou plusieurs interventions de chirurgie réparatrice pour résorber la fistule. Depuis 2024, la Fondation MSF est venue compléter cette offre de soin par la mise en place d’une activité de rééducation en santé des femmes et la formation de physiothérapeutes locaux. « La rééducation permet aux femmes de retrouver le contrôle de leurs fonctions corporelles, la capacité de contrôler leurs urines et leurs selles et par conséquent leur dignité. C’est une étape essentielle vers la guérison », explique Elizabeth Braga, physiothérapeute de la Fondation MSF. 

Une fois par semaine, les résidentes organisent également les « mercredis joyeux ». Ce sont des journées durant lesquelles elles réalisent des travaux manuels, confectionnent des bijoux ou des chapeaux, organisent des chants ou des matchs de basketball, s’apprêtent et se parfument ; autant de façons différentes de se sentir de nouveau fortes et autonomes.

Les efforts à entreprendre pour éradiquer les fistules sont autant individuels que structurels.

Les fistules obstétricales sont l’une des séquelles les plus graves d’accouchements longs et compliqués sans accès aux soins. Ils peuvent durer jusqu’à cinq jours et, dans 90% des cas, les femmes accouchent de bébés morts-nés. « On ne voit pas de fistules dans les pays occidentaux parce qu’il y a un accès à la césarienne ou aux ventouses, mais là le bébé reste coincé pendant plusieurs jours. La compression prolongée de sa tête sur le bassin de la femme crée une nécrose qui est à l’origine de la fistule », explique Clémence Chbat, référente médicale pour la santé des femmes à MSF. 

Les accouchements avec complication se produisent souvent lorsque le bassin de la femme ou de la fille est trop petit pour laisser passer le bébé. Cela peut se produire en cas de grossesse précoce, avant 15 ans environ, ou lorsque la femme qui accouche a souffert de malnutrition et donc de retard de croissance dans l’enfance.

« Il faut d’abord sensibiliser les personnes concernées, principalement les femmes qui sont sur le point d’accoucher mais aussi leurs maris, les belles-mères, les accoucheuses ou encore les chefs religieux à la question des accouchements sécurisés et à la nécessité d’accéder rapidement aux soins en cas de complications, au plus tard après 24h de travail. On conseille également d’avoir mis de côté, en avance, la somme nécessaire pour payer le transport jusqu’à l’hôpital le plus proche, car cela reste malheureusement un frein réel pour de nombreuses femmes », explique Clémence Chbat.

Au-delà des actions individuelles, la lutte pour l’éradication de cette pathologie doit passer par l’accès des femmes à des structures de santé et des professionnels formés et ce durant leur grossesse et leur accouchement. Cela ne peut exister sans une volonté politique, un engagement des communautés et un investissement durable dans la santé des femmes.

En plus de la gestion du service de prise en charge des femmes victimes de fistules, MSF soutient depuis 2008 la maternité au sein de l’Hôpital général de Jahun et quatre maternités situées dans des plus petites structures dans les localités d’Aujara, Miga, Taura et Jahun. Chaque année, environ 20 000 accouchements y ont lieu.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

À Mékro, dans le centre de la Côte d’Ivoire, l’agriculture durable donne de l’espoir à toute une communauté

Source: Africa Press Organisation – French

Le jour se lève à Mékro, à quelque 300 kilomètres d’Abidjan, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Les premiers rayons du soleil annoncent une chaude journée dans cette région réputée pour être une zone aux températures extrêmes. Tandis que certaines femmes reviennent du marigot pour alimenter en eau les ruches familiales, d’autres, munies de balais confectionnés à base de feuilles de palmier, tentent de restaurer la propreté des concessions mise à mal par les feuillages des arbres et les restes du repas de la veille.

Plus loin, les animaux domestiques sortant progressivement de leurs enclos, se mêlent à cette dynamique qui restitue à Mékro sa vitalité quotidienne. Dans cette zone de grande production de cultures vivrières, l’igname, le riz et le manioc sont produits en abondance. Malgré son riche potentiel agricole, Mékro est restée longtemps dans l’ombre, contrairement à d’autres localités. Les paysans, livrés à eux-mêmes, utilisaient des méthodes agricoles anciennes, ce qui limitait leurs rendements et condamnait la population à une précarité chronique. 

Ce matin-là, Koffi Kouakou Charles dit « KKC », sous le regard admiratif de ses sept enfants, aiguise une machette, l’outil rudimentaire qu’il utilise pour défricher son champ. Le trentenaire enfourche sa bicyclette en direction d’Abokouassikro, à cinq kilomètres de là, où se trouve son champ d’igname qu’il travaille depuis plusieurs années.

Jadis, Koffi cultivait l’igname « Kouba », une variété populaire dans la localité. Avec les techniques rudimentaires apprises et transmises par ses ascendants, ses rendements n’ont pas été à la hauteur de ses efforts, explique-t-il, lorsqu’il fait un retour en arrière. « Franchement, le travail était fatiguant. En plus nous utilisions les techniques à l’ancienne. Malgré les efforts fournis, les récoltes étaient faibles. C’était pénible, vraiment », soupire Koffi.

De l’espoir retrouvé

Comme pour ne pas arranger les choses, au cours du premier semestre de l’année 2024, une épidémie dite de la « peste des petits ruminants » s’est abattue sur le village et a emporté son cheptel de poulets et de chèvres. Privé de cette autre ressource, Koffi s’est tourné vers le Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF) (https://apo-opa.co/40ujK40) pour retrouver de l’espoir.

Mis en place par le gouvernement ivoirien, le projet est financé par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) (https://apo-opa.co/4lEIa36), et le Fonds africain de développement (https://apo-opa.co/4o1986y), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement. Son objectif est de contribuer, d’une part, à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et, d’autre part, à la résilience aux effets du changement climatique des petits exploitants, des femmes et des jeunes dans la région du N’Zi.

Le projet développe trois spéculations agricoles : l’igname, le manioc, les cultures maraîchères, et la volaille traditionnelle, et vise à améliorer les conditions de vie de 60 000 personnes vulnérables, dont 50 % de femmes et 35 % de jeunes.

Au « Champ école paysan », l’une des initiatives du projet, Koffi et ses camarades, bénéficiaires du projet, ont été initiés à des techniques agroécologiques de production et de conservation de l’igname. Grâce à cette formation, Koffi a tourné le dos à l’igname « Kouba » et aux anciennes pratiques de production, au profit de nouvelles variétés « Anader » et « Cameroun » (encore appelées « R3 » et « C15 »), plus résistantes au climat et plus productives. 

Un rendement du simple au double

Dès la première récolte, en décembre 2024, le rendement du champ de Koffi a doublé, passant de deux à quatre tonnes sur la même superficie. Prévoyant, l’agriculteur a réservé trois quarts de sa production à la consommation de sa famille et aux semences de la campagne suivante. L’autre partie, représentant un quart de sa récolte, a été vendue au marché de Mékro, générant un revenu de 125 000 francs CFA (environ 250 dollars américains), une aubaine dans cette localité.

« Avant, je ne pensais qu’à survivre. Aujourd’hui, grâce à ce projet, je peux assurer l’avenir de mes enfants et même agrandir ma parcelle », se projette-t-il, enthousiaste. Koffi veut désormais passer à la vitesse supérieure et devenir l’un des plus grands producteurs d’igname de la région. L’idée de mécaniser ses activités agricoles lui donne des ailes : « Je songe à acheter une machine à buttes et un semoir pour faciliter le travail au champ et produire beaucoup plus d’igname », dit-il avec confiance.

« Le Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes est un outil puissant pour réduire la vulnérabilité économique des ménages et améliorer plus largement leur résilience aux chocs économique et environnementaux », explique Ceserd Waba Akpaud, le coordonnateur du projet.

« Le PREMOPEF illustre notre engagement à transformer les communautés rurales à travers des solutions durables, axées sur les besoins réels des petits producteurs. À travers des approches innovantes, nous mettons l’agriculture au cœur du développement inclusif », a souligné le coordonnateur du projet GAFSP à la Banque africaine de développement, Philip Boahen.

Dans la perspective de l’augmentation de sa production, Koffi entrevoit également un stockage à grande échelle dans un magasin pour réduire les pertes post-récolte. En outre, il se projette dans la dynamique de la diversification de ses activités. Tirant les leçons de la destruction de son cheptel par la peste des petits ruminants, qu’il attribue au manque de formation, Koffi envisage de relancer son activité avicole avec des méthodes plus sûres.  Pour ce faire, il compte suivre une formation qualifiante aux techniques d’élevage.

« C’est aussi l’occasion pour moi de combler mon déficit de connaissances du fait d’avoir arrêté trop tôt l’école », assure-t-il-, résolu à surpasser ce qui était jadis un handicap.

Grâce aux connaissances et à l’impact positif du projet dans la vie des bénéficiaires comme Koffi, un nouvel avenir se dessine pour les habitants de Mékro et de l’économie de la région du N’Zi tout entière.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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L’assemblée annuelles d’Afreximbank enregistrent des accords de préparation de projets susceptibles de débloquer environ 1 milliard de dollars d’investissements

Source: Africa Press Organisation – French

La 32e Assemblée annuelle de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), également connue sous le nom de AAM2025, a été marquée par une série de signatures d’accords lors de sa deuxième journée, le 26 juin. Quatre transactions liées à la préparation de projets ont été conclues entre la Banque et diverses entités, avec des investissements attendus d’une valeur d’environ 1 milliard de dollars américains.

Dans le cadre d’un accord signé par Mme Kanayo Awani, vice-présidente exécutive chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations pour Afreximbank, et Mme Temwani Simwaka, directrice générale de NBS Bank Plc (NBS), Malawi, les deux institutions ont conclu un accord-cadre de mécanisme conjoint de préparation de projets. Aux termes de cet accord, elles mettront en commun leurs ressources afin de fournir un financement précoce pour la préparation de projets, permettant ainsi de faire progresser les projets au Malawi, depuis l’étape de préfaisabilité jusqu’à leur viabilité bancaire, dans des délais appropriés.

Comme le prévoit l’accord, Afreximbank et NBS soutiendront les investisseurs des secteurs public et privé en leur fournissant des services de financement et d’assistance technique afin de réduire les risques liés aux projets dans les secteurs prioritaires, y compris l’énergie, les transports et la logistique, les plateformes logistiques (telles que les zones économiques spéciales et les parcs industriels), l’industrie manufacturière, la transformation agricole, l’hôtellerie et le tourisme, les industries extractives, les minéraux solides et les services (tels que les TIC, les soins de santé et l’économie créative). L’accord-cadre contient un programme de renforcement des capacités qui permettra au personnel de SNB d’entreprendre des activités de préparation de projets à moyen terme.

Afreximbank et NBS prévoient d’investir environ 300 millions de dollars US au Malawi à court terme.

Dans le cadre d’une autre transaction, Afreximbank a signé un accord relatif à un mécanisme de préparation de projet d’un montant de 4,4 millions de dollars US en faveur de Med Aditus Pharmaceutical Kenya Limited. Cette facilité sera utilisée pour financer la préparation d’études de faisabilité et de bancabilité en vue du développement d’une usine pharmaceutique de pointe dédiée au remplissage et à la finition, d’une capacité de production d’au moins deux milliards de comprimés et de gélules par an, située à Kibos, dans le comté de Kisumu, au Kenya.

Le projet améliorera l’accès à des médicaments vitaux, abordables et de qualité dans toute la région des Grands Lacs, contribuant ainsi à améliorer les résultats sanitaires dans une région qui est confrontée à un lourd fardeau de maladies infectieuses et autres. Le projet facilitera également le transfert de technologies médicales et de fabrication basées sur la blockchain vers l’Afrique, soutenant ainsi la croissance à long terme et le renforcement du secteur de la santé dans l’ensemble de la région. Le mécanisme de préparation des projets apportera des actifs d’environ 40 millions de dollars US.

Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations, a signé l’accord au nom d’Afreximbank, tandis que le Dr Dhiren Thakker, fondateur et PDG de Med Aditus Pharma, a paraphé le document pour le compte de son entreprise.

Afreximbank a en outre signé un protocole d’accord concernant un mécanisme de préparation de projet d’un montant de 4,4 millions de dollars US en faveur de Green Hybrid Power Private Limited. Ce mécanisme sera utilisé pour la préparation d’études de bancabilité et de faisabilité et le recrutement de conseillers en transactions pour un système photovoltaïque solaire flottant hybride d’une puissance de 1 gigawatt (GW) sur le lac Kariba, au Zimbabwe.

Le projet, qui sera mis en œuvre en deux phases, comprend une phase pilote visant une capacité de production de 500 MW qui sera entièrement vendue au groupe des grands consommateurs d’énergie, un consortium d’industries et de sociétés minières au Zimbabwe, dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 20 ans de type « take-or-pay » (achat garanti) avec un tarif reflétant les coûts. Le projet devrait fournir une énergie abordable et fiable qui favorisera la valorisation et l’enrichissement des minerais du Zimbabwe, stimulant ainsi les recettes en devises étrangères du pays.

Le mécanisme de préparation des projets permettra de débloquer un investissement estimé à 350 millions de dollars US.

L’accord a été signé par Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive, chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations, au nom d’Afreximbank, et M. Eddie Cross, Président de Green Hybrid Power Private Limited.

Afreximbank a par ailleurs signé un protocole d’accord de 4 millions de dollars US en faveur de Proton Energy Limited, un producteur d’électricité indépendant nigérian. Ce mécanisme servira à financer la préparation d’études de faisabilité et l’achat de services de conseil en matière de transactions pour le développement d’une centrale électrique au gaz raccordée au réseau d’une capacité nominale de 500 MW à Sapele, au Nigeria. Le projet démarrera avec une capacité de production initiale de 150 MW.

L’électricité produite sera essentiellement fournie à Eko Electricity Distribution Company dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 20 ans à un tarif reflétant les coûts.

Cette facilité devrait permettre de mettre en service des actifs estimés à 300 millions de dollars US.

L’accord a été signé par Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive, chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations, au nom d’Afreximbank, et M. Oti Ikomi, Directeur général Proton Energy Limited.

Les AAM2025 se sont tenues du 25 au 28 juin et ont attiré environ 8 000 participants, dont des Présidents, des Premiers ministres, des ministres et des chefs d’entreprise de toute l’Afrique, des Caraïbes et d’ailleurs. Les AAM2025 ont pris fin avec l’Assemblée générale annuelle des actionnaires, au cours de laquelle le Dr George Elombi a été nommé prochain Président de la Banque. Il succèdera au Professeur Benedict Oramah, dont le mandat arrive à terme après deux mandats de cinq ans à ce poste.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

Contact Presse :
Vincent Musumba
Responsable de la communication et de la gestion événementielle (Relations presse)
Courriel : press@afreximbank.com

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À propos d’Afreximbank :
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2024, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 40,1 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 7,2 milliards de dollars US. Afreximbank est notée A par GCR International Scale, Baa2 par Moody’s, AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et BBB par Fitch. Au fil des ans, Afreximbank est devenue un groupe constitué de la Banque, de sa filiale de financement à impact appelée Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), et de sa filiale de gestion d’assurance, AfrexInsure, (les trois entités forment « le Groupe »). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com.

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Voici Alvenco Advisory : on aide à investir de manière stratégique dans l’avenir énergétique de la Namibie

Source: Africa Press Organisation – French

Avec le lancement de la production pétrolière prévu pour 2029, la Namibie connaît une vague d’investissements internationaux dans ses activités d’exploration et de production. Des géants mondiaux de l’énergie aux indépendants de premier plan, en passant par les entreprises énergétiques régionales et les financiers, les entreprises du secteur de l’énergie intensifient leurs investissements dans ce qui est en passe de devenir le prochain grand producteur africain. Alors que les investisseurs internationaux explorent les industries énergétiques et minières en pleine évolution de la Namibie, la nouvelle société Alvenco Advisory aidera les entreprises à étendre leur présence dans ce pays d’Afrique australe.

Dirigée par l’ancien ministre namibien des Mines et de l’Énergie, Tom Alweendo, Alvenco Advisory est le partenaire de choix pour les entreprises internationales qui souhaitent s’implanter en Namibie. En tant que société de conseil stratégique, Alvenco Advisory s’engage à façonner des investissements rentables, inclusifs et durables. La société travaillera en étroite collaboration avec les acteurs gouvernementaux et les entreprises internationales, en s’alignant étroitement sur les objectifs énergétiques du pays. Elle offrira un soutien en matière de politique et de réglementation, un alignement fort sur les priorités nationales, l’engagement des parties prenantes locales et une attention particulière aux critères ESG, ainsi que des stratégies axées sur la valeur partagée et les rendements à long terme. Alors que la Namibie s’engage dans un nouveau chapitre de son développement énergétique, Alvenco Advisory s’impose comme un partenaire solide pour les investisseurs internationaux.

Le lancement d’Alvenco Advisory intervient alors que la Namibie accélère le développement des découvertes de pétrole et de gaz offshore dans le bassin Orange. TotalEnergies vise une décision finale d’investissement pour sa découverte Venus en 2026, avec une première production prévue en 2029. Galp progresse dans le développement du champ Mopane après une série de résultats positifs obtenus lors des forages exploratoires réalisés en 2024 et 2025. Le dernier en date, le puits Mopane 3S, a révélé la présence de pétrole léger et de condensats de gaz. Sur le front de l’exploration, Rhino Resources progresse vers le développement du champ après une découverte dans le puits Capricornus-1X en avril 2025 et la confirmation d’un réservoir d’hydrocarbures dans le puits Sagittarius-1X en février 2025. Halliburton va forer deux puits d’exploration dans le bloc 2914 de la PEL 85, tandis que Stamper Oil & Gas Corp poursuit également des projets d’exploration dans les bassins d’Orange et de Lüderitz. Chevron mène l’exploration dans le bassin de Walvis après avoir acquis une participation de 80 % dans les blocs 2112B et 2212A. Ces investissements visent à exploiter une nouvelle province d’hydrocarbures en Afrique australe.

La transformation énergétique de la Namibie ne vient pas seulement de son industrie pétrolière et gazière, mais aussi de ses initiatives audacieuses dans le domaine de l’hydrogène vert. Le pays vise à atteindre une production d’hydrogène vert comprise entre 10 et 15 millions de tonnes par an d’ici 2050 et travaille en étroite collaboration avec des partenaires internationaux pour atteindre cet objectif. Parmi les projets majeurs, citons le projet phare Hyphen Hydrogen Energy, d’un montant de 10 milliards de dollars, qui vise à produire 350 000 tonnes d’hydrogène vert par an, et le Daures Green Hydrogen Village, qui vise à produire 700 000 tonnes par an après 2032. Outre Hyphen, la Namibie produit déjà de l’hydrogène dans le cadre du projet Hylron Oshivela. Ce projet a démarré en mars 2025 et produit de l’hydrogène vert grâce à une capacité d’électrolyse de 12 MW. Parallèlement, un partenariat entre l’Union européenne et la Namibie, conclu début 2025, devrait permettre d’attirer jusqu’à 12 milliards de dollars d’investissements privés européens dans le pays pour soutenir ses objectifs en matière d’hydrogène vert. Alors que ces investissements affluent en Namibie, Alvenco Advisory se tient prêt à aider les entreprises à s’y retrouver dans les politiques, les priorités nationales et l’engagement des parties prenantes locales.

« La Namibie est à l’aube d’un changement extraordinaire. Avec d’importantes découvertes de pétrole et des mesures audacieuses en faveur de l’hydrogène vert, nous avons une occasion unique et la responsabilité de veiller à ce que nos ressources naturelles profitent à tous les Namibiens. Alvenco Advisory ne se contentera pas de soutenir les investisseurs internationaux en Namibie, mais veillera également à ce que leurs investissements débouchent sur des opportunités concrètes pour la population namibienne. Chez Alvenco Advisory, nous nous engageons à promouvoir des projets inclusifs et durables. On est là pour aligner les objectifs des gouvernements et des entreprises qui investissent. Si tu investis en Namibie ou si tu envisages de le faire, parlons-en », déclare M. Alweendo.

Alweendo a occupé divers postes en Namibie, notamment celui de gouverneur de la Banque de Namibie, de directeur général de la Commission nationale de planification et de ministre chargé de la Commission nationale de planification. En 2018, il a été nommé ministre des Mines et de l’Énergie. Son mandat a pris fin en 2025. À ce poste, il a supervisé toutes les découvertes pétrolières majeures du pays et, depuis ces étapes importantes, il a maintenu la confiance des investisseurs grâce à des politiques compétitives, à un engagement auprès des opérateurs internationaux et à des structures d’investissement flexibles. Ça a posé les bases de la croissance future du marché et mis le pays sur la voie d’un succès continu dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l’énergie en général.

Pour en savoir plus sur Alvenco Advisory, rendez-vous sur www.AlvencoAdvisory.com.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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Maroc : la Banque africaine de développement octroie 100 millions d’euros pour appuyer les femmes et les jeunes entrepreneurs à bâtir une agriculture inclusive, résiliente et durable

Source: Africa Press Organisation – French

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé un financement de 100 millions d’euros au Maroc pour mettre en oeuvre le Programme d’appui à l’agriculture solidaire inclusive des femmes et des jeunes (PAASIFEJ).

Le projet vise à générer des opportunités durables pour les femmes et les jeunes, à renforcer la sécurité alimentaire et à mieux préparer la petite agriculture marocaine aux défis du changement climatique.

Il permettra  de stimuler l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes en zones rurales à travers la mise en place des mécanismes de financement et d’incitation adaptés et le renforcement des dispositifs d’accompagnement technique et financier. ll facilitera aussi le déploiement de nouvelles infrastructures de production et de services agricoles, consolidant l’ancrage des femmes dans les chaînes de valeur locales, le renforcement de leurs compétences et l’acroissement de leur productivité.

L’ensemble des actions favorisera l’émergence de femmes entrepreneures dans les secteurs agricole, para-agricole, de la transformation et du numérique. Il soutiendra la nouvelle feuille de route pour l’emploi en favorisant l’entrepreneuriat rural.

« Les femmes qui ont l’ambition d’entreprendre et de réussir dans l’agriculture sont notre priorité, a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour le Maroc. Grâce à cette nouvelle opération, nous les accompagnerons pas à pas pour construire une agriculture moderne, inclusive et résiliente, capable de révéler tout le potentiel de celles qui aspirent à innover et à créer de la valeur et de l’emploi sur leurs territoires.»

En parfaite cohérence avec les priorités du Maroc, le programme soutiendra la mise en œuvre de la Stratégie agricole Green Generation 2020-2030 – la vision nationale pour transformer l’agriculture en un secteur plus inclusif, durable et performant -, du Programme national d’agriculture solidaire ainsi que du Programme national de l’entrepreneuriat des jeunes.

Depuis plus de cinquante ans, le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne le Royaume du Maroc dans un partenariat fondé sur une vision partagée et intégrée du développement. Près de 15 milliards d’euros ont été mobilisés à ce jour, pour financer plus de 150 projets à fort impact dans des secteurs stratégiques tels que les transports, l’eau, l’énergie, l’agriculture, la protection sociale, la gouvernance et la finance.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Fahd Belbachir
chargé principal des relations extérieures et de la communication
Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Déclaration d’Africa CDC sur l’Accord de Paix entre le Gouvernement de la RDC et l’Alliance du Fleuve Congo/M23

Source: Africa Press Organisation – French


Africa CDC se félicite de la signature de la Déclaration de Principes le 19 juillet 2025 entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et l’Alliance du Fleuve Congo/M23. Africa CDC s’associe à l’appréciation exprimée par S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, et salue le courage politique de toutes les parties pour avoir choisi le dialogue plutôt que la confrontation, proclamé un cessez-le-feu et embrassé un avenir fondé sur la stabilité.

Africa CDC exprime sa profonde gratitude à Son Altesse l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et à l’État du Qatar, ainsi qu’au Président Donald Trump et au Gouvernement des États-Unis, pour leur soutien indéfectible aux processus de Doha et de Washington. Nous saluons également le leadership inlassable de S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de l’Union africaine et Champion pour la Paix et la Réconciliation, ainsi que de S.E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Togo et Médiateur nommé par l’UA pour la région des Grands Lacs. Africa CDC rend hommage à la détermination du Président Félix Antoine Tshisekedi et du Président Paul Kagame à orienter la région vers un avenir de paix.

Entre 2022 et 2024, l’Afrique a connu une augmentation de 41 % des épidémies, avec l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs comme épicentre – confrontés à des flambées récurrentes de Mpox, de choléra, de virus de Marburg, d’Ebola et de rougeole. Ces crises ont été aggravées par 30 années de violence, d’insécurité et de déplacements forcés.

En tant qu’agence de santé publique autonome de l’Union africaine, Africa CDC a constamment plaidé pour la paix, notamment dans une lettre adressée aux Chefs d’État africains le 1er février 2025 appelant à une action urgente pour sauver des vies et rétablir la stabilité dans la région :
https://africacdc.org/news-item/africa-cdc-urges-immediate-action-to-protect-lives-amid-escalatinghealth-and-security-crises/

Africa CDC réaffirme que la paix et la santé sont inextricablement liées. Une composante sanitaire complète doit être pleinement intégrée dans les processus de Doha et de Washington, garantissant le retour sécurisé des populations déplacées, la restauration des services de santé essentiels, l’accès aux produits médicaux vitaux, le renforcement de la surveillance des maladies et la reconstruction des systèmes de santé locaux. Mandatée par les Chefs d’État de l’Union africaine, l’Africa CDC est prête à soutenir la mise en œuvre du pilier sanitaire des accords de Doha et de Washington, en partenariat étroit avec les gouvernements africains, le Qatar, les États-Unis et tous les autres partenaires et parties prenantes. En ce moment historique, Africa CDC se joint à l’appel à la reconnaissance mondiale de cette avancée diplomatique remarquable. Si ce processus débouche sur une paix durable, les peuples africains se souviendront du leadership et du courage du Président Donald Trump et de Son Altesse l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, qui ont choisi d’apporter l’espoir à une région qui a trop longtemps souffert de manière indicible.

Distribué par APO Group pour Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).

Couverture Maladie Universelle (CMU) : 20 millions de personnes enrolées, représentant près de 68 % de la population ivoirienne

Source: Africa Press Organisation – French


Le cap historique de 20 012 861 d’enrôlés, représentant près de 68 % de la population ivoirienne, a été franchi, le vendredi 18 Juillet 2025, lors de la caravane ce la Couverture maladie universelle (CMU) déployée à Niakaramandougou.

Ce succès est le fruit d’une vision présidentielle forte, d’une volonté gouvernementale affirmée et d’une stratégie d’action rigoureuse pilotée par le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara.

Dès juillet 2023, sur ses instructions, la Caisse nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a lancé une série d’opérations d’envergure sur l’ensemble du territoire, à savoir : le renforcement des équipes d’enrôlement dans toutes les régions, avec le déploiement de plus 3 000 agents en 2024, et 4 000 en 2025 dotés de terminaux d’enrôlement biométrique pour accélérer et faciliter l’enrôlement massif.

De même, l’amélioration qualitative du dispositif d’enrôlement a été matérialisée par la mise en place de la technologie In Situ, qui permet l’enrôlement et la production immédiate des cartes d’assurés CMU. À ce titre, 34 sites fixes In Situ sont répartis sur toute l’étendue du territoire et 10 camions mobiles équipés du système In Situ sont déployés pour les actions en itinérance. Ces camions aménagés sillonnent villes, quartiers, marchés, gares routières et villages, facilitant l’accès des populations aux services CMU.

De plus, des campagnes d’information et de sensibilisation, impliquant les médias, le corps préfectoral, les élus locaux, les chefs traditionnels, les leaders religieux, les chambres consulaires (commerce, artisanat, transport, agriculture) et la société civile.

Par ailleurs, il faut rappeler la mise en place « des villages CMU », espaces d’information et surtout d’enrôlement avec un déploiement de proximité des Unités mobiles. Ils permettent aux populations non seulement d’avoir toutes les réponses à leurs préoccupations en matière d’indentification, mais également les réponses aux questions liées aux cotisations et aux prestations CMU.

Notons que le 1er mai 2025, le gouvernement a adopté l’exonération totale de cotisation pour toute personne du secteur informel enrôlée à la CMU jusqu’au 31 août 2025. Dans la foulée, le ministère a lancé une grande caravane nationale baptisée “CMU ZERO COTISATION” pour vulgariser de cette mesure.  

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.