Orange Afrique et Moyen-Orient et risingSUD s’allient pour faciliter l’implantation et le développement des startups en France

À l’occasion du salon Viva Technology à Paris, Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) (www.Orange.com), représentée par son Directeur Général Jérôme Hénique, et risingSUD, représentée par son Président Bernard Kleynhoff, ont signé un partenariat stratégique pour soutenir l’implantation et la croissance des startups africaines du réseau des Orange Digital Center dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en France.

Ce partenariat d’une durée de 3 ans vise à rapprocher les écosystèmes d’innovation d’Afrique, du Moyen-Orient et du Sud de la France. Concrètement, les startups issues du réseau des Orange Digital Center bénéficieront d’un accompagnement sur-mesure des équipes de risingSUD, l’agence d’attractivité et de développement économique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour s’implanter dans le Sud de la France. Elles intègreront ainsi un territoire dynamique, qui abrite déjà 500 000 entreprises dont des leaders mondiaux et des startups qui inventent le monde de demain.

Avec ce partenariat, OMEA renforce son soutien à l’internationalisation des startups d’Afrique et du Moyen-Orient et réaffirme son engagement en faveur du développement des écosystèmes entrepreneuriaux du continent. Déployé dans 17 pays en Afrique et au Moyen-Orient et 8 pays en Europe, le réseau des Orange Digital Centers constitue un écosystème gratuit et accessible à tous. Il réunit en un même lieu la formation des jeunes aux compétences numériques, l’accompagnement des porteurs de projets, l’incubation, l’accélération ainsi que le financement de startups. 

Sur la seule année 2024, risingSUD a accompagné l’implantation de 14 entreprises africaines dans le Sud de la France, dont la startup de l’Orange Digital Center de Tunisie, Guépard, qui a ouvert un bureau à Marseille. Ce partenariat permettra à davantage de startups d’Afrique et du Moyen-Orient de bénéficier de l’expertise de risingSUD, allant du montage de projet à l’accès aux financements en passant par la mise en réseau avec des partenaires internationaux. Il facilitera également l’accès des talents et startups de la région Sud au réseau des Orange Digital Centers.

​​​Jérôme Hénique, Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, commente : « Ce partenariat avec risingSUD marque une étape clé dans notre ambition de faire rayonner l’innovation africaine à l’échelle internationale. Il s’inscrit dans la continuité de l’accompagnement que nous offrons aux startups via nos Orange Digital Centers. En facilitant leur implantation et leur accélération en France, notamment dans la région Sud, nous donnons aux jeunes entreprises africaines les moyens d’accélérer leur croissance. »

Bernard Kleynhoff, Président de risingSUD et Président de la Commissions Développement Economique et Digital, Industrie, Export, Attractivité et Cybersécurité de la Région Sud a ajouté : « Par sa position stratégique, ses flux commerciaux historiques et ses engagements pour l’innovation, la région Sud est un pont naturel entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle est aujourd’hui la première région française d’accueil des projets d’investissements africains. Ce partenariat ouvre de nouvelles opportunités économiques et constitue un véritable tremplin pour le développement des entreprises des deux côtés de la Méditerranée. »

Distribué par APO Group pour Orange Middle East and Africa.

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À propos d’Orange :
Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 40,3 milliards d’euros en 2024 et 127 000 salariés au 31 décembre 2024, dont 71 000 en France. Le Groupe servait 291 millions de clients au 31 décembre 2024, dont 253 millions de clients mobile et 22 millions de clients haut débit fixe. Ces chiffres tiennent compte de la déconsolidation de certaines activités en Espagne liées à la création de la co-entreprise MASORANGE. Le Groupe est présent dans 26 pays (y compris les pays non consolidés).

Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business. En février 2023, le Groupe a présenté son plan stratégique « Lead the Future », construit sur un nouveau modèle d’entreprise et guidé par la responsabilité et l’efficacité. « Lead the Future » capitalise sur l’excellence des réseaux afin de renforcer le leadership d’Orange dans la qualité de service.

Orange est coté sur Euronext Paris (symbole ORA).

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques détenues par Orange ou Orange Brand Services Limited.

À propos d’Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA)
Orange est présent dans 18 pays en Afrique et au Moyen Orient et compte plus de 161 millions de clients au 31 décembre 2024. Avec 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, Orange MEA est la première zone de croissance du groupe Orange. Orange Money, son offre de transfert d’argent et de services financiers, est disponible dans 17 pays et compte plus de 100 millions de clients. Orange, opérateur multi-services, partenaire de référence de la transformation digitale apporte son expertise pour accompagner le développement de nouveaux services digitaux en Afrique et au Moyen-Orient.

À propos de risingSUD
risingSUD est l’agence d’attractivité et de développement économique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Forte d’une équipe de 50 personnes, risingSUD accompagne chaque année plus de 400 entreprises régionales, françaises et étrangères dans des moments clés de leur croissance : implantation, levée de fonds, export, transitions… L’agence soutient également près de 70 projets stratégiques par an et attire des investisseurs et des talents du monde entier pour renforcer les territoires et les filières d’excellence de la région.

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Le consortium GE Vernova-Larsen & Toubro démare la construction d’un centre de contrôle avancé du système national (NSCC) pour Kenya Electricity Transmission Company (KETRACO) en Kenya

  • De nouveaux centres sont en cours de construction à Embakasi et à Suswa avec une technologie de réseau avancée pour une transmission d’énergie efficace.
  • GE Vernova fournira des logiciels et la technologie de réseau électrique avancée, et Larsen & Toubro se chargera des travaux de génie civil.
  • La France, via l’Agence Française de Développement et le Trésor français financera le projet.

GE Vernova Inc.(NYSE:GEV) (www.GEVernova.com) a annoncé aujourd’hui que le consortium GE Vernova-Larsen & Toubro (L&T) construira un centre de contrôle avancé du système national (NSCC) pour le compte de  Kenya Electricity Transmission Company (KETRACO) destiné à la surveillance et la gestion du réseau électrique national kenyan. Les travaux comprendront la construction d’un centre de contrôle principal à Embakasi, équipé de solutions logicielles de réseau avancées ainsi que des équipements de communication, de surveillance et d’automatisation de poste électrique les plus récents. Un centre de contrôle d’urgence sera également construit à Suswa, doté des mêmes systèmes, ainsi que d’un système de gestion des actifs d’entreprise (EAM) pour les opérations de transmission. GE Vernova a enregistré le projet au premier trimestre de 2025.

Les objectifs du Kenya en matière d’électricité

Le Kenya s’est fixé des objectifs énergétiques ambitieux, visant l’accès universel à l’électricité et la transition vers un avenir énergétique durable. Le pays vise à assurer que 100% de sa population ait accès à l’électricité fiable et abordable d’ici 2030 (https://apo-opa.co/4dXKxLr). Pour atteindre ces objectifs, le Kenya investit massivement dans l’expansion de son réseau électrique et l’amélioration de sa capacité de production. De plus, le pays met également l’accent sur l’efficacité énergétique et le développement des technologies smartgrid (réseaux intelligents) afin d’optimiser la transmission, la distribution et la consommation d’électricité.

“Un nouveau NSCC avancé est essentiel pour gérer la demande croissante d’électricité à mesure que l’économie du Kenya se développe. Lors de sa mise en service, le système NSCC peut jouer un rôle crucial dans le soutien de notre mandat en tant que gestionnaire de réseau (SO). Il peut assurer une transmission de l’électricité fiable, sécurisée et efficace à travers le pays. Il pourrait marquer un tournant pour les capacités de transmission électrique du Kenya, en améliorant significativement notre capacité à gérer le réseau, à améliorer la qualité de l’énergie et à intégrer les sources d’énergie renouvelables”, déclare Dr. Eng. John Mativo, MBS, directeur général et PDG de KETRACO.

Rôles et responsabilités du consortium

GE Vernova, par l’intermédiaire de sa filiale française Grid Solutions SAS, dirigera le consortium et fournira une technologie de réseau avancée issue de son portefeuille de logiciels d’électrification (Electrification Software) et d’automatisation du réseau (Grid Automation). Cette technologie comprend deux solutions de son portefeuille de logiciels d’orchestration GridOS® — Systèmes de gestion avancée de l’énergie (AEMS) (https://apo-opa.co/43XaPc4) et Systèmes de gestion de zone étendue (WAMS) (https://apo-opa.co/3ZpEj0V) — Systèmes de gestion des actifs d’entreprise (EAM), et plusieurs solutions de son portefeuille d’automatisation du réseau — GridBeats™ (https://apo-opa.co/444Wqee) — Système de gestion de la performance des actifs (APM), Appareils de surveillance d’état (https://apo-opa.co/4kCf9on), Systèmes d’automatisation des postes électriques (https://apo-opa.co/4kyVG7V) et Systèmes de télécommunications (https://apo-opa.co/3HPMbCK). Larsen & Toubro prendra en charge l’ensemble des travaux de génie civil, notamment la construction de deux nouveaux centres de contrôle entièrement équipés, l’installation des équipements et l’assistance à la configuration, aux tests et à la mise en service des systèmes. Le projet devrait être achevé d’ici trois ans.

“GE Vernova est idéalement positionné pour gérer des projets de cette envergure et complexité, qui nécessitent à la fois des solutions logicielles avancées et des équipements d’automatisation du réseau, ainsi que des solutions de financement innovantes. Grâce à nos capacités complètes pour piloter de tels projets de bout en bout, nous croyons que KETRACO bénéficiera pleinement de l’expertise de GE Vernova, assurant une intégration fluide et une efficacité opérationnelle du début à la fin du projet”, déclare Philippe Piron, PDG (CEO) de l’activité Électrification de GE Vernova. “En fournissant au Kenya un centre de contrôle électrique avancé, nous visons à améliorer la fiabilité et l’efficacité de son réseau national. Il s’agit d’une étape cruciale pour ouvrir la voie à un avenir plus durable, en soutient aux objectifs d’électrification et de décarbonisation du pays.”

Soutien au financement et au développement

Le projet est rendu possible grâce à un partenariat de financement avec l’Agence Française de Développement (AFD) et le Trésor Français, qui apportent un soutien essentiel à KETRACO pour le développement d’un réseau électrique plus robuste et plus durable au Kenya. Cette collaboration reflète un engagement commun à faire progresser les objectifs énergétiques du Kenya en favorisant une infrastructure électrique plus fiable et plus efficace.

« La France s’engage à soutenir des projets d’infrastructure durable au Kenya, notamment dans le secteur de l’énergie, dans le cadre de la collaboration en cours entre le Kenya et la France sur la transition énergétique et le climat. Un NSCC moderne renforcera la résilience et la fiabilité du réseau kenyan, permettant l’intégration d’énergies renouvelables plus variables et fournissant finalement une énergie plus fiable et abordable aux entreprises et aux ménages kenyans. Le projet est entièrement financé par la France à travers deux financements distincts et complémentaires de l’AFD et du Trésor français, soutenus par une subvention de l’Union européenne dédiée au renforcement des capacités. » déclare H.E. Arnaud Suquet, l’Ambassadeur de France au Kenya.

L’activité Services Financiers de GE Vernova a joué un rôle clé dans le processus d’approvisionnement, en conseillant le consortium et en sécurisant un financement concessionnel du Trésor Français venant compléter le financement de l’AFD. Ce partenariat étroit illustre l’importance de combiner expertise technique et solutions de financement innovantes pour fournir des solutions énergétiques à fort impact, prêtes à relever les défis de demain.

Distribué par APO Group pour GE.

Notes aux rédacteurs :
Un centre de contrôle avancé du système national (NSCC) agit comme le cerveau du réseau électrique d’un pays. Il est responsable de la surveillance, du contrôle et de l’optimisation du flux d’électricité à travers l’ensemble du système énergétique. Il permet également d’intégrer efficacement au réseau les sources d’énergie renouvelable, tel que le solaire, l’éolien et la géothermie. La surveillance en temps réel permet des mesures correctives rapides, d’améliorer la stabilité du réseau et de réduire les coupures d’électricité. 

Media Contact – GE Vernova :
Rachel Van Reen
Media Relations
GE Vernova
rachael.vanreen@gevernova.com
+1 678 896 6754

Anshul Madaan
Media Relations
GE Vernova
anshul.madaan@gevernova.com
+91 8377880468

Winnie Gathage
Africa Communications Leader
GE Vernova
winnie.gathage@gevernova.com
+254 704 873 459

Media Contact – KETRACO :
Raphael Mworia
Manager, Corporate Communications
mworia@ketraco.co.ke
+254 702 949 951
+254 719 018 000

Forward Looking Statements :
Ce document contient des déclarations prospectives, c’est-à-dire des déclarations relatives à des événements futurs qui, par leur nature, traitent de questions qui sont, à divers degrés, incertaines. Ces déclarations prospectives concernent les performances commerciales et financières futures attendues de GE Vernova, ainsi que les performances attendues de ses produits, l’impact de ses services et les résultats qu’ils peuvent générer ou produire. Elles contiennent souvent des mots tels que « s’attendre », « anticiper », « avoir l’intention de », « planifier », « croire », « rechercher », « voir », « va », « serait », « estimer », « prévoir », « cibler », « préliminaire », ou « gamme ». Par leur nature, les déclarations prospectives traitent de questions qui sont, à divers degrés, incertaines, telles que les déclarations concernant des transactions, investissements ou projets planifiés et potentiels et leurs résultats attendus ainsi que les impacts des conditions macroéconomiques et de la volatilité du marché sur les opérations commerciales, les résultats financiers et la position financière, ainsi que sur la chaîne d’approvisionnement mondiale et l’économie mondiale.

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La Charte de la Jeunesse se joint à Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour célébrer la Journée internationale du jeu : « Choisissez le jeu – tous les jours »


La Charte de la jeunesse (www.YouthCharter.org) célèbre fièrement la Journée internationale du jeu de l’UNICEF, placée sous le thème mondial « Choisir le jeu – Chaque jour », en solidarité avec les enfants et les jeunes du monde entier pour défendre le droit universel au jeu.

Le thème de cette année rappelle avec force aux gouvernements, aux entreprises, aux éducateurs, aux familles et aux communautés qu’il est essentiel de faire des choix quotidiens qui protègent, promeuvent et privilégient le jeu dans la vie de chaque enfant et de chaque jeune. Le jeu n’est pas un luxe : il est essentiel au développement physique, mental, émotionnel et social. Il renforce la résilience, nourrit la créativité et renforce l’inclusion, surtout en période d’adversité.

Dans ce contexte, la Charte de la jeunesse poursuit son Appel mondial à l’action, lancé lors du Sommet des Nations Unies sur l’avenir, afin de garantir que le sport, l’art, la culture et l’innovation numérique soient reconnus comme des outils essentiels de développement et de paix dans la vie des enfants et des jeunes.

Le professeur Geoff Thompson, MBE FRSA DL, fondateur et président de la Charte de la jeunesse, a déclaré :

« Le jeu est un langage universel, un pont qui relie les jeunes aux opportunités, au potentiel et à l’espoir. En cette Journée internationale du jeu, nous réaffirmons notre mission de créer des environnements sûrs, inclusifs et accessibles où les jeunes du monde entier peuvent jouer, apprendre et s’épanouir. De nos campus communautaires à Londres à nos programmes en Afrique et dans les Caraïbes, le jeu est le fondement de notre travail et un droit que nous défendrons sans relâche. »

À l’approche de 2030 et des Objectifs de développement durable des Nations Unies, la Charte de la jeunesse appelle les partenaires, les décideurs politiques et les personnes influentes à intégrer le jeu dans les cadres politiques de l’éducation, de l’urbanisme, de la santé et de la jeunesse, en particulier dans les communautés défavorisées et marginalisées.

Rejoignez le mouvement

La Charte de la jeunesse invite les individus et les organisations à :

Soutenir et partager l’Appel mondial à l’action sur www.YouthCharter.org

Organiser des événements ludiques locaux dans les campus et les écoles communautaires

Plaider pour des investissements dans des espaces inclusifs et sûrs pour le sport et l’expression créative

Écouter et faire entendre la voix des jeunes dans les décisions qui les concernent

Choisissons tous le jeu – tous les jours ! et engageons-nous pour un monde où chaque enfant et chaque jeune puisse vivre, apprendre et s’épanouir.

Distribué par APO Group pour Youth Charter.

Contact médias :
Équipe communication de la Charte de la jeunesse
media@youthcharter.org
www.YouthCharter.org
+44 (0)7904339935

République centrafricaine : Des routes, des ponts et des bacs pour la protection des civils et le développement local


L’état des routes en République centrafricaine (RCA) demeure un défi majeur pour le développement et la stabilité du pays. Le réseau routier national s’étend sur environ 24 000 km, dont seulement 3 % sont asphaltés. La majorité des routes sont des pistes en terre battue, qui deviennent impraticables pendant les huit mois de la saison des pluies, rendant de nombreuses localités difficilement accessibles. Cette situation complique la circulation des biens et des personnes, entrave la mise en œuvre du mandat de protection des civils de la MINUSCA et limite la capacité d’extension de l’autorité de l’État sur le territoire.

Pour remédier à cette situation, de 2022 à 2025, plus de 120 ponts métalliques ou en bois ont été construits ou réhabilités, entre autres, à Bangui, Obo, Bambari, Bangassou, Berberati, Paoua, Kaga-Bandoro, Bouar, Ndélé, Bria, Birao, Bossangoa. Six bacs ont été réhabilités, comme à Bambari, Obo et Berberati. Cela inclut aussi la construction de 2,5 km de routes asphaltées à Bangui et la réparation de plus de 580 km de routes dans le reste du pays.

Plus de 10,400 millions de dollars (environ 6 milliards de francs CFA) ont ainsi été investis par la MINUSCA au cours des trois dernières années (2022 et 2025), pour la construction et la réhabilitation de routes, ponts et bacs en République centrafricaine (RCA).

Cette contribution de la Mission aide à surmonter les difficultés logistiques qui entravent la circulation dans le pays et à renforcer la mobilité des Forces de défense et de sécurité centrafricaines et des Casques bleus de la MINUSCA. Ces infrastructures, nouvelles ou réhabilitées, améliorent leur capacité à assurer la sécurité et la protection des civils.

En effet, elles permettent d’organiser des patrouilles actives et des opérations conjointes dans les zones à risque.

Au-delà des chiffres et des projets, ce sont les populations locales qui ressentent concrètement l’impact de ces travaux.

À Gbakassa, dans la préfecture de la Lobaye, les efforts conjoints des autorités locales, de la jeunesse et de la MINUSCA ont permis d’améliorer une voie longtemps délaissée.

À l’instar de nombreuses voies du pays, la route reliant Gbakassa à Bimon, dans la commune de Bimbo, était en mauvais état. A l’initiative des autorités locales et grâce au soutien logistique et financier de la MINUSCA, la jeunesse de Bimon s’est investie dans des travaux d’amélioration de la voie. Au grand bonheur des usagers.

Habitant de Bimon, Hugues Stanislas Bollo y entrevoit un impact indéniable. « Elle va véritablement aider nos compatriotes de Gbakassa. C’est une zone agricole qui approvisionne également Bangui. Son accessibilité est donc essentielle », fait-il valoir.

Le chantier a mobilisé une vingtaine de jeunes et des membres de la communauté locale, répartis en quatre équipes chargées du débroussaillage, du terrassement, du remblayage et de l’aménagement du système de drainage pour prévenir l’érosion.

D’autres régions, comme le Haut-Mbomou, connaissent également des transformations grâce à la réhabilitation d’axes routiers. Dans le Haut-Mbomou, la MINUSCA a entrepris la réhabilitation de la route Obo-Bambouti, jusqu’alors impraticable. Les travaux, encore en cours, sont exécutés par le contingent pakistanais de la MINUSCA, avec le soutien de 50 jeunes bénéficiaires du projet de réduction de la violence communautaire (CVR) de la Mission.

Les habitants espèrent le retour de la paix et de la sécurité dans leur localité. Mbolinzapa Carine, résidente du village Zara, exprime son souhait de voir la route réhabilitée jusqu’à Bambouti. Elle affirme : « Avant, c’était difficile de circuler sur cette route, la peur gagnait les esprits. Aujourd’hui, tu peux circuler comme bon te semble ».

Un autre habitant se réjouit de cette initiative : « Auparavant, la circulation sur cette route était réservée aux groupes armés, mais aujourd’hui, il y a un grand changement. Les gens circulent librement, ce qui témoigne du retour de la sécurité sur cette voie. Si les travaux se poursuivent jusqu’à Bambouti, vraiment, je remercie Dieu ».

Dans le même esprit, la MINUSCA a restauré plusieurs ponts dans les préfectures de la Kémo et de l’Ouham-Fafa. En juillet 2024, dans le cadre du projet de réduction de la violence communautaire (CVR), la MINUSCA, a réhabilité quatre ponts sur l’axe Dekoa-Bouca, dans les préfectures de la Kémo et de l’Ouham-Fafa en République centrafricaine.

Le chef du village Télé, Jean Ernest Vincent Ngouyomba, indique que la réparation de ces ponts a diminué le nombre d’accidents sur cette voie. « Désormais, nous n’aurons plus à souffrir de voir des accidents se produire devant nous avec des conséquences graves. Je suis très content de la réparation de ce pont qui est un réel soulagement », a-t-il indiqué.

A Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, où les intempéries détérioraient régulièrement les voies, la demande locale a conduit à une réhabilitation ciblée de tronçons routiers. Le maire de Bouar, Dieu Beni Massina, a sollicité en juillet 2022 le soutien de la MINUSCA pour la réhabilitation de certaines routes, soulignant que « sans routes, il n’y a pas de développement ».

De juillet 2022 à juillet 2025, la Mission, à travers la compagnie de génie militaire péruvien, a réhabilité au moins sept tronçons routiers, couvrant une distance totale de plus de 50 kilomètres, à la grande satisfaction de la population et des autorités.

« Grâce à ces routes rénovées, les habitants de la ville de Bouar peuvent désormais accéder plus aisément à la mairie pour des services administratifs et circuler en toute sécurité dans la ville », a indiqué le maire.

Pour Judith Koïgbé, habitante de la ville, « la réhabilitation des routes a permis de réduire les accidents et de faciliter la mobilité des biens et des personnes ».

Avis partagé par Justin Ngate, conducteur de taxi-moto depuis six ans et membre de l’Association de conducteurs de taxi-motos. « Avant les travaux de réhabilitation des routes de Bouar entrepris par la MINUSCA, il était tout simplement inenvisageable de transporter des patients sur ces routes, car cela aurait compromis leur état de santé. De plus, nous étions constamment exposés à des accidents, et nos motos se détérioraient rapidement. Cependant, aujourd’hui, grâce à l’intervention de la MINUSCA, nous empruntons ces routes avec beaucoup plus de confiance et de sécurité », témoigne-t-il avec satisfaction.

Enfin, dans la préfecture de la Ouaka, la réhabilitation du bac, qui était resté en panne depuis plusieurs mois, permet de relier la sous-préfecture de Kouango aux autres localités de la préfecture., Ce bac constitue un moyen de transport important pour une population estimée à 68 000 habitants. Cet arrêt entravait la circulation de la population et l’économie de la localité.

Le fleuve Ouaka traverse la sous-préfecture de Kouango et sépare la ville des autres localités, comme la petite bourgade de Bombala, située à 97 km de Bambari. Pour relier les deux parties, la population utilise soit des pirogues, soit le bac en panne depuis plusieurs mois.

La réhabilitation du bac était donc une doléance pressante non seulement de la population, mais également des autorités locales. Pour le premier adjoint au maire de la ville, il en va de la performance de l’économie locale. « Nous avons le café, nous avons les bœufs, l’arachide, tout est à Kouango, mais pour faciliter l’écoulement de ces produits, il est nécessaire de remettre en route ce bac », a indiqué Dongba Thierry Martinien.

Des infrastructures pour désenclaver

La réhabilitation de ces infrastructures contribue à l’amélioration de l’accès, à la sécurité, au développement économique, à la réduction des coûts de transport, à la facilitation des échanges commerciaux entre localités voisines, à un accès plus rapide aux services administratifs, de santé et à l’éducation, etc.

Ces diverses projets n’améliorent pas seulement la circulation ; elles génèrent aussi des retombées économiques et sociales pour les communautés locales. Grâce au dispositif Cash for Work, souvent utilisé par la MINUSCA, ces projets contribuent aussi à la création d’emplois locaux et boostent la vente de matériaux locaux de construction.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

La « Mission 300 » prend de l’ampleur alors que davantage de pays africains soumettent des plans nationaux transformateurs visant à connecter davantage de personnes à l’électricité d’ici 2030


L’initiative « Mission 300 », lancée par le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et le Groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec d’autres partenaires au développement pour raccorder 300 millions de personnes en Afrique à l’électricité d’ici 2030, continue de prendre de l’ampleur alors que davantage de pays présentent des pactes énergétiques pour atteindre leurs objectifs nationaux.

Lors d’une réunion de la « Mission 300 » à Londres, le Burundi, le Ghana, le Mozambique, le Togo et le Zimbabwe sont devenus les derniers pays en date à présenter des pactes énergétiques nationaux, exposant leurs ambitions pour faire progresser les réformes essentielles du secteur énergétique nécessaires à la réussite de l’initiative. La réunion, qui s’est tenue mercredi 4 juin 2025 à Londres, a exploré les moyens de mobiliser et de lever des capitaux privés supplémentaires pour l’accès à l’énergie en Afrique.

Une première cohorte de 12 pays, avait présenté ses pactes au Sommet africain de l’énergie en janvier dernier, à Dar es Salam, en Tanzanie. Il s’agissait de la première réunion continentale sur la « Mission 300 », qui a abouti à la Déclaration de Dar es Salam sur l’énergie, engageant les dirigeants africains à mettre en œuvre leurs pactes énergétiques.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré lors de la réunion que l’initiative « Mission 300 » s’appuyait sur les progrès remarquables réalisés par le Groupe de la Banque au cours de la dernière décennie, qui a vu le nombre de personnes en Afrique raccordés à l’électricité augmenter de plus d’un tiers.

« Dès le début de ma présidence en 2015, j’ai fait de l’accès à l’énergie une priorité absolue en lançant le New Deal pour l’énergie en Afrique. À l’époque, 39 % seulement de la population du continent avait accès à l’électricité. En 2023, ce chiffre était passé à 53 % », a déclaré M. Adesina devant un auditoire composé de dirigeants de banques multilatérales de développement, de ministres de haut rang de toute l’Afrique, de représentants du secteur privé et de partenaires au développement.

« Au cours de la dernière décennie, le Groupe de la Banque africaine de développement a fourni un accès direct à l’électricité à plus de 28 millions de personnes et a aidé le continent à accroître sa capacité électrique installée de 12 000 mégawatts supplémentaires », a-t-il ajouté.

Le président du Groupe de la Banque a réaffirmé l’objectif de la Mission 300 : « Ça suffit. Le temps des demi-mesures est révolu… L’Afrique ne peut pas prospérer dans l’obscurité. Nous devons assurer un accès universel à l’électricité pour l’Afrique. »

Il a salué la Banque mondiale pour son partenariat résolu avec la Banque africaine de développement et a remercié les autres partenaires qui se sont engagés à financer la Mission 300, notamment la Cassa Depositi e Prestiti en Italie, la Société financière internationale, la Banque islamique de développement, l’Agence française de développement, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et le Fonds OPEP.

« Sans le secteur privé, nous ne pourrons pas créer d’emplois. Notre travail consiste à permettre au secteur privé d’investir de manière responsable et fructueuse afin de créer des emplois », a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale.

Les tables rondes qui ont suivi ont mis l’accent sur le rôle du secteur privé dans la réalisation des objectifs de « Mission 300 », appelant à une volonté politique soutenue de la part du secteur public afin de créer un environnement propice permettant au secteur privé de prospérer.

Les intervenants à la réunion, qui comprenait des tables rondes techniques sur le déploiement de la dette, des capitaux propres, du financement en monnaie locale, de la titrisation et des garanties, ont également insisté sur le renforcement des capacités, une meilleure coordination entre les secteurs public et privé, ainsi que sur la nécessité d’accorder une attention accrue à la création et au déploiement de mécanismes de financement innovants.

Dans son allocution de clôture, le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte Kevin Kariuki, a salué la dynamique croissante de l’initiative. Il a indiqué que d’ici septembre 2025, l’ensemble des vingt pactes nationaux pour l’énergie de la deuxième cohorte seront prêts à être adoptés, témoignant ainsi de « l’engagement collectif en faveur des réformes, de la mobilisation des ressources financières et des résultats. »

M. Kariuki a décrit « Mission 300 » comme « l’effort le plus ambitieux et le plus coordonné de l’Afrique pour assurer un accès universel à l’énergie à grande échelle. Son succès ne sera possible que grâce à de nouveaux capitaux, de nouveaux partenaires et de nouvelles solutions », a-t-il souligné.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Département de la communication et des relations extérieures
media@afdb.org

Azana Electric et la Banque africaine de développement s’unissent pour impulser l’avenir énergétique du Burundi grâce à un don de 600 000 dollars à Weza Power

Lors du lancement du Pacte national pour l’énergie du Burundi dans le cadre de la consultation du secteur privé pour « Mission 300 » (M300) à Londres, Anzana Electric Group et la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) ont annoncé un don de 600 000 dollars du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) pour soutenir Weza Power, une entreprise privée de services publics. Ce don effectué dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) vise à étendre rapidement l’électrification du pays et de raccorder neuf millions de personnes dans ce pays des Grands Lacs.

Le don s’inscrit dans le cadre du programme régional d’assistance technique récemment approuvé par les instances décisionnelles du SEFA en faveur des PPP et relatif au transport et à la distribution de l’électricité. Le programme est conçu pour permettre au secteur privé de participer au développement et au financement de projets de lignes de transport et d’extension du réseau, afin d’accroître l’intégration des énergies renouvelables. Pour le Burundi, il permettra d’accélérer les activités de développement de Weza Power et de financer des axes de travail environnementaux et sociaux clés au moment où l’entreprise se prépare à devenir pleinement opérationnelle.

« Weza Power représente un nouveau modèle audacieux pour accélérer l’accès à l’électricité pour tous les Burundais, a déclaré le ministre burundais de l’Hydraulique, de l’Énergie et des Mines, Ibrahim Uwizeye. Nous sommes fiers de nous associer au secteur privé pour apporter des solutions innovantes à nos défis énergétiques et étendre l’accès à l’électricité à des millions de nos citoyens. »

Weza Power est la première société nationale de distribution d’électricité de ce type à opérer au Burundi. Détenue et exploitée par Anzana Electricity, avec le soutien de British International Investment et Gridworks, Weza Power est la première société nationale privée de distribution d’électricité en Afrique subsaharienne depuis plus d’une décennie.

Avec ce nouvel engagement, la Banque africaine de développement devient le plus récent partenaire de « M300 » à apporter un soutien direct à Weza Power, rejoignant ainsi la Société financière internationale (SFI) et la Banque mondiale. La Banque africaine de développement explore activement d’autres pistes pour assurer la réussite à long terme de ce modèle innovant de PPP par le biais de ses guichets de financement des secteurs public et privé.

« Notre objectif est de permettre à chaque Burundais de profiter pleinement des opportunités offertes par l’électricité. Ce soutien de la Banque africaine de développement et du SEFA contribuera à accélérer le développement du projet et à concrétiser les ambitions énergétiques du Burundi », a déclaré Brian Kelly, PDG d’Anzana Electric Group, la société mère de Weza Power. « Ce don représente une nouvelle avancée majeure pour notre équipe et les nombreuses communautés à travers le Burundi qui bénéficieront d’une électricité fiable et abordable », a-t-il ajouté.

« Ce soutien à Weza Power s’inscrit dans notre engagement à déployer à grande échelle des modèles commerciaux innovants qui peuvent nous aider à atteindre l’accès universel », a déclaré Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement. « En tant que leader de la « Mission 300 », nous sommes fiers de soutenir le pacte « Mission 300 » du Burundi et de catalyser les capitaux privés grâce à des partenariats public-privé ambitieux comme Weza », a-t-il souligné.

Cette annonce intervient après que le Burundi a dévoilé son Pacte national pour l’énergie lors de la Consultation du secteur privé sur la « Mission 300 », organisée par le Groupe de la Banque mondiale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Le Pacte définit les réformes clés et les priorités d’investissement pour parvenir à l’accès universel à l’énergie et constitue la pierre angulaire de l’initiative « Mission 300 », un programme conjoint de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement visant à fournir l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contacts média :
Pour Azana Electric :
Thom Wallace
thom.wallance@azana.com

Pour la Banque africaine de développement :
Frederica Lourenco
f.lourenco@afdb.org

À propos de Weza Power :
Weza Power est une société privée de distribution d’électricité visant à accélérer l’accès universel à l’énergie au Burundi. Créée et détenue par Anzana Electric Group, Weza Power est conçue comme un partenariat public-privé à l’échelle nationale. Elle s’appuie sur des capitaux commerciaux, des financements liés au climat et concessionnels, ainsi que sur le soutien technique de donateurs multilatéraux et bilatéraux. La société vise à raccorder 9 millions de personnes dans les zones périurbaines et rurales d’ici 2030, ce qui en fait l’un des projets de distribution les plus ambitieux d’Afrique subsaharienne. Gridworks Development Partners, une plateforme d’investissement détenue par British International Investment qui se concentre sur les secteurs du transport et de la distribution en Afrique, est l’un des investisseurs d’Anzana Electric Group.

À propos de la Banque africaine de développement :
La Banque africaine de développement est la première institution multilatérale de financement du développement en Afrique. Elle soutient le progrès économique et social sur tout le continent. Le Burundi est membre du Groupe de la Banque africaine de développement et l’un des pays cibles de l’initiative « Mission 300 », développée par le Groupe de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Le soutien de la Banque africaine de développement comprend un cofinancement stratégique et une assistance technique afin de mobiliser des capitaux publics et privés pour l’accès à l’énergie, le développement des infrastructures et une croissance inclusive.

À propos du Fonds pour l’énergie durable en Afrique :
Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) est un fonds spécial multidonateurs qui fournit des financements catalytiques pour débloquer les investissements du secteur privé dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Il propose une assistance technique et des instruments de financement concessionnels pour lever les obstacles au marché, constituer un portefeuille de projets plus solide et améliorer le profil risque-rendement des investissements individuels. L’objectif principal du Fonds est de contribuer à l’accès universel à des services énergétiques abordables, fiables, durables et modernes pour tous en Afrique, conformément au New Deal pour l’énergie pour l’Afrique et à la « M300 ».

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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L’Intelligence Artificielle (IA) pour renforcer la récupération du pétrole alors que l’Afrique maximise la production dans les champs vieillissants

Les champs pétroliers matures d’Afrique connaissent une renaissance et l’intelligence artificielle (IA) est au cœur de cette transformation. À l’ère de l’innovation et de la durabilité, les technologies de récupération assistée du pétrole (EOR), alimentées par l’IA, insufflent une nouvelle vie aux réservoirs en déclin. De l’analyse prédictive aux algorithmes d’apprentissage automatique, l’IA n’est pas seulement un outil, c’est un catalyseur qui permet de maximiser la production, de prolonger la durée de vie des champs et d’améliorer l’efficacité opérationnelle. Au cœur de ce débat se trouve la prochaine African Energy Week (AEW) : Invest in African Energies 2025, qui se tiendra du 29 septembre au 3 octobre au Cap. Lors de cet événement, les leaders du secteur de l’énergie se réuniront pour explorer le rôle de la transformation numérique dans la promotion de la RPE en Afrique.

Des données aux barils

En 2025, le marché mondial de l’IA dans l’industrie pétrolière et gazière est estimé à 3,54 milliards de dollars, et devrait atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2030. Cette croissance est en grande partie due à l’adoption croissante de l’IA par les principaux opérateurs. Citons par exemple Baker Hughes et Repsol, qui mettent en commun leurs ressources pour intégrer des processus et des flux de travail basés sur l’IA dans leurs projets pétroliers et gaziers. Repsol mène plusieurs projets en Libye, en Algérie et au Maroc et s’efforce de renforcer sa production sur ces marchés. SLB a inauguré son Africa Performance Center à Luanda en 2025, qui soutiendra les opérations pétrolières en offrant un accès à des solutions numériques telles que l’IA. SLB a soutenu plusieurs projets pétroliers de plusieurs milliards de dollars en Angola et a investi dans presque toutes les autres régions d’Afrique. 

La puissance de l’IA dans le domaine de la RAH réside dans la modélisation prédictive. La RAH traditionnelle s’appuie fortement sur des données limitées, et les modèles de réservoirs simplifiés ont souvent une incidence sur les résultats. Cependant, grâce à l’IA, les entreprises sont en mesure d’analyser de grands ensembles de données afin de fournir des prévisions plus précises en matière de récupération du pétrole. La gestion des réservoirs est un autre avantage clé de l’IA dans le domaine de la RPE. En analysant les données géologiques et de production, les entreprises peuvent mieux comprendre les caractéristiques des réservoirs, ce qui facilite les techniques de récupération. L’apprentissage automatique offre également des opportunités significatives pour la RPE, notamment grâce à sa capacité à reconnaître des modèles, à traiter des ensembles de données et à faire des prévisions précises. L’application de l’apprentissage automatique permet également de prévoir les performances des réservoirs, ce qui facilite la prise de décision en permettant aux entreprises de prévoir la production future. 

Les politiques ouvrent la voie au déploiement de l’IA

Alors que l’Afrique progresse vers la transformation numérique, la réforme des politiques est devenue un facteur essentiel de l’adoption de l’IA dans l’industrie pétrolière. En intégrant des solutions et des objectifs numériques dans les cadres réglementaires, les pays peuvent soutenir les investissements dans l’IA et l’apprentissage automatique tout en accélérant la recherche et le développement. Plusieurs pays rationalisent leurs politiques afin de soutenir la RPE dans les actifs existants. L’Angola, par exemple, a mis en œuvre en 2024 son initiative de production incrémentielle, qui offre des incitations fiscales pour encourager les réinvestissements dans les champs pétroliers matures. Le géant de l’énergie ExxonMobil a fait la première découverte – le puits Likembe-01 – dans le cadre de cette initiative en 2024, démontrant ainsi le rôle que jouent les politiques dans la libération de ressources supplémentaires. La Commission de l’Union africaine a également déclaré l’IA comme une priorité stratégique pour le continent en mai 2025, citant le rôle de l’apprentissage automatique dans la transformation de la trajectoire de développement du continent. Cette déclaration devrait ouvrir la voie aux entreprises technologiques et offrir de nouvelles opportunités aux opérateurs pétroliers pour maximiser la récupération et l’efficacité.

AEW 2025 : où l’innovation rencontre l’investissement

AEW : Invest in African Energies 2025, le plus grand événement du continent dédié au secteur de l’énergie, organisera des sessions consacrées à la transformation numérique, à la RPE et à l’IA dans le domaine de l’exploration. Une série de tables rondes et d’ateliers techniques exploreront le nouveau chapitre de la production pétrolière axée sur l’IA en Afrique. AEW : Invest in African Energies 2025 sera le lieu où les politiques, les capitaux et les technologies convergeront pour définir ce nouveau chapitre.

« Les ressources pétrolières et gazières de l’Afrique ont une valeur inestimable et l’IA est la clé pour exploiter ces ressources de manière efficace et durable. En plus de soutenir les efforts d’exploration, l’IA insufflera une nouvelle vie aux champs pétroliers vieillissants de l’Afrique, en prolongeant leur durée de vie, en maximisant leur valeur et en favorisant une production plus intelligente et à faible émission de carbone », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

À propos AEW : Invest in African Energies
AEW : Invest in African Energies est la plateforme de choix pour les opérateurs de projets, les financiers, les fournisseurs de technologies et les gouvernements, et s’est imposée comme le lieu officiel pour la signature d’accords dans le domaine de l’énergie en Afrique. Rendez-vous sur http://www.AECWeek.com pour plus d’informations sur cet événement passionnant.

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Soudan : plusieurs zones de la capitale Khartoum menacées de famine, selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM)


Plusieurs zones situées au sud de la capitale soudanaise, Khartoum, sont au bord de la famine, a alerté mardi une agence humanitaire des Nations Unies, relevant que les besoins sur le terrain dépassent les ressources dans un contexte de manque de financement.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) indique avoir atteint un million de personnes dans sept localités de Khartoum, après avoir eu accès à la capitale soudanaise.

Selon l’agence onusienne, cette dynamique doit se poursuivre. D’autant que « le niveau de faim, de dénuement et de désespoir constaté est grave et confirme le risque de famine dans ces régions », a déclaré par liaison vidéo depuis Port-Soudan, Laurent Bukera, Représentant du PAM au Soudan, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.

Le conflit au Soudan entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a déplacé des millions de personnes et divisé le pays en zones de contrôle rivales. Fin mars, l’armée a pris le contrôle de la capitale aux mains des FSR, qui avaient bloqué l’accès de l’aide à la ville, après deux années de conflit dévastateur.

Course contre la montre

Selon le PAM, les besoins sont immenses dans la capitale soudanaise. « Nous avons assisté à des destructions massives, à un accès limité à l’eau, aux soins de santé et à l’électricité, ainsi qu’à une épidémie de choléra. Dans certaines parties de la ville, la vie reprend, mais de nombreux quartiers restent abandonnés, comme une ville fantôme ».

Si elles ont été en première ligne pour accueillir les personnes déplacées, les communautés hôtes sont maintenant à un point de rupture alors que l’on s’attend à des retours des déplacés dans des zones comme Khartoum. « Nous sommes très inquiets et il est urgent de répondre aux besoins alimentaires », a ajouté M. Bukera, soulignant qu’une action urgente est nécessaire pour rétablir les services de base et accélérer la reprise de l’aide.

« La saison des pluies commence maintenant, aggravant une situation déjà désastreuse. Dans le même temps, les attaques aveugles et inacceptables contre le personnel et les opérations humanitaires se multiplient », a fait valoir le Représentant du PAM.

4 millions de personnes reçoivent de l’aide

La semaine dernière, un convoi du PAM et de l’Unicef a été attaqué quelques heures avant d’atteindre le point culminant de la saison des pluies dans le nord du pays, à environ 80 km de la ville. Cinq personnes ont été tuées et de nombreux autres blessés, lors de l’attaque de ce convoi près de la ville d’El Koma, dans la région du Darfour.

Malgré ces défis logistiques et sécuritaires, le PAM réussit à venir en aide 4 millions de personnes par mois au Soudan, soit presque quatre fois plus qu’au début de l’année 2024.

L’objectif de l’agence onusienne est d’atteindre 7 millions de personnes par mois, en donnant la priorité aux personnes menacées par la faim ou à d’autres régions exposées à des risques extrêmes, telles que le Darfour, le Kordofan, les États d’Al Jazira et de Khartoum.

Réduction de l’aide

Toutefois ces progrès restent fragiles. En raison du manque de financement, les rations d’huile et de légumineuses ont été retirées de l’assortiment alimentaire fourni aux déplacés dans les États de Khartoum, du Nil Bleu, d’Al Jazira et de Sennar.

Les rations dans les zones menacées par la famine ont été réduites à 70 % de la ration standard du PAM (soit 2100 kilocalorie par jour) en avril. « Les suppléments pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes sont hors de portée en raison d’un manque de ressources (…). Sans une aide urgente, nous ne pourrons pas fournir l’ensemble des produits dont les gens ont besoin à leur retour à Khartoum », a affirmé M. Bukera.

En l’absence de nouveaux financements dans les mois à venir, il faudra procéder à de nouvelles réductions de l’aide.

Le PAM fait face à un déficit de financement de 500 millions de dollars pour les six mois à venir. « La communauté internationale doit agir maintenant, en augmentant le financement pour arrêter la famine dans les zones les plus touchées », a insisté le Représentant du PAM au Soudan.

Distribué par APO Group pour UN News.

Beni : acteurs judiciaires et agents de police formés aux techniques d’enquête criminelle


Une vingtaine d’agents de l’administration judiciaire militaire et civile de Beni et Butembo, ainsi que des policiers congolais, ont suivi du 26 mai au 5 juin 2025, au quartier général de la MONUSCO à Beni, deux formations simultanées. La première portait sur l’expertise balistique appliquée aux procès pénaux alors que la seconde était axée sur la cybercriminalité et les techniques d’enquête numérique.

Pendant dix jours, les apprenants – parmi lesquels des magistrats du parquet, des officiers de police judiciaire et des agents de police – ont suivi un programme complet de formation alliant exposés théoriques, ateliers pratiques, études de cas et échanges d’expériences. Les séances de formation étaient animées par des experts en balistique et investigation judiciaire de la section d’appui à la justice de la MONUSCO.

Selon les participants, cette formation leur a permis d’approfondir leurs compétences techniques et juridiques face à la criminalité liée aux armes à feu. Parmi eux, le commissaire Dieumerci Lomoyo Bongwalo, de la police nationale congolaise, qui reconnaît avoir découvert de nombreuses notions importantes liées à la criminalité.

Il a salué la qualité de la formation et déclaré qu’elle permettra d’améliorer ses compétences professionnelles et ainsi d’aider la justice à mieux répondre aux défis auxquels elle fait face, avec notamment le développement des nouvelles technologies.

« Nous avons beaucoup appris à propos des techniques, des méthodes, etc. Nous avons vu les différents types de balistique : il y a la balistique interne, la balistique extérieure et la balistique terminale. Tout cela, c’était nouveau pour nous. On a aussi vu comment ça se passe avec les armes, avec les différentes munitions. Tout cela a apporté un plus dans notre métier. Désormais, nous serons capables de mener des enquêtes en matière de balistique et de rédiger nos rapports pour qui de droit. Nous allons améliorer notre manière de travailler, parce que nous avons acquis de nouvelles connaissances », a-t-il affirmé.

A l’instar des autres participants, le commissaire Dieumerci Lomoyo Bongwalo a souhaité que la MONUSCO organise davantage de formations similaires pour aider les agents de l’administration judiciaire à approfondir leurs connaissances en criminalité et en conduite d’enquêtes. « Cela va vraiment nous aider. Ce sont des acquis pour la vie. On ne va plus les perdre. C’est un vrai gain », a souligné l’officier.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Beni : la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) célèbre la Journée mondiale de l’environnement en plantant des arbres dans une école


À Beni, dans la province du Nord-Kivu, la MONUSCO a célébré jeudi 5 juin la journée mondiale de l’environnement dans une école de la ville où une sensibilisation a été menée et des arbres plantés. Une « journée très importante », a commenté Adam Obatoki Salami, chef du sou-bureau intérimaire de la mission onusienne. 

Célébrée le 5 juin de chaque année depuis 1973, la Journée mondiale de l’environnement est la plus grande plateforme mondiale de sensibilisation du public à l’environnement et est célébrée par des millions de personnes à travers le monde.

Selon Adam Obatoki Salami, cette année, la journée a été l’occasion d’interpeller à une prise de conscience des méfaits et du danger des matériels plastiques qui polluent notre environnement. « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » est le thème retenu cette année.

« C’est donc un appel à la responsabilisation de tout le monde afin qu’on puisse collectivement protéger notre environnement tout en luttant contre le danger de la pollution plastique. Le message que nous adressons à la population de Beni, c’est pour leur souligner que la MONUSCO premièrement est engagée à lutter contre la pollution plastique, à travailler pour un meilleur environnement et aussi à les sensibiliser et les appeler à tenir compte des aspects environnementaux dans leur vie de tous les jours. Pour cette journée, nous avons prévu plusieurs activités de sensibilisation dans la ville », note Adam Obatoki. 

Parmi ces activités, des arbres plantés à la base de la MONUSCO à Mavivi et à l’école primaire de Matembo et des rencontres de sensibilisation de la population à la protection de l’environnement.

Moïse Adirodu, chargé de l’administration et des finances à la coordination urbaine de l’environnement de la ville de Beni, estime que la MONUSCO est dans son rôle, et en parfaite synergie avec les autorités. « La MONUSCO joue un rôle actif dans la gestion de l’environnement. Elle met en œuvre des stratégies de gestion des déchets. Elle fournit des efforts pour réduire son empreinte carbone dans la sphère de prise de décision, une façon de concrétiser les objectifs de Rio de Janeiro. A travers ses gestes dans la ville de Béni, la MONUSCO devient un partenaire de taille de la coordination de l’environnement. Et je rappelle ici que quand le maire de la ville de Beni avait lancé les travaux communautaires, communément appelés Salongo, c’est la MONUSCO qui était à la première ceinture. Nous saluons donc ce genre de partenariat », se réjouit-il. 

Selon les Nations Unies, plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dont la moitié est conçue pour n’être utilisée qu’une seule fois. Moins de 10 % de ce plastique est recyclé. On estime que 11 millions de tonnes de plastique finissent dans les lacs, les fleuves et les océans chaque année. Les rivières de Beni ne font pas exception.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).