Consultations politiques Ivoiro-Turques : Abidjan et Ankara renforcent leur cooperation strategique

Source: Africa Press Organisation – French


Le ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Adama Dosso, a pris part, le 02 avril 2026, à la troisième session des Consultations politiques entre la Côte d’Ivoire et la République de Turquie, tenue à Ankara.

Co-présidée par ces hauts responsables des deux pays, cette rencontre s’inscrit dans un cadre institutionnel visant à dynamiser les échanges politiques, économiques, éducatifs et sécuritaires.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique, à travers un renforcement du dialogue politique et une meilleure mise en œuvre des accords existants.

Cette troisième session des Consultations politiques marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations entre la Côte d’Ivoire et la Turquie, avec pour ambition de bâtir un partenariat durable, orienté vers des résultats concrets. Les secteurs prioritaires sont l’éducation, l’économie et le commerce, la santé, l’agriculture, ainsi que la sécurité et la défense. 

La session met l’accent sur l’importance d’un suivi rigoureux pour que les ambitions affichées se traduisent en actions concrètes et bénéfiques pour les deux pays.

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Côte d’Ivoire – Infrastructure éducative : Un nouveau Centres d’Animation et de Formation Pédagogique (CAFOP) à Boundiali pour offrir un cadre propice a l’apprentissage pédagogique

Source: Africa Press Organisation – French


Le paysage éducatif connaît une véritable révolution. La ville de Boundiali (Nord ivoirien) dispose désormais d’un nouveau CAFOP. Classé parmi les plus importants du pays, juste après ceux d’Anyama et d’Aboisso, ce nouvel édifice ouvrira ses portes très bientôt.

Situé à l’entrée de la ville, ce projet moderne s’étend sur 5 hectares et comprend 43 bâtiments, incluant une bibliothèque et des salles multimédias, avec une capacité d’accueil de 300 élèves-maîtres. Le campus est doté de salles de formation modernes, d’un réfectoire, d’une salle polyvalente, d’une infirmerie et d’autres installations. 

« Le nouveau CAFOP de Boundiali représente un jalon important dans la transformation du paysage éducatif ivoirien, en offrant un environnement complet et moderne pour la formation des enseignants », souligne Soro Fatogoma, enseignant. 

La construction du CAFOP place l’éducation au cœur de l’action gouvernementale et vient réaffirmer l’ambition du gouvernement de faire de la Côte d’Ivoire, un modèle africain de formation et de professionnalisation des enseignants, notamment, des enseignants compétents et fiers de leur mission.

« Ce projet illustre l’importance d’un investissement intégré mettant à la disposition du système éducatif, un vivier important d’enseignants qualifiés et de qualité », analyse Vincent-Anicet Kouassi, fonctionnaire.

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Le Ghana boycotte le Sommet Africa Energies alors que le secteur s’insurge contre la discrimination

Source: Africa Press Organisation – French


Le Ghana a décidé de boycotter le prochain Sommet sur les énergies en Afrique, qui se tiendra à Londres en mai prochain. Cette décision reflète la frustration croissante qui règne au sein du secteur africain du pétrole et du gaz face à la discrimination, à l’exclusion et à la marginalisation des voix africaines lors d’événements qui prétendent représenter l’avenir énergétique du continent. La Chambre africaine de l’énergie a publié une déclaration appelant les autorités ghanéennes chargées de l’énergie à reconsidérer leur participation au sommet, exprimant de vives inquiétudes concernant les pratiques d’embauche discriminatoires et l’exclusion persistante des professionnels africains. Cette initiative envoie un signal fort : l’industrie énergétique africaine doit être façonnée en plaçant les institutions et les entreprises africaines au centre du débat.

Cette décision de retrait fait écho à des actions similaires menées par d’autres acteurs du secteur africain ces derniers mois et reflète une évolution plus large au sein du secteur, où les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales et les entreprises locales s’opposent de plus en plus aux plateformes qui excluent la participation africaine. Le Mozambique a pris la décision de se retirer du sommet en mars 2026, tandis que les ministres du pétrole de l’Organisation des producteurs africains de pétrole ont également décidé de boycotter l’événement. Le boycott du Ghana ne concerne pas simplement un événement ; il s’agit d’une question de principe, de représentation et de la garantie que les pays africains soient traités comme des partenaires égaux dans les discussions concernant leurs propres ressources.

L’annonce de l’Energy Chamber Ghana fait suite à une consultation approfondie avec les parties prenantes de l’écosystème pétrolier, gazier et énergétique au sens large du pays. La Chambre appelle les institutions ghanéennes, les décideurs politiques, les ingénieurs, les investisseurs et les universitaires à adopter cette approche, au moins jusqu’à ce que des mesures correctives soient prises par Frontier Energy Network, l’organisateur du sommet. La Chambre africaine de l’énergie a souligné que « le Ghana n’est pas un simple spectateur dans l’histoire énergétique de l’Afrique » et que « l’Afrique ne peut être traitée comme un marché où l’on se contente d’être présent, tandis que les Africains sont considérés comme des participants facultatifs dans la mise en œuvre ».

« Le Ghana a investi massivement dans la formation d’ingénieurs, d’économistes, de régulateurs et d’innovateurs qui façonnent la trajectoire énergétique de ce continent. Les plateformes qui portent le nom de l’Afrique doivent refléter les peuples africains. Tant que nous ne constaterons pas de transparence et d’inclusion mesurable, il est à la fois raisonnable et responsable pour les parties prenantes de notre écosystème de reconsidérer leur participation », a déclaré Joshua B. Narh, titulaire d’un LLM et d’un MBA et président exécutif de l’Energy Chamber Ghana, sur LinkedIn.

La décision du Ghana de boycotter l’événement intervient à un moment critique pour le pays. Avec pour objectifs de stabiliser la production pétrolière, de monétiser le gaz et de réorienter les capitaux vers des infrastructures qui ancrent la croissance industrielle à long terme, le pays encourage les investissements et le développement menés par l’Afrique sur l’ensemble de son marché. En 2026, le pays assiste à une consolidation par les compagnies pétrolières internationales ainsi qu’à une expansion accélérée des opérateurs locaux. Environ 3,5 milliards de dollars ont été engagés dans le forage d’intercalation et la gestion des réservoirs afin de stabiliser la production, tandis que des efforts sont en cours pour ouvrir de nouvelles frontières dans le bassin de la Volta. Les licences Jubilee et TEN ont été prolongées jusqu’en 2040, tandis que les avancées concernant la deuxième usine de traitement du gaz, la centrale thermique de 1,2 GW et le GPL en aval ancrent la stratégie gazière du Ghana. Ces projets témoignent d’un marché qui va dans la bonne direction et qui est désireux de tirer davantage de valeur de ses ressources.   

Malgré cette dynamique, les actions des organisateurs de conférences internationaux visant à continuer d’exclure les professionnels africains risquent de compromettre les partenariats et la croissance mêmes que le secteur tente de mettre en place. À l’heure où les pays africains s’efforcent d’attirer des capitaux, de renforcer les capacités locales et de consolider la coopération énergétique régionale, les plateformes du secteur devraient soutenir ces objectifs – et non créer des obstacles à la participation. L’Energy Chamber Ghana a mis en avant des préoccupations légitimes concernant l’approche discriminatoire de Frontier en matière de recrutement de professionnels noirs, soulignant que l’Afrique ne doit pas être invitée à des événements simplement pour assister à des discussions la concernant. Selon la Chambre, le potentiel local ne doit pas être présenté comme un thème de conférence, mais se refléter dans la pratique des organisateurs de conférences eux-mêmes.

« Le secteur énergétique africain ne peut accepter un avenir où des conférences fondées sur la participation africaine excluent les professionnels africains des rôles significatifs en coulisses », a-t-il noté.

En fin de compte, l’appel du Ghana à boycotter l’Africa Energies Summit va au-delà d’un simple sommet à Londres. Il reflète un mouvement plus large de l’industrie vers un développement, un dialogue et des stratégies d’investissement menés par l’Afrique. Si l’Afrique veut développer pleinement ses ressources pétrolières, gazières et énergétiques, le continent doit non seulement contrôler ses ressources, mais aussi son discours, ses plateformes et ses partenariats.

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République démocratique du Congo (RDC) : la Banque africaine de développement annonce une contribution de 80 millions de dollars pour le recensement de la population et de l’habitat

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a annoncé le 23 mars 2026 à Kinshasa, une contribution de 80 millions de dollars américains pour financer le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) de la République démocratique du Congo.

Cette annonce a été faite lors de la table ronde des partenaires techniques et financiers de la RDC. La contribution de la Banque représente une part significative des engagements totaux annoncés, estimés à 200 millions de dollars. La part du Groupe de la Banque sera consacrée aux opérations de recensement pour 50 millions de dollars et 30 millions de dollars affectés au renforcement des capacités de plusieurs institutions nationales, notamment l’Institut national de la statistique (INS) ainsi que les structures intervenant dans la chaîne de planification, de programmation, de budgétisation et de suivi-évaluation (PPBSE).

La Banque entend soutenir en priorité les opérations du RGPH2, tout en consolidant durablement le système statistique national.

D’autres partenaires, notamment la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, le Système des Nations unies ont également annoncé leurs contributions. La République de Côte d’Ivoire a annoncé un soutien en équipements de collecte de données et en partage d’expérience. Le gouvernement congolais a déjà mobilisé 30 millions de dollars pour l’opération, sur le budget de l’Etat.

« Loin d’être une simple séquence technique ou administrative, cet événement marque un moment de vérité pour notre pays, un événement où notre nation décide de mieux se connaître pour mieux se gouverner, mieux se planifier et mieux se transformer », a déclaré le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a présidé l’ouverture et la clôture de la table ronde.

Le dernier recensement de la population en RD Congo a eu lieu en 1984, depuis, le pays a enregistré une transformation démographique majeure, sa population étant estimée aujourd’hui à plus de 112,8 millions d’habitants.

« Continuer à planifier sans des données fiables et actualisées, reviendrait à gouverner sans visibilité et donc à affaiblir la capacité de l’État à répondre avec justesse aux attentes de la population », a poursuivi le chef de l’État soulignant que le recensement est « un acte de souveraineté, un instrument de justice publique et un levier essentiel d’efficacité de l’action de l’État ».

Dans cette même dynamique, Mohamed Coulibaly, Chargé de programme pays de la Banque pour la RD Congo, a souligné, lors de l’annonce de la contribution de la Banque : « C’est un moment historique. Fort de son expérience dans l’accompagnement de ce type de processus en Afrique, le Groupe de la Banque africaine de développement souhaite appuyer la RDC, notamment à travers le renforcement de l’INS et des institutions alignées sur la chaîne de planification, programmation, budgétisation et suivi-évaluation, afin d’assurer une mise en œuvre efficace, transparente et durable de cet exercice. »

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Contact médias : 
Frédérique Pascale Essama Messanga
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org            

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.

Pour plus d’informations: www.AfDB.org.

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La résilience économique de l’Afrique tient bon malgré les vents contraires mondiaux, selon un nouveau rapport de la Banque africaine de développement

Source: Africa Press Organisation – French

Malgré les vents contraires qui soufflent actuellement à l’échelle régionale et mondiale, l’Afrique continue de faire preuve d’une résilience remarquable et conserve son statut de frontière mondiale de croissance. Telle est la principale conclusion du rapport « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique 2026 » (MEO), présenté par le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) le lundi 30 mars 2026, à son siège à Abidjan.

Le rapport souligne que l’Afrique a affiché une croissance supérieure à la moyenne mondiale en 2025, avec un PIB réel qui a bondi à 4,2 %, contre 3,1 % en 2024, dépassant largement la moyenne mondiale de 3,1 %.

L’une des principales conclusions du rapport est la forte poussée de la croissance, qui a dépassé 5 % dans 22 pays africains et 7 % dans six d’entre eux. Cette croissance a été soutenue par l’atténuation des pressions inflationnistes, l’amélioration de la gestion macroéconomique et une conjoncture agricole favorable.

Parmi les autres faits saillants, il convient de citer ce qui suit :

  • La croissance du PIB réel de l’Afrique devrait se stabiliser à 4,3 % en 2026 et atteindre 4,5 % en 2027.
  • 12 des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde en 2025 étaient africaines.
  • En 2025, l’Afrique de l’Est est restée la région du continent qui a connu la croissance la plus rapide (avec une croissance du PIB de 6,4 %), grâce aux excellentes performances de croissance de l’Éthiopie (9,8 %), du Rwanda (7,5 %) et de l’Ouganda (6,4 %).
  • La croissance du PIB par habitant de l’Afrique est passée de 0,9 % en 2023 à 1,1 % en 2024 et 1,9 % en 2025, mais demeure trop faible pour impulser une réduction rapide de la pauvreté.
  • L’inflation est en baisse, avec une moyenne estimée à 13,6 % en 2025, contre 21,8 % en 2024 ; de nouvelles baisses sont prévues pour 2026 et 2027.
  • Les investissements directs étrangers ont fortement rebondi en 2024, progressant de plus de 75 % pour atteindre 97 milliards de dollars.
  • Les flux de transferts de fonds ont également connu une forte reprise en 2024, augmentant de plus de 14 % pour s’établir à 104,6 milliards de dollars, compensant ainsi le recul de 6 % enregistré en 2023 et faisant des transferts de fonds la principale source de financement extérieur hors dette, devant les investissements de portefeuille étrangers.

Dans son allocution de haut niveau prononcée lors du lancement, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Sidi Ould Tah, a souligné que le continent se trouvait à un « moment crucial où le monde évolue, parfois au détriment du continent africain ». Évoquant un contexte difficile marqué par une fragmentation géopolitique accrue, des tensions commerciales et une baisse des flux financiers mondiaux destinés au développement, Dr Ould Tah a présenté le programme des Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque comme un rempart stratégique essentiel, expliquant que « chacun d’entre eux répond directement aux défis identifiés et quantifiés dans ce rapport sur les perspectives macroéconomiques ».

À la lumière des récents développements au Moyen-Orient, M. Ould Tah a noté que l’analyse et les projections du rapport « Perspectives macroéconomiques 2026 » « avaient été préparées avant le début de la crise actuelle ». Il a ajouté que le Groupe de la Banque et ses partenaires, notamment le Programme des Nations unies pour le développement, évaluent actuellement les conséquences potentielles de cette crise sur le continent.

Dans sa présentation détaillée, l’économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la gestion des connaissances du Groupe de la Banque, M. Kevin Urama, s’est montré optimiste quant à l’impact limité de la crise actuelle sur le paysage macroéconomique de l’Afrique en 2026.

« L’Afrique a bien résisté aux chocs précédents et a la capacité de rebondir ensuite, à condition de ne pas céder à la panique et, au contraire, d’utiliser les leviers politiques appropriés », a-t-il déclaré. « Selon nos estimations, si la crise dure plus de trois mois, elle pourrait entraîner une baisse de 0,2 point de pourcentage du taux de croissance économique de l’Afrique en 2026. »

Après la présentation, une table ronde d’experts a examiné les conclusions du rapport et les recommandations politiques visant à soutenir la croissance, à renforcer les systèmes financiers et à mobiliser le financement du développement à grande échelle. Parmi les intervenants figuraient Souleymane Diarrassouba, ministre de la Planification et du Développement de la Côte d’Ivoire ; Augustine Kpehe Ngafuan, ministre des Finances et de la Planification du développement du Liberia ; Mthuli Ncube, ministre des Finances du Zimbabwe ; Retselisitsoe Matlanyane, ministre des Finances et de la Planification du développement du Lesotho ; et Mme Aminata Toure, représentante résidente du Fonds monétaire international pour la Côte d’Ivoire.

Les panélistes ont souligné l’importance de soutenir les réformes liées à la mobilisation des ressources intérieures, notamment l’approfondissement des marchés locaux d’actions et de titres à revenu fixe, et l’intensification des efforts de numérisation pour améliorer l’efficacité de la collecte des impôts. Ils ont également partagé des exemples de réussite tirés des réformes en cours dans leurs pays respectifs. Un consensus s’est dégagé autour du fait que les expériences de l’Afrique en matière de chocs peuvent permettre au continent de tirer de précieux enseignements pour surmonter les défis actuels et futurs.

Le Groupe de la Banque africaine de développement publie ce rapport macroéconomique deux fois par an, en complément du rapport Perspectives économiques en Afrique publié annuellement. Le président de la Banque, Sidi Ould Tah a décrit cette série comme une démonstration de « l’engagement du Groupe de la Banque à fournir à ses pays membres, à ses partenaires et à ses investisseurs les analyses les plus rigoureuses, les plus opportunes et les plus exploitables ».

Télécharger le rapport 2026 Africa’s MEO : [English(http://apo-opa.co/4s9M46w) | [French(http://apo-opa.co/4v3uC6F) | [Portuguese(http://apo-opa.co/4bKING0) | [Arabic(http://apo-opa.co/3NTLHPF)

Voir la vidéo de l’événement : [YouTube – EN] (http://apo-opa.co/4scYNpd) | [YouTube – FR] (http://apo-opa.co/41IdrK7)

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Le Sénégal et le Nigeria renforcent leurs liens dans le domaine énergétique alors qu’une visite ministérielle annonce une nouvelle ère de collaboration africaine

Source: Africa Press Organisation – French


Le Sénégal et le Nigeria renforcent leur coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie à la suite d’une visite de travail de haut niveau effectuée cette semaine à Abuja par le ministre sénégalais de l’Énergie, Birame Soulèye Diop, et des représentants de la compagnie pétrolière nationale (NOC) Petrosen. La délégation sénégalaise a rencontré le ministre d’État nigérian chargé des ressources pétrolières (pétrole), le sénateur Heineken Lokpobiri, ainsi que la Compagnie nationale nigériane du pétrole (NNPC), les parties s’engageant à renforcer leur coopération dans divers domaines. Cette visite reflète l’engagement croissant des producteurs africains à travailler ensemble dans les domaines du raffinage, de l’élaboration des politiques, de la monétisation du gaz et de la collaboration entre les SNP – une stratégie qui devrait renforcer la croissance énergétique et l’industrialisation en Afrique.

Représentant la voix du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) a salué cette collaboration, soulignant que le renforcement des liens entre les producteurs africains est essentiel à un moment où le continent cherche à attirer des investissements, à construire des infrastructures et à développer le commerce intra-africain de l’énergie. Une coopération accrue entre les ministères et les SNP telles que Petrosen et la NNPC a le potentiel de favoriser le partage des connaissances, de renforcer les capacités institutionnelles et d’accélérer le développement de projets stratégiques tout au long de la chaîne de valeur du pétrole et du gaz, de la production en amont au raffinage et à la commercialisation du gaz. Cette collaboration intervient également alors que les pays africains s’efforcent de rendre opérationnelle la Banque africaine de l’énergie, le Sénégal ayant déjà versé sa contribution au capital et se positionnant comme un participant actif au financement des projets énergétiques africains.

« C’est exactement le type de collaboration dont l’Afrique a besoin. Lorsque des pays comme le Sénégal et le Nigeria travaillent ensemble – en partageant leurs connaissances, en construisant des infrastructures, en renforçant les SNP et en améliorant les politiques –, nous créons un environnement propice aux investissements et permettant à l’Afrique de prendre en main son avenir énergétique. Des partenariats solides entre les nations africaines constitueront le fondement de la sécurité énergétique, de l’industrialisation et de la croissance économique sur l’ensemble du continent », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Cette collaboration intervient à un moment charnière pour l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Nigeria cherchant tous deux à étendre leurs marchés respectifs en amont et en aval. Pour le Sénégal, la collaboration avec le Nigeria pourrait servir de catalyseur pour renforcer les structures de gouvernance et rationaliser les procédures d’octroi de licences, renforçant ainsi l’attractivité du pays pour les capitaux étrangers alors qu’il cherche à augmenter sa production et à stimuler le commerce régional. Les récentes avancées ont non seulement positionné le Sénégal comme un marché producteur, mais ont également démontré son potentiel pour des investissements évolutifs.

Suite au démarrage des opérations sur le champ pétrolier de Sangomar et du projet de GNL Greater Tortue Ahmeyim (GTA) en 2024 et 2025 respectivement, le Sénégal s’est attaché à augmenter sa production. La production de Sangomar s’est stabilisée à environ 100 000 barils par jour, avec 36,1 millions de barils produits pour la seule année 2025. De février 2025 à février 2026, GTA a exporté 24 cargaisons de GNL, ainsi que 1,6 million de barils de condensats commercialisés à l’international.

À l’avenir, le pays envisage d’agrandir ces deux installations, tout en poursuivant le développement du projet offshore Yakaar-Teranga. Le pays cherche également à monétiser ses ressources terrestres. Petrosen a lancé une campagne d’exploration de 100 millions de dollars ciblant des bassins terrestres sous-explorés, avec pour objectif d’identifier de nouvelles découvertes de pétrole brut d’ici fin 2026 grâce à l’acquisition de données sismiques, à la modélisation des bassins et à des programmes de forage exploratoire.

Le Nigeria, quant à lui, reste le plus grand producteur de pétrole d’Afrique et poursuit des objectifs de production ambitieux d’environ 2 millions de barils par jour tout en développant simultanément ses secteurs du gaz et du raffinage.

Pour atteindre cet objectif, le pays a lancé un cycle d’octroi de licences pour 2025 comprenant 50 blocs pionniers et un bloc en eaux profondes. Ce cycle vise à attirer 10 milliards de dollars d’investissements au cours de la prochaine décennie. Parallèlement, le pays réengage les compagnies pétrolières internationales (CPI) dans l’exploration en eaux profondes, Chevron, ExxonMobil et Shell menant toutes des projets offshore. La NNPC poursuit également une ambitieuse offensive en amont, visant 30 milliards de dollars d’investissements d’ici 2030.

En aval, le pays envisage d’étendre la capacité de la raffinerie Dangote, qui est actuellement de 650 000 barils par jour, à 1,4 million de barils par jour, tandis que la délivrance de permis d’accès au gaz de torchère à 28 adjudicataires en décembre 2025 devrait débloquer 2 milliards de dollars d’investissements dans le gaz. La coopération avec le Sénégal s’inscrit donc dans la stratégie plus large du Nigeria visant à renforcer les marchés énergétiques africains tout en développant le commerce régional tant pour le pétrole brut que pour les produits raffinés.

Le renforcement des liens entre le Sénégal et le Nigeria marque un tournant plus large dans le secteur énergétique africain, où la collaboration – plutôt que la concurrence – est de plus en plus considérée comme la clé pour débloquer les investissements, développer les infrastructures et garantir la sécurité énergétique à long terme. En collaborant dans les domaines du raffinage, de la monétisation du gaz, de l’élaboration des politiques et du financement de l’énergie, le Sénégal et le Nigeria contribuent à créer un précédent sur la manière dont les marchés énergétiques africains peuvent se renforcer grâce au partenariat, à l’intégration et à des objectifs stratégiques communs.

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L’Atlantic Energy Alliance va dynamiser la collaboration offshore entre le Brésil et l’Afrique lors de African Energy Week (AEW) 2026

Source: Africa Press Organisation – French


Les partenariats énergétiques transatlantiques se concrétisent en initiatives stratégiques susceptibles de redéfinir le développement offshore dans l’ensemble du bassin sud-atlantique. Au cœur de cette dynamique se trouve le lien énergétique Brésil-Afrique, mis en avant comme moteur de la collaboration en eaux profondes et de l’expertise en matière de production flottante. Alors que les leaders du secteur énergétique se préparent pour l’African Energy Week (AEW) 2026 au Cap et son forum Brésil-Afrique, cette relation en pleine évolution sera cruciale pour accélérer la croissance en amont sur les deux continents.

La maîtrise du Brésil, acquise au fil de plusieurs décennies, du pétrole et du gaz en eaux ultra-profondes constitue désormais un atout stratégique pour les producteurs et les investisseurs africains. Des gisements pré-salifères du bassin de Santos à ses technologies FPSO de pointe, le Brésil a fait ses preuves dans la réalisation de projets offshore complexes. Des déploiements tels que le FPSO Bacalhau de 2025, capable de traiter 220 000 barils par jour, mettent en évidence l’envergure opérationnelle et la sophistication technique que les entreprises brésiliennes peuvent apporter aux nouvelles frontières offshore africaines, contribuant ainsi à réduire les risques liés au développement et à accélérer les délais de production.

Cet avantage technique est l’une des principales raisons pour lesquelles Petrobras se développe en Afrique. Début 2026, Petrobras a confirmé l’acquisition d’une participation de 42,5 % dans un important bloc d’exploration offshore en Namibie aux côtés de TotalEnergies, marquant ainsi le retour de l’entreprise dans les eaux africaines après s’être concentrée sur les gisements pré-salifères nationaux. Sous la présidence de Luiz Inácio Lula da Silva, l’Afrique est devenue « une région de développement majeure en dehors du Brésil », la Namibie, l’Angola et le Nigeria étant cités comme marchés prioritaires.

Petrobras a également cherché à obtenir des droits d’exploration dans le bassin Deep Western Orange en Afrique du Sud et a noué des liens avec ses homologues africains en participant à des forums de haut niveau. Ces efforts, mis en avant lors de l’AEW, visent à transposer l’expérience brésilienne en eaux profondes dans le récit de la croissance offshore africaine, où les similitudes géologiques entre les bassins pré-salifères du Brésil et les marges africaines constituent un argument de poids en faveur de la collaboration.

« Pour que le secteur énergétique africain prospère – qu’il s’agisse de projets en eaux profondes, de GNL ou de projets transfrontaliers –, nous avons besoin de partenaires qui apportent des capitaux et de l’expertise. L’expérience offshore du Brésil et son appétit pour l’investissement sont le signe d’une collaboration Sud-Sud qui accélère la réalisation concrète de projets, libère la valeur des bassins pionniers et stimule la croissance industrielle des deux continents », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

Au-delà des discours, la diplomatie énergétique se traduit en actions concrètes. La réception « Invest in African Energy » organisée l’année dernière à Rio de Janeiro a réuni des acteurs brésiliens et africains pour discuter de partenariats stratégiques et de perspectives d’investissement, ouvrant la voie à un engagement accru lors de l’AEW au Cap.

Pour les producteurs africains, le partenariat avec des entreprises brésiliennes offre un accès à des technologies offshore éprouvées, au potentiel local et à des modèles opérationnels affinés dans des environnements en eaux profondes difficiles. Les FPSO de Petrobras, équipés de systèmes avancés de gestion du carbone, témoignent d’innovations qui pourraient être adaptées aux projets offshore africains, en conciliant efficacité et performance environnementale.

À mesure que le paysage énergétique évolue, la coopération stratégique entre le Brésil et les nations africaines pourrait ouvrir une nouvelle ère de développement du bassin atlantique, dépassant les schémas d’investissement Nord-Sud traditionnels. Grâce à un partage d’expertise, à des cadres de financement harmonisés et à un engagement soutenu – illustrés par le programme Brésil-Afrique de l’AEW –, le corridor énergétique transatlantique s’impose comme une priorité pour les gouvernements, les investisseurs et les opérateurs.

La réunion publique de l’AEW promet d’explorer comment l’héritage offshore du Brésil peut accélérer la prochaine vague de projets offshore en Afrique et comment des structures de capital innovantes peuvent combler les déficits de financement. Avec la réunion à Cape Town cette année des principaux acteurs des deux continents, la dynamique en faveur de la mise en œuvre des partenariats énergétiques atlantiques s’accélère – avec des implications pour la dynamique mondiale de l’offre et la sécurité énergétique régionale.

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Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale (GIMAC) et Visa signent un Protocole d’Accord pour accélérer le développement des paiements numériques dans la zone CEMAC

Source: Africa Press Organisation – French

Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale (GIMAC) et VISA (www.VISA.com), leader mondial des paiements numériques, annoncent la signature d’un Protocole d’Accord (MoU) visant à établir un cadre de collaboration stratégique destiné à accompagner la modernisation et le renforcement de l’écosystème des paiements digitaux dans la zone CEMAC.

Ce Protocole d’Accord traduit une ambition commune de soutenir l’essor des paiements numériques sécurisés, interopérables et inclusifs, capables de répondre aux besoins croissants des institutions financières, des pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens, tout en contribuant à la transformation digitale et à l’intégration économique de la région.

Dans ce cadre, GIMAC et VISA entendent explorer plusieurs axes de collaboration complémentaires, couvrant notamment la structuration institutionnelle et opérationnelle du GIMAC en tant qu’acteur central de l’écosystème régional des paiements, l’accès à des capacités technologiques et à des services à valeur ajoutée de VISA, ainsi que le développement des cas d’usage à fort impact, en particulier pour la digitalisation des paiements gouvernementaux. La collaboration vise également à renforcer l’interopérabilité, l’acceptation des paiements digitaux, ainsi que l’émergence de nouveaux flux, incluant le e‑commerce et les paiements de nouvelle génération.

Dans cette perspective, GIMAC et VISA entendent accélérer les travaux dans les mois à venir afin de faciliter les paiements digitaux en améliorant l’expérience utilisateur et de soutenir le déploiement progressif de solutions concrètes répondant aux besoins des acteurs publics et privés de la zone CEMAC.

Pour M. Valentin Mbozo’o, Directeur Général du GIMAC, la signature de ce protocole d’accord vise principalement à densifier l’offre de services cartes en offrant des passerelles à l’international, sans oublier le volet digital particulièrement au cœur de cette stratégie incluant l’ensemble de nos participants (trésors publics, banques, administrations postales, établissements de paiement, établissements de microfinance, Fintechs).

Ce partenariat participe de la vision des autorités monétaires de la CEMAC pour une dynamique de l’écosystème convergent carte, mobile, transfert GIMACPAY, pour plus de facilités d’accès aux services financiers numériques par les populations de la région.

Commentant la signature de ce Protocole d’Accord, Ismahill Diaby, Vice-Président, Directeur Général – Afrique de l’Ouest et Centrale francophone et lusophone de VISA, a déclaré :
Nous sommes ravis de poser, aux côtés du GIMAC, les bases d’une collaboration stratégique visant à renforcer l’écosystème des paiements numériques en Afrique centrale. Ce Protocole d’Accord reflète une ambition partagée consistant à accompagner les institutions financières et les pouvoirs publics de la région dans la modernisation des paiements, le développement de l’interopérabilité et l’adoption de solutions digitales sécurisées et inclusives, au service de la croissance économique de la zone CEMAC.

À travers cette collaboration, GIMAC et VISA entendent contribuer activement à la modernisation des infrastructures de paiement en Afrique centrale, tout en soutenant les objectifs régionaux de réduction de l’usage du cash, de digitalisation des services publics et de promotion d’une inclusion financière durable.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à doter la région de rails de paiement robustes, fiables et évolutifs, capables de soutenir la croissance économique, l’innovation financière et l’intégration régionale à long terme.

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Yvan GUEHI
yguehi@visa.com

À propos de GIMAC :
Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale est un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) au sens de l’OHADA, dont la mission principale est d’assurer la promotion, la fourniture, la supervision et la régulation des services monétiques ainsi que de l’interopérabilité des paiements.

À travers son écosystème convergent GIMACPAY, l’institution met à la disposition de ses nombreux participants incluant les Trésors publics, les établissements de crédit, les établissements de microfinance, les opérateurs de paiement mobile, les administrations postales et les Fintechs, une gamme complète de services interopérables couvrant les cartes, le Mobile Money et les transferts d’argent.

Véritable moteur de l’inclusion financière, cet écosystème connecte instantanément 40 millions de portefeuilles électroniques actifs dans la zone CEMAC. Cette infrastructure permet également à plus de 2,7 millions de porteurs de cartes GIMAC et internationales, de réaliser des transactions convergentes et sécurisées au sein d’un réseau unifié.

À propos de VISA :
Visa (NYSE : V) est un leader mondial des paiements numériques, facilitant les transactions entre les consommateurs, les commerçants, les institutions financières et les entités gouvernementales dans plus de 200 pays et territoires. Notre mission est de connecter le monde grâce au réseau de paiements le plus innovant, le plus pratique, le plus fiable et le plus sûr, permettant aux individus, aux entreprises et aux économies de prospérer. Nous croyons que les économies qui incluent tout le monde partout, élèvent tout le monde partout et nous considérons l’accès comme fondamental pour l’avenir du mouvement de l’argent. En savoir plus sur www.VISA.com

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Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Société Financière Internationale (SFI) renforcent leur partenariat stratégique pour soutenir le développement et la création d’emplois dans Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) (www.BOAD.org) et la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont tenu ce jour un atelier de travail de haut niveau au siège de la BOAD à Lomé afin de renforcer leur partenariat en faveur de projets transformateurs pour la croissance et la création d’emplois.

Sous l’égide de Serge Ekué, Président de la BOAD, et d’Ethiopis Tafara, vice-président de la SFI pour l’Afrique, cette rencontre a réuni les équipes de direction régionales et sectorielles des deux Institutions autour d’un agenda ambitieux visant à renforcer leur coopération dans les secteurs clés du développement régional : l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles et les instruments de financement innovants.

Depuis plusieurs années, la BOAD et la SFI maintiennent un partenariat solide, matérialisé par des opérations de cofinancement à fort impact au service du développement du secteur privé dans la sous-région. Cette alliance s’inscrit dans les stratégies mises en œuvre par les deux Institutions pour apporter des solutions concrètes aux défis auxquels la zone Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) est confrontée : amélioration de l’accès à l’énergie, gestion durable des ressources naturelles, et transformation agricole.

La rencontre organisée aujourd’hui marque une nouvelle étape dans l’approfondissement de cette collaboration et ouvre la voie à des initiatives renforcées en faveur d’un développement inclusif et durable.

Des échanges structurés autour de quatre axes prioritaires

Agriculture et sécurité alimentaire : les deux institutions ont exploré les opportunités de collaboration dans le cadre de l’initiative de l’initiative Global AgriConnect (GAP) du Groupe de la Banque mondiale, ainsi que la faisabilité d’une émission d’obligations durables de l’UEMOA adossées à la filière anacarde — un instrument inédit pour la région.

Énergie et ressources naturelles : les discussions ont porté sur les opportunités de cofinancement dans le secteur des énergies renouvelables et du gaz ainsi que sur la gestion durable des ressources en eau.

Financements innovants : les équipes ont évalué la faisabilité d’un mécanisme de financement croisé XOF-EUR, une initiative novatrice qui permet aux deux Institutions d’augmenter leur capacité de financement dans la sous-région.

Logement abordable : les opportunités de financement dans le secteur du logement abordable pour les populations des pays membres de l’UEMOA ont également été explorées.

Vers un plan d’action

À l’issue des travaux, les deux Institutions ont convenu d’un plan d’action concret définissant les projets prioritaires de cofinancement, les modalités de participation de la BOAD à l’initiative GAP ainsi qu’une feuille de route pour le développement des instruments financiers innovants envisagés.

Ce dialogue fait écho à la vision commune de la BOAD et de la SFI de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des populations de l’UEMOA.

Distribué par APO Group pour Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

À propos des parties prenantes Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) :
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est l’institution financière de développement commune aux pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). C’est un établissement public à caractère international qui a pour objet, conformément à l’article 2 de ses statuts, de promouvoir le développement équilibré de ses Etats membres et de favoriser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest par le financement de projets prioritaires de développement. Elle est accréditée auprès des trois fonds de financement du climat (FEM, AF, GCF). Depuis 2009, la BOAD siège en tant qu’observateur à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et participe activement aux discussions sur l’élaboration d’un système international de financement du climat. Depuis janvier 2013, elle abrite le premier Centre Régional de Collaboration (CRC) sur le Mécanisme de Développement Propre (MDP), dont l’objectif est d’apporter un soutien direct aux gouvernements, aux ONG et au secteur privé dans l’identification et le développement de projets MDP.  Depuis le 15 octobre 2023, la Banque coprésidait l’International Development Finance Club (IDFC), et en assure seule la Présidence depuis le 27 février 2025. Ce Club réunit 27 banques nationales, régionales et bilatérales de Développement du monde entier.

À propos des parties prenantesSociété financière internationale (IFC) :
La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Elle mène des opérations dans plus d’une centaine de pays, consacrant son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et d’opportunités dans les pays en développement. Au cours de l’exercice 2025, IFC a engagé un montant record de 71,7 milliards de dollars en faveur de sociétés privées et d’institutions financières dans des pays en développement, en s’appuyant sur des solutions du secteur privé et en mobilisant des capitaux privés pour créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable.

Pour de plus amples informations, consulter le site www.IFC.org

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Pourquoi l’avenir des douanes repose sur Intelligence Artificielle (IA) agentique (Par Alioune Ciss)

Source: Africa Press Organisation – French

Par Alioune Ciss, Directeur Général, Webb Fontaine (www.WebbFontaine.com).

Jusqu’à récemment, la modernisation des processus douaniers était essentiellement centrée sur la numérisation des documents et l’automatisation des processus manuels. Cette phase étant désormais largement achevée, nous entrons dans une période bien plus déterminante, celle du passage des systèmes automatisés aux systèmes agentiques.

Nous évoluons vers des systèmes qui non seulement appliquent des règles, mais qui se configurent en grande partie eux-mêmes, s’adaptent en temps réel aux évolutions réglementaires et interagissent avec des experts humains en langage naturel.

Du développement logiciel à l’ingénierie réglementaire

Le principal goulot d’étranglement des systèmes douaniers traditionnels est ce que l’on peut appeler le « fossé de traduction ». Lorsqu’un tarif douanier est modifié ou qu’un nouvel indicateur de risque est introduit, les ingénieurs doivent traduire manuellement des textes juridiques en code informatique.

Ce processus est lent, coûteux et crée un décalage dangereux entre l’intention réglementaire et la réalité opérationnelle.

Les grands modèles de langage (LLM) comblent désormais ce fossé. Au lieu d’un cycle de développement de six mois, un analyste peut aujourd’hui décrire un changement en langage naturel. Le système interprète l’instruction, génère la logique correspondante et, après validation par un expert métier, l’applique presque instantanément dans l’environnement opérationnel.

Cela réduit la dépendance aux cycles logiciels rigides et redonne le pouvoir aux spécialistes des politiques commerciales et douanières, qui sont ceux qui maîtrisent le mieux les enjeux du commerce international.

Répondre à la volatilité réglementaire

L’environnement douanier peut évoluer du jour au lendemain. Un système nécessitant plusieurs mois de redéveloppement pour intégrer des mises à jour de normes internationales ou de nouveaux accords commerciaux est, par définition, obsolète.

Si les interfaces conversationnelles constituent la partie la plus visible de cette évolution, la véritable révolution réside dans l’architecture « no-code » qui les sous-tend. En dissociant la logique métier du code logiciel figé, les administrations douanières gagnent une flexibilité comparable à des briques « Lego ».

Les équipes opérationnelles peuvent concevoir et déployer directement des applications, garantissant que le système évolue aussi rapidement que le commerce mondial lui-même.

Reprendre la souveraineté

Pendant trop longtemps, les plateformes numériques liées au commerce ont évolué dans des environnements où les fournisseurs détenaient les « clés » du code. À l’ère de l’IA agentique, cette dynamique est en train de s’inverser.

Des cadres d’IA correctement conçus redonnent la maîtrise aux États.

Un système de gestion douanière est un actif stratégique national, car il fournit des informations essentielles sur les flux économiques et l’exposition aux risques. En utilisant des systèmes nativement conçus pour l’IA, les gouvernements conservent un contrôle total sur la logique utilisée pour interpréter ces données.

Cela garantit une résilience à long terme et crée un niveau de confiance que les anciens systèmes fermés ne peuvent tout simplement pas offrir.

Gestion intelligente des risques : précision plutôt que friction

Au-delà de la configuration, les plateformes pilotées par l’IA transforment également les mécanismes de contrôle grâce à une gestion intelligente des risques.

Les LLM peuvent analyser simultanément des données structurées (déclarations en douane) et des données non structurées (factures, manifestes) afin de détecter des incohérences que les algorithmes traditionnels ne perçoivent pas.

Ces systèmes fournissent des modèles de risque dynamiques qui apprennent à partir des historiques de conformité. Le résultat est une « voie verte » réellement rapide pour les opérateurs conformes, et une « voie rouge » beaucoup plus précise et ciblée.

Nous ne cherchons plus le risque à l’aveugle, nous utilisons une intelligence collective pour l’identifier.

Intégrer l’IA : la philosophie Webb Fontaine Zerø

Comment atteindre ce niveau d’autonomie ? La réalité est que les systèmes hérités, construits sur des bases de code figées, ne peuvent pas simplement être « améliorés » avec un chatbot.

Pour exploiter pleinement l’IA agentique, l’architecture doit être conçue nativement pour l’IA, et non simplement complétée par de l’IA.

C’est la philosophie de conception de Webb Fontaine Zerø. Il s’agit d’une refonte complète, un concept technologique de nouvelle génération conçu dès le départ pour l’ère de l’Intelligence Artificielle. Zerø intègre les LLM à chaque niveau des opérations douanières.

Les utilisateurs peuvent concevoir, configurer et déployer des applications en interagissant avec des agents d’IA entraînés sur des décennies d’expertise en commerce international. 

Dans ce nouveau modèle, aucun développeur ne s’interpose entre une décision réglementaire et sa mise en œuvre. Les résultats restent pleinement conformes aux normes internationales, mais leur déploiement se mesure en minutes, et non plus en mois.

À mesure que ces outils pilotés sur les données se généralisent, l’écart entre les administrations pionnières et les autres va se creuser. Les administrations qui adopteront l’IA agentique bénéficieront de dédouanement plus rapides, d’une meilleure protection des recettes et, surtout, d’une autonomie opérationnelle renforcée.

Les plateformes douanières les plus performantes de demain ne se contenteront plus de traiter des déclarations. Elles seront de véritables organismes vivants : capables d’apprendre en continu, de s’adapter et de se reconfigurer pour répondre aux réalités économiques d’un monde en constante évolution.

Distribué par APO Group pour Webb Fontaine.

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