Lutte contre la désinformation en Ituri : Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) forme une vingtaine de journalistes et jeunes leaders

Source: Africa Press Organisation – French


Dans une province de l’Ituri marquée par les conflits et fragilisée par la circulation rapide des rumeurs, chaque mot peut apaiser… ou enflammer. C’est dans ce contexte qu’une vingtaine de journalistes et de leaders de la jeunesse, de la ville de Bunia et de Kasenyi, ont pris part à une formation intensive consacrée à la lutte contre la désinformation et aux fondamentaux de l’écriture journalistique. Cette formation de deux jours a été organisée du 12 au 13 janvier 2026 par la Section des Communications stratégiques et de l’Information publique de la MONUSCO.

« Nous devons devenir des relais de vérité »

Lors de la première journée, les participants ont revisité les notions clés de la désinformation : ses causes, ses mécanismes, ses manifestations, mais aussi ses conséquences — parfois dévastatrices — dans une région où les tensions peuvent se raviver en quelques heures.

À travers des échanges, des analyses de cas et des exercices pratiques, chaque participant a renforcé sa capacité à identifier une fausse information, à en mesurer les risques et à adopter les bons réflexes avant toute diffusion.

Pour les jeunes leaders, cette formation arrive à un moment critique. « Je suis désormais outillé pour descendre sur le terrain et sensibiliser les jeunes, surtout dans une province qui traverse des situations compliquées où des cas de désinformation peuvent facilement soulever la population », déclare Joël Madhira, représentant du Conseil urbain de la jeunesse de Bunia.

Le Chef de bureau de la MONUSCO à Bunia, Josiah Obat, a insisté sur la nécessité de se référer aux sources fiables : « La MONUSCO est là pour protéger les civils. Lorsque vous voyez des informations sensibles non vérifiées, nous sommes là pour vous éclairer. Nous ne sommes pas une force d’occupation : nous sommes une mission de paix, et notre rôle est d’aider à résoudre les problèmes et à ramener la stabilité. »

Les médias locaux en première ligne

Lors de la session consacrée à l’écriture journalistique, les journalistes, confrontés quotidiennement à la pression sécuritaire et à la multiplication des sources douteuses, ont salué la pertinence de cette formation.

Pour Grace Birungi, de la radio CANDIP-Bunia : « Relayer une fausse information peut avoir des répercussions sécuritaires, économiques, sanitaires… et même détruire des vies. J’ai retenu qu’il faut absolument vérifier avant de partager. Beaucoup de jeunes ont des smartphones, mais ne savent pas que ce qu’ils diffusent peut-être nuisible. Après cette formation, je sais désormais quoi partager et quoi éviter. »

Du côté du service public audiovisuel, les enjeux sont tout aussi pressants. Stéphane Maganza, journaliste à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), souligne : « Nous avons été outillés sur les bonnes pratiques de l’écriture journalistique, mais aussi sur la nécessité d’une vérification rigoureuse pour éviter de propager des fausses nouvelles. Le journaliste doit être vigilant, pour protéger la population… mais aussi se protéger lui-même. J’exhorte mes confrères à continuer de se former et à éviter de relayer des informations peu fiables. »

«Le micro est une arme»

Le responsable de l’Information publique de la MONUSCO en Ituri, Jean-Tobie Okala, formateur, a rappelé la responsabilité éthique qui accompagne la pratique du journalisme : « Le micro est une arme. Nous devons faire attention à ce que nous écrivons et diffusons, car cela peut créer des tensions ou des violences au sein des communautés. Cette formation vise justement à attirer l’attention des journalistes sur les dangers que peuvent provoquer leurs écrits. »

Avec la circulation instantanée des rumeurs et des contenus manipulés, les réseaux sociaux constituent aujourd’hui le principal champ de bataille contre la désinformation. Identifier une fausse information, la traiter et rétablir la vérité dans les meilleurs délais devient une exigence quotidienne pour les journalistes et les leaders communautaires.

Un engagement collectif pour une information responsable

La formation s’est achevée dans une atmosphère mêlant motivation et responsabilité. Tous ont exprimé le souhait de voir ces sessions se multiplier et s’étendre au plus grand nombre de radios et de jeunes, afin d’endiguer durablement la propagation de la désinformation en Ituri.

À ce jour, près d’un millier de journalistes, étudiants et membres de la société civile ont déjà été formés par la MONUSCO en Ituri pour la lutte contre la désinformation.

Cette session s’inscrit également dans un Projet à Impact Rapide (QIP) visant à doter plusieurs radios locales en panneaux solaires pour renforcer durablement leur capacité à diffuser une information fiable, même dans les zones enclavées.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Infrastructures Routières : 8 500 Km de Routes Bitumées en 2024 Contre 6 514 Km en 2011

Source: Africa Press Organisation – French


Pilier stratégique du développement économique et social durable, la réalisation d’infrastructures routières demeure l’un des creusets de l’action gouvernementale sous le Président Alassane Ouattara. En effet, la Côte d’Ivoire compte 8 500 km de route bitumée en 2024, comparé à 6 514 km en 2011, hissant le pays au rang des nations ayant les réseaux routiers les plus denses et modernes dans la sous-région.

En effet, l’analyse du secteur après la crise post-électorale en 2011 révèle que 70% des routes bitumées, soit 4 500 km, étaient dégradées, dont 1 500 km en très mauvais état. Afin d’inverser la donne, les autorités ivoiriennes ont intensifié les investissements dans le secteur et ont mis en œuvre des réformes audacieuses. Ces actions ont contribué à rehausser l’image du pays.

DES RÉFORMES AINSI QUE DES INVESTISSEMENTS AMBITIEUX POUR LA CONSTRUCTION D’INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES EMBLÉMATIQUES

Les investissements réalisés durant la période 2011-2024 dépassent 4 000 milliards FCFA. Ces fonds ont été alloués à travers divers sous-programmes, notamment le Programme d’Entretien Routier (PER), le Programme Présidentiel d’Urgence (PPU) et les Programmes Nationaux de Développement (PND). « Le fruit des investissements dans le secteur routier montre à quel point ce type d’infrastructure peut apporter des transformations. La route favorise le mouvement des produits agricoles et l’accès aux services sociaux de base », a souligné Vincente Gnakouri.
Grâce à ces financements, des routes sont construites ou réhabilitées, des ponts rapprochent des populations ou des échangeurs fluidifient la circulation. Ainsi, le nombre de ponts et d’échangeurs a plus que doublé, passant de 327 en 2011 à 769 en 2024. Il s’agit de la construction d’un échangeur au carrefour Akwaba, l’échangeur du carrefour de Koumassi, ainsi que l’échangeur de MACACI et de N’dotré, etc. Concernant les ponts, l’on peut citer ceux d’Aniassué et de Guiglo, de la rivière Kan ainsi que les 4ème et 5ème ponts d’Abidjan.
Pour les voies interurbaines, on peut évoquer le projet d’aménagement et de bitumage de l’axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi, d’une longueur de 74 km, de l’axe Séguela-Mankono, de la route Thomasset-Agboville, de la route Agnibilékro-Takikro frontière du Ghana, ainsi que le tronçon Songon-Dabou-Grand Lahou, etc.

La voirie urbaine bitumée est passée de 4 000 km en 2021 à 4 966 km en 2024. Il s’agit, entre autres, de l’aménagement et le bitumage de 28 km de voie express Y4 (sections Ebimpé-Autoroute du Nord et Autoroute du Nord-Carrefour Songon). Quant aux autoroutes, le pays enregistre une hausse du linéaire qui passe de 142 km en 2021 à 400 km en 2025, notamment, des travaux de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké et le bitumage de 30 km d’autoroutes (Carrefour Mondoukou – Carrefour Assouindé).

Toutes ces réalisations visent à améliorer la fluidité, la sécurité et le confort des déplacements des populations, tout en contribuant à un aménagement plus équilibré du territoire non sans positionner le pays comme un leader régional.

CES VOIES QUI POSITIONNENT LE PAYS COMME UN LEADER RÉGIONAL 

Sur la période 2011-2024, l’engagement du gouvernement à positionner la Côte d’Ivoire comme leader au plan sous-régional, en termes d’infrastructures, de tourisme, de commerce se concrétise grâce à ses équipements routiers structurants. « Bien plus qu’un moteur de croissance, la route réduit les disparités régionales et les inégalités sociales. Elle est par excellence un facteur d’inclusion », rappelle un sociologue ayant requis l’anonymat.
De nouveaux chantiers ont été inscrits au titre du PND 2021-2025. Il s’agit, entre autres, des projets d’un linéaire global de 1 241,5 km. Notamment, la construction de l’autoroute Bouaké–Darakokaha de (54,4 km), l’aménagement et bitumage de la route Nassian–Yaga–Kotouba (55 km), le bitumage de la route Korhogo–M’Bengué (75 km), le bitumage de la route Man–Kouibly (46 km), etc.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

World Advanced Manufacturing & Future Mobility Exhibition (WAM Morocco) s’installe à Casablanca et met à l’honneur la dynamique industrielle et la coopération régionale autour de l’industrie 4.0

Source: Africa Press Organisation – French

La première édition du World Advanced Manufacturing & Future Mobility Exhibition (WAM Morocco) se tiendra à Casablanca du 20 au 22 janvier. Ce rendez-vous inédit s’impose comme la première plateforme régionale intégralement dédiée à l’industrie 4.0, à la fabrication avancée, à la mobilité du futur, à l’innovation industrielle et à la transformation des chaînes d’approvisionnement. Imaginé comme un point de rencontre stratégique entre l’écosystème industriel marocain et les grands noms de la technologie et de la production à l’échelle internationale, l’événement a pour vocation d’accélérer les investissements, d’encourager l’adoption des technologies émergentes et de renforcer les synergies transfrontalières à travers l’Afrique et au-delà.

Porté par KAOUN International, filiale du Dubai World Trade Centre (DWTC), WAM Morocco bénéficie du soutien actif d’un solide réseau de partenaires régionaux et internationaux. Parmi eux figurent MSC Pro, le Centre de Développement de la Démocratie (CDD), l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Advantage Austria, ainsi que l’organisation allemande Der Mittelstand. BVMW. Ensemble, ces acteurs publics et privés œuvrent à une transformation industrielle concrète fondée sur la coopération internationale et l’intelligence collective.

Trixie LohMirmand, directrice générale de KAOUN International, déclare : « WAM Morocco constitue un levier stratégique pour affirmer la place du Maroc et du continent africain dans la nouvelle ère de l’industrie intelligente et de la mobilité d’avenir. En articulant l’expertise mondiale autour des ambitions régionales, cet événement ouvre de nouvelles voies pour l’investissement, la collaboration et la construction d’un tissu industriel résolument tourné vers l’avenir. »

Cette édition inaugurale traduit la confiance croissante que portent les industriels internationaux à l’égard du Maroc en tant que terre d’avenir pour les industries de nouvelle génération. Plus de 100 entreprises issues de plus de 18 pays, dont le Maroc, le Nigeria, la Suisse, l’Autriche, l’Espagne, l’Allemagne, Hong Kong, le Vietnam ou encore l’Arabie Saoudite, participeront à l’événement. WAM Morocco réunira notamment des acteurs de premier plan tels que Schneider Electric, SAP, Engie, Sumitomo Corporation, Zoho, Rockwell Automation, Hitachi, Vigel ou encore Vivo Energy, avec l’objectif de favoriser des coopérations d’envergure et une mise en œuvre concrète des technologies 4.0 à l’échelle du continent.

Un porte-parole de Schneider Electric témoigne : « La fabrication intelligente est en train de redessiner les contours des industries mondiales, et le Maroc émerge comme un territoire stratégique où cette transformation peut se déployer à grande échelle. En tant que partenaire technologique des industries, des entreprises et des foyers, notre présence à WAM Morocco reflète notre volonté d’accompagner les acteurs industriels avec les outils, les compétences et les alliances nécessaires pour bâtir les usines de demain. »

Au cœur de cette première édition, la conférence proposera un programme ambitieux et structurant pour l’avenir industriel de la région. Pendant trois jours, les participants auront accès à une programmation dense articulée autour de quatre thématiques centrales, couvrant huit secteurs stratégiques. Le contenu cumule plus de 60 heures d’interventions, animées par plus de 60 experts internationaux, répartis sur deux scènes spécialisées. Les grands sujets à l’agenda porteront sur les centres de données pour les industries du futur, les flux de capitaux internationaux vers la fabrication intelligente, la production industrielle verte ou encore les nouvelles formes de mobilité du fret. Des discussions stratégiques seront également consacrées à la souveraineté des infrastructures industrielles, aux usines dopées à l’intelligence artificielle, à la décarbonation à grande échelle et à la transition énergétique.

WAM Morocco accueillera un public de décideurs de haut niveau issus des sphères gouvernementales, industrielles et financières. Parmi les intervenants déjà confirmés figurent le Dr Mehdi Snène, Chief AI Officer auprès des Nations Unies (Suisse), Kashifu Inuwa Abdullahi, directeur général du NITDA (Nigeria), Dr Ghita Mezzour, ancienne ministre de la Transition numérique et de la Réforme administrative (Maroc), Khalid Safir, directeur général du groupe CDG (Maroc), ainsi que Yasmina Lahlou, directrice exécutive du Groupe Bank of Africa. Plusieurs figures internationales prendront également la parole pour la première fois au Maroc, notamment Fatou Haidara (ONUDI, Autriche), Alain Sanchez (Fortinet, France), Maxime de Bonrepos (ENGIE, France) et Isaac Chetrit (Blazie Holdings, États-Unis), ce qui témoigne de l’envergure mondiale de l’événement.

WAM Morocco fera également la part belle à une sélection de startups internationales prometteuses telles que Xane. ai (https://Xane.ai) (Inde) et Dinabi (Espagne). Ces jeunes pousses seront mises en lumière au sein d’un pavillon national Invest India, pensé comme un tremplin vers une innovation industrielle transfrontalière. Cette dynamique sera renforcée par le Supernova Challenge, un concours de pitch emblématique doté d’un prix de 10 000 dollars, qui offrira une scène en direct aux startups manufacturières les plus innovantes du continent. L’occasion pour elles de présenter leurs solutions à des investisseurs, à des partenaires de croissance et à des acteurs industriels d’envergure.

L’événement réunira plus de 100 investisseurs internationaux, représentant collectivement plus de 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion, et provenant de plus de 20 pays. Parmi eux, des réseaux dynamiques tels qu’Alex Angels (Égypte) croiseront des institutions reconnues comme AMIC (MENA), Harvard Consulting (États-Unis) ou encore Bpifrance. Ce maillage unique favorisera l’accélération des investissements dans la fabrication avancée et les nouvelles mobilités.

En partenariat avec GITEX Africa, WAM Morocco s’inscrit dans le sillage de l’un des écosystèmes technologiques les plus influents au monde. L’événement capitalise sur cette ADN partagée pour affirmer la place du Maroc comme pôle continental d’excellence en matière d’industrie 4.0 et de transformation industrielle avancée.

WAM Morocco se tiendra à Casablanca du 20 au 22 janvier. Les leaders industriels, les innovateurs et les investisseurs sont invités à prendre part à cette plateforme de référence, qui marque un tournant dans la construction d’un avenir industriel plus connecté, plus durable et plus compétitif pour le continent.

Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site officiel (www.WAMMorocco.com) de WAM Morocco.

Distribué par APO Group pour KAOUN International.

À propos de KAOUN International et de WAM Morocco:
KAOUN International est une filiale à 100 % du Dubai World Trade Centre (DWTC) et figure parmi les principaux organisateurs d’événements mondiaux à fort impact, qui stimulent l’innovation, favorisent les collaborations et accélèrent la croissance sectorielle. Forte d’une expertise reconnue, la société est à l’origine d’événements emblématiques tels que GITEX GLOBAL, aujourd’hui considéré comme le plus grand salon mondial dédié à la technologie et à l’intelligence artificielle. Elle pilote également les manifestations les plus importantes du secteur agroalimentaire en Arabie Saoudite, notamment le Saudi Food Show et le Saudi Food Manufacturing.

Dans le prolongement de sa mission visant à renforcer les écosystèmes industriels et logistiques à l’échelle mondiale, KAOUN International lance le World Advanced Manufacturing & Future Mobility Exhibition (WAM Morocco). Devenu en quelques mois la principale exposition industrielle et logistique du continent africain, cet événement est organisé par l’équipe à l’origine de GITEX et GITEX AFRICA. Il s’inscrit pleinement dans la vision du Royaume du Maroc en faveur d’un développement industriel inclusif, durable et souverain. À travers ce nouveau rendez-vous, l’ambition est de donner aux pays africains les moyens d’asseoir leur compétitivité mondiale, de renforcer leurs capacités de production, et de faire émerger une économie industrielle plus forte, plus intégrée et plus innovante sur l’ensemble du continent.

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Droits des femmes : à Mahagi, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) lance une campagne pour faire évoluer les mentalités

Source: Africa Press Organisation – French


Alors que les inégalités de genre persistent dans plusieurs communautés de la province de l’Ituri, la MONUSCO a lancé, le 8 janvier 2026, une vaste campagne de sensibilisation à la masculinité positive dans le territoire de Mahagi, en Ituri. Objectif : encourager une transformation sociale en invitant les communautés locales à reconsidérer certaines pratiques coutumières qui mettent à mal les droits des femmes.

Des coutumes encore défavorables aux femmes

En Ituri, plusieurs organisations de défense des droits humains dressent un constat préoccupant : certaines femmes restent confinées aux tâches domestiques, exclues des instances de prise de décision ou soumises à des pratiques traditionnelles restrictives.

« Le système de patriarcat avec les coutumes et traditions qui en découlent considère les femmes et les filles comme des citoyennes de seconde zone (…) alors que les femmes, lorsqu’elles ont l’occasion d’accéder aux instances de prise de décision, ont démontré qu’elles pouvaient jouer un rôle important dans des domaines jusque-là considérés comme masculins », souligne Alain Rubenga, de la Section Genre de la MONUSCO à Bunia.

À Mahagi, certaines règles coutumières demeurent particulièrement strictes envers les femmes. Beatrice Wiyajik Amaa, cheffe du Bureau du Genre du territoire, confirme : « Il y a certaines coutumes, qui pensent que les femmes ne sont là que pour le mariage, faire les enfants, et les travaux ménagers (…) Au deuil par exemple, une femme ne peut pas parler ; la coutume ne permet pas aux femmes d’être cheffe coutumière, de transporter des cadavres, de parler de leurs propres dots. »

Certaines pratiques, comme « le lévirat », l’obligation pour une veuve d’épouser son beau-frère après la disparition de son mari, persistent encore.

Une campagne pour faire évoluer les mentalités

La campagne de la MONUSCO vise à remettre en question ces stéréotypes et coutumes discriminatoires, en encourageant une masculinité positive, constructive et non-violente. Jusqu’au 31 mars, date de la Journée nationale de la masculinité positive, des activités de sensibilisation seront organisées à destination des jeunes, des forces de sécurité et des leaders communautaires.

« Concrètement nous allons sensibiliser les jeunes (…) aux effets indésirables des stéréotypes sexistes, aux conséquences des masculinités toxiques et aux avantages desmasculinités positives (…) et aux lois qui pénalisent les violences basées sur le genre », explique Alain Rubenga.

L’objectif poursuivi : faire de Mahagi un territoire modèle, débarrassé de violences basées sur le genre, où femmes et hommes collaborent à égalité.

Des participants engagés pour le changement

Certains participants aux premières sessions reconnaissent une prise de conscience. « Nous venons de découvrir de nombreux stéréotypes sexistes que nous utilisons inconsciemment (…) lesquels stéréotypes violent leurs droits et freinent leur développement », a témoigné une participante, avant d’ajouter : « Nous nous engageons à sensibiliser nos communautés (…) Nous allons mettre en place une commission des volontaires qui va travailler au quotidien dans la sensibilisation aux masculinités positives. »

L’administrateur du territoire encourage également les habitants à adopter des comportements favorisant l’égalité réelle entre hommes et femmes.

Jean-Tobie Okala

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Présentation officielle de l’ouvrage « Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi »

Source: Africa Press Organisation – French


Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, accompagné de son Epouse ainsi que de hauts dignitaires du pays, a pris part, ce mercredi au Club du Lac Tanganyika, à la cérémonie de présentation officielle de l’ouvrage intitulé « Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi », du Dr Benjamin Ndagijimana.

Présentant son œuvre, rédigée en collaboration avec le Professeur Désiré Manirakiza, Gabriel Rufyiri, Janvière Ndirahisha, Alain Ndikumana et Pacifique Manirakiza, Dr. Ndagijimana a précisé que l’ouvrage n’analyse pas une personnalité, mais plutôt un moment présidentiel.

Selon lui, l’objectif est d’éclairer le passé, de structurer le présent et de préparer l’avenir. Le nom Ndayishimiye figure dans le titre dans la mesure où certains moments clés de transition nationale s’inscrivent dans un leadership transformationnel et adaptatif porté par l’actuel Chef de l’État.

Au cours d’un débat riche et constructif autour de l’ouvrage, l’ancien Président de la République du Burundi, l’Honorable Sylvestre Ntibantunganya, a salué le leadership du Président Ndayishimiye. Fort de son expérience et des hautes fonctions qu’il a exercées, a-t-il souligné, le Chef de l’État incarne, au regard des précédents Chefs d’État burundais, une vision crédible et éclairée du développement du pays. Il a par ailleurs appelé les élites burundaises à renoncer aux querelles institutionnelles et à s’engager résolument dans la réussite de la Vision nationale, à travers un esprit de patriotisme et de profondes réformes du système éducatif.

Les différentes interventions des participants ont mis en évidence, à la lumière de l’ouvrage, que le destin du Burundi se construit dès aujourd’hui, le pays disposant de nombreux atouts pour assurer son développement.

Prenant la parole, le Président Évariste Ndayishimiye a rappelé que le Burundi a traversé de nombreux pièges depuis 1903, tout en soulignant qu’il est désormais temps de les surmonter.

« J’encourage la population en général, et particulièrement les leaders, à changer de mentalités afin de transformer le Burundi dans tous les secteurs de la vie nationale », a martelé le Numéro Un burundais.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République du Burundi.

Cany Jobe, vétéran de l’industrie, nommé directeur général de la Commission pétrolière de Gambie

Source: Africa Press Organisation – French

Le président gambien Adama Barrow a nommé Cany Jobe au poste de directeur général de la Commission pétrolière gambienne, marquant ainsi une étape importante dans les efforts déployés par le pays pour développer son secteur pétrolier et gazier. Cette nomination intervient alors que la Gambie accélère la réforme réglementaire et la promotion des superficies afin de se positionner comme l’une des destinations d’exploration les plus attractives d’Afrique de l’Ouest.

Représentant la voix du secteur énergétique africain, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) se félicite de la nomination de Cany Jobe au poste de directrice générale, qu’elle considère comme une étape essentielle vers la transformation du profil d’investissement mondial de la Gambie. La Chambre estime que Mme Jobe sera la principale promotrice du secteur pétrolier et gazier du pays, chargée d’attirer les investissements internationaux et de positionner la Gambie comme une destination de classe mondiale pour les capitaux en amont.

Mme Jobe rejoint la Commission pétrolière avec près de 18 ans d’expérience internationale dans la chaîne de valeur du pétrole et du gaz. Elle est titulaire d’une maîtrise en ingénierie de l’Université d’Australie occidentale et d’une maîtrise en gestion de projets internationaux de l’Université Caledonian de Glasgow. Avant sa nomination, elle occupait le poste de directrice de l’exploration et de la production à la Gambia National Petroleum Corporation, où elle a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la stratégie en amont, la gestion des données et la collaboration avec les investisseurs potentiels. Elle a également occupé des postes au sein d’institutions régionales et internationales en Asie, en Australie, en Afrique de l’Ouest et en Amérique, notamment au sein de la China Petroleum Corporation, de la PDVSA vénézuélienne et de la Commission de la CEDEAO en tant que consultante nationale. Aujourd’hui, avec Mme Jobe à la tête de la Commission pétrolière, la Gambie se dit prête à rivaliser pour attirer les capitaux mondiaux destinés à l’exploration et à prendre sa place parmi la prochaine génération de producteurs de pétrole et de gaz en Afrique de l’Ouest.

Sa nomination intervient à un moment charnière du développement énergétique de la Gambie. Situé au cœur du bassin MSGBC, le pays dispose d’un ensemble unique d’avantages concurrentiels qui en font une destination très attractive pour l’exploration et l’investissement dans les régions pionnières. Il s’agit notamment d’une superficie attractive, d’une couverture de données croissante, d’une géologie solide et d’une réglementation en constante amélioration. Malgré ces avantages, le pays n’a pas encore fait de découverte commerciale de pétrole. Les défis auxquels la Gambie est confrontée pour faire progresser l’exploration et le développement ont peu à voir avec les ressources et davantage avec les investissements. Mais les récentes initiatives promettent de renverser cette tendance.

« Cany Jobe s’est attaquée aux grands enjeux liés au droit de la Gambie et de l’Afrique à produire leur pétrole et leur gaz », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC, ajoutant qu’elle a défendu son pays et travaillé dur à l’échelle mondiale pour faire progresser l’industrie pétrolière et gazière en laquelle elle croit.

« Je suis convaincu qu’elle va travailler avec l’industrie pour attirer les investisseurs dans le pays, mais aussi pour créer un environnement favorable aux investisseurs. J’exhorte l’industrie pétrolière internationale à soutenir cette alliée de poids en investissant massivement dans l’industrie pétrolière et gazière du pays », note-t-il.

Dans le cadre des efforts visant à libérer le potentiel de ses zones offshore, la Gambie ouvre activement son secteur amont aux sociétés d’exploration mondiales. Le pays dispose actuellement de plus de huit blocs offshore et de deux blocs onshore disponibles à l’investissement, ce qui le positionne comme l’un des marchés frontaliers les plus accessibles d’Afrique de l’Ouest. Environ 80 % des données sismiques et géologiques offshore ont déjà été acquises, ce qui réduit considérablement le risque d’exploration et permet une prise de décision plus rapide pour les opérateurs qui envisagent d’entrer sur le marché.

La proposition d’investissement de la Gambie est encore renforcée par sa situation stratégique dans le bassin MSGBC, l’une des provinces offshore les plus prometteuses au monde en matière d’hydrocarbures. Le bassin a donné lieu à des découvertes de classe mondiale dans les pays voisins, notamment le champ pétrolier de Sangomar au Sénégal et le projet transfrontalier Greater Tortue Ahmeyim, partagé entre le Sénégal et la Mauritanie. Les similitudes géologiques dans l’ensemble du bassin soulignent le potentiel de découvertes comparables dans les eaux gambiennes.

Au-delà de la géologie, la réforme réglementaire apparaît comme un pilier essentiel de la stratégie en amont de la Gambie. Le gouvernement est en train de finaliser un nouveau projet de loi sur l’exploration, le développement et la production pétrolières visant à renforcer la transparence, l’efficacité et la confiance des investisseurs. Cette législation devrait compléter les réformes plus larges de la réglementation en amont, en alignant le cadre juridique du pays sur les meilleures pratiques internationales et en améliorant l’environnement opérationnel global pour les investisseurs étrangers. Dans ce contexte, la nomination de Mme Jobe revêt une importance stratégique croissante, car elle apporte l’expérience nécessaire pour traduire le potentiel géologique de la Gambie, la couverture croissante des données et les réformes réglementaires en engagements concrets en matière d’exploration et en investissements amont soutenus.

« Cany Jobe apporte la combinaison idéale d’expertise technique, d’expérience internationale et de vision stratégique pour positionner la Gambie comme une destination compétitive en amont. Son leadership sera déterminant pour promouvoir le territoire du pays, attirer les investisseurs et garantir que la Gambie tire pleinement parti de sa situation géographique dans le bassin MSGBC. Cette nomination démontre la volonté du gouvernement d’attirer les investissements et de construire un secteur pétrolier de classe mondiale », déclare M. Ayuk. 

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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ORUN lance Heirs of Greatness à Casablanca, une plateforme panafricaine structurante au service de la souveraineté culturelle

Source: Africa Press Organisation – French

Orun, filiale d’African Currency Network (https://ORUN.Africa), annonce le lancement de la première édition de Heirs of Greatness Day, une initiative fondatrice ayant réuni à Casablanca des acteurs clés des industries culturelles et créatives (ICC).

Pensé comme une activation structurante, Heirs of Greatness Day s’inscrit dans le déploiement d’une plateforme stratégique articulant vision, méthode et action. L’initiative vise à positionner les ICC comme des leviers de développement durable, de souveraineté culturelle et de soft power africain.

Organisé dans un contexte continental marqué par la Coupe d’Afrique des Nations et par une attention internationale accrue portée au continent, l’événement affirme Casablanca comme un carrefour symbolique où se rencontrent création, transmission et projection internationale.

Au cœur de cette activation se trouve The Sovereign Code, la méthode fondatrice développée par ORUN, structurée autour de trois piliers complémentaires : Mémoire, Structure et Transmission. Véritable cadre de référence, The Sovereign Code irrigue l’ensemble des programmes d’ORUN et vise à transformer l’héritage culturel africain en systèmes durables de création de valeur, mesurables et inscrits dans le temps long.

Heirs of Greatness Day donne une expression concrète à cette méthode à travers la mise en lumière des sept Maisons d’Art : Tissage, Fonderie, Crochet, Tannerie, Teinture, Céramique et Couture. Conçues comme des espaces de transmission, d’expérimentation et de structuration, ces Maisons réunissent maîtres artisans, designers et partenaires autour d’une ambition commune : faire dialoguer les savoir-faire ancestraux avec les exigences contemporaines de création, de qualité et de responsabilité.

À cette occasion, Roméo Moukagny (Gabon, Sénégal), Kader Diaby (Côte d’Ivoire), Anil Padia (Kenya), Jennifer Mulli (Kenya), Henri Philippe Maidou (République centrafricaine), Sonia Ahmimou (Maroc, France) et Lucette Holland (Sénégal, France) ont présenté des œuvres et des démarches incarnant une vision exigeante de la création africaine, profondément ancrée dans les territoires et résolument tournée vers l’international.

La programmation de la journée a été pensée comme une expérience immersive et narrative, mêlant séquences institutionnelles, dispositifs artistiques, échanges éditoriaux et temps symboliques. La soirée a notamment été marquée par la présence de Sa Majesté la Reine Temitope Morenike Enitan-Ogunwusi, Reine du Peuple Yoruba au Nigeria, d’Olivia Yacé, Miss Côte d’Ivoire, Miss World Africa 2022, deuxième Dauphine Miss Monde 2022 et nominée Miss Univers, ainsi que du chanteur Singuila, venus célébrer la grandeur et incarner le dialogue entre héritage culturel, création contemporaine et rayonnement international.

The Sovereign Code – Build to outlast time

Ce tableau culturel traduit la volonté de Orun d’inscrire Heirs of Greatness Day dans une dynamique de continuité, au-delà d’un temps événementiel ponctuel. Elle a également été l’occasion pour Orun de recevoir la certification ISO 20121, attestant de son engagement en faveur d’un événementiel responsable et durable, aligné avec les standards internationaux.

Cette politique de durabilité s’inscrit dans la continuité de la mission de Orun, de The Sovereign Code (Mémoire, Structure, Transmission) et des valeurs fondamentales qui guident son action : Transmission, Responsabilité, Inclusion et équité, Excellence et exigence, Ancrage local et impact durable, Intégrité et transparence. Ces principes structurent l’ensemble des engagements de l’organisation et ses relations avec ses partenaires et parties prenantes.

L’initiative a par ailleurs bénéficié d’un soutien diplomatique et institutionnel significatif, soulignant la reconnaissance croissante des industries culturelles et créatives comme secteurs stratégiques des trajectoires de développement africaines. La présence de personnalités issues des sphères culturelles, institutionnelles et internationales renforce la portée symbolique et la crédibilité de cette première édition.

Enfin, Heirs of Greatness Day s’inscrit dans une trajectoire ambitieuse portée par Orun à l’horizon 2025-2030 : structuration de filières culturelles, montée en compétence des designers et artisans, création d’emplois qualifiés, développement de chaînes de valeur locales et rayonnement international des talents africains.
Cette première édition marque ainsi le point de départ d’un mouvement appelé à s’inscrire durablement dans l’écosystème culturel et économique du continent.

Distribué par APO Group pour ORUN, part of African Currency Network (ACN).

Contacts presse : 
Christelle Bochet :
christelle.bochet@acn.africa

Lamiaa Bassim :
lamiaabassim@gmail.com

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À propos de Orun :
Portée par Africa Currency Network (ACN) et membre du Kigali International Financial Centre, Orun est une organisation panafricaine dédiée à la structuration des industries culturelles et créatives (ICC) comme leviers de développement durable, de souveraineté culturelle et de soft power pour le continent africain.

Véritable outil stratégique au service des économies africaines, Orun s’inscrit dans une dynamique de transformation des territoires en valorisant les talents et les savoir-faire du continent. À la croisée de la création, du design, de l’artisanat et de la transmission, Orun transforme les métiers, les récits et les talents africains en actifs culturels, économiques et symboliques durables, capables de générer de la valeur localement tout en dialoguant avec des partenaires stratégiques et les scènes internationales.

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APO Group entre en partenariat avec Kenyan Trend pour proposer du contenu d’actualités panafricaines aux audiences d’Afrique de l’Est

Source: Africa Press Organisation – French

APO Group (www.APO-opa.com), le leader panafricain multiprimé du conseil en communication et de la distribution de communiqués de presse, a le plaisir d’annoncer un partenariat de contenu stratégique avec Kenyan Trend (https://KenyanTrend.com/), une plateforme d’information numérique en pleine croissance reconnue pour sa couverture des actualités kenyanes et régionales.

L’accord verra tous les communiqués de presse distribués par APO Group (texte, images, vidéo et audio), automatiquement publiés sur Kenyan Trend, donnant à son public un accès direct à un contenu de haute qualité et faisant autorité à travers le continent et au-delà.

Kenyan Trend fournit une couverture quotidienne de l’actualité, de la politique, du monde de l’entreprise, des affaires communautaires, du lifestyle, du divertissement et des préoccupations émergentes qui façonnent la région. Avec un lectorat croissant et un engagement en faveur de rapports accessibles et crédibles, la plateforme s’est imposée comme une source fiable pour le public kényan.

En rejoignant l’écosystème de partenaires d’APO Group, qui comprend plus de 300 organisations de médias en Afrique et dans le monde, Kenyan Trend :

  • recevra un flux continu de contenus d’informations panafricaines de qualité dans les secteurs clés ;
  • renforcera son offre éditoriale avec un contenu multimédia qui améliore l’engagement et le lectorat ; et
  • bénéficiera d’une visibilité accrue assurée par le principal service de distribution de communiqués de presse en Afrique.

Astone Lukoye Keya, rédacteur en chef de Kenyan Trend, déclare : « Nous sommes ravis de nous associer à APO Group, un acteur de renom qui partage notre engagement en faveur d’un journalisme crédible et à fort impact. Cette collaboration nous permet de mieux servir nos lecteurs en approfondissant et en diversifiant notre couverture médiatique. Il s’agit d’une étape importante dans le renforcement de notre plateforme et dans la diffusion de récits qui façonnent le Kenya et le continent au sens large ».

« Ce partenariat soutient l’objectif commun des deux organisations de promouvoir des informations africaines exactes, rapides et pertinentes. L’accès d’APO Group à des médias africains et internationaux de premier plan se traduit par une visibilité, une crédibilité et un impact accrus pour nos clients et partenaires, ce qui permet à leur contenu de toucher un public plus large. Nous sommes fiers d’aider Kenyan Trend à diffuser une narration positive de l’Afrique », ajoute Nicolas Pompigne-Mognard, fondateur et président du conseil d’APO Group.

Cette collaboration marque une nouvelle étape vers la construction d’un écosystème médiatique africain plus connecté dans lequel les voix locales sont amplifiées, le journalisme de qualité est mis à l’honneur et les récits africains sont distribués de manière fiable et à grande échelle.

Distribué par APO Group pour APO Group.

Contact Média :
marie@apo-opa.com

Contacts de Kenyan Trend Media :​ 
Nom : Astone Lukoye Keya
Fonction : Rédacteur en Chef Senior
Email : astonlukoye@gmail.com
Téléphone : +254 790 851 519

À propos d’APO Group : 
Fondé en 2007, APO Group (www.APO-opa.com) est le leader panafricain du conseil en communication et de la distribution de communiqués de presse. Réputés pour notre expertise africaine profondément enracinée et notre perspective globale, nous sommes spécialisés dans l’optimisation de la réputation et de la valeur de la marque des organisations privées et publiques à travers l’Afrique. En tant que partenaire de confiance, notre mission est d’exploiter le pouvoir des médias, en élaborant des stratégies sur mesure qui ont un impact tangible et mesurable en Afrique et au-delà.

Notre engagement en faveur de l’excellence et de l’innovation a été récompensé par des prix prestigieux, notamment un PRovoke Media Global SABRE Award et plusieurs PRovoke Media Africa SABRE Awards. Nous avons été nommés Leading Public Relations Firm Africa et Leading Pan-African Communications Consultancy Africa en 2023, et Best Public Relations and Media Consultancy of the Year South Africa en 2024 et en 2025, lors des World Business Outlook Awards. En 2025, Brands Review Magazine nous a reconnus en tant que Leading Communications Consultancy in Africa pour la seconde année consécutive. Le magazine nous a également nommé Best PR Agency et Leading Press Release Distribution Platform in Africa en 2024. En 2025, nous avons reçu la médaille d’or de la meilleure campagne RP et la médaille de bronze des événements hors catégorie aux Davos Communications Awards.

La clientèle estimée d’APO Group, qui comprend des géants mondiaux tels que Canon, Nestlé, Western Union, le PNUD, Network International, African Energy Chamber, Mercy Ships, Marriott, Africa’s Business Heroes et Liquid Intelligent Technologies, reflète notre capacité inégalée à évoluer dans l’écosystème médiatique africain complexe. Avec une équipe multiculturelle à travers l’Afrique, nous offrons des perspectives et une portée inégalées à travers le continent. APO Group se consacre à la refonte de la narration sur l’Afrique, à la remise en question des stéréotypes et à la présentation de récits africains inspirants à un public mondial. Notre expertise dans l’élaboration et l’accompagnement de campagnes de relations publiques dans le monde entier nous permet d’amplifier les messages des marques, de renforcer les réputations et d’établir un lien pertinent avec les publics cibles.

À propos de Kenyan Trend :
Kenyan Trend est une plateforme numérique d’actualités et de divertissement en pleine expansion, qui propose des contenus pertinents, précis et engageants en provenance du Kenya et d’ailleurs. Axée sur les sujets tendances, le lifestyle, le divertissement, les affaires, le sport et l’actualité de dernière minute, Kenyan Trend offre à ses lecteurs des informations fiables en temps réel. Grâce à son engagement en faveur de la clarté, de la crédibilité et d’une narration à fort impact, Kenyan Trend continue d’influencer les conversations et de connecter les audiences à travers l’espace digital.

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Le Groupe de coordination arabe et le Groupe de la Banque africaine de développement lancent un partenariat stratégique structuré pour accroître le cofinancement et l’investissement en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French


  • Une réunion de consultation de haut niveau réunit les chefs du Groupe de coordination arabe et du Groupe de la Banque africaine de développement à Abidjan.
  • Une déclaration commune a été adoptée pour renforcer le partenariat en faveur de la transformation économique de l’Afrique.

Le Groupe de coordination arabe (ACG) et le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) ont lancé, à Abidjan, une nouvelle phase de leur partenariat visant à accroître le cofinancement, à mobiliser des capitaux privés et à accélérer la transformation économique de l’Afrique.

La réunion de consultation de haut niveau, qui s’est tenue au siège de la Banque africaine de développement, a permis d’établir une plateforme commune pour passer d’une coopération fragmentée à un co-investissement programmatique à grande échelle aligné sur les priorités de développement économique du continent.

La consultation se déroule au moment où l’Afrique est confrontée à un déficit croissant de financement du développement et à un besoin urgent de mobiliser des capitaux à grande échelle pour l’accès à l’énergie, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, l’intégration régionale et la croissance tirée par le secteur privé.

Cette consultation reflète également l’ambition collective des membres de l’ACG de renforcer leur engagement avec l’Afrique, déployé de manière plus coordonnée et plus catalytique.

De la coopération au co-investissement à grande échelle

Les discussions ont porté sur la manière dont l’ACG et la Banque africaine de développement pouvaient conjointement ancrer le cofinancement arabo-africain (en combinant leurs bilans respectifs, leurs capacités de financement à long terme et anticyclique, leur expertise sectorielle et leurs plateformes nationales) pour mobiliser des investissements publics et privés plus importants et mieux coordonnés afin de soutenir les priorités d’investissement en matière de développement de l’Afrique. Les participants ont exploré des pistes concrètes pour améliorer la préparation conjointe des projets, harmoniser les approches de financement, renforcer le dialogue politique, exploiter les avantages comparatifs et soutenir les programmes de développement menés par les pays, tout en veillant à ce que les investissements produisent un impact mesurable et une résilience à long terme.

La consultation s’inscrivait également dans le cadre du programme de la Banque africaine de développement visant à renforcer la souveraineté financière de l’Afrique grâce à une Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), destinée à mieux intégrer les institutions de financement du développement, les fournisseurs de garanties, les assureurs, les marchés de capitaux et les investisseurs privés.

La Déclaration commune fixe le cadre du suivi

La réunion de consultation de haut niveau a abouti à l’adoption d’une Déclaration commune sur un partenariat stratégique entre l’ACG et le Groupe de la Banque africaine de développement (https://apo-opa.co/4qMUnoE). La Déclaration articule une vision politique partagée et la traduit en orientations opérationnelles, définissant clairement les domaines prioritaires de coopération. Elle établit également les principes des mécanismes de suivi institutionnels qui guideront la prochaine phase du partenariat arabo-africain. 

S’agissant de la prochaine étape pratique, la Déclaration prévoit l’élaboration d’un cadre de financement et de partenariat opérationnel, à envisager en 2026, qui définira les modalités de cofinancement, de coordination des pipelines, de confiance mutuelle et de programmation conjointe régulière. Elle reconnaît également le rôle central du Fonds africain de développement (le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque) dans le soutien aux pays à faible revenu et fragiles. La Déclaration appelle également à explorer une collaboration plus étroite entre les institutions de l’ACG et le Fonds.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Liens supplémentaires :
Déclaration commune (https://apo-opa.co/4qMUnoE)
Album photo (https://apo-opa.co/3YEqzyw)

Liens de téléchargement des vidéos :
Vimeo EN https://apo-opa.co/4qXljlU
YouTube EN https://apo-opa.co/45L69rx
Vimeo FR https://apo-opa.co/4qQvyrV
YouTube FR https://apo-opa.co/4qQKfeD
Vimeo AR https://apo-opa.co/45d2zGx
YouTube AR https://apo-opa.co/4jILEl9

À propos du Groupe de coordination arabe (ACG) :
Le Groupe de coordination arabe (ACG) est une alliance stratégique qui apporte une réponse coordonnée au financement du développement. Depuis sa création en 1975, l’ACG a joué un rôle déterminant dans le développement des économies et des communautés pour un avenir meilleur, en octroyant plus de 13 000 prêts de développement à plus de 160 pays dans le monde. L’ACG œuvre dans le monde entier pour soutenir les pays en développement et créer un impact positif durable. L’ACG est considéré comme l’un des partenariats de développement les plus importants et les plus efficaces au niveau international. Le Groupe travaille activement à l’adoption des meilleures pratiques mondiales en matière de développement durable. Il vise également à aligner les efforts de ces institutions afin de parvenir à une convergence et à une harmonisation des politiques régissant leurs opérations de financement.

L’ACG comprend dix institutions nationales, régionales et internationales arabes, dont le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds arabe pour le développement économique et social, le Programme arabe du Golfe pour le développement, le Fonds monétaire arabe, la Banque islamique de développement, le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le Fonds du Qatar pour le développement et le Fonds saoudien pour le développement.

Pour en savoir plus : https://TheACG.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigéria. Présente dans 44 pays africains et disposant d’un bureau de représentation extérieure au Japon, le Groupe de la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 pays membres régionaux.  

Plus d’informations : www.AfDB.org

La transition énergétique africaine offre des opportunités (Par NJ Ayuk)

Source: Africa Press Organisation – French

Par NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie (https://EnergyChamber.org).

Réfléchissons-y sérieusement : aujourd’hui, l’Afrique contribue à moins de 5 % des émissions mondiales liées à l’énergie, alors qu’elle abrite 19 % de la population mondiale. D’ici 2060, la population du continent devrait atteindre 28 % du total mondial. Mais devinez quoi ? Au cours de la même période, sa part dans les émissions liées à l’énergie devrait rester modeste, à 9 %.

Lorsque l’on examine ces statistiques compilées dans le rapport récemment publié par la Chambre africaine de l’énergie, intitulé « State of African Energy: 2026 Outlook Report » (État de l’énergie en Afrique : perspectives pour 2026), il est évident que la responsabilité de l’Afrique dans le changement climatique est pour le moins minime. Et pourtant, les défenseurs occidentaux qui continuent de scander « NET-ZERO ! NET-ZERO ! » s’attendent à ce que leurs appels à l’élimination rapide des combustibles fossiles soient universellement adoptés.

Cela n’a aucun sens.

La faible consommation d’énergie par habitant place en fait l’Afrique en position de mener les efforts mondiaux de décarbonisation. Cependant, cette voie de développement à faible émission de carbone doit respecter les besoins uniques des Africains.

Il est indéniable que les limitations en matière d’infrastructures rendent la décarbonisation à grande échelle plus difficile sur le continent que dans d’autres parties du monde. Le manque de capacité du réseau, les lignes de transport obsolètes et un déficit énergétique important entravent l’intégration de projets d’énergie renouvelable à grande échelle, tels que les parcs solaires et éoliens. Une partie importante de la population n’a pas accès à une électricité fiable et le continent dans son ensemble est confronté à des déficits énergétiques, ce qui signifie que les efforts de décarbonisation doivent aller de pair avec la nécessité fondamentale d’élargir l’accès à l’énergie.

Pour relever ces défis en matière d’infrastructures, il ne suffit pas de construire de nouveaux actifs, il faut également moderniser les réseaux, promouvoir l’efficacité énergétique, améliorer les environnements réglementaires et favoriser l’expertise locale.  Dans le contexte des réglementations sur les émissions élaborées par l’Organisation maritime internationale et l’Union européenne, l’Afrique a le potentiel pour devenir un important fournisseur de carburants verts. Mais ce potentiel ne peut être atteint sans investissements importants dans la modernisation des infrastructures.

Comme nous le savons tous, la transition vers une économie à faible intensité de carbone nécessite des investissements initiaux importants. De nombreux pays africains ont du mal à obtenir les capitaux nécessaires en raison des risques politiques et financiers perçus. Malgré les objectifs ambitieux de décarbonisation fixés par de nombreux gouvernements, l’incohérence des politiques et la lenteur des processus d’autorisation créent une incertitude pour les investisseurs. La forte dépendance à l’égard des exportations de combustibles fossiles signifie que de nombreux pays africains devront trouver un équilibre délicat entre la stabilité économique et la transition vers les énergies propres.

Malgré sa dépendance aux combustibles fossiles, le profil énergétique en pleine évolution de l’Afrique, qui inclut l’hydrogène et les minéraux critiques, pourrait jouer un rôle essentiel dans l’évolution du climat mondial.

Développer l’hydrogène vert

Le rapport « 2026 Outlook » indique que d’ici 2035, le continent pourrait produire plus de 9 millions de tonnes d’hydrogène à faible teneur en carbone par an. Atteindre ce volume pourrait être essentiel pour les efforts de décarbonisation du pays. Cela est rendu possible grâce aux vastes ressources solaires et éoliennes de l’Afrique, à la grande disponibilité des terres et à la proximité des principaux marchés d’exportation. En fait, notre rapport prévoit que le continent deviendra un exportateur d’hydrogène, soit en le transportant sous forme liquide par pipeline depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe, soit en utilisant l’ammoniac comme vecteur vers d’autres marchés internationaux.

Actuellement, les grands projets d’hydrogène vert en Afrique sont concentrés en Namibie, en Afrique du Sud, en Mauritanie, en Égypte et au Maroc. En 2022, ces quatre pays se sont associés à deux autres, l’Égypte et le Kenya, pour lancer l’African Green Hydrogen Alliance (AGHA), qui promeut le leadership de l’Afrique dans le développement de l’hydrogène vert. Comptant désormais 11 membres, l’AGHA prévoit que les exportations d’hydrogène vert du continent atteindront 40 mégatonnes d’ici 2050.

La Namibie est un leader dans le développement de l’hydrogène vert, en particulier pour l’exportation. Le projet Hyphen, d’une valeur de 10 milliards de dollars, développé par la société namibienne Hyphen Hydrogen Energy, une coentreprise entre la société énergétique allemande Enertrag et Nicholas Holdings, prévoit de produire plus de 300 000 tonnes d’hydrogène vert par an, destinées à l’exportation vers l’Europe.

Un autre partenariat namibien-allemand est l’usine sidérurgique verte HyIron Oshivela, qui utilise un électrolyseur de 12 MW, alimenté par un parc solaire d’environ 25 MW et un grand système de batteries, pour produire de l’hydrogène vert. L’hydrogène est ensuite utilisé pour éliminer l’oxygène du minerai de fer afin de créer du fer de réduction directe (DRI), une matière première essentielle pour la fabrication d’acier à faible teneur en carbone.

Parallèlement, la construction du Daures Green Hydrogen Village, la première installation entièrement intégrée de production d’hydrogène vert et d’engrais en Afrique, est en cours. Elle combinera les énergies renouvelables et l’agriculture durable.

L’Afrique du Sud voisine a créé une « Hydrogen Valley » nationale, qui abrite plusieurs projets à grande échelle qui doivent leur succès en grande partie aux investissements publics et privés. Le Coega Green Ammonia Project est une usine de 5,7 milliards de dollars américains construite par Hive Hydrogen et Linde, qui devrait produire jusqu’à 1,2 million de tonnes d’ammoniac vert par an. Le Prieska Power Reserve Project, situé dans le Cap-Nord, devrait commencer à produire de l’hydrogène vert et de l’ammoniac à partir d’énergie solaire et éolienne dès l’année prochaine. En août 2023, Sasol a lancé l’exploitation du Sasolburg Green Hydrogen Pilot. Ce programme pilote est capable de produire jusqu’à 5 tonnes d’hydrogène vert par jour. Et un consortium connu sous le nom de HySHiFT Project cherche à produire du carburant aviation durable (SAF) à partir d’hydrogène vert dans des installations existantes.

Au nord, la Mauritanie poursuit des « mégaprojets » à grande échelle afin de tirer parti de son vaste potentiel éolien et solaire. Le projet Nour (Aman) est l’un des plus grands projets d’hydrogène vert en Afrique. Le développeur CWP Global espère produire 1,7 million de tonnes d’hydrogène vert par an. Le gouvernement mauritanien a également conclu un accord distinct de 34 milliards de dollars avec Conjuncta pour développer une installation d’hydrogène vert de 10 GW.

Plus au nord, le Maroc se distingue comme l’un des premiers pays africains à avoir élaboré une stratégie nationale en matière d’hydrogène vert. Il se positionne désormais pour exporter vers l’Europe en allouant des terrains importants à proximité des ports et en investissant dans des infrastructures partagées afin de faciliter la production et l’exportation. Des projets sont en cours en collaboration avec des entités telles que TotalEnergies et la Banque européenne d’investissement.

L’Égypte s’efforce également de devenir une plaque tournante régionale pour l’hydrogène et ses dérivés, en mettant l’accent sur la zone économique du canal de Suez (SCEZ). La SCEZ a déjà un impact : l’usine d’Ain Sokhna, située dans la zone, est la première usine de production d’hydrogène vert opérationnelle en Afrique. Le gouvernement égyptien a également signé de nombreux accords internationaux et obtenu plus de 17,4 milliards de dollars d’engagements d’investissement pour plusieurs grands projets d’hydrogène vert.

Diversification critique

Outre son immense potentiel en matière d’hydrogène vert, l’Afrique abrite également certains des gisements les plus riches au monde de minéraux essentiels tels que le cobalt, le cuivre, l’or, le lithium et les métaux du groupe du platine (MGP). Comme le prévoit le rapport « 2026 Outlook », cette richesse positionne le continent comme un acteur central de la chaîne d’approvisionnement mondiale pendant la transition énergétique.

Nous prévoyons que la demande en minéraux essentiels quintuplera d’ici 2035. Cela signifie que les pays africains riches en minéraux sont en passe d’acquérir une position stratégique importante dans l’industrie, avec des opportunités tout au long de la chaîne de valeur, de l’extraction au traitement en passant par le raffinage, à condition qu’ils parviennent à attirer des investissements soutenus dans les infrastructures, la gouvernance et le développement des compétences.

La poursuite des investissements est la clé du succès de ce secteur. Et la bonne nouvelle, c’est que les gouvernements d’autres régions (en particulier les États-Unis et la Chine) se bousculent pour conclure des accords bilatéraux avec les pays africains afin de garantir l’accès aux minéraux, de promouvoir les coentreprises et d’intégrer les chaînes de valeur minérales.

Au cours de l’année écoulée, la République démocratique du Congo (RDC) a été le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième producteur de cuivre. Comme nous l’avons signalé, la RDC abritait sept des dix premières mines productrices de cobalt en 2024. Mais en février 2025, le gouvernement a imposé une interdiction d’exportation afin de freiner l’offre excédentaire et de stabiliser la chute des prix. Bien que l’interdiction ait été levée en octobre, elle a été remplacée par un système de quotas stricts visant à réguler la production minière et les exportations jusqu’en 2027 au plus tôt.

La RDC rejoint également le Zimbabwe, le Mali, le Ghana et la Namibie parmi les principaux producteurs de lithium. Ce groupe de pays a produit 124 230 tonnes métriques d’équivalent carbonate de lithium (LCE) en 2024, et la production devrait augmenter de plus de 150 % d’ici 2030. Comme le souligne le rapport « 2026 Outlook », les mines de lithium africaines sont compétitives en termes de coûts, ce qui en fait une cible d’investissement idéale. Jusqu’à présent, plusieurs projets ont été développés rapidement et à des coûts d’investissement relativement faibles, en particulier au Mali et au Zimbabwe.

Quant au Zimbabwe, son importance stratégique dans la chaîne d’approvisionnement en lithium ne cesse de croître : en 2024, il abritait deux des dix premières mines productrices de lithium au monde, représentant ensemble 7,42 % de la production mondiale de lithium. Le Zimbabwe est également à la pointe des efforts d’enrichissement, ayant interdit les exportations de minerai de lithium et introduit une redevance de 2 % sur les ventes de lithium, tout en développant une raffinerie de 450 millions de dollars dans le parc industriel de Mapinga.

Libérer notre potentiel minéral

Sur la base de nos recherches, les Perspectives 2026 présentent plusieurs stratégies qui, selon nous, contribueront à libérer le potentiel de l’Afrique en aval dans un paysage minier mondial en rapide évolution.

D’une part, des cadres réglementaires stables et transparents sont indispensables. Pour garantir des investissements à long terme et cohérents dans les infrastructures de raffinage et de transformation, il faut un environnement juridique et fiscal prévisible. Les gouvernements doivent faire de la clarté réglementaire une priorité, en rationalisant les processus d’octroi de permis et en veillant à une application cohérente de la réglementation afin d’attirer les capitaux nationaux et étrangers.

La promotion de la coopération régionale et le partage des infrastructures d’énergie propre constituent une autre stratégie. Les gouvernements et les blocs régionaux devraient se concentrer sur les investissements dans les infrastructures industrielles communes, telles que les routes, les chemins de fer et les corridors d’énergie renouvelable, afin de soutenir les pôles de transformation. La coopération régionale — normalisation des politiques d’exportation, des normes environnementales et des incitations à l’investissement au-delà des frontières — est essentielle pour surmonter la fragmentation des marchés africains et la situation géographique enclavée de nombreux pays riches en ressources.

Nous devons également intensifier nos efforts pour renforcer les capacités techniques locales et permettre le transfert de technologies. Les ambitions de l’Afrique en matière de raffinage sont entravées par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et l’accès limité aux technologies de transformation avancées. Les gouvernements devraient offrir des incitations à l’embauche locale, à la formation et à la R&D, en encourageant les partenariats avec les universités, les instituts techniques et les agences de développement international afin d’accélérer le développement de la main-d’œuvre et le transfert de connaissances.

Dans le même temps, nous devons éviter les violations des droits de l’homme qui ont entaché d’autres industries extractives en Afrique. Nos réglementations doivent donner la priorité à la dignité humaine et à la sécurité sur le lieu de travail, avec des directives qui criminalisent le travail des enfants, protègent les populations autochtones, préservent l’environnement physique local et favorisent des conditions de vie et de travail saines.

Les dirigeants africains doivent saisir cette occasion pour progresser dans la chaîne de valeur vers la transformation et le raffinage. Le continent peut et va libérer une valeur économique significative pour aider les nations à sortir de la pauvreté énergétique, à condition que les gouvernements encouragent des investissements durables dans les infrastructures, la gouvernance et le développement des compétences.

Le rapport « The State of African Energy: 2026 Outlook Report » (État de l’énergie en Afrique : perspectives pour 2026) est disponible en téléchargement. Rendez-vous sur https://apo-opa.co/4qWPhGB pour demander votre exemplaire.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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