Creative Africa Nexus (CANEX) WKND 2026 : Afreximbank et TopTier Sports Management réunissent les légendes du football à Lagos

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com), à travers son programme Creative Africa Nexus (CANEX), et TopTier Sports Management, en partenariat avec What Media Group, ont annoncé aujourd’hui l’organisation d’un match de gala réunissant des légendes du football, qui constituera l’un des rendez-vous phares du CANEX WKND 2026.

Le 8 novembre 2026, le stade Onikan de Lagos accueillera un match de gala exceptionnel réunissant des légendes du football venues d’Afrique et d’ailleurs. L’événement célébrera les 30 ans de la légendaire génération des Super Eagles du milieu des années 1990, qui a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du football nigérian avec son sacre à la CAN 1994, son parcours remarquable à la Coupe du monde de la FIFA la même année et son couronnement olympique à Atlanta en 1996, avec une médaille d’or historique.

Organisé dans le cadre du CANEX WKND 2026, rendez-vous phare d’Afreximbank consacré au développement des industries créatives et culturelles africaines, ce match mettra en lumière les synergies entre le sport, le divertissement et, plus largement, l’économie créative.

L’événement s’annonce comme un rendez-vous très attendu des passionnés de football, des acteurs de l’économie créative et du grand public, avec la présence annoncée de médias nationaux et internationaux.

S’exprimant lors de la conférence de presse, Temwa Gondwe, Directeur des industries créatives et de la diaspora, Afreximbank, a déclaré : « Les Super Eagles de 1996 ont fait bien plus que remporter la médaille d’or olympique : ils ont changé le regard du monde sur le football africain, démontrant que le talent africain est une force irrésistible. Aujourd’hui, le sport, le divertissement et la culture forment le véritable moteur de l’économie créative africaine. Le match des légendes est bien plus qu’une célébration de notre passé glorieux : il offre un cadre privilégié pour réfléchir aux nouvelles perspectives de développement et de commercialisation des talents africains, tout en renforçant leur autonomisation à l’échelle mondiale ».

Pour sa part, Chichi Nwoko, Fondatrice et Directrice générale de TopTier Sports Management et de What Media Group, chargée de la conception et de la mise en œuvre du match des légendes du football, a souligné : « Il y a trente ans, une génération de footballeurs nigérians a montré au monde entier toute l’étendue du talent africain. Le match des légendes du football entend célébrer leur héritage et leur témoigner notre reconnaissance, mais aussi nous donner l’occasion de nous poser des questions essentielles : que construisons-nous pour la génération actuelle et pour celles qui nous succéderont ? Nous voulons mettre en place les infrastructures qui permettront aux sportifs africains de bâtir une carrière durable, aussi bien sur les terrains qu’en dehors. Il existe aujourd’hui un déficit considérable en la matière auquel nous devons remédier. C’est tout l’enjeu de ce partenariat avec Afreximbank ».

Le match des légendes du football s’inscrira également dans l’ambition du CANEX WKND 2026 de positionner Lagos comme une destination de référence pour les industries créatives africaines. Il mettra aussi en lumière le rôle moteur des grands rendez-vous culturels et de divertissement dans le développement de l’activité économique, du tourisme et de l’investissement, ainsi que dans le rayonnement international de la ville.

Distribué par APO Group pour Afreximbank.

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Vincent Musumba
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À propos de Creative Africa Nexus : 
Le programme Creative Africa Nexus (CANEX) est une initiative d’Afreximbank destinée à soutenir et à accélérer le développement des industries créatives et culturelles africaines, en facilitant leur accès au financement, aux marchés, au renforcement des capacités ainsi qu’aux opportunités de collaboration et d’investissement. Le CANEX WKND rassemble les figures de proue de l’entrepreneuriat créatif, des investisseurs, des décideurs publics, des artistes, des marques et des acteurs majeurs des industries créatives venus d’Afrique et de la diaspora africaine.

À propos de TopTier Sports Management :
TopTier Sports Management est un acteur de référence du management sportif. L’entreprise propose des solutions globales aux organisations sportives, aux instances dirigeantes et aux entreprises opérant dans le secteur du sport à travers l’Afrique. Forte de son expertise en stratégie, en management et en développement, TopTier Sports Management met son savoir-faire au service des secteurs du sport, du divertissement et des affaires.

À propos d’Afreximbank : 
La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Depuis 30 ans, Afreximbank déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui facilitent la transformation de la structure du commerce africain et accélèrent l’industrialisation et le commerce intrarégional, soutenant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervente défenseur de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), Afreximbank a lancé les le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme la plateforme de paiement et de règlement devant appuyer la mise en œuvre de la ZLECAf. En collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’UA, la Banque a mis en place un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars US pour aider les pays à participer de manière effective à la ZLECAf. À la fin de décembre 2025, le total des actifs et des garanties de la Banque s’élevait à environ 48,5 milliards de dollars US et les fonds de ses actionnaires s’établissaient à 8,4 milliards de dollars US. Afreximbank est notée AAA par China Chengxin International Credit Rating Co., Ltd (CCXI), A par GCR, A- par Japan Credit Rating Agency (JCR) et Baa2 par Moody’s. Moody’s (Baa2) et S&P Global Ratings (BBB+). La Banque a son siège social au Caire, en Égypte. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.Afreximbank.com

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Soudan : Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce des coupes des financements internationaux aux conséquences dévastatrices

Source: Africa Press Organisation – French


Au Soudan, Médecins Sans Frontières (MSF) constate les effets dévastateurs de la baisse des financements internationaux sur les populations déjà grandement affectées par la guerre. Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent à l’Assemblée générale des Nations unies, MSF appelle les gouvernements et les bailleurs à augmenter les financements destinés aux services de santé essentiels au Soudan, et à garantir des financements flexibles, prévisibles et transitoires afin d’éviter l’interruption brutale de services indispensables.

Alors que le Soudan fait face à l’une des plus graves crises humanitaires au monde, conséquence de plus de trois années de guerre, l’impact de la baisse de l’aide internationale se fait désormais sentir sur le terrain. Un an et demi après la fermeture de l’USAID en 2025, les financements accordés à de nombreuses organisations intervenant au Soudan ont pris fin de manière effective en juin dernier. Si les États-Unis demeurent le principal bailleur du pays, notamment à travers le financement d’OCHA et d’autres organisations, de nombreux prestataires de soins n’ont pas trouvé de financements alternatifs, ce qui entraîne la fermeture d’un grand nombre de structures de santé. 

Au Darfour central, 45 centres de soins de santé primaire ont cessé de recevoir un soutien en mai, l’organisation qui les appuyait n’ayant plus les financements nécessaires pour poursuivre ses activités. Or, entre janvier et avril 2026, les admissions dans les structures soutenues par MSF à Zalingei et Rokero, au Darfour central, avaient déjà augmenté de 22,5 % par rapport à la même période en 2025.

Des structures de santé saturées 

« La guerre fait exploser les besoins au Soudan, tandis que les coupes budgétaires réduisent la réponse humanitaire », explique Muhammad Ibrahim, chef de mission de MSF au Soudan. « Les activités de MSF sont financées par des dons privés. Mais lorsque les financements disparaissent pour d’autres services de santé, les cliniques ferment, les patients ont moins d’options pour se faire soigner et la pression se reporte sur les structures qui restent ouvertes, y compris les nôtres. » 

Dans le camp de Tanedba, dans l’État de Gedaref, où vivent 18 400 réfugiés, le départ d’une organisation humanitaire en juin a entraîné la fermeture des services de maternité et de chirurgie. Les femmes nécessitant une césarienne doivent désormais parcourir trois heures de route pour accéder aux soins. MSF a repris la gestion du service des urgences jusqu’à la fin de l’année. 

« Fermer une clinique ne fait pas disparaître un patient », souligne Sebastián Traficante, coordinateur des urgences de MSF au Darfour. « Cela ne fait que le rediriger vers l’établissement suivant. Après un trajet plus long et plus coûteux, les patients arrivent souvent dans un état plus grave, alors que l’hôpital est parfois déjà saturé. MSF peut renforcer certains services, mais nous ne pouvons pas compenser chaque fermeture. » 

La situation est similaire à Um Rakuba, où moins de dix organisations humanitaires sont désormais présentes, contre environ 35 en 2021. Le camp accueille aujourd’hui près de 17 000 réfugiés, principalement des femmes et des enfants. « Notre hôpital d’Um Rakuba constitue désormais la seule bouée de sauvetage pour les réfugiés comme pour les communautés soudanaises locales », explique Fabrizio Locuratolo, responsable des affaires humanitaires de MSF.

Au Soudan, il faut choisir entre se soigner et se nourrir 

Dans le camp de personnes déplacées de Hamidiya, au Darfour central, un centre de santé qui assurait des soins de maternité, de pédiatrie et de santé mentale fonctionne en capacités réduites depuis qu’une organisation internationale a cessé de le soutenir. Le nombre de consultations quotidiennes est passé d’environ 200 à seulement 40, et les vaccinations ont cessé. Cette baisse ne signifie pas que les besoins ont diminué : les patients et les patientes ont simplement cessé de se rendre dans un centre qui n’est plus en mesure de les soigner. 

« Les conséquences des coupes budgétaires vont bien au-delà des soins de santé. Les rations alimentaires diminuent et les programmes de protection sont démantelés, supprimant les derniers mécanismes de soutien », explique Fabrizio Locuratolo, responsable des affaires humanitaires de MSF. 

Au Darfour, un travailleur gagne environ un dollar américain par jour. Le transport jusqu’à une structure de santé encore opérationnelle coûte environ deux dollars, soit l’équivalent de deux jours de salaire. Pour de nombreuses familles, accéder aux soins revient ainsi à choisir entre se soigner et se nourrir. « Avec cet argent, je peux acheter de la nourriture », a confié un patient à MSF. « Sans nourriture, il ne peut pas y avoir de santé. » 

À Tawila, au Darfour, malgré la présence d’une cinquantaine d’ONG, d’importantes lacunes persistent pour près de 600 000 personnes déplacées. MSF y gère le seul hôpital de 200 lits de la région et demeure la seule organisation capable de mettre en œuvre une réponse à grande échelle en cas d’épidémie. 

Les cas de paludisme et de malnutrition sont déjà en hausse, avant même le pic de la saison des pluies. En août, les équipes ont admis 191 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition sévère dans leur centre d’hospitalisation nutritionnelle. Près de 22 % d’entre eux étaient également atteints de paludisme.

Une crise humanitaire qui reste largement sous-financée 

En plus des Etats-Unis, plusieurs gouvernements européens ont également réduit leur aide au Soudan. Les données préliminaires de l’OCDE montrent que l’aide des institutions de l’Union européenne a reculé de 13,8 % en 2025, tandis que plusieurs grands bailleurs européens ont réduit leurs dépenses globales d’aide. À l’échelle mondiale, l’aide humanitaire a chuté de 35,8 %. 

Ces coupes interviennent dans un contexte où la réponse humanitaire au Soudan est déjà très largement sous-financée. Selon les Nations unies, 825 000 enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère cette année, tandis que 19,5 millions de personnes étaient confrontées à des niveaux de malnutrition critiques plus tôt cette année. Pourtant, le Plan de réponse humanitaire des Nations unies, doté de 2,87 milliards de dollars, n’est financé qu’à hauteur de 41 %. Dans le même temps, 37 % des structures de santé du pays seraient totalement hors service, selon les Nations unies.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Soudan du Sud : le lourd tribut d’une paix toujours inachevée

Source: Africa Press Organisation – French


À l’issue de sa quatorzième mission d’enquête dans le pays en dix ans, la Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a dénoncé la persistance des violences, les tensions politiques, la réduction de l’espace civique, la corruption endémique et l’impunité.

Elle appelle les autorités sud-soudanaises à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils, garantir l’accès de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin et instaurer les conditions d’un dialogue politique véritablement inclusif avant le scrutin.

Durant cette mission de quatre jours, les enquêteurs indépendants ont rencontré des représentants du gouvernement, des responsables politiques et sécuritaires, des membres de la société civile ainsi que d’autres acteurs.

Des victimes toujours sans protection

La présidente de la Commission, Yasmin Sooka, s’est notamment rendue dans l’État de Jonglei, dans le nord du pays, où elle a rencontré des survivants des récents combats.

Leurs témoignages font état de violences sexuelles, de meurtres, de déplacements forcés et de séparations familiales. Certains survivants ont également expliqué être restés sans accès aux soins médicaux, au soutien psychosocial et à d’autres services essentiels, y compris dans des situations nécessitant une prise en charge urgente.

« Visite après visite, nous continuons d’entendre des personnes qui subissent les conséquences de la violence, des déplacements, de l’insécurité et de l’incapacité des responsables politiques et sécuritaires à prévenir et à remédier à ces préjudices », a déclaré Yasmin Sooka.

« La situation a peu évolué, alors que le coût humain continue de s’alourdir. Le peuple sud-soudanais mérite mieux que de voir sa vie façonnée par des cycles récurrents de violence et d’incertitude », a-t-elle ajouté.

Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis juillet 2011, reste marqué par une guerre civile déclenchée en 2013 par une lutte de pouvoir entre le Président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Malgré l’accord de paix revitalisé signé en 2018, les violences et les tensions persistent. 

L’aide humanitaire sous pression

La Commission s’est également alarmée de la multiplication des meurtres et des déplacements, des attaques visant les civils et des entraves aux opérations humanitaires, alors que l’insécurité menace de plus en plus les travailleurs humanitaires.

Dans un contexte de besoins humanitaires considérables et de financement insuffisant, elle souligne l’importance de préserver le soutien aux opérations humanitaires et à la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

Les enquêteurs se sont notamment dits profondément préoccupés par l’attaque récente contre une patrouille de la MINUSS dans l’État de Jonglei, qui a tué deux Casques bleus et fait plusieurs blessés. Ils demandent qu’une enquête soit menée et que les responsables soient traduits en justice.

Des élections sous tension

La mission intervient alors que le pays se prépare aux élections prévues en décembre, qui doivent être les premières depuis l’indépendance.

La Commission avait déjà averti que des élections organisées sans les garanties nécessaires – notamment un dialogue politique inclusif – pourraient raviver le conflit et accroître le risque de nouvelles atrocités.

L’un des membres de la Commission, Barney Afako, a souligné que, malgré l’impasse dans laquelle se trouve la mise en œuvre de l’Accord revitalisé de 2018, celui-ci reste essentiel pour parvenir à un Soudan du Sud pacifique et démocratique.

« Alors même que le pays se dirige vers des élections, l’espace politique et civique s’est réduit, tandis que bon nombre des garanties et conditions nécessaires à des scrutins pacifiques et crédibles font encore défaut », a-t-il déclaré.

« Les Sud-Soudanais ont le droit de voter ; ce droit doit être protégé en garantissant qu’ils puissent participer librement, concourir dans des conditions équitables et résoudre tout contentieux électoral par le biais de mécanismes de règlement crédibles. Ce sont ces garanties qui empêcheront les élections de devenir un facteur de violence et de déstabilisation », a-t-il ajouté.

La Commission appelle donc à un dialogue politique « véritable et inclusif », associant notamment le Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLM-IO) de Riek Machar, les groupes réfractaires, la société civile, les femmes et les jeunes.

La corruption nourrit l’impunité

La corruption demeure par ailleurs un obstacle majeur à la paix et à la sécurité. La Commission constate peu de progrès depuis la publication de son rapport sur les conséquences de la corruption endémique, du détournement et de la mauvaise allocation des ressources publiques sur les droits humains.

« Au fil des années, la Commission a documenté de graves violations et identifié le même problème sous-jacent : l’impunité. Trop souvent, les auteurs de graves exactions n’ont pas eu à répondre de leurs actes, tandis que les institutions chargées de la justice restent faibles et manquent de ressources », a déclaré Carlos Castresana Fernández, autre membre de la Commission.

Pour la Commission, sans avancées concrètes en matière de justice, de protection des civils et de dialogue politique, le processus électoral risque ainsi de devenir davantage une source d’instabilité qu’une étape vers la paix.

Distribué par APO Group pour UN News.

Burkina Faso – Contrôle qualité des équipements émetteurs de rayonnements ionisants en milieu médical : Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire (ARSN) planche sur un texte réglementaire pour mieux protéger les patients

Source: Africa Press Organisation – French

L’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire (ARSN) tient, du 10 au 12 septembre 2026, à Koudougou, un atelier consacré à l’élaboration d’un projet d’arrêté portant modalités et périodicité des tests de contrôle qualité des équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection en milieu médical. Ce texte a pour objectif de garantir la performance de ces installations, afin d’assurer la protection des patients et des professionnels de santé.

Aujourd’hui incontournables dans le diagnostic médical, les équipements émetteurs de rayonnements ionisants et ceux de radioprotection permettent, via la radiographie, la scanographie ou la mammographie, de détecter et de suivre de multiples pathologies.

Leur utilisation comporte toutefois des risques pour les patients comme pour les personnels de santé lorsque les équipements ne sont pas correctement contrôlés.

Sans dispositif normatif rigoureux, les conséquences peuvent être lourdes (expositions inutiles ou excessives, pannes techniques, fiabilité diagnostique amoindrie).

D’où la nécessité d’un contrôle qualité régulier, garant à la fois de la performance des appareils, d’une optimisation des doses et de la protection des personnes exposées.

L’ARSN entend, par cet atelier, doter le Burkina Faso d’un texte de référence encadrant les procédures de contrôle qualité applicables aux équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection en milieu médical.

Ce futur cadre devrait renforcer la sécurité des patients, protéger les professionnels de santé et consolider la culture de sûreté nucléaire et radiologique dans le pays.

L’atelier rassemble les parties prenantes autour des propositions techniques et réglementaires, en vue d’aboutir à un document adapté au contexte national et conforme aux standards.

A l’ouverture des travaux, le Camarade Directeur de la Division des inspections de l’ARSN, Zakaria Yaméogo, représentant le Camarade Directeur national, a rappelé l’importance stratégique de cette rencontre pour la consolidation du dispositif national de radioprotection.

Il a souligné que la multiplication des équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection dans les établissements de santé du pays impose la mise en place d’outils réglementaires adaptés, capables de garantir à la fois la fiabilité des diagnostics et la sécurité des patients comme des professionnels de santé.

“Les travaux devront notamment permettre de définir les critères techniques de performance des équipements de radiographie, de scanographie et de mammographie, de préciser les types et la périodicité des contrôles, de déterminer les responsabilités des différents acteurs, mais également de clarifier les procédures de mise en conformité et, le cas échéant, les mesures à prendre en cas de non-respect des exigences”, a-t-il indiqué.

Le Camarade Yaméogo a par ailleurs souligné que cet atelier s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis l’adoption de la Loi n°032-2013/AN portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties, dont la pleine effectivité repose sur l’adoption de textes d’application.

Il a invité les participants à s’investir pleinement dans les travaux, en vue de parvenir à un projet de texte pertinent, juridiquement solide, cohérent et adapté aux réalités du contexte burkinabè.

À travers cette initiative, l’ARSN confirme son engagement à soutenir un développement maîtrisé des applications pacifiques du nucléaire, tout en protégeant la population et l’environnement.

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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Afreximbank organise un forum sur le financement du secteur pé-trolier et gazier en Angola afin de promouvoir le contenu local et la participation des entreprises nationales

Source: Africa Press Organisation – French

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) a organisé un forum sur le développement du contenu local à Luanda, en Angola, le 9 septembre 2026. Cet événement a réuni des institutions gouvernementales, des institutions financières, des entreprises locales et des acteurs du secteur pour explorer les opportunités de financement tout au long de la chaîne de valeur pétrolière et gazière angolaise.

Organisé au Centro de Convenções de Talatona, le forum a mis l’accent sur la manière dont le financement, les partenariats et les structures de transaction pouvaient soutenir la croissance des entreprises angolaises dans le secteur, notamment à travers des opportunités liées au financement de projets, au financement du commerce, aux infrastructures en aval et au développement industriel.

L’Angola demeure l’un des marchés énergétiques les plus importants d’Afrique, Afreximbank ayant investi près de 2 milliards de dollars US dans le secteur pétrolier et gazier du pays. Le forum s’est appuyé sur cet engagement en examinant la manière dont davantage d’entreprises angolaises pourraient passer de la participation à une plus grande prise de participation et à un changement d’échelle, dès lors que les financements, les partenariats et les structures appropriés sont mis à leur disposition.

Évoquant l’ambition d’Afreximbank de soutenir la prochaine génération d’entreprises énergétiques angolaises, M. Haytham Elmaayergi, Vice-président exécutif, Global Trade Bank, Afreximbank, a déclaré :

« L’Angola a bâti une plateforme solide pour son secteur énergétique, Afreximbank jouant depuis longtemps un rôle clé dans la structuration, le financement et la mobilisation de capitaux pour soutenir son développement à grande échelle. La prochaine étape consiste à permettre à un plus grand nombre d’entreprises angolaises de passer de la participation et de la prestation de services à la maîtrise de la propriété, à la gestion opérationnelle et au changement d’échelle. En effet, il s’agit de s’appuyer sur l’expérience d’opérateurs africains locaux ayant réussi pour transformer cette ambition en transactions bancables et faire émerger la prochaine génération de champions nationaux et régionaux ».

Lors du Forum, Berta Rodrigues Issa, Présidente de l’ASSEA (Association des entreprises nationales du secteur pétrolier en Angola), a félicité Afreximbank pour l’organisation de l’événement et pour avoir placé le contenu local au cœur de sa vocation : « Un pays ne s’industrialise pas simplement en exportant davantage qu’il n’importe. Il s’industrialise lorsqu’il transforme ses ressources, développe ses capacités productives et fait émerger des entreprises capables de se mesurer à la concurrence au-delà de ses frontières. C’est pourquoi le thème d’Afreximbank, « Des ressources à la création de valeur », s’inscrit si pleinement dans la démarche de l’Angola en matière de contenu local.

Pour l’ASSEA, le contenu local ne peut se limiter à la participation d’entreprises à capitaux angolais à des contrats ponctuels. Il doit s’inscrire dans une démarche délibérée de renforcement des capacités, d’industrialisation et de compétitivité. »

Le forum a examiné les contraintes concrètes auxquelles font face les entreprises locales — notamment l’accès à des financements adaptés, la bancabilité, les capacités d’exécution et l’accès au marché — et s’est penché sur la manière dont les capacités de financement et de conseil d’Afreximbank pourraient contribuer à lever ces obstacles.

Les participants se sont également inspirés de l’exemple du Nigeria, où des entreprises locales telles qu’Oando et Heirs Energies ont renforcé leur position en tant que propriétaires et opérateurs grâce à d’importantes acquisitions. Le rachat de la Nigerian Agip Oil Company par Oando pour 783 millions de dollars a porté sa participation dans les licences OML 60 à 63 de 20 % à 40 %, tandis qu’Heirs Energies a acquis une participation de 45 % dans l’OML 17 et en a repris l’exploitation. Ces exemples illustrent la manière dont les entreprises africaines locales peuvent monter en puissance pour assumer des rôles plus importants en tant que propriétaires et opérateurs.

Le forum a également mis en lumière un important portefeuille d’opportunités dans le secteur angolais des hydrocarbures, notamment des projets représentant des besoins de financement de 2,5 milliards de dollars pour Lobito Oil, 1 milliard de dollars US pour Sonangol, 1,4 milliard de dollars US pour Amufert et 280 millions de dollars pour Itracom.

Les discussions ont porté sur la manière dont les institutions publiques, les banques locales, les opérateurs du secteur et les investisseurs pouvaient collaborer pour faire avancer ces projets vers leur mise en œuvre.

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République Centrafricaine : Ouverture de la première audience correctionnelle des juridictions militaires de Bouar

Source: Africa Press Organisation – French

Les juridictions militaires de Bouar ont ouvert, le 10 septembre 2026, leur toute première audience correctionnelle dans la préfecture de la Nana-Mambere. Cette activité marque une étape importante dans le renforcement de la justice militaire en République centrafricaine. Organisée avec l’appui technique de la MINUSCA, cette session s’inscrit dans les efforts visant à promouvoir l’État de droit, à renforcer le secteur de la sécurité et à lutter contre l’impunité.​

Lors de l’ouverture de l’audience, le président des juridictions militaires de Bouar, Guigra Didier Nicaise, a indiqué que les affaires inscrites au rôle concernent exclusivement des infractions de nature militaire. Il a insisté sur la nécessité du strict respect des procédures judiciaires ainsi que des principes qui régissent le fonctionnement des juridictions militaires.​

De son côté, le commissaire du gouvernement, Laurent Ouabita, a souligné le caractère historique de cette audience, la première depuis la création de la juridiction militaire de Bouar. « Le rôle comprend quatre dossiers », a-t-il précisé, ajoutant que plusieurs réunions préparatoires avaient été organisées afin de définir les responsabilités des assesseurs et d’harmoniser le déroulement des travaux.​

Prévue sur deux jours, cette première audience correctionnelle constitue une étape majeure dans l’opérationnalisation des juridictions militaires de Bouar. Elle offre également l’occasion de renforcer les capacités des acteurs de la justice militaire tout en consolidant les mécanismes de reddition de comptes au sein des institutions de défense et de sécurité.​

L’accompagnement de la MINUSCA dans cette initiative s’inscrit dans le cadre de son appui aux autorités centrafricaines dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité et de la justice. Cet appui vise notamment à renforcer les capacités des institutions judiciaires, à améliorer leur fonctionnement opérationnel et à promouvoir une justice indépendante, accessible et conforme aux principes de l’État de droit.​

Il convient de rappeler que la MINUSCA avait officiellement remis, le 7 février 2025, aux autorités centrafricaines le bâtiment destiné à abriter les juridictions militaires de Bouar. Cette infrastructure contribue aujourd’hui à l’effectivité de cette justice spécialisée et au rapprochement de la justice militaire des populations de la région.​

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Présidence du Conseil de Paix et de Sécurité : Le Bénin donne une impulsion au Processus de Swakopmund sur la parité des genres

Source: Africa Press Organisation – French

Cotonou a accueilli le mercredi 09 septembre 2026, le deuxième séminaire ministériel de haut niveau “Femmes, Paix et Sécurité”. La rencontre s’inscrit dans le cadre du Processus de Swakopmund, qui vise à institutionnaliser la parité des genres et à renforcer la participation des femmes dans les dynamiques de paix et de sécurité sur le continent africain. Elle intervient au cours de la présidence par le Bénin, du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Afrique. C’est la Ministre des Affaires étrangères, Madame Corinne AMORI BRUNET, qui a, au nom du Gouvernement béninois, présidé la cérémonie d’ouverture officielle de la rencontre. 

Les Ministres des États de l’Union Africaine (UA), les membres du Secrétariat du Conseil de Paix et de sécurité (CPS), Experts, invités spéciaux et les membres du Gouvernement du Bénin, se sont réunis le mercredi 09 juillet 2026 à Cotonou, pour évaluer le Processus de Swakopmund sur l’égalité des genres. Deux ans après son lancement officiel en Namibie, le Processus, dont la finalité est la parité des genres dans toutes les Institutions des pays de l’Union Africaine, fait l’objet d’un bilan d’étape lors d’un séminaire ministériel de haut niveau. 

Dans les États de l’Union Africaine, le constat sur la parité des genres est très peu reluisant. Les femmes sont sous-représentées dans les Institutions, et la parité fixée par l’Organisation, est loin d’être atteinte. Or, les différents instruments juridiques ont réaffirmé le rôle essentiel que jouent les femmes dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Pour relever ces défis, le séminaire ministériel de Cotonou a axé ses travaux sur les trois piliers du programme : la participation, la prévention, et la protection. 

Au cours de la cérémonie d’ouverture, la Ministre des Affaires étrangères, présidente en exercice du Conseil de Paix CPS pour le mois de septembre, a souligné l’engagement du Bénin à assurer cette responsabilité. Madame Corinne AMORI BRUNET a réaffirmé la volonté de son pays à faire avancer ses priorités continentales sur les sujets de sécurité, mais surtout d’assurer la pleine participation des femmes à la prévention et au règlement des conflits. Pour y parvenir, il faut donner aux femmes, les moyens d’agir, les protéger, et leur ouvrir l’accès à la décision. Le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI, a adopté plusieurs mesures, dont la gratuité de l’enseignement secondaire général et technique public pour toutes les filles. 

La Cheffe de la diplomatie béninoise a invité les représentants des pays, à soutenir la mise en œuvre, de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles. Plusieurs panels, animés par des Experts, ont permis d’identifier les actions en vue de renforcer la représentation et la participation des femmes dans les Etats membres de l’UA. 

Les travaux de ce séminaire de haut niveau ont été rehaussés par la présence de l’Envoyée spéciale de l’Union Africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, l’Ambassadrice Liberata MULAMULA, de la Représentante spéciale de l’ONU Femmes auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique, Madame Doris MPOUMOU et de l’ancienne Vice-Présidente de la République d’Ouganda, Madame Speciosa Naigaga WANDIRA KAZIBWE.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Reconstruction de la route Setto-Dassa-Zoumè : Le Gouvernement béninois et le MCC lancent un chantier de 164,4 milliards de FCFA

Source: Africa Press Organisation – French

Les travaux de reconstruction de l’axe routier Setto–Dassa-Zoumè ont été officiellement lancés le mercredi 9 septembre 2026, lors d’une cérémonie fort simple présidée par le Ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, Monsieur Georges ALE à Dassa-Zoumé. À cette occasion, une importante délégation gouvernementale, des maires, des autorités américaines ainsi que des populations ont pris part à cet évènement. 

Long de 39,45 km, ce tronçon stratégique de la RNIE 2 sera entièrement réhabilité et élargi en 2×2 voies, avec la construction d’un second pont de 60 mètres sur le fleuve Zou et la réalisation d’un poste moderne de péage et de pesage. 

Financé à hauteur de 291 millions de dollars, dont 202 millions octroyés par le Gouvernement des États-Unis via le Millennium Challenge Corporation (MCC) et 89 millions de contrepartie béninoise, le projet s’inscrit dans le Compact régional du MCA entré en vigueur le 17 juillet 2025. Il vise à améliorer la fluidité du trafic, renforcer la sécurité des usagers et faciliter le transport des personnes et des marchandises sur un corridor essentiel reliant la façade maritime du Bénin aux portes du Sahel. 

Pour les populations de Dassa-Zoumè et de Djidja, longtemps confrontées à la dégradation de cet axe, ce lancement marque l’aboutissement d’une attente ancienne. « Pendant de longues années, nos populations ont rêvé de voir cette route reconstruite et modernisée. Elles l’ont espérée, attendue et parfois revendiquée avec patience et détermination. Aujourd’hui, ce rêve devient réalité », a déclaré le Maire de Dassa-Zoumè, Monsieur Armand Okry Kadoukpè LAWIN. 

Le Préfet des Collines, Monsieur Saliou ODOUBOU, a salué un « investissement structurant » et exprimé la gratitude des populations au Gouvernement du Président Romuald WADAGNI et à la délégation américaine. 

Dans son intervention, le Ministre Georges ALE a souligné que ce chantier illustre l’engagement du gouvernement sous l’impulsion du Chef de l’État Romuald WADAGNI. « C’est une promesse tenue aux populations de Djidja et de Dassa-Zoumè et à toutes celles qui, depuis trop longtemps, empruntent cet axe dans des conditions difficiles », a-t-il affirmé. Il a rappelé que la modernisation des infrastructures routières constitue un pilier de la politique de développement, car « aucun pays ne peut prétendre au développement économique, à la sécurité alimentaire, à la sécurité routière, à l’accès équitable à la santé et à l’éducation si ses territoires demeurent enclavés ». 

Le Coordonnateur national du MCA-Bénin Régional, Monsieur Afiss BILEOMA, a rappelé l’importance de cet axe pour la chaîne logistique sous-régionale. Le Ministre a adressé une exigence claire aux entreprises et bureaux de contrôle : « Rigueur, célérité et qualité », tout en appelant les populations à la patience face aux désagréments passagers du chantier. « Ces désagréments sont passagers. Regardons plutôt les bénéfices qui seront durables et profiteront à nos enfants et aux générations à venir », a-t-il conclu avant de déclarer officiellement lancés les travaux.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Des acteurs chargés de la mise en œuvre du programme Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR) et du suivi de Accord Politique Pour la Paix et la Réconciliation (APPR) renforcent leurs capacités institutionnelles

Source: Africa Press Organisation – French

60 cadres et agents du ministère en charge du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), ainsi que du suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR), ont pris part à une formation de deux jours lancée le 8 septembre 2026 à Bangui avec l’appui de la MINUSCA. Cette session de formation vise à renforcer leur compréhension des stratégies du processus DDRR ainsi que des outils de suivi et de mise en œuvre de l’APPR.​

Au cours des travaux, les participants ont échangé sur plusieurs thématiques, notamment le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement, la Réduction de la violence communautaire (RVC), le suivi des accords de paix, la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), les questions relatives aux armes légères et de petit calibre, la médiation, ainsi que le développement des compétences administratives et professionnelles.​

Ces sujets sont au cœur des défis auxquels fait face la République centrafricaine. Ils concernent non seulement la sécurité des populations, mais également le renforcement de l’autorité de l’État, la promotion de la cohésion sociale, la prévention des conflits et la création des conditions nécessaires à un développement durable.​

Pour Pierre Emmanuel Ubalijoro, chef de la Section DDR de la MINUSCA, « le renforcement des capacités nationales constitue l’un des investissements les plus stratégiques pour garantir la durabilité des acquis obtenus en matière de paix, de sécurité et de cohésion sociale ». Il a souligné que « le succès de ces processus dépend avant tout de la capacité des institutions nationales à les conduire avec efficacité, responsabilité et professionnalisme. C’est ensemble que nous pourrons consolider les progrès accomplis et ouvrir la voie à une République centrafricaine plus stable, plus prospère et pleinement réconciliée avec elle-même ».​

De son côté, le général d’armée Henri Wanzet Linguissara, ministre en charge du DDRR et du suivi de l’APPR, a salué l’accompagnement des partenaires. « J’adresse mes sincères remerciements à la MINUSCA et à tous les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant aux efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des activités du DDRR et de la consolidation de la paix. Cette vision est celle du chef de l’État, qui tient à rétablir définitivement la paix en République centrafricaine », a-t-il affirmé.​

Les participants ont également exprimé leur satisfaction quant à la qualité des modules dispensés. Mansour Kinima, chef du système d’information et de la communication au ministère du DDRR, estime que les connaissances acquises contribueront à améliorer les futures activités de sensibilisation du ministère.​

« Je trouve tous les modules très édifiants. Nous comprenons désormais mieux ce que sont le DDRR, la médiation et les autres mécanismes de consolidation de la paix. Cela nous prépare au travail que nous allons mener sur le terrain et nous permettra, je pense, de réussir cette mission », a-t-il mentionné.​

Cette formation lui a également permis de mieux comprendre les enjeux de la Réforme du secteur de la sécurité. « Aujourd’hui, j’ai obtenu des réponses à mes doutes et à mes interrogations sur cette question. J’encourage tous ceux, en particulier les civils qui détiennent illégalement des armes, à les remettre aux autorités compétentes, car elles représentent un danger pour eux-mêmes et pour leurs familles », a-t-il ajouté, tout en remerciant les partenaires pour leur soutien aux efforts de paix et de sécurité en République centrafricaine.​

Une deuxième phase de cette formation réunira prochainement 60 autres cadres et agents du même ministère.

À travers cette initiative, les autorités nationales, avec l’appui de la MINUSCA, entendent renforcer durablement les capacités institutionnelles des acteurs chargés de la mise en œuvre du programme DDRR et du suivi de l’APPR.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Climat : La Cote D’Ivoire Prepare les Negociateurs Francophones aux Enjeux de la COP31

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier international de renforcement des capacités des négociatrices et négociateurs francophones sur les changements climatiques, le mardi 8 septembre 2026, à l’Auditorium de la Primature, à Abidjan.

Organisé du 8 au 11 septembre 2026, cet atelier, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), vise à mieux préparer les délégations francophones aux prochaines échéances de la diplomatie climatique et, particulièrement, à la COP31, qui se tiendra du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie. 

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’accélération des impacts du changement climatique. Selon les données internationales présentées, 2025 s’est classée au troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température moyenne mondiale supérieure d’environ 1,43 °C à celle de l’ère préindustrielle.

Vagues de chaleur, pluies extrêmes, inondations, sécheresses et cyclones affectent des millions de personnes et entraînent d’importantes pertes économiques. Ces phénomènes accentuent également l’injustice climatique, les pays ayant historiquement le moins contribué aux émissions mondiales étant souvent les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique.

Le déficit de financement de l’adaptation illustre cette situation. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, les besoins annuels d’adaptation des pays en développement pourraient atteindre 310 à 365 milliards de dollars en 2035, contre seulement 26 milliards de dollars de financements publics internationaux en 2023. Les besoins sont ainsi 12 à 14 fois supérieurs aux financements disponibles.

Selon le ministre Abou Bamba, l’efficacité de l’action climatique internationale dépend de la capacité des États à défendre leurs priorités dans les négociations, à construire des alliances et à contribuer à des compromis à la fois ambitieux, équitables et applicables. Or, les délégations francophones demeurent confrontées à plusieurs difficultés, notamment la barrière linguistique, la technicité croissante des dossiers, l’évolution rapide des textes, le renouvellement fréquent des équipes de négociation ainsi que l’accès parfois limité à une expertise spécialisée en français.

« L’ambition de cet atelier est donc de renforcer vos capacités techniques, stratégiques et opérationnelles, afin d’accroître l’influence des négociatrices et négociateurs francophones dans le processus multilatéral sur le climat », a-t-il indiqué aux négociateurs.

Durant quatre jours, les participants approfondiront notamment les questions relatives à l’adaptation, à l’atténuation, à la finance climatique, aux pertes et préjudices, à la transparence, aux technologies, à la transition juste, à l’agriculture, aux marchés carbone ainsi qu’au suivi du premier Bilan mondial.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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