République centrafricaine – Bamingui : un commissariat pour renforcer la sécurité de proximité

Source: Africa Press Organisation – French

Une avancée majeure pour la sécurité dans la préfecture de Bamingui Bangoran. Le 28 août 2026, les autorités locales ont reçu les clés du premier commissariat de Bamingui. Financée par la MINUSCA, cette infrastructure vise à rapprocher la police de la population et à stabiliser la localité située dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaire.​

Initié à la demande des autorités locales, ce projet à impact rapide a nécessité un investissement de 28 millions de francs CFA. Le capitaine Moctar Mahamane, chef de poste UNPOL à Ndélé, précise que le bâtiment pensé pour une police de proximité comprend sept bureaux alimentés par l’énergie solaire. « On y retrouve le bureau du commissaire et de son secrétariat, un espace pour le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain, des bureaux dédiés aux enquêteurs, à la sécurité routière et à l’identité judiciaire et deux geôles distinctes, aménagées pour garantir le respect du genre et des droits de l’homme », a-t-il souligné.​

Selon Théophile Gandola, sous-préfet de Bamingui, ce commissariat dépasse la simple fonction de maintien de l’ordre. Il s’agit d’un véritable levier de développement économique.« Sécuriser la sous-préfecture, c’est permettre à nos agriculteurs, éleveurs, artisans, commerçants et fonctionnaires de travailler et de circuler sans peur. Les policiers qui travailleront ici auront pour mission de protéger nos marchés, nos axes routiers et de veiller sur les populations rurales », a-t-il déclaré, tout en appelant la population à prendre soin de ce bien public.​

Les leaders communautaires ont également salué cette inauguration. Charline Kangba présidente locale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines, estime que cette infrastructure va renforcer la dignité et les droits des habitantes. Elle s’est engagée à mener des campagnes de sensibilisation pour encourager le respect des lois et l’unité au sein de la communauté.​

Au-delà de l’aspect sécuritaire, ce bâtiment symbolise le retour concret des institutions publiques dans les régions reculées. Selon Wilfried Relwendé Sawadogo, chef de bureau de la MINUSCA à Ndele : « la restauration et l’extension de l’autorité de l’Etat constitue l’un des axes essentiels de l’action de la MINUSCA. Dans cette perspective, la présence effective des institutions de l’Etat dans les sous-préfectures revêt une importance particulière. Pour une population, voir fonctionner un commissariat, pouvoir y être accueilli, y s’y aller, une difficulté ou obtenir une réponse à une préoccupation sécuritaire, c’est ressentir concrètement la présence de l’Etat. », a-t-il précisé.​

Pour la prochaine étape, la MINUSCA s’engage à équiper le commissariat. Les autorités centrafricaines, elles, déploieront le personnel nécessaire pour rendre l’infrastructure pleinement opérationnelle.​

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Unstoppable Africa 2026 rassemblera des chefs d’entreprise et des dirigeants africains et mondiaux à New York pour stimuler l’investissement, la propriété et la croissance sur le continent

Source: Africa Press Organisation – French

Plus de 2 000 chefs d’entreprise africains et internationaux, ainsi que des chefs d’État, se réuniront à New York les 20 et 21 septembre à l’occasion d’Unstoppable Africa, l’événement phare de la Global Africa Business Initiative (GABI) (www.GABI.unglobalcompact.org).

Convoquée par le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, et organisée et coordonnée par le Pacte mondial des Nations unies, la cinquième édition d’Unstoppable Africa se réunira sous le thème « Powering Business, Scaling Economies, Shaping the Future ».

En marge de l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Unstoppable Africa mettra à l’honneur des investisseurs, des décideurs politiques, des créatifs, des dirigeants sportifs et des décideurs de premier plan qui s’emploieront à stimuler les entreprises, le commerce et l’investissement en Afrique et à amplifier son rôle dans la formation des marchés mondiaux.

Sanda Ojiambo, Sous-Secrétaire générale et Directrice générale du Pacte mondial des Nations unies, a déclaré : «Cette année, nous mettons davantage l’accent sur la mobilisation de capitaux, la construction de partenariats, la création d’entreprises et la transformation des actifs et des opportunités de l’Afrique en résultats évolutifs et investissables. L’ambition n’est pas simplement de façonner la façon dont le monde perçoit l’Afrique, mais de façonner où les flux de capitaux mondiaux, où la valeur est créée et comment l’Afrique peut la capturer ».

Cette réunion de haut niveau intervient à un moment où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont redessinées par les tensions géopolitiques, l’insécurité énergétique et l’évolution des règles commerciales. Pour le continent africain, ces pressions créent une opportunité de tirer parti de ses minéraux critiques, de son potentiel d’énergie renouvelable, de l’expansion des marchés de consommation et de la jeune main-d’œuvre pour attirer des capitaux à long terme et tirer davantage de valeur des changements mondiaux.

Unstoppable Africa 2026 examinera comment le continent peut transformer ces changements en opportunités économiques pérennes.  Le programme se concentrera sur la façon dont l’Afrique peut tirer davantage de valeur de ses minéraux critiques, renforcer les infrastructures et le commerce, mobiliser des capitaux à grande échelle et construire des marchés plus intégrés et compétitifs. Les discussions porteront également sur la transition énergétique de l’Afrique, le développement et la propriété de l’IA et des infrastructures numériques, le financement et la distribution mondiale des industries créatives africaines, et la manière dont le sport peut devenir un moteur plus puissant pour l’investissement, le développement des talents et la croissance économique.

Parmi les autres conférenciers confirmés figurent :

  • S.E. Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone
  • S.E. Duma Gideon Boko, Président de la République du Botswana
  • S.E. Paula Ingabire, Ministre des TIC et de l’Innovation, Rwanda
  • Samaila Zubairu, Président et CEO, African Finance Corporation
  • Nolitha Fakude, Présidente, Anglo American South Africa
  • Tidjane Thiam, General Partner, Allied Critical Minerals Fund
  • Phuthi Mahanyele-Dabengwa, CEO et Directrice exécutive, Naspers
  • Olugbenga Agboola, CEO, Flutterwave
  • Cameron Bailey, CEO, Toronto International Film Festival
  • Wanuri Kahiu, cinéaste
  • Akunna Cook, fondatrice et CEO, Next Narrative Africa Fund
  • Luol Deng, ancien All-Star de la NBA et Président, South Sudan Basketball Federation
  • Clare Akamanzi, CEO, NBA Africa
  • Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale, Nations unies
  • Massad Boulos, Conseiller principal du Président des États-Unis pour les affaires arabes et africaines
  • Damilola Ogunbiyi, Directrice générale et Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour l’énergie durable pour tous

Les cinq thèmes de la GABI et d’Unstoppable Africa, à savoir l’énergie, la transformation numérique, le commerce, les industries créatives et le sport, seront étayés par des plénières de haut niveau, des tables rondes de PDG et d’investisseurs, des dialogues ministériels, des présentations de startups et GABI Solutions Labs. L’édition 2026 créera des occasions de susciter des transactions, de structurer des véhicules d’investissement et de nouer des alliances et des partenariats transfrontaliers. La mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine pourrait donner naissance à un marché de 3 400 milliards de dollars, selon le Rapport 2024 sur le développement économique en Afrique de la CNUCED, ce qui met en évidence l’ampleur de l’occasion à mesure que l’intégration régionale s’approfondit.

L’événement sera de nouveau animé par Folly Bah Thibault, présentatrice principale à Al Jazeera Media Network, et Larry Madowo, correspondant international à CNN, et mettra en lumière plus de 500 candidats dans le cadre de la campagne Unstoppable Africans.

Les partenaires médiatiques à ce jour incluent African Business/New African ; African Renewal ; Afrique Media ; AllAfrica ; Arise News ; Business Digest Magazine ; Citizen TV ; EIB Network ; Envoy Magazine ; The Kenyan Wall Street ; News Central TV ; SDG News ; The Africa Report ; The Nation Media Group ; TIME Africa.

Unstoppable Africa 2026 aura lieu au New York Marriott Marquis, Times Square, 1535 Broadway, New York. Les médias accrédités et les professionnels de la communication éligibles peuvent s’inscrire sur https://apo-opa.co/4xvM3xh.

Distribué par APO Group pour Global Africa Business Initiative.

Les journalistes souhaitant couvrir Unstoppable Africa 2026 peuvent demander leur accréditation sur https://apo-opa.co/4xvM3xh

Relations avec les médias :
Ekene Nwakonobi

Ekene.Nwakonobi@apo-opa.com
Tél. : +(234) 90 2130 8781

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Soudan : une frappe aérienne détruit 50 tonnes d’aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM)

Source: Africa Press Organisation – French

Les deux véhicules, qui se dirigeaient vers Kadugli, étaient clairement identifiés aux couleurs du PAM, avec des bannières et des drapeaux de l’agence. La frappe a détruit plus de 50 tonnes de denrées alimentaires, dont des céréales, des pois cassés jaunes, de l’huile végétale et du sel.

Cette cargaison aurait permis de fournir une aide vitale à près de 6.000 personnes pendant un mois.

À Kadugli, le PAM apporte une aide alimentaire en nature à près de 60.000 personnes confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire d’urgence ou pires.

L’attaque illustre une nouvelle fois les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles les agences humanitaires tentent d’opérer au Soudan. Depuis le début de l’année, le PAM a recensé huit attaques aériennes ayant endommagé ses installations ou perturbé ses opérations.

730 personnes déplacées par les violences

Parallèlement, le conflit continue de provoquer de nouveaux déplacements, notamment dans les régions du Kordofan.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), quelque 730 personnes ont fui dimanche plusieurs villages de la localité d’Abassiya, dans le Kordofan du Sud. Elles ont trouvé refuge dans d’autres secteurs d’Abassiya ainsi que dans la localité voisine d’Um Rawaba, dans le Kordofan du Nord.

Les violences continuent également de faire des victimes parmi les civils et les personnels humanitaires et sanitaires.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué qu’une vaccinatrice avait été tuée samedi lors d’une attaque contre un marché dans l’État du Kordofan occidental. Elle s’y était rendue à la recherche de son fils, qui figurait parmi les victimes d’une précédente attaque.

Face à cette escalade, l’ONU a renouvelé son appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles respectent le droit international humanitaire, protègent les civils et garantissent la sécurité des personnels humanitaires et sanitaires. Elle demande également que l’aide puisse être acheminée de manière sûre, rapide et sans entrave.

Le choléra progresse dans un contexte d’insécurité

Malgré les violences, les agences des Nations Unies et leurs partenaires intensifient leur réponse à l’épidémie de choléra alors que la saison des pluies se poursuit.

Selon l’OMS, plus de 2.600 cas avaient été recensés dans plusieurs États au début du mois d’août, le Kordofan constituant dans son ensemble l’épicentre de l’épidémie.

Les équipes de santé continuent de soigner les malades, de mener des campagnes de vaccination et de distribuer des fournitures médicales essentielles.

Cette semaine, les autorités sanitaires soudanaises ont lancé des campagnes ciblées de vaccination orale contre le choléra dans plusieurs États du Darfour et du Kordofan occidental, avec le soutien technique et logistique de l’OMS et de l’UNICEF. L’objectif est de protéger près de 928.000 personnes âgées d’un an et plus.

La lutte contre la maladie passe également par l’accès à l’eau potable. Dans le Kordofan du Sud, un réseau municipal réhabilité avec le soutien de l’UNICEF à Abu Jubayhah fournit désormais chaque jour de l’eau potable à quelque 25.000 habitants, dont 5.000 personnes déplacées.

Des besoins immenses, des fonds insuffisants

Entre janvier et juillet, l’ONU et ses partenaires humanitaires ont fourni au moins une forme d’aide vitale à 12,3 millions de personnes à travers le Soudan.

Mais seules 2,2 millions d’entre elles, soit environ 18 %, ont bénéficié d’une aide multisectorielle. Pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ce chiffre illustre l’impact des contraintes financières et des autres obstacles qui empêchent les acteurs humanitaires de répondre pleinement aux besoins les plus urgents.

L’ONU appelle donc les donateurs internationaux à renforcer leur soutien financier. L’appel humanitaire de 2,9 milliards de dollars pour le Soudan n’est actuellement financé qu’à hauteur de 40 %, soit environ 1,2 milliard de dollars reçus à ce jour.

Distribué par APO Group pour UN News.

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La Banque africaine de développement et AXIAN lancent un programme de finance numérique pour soutenir 34 000 entreprises dirigées par des femmes en Afrique

Source: Africa Press Organisation – French

Le groupe AXIAN et la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) ont lancé un vaste programme d’inclusion financière des femmes visant à élargir l’accès au financement et à l’accompagnement des entreprises pour plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes dans cinq pays africains.

Soutenu par l’initiative « Affirmative Finance Action for Women in Africa » (AFAWA) de la Banque africaine de développement et par la « Women Entrepreneurs Finance Initiative » (We-Fi), ce programme vise à remédier à l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises détenues par des femmes en Afrique : l’accès limité au financement.

L’Afrique affiche le taux d’entrepreneuriat féminin le plus élevé au monde, mais les femmes entrepreneures sont encore confrontées à un déficit de financement estimé à 49 milliards de dollars.

Le programme sera mis en œuvre via les plateformes de services financiers numériques du groupe AXIAN, Mixx (https://apo-opa.co/4xtzsuw) et Mvola, qui intègrent des services de prêt numérique, des formations en éducation financière, des services de développement commercial et des initiatives d’inclusion numérique afin d’aider les femmes entrepreneures à développer leurs activités et à améliorer leur accès aux services financiers formels.

Il comprend deux volets complémentaires. Le premier fournira des produits et services financiers numériques sur mesure à 34 000 micro, petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal. Le second proposera des formations en éducation financière, en compétences numériques et en entrepreneuriat à 25 000 femmes à Madagascar, en Tanzanie, au Sénégal, au Togo et aux Comores.

Le programme s’appuiera sur les services de paiement mobile, les solutions de prêt numériques et des capacités alternatives d’évaluation de la solvabilité pour atteindre les femmes entrepreneurs qui ont traditionnellement été mal desservies par les systèmes financiers conventionnels.

Les entreprises dirigées par des femmes représentent l’un des plus grands potentiels économiques inexploités de l’Afrique, mais elles continuent de se heurter à des obstacles pour accéder aux outils financiers nécessaires à leur expansion, à la création d’emplois et à une contribution plus importante à leurs économies locales. Grâce à ce partenariat, AXIAN et la Banque africaine de développement entendent changer la donne.

« Partout en Afrique, des millions de femmes dirigent déjà des entreprises prospères. Le défi ne réside pas dans l’esprit d’entreprise, mais dans l’accès au financement, aux outils numériques et aux opportunités de croissance », a déclaré Erwan Gelebart, PDG d’AXIAN Digibank et Fintech. « Grâce à Mixx et MVola, nous mettons à profit la technologie et l’innovation financière pour aider les femmes entrepreneures à renforcer leurs entreprises, à créer des emplois et à participer plus pleinement à l’économie numérique. Ce programme vise à ouvrir la voie à des opportunités à grande échelle. »

Melissa Basque-Roux, coordinatrice de l’initiative AFAWA de la Banque africaine de développement, a déclaré que, bien que les femmes entrepreneures jouent un rôle central dans la transformation économique de l’Afrique, elles sont encore trop nombreuses à se heurter à des obstacles pour accéder au financement, aux outils numériques et à l’accompagnement dont elles ont besoin pour se développer.

« Par le biais d’AFAWA et de We-Fi, la Banque africaine de développement est heureuse de soutenir ce partenariat avec AXIAN, Mixx et MVola. Ce partenariat permettra de développer des services financiers numériques sur mesure, de renforcer la culture financière et d’ouvrir de nouvelles opportunités pour les entreprises dirigées par des femmes à travers le continent », a-t-elle déclaré.

Le programme s’articulera autour de cinq axes prioritaires : élargir l’accès à la finance numérique pour les entreprises dirigées par des femmes, renforcer l’éducation financière et numérique, développer des produits financiers adaptés aux femmes entrepreneures, accélérer l’inclusion numérique grâce aux technologies mobiles, et aider les entreprises détenues par des femmes à intégrer l’économie formelle et à y prospérer.

La mise en œuvre sera dirigée par Mixx et MVola, en partenariat avec des sociétés d’exploitation locales dans les pays participants, alliant ainsi l’expertise régionale à une exécution au niveau national afin de maximiser l’impact et la portée de l’initiative.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du soutien plus large apporté par la Banque africaine de développement à AXIAN Telecom. En janvier 2025, la Banque a approuvé un prêt d’entreprise de premier rang de 160 millions de dollars destiné à développer la connectivité numérique et l’inclusion financière dans neuf pays africains, comprenant notamment un financement dédié à 22 000 femmes entrepreneures à Madagascar.

Alors que l’économie numérique africaine continue de croître, AXIAN et la Banque africaine de développement estiment que la technologie joue un rôle essentiel dans la création d’un système financier plus inclusif en dotant les femmes entrepreneures des outils, des capitaux et des compétences nécessaires pour développer des entreprises durables et créer des emplois.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact :
Emeka Anuforo
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
media@afdb.org

À propos d’AXIAN :
AXIAN est un groupe panafricain d’infrastructures et de services présent dans 21 pays et spécialisé dans cinq secteurs à fort potentiel de croissance : l’énergie, la banque numérique et les technologies financières, l’immobilier, les services financiers et les télécommunications. Fort de plus de 9 200 collaborateurs audacieux et passionnés, AXIAN est un partenaire de la transformation socio-économique des pays dans lesquels il opère, veillant systématiquement à ce que ses activités aient un impact positif et durable sur la vie quotidienne du plus grand nombre. En tant que membre de l’initiative du Pacte mondial des Nations unies, le groupe AXIAN s’engage à intégrer ses 10 principes au cœur de ses stratégies actuelles et futures.

À propos de l’AFAWA : 
L’initiative « Affirmative Finance Action for Women in Africa » (AFAWA) de la Banque africaine de développement vise à débloquer des financements pour les entreprises détenues et dirigées par des femmes à travers l’Afrique en s’attaquant aux obstacles structurels qui limitent l’accès au financement et aux opportunités de croissance.

À propos de We-Fi : 
L’Initiative de financement des femmes entrepreneurs (We-Fi) est un partenariat mondial dédié au soutien des entreprises détenues et dirigées par des femmes dans les pays en développement, en améliorant leur accès au financement, aux marchés, aux technologies et au renforcement des capacités.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution financière de développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds fiduciaire du Nigeria (NTF). Présente sur le terrain dans 41 pays africains et disposant d’un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres de la région. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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Transformation Numerique : La Cote d’Ivoire et Mistral Renforcent leur Cooperation pour une Intelligence Artificielle au Service des Ivoiriens

Source: Africa Press Organisation – French

 Le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique (MTNIT) et Mistral, un leader européen de l’intelligence artificielle, ont signé, le 17 août 2026 à Abidjan, un partenariat stratégique en vue d’accompagner le développement d’une intelligence artificielle adaptée aux priorités de la Côte d’Ivoire.

Cette coopération prévoit la réalisation d’une étude et d’un audit stratégique de l’écosystème national de l’intelligence artificielle. Ces travaux permettront notamment de cartographier les acteurs et les ressources disponibles, d’évaluer les données et les infrastructures existantes et d’identifier les domaines dans lesquels l’IA pourrait apporter des réponses concrètes aux besoins de l’État, des entreprises et des populations.

L’étude portera en particulier sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’administration publique, la santé, l’éducation, l’agriculture et les services aux populations. Elle devra aboutir à une feuille de route opérationnelle définissant les conditions de déploiement de solutions d’IA et permettant de faire émerger des projets pilotes à fort impact.

Pour renforcer l’ancrage de cette démarche dans les réalités locales, Mistral s’appuie sur Artefact Côte d’Ivoire, entité locale du groupe Artefact, spécialisé dans le conseil en data et en intelligence artificielle. Cette collaboration doit permettre de mobiliser une expertise à la fois technologique et stratégique au service de l’écosystème ivoirien.

Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique engagée par le gouvernement. Il contribue notamment à la mise en œuvre du pilier consacré à l’intelligence artificielle de la Feuille de Route Numérique 2026-2028, qui comprend 40 projets structurants. Il traduit l’ambition portée par le Plan National de Développement (PND) 2026-2030 de transformer l’action publique par la technologie et de renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne.

Les résultats de cette mission d’audit viendront par ailleurs alimenter les réflexions de la conférence « IMPACT IA », prévue du 9 au 11 septembre 2026 à Abidjan. Organisée par le MTNIT à Latrille Events, sous le Haut Patronage du Premier Ministre, cette rencontre réunira près de 200 décideurs publics et privés ainsi que des partenaires internationaux, autour des applications concrètes de l’intelligence artificielle dans des secteurs tels que l’administration, l’agriculture, la santé et l’éducation.

À travers ce partenariat, le gouvernement entend ainsi accélérer le passage de la stratégie à l’action et favoriser l’émergence de solutions d’intelligence artificielle répondant aux priorités nationales et contribuant à améliorer les services publics, soutenir les entreprises et renforcer le bien-être des populations.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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Bénin : Jeu-concours « Droits et Devoirs des Enfants » – Colombe DANSOU KPOCHAN décroche le premier prix

Source: Africa Press Organisation – French

Le Ministère des Affaires étrangères a abrité le samedi 29 août 2026, la grande finale de la 3ème édition du Jeu-concours « Droits et Devoirs des Enfants ». Au terme de la compétition dont le top a été donné par le Directeur de cabinet du Ministère de la Justice et de la Législation (MJL), Monsieur Florentin GBODOU, le 1er prix a été remporté par DANSOU KPOCHAN Colombe Chris-Winne Zénaïde Libérath.

DANSOU KPOCHAN Colombe Chris-Winne Zénaïde Libérath est la grande lauréate de la 3ᵉ édition du Jeu-concours « Droits et Devoirs des Enfants », organisé par la Direction de la Protection Juridique et Judiciaire de l’Enfance (DPJJE) du Ministère de la Justice et de la Législation. Grâce à sa brillante performance, elle s’est adjugé le premier prix, composé notamment d’un vélo, d’un sac de fournitures scolaires et de plusieurs autres lots.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur de la Protection Juridique et Judiciaire de l’Enfance, Monsieur Arnaud TOFFOUN a rappelé que ce jeu-concours a commencé avec plusieurs centaines d’enfants et qui au fil des trois phases de présélection, les a conduits aux 36 lauréats accueillis à Cotonou, puis aux meilleurs candidats de la phase nationale et enfin aux trois finalistes qui vont rivaliser de connaissances et d’éloquence devant eux. Il a ensuite précisé que l’ambition de ce jeu-concours est de faire non plus seulement le bénéficiaire des politiques de protection, mais un véritable acteur de la promotion de ses droits et de la construction d’une citoyenneté responsable. Monsieur Arnaud TOFFOUN a, pour clore ses propos, exprimé sa profonde gratitude au Ministre de la justice, Monsieur Yvon DETCHENOU et tout son cabinet pour leur soutien à cet évènement.

Procédant au lancement de cette phase finale, le Directeur de cabinet, Monsieur Florentin GBODOU a rappelé que les droits et devoirs de l’enfant ne doivent pas rester un concept dont on ne parle uniquement entre adultes ou au niveau des hautes sphères décisionnaires. « Ils constituent avant tout une matière vivante que tout homme, femme et jeune ayant pour mission d’aider les enfants à garantir ou s’instruire doivent pouvoir s’approprier. Dans la même veine, ces droits et devoirs n’auront davantage de valeur que lorsqu’ils sont intimement vécus par les enfants eux-mêmes », a-t-il martelé.

Monsieur Florentin GBODOU a pour finir, remercié tous les partenaires techniques notamment l’UNICEF représenté à cette cérémonie par Madame Julie DUBOIS pour leur accompagnement qui a permis d’offrir aux enfants, des vacances uniques marquées de loisirs ; tous les différents comités (scientifique, d’organisation, d’hébergement, de sécurité, d’animation pédagogique …etc.) pour la qualité de leur intervention dans le cadre de jeu-concours et enfin les éminents membres du jury.

Signalons que le 2ème prix de ce jeu-concours a été remporté par l’enfant DJÈDJI Evrad Iguémal Lionel Olagnidé et le 3ème prix par CHANOU Jesuklo Ebenezer Emmanuel.

Distribué par APO Group pour Gouvernement de la République du Bénin.

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Dans l’ombre d’Ebola, la République démocratique du Congo (RDC) résiste aussi à une flambée de choléra

Source: Africa Press Organisation – French

Alors que l’épidémie d’Ebola concentre l’attention en République démocratique du Congo (RDC), le pays reste aux prises avec une flambée prolongée de choléra. Depuis le début de l’année 2026, près de 41.300 cas suspects et 1.214 décès ont été enregistrés, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Cette flambée n’est toutefois pas nouvelle : ce pays de la région des Grands Lacs connaît une recrudescence du choléra depuis le début de l’année 2025. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’importants foyers étaient alors signalés dans les provinces de l’Équateur, de la Mongala, du Maï-Ndombe, de la Tshopo, du Maniema, du Sud-Kivu et du Tanganyika, avec une circulation relativement étendue de la maladie.

Depuis le début de cette année, la transmission s’est davantage concentrée géographiquement et a nettement reculé dans plusieurs zones. Des foyers persistent néanmoins, principalement au Sud-Ubangi, au Maï-Ndombe, au Kongo Central, au Sud-Kivu et au Tanganyika.

Plus de 1.000 cas suspects chaque semaine

Selon le dernier rapport épidémiologique de l’OMS, avec ces 41.279 cas et 1.214 décès, la létalité cumulée s’établit à 2,94 %. Ce bilan reste toutefois inférieur à celui de la même période en 2025, lorsque 48.383 cas et 1.479 décès avaient été notifiés. Le nombre de cas a ainsi diminué de 14.68 % sur un an. 

Au cours de la semaine du 10 au 16 août, 1.669 cas suspects et 36 décès ont été signalés dans 64 zones de santé réparties entre 14 des 26 provinces du pays. Le précédent bilan hebdomadaire faisait état de 1528 cas dont 29 décès.

« La comparaison des cas suspects de choléra, au cours des semaines 30 à 33 entre 2025 et 2026, montre une diminution globale de l’intensité et de l’étendue géographique de la transmission en 2026 », l’OMS, relevant une tendance globalement ascendante sur les quatre dernières semaines. 

Le pays reste toutefois au-dessus des 1.000 cas suspects hebdomadaires depuis plusieurs semaines, soit largement supérieur au seuil d’alerte de 500 cas par semaine et « alarmant à l’approche de la saison des pluies ».

Nord-Kivu et Sud-Kivu concentrent plus de la moitié des cas

Le Nord-Kivu, avec 444 cas dont 3 décès, et le Sud-Kivu, avec 420 cas et 13 décès, concentrent ensemble plus de la moitié des notifications soit (52 %) des cas suspects choléra notifiés.

Par ailleurs, le rapport de l’OMS fait état d’une reprise des notifications des cas suspects choléra après 8 semaines de silence (sans notification de cas suspect) dans trois zones de santé. Il s’agit de Lulenge-Kimbi dans le Sud-Kivu (42 cas dont 5 décès), la zone de santé de Lemba à Kinshasa (3 cas/1 décès) et de Busondjo dans la province de Mongala (1 cas dont 0 décès). 

Selon l’OMS, la persistance des cas dans ces hotspots, notamment le long des principaux axes de transmission, nécessite le maintien d’une surveillance épidémiologique renforcée et d’interventions multisectorielles ciblées afin de contenir les foyers résiduels et prévenir leur extension. Sur le terrain, les autorités sanitaires congolaises et les agences des Nations Unies poursuivent la surveillance, avec notamment la recherche active des cas dans la communauté et le suivi des investigations.

Outre l’intensification des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaire dans les différents foyers hotspots, les équipes de riposte continuent à approvisionner les ménages et les communautés des zones épidémiques en kits de prévention et contrôle des infections.

Distribué par APO Group pour UN News.

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République démocratique du Congo (RDC) : « Nous avons déjà vaincu Ebola, et nous pouvons le faire à nouveau »

Source: Africa Press Organisation – French

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) continue de progresser à un rythme sans précédent. Plus de 6.000 cas et près de 3.000 décès ont désormais été signalés dans six provinces, a indiqué mardi l’ONU, appelant les États membres à renforcer rapidement leur soutien face à une crise qui menace de s’étendre.

« L’épidémie est déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée et la plus rapide que nous ayons jamais vue », a déclaré le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une réunion de haut niveau avec les États membres consacrée à la réponse à Ebola.

Selon les derniers chiffres communiqués mardi, l’épidémie touche désormais 60 zones de santé dans six provinces, sur un territoire particulièrement vaste et difficile d’accès. Le virus progresse notamment dans des régions confrontées depuis des décennies aux conflits, aux déplacements de population, à la pauvreté et à la faim.

« Nous avons fait beaucoup de progrès, mais ce n’est pas suffisant, et nous sommes toujours confrontés à des défis majeurs, tandis que le virus continue d’avoir une longueur d’avance sur nous », a averti le chef de l’OMS.

Des chaînes de transmission encore inconnues

L’un des principaux motifs d’inquiétude concerne les décès qui surviennent encore largement au sein des communautés, plutôt que dans les centres de traitement.

De nombreuses personnes décédées ne sont pas enterrées de manière sûre, ce qui contribue à la transmission du virus. Par ailleurs, beaucoup de décès concernent des personnes qui ne figuraient pas parmi les contacts connus de cas confirmés.

« Cela signifie qu’il existe des chaînes de transmission que nous ne connaissons pas », a souligné Dr Tedros. « Tant que chaque chaîne n’aura pas été identifiée et interrompue, l’épidémie continuera ».

Pour l’OMS, la confiance des populations est donc déterminante. Dans une région où les habitants sont également confrontés au paludisme, aux maladies diarrhéiques, à la malnutrition et aux conséquences du conflit, la focalisation sur Ebola peut nourrir la méfiance.

« Gagner et conserver cette confiance est l’élément le plus important pour changer la trajectoire de l’épidémie », a estimé Tedros.

L’OMS travaille sous la direction du gouvernement congolais, avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et de nombreux partenaires. Des fournitures ont été acheminées, des experts déployés, les capacités de dépistage et de traitement renforcées et des essais cliniques de vaccins et de traitements sont en cours.

Transformer l’alarme en action

Le chef du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Tom Fletcher, a lui aussi appelé les États membres à passer rapidement à l’action.

« Nous devons transformer cette alarme en action », a-t-il lancé, soulignant que l’épidémie se développe dans un pays où près de 11 millions de personnes ont déjà besoin d’une aide humanitaire.

Les combats, l’insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition compliquent encore la riposte. Dans certaines zones, l’insécurité empêche les humanitaires d’accéder aux populations, alors que les systèmes de santé sont déjà fragiles.

« Nous ne pouvons pas répondre progressivement à une épidémie qui se développe désormais de manière exponentielle », a insisté Tom Fletcher.

L’OCHA appelle notamment à accroître les capacités de traitement, renforcer les équipes chargées des enterrements sûrs et dignes et garantir un meilleur accès aux personnels et aux fournitures humanitaires.

Plus de 40 agents de santé sont morts après avoir contracté Ebola alors qu’ils tentaient de sauver des vies. Des centres de traitement et des ambulances ont également été attaqués.

1,3 milliard de dollars nécessaires

Pour les responsables de l’OMS et de l’OCHA, la réponse ne peut toutefois pas se limiter à Ebola. « Nous ne pouvons pas lutter contre Ebola de manière isolée », a rappelé M. Fletcher. Les populations ont besoin de services de santé fonctionnels, d’eau potable, d’assainissement, de nourriture, de protection et de moyens de subsistance.

Le plan piloté par le gouvernement congolais pour les six prochains mois prévoit 1,3 milliard de dollars. Dans le cadre du Plan de réponse aux besoins humanitaires révisé pour 2026, 2,1 milliards de dollars sont nécessaires pour l’ensemble de la réponse, dont 300 millions consacrés aux activités liées à Ebola. Plus d’un milliard a déjà été mobilisé, mais la moitié du déficit de financement demeure.

Par l’intermédiaire du Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (CERF), Tom Fletcher a déjà alloué plus de 57 millions de dollars à la réponse et aux mesures de préparation en RDC et dans les pays voisins.

La menace dépasse en effet les frontières congolaises. Des mesures de préparation ont été renforcées notamment au Soudan du Sud et en République centrafricaine, deux pays eux-mêmes confrontés à de graves crises humanitaires. La semaine dernière, l’OMS a toutefois déclaré l’Ouganda exempt de cette épidémie après 42 jours sans nouveau cas signalé.

« Le virus ne nous attend pas pour que nous le trouvions », a averti Tom Fletcher.

Pour l’ONU, le message aux États membres est clair : maintenir Ebola au plus haut niveau de l’agenda international, garantir un accès humanitaire sûr et rapide et accroître les financements.

« Nous avons l’expérience, les outils et des personnes extraordinaires qui risquent leur vie pour arrêter cette épidémie. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de volonté politique, d’accès et de ressources », a conclu le chef de l’humanitaire de l’ONU. « Nous avons déjà vaincu Ebola, et nous pouvons le faire à nouveau. »

Distribué par APO Group pour UN News.

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Côte d’Ivoire – Campagne principale 2026-2027 : le prix bord champ du cacao est fixé à 1200 FCFA le kg, le prix du café s’établit à 1300 FCFA le kg

Source: Africa Press Organisation – French


Pour la campagne principale 2026-2027, le prix minimum garanti bord champ du cacao est fixé à 1200 FCFA le kg et le prix du café s’établit à 1300 FCFA le kg. L’information a été rendue publique par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné.

C’était à l’ouverture de la cérémonie marquant la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), le 1er septembre 2026 à Abidjan.

Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, le maintien du prix du cacao à 1200 FCFA le kg s’inscrit dans un contexte d’extrême instabilité des marchés internationaux. « Le marché international est caractérisé par une forte volatilité des cours du cacao », a-t-il expliqué.

Pour lui, ce prix est le résultat des conditions de commercialisation de la nouvelle campagne et du niveau de prix auquel les volumes ont été vendus par anticipation. Ces prix intègrent également la volonté du gouvernement de préserver, autant que possible, le revenu et le pouvoir d’achat du producteur, tout en assurant la pérennité de la filière. « Il s’agit d’un prix qui soit financièrement soutenable ».

Le ministre de l’Agriculture a rappelé les défis auxquels la filière est confrontée, notamment le changement climatique, le vieillissement des vergers, la détérioration des sols, les pertes post-récolte, la complexité du marché international, etc.

Face à ces défis, a-t-il assuré, le gouvernement et le Conseil Café-Cacao ont mobilisé 280 milliards FCFA d’appuis directs et 231 milliards de réajustements budgétaires pour favoriser l’évacuation des stocks de cacao. Il a ajouté que le gouvernement prévoit la transformation locale de 43 % à 50 % d’ici 2030.

Soulignons que la Côte d’Ivoire est le leader mondial en matière de production de cacao, atteignant 02 millions de tonnes par an. Ce produit contribue à hauteur de 17 % du PIB et représente 40 % de la main-d’œuvre active.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

République centrafricaine (RCA) : À Bria, Médecins Sans Frontières (MSF) facilite l’accès aux soins pédiatriques dans les zones isolées

Source: Africa Press Organisation – French


À Bria, dans la province rurale de la Haute-Kotto, l’accès aux soins reste un défi majeur : les centres de santé y sont rares et les pistes difficilement praticables. Pour éviter que la distance ne prive des enfants de soins essentiels, Médecins Sans Frontières (MSF) soutient le service pédiatrique de l’hôpital régional et finance un réseau de moto-taxis gratuits. Objectif : aller chercher les enfants malades dans les zones les plus isolées pour les acheminer d’urgence vers l’hôpital.

Une prise en charge pédiatrique globale à l’hôpital de Bria 

À l’arrière d’une moto-taxi, Pamela Yetinzapa franchit le portail de l’hôpital, son bébé emmailloté sur le dos. Habitante du village de Boungou 1, elle a parcouru 25 kilomètres pour pouvoir consulter un médecin. « Mon enfant souffre de malnutrition. L’hôpital me semblait trop loin pour y aller à pied. Je me suis rendue au centre de santé de mon village, qui nous a emmenés gratuitement à Bria. » 

Au sein de l’Hôpital Régional Universitaire de Bria, MSF collabore avec le ministère de la Santé et assure la gestion des soins pédiatriques pour les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans. Le dispositif comprend : 

  • Les urgences pédiatriques (11 357 consultations en 2025) ; 

  • Les consultations ambulatoires (25 605 consultations en 2025) et le suivi des maladies chroniques (1 722 patients atteints de VIH, tuberculose, diabète, asthme, drépanocytose ou épilepsie ont pu être traités l’année passée) ; 

  • Les unités d’hospitalisation : soins intensifs, néonatologie, prise en charge de la malnutrition, radiologie et laboratoire ; 

  • La référence chirurgicale vers le projet de MSF à Bangui pour les cas nécessitant une intervention. 

Le service dispose de 64 lits et peut en déployer 20 supplémentaires lors du pic annuel de paludisme, qui touche la région lors de la saison des pluies, de mai à novembre.

Un réseau de moto-taxis pour permettre la prise en charge des urgences médicales 

En 2025, l’hôpital a accueilli 1 184 patients qui ont été envoyés depuis 13 centres de santé répartis dans toute la Haute-Kotto.  

Pour les urgences vitales comme le paludisme sévère, la malnutrition compliquée ou les morsures de serpent, MSF finance intégralement le déplacement en moto-taxi vers l’hôpital. 

« Chaque centre de santé dispose d’un carnet de bons qui peuvent être utilisés pour solliciter un taxi-moto. La course est ensuite payée par MSF », explique le Dr Guillaume Mongeau-Martin, médecin référent. Si certains malades viennent de villages voisins, d’autres parcourent des distances extrêmes. « Un patient venant de Ouadda doit réaliser 205 km de piste accidentée, soit une journée entière de trajet », précise le médecin. 

Les centres de santé bénéficient également du soutien de MSF via la formation des soignants, l’allocation de primes et la fourniture mensuelle de médicaments essentiels. 

Réduire les retards de soins et lever les tabous communautaires 

Malgré ce dispositif, ces trajets éprouvants peuvent aggraver l’état des enfants transportés. À ces contraintes logistiques s’ajoute le recours tardif aux structures médicales. 

«Certaines mères tentent d’abord de soigner leur enfant avec des remèdes traditionnels ou auprès d’un praticien traditionnel. Pour une fracture, des familles confectionnent parfois des attelles en écorce d’arbre», observe Yvan Bilim, infirmier superviseur.  

L’accès aux soins se heurte aussi à un manque d’information. « Des victimes de violences sexuelles ignorent la gratuité du transport en moto ou n’osent pas solliciter d’aide par crainte d’être stigmatisées par leur communauté », souligne Arlette Sandrine Zounoua, sage-femme spécialisée. 

Pour lever ces freins, MSF a renforcé ses actions de sensibilisation et forme les femmes auxiliaires de santé dans les centres à la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Celles-ci reçoivent des kits de soins (tests de grossesse, contraception d’urgence) et sont formées au référencement vers les services de protection et de soutien juridique. 

En 2025, MSF a étendu son soutien direct aux centres de santé de Ouadda et Yalinga, ainsi qu’aux postes de Mbihi et Kpava, tout en développant les services de santé sexuelle et reproductive (planification familiale et soins dédiés aux survivantes de violences).

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).