Côte d’Ivoire : le Groupe de la Banque africaine de développement et les États-Unis échangent sur des opportunités communes pour soutenir la transformation économique

Source: Africa Press Organisation – French

Le directeur général adjoint du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) pour l’Afrique de l’Ouest, Joseph Martial Ribeiro, a reçu, le 17 novembre dernier au siège de l’institution à Abidjan, une délégation américaine de haut niveau conduite par Jessica Davis Ba, ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, et Alex Severens, administrateur suppléant du Groupe de la Banque pour les États-Unis. Cette rencontre visait à renforcer la coopération bilatérale, avec un objectif commun : soutenir la transformation économique de la Côte d’Ivoire et dynamiser les partenariats d’investissement.

M. Ribeiro a présenté un aperçu global et actualisé du portefeuille du Groupe de la Banque en Côte d’Ivoire. Il a indiqué que l’institution financière panafricaine était engagée, à fin octobre, dans 46 opérations pour un montant global de 4,2 milliards de dollars américains. Ces projets soutiennent en particulier les infrastructures, le secteur financier, le secteur de l’énergie, la transformation de l’agriculture, l’industrialisation et le développement du secteur privé en Côte d’Ivoire.

L’économiste principal du Groupe de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Marcellin Ndong Ntah, a présenté un bilan économique détaillé de la Côte d’Ivoire, soulignant la résilience remarquable de son économie, avec une croissance estimée à 6% en 2024 et des perspectives tout aussi favorables pour 2025-2026 (6,5%). M. Ndong Ntah a également exposé les orientations majeures du Document de stratégie pays (DSP 2023-2028) de la Côte d’Ivoire axées sur la diversification, la durabilité et la transformation structurelle, avant de préciser qu’une revue à mi-parcours du DSP était prévue en 2026.

La réunion s’est poursuivie par une présentation du portefeuille pays et du programme opérationnel indicatif du Groupe de la Banque pour 2026 par Blanche Kiniffo, chargée de programmes pays. Elle a mis en lumière un portefeuille particulièrement dynamique, dominé par les secteurs du transport, de la finance, de l’énergie et de l’agriculture, qui concentrent plus de 80 % des financements de l’institution en Côte d’Ivoire. Les projections pour l’année 2026 prévoient de nouvelles opportunités dans des domaines clés tels que l’industrialisation, la gouvernance et l’eau et l’assainissement.

De son côté, la délégation américaine a présenté la stratégie commerciale des États-Unis en Côte d’Ivoire élaboré par un groupe du travail spécifique (U.S. Embassy Prosperity Working Group). Les échanges ont permis ensuite d’identifier plusieurs axes de rapprochement entre les priorités américaines et les interventions du Groupe de la Banque, ouvrant la voie à des initiatives conjointes dès 2026, notamment en faveur du secteur privé.

Les discussions ont aussi porté sur les opportunités en matière de passation de marchés et le pipeline de projets du Groupe de la Banque africaine de développement en Côte d’Ivoire, ainsi que sur les opérations du secteur privé, incluant les instruments de financement et les perspectives pour les entreprises américaines.

Cette séance de travail, à la fois technique et stratégique, a confirmé une volonté commune d’approfondir le dialogue et de renforcer les collaborations autour de projets à fort impact. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à créer un environnement propice aux investissements et à soutenir les entreprises intéressées par les opportunités offertes en Côte d’Ivoire.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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media@afdb.org

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République démocratique du Congo (RD Congo) : le gouvernement et la Banque africaine de développement adoptent un plan d’amélioration de la performance du portefeuille

Source: Africa Press Organisation – French

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) ont validé un plan commun d’amélioration de la performance du portefeuille des projets de l’institution au terme d’une revue de portefeuille organisée du 17 au 20 novembre à Kinshasa.

Ce plan met l’accent sur une appropriation renforcée des projets par les ministères sectoriels, une meilleure maturation des opérations et une programmation plus coordonnée des investissements. Il prévoit également la digitalisation des processus de mise en œuvre et de rapportage, le renforcement des capacités des équipes et une collaboration plus proactive pour réduire les délais d’exécution. Enfin, il introduit un dispositif d’évaluation de la performance des Unités de gestion assorti de mécanismes d’incitation enfin d’accélérer la mise en œuvre des projets et d’en optimiser l’impact.

« La performance des projets financés par la Banque africaine de développement est essentielle pour répondre aux attentes légitimes de notre population », a déclaré la vice-ministre des Finances de la RDC, Yamba Kazadi Gracia. Avant d’ajouter : « Chaque dollar non utilisé représente une école non construite, une route non réhabilitée, un centre de santé non équipé. Nous avons le devoir moral et politique de transformer ces financements en résultats tangibles pour le développement de notre pays ».

Le directeur général adjoint du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, Mohamed Chérif, a salué la qualité du dialogue avec les autorités congolaises et réaffirmé l’engagement de l’institution panafricaine à accompagner le pays dans la réalisation de ses priorités nationales.

Pour M. Chérif, « cette rencontre témoigne de notre engagement commun à accompagner la vision nationale et réaffirme notre soutien aux grandes priorités nationales (…). C’est pour cette raison que nous nous devons de travailler davantage ensemble pour améliorer l’efficacité de nos projets et programmes et de renforcer leur impact sur le développement et le bien-être des populations congolaises. »

La revue de la performance du portefeuille pays, qui constitue un moment clé du dialogue stratégique et opérationnel entre le Groupe de la Banque et le gouvernement congolais, visait à évaluer l’état d’avancement des opérations financées par l’institution, à identifier les contraintes qui freinent leur mise en œuvre et à convenir d’actions prioritaires pour améliorer la performance globale du portefeuille.

Pendant trois jours, les équipes techniques du gouvernement, à travers la Cellule de suivi des projets et programmes du ministère des Finances, des Unités de gestion des projets du Groupe de la Banque ont travaillé en ateliers thématiques afin d’examiner en détail chaque opération, d’évaluer les progrès réalisés, de relever les défis, d’en proposer des mesures correctives adaptées et les actions concrètes pour une mise en œuvre efficace.

Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement en République démocratique du Congo s’élève à plus de 1,6 milliard de dollars, couvrant les secteurs de l’agriculture, des transports, de l’énergie, des réseaux d’eau potable et d’assainissement, de la gouvernance, du capital humain et du numérique. Le portefeuille de la Banque en RDC est l’un des plus importants du Groupe de la Banque en Afrique centrale en termes d’engagement.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias : 
Frédérique Pascale Essama Messanga
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement 
media@afdb.org  

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org.

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Africa Investment Forum : le Conseil d’administration du Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) tient sa première réunion à Rabat

Source: Africa Press Organisation – French

Le Conseil d’administration du Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan de Mattei (RPFF) s’est réuni pour la toute première fois à Rabat, au Maroc, en marge de l’Africa Investment Forum (AIF). 

Le Conseil des gouverneurs du RPFF a approuvé un plan de travail pour 2026 qui vise des engagements de près de 100 millions d’euros. Ces ressources devraient permettre de mobiliser plus de 550 millions d’euros de cofinancement à partir des ressources ordinaires de la Banque africaine de développement. Ces investissements permettront de faire progresser la croissance inclusive, d’améliorer la prestation de services essentiels, de renforcer la résilience au climat et de s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière. 

Cette réunion marque une étape importante pour le RPFF, qui a été approuvé par le Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement en février 2025. Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, a souligné l’importance cruciale du RPFF, notant qu’il était essentiel pour relever les défis profonds et interconnectés de l’Afrique. Le RPFF mobilise et canalise des ressources pour des investissements stratégiques dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’eau en cofinançant, par des prêts concessionnels ou des dons, des projets de la Banque africaine de développement, ainsi qu’en fournissant une assistance technique. Le RPFF, doté d’une capitalisation initiale de 158 millions d’euros, est soutenu par ses partenaires fondateurs : l’Italie et les Émirats arabes unis. 

« L’Italie est profondément engagée à cultiver une nouvelle ère de partenariat avec les pays africains, comme envisagé par le Plan Mattei. Le RPFF est une pierre angulaire de cet engagement, traduisant des objectifs communs en projets concrets qui permettront d’autonomiser les communautés, de stimuler la croissance économique et de renforcer la résilience au climat », a déclaré Lorenzo Ortona, représentant de l’Italie au Conseil d’administration du RPFF. « L’approbation de cet ambitieux plan de travail 2026 souligne notre détermination collective à accélérer le développement durable et à relever les défis urgents qui se posent sur le continent. » 

« Les Émirats arabes unis croient fermement au pouvoir de la collaboration mondiale pour parvenir à un développement durable et lutter contre le changement climatique », a affirmé Sarah Jasim, directrice du Département du développement durable au sein de l’Agence d’aide des Émirats arabes unis et représentante des Émirats au Conseil d’administration du RPFF. « Notre soutien au RPFF témoigne de notre engagement à donner aux pays africains les ressources nécessaires pour construire des infrastructures résilientes, créer des opportunités et améliorer la vie de leurs citoyens. Nous avons hâte de voir l’impact transformateur des projets décrits dans le plan de travail annuel 2026. » 

Au cours de ses premiers mois d’existence, le Fonds a déjà approuvé deux projets qui témoignent de son engagement immédiat en faveur d’un impact sur le terrain. D’une part, le Projet de développement des chaînes de valeur agricoles de la Province orientale (ERAVCDP), en Angola, est une contribution de 17 millions d’euros sous forme de prêt concessionnel à un projet de 183 millions d’euros qui vise à améliorer la transformation des produits agricoles et le développement des chaînes de valeur, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et les opportunités économiques au niveau régional. D’autre part, le Programme d’aménagement hydraulique résilient pour l’amélioration des moyens de subsistance à Borana II, en Éthiopie, est une contribution sous forme de don de six millions d’euros à un projet de 60 millions d’euros : celui-ci améliore l’accès à l’eau et à l’assainissement résilient au climat pour les communautés pastorales de la zone de Borana, renforce la gestion des bassins versants et promeut des mesures d’adaptation au climat essentielles, avec un fort accent mis sur la participation des femmes.  

« Nous sommes immensément reconnaissants à nos partenaires fondateurs, l’Italie et les Émirats arabes unis, pour leur soutien et leur engagement pionniers », a salué Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement et chef de l’unité de coordination technique du RPFF. Avant d’ajouter : « Ensemble, nous avons créé un mécanisme qui servira de catalyseur pour un développement transformateur, en relevant les défis climatiques et en stimulant la prospérité sur le continent. » 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

À propos du Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) : 
Le Mécanisme de financement du processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) est un mécanisme de financement multi-donateurs hébergé par la Banque africaine de développement. Le RPFF est un instrument clé dans la réalisation des objectifs du Processus de Rome/Plan Mattei. Il a soutenu des projets souverains d’infrastructure respectueux du climat dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’eau en Afrique, afin d’appuyer le développement durable et de contribuer à lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière. 

Grâce à ses deux guichets de financement (le guichet d’assistance technique non remboursable et le guichet d’investissement pour les prêts concessionnels et les dons), le RPFF veille à ce que les financements soient dirigés là où ils peuvent avoir le plus grand impact à long terme, tout en renforçant la bonne gouvernance et les capacités institutionnelles, en créant des emplois, en améliorant les moyens de subsistance et en renforçant la résilience des communautés vulnérables.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org

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30e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 30) : la Banque africaine de développement renforce ses investissements dans le nexus climat-paix-sécurité

Source: Africa Press Organisation – French

Le dérèglement climatique, dont l’Afrique est la première victime, exacerbe les défis sécuritaires graves et croissants sur le continent, notamment en matière de terrorisme, de conflits armés et de conflits intercommunautaires, menaçant la stabilité, voire la survie même des populations. En effet, non seulement neuf des dix pays les plus vulnérables face au changement climatique dans le monde se trouvent en Afrique, mais aussi douze des dix-neuf pays les plus affectés par les conflits armés et neuf des vingt pays en situation de fragilité institutionnelle et sociale sont situés sur le continent.

Pour prendre en compte le nexus climat-paix-sécurité, le Bureau des Nations unies auprès de l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et la Commission de l’Union africaine ont organisé, le 14 novembre 2025 à Belém, où se tient la 30e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 30), une table ronde sur le thème : « S’adapter pour la stabilité – Développer les partenariats pour la paix et la résilience climatique en Afrique ».

L’événement a réuni des représentants d’organisations internationales, d’institutions de financement du développement, de la société civile et des acteurs de développement.

« Le changement climatique amplifie les conflits et la fragilité sur le continent. En 2024 seulement, les catastrophes climatiques ont provoqué 9,8 millions de nouveaux déplacements internes en Afrique, soulignant à quel point les risques climatiques et la mobilité forcée sont profondément interconnectés », a déclaré Al Hamndou Dorsouma, chef de la division Climat et Croissance verte au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. « La baisse et l’irrégularité des précipitations, ainsi que la rareté de l’eau, ont modifié les schémas migratoires saisonniers des communautés pastorales africaines, augmentant la concurrence entre groupes pastoraux et entre communautés pastorales et agricoles. Cela a entraîné des conflits récurrents dans presque toutes les régions du continent, de l’Éthiopie au Darfour, du Kenya au Nigéria, et dans tout le Sahel », a-t-il ajouté.

« Il n’y a pas de mise en œuvre de projets climatiques sans paix ; on ne peut pas lutter contre les changements climatiques sans paix », a souligné Nazanine Moshiri, conseillère principale en partenariats stratégiques pour le climat et la paix à la Fondation Berghof.

« En tant qu’institution financière de développement majeure sur le continent, le Groupe de la Banque africaine de développement est pleinement engagé à travailler avec les pays africains et les partenaires du développement pour renforcer la résilience climatique tout en traitant les causes profondes des conflits et de la fragilité », a assuré M. Dorsouma.

« J’invite nos collègues et partenaires ici présents, ainsi que ceux en ligne, à concentrer nos efforts sur le financement : investir dans les systèmes d’alerte précoce et les mesures d’adaptation est non seulement un impératif humanitaire, mais aussi une solution économiquement rationnelle et durable. Car, chaque dollar investi dans l’adaptation et la résilience climatiques génère deux à dix dollars de retour sur investissement », a ajouté M. Dorsouma.

Selon le directeur du Centre de prévision et d’applications climatiques de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Abdi Fidar, il est désormais difficile de séparer le nexus sécurité-climat, car les zones fragiles ne bénéficient pas de financements climatiques.

La réponse de la Banque africaine de développement au nexus climat-paix-sécurité est de trois ordres, a détaillé, M. Dorsouma. D’abord, à travers sa Stratégie sur la fragilité et la résilience, et sa Facilité d’appui à la transition (FAT), un mécanisme de financement concessionnel destiné à 37 pays africains à faibles revenus et vivant en situations de fragilité. La Banque dispose, en outre, d’un Cadre stratégique sur le changement climatique et la croissance verte à l’horizon 2030 qui a placé la question du nexus climat-paix-sécurité au centre de ses priorités en matière d’adaptation au changement climatique en Afrique.

L’institution panafricaine de développement a récemment introduit des innovations en matière de conception de ses opérations en tenant compte des dimensions de fragilité et de vulnérabilité climatique, et surtout d’accroissement des ressources financières pour l’adaptation et la résilience. En 2023, le Groupe de la Banque a lancé, le Guichet d’action climatique (https://apo-opa.co/4roMgzN) dans le cadre du Fonds africain de développement, doté de quelques 450 millions de dollars. En une année d’opérations, le Guichet a déjà soutenu 59 projets d’action climatique dans les pays africains vivant en situation de fragilité et de vulnérabilité climatique, dont 41 axés sur l’adaptation et 18 sur l’atténuation, pour une valeur cumulée de 386 millions de dollars, a détaillé M. Dorsouma, qui a cité d’autres instruments mis en place pour faire face à la problématique climat-sécurité.

« Renforcer la résilience tout en traitant la fragilité exige une action conjointe à travers tout le spectre allant de l’aide humanitaire à la consolidation de la paix, mais surtout en mettant l’accent sur les efforts en matière de développement climato-résilient, seul gage pour sauvegarder les acquis de développement déjà obtenus et éviter que le changement climatique ne continue à amplifier la fragilité et remettre en cause les efforts dans l’atteinte du développement durable. J’appelle chacun d’entre nous à redoubler d’efforts pour bâtir une Afrique plus résiliente face au climat et plus pacifique », a déclaré le représentant du Groupe de la Banque.

Charles Mwangi, responsable des programmes à l’Alliance panafricaine pour la justice climatique a expliqué que la société civile, souvent la plus proche des communautés touchées, devait être prise en compte dans les discussions et la définition des politiques nationales, continentales et mondiales sur le climat, la paix et la sécurité afin d’écarter les risques et les injustices locales pouvant être à l’origine des conflits.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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Le Sommet libyen sur l’énergie et l’économie (LEES) 2026 mettra en avant l’engagement des entreprises américaines alors que celles-ci réaffirment leur engagement envers l’avenir énergétique de la Libye

Source: Africa Press Organisation – French

Le Sommet libyen sur l’énergie et l’économie (LEES) 2026, qui se tiendra du 24 au 26 janvier à Tripoli, témoignera d’un regain d’intérêt des États-Unis, alors que les entreprises américaines renouent avec les secteurs pétrolier, gazier et des infrastructures en Libye. Cette année marque un moment important pour la dynamique d’investissement américaine, renforcée par l’élargissement des programmes commerciaux et des dialogues stratégiques, qui témoigne d’une confiance renouvelée dans les marchés libyens du pétrole, du gaz et des infrastructures, et marque un changement stratégique dans la manière dont les grandes entreprises américaines abordent la région. 

L’un des moments forts du sommet sera une table ronde consacrée aux États-Unis et à la Libye, ainsi qu’un pavillon américain, soulignant l’engagement croissant des institutions et des entreprises en faveur de l’avenir énergétique de la Libye. Les discussions porteront sur la collaboration dans les domaines de l’exploration, du réaménagement des champs et des services énergétiques, en mettant l’accent sur les domaines dans lesquels les entreprises américaines peuvent apporter une valeur ajoutée unique, qu’il s’agisse de technologies de pointe, de formation de la main-d’œuvre ou d’innovation dans les infrastructures gazières et intermédiaires. Grâce à ces contributions, les investissements américains peuvent accélérer le transfert de technologies, renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et soutenir les objectifs plus larges de la Libye en matière de développement industriel et de transition énergétique. Parallèlement, le pavillon accueillera un large éventail d’entreprises américaines, d’associations industrielles et de prestataires de services techniques, offrant une plateforme pour des partenariats dans les domaines de l’amont, du midstream, du downstream et du développement des infrastructures. 

Les leaders du secteur ConocoPhillips et SLB occuperont une place prépondérante au salon LEES 2026, reflétant ainsi le regain d’intérêt des investisseurs américains. ConocoPhillips, partenaire clé de la Waha Oil Company, continue de soutenir d’importants efforts de réaménagement visant à augmenter la production dans l’une des concessions les plus stratégiques de Libye. SLB, l’un des fournisseurs de technologies et de services les plus actifs en Libye, renforce sa collaboration avec la CNP afin d’améliorer la production de pétrole brut, de moderniser les opérations et de soutenir les objectifs de durabilité à long terme du pays. La société déploie des technologies avancées de forage, de placement de puits et d’optimisation de la production dans les champs prioritaires, tout en étendant sa présence grâce à de nouveaux contrats, notamment un accord historique pour le forage de trois puits dans les champs de Nesr et d’Al-Waha. Hill International, quant à elle, a récemment obtenu un contrat de 235 millions de dollars pour le projet de champ gazier Structures A&E, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme de plusieurs milliards de dollars visant à renforcer la capacité de production de gaz naturel de la Libye. 

Halliburton, Baker Hughes et ExxonMobil se joindront à ces acteurs. Tous renforcent leur engagement auprès de la CNP et évaluent de nouvelles opportunités commerciales, techniques et d’exploration. ExxonMobil a récemment signé un protocole d’accord avec la CNP pour mener des études géologiques et géophysiques couvrant quatre blocs offshore dans le nord-ouest et le bassin de Sire, reflétant ainsi son intérêt analytique et son évaluation préliminaire du potentiel de partenariat futur. La société devrait également participer au cycle actuel d’octroi de licences en Libye, qui couvre 22 blocs onshore et offshore. 

Chevron est également revenu sur le devant de la scène à l’approche du salon LEES 2026. À la suite de discussions de haut niveau à Londres, la CNP a confirmé que Chevron manifestait un intérêt sérieux pour un retour en Libye après une interruption de 15 ans. Les discussions ont porté sur la coopération en matière d’exploration, de ressources non conventionnelles et de réservoirs non exploités, les responsables libyens soulignant le potentiel considérable inexploité du pays dans les domaines du pétrole et du gaz naturel. 

La programmation technique constituera un autre pilier majeur de l’engagement américain. La Society of Petroleum Engineers Libya organisera des sessions techniques le 24 janvier, au cours desquelles seront abordés les thèmes suivants : récupération assistée du pétrole, réaménagement des champs, stratégies de développement des champs marginaux et numérisation des champs pétrolifères libyens. Les 25 et 26 janvier, S&P Global Commodity Insights animera des sessions techniques spécialisées couvrant les informations sur le marché, les tendances de production, la monétisation des ressources et les perspectives énergétiques mondiales pertinentes pour la planification future de la Libye. Ces sessions sont conçues pour attirer l’exploration active et soutenir l’objectif ambitieux de la CNP de 2 millions de barils par jour d’ici 2030. 

La participation institutionnelle viendra compléter l’implication du secteur privé. L’ambassade des États-Unis, qui devrait participer au LEES 2026, soutient le renforcement de la coopération commerciale entre les deux pays, encourageant une gouvernance transparente et renforçant l’engagement économique bilatéral. La Chambre de commerce américaine (AmCham) en Libye, une fois de plus partenaire stratégique du sommet, continue de promouvoir la participation des entreprises américaines après son forum à Washington D.C. qui a mis en avant les opportunités dans les domaines des hydrocarbures, des énergies renouvelables et des infrastructures. 

« La table ronde États-Unis-Libye marque un tournant décisif dans les relations commerciales », déclare James Chester, PDG d’Energy Capital & Power. « Les entreprises américaines investissent aujourd’hui en Libye comme elles ne l’avaient pas fait depuis des décennies, favorisant le transfert de technologies, garantissant une production à long terme et aidant le pays à exploiter pleinement son potentiel énergétique. » 

Avec l’intérêt croissant pour l’exploration, le redéveloppement en cours et plusieurs grandes entreprises et prestataires de services américains qui réévaluent leur entrée sur le marché, la table ronde États-Unis-Libye au LEES 2026 servira de plateforme essentielle pour consolider cette dynamique et définir une feuille de route à long terme pour une croissance durable sur l’un des marchés énergétiques les plus prometteurs d’Afrique du Nord. Avec 18 entreprises américaines présentes dans le pavillon national lors de la précédente édition du LEES, la dynamique devrait s’intensifier considérablement l’année prochaine. Ensemble, ces développements marquent un tournant stratégique, les entreprises américaines jouant un rôle de premier plan dans l’avenir énergétique de la Libye en déployant des capitaux, des technologies et une expertise à une échelle sans précédent. 

Rejoignez les leaders du secteur lors du Sommet sur l’énergie et l’économie en Libye 2026 à Tripoli et explorez les opportunités d’investissement sur l’un des marchés énergétiques les plus dynamiques d’Afrique du Nord. LEES 2026 offre une plateforme de premier ordre pour les partenariats, l’innovation et la croissance du secteur. Rendez-vous sur www.LibyaSummit.com pour assurer votre participation. Pour sponsoriser ou participer en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

Distribué par APO Group pour Energy Capital & Power.

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Visa s’associe à Aquanow pour accélérer les règlements grâce aux stablecoins

Source: Africa Press Organisation – French

Visa (NYSE : V) (https://www.Visa.co.in/), leader mondial des paiements numériques, annonce aujourd’hui l’expansion de ses capacités de règlement en stablecoins dans la région Europe centrale et orientale, Moyen-Orient et Afrique (CEMEA), grâce à un partenariat avec Aquanow, plateforme mondiale d’actifs numériques spécialisée dans la liquidité et les solutions d’infrastructure.

L’intégration de l’infrastructure d’actifs numériques d’Aquanow à la technologie de pointe de Visa permettra au réseau d’émetteurs et d’acquéreurs de Visa de régler des transactions en utilisant des stablecoins approuvés tels que l’USDC, réduisant ainsi les coûts, les frictions opérationnelles et les délais de règlement.

Face à une forte demande des institutions financières pour des transactions transfrontalières plus rapides et moins coûteuses, Visa mise sur les stablecoins pour digitaliser l’arrière-plan des flux monétaires, permettant un règlement 365 jours par an. En 2023, Visa est devenu l’un des premiers grands réseaux de paiement à régler des transactions en stablecoin, en permettant à ses clients de remplir leurs obligations de règlement en USDC lors d’un projet pilote. À ce jour, le volume mensuel a dépassé un taux annualisé de 2,5 milliards de dollars.

« En exploitant la puissance des stablecoins et en les associant à notre technologie mondiale de confiance, nous permettons aux institutions financières de la région CEMEA de bénéficier de règlements plus rapides et plus simples », déclare Godfrey Sullivan, Responsable Produits et Solutions pour la région CEMEA chez Visa. « Notre partenariat avec Aquanow est une étape clé dans la modernisation des infrastructures de paiement, en réduisant la dépendance aux systèmes traditionnels avec de multiples intermédiaires, et en préparant les institutions à l’avenir des flux monétaires. »

Phil Sham, CEO d’Aquanow, ajoute : « Le réseau mondial fiable de Visa a toujours permis de transférer de l’argent de manière sécurisée et efficace. Ensemble, Visa et Aquanow ouvrent de nouvelles voies pour permettre aux institutions de participer à l’économie numérique, en s’appuyant sur la technologie des stablecoins pour régler avec la rapidité et la transparence d’Internet. »

Distribué par APO Group pour Visa Inc..

Contact : 
yguehi@visa.com

À propos de Visa :
Visa (NYSE : V) est un leader mondial des paiements numériques, facilitant les transactions entre consommateurs, commerçants, institutions financières et entités gouvernementales dans plus de 200 pays et territoires. Notre mission est de connecter le monde grâce au réseau de paiement le plus innovant, pratique, fiable et sécurisé, permettant aux individus, entreprises et économies de prospérer. Nous croyons que des économies inclusives profitent à tous, partout, et que l’accès est fondamental pour l’avenir des flux monétaires. Pour en savoir plus, rendezvous sur www.Visa.com.

À propos d’Aquanow :
Aquanow est une plateforme institutionnelle mondiale d’actifs numériques, experte en liquidité et infrastructure, au service de banques, néobanques, courtiers et sociétés de paiement en forte croissance. L’entreprise opère une infrastructure technologique et souscrit des milliards de dollars de transactions mensuelles en courtage crypto et paiements. Fondée en 2018, Aquanow compte plus de 170 collaborateurs dans le monde. En 2024, pour la deuxième année consécutive, Aquanow a été reconnue dans le classement Deloitte Technology Fast 500, avec une croissance de chiffre d’affaires de 3 022 % sur quatre ans. Pour plus d’informations, consultez www.Aquanow.com.

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L’Africa Investment Forum organise la première journée « Mission 300 », accélérant ainsi les efforts visant à assurer l’accès universel à l’électricité

Source: Africa Press Organisation – French


Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org), avec le soutien de la Fondation Rockefeller, de l’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète, et de l’initiative Énergie durable pour tous (SEforALL), ont organisé la première « Journée Mission 300 » en marge des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum (AIF) (http://apo-opa.co/44vgjfa), à Rabat, au Maroc.

L’événement a mis en exergue les Pactes nationaux pour l’énergie des pays, a présenté des opportunités prêtes pour l’investissement et a galvanisé l’action vers l’objectif commun de fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes supplémentaires dans toute l’Afrique d’ici 2030.

Cette Journée Mission 300 spéciale a réuni des ministres africains, des investisseurs et des financiers du développement pour mettre en lumière les engagements nationaux, présenter des feuilles de route pour leur mise en œuvre et discuter des progrès réalisés dans les réformes réglementaires nécessaires pour débloquer les investissements du secteur privé. En outre, l’événement a servi de plateforme pour renforcer le dialogue entre les investisseurs et les gouvernements, promouvoir le leadership du secteur privé africain et faciliter le transfert de connaissances sur les meilleures pratiques pour parvenir à un accès élargi à l’électricité.

Mission 300 (https://apo-opa.co/4psuZUp) est une initiative du Groupe de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement qui réunit les gouvernements africains, le secteur privé et les partenaires au développement afin de fournir un accès à l’électricité à 300 millions d’Africains supplémentaires d’ici 2030. Vingt-neuf pays africains ont déjà élaboré des Pactes nationaux pour l’énergie (http://apo-opa.co/4pCdq4G) avec des objectifs assortis de délais pour élargir l’accès à l’électricité, renforcer les services publics et attirer des capitaux privés.

Lors de la « Journée Mission 300 », les ministres des Comores, de la Guinée, de la Gambie et du Lesotho ont présenté des feuilles de route de mise en œuvre assorties d’échéances précises pour parvenir à l’accès universel à l’électricité d’ici 2030, en s’engageant directement avec les dirigeants du secteur privé et les partenaires au développement sur les réformes réglementaires nécessaires pour débloquer les investissements.

Depuis sa création en 2018, l’Africa Investment Forum a attiré plus de 225 milliards de dollars américains d’intérêts d’investissement dans des secteurs critiques alignés sur les Objectifs de développement durable, l’Agenda 2063 de l’Union africaine (http://apo-opa.co/43MCVI0) et la vision des 4 points cardinaux de (http://apo-opa.co/3Mp6hpJ) la Banque africaine de développement.

Erik Fernstrom, directeur régional des infrastructures pour l’Afrique de l’Est et australe du Groupe de la Banque mondiale, a déclaré : « La Mission 300 prouve que l’Afrique est ouverte aux affaires. Grâce aux réformes énergétiques en cours, au leadership fort des pays et aux projets bancables prêts à être lancés, nous avons créé de réelles opportunités pour les capitaux privés de déployer à grande échelle des solutions qui alimenteront la transformation de l’Afrique. L’accès à l’énergie n’est pas qu’un objectif : il s’agit de créer des emplois, de stimuler la croissance économique et d’offrir à des millions de personnes la possibilité de bâtir une vie meilleure. »

Kevin Kariuki, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte a déclaré : « La Mission 300 sera soutenue par des investissements massifs et rapides dans les infrastructures de production, de transmission, de distribution et de connectivité du dernier kilomètre, qui, lorsqu’ils seront conjugués aux réformes nécessaires, garantiront des tarifs abordables, la viabilité financière des services publics et des secteurs de l’énergie, et susciteront des investissements accrus du secteur privé. À la Banque africaine de développement, nous nous engageons à dérisquer les investissements, à mobiliser des capitaux institutionnels et à veiller à ce que la Mission 300 fournisse non seulement de l’électricité, mais aussi des millions d’emplois, des industries dynamiques et des moyens de subsistance dignes pour nos populations »,

Carol Koech, vice-présidente pour l’Afrique de l’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète, a indiqué : « La Mission 300 exige de l’innovation : nous ne pouvons pas construire le réseau électrique de demain avec les outils du passé. C’est pourquoi l’Alliance mondiale pour l’énergie fournit un accompagnement technique, élabore des projets bancables et déploie des capitaux catalyseurs pour attirer les investissements privés. En décloisonnant les secteurs, nous mobilisons les financements mixtes nécessaires au déploiement à grande échelle des énergies renouvelables distribuées (ERD) et d’autres solutions innovantes permettant d’atteindre rapidement les communautés mal desservies. Les Pactes nationaux pour l’énergie illustrent le leadership africain en action, et nous sommes fiers de contribuer à fournir une énergie fiable, abordable et propre à 300 millions de personnes d’ici 2030. »

« L’accès à l’énergie est un puissant moteur de développement. Grâce à Mission 300, nous favorisons une transition énergétique attractive pour les investisseurs en Afrique. L’initiative « Énergie durable pour tous » collabore avec des partenaires afin de concevoir des instruments de financement innovants qui élargissent la participation du secteur privé aux plateformes en monnaie locale, ouvrant ainsi la voie à un mécanisme panafricain permettant de débloquer de nouveaux capitaux pour les développeurs à travers le continent », a souligné, Damilola Ogunbiyi, directeur général et représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour l’énergie durable pour tous.

Pour William Asiko, vice-président principal de la Fondation Rockefeller, la « Mission 300 représente l’un des projets les plus ambitieux de notre époque en matière d’énergie et d’accès à l’énergie vitale, et ce que nous avons constaté aujourd’hui à l’AIF confirme que cette dynamique est bien réelle. Les gouvernements sont à l’avant-garde, les partenaires s’alignent stratégiquement, et un pipeline crédible émerge, capable de fournir une énergie propre et fiable à des centaines de millions d’Africains. La philanthropie contribue à impulser le progrès, mais c’est la force collective des partenariats qui permettra d’obtenir les résultats finaux. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contacts média :
Roxanne Bauer
,
Banque mondiale
rbauer1@workldbankgroup.org

Gertrude Kitongo,
Groupe de la Banque africaine de développement

Robert Magori,
Énergie durable pour tous (SEforALL)
robert.magori@seforall.org

Benson Kibiti,
Alliance mondiale de l’énergie au service des populations et de la planète
benson.kibiti@energyalliance.org

Ashley Chang, 
Fondation Rockefeller :
media@rockfound.org

À propos de la mission 300 :
Mission 300 est un partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement, avec le soutien de la Fondation Rockefeller, de l’Alliance mondiale de l’énergie au service des populations et de la planète, et d’Énergie durable pour tous (SEforAll), visant à connecter 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique d’ici 2030. La plateforme réunit les gouvernements africains, le secteur privé, les organisations philanthropiques et les partenaires au développement pour fournir une énergie abordable et fiable, élargir l’accès, attirer les investissements privés et stimuler la transformation économique.

Pour plus d’informations sur la Mission 300, visitez le site https://apo-opa.co/4psuZUp

La Somalie déclare un état d’urgence à cause de la sécheresse

Source: Africa Press Organisation – French


La Somalie est confrontée à une crise due à la sécheresse qui s’aggrave rapidement, de vastes régions du pays étant désormais desséchées après quatre saisons des pluies déficitaires, ce qui expose des millions de personnes à la faim et au déplacement, ont averti mercredi les humanitaires de l’ONU.

Le 10 novembre, le gouvernement fédéral de Somalie a officiellement déclaré un état d’urgence à cause de la sécheresse et a lancé un appel à l’aide internationale face à la détérioration continue de la situation dans les régions du nord, du centre et du sud du pays, selon le Bureau de la coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies (OCHA).

Le Puntland figure parmi les zones les plus touchées. Les autorités estiment que près d’un million de personnes ont besoin d’aide, dont 130 000 en situation de détresse.

Une mission d’évaluation des Nations Unies, dépêchée dans les régions de Bari et de Nugaal au début du mois, a constaté que les communautés étaient confrontées à de graves pénuries d’eau et de nourriture. Les habitants ont averti qu’une catastrophe pourrait survenir dans les mois à venir.

« Il n’a pas plu depuis l’année dernière ; c’est la pire sécheresse depuis des années », a déclaré Abdiqani Osman Omar, maire du village de Shaxda, dans la région de Bari.

« Des centaines de familles déplacées sont arrivées ici il y a trois mois, et d’autres arrivent. Les nouveaux arrivants sont principalement des femmes et des enfants, car les hommes sont partis vers l’Éthiopie voisine à la recherche de pâturages et d’eau ».

Le village n’a pas les moyens de les soutenir, a-t-il ajouté, précisant que même les communautés d’accueil ont besoin d’eau et de nourriture.

Points d’eau asséchés, villages abandonnés

Dans tout le Puntland, les points d’eau sont à sec, la végétation a dépéri et les anciens villages pastoraux sont désormais désertés.

À Dhaxan, où les brèves averses de la saison Gu (avril-juin) avaient suscité un espoir éphémère en début d’année, les habitants dépendent désormais d’une eau acheminée par camion, coûteuse, après la contamination du forage local.

Le chef communautaire Jama Abshir Hersi a indiqué qu’environ 150 familles s’étaient installées en ville après les pluies.

« Nous recevions auparavant une aide alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des fournitures médicales pour notre centre de santé. Toute cette aide a cessé », a-t-il déploré.

Insuffisance de financement

L’insuffisance de financement aggrave la crise.

Au 23 novembre, le Plan de réponse humanitaire 2025 de la Somalie n’était financé qu’à hauteur de 23,7 %, ce qui a entraîné d’importantes réductions de l’aide. Le nombre de personnes bénéficiant d’une aide alimentaire d’urgence a chuté, passant de 1,1 million en août à seulement 350 000 ce mois-ci.

Rien qu’au Puntland, 89 sites de distribution alimentaire et 198 centres de santé et de stabilisation sont confrontés à de graves pénuries d’approvisionnement.

Des millions de personnes souffrent de la faim

La sécheresse s’inscrit dans un contexte humanitaire déjà catastrophique. Au moins 4,4 millions de personnes devraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë jusqu’en décembre, tandis que 1,85 million d’enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë jusqu’à mi-2026.

Les prévisions météorologiques n’annoncent que peu d’amélioration à court terme. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti que des conditions sèches et chaudes devraient persister dans la majeure partie du pays, en particulier dans les régions du centre et du nord.

« Les températures élevées actuelles et le manque de précipitations risquent d’aggraver le stress hydrique et de limiter la régénération des pâturages dans la plupart des régions », a indiqué l’agence.

Distribué par APO Group pour UN News.

Guinée-Bissau : Organisation des Nations Unies (ONU) appelle au calme alors que le pays replonge dans l’incertitude

Source: Africa Press Organisation – French


Les habitants de la capitale de la Guinée-Bissau se sont réveillés mercredi matin sous le fracas des armes, rappel brutal d’une histoire où les transitions politiques se jouent trop souvent par la force. En quelques heures, des officiers en uniforme sont apparus à la télévision nationale pour annoncer qu’ils avaient pris « le contrôle total du pays ».

Selon plusieurs médias internationaux, le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, aurait été mis aux arrêts par l’armée. Interrogé par les journalistes à New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que le Secrétaire général suivait « évidemment la situation avec une profonde préoccupation ».

Dans une région déjà secouée par une succession de coups d’État au cours des cinq dernières années – du Mali à la Guinée en passant par le Burkina Faso – la Guinée-Bissau ajoute un nouvel épisode à une liste qui fragilise l’ensemble de l’architecture ouest-africaine de sécurité. Une évolution d’autant plus préoccupante que la menace terroriste s’étend désormais à travers tout le Sahel, y compris dans les zones côtières, où des groupes djihadistes tentent de saper l’autorité de l’État.

Un appel à la retenue

Selon M. Dujarric, António Guterres appelle les acteurs de la crise actuelle à « faire preuve de retenue » et à « respecter l’État de droit ». L’organisation, dit-il encore, « continuera de suivre de près l’évolution de la situation dans le pays ».

Derrière l’appel au calme du chef de l’ONU se dessine la crainte de voir un nouvel effondrement institutionnel, alors que les résultats de l’élection présidentielle et législative organisée le 23 novembre dernier en Guinée-Bissau étaient attendus cette semaine. Le scrutin avait notamment été marqué par des tensions, des restrictions imposées à l’opposition et des accusations de manipulation.

Un cycle d’instabilité

Si elle se confirme, la prise de pouvoir par les militaires ouvre une séquence redoutée dans ce pays qui a connu plusieurs coups d’État depuis son indépendance du Portugal au milieu des années 1970. Le dernier putsch réussi, en 2012, s’était déjà produit en pleine élection présidentielle. Il avait alors fallu deux années de transition pour que le pays retrouve la voie de l’ordre constitutionnel dans le cadre de nouvelles élections.

En 2019, Umaro Sissoco Embaló avait été élu à la tête de l’État, mais l’instabilité n’a jamais totalement disparu : rivalités persistantes entre forces de sécurité, tensions avec l’opposition, accusations de complots déjoués et suspicions d’interférences militaires ont rythmé ces dernières années. Avec ce nouveau basculement, la Guinée-Bissau semble replonger dans un cycle dont elle peine, depuis un demi-siècle, à s’extraire.

Distribué par APO Group pour UN News.

Un plan d’action pour l’accès à l’énergie : autonomiser l’Afrique grâce à l’innovation et à l’investissement (Par NJ Ayuk)

Source: Africa Press Organisation – French

Par NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie (https://EnergyChamber.org). 

Il y a quelques générations, aux États-Unis, les grands-parents rappelaient souvent à leurs petits-enfants à quel point ils avaient de la chance en leur racontant qu’ils devaient parcourir des kilomètres à pied pour aller à l’école ou faire leurs devoirs à la lueur d’une bougie.

Mais pour Emmanuel Malamba, 27 ans, qui a grandi dans le district rural de Nkhotakota, au Malawi, ce ne sont pas des récits nostalgiques, mais le reflet de sa vie quotidienne. Emmanuel Malamba, aujourd’hui étudiant diplômé en énergie durable à l’Université des sciences commerciales et appliquées du Malawi, a partagé son expérience dans une interview accordée au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur la pauvreté énergétique dans son pays.

Pour des millions d’Africains aujourd’hui, faire ses devoirs à la lueur d’une bougie comme le faisait Emmanuel Malamba reste une réalité quotidienne. Il en va de même pour les heures passées chaque jour à ramasser du bois ou du charbon de bois pour cuisiner (une tâche qui incombe de manière disproportionnée aux femmes) et le manque d’électricité fiable dans les hôpitaux et les écoles.

Il en résulte une productivité réduite, une croissance industrielle limitée et des possibilités restreintes de sortir de la pauvreté.

Comme le souligne le rapport « State of African Energy: 2026 Outlook Report » (État de l’énergie en Afrique : perspectives pour 2026) récemment publié par la Chambre africaine de l’énergie, la situation est particulièrement grave dans les zones rurales d’Afrique, comme la communauté d’origine de Malamba.

« Cette répartition inégale est largement due à de meilleurs investissements dans les infrastructures des villes, où la concentration de la population et des activités économiques rend plus viable la fourniture de services par les entreprises de services publics », explique le rapport. « En revanche, les régions rurales sont souvent confrontées à des défis tels que la faible densité de population, le coût élevé de l’extension des réseaux électriques et les faibles revenus, qui entravent l’expansion des efforts d’électrification. »

La situation est pour le moins décourageante, mais pas désespérée. Je suis convaincu que nous pouvons faire des progrès importants pour lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique rurale grâce à deux approches clés pour fournir de l’électricité. La première est la production décentralisée (DG) : des systèmes électriques à petite échelle situés à proximité des lieux de consommation, qui reposent souvent sur des mini-centrales solaires, éoliennes ou hybrides. La seconde est l’utilisation de micro-réseaux, des réseaux localisés qui produisent, stockent et distribuent de l’électricité aux communautés qui ne sont pas connectées au réseau principal. L’extension traditionnelle du réseau est rarement envisageable pour les communautés rurales, mais les systèmes DG et les micro-réseaux offrent des solutions évolutives, rentables et de plus en plus sobres en carbone, qui peuvent fournir une alimentation électrique fiable aux écoles, aux centres de santé et aux ménages.

La situation désastreuse de l’Afrique

La pauvreté énergétique n’est pas propre à l’Afrique. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), près de 760 millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’électricité, et quatre sur cinq d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne. Si la pauvreté énergétique recule à l’échelle mondiale, elle s’aggrave dans une grande partie de l’Afrique. La situation est particulièrement grave dans les régions occidentales et orientales, où les taux d’électrification s’élèvent respectivement à 59 % et 54 %, selon notre rapport Outlook 2026.

Les pays confrontés aux plus graves lacunes en matière d’accès à l’électricité sont le Burkina Faso, le Burundi, la République centrafricaine, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC), le Malawi, le Niger et le Soudan du Sud, dont les taux d’électrification sont tous inférieurs à 30 %.

Comment cela peut-il se produire dans le monde high-tech d’aujourd’hui, et pourquoi l’Afrique est-elle plus en difficulté que d’autres régions en développement ? Le rapport de la chambre cite plusieurs causes interdépendantes :

  • Infrastructures limitées : de nombreux pays africains ne disposent pas de capacités de production, de lignes de transport et de réseaux de distribution suffisants pour répondre aux besoins de leur population croissante.
  • Contraintes financières : le développement et l’entretien des infrastructures électriques nécessitent des capitaux que de nombreux gouvernements africains ne possèdent tout simplement pas. Les investisseurs privés pourraient contribuer à combler ce fossé, mais les risques politiques et réglementaires perçus continuent de dissuader les investissements.
  • Obstacles politiques et réglementaires : trop souvent, l’incohérence des politiques et les retards bureaucratiques font fuir les investisseurs dont l’Afrique a pourtant besoin. Les cadres transparents, prévisibles et favorables aux investisseurs restent l’exception plutôt que la règle.
  • Défis géographiques et démographiques : les distances considérables, le terrain difficile et la dispersion de la population rurale rendent l’électrification complexe et coûteuse.

Même lorsque des progrès sont réalisés, la croissance démographique rapide annule une grande partie des gains. L’Afrique subsaharienne compte environ 2,5 millions de personnes supplémentaires chaque mois, ce qui représente un défi énorme pour toute initiative d’électrification. Si ce rythme se maintient au cours des six prochaines années, 180 millions de personnes supplémentaires auront besoin d’un accès à l’électricité.

Et, comme souvent, les ménages ruraux sont systématiquement laissés pour compte. Selon l’AIE, l’extension des réseaux électriques traditionnels dans les régions vastes et peu peuplées peut coûter jusqu’à deux fois plus cher par raccordement que dans les zones urbaines. Dans de nombreux cas, les quelques clients desservis ne peuvent pas générer une demande suffisante pour justifier de tels investissements, laissant des villages entiers dépendants du bois de chauffage, du kérosène ou des générateurs diesel.

Les meilleures solutions pour aller de l’avant

L’Afrique ne peut pas se permettre d’attendre que l’extension des réseaux traditionnels rattrape son retard. Les communautés rurales ont un besoin immédiat d’électricité, mais les opportunités sont également immédiates. Grâce aux systèmes de production décentralisée et aux micro-réseaux, des villages entiers ont accès à l’électricité pour la première fois.

Soyons clairs : ces approches ne sont pas les seules réponses à la pauvreté énergétique en Afrique. Comme je l’ai dit à maintes reprises, il s’agit d’un défi complexe qui nécessite des stratégies à plusieurs volets, notamment des programmes de conversion du gaz en électricité tirant parti des ressources abondantes et plus propres de l’Afrique en gaz naturel. Mais la production décentralisée et les micro-réseaux recèlent un potentiel extraordinaire, en particulier dans les zones reculées où l’extension des réseaux traditionnels reste irréaliste.

Les systèmes décentralisés, tels que les unités solaires domestiques et les mini-réseaux, fournissent de l’énergie précisément là où elle est nécessaire : directement aux ménages, aux écoles et aux entreprises que les services publics nationaux ne peuvent pas desservir efficacement. Les systèmes solaires hors réseau fournissent déjà une énergie abordable et propre à des millions de personnes. En fait, ils représentent environ un quart de tous les nouveaux raccordements électriques en Afrique subsaharienne depuis 2020. Ils éclairent les salles de classe, alimentent les petits commerces et soutiennent la vie quotidienne d’une manière qui semblait autrefois impossible.

Le potentiel ne fait que croître avec les micro-réseaux. Ces réseaux localisés peuvent fonctionner de manière indépendante ou en conjonction avec les réseaux nationaux. Ils combinent des sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie solaire, éolienne et hydraulique, souvent soutenues par des batteries afin de garantir une fiabilité 24 heures sur 24.

L’extension des réseaux électriques traditionnels dans les zones peu peuplées est extrêmement coûteuse et inefficace. Les lignes de transport peuvent coûter entre 19 000 et 22 000 dollars américains par kilomètre, auxquels s’ajoutent 9 000 dollars américains par kilomètre pour la distribution. Dans les régions où les habitations sont dispersées et où la demande est limitée, les services publics doivent facturer à leurs clients des tarifs reflétant les coûts afin de récupérer leurs dépenses, ce que la plupart des ménages ruraux africains ne peuvent tout simplement pas se permettre.

Les micro-réseaux, en revanche, offrent une solution plus rapide, plus abordable et plus durable. Ils nécessitent moins d’investissements en capital, éliminent le besoin d’infrastructures de transport à longue distance et peuvent être déployés en quelques mois plutôt qu’en plusieurs années. Avec une baisse des coûts des technologies renouvelables de 25 à 30 % depuis 2014, ces systèmes sont plus abordables que jamais.

Au Ghana, les mini-réseaux décentralisés se sont déjà révélés être l’option la moins coûteuse pour atteindre les communautés isolées. Ils éclairent les foyers, alimentent les petites entreprises et permettent la fourniture de services essentiels. S’ils sont déployés de manière stratégique, ces systèmes localisés pourraient favoriser une croissance inclusive et ascendante dans les zones rurales d’Afrique et enfin permettre les progrès que les réseaux centralisés ont eu du mal à réaliser.

Il est encourageant de constater que de nouveaux modèles de financement apparaissent pour accélérer ces progrès. Les systèmes de paiement à l’utilisation et les partenariats public-privé mixtes aident les développeurs à déployer les micro-réseaux plus rapidement et de manière plus durable. Au Nigeria, par exemple, une collaboration entre MTN Nigeria et Lumos permet d’alimenter en électricité solaire fiable des foyers et des petites entreprises qui étaient auparavant complètement hors réseau.

Tirer parti de l’opportunité

Pour que les systèmes de production décentralisée et les micro-réseaux atteignent leur plein potentiel, l’Afrique doit prendre des mesures délibérées pour renforcer les investissements, l’innovation et les capacités locales. Le rapport « 2026 Outlook Report » identifie plusieurs priorités qui, ensemble, constituent une feuille de route pratique pour progresser.

Tout d’abord, l’Afrique doit mobiliser des capitaux pour développer des infrastructures énergétiques évolutives. Le déploiement de micro-réseaux et de systèmes DG nécessite des investissements substantiels dans des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des onduleurs. Le continent doit attirer davantage de capitaux privés et de financements pour le développement, et les canaliser vers des projets bancables et axés sur les résultats, capables d’élargir l’accès de manière rapide et durable.

Dans le même temps, nous devons développer des modèles de financement créatifs qui rendent l’accès à l’énergie abordable. Les systèmes solaires à paiement à l’utilisation, la microfinance et les systèmes communautaires transforment déjà des vies. En Afrique de l’Est, M-KOPA Solar a atteint plus d’un million de foyers grâce à de petits paiements mobiles quotidiens, tandis qu’au Ghana et en Afrique du Sud, des partenariats communautaires et municipaux prouvent que l’appropriation locale et la collaboration privée peuvent accélérer les progrès.

Ce ne sont là que quelques-unes des stratégies mises en avant dans le rapport de la Chambre africaine de l’énergie, qui ont toutes un objectif commun : rendre l’énergie fiable et abordable accessible à tous les foyers africains.

Comme le souligne le rapport, pour parvenir à l’accès universel à l’électricité d’ici 2030, il faudra investir plus de 30 milliards de dollars par an, soit plus de huit fois les niveaux actuels. Ce chiffre peut sembler intimidant, mais il représente l’une des plus grandes opportunités de notre époque pour ceux qui sont prêts à aider l’Afrique à construire un avenir énergétique moderne et fiable.

Il est encourageant de constater que des progrès ont déjà été réalisés. L’initiative « Mission 300 » en est un exemple passionnant. Lancée conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, elle vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Entre mi-2023 et début 2025, elle a déjà touché 21 millions de personnes, et des projets sont en cours pour en atteindre 100 millions supplémentaires. C’est ce type de collaboration — entre les gouvernements, les financiers, les développeurs et les communautés — qui permettra finalement de transformer le déficit énergétique de l’Afrique en une histoire de prospérité partagée.

La voie à suivre est claire. L’Afrique doit montrer la voie avec des stratégies énergétiques équilibrées qui combinent le gaz à l’électricité avec des solutions pragmatiques en matière d’énergies renouvelables, telles que les systèmes DG et les micro-réseaux. Mais les investisseurs, les gouvernements et les partenaires de développement ont tous un rôle à jouer. Grâce à une combinaison adéquate de réformes politiques, d’innovations financières et de volonté politique, nous pouvons éclairer chaque foyer, chaque entreprise et chaque école de ce continent.

Le rapport « The State of African Energy: 2026 Outlook Report » (État de l’énergie en Afrique : perspectives pour 2026) est disponible en téléchargement. Rendez-vous sur https://apo-opa.co/48BLiJ1 pour demander votre exemplaire.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

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