Le Groupe de la Banque africaine de développement œuvre à combler le déficit de financement du développement avec une nouvelle plateforme continentale de coordination financière

Source: Africa Press Organisation – French


Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) travaille en étroite collaboration avec des partenaires financiers régionaux clés à la mise en place d’une plateforme panafricaine de coordination financière. Cette plateforme innovante est conçue pour favoriser une plus grande synergie entre les institutions financières africaines et garantir un déploiement efficace des ressources. 

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a rencontré les dirigeants des institutions de financement du développement (IFD) africaines et les partenaires financiers du secteur privé le 19 novembre au siège du groupe à Abidjan. Ces réunions faisaient suite à une session de travail de haut niveau avec les dirigeants des bourses africaines, qui s’était tenue la veille. La nouvelle initiative devrait voir le jour après de vastes consultations avec un large éventail d’experts du secteur financier. 

« Un nouveau cadre pour notre partenariat signifie que nous comptons davantage sur vous. Nos pays ont besoin d’énormes ressources », a déclaré M. Ould Tah aux dirigeants des principales IFD en Afrique, parmi lesquelles la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), l’Eastern & Southern African Trade & Development Bank (TDB), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Africa Finance Corporation et Shelter Afrique. 

La plateforme proposée permettra d’améliorer l’efficacité grâce à la mutualisation des pipelines de projets, à l’harmonisation des normes techniques et à la coordination des calendriers de mise en œuvre. Les institutions de financement du développement sont des alliés essentiels à sa réussite, car elles sont idéalement placées pour combler les déficits de financement et stimuler le développement aux niveaux national et régional, a souligné le président Ould Tah. « Les IFD régionales sont les plus proches des bénéficiaires », a-t-il fait remarquer, ajoutant qu’il était essentiel de renforcer la base de capital de ces institutions afin d’améliorer leur capacité à remplir leur mandat. 

Les participants à la réunion ont salué cette initiative, formulé des suggestions et partagé les points positifs et les domaines à améliorer. 

Admassu Tadesse, président et directeur général de TDB Group, a reconnu la capacité financière des banques multilatérales de développement telles que le Groupe de la Banque africaine de développement. « Elles connaissent les instruments clés qui peuvent nous aider à avancer. », a-t-il affirmé. M. Tadesse a appelé à la mise en place d’un mécanisme de liquidité de réserve pour aider les institutions financières multilatérales de développement régionales à réduire leurs coûts, ainsi qu’à l’utilisation de garanties de capital appelable : « Nous recherchons des capacités, des innovations et souhaitons tirer parti de la notation « AAA » des BMD. Nous sommes constamment à la recherche de financements abordables pour produire un impact », a-t-il déclaré. 

Serge Ekue, président de la BOAD, a souligné l’importance de la notation de crédit « AAA » du Groupe de la Banque africaine de développement, notant que l’impact de l’instabilité politique, comme les cinq coups d’État survenus en Afrique de l’Ouest au cours des cinq dernières années, avait conduit à la dégradation de la notation de nombreux pays. Pour son institution, cela a été évité grâce au maintien de fonds propres suffisants, a-t-il précisé. Selon M. Ekue, les institutions régionales de financement du développement travaillent plus près du terrain, et il est nécessaire d’éviter les doubles emplois ou les chevauchements d’efforts, et de disposer de cadres opérationnels plus clairs. « Nous sommes suffisamment petits pour nous soucier des détails, mais suffisamment grands pour agir », a-t-il souligné. 

Le président de la BIDC, George Agyekum Donkor, a estimé que des institutions plus importantes, telles que le Groupe de la Banque africaine de développement, étaient nécessaires pour soutenir les plus petites grâce à leur crédibilité, ainsi que par le biais d’instruments tels que les programmes de syndication et de cofinancement. « Il doit y avoir une synergie entre les institutions financières », a appelé M. Donkor. 

Une meilleure coordination permettrait d’optimiser la mobilisation des ressources, a reconnu Thierno-Habib Hann, directeur général de Shelter Afrique, organisme panafricain de financement du développement du logement basé à Nairobi. M. Hann a réaffirmé le rôle crucial des banques multilatérales de développement en tant que partenaires soutenant les institutions régionales dans l’accélération du développement. Il a également souligné leur rôle dans le renforcement des capacités, citant les facilités de développement de projets et de préparation de projets au sein du Groupe de la Banque et sa présence sur le terrain. « Nous travaillons vraiment ensemble sur des projets de transformation à grande échelle, nous avons de grandes ambitions », a-t-il noté. 

S’exprimant au nom de Samaila D. Zubairu, président-directeur général d’AFC, Sameh Shenouda a déclaré qu’il était essentiel de décloisonner les secteurs et de renforcer la coopération : « Il n’y a pas assez de projets bancables, pas assez de ressources en capitaux propres. » M. Shenouda a souligné l’importance des relations publiques et de s’exprimer collectivement. « Nous devons discuter ensemble de manière délibérée, organiser des événements communs lors de grands rassemblements tels que l’Assemblée générale des Nations unies. Communiquer ensemble sur l’Afrique aura un impact considérable. » 

« Nous pouvons collaborer encore plus, fonctionner comme un système. Ce système ne concerne pas seulement notre collaboration avec vous, mais aussi votre collaboration avec d’autres », a insisté Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. Avant d’ajouter : « Nous aurons des discussions bilatérales et séparées dans le cadre de cette nouvelle vision, afin de déterminer la meilleure façon d’allouer les capitaux. Nous allons mobiliser nos partenaires. » 

Au terme des réunions, M. Ould Tah a salué des discussions enrichissantes. Il a ajouté qu’un groupe de travail serait mis en place pour traiter les questions clés soulevées lors des consultations : renforcement de l’équité, réduction des risques, subsidiarité, prévention des doubles emplois, prêts concessionnels et liquidités pour les institutions de financement du développement. 

À cette fin, le président Ould Tah a également annoncé qu’il allait engager le dialogue avec le secteur privé et les agences de notation de crédit à la mi-décembre à Londres, juste après la réunion finale de la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-17), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Cette réunion est organisée par les gouvernements du Royaume-Uni et du Ghana les 15 et 16 décembre 2025 dans la capitale britannique. 

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Contact médias : 
Amba Mpoke-Bigg
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courriel : media@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations: www.AfDB.org 

La campagne pour une cuisine propre en Afrique dépend de la réforme des crédits carbone et de la modernisation des transports

Source: Africa Press Organisation – French

La transition vers une cuisine propre, longtemps retardée en Afrique, échouera sans une refonte en profondeur du mode de financement, de transport et de réglementation du GPL sur le continent, ont déclaré des cadres supérieurs lors d’une table ronde de haut niveau sur la cuisine propre et le GPL lors du Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique, qui s’est tenu vendredi à Johannesburg. 

Les intervenants ont souligné un rare alignement du soutien politique – suite à l’adoption par le G20 de la cuisine propre comme domaine prioritaire – mais ont averti que les lacunes critiques en matière d’infrastructures et un écosystème financier défaillant ralentissaient les progrès. 

La demande de GPL en Afrique du Sud est « légèrement inférieure à 500 000 tonnes », mais l’offre reste limitée en raison de la fermeture de raffineries et d’un réseau de transport fragmenté, a déclaré Sesakho Magadla, PDG par intérim de PetroSA. La remise en service des raffineries, y compris celle de PetroSA à Mossel Bay, est « une priorité », a-t-elle souligné, ajoutant que la société vise à se mobiliser d’ici 2026 pour soulager la pression sur le marché intérieur. 

Mais les infrastructures ne se limitent pas à la production. PetroSA examine actuellement la possibilité d’améliorer le réseau ferroviaire, en particulier la liaison entre Saldanha Bay et le Mozambique, afin de réduire les encombrements et de transporter le GPL à grande échelle. Cela nécessite « une collaboration au-delà du secteur de l’énergie », a souligné M. Magadla, « afin que, lorsque le réseau ferroviaire sera opérationnel, il soit possible de relier le réseau de transport fragmenté existant et de transporter le produit ». 

Les opérateurs du secteur privé ont fait écho à cet appel en faveur d’une réforme majeure des transports. Tamsin Rankin Donaldson, responsable du marketing et de la communication chez Petredec, a déclaré que la mauvaise logistique et la capacité limitée des terminaux ajoutaient « une prime de 10 à 20 % » au coût du GPL, car les entreprises sont obligées de « transporter des colis plus petits via des terminaux plus petits ». L’Afrique a un besoin urgent « d’infrastructures qui nous permettent d’importer des volumes plus importants », notamment des terminaux capables d’accueillir des méthaniers de très grande capacité (VLGC), a-t-elle déclaré. 

Petredec construit actuellement le terminal GPL de Tanga en Tanzanie et étudie la possibilité d’une liaison ferroviaire entre Richards Bay et les marchés intérieurs de l’Afrique du Sud. Sa principale demande en matière de politique était claire : les gouvernements doivent donner la priorité à la « rationalisation des processus d’autorisation » afin d’accélérer le calendrier des projets. 

Si les infrastructures déterminent l’accessibilité financière, le financement détermine quant à lui si les projets passent du stade de concept à celui de construction. « Le mécanisme de financement vert est sous-utilisé », a déclaré Titus Mathe, PDG de l’Institut national sud-africain pour le développement énergétique, qui a ajouté que les investisseurs ne disposaient pas des données nécessaires pour quantifier les réductions d’émissions et les économies d’énergie résultant des interventions en faveur d’une cuisine propre. « Quand on pense à la cuisine propre et au GPL, le plus grand défi réside dans les données. » 

Il a appelé à la création d’une plateforme de données unifiée à l’échelle africaine sur la cuisine propre et a proposé la création d’un mécanisme de financement de la cuisine propre au GPL soutenu par l’UA, le G20 et les institutions mondiales « afin que les projets GPL à travers l’Afrique puissent être accélérés pour atteindre les utilisateurs finaux ». 

L’absence de voies d’accès aux crédits carbone a également dominé la discussion. Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’Afrique a besoin de 37 milliards de dollars pour parvenir à un accès universel à la cuisson propre d’ici 2030, mais le cadre actuel des crédits carbone offre peu de soutien aux solutions basées sur le GPL. 

« Nous devons intégrer les crédits carbone dans le débat sur le GPL », a déclaré Anibor Kragha, secrétaire exécutif de l’Association africaine des raffineurs et distributeurs. Les cuisinières propres donnent droit à des crédits, mais pas le GPL, ce qui désavantage la solution la plus susceptible d’être rapidement déployée à grande échelle. 

« Les régions d’Afrique comme le Kenya qui ont accéléré l’adoption du GPL ont eu recours à des subventions, mais cela n’est pas viable », a déclaré M. Kragha. Débloquer des financements climatiques pour le GPL pourrait aider à remplacer les subventions par une croissance tirée par le marché. 

Pour les financiers, la clarté réglementaire est primordiale. « Si je suis un financier, je veux voir une réglementation claire et une préparation des projets », a déclaré M. Kragha, ajoutant que l’Afrique doit également attirer une main-d’œuvre compétitive pour mettre en œuvre les projets au rythme nécessaire. 

Rankin Donaldson a souligné l’ampleur du défi : pour parvenir à un accès universel à une cuisine propre d’ici 2040, il faut 80 millions de nouveaux raccordements chaque année, soit « sept fois le rythme actuel ». 

Sans un investissement rapide dans les réseaux de transport, une réforme des permis et un cadre de crédits carbone qui reconnaisse les avantages climatiques du GPL, les intervenants ont averti que l’Afrique risquait de manquer une occasion unique de fournir une énergie de cuisson propre et abordable.

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L’Afrique du Sud va accélérer ses projets gaziers afin d’assurer son avenir énergétique, déclare le ministre Mantashe lors du forum du G20

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, Gwede Mantashe, a annoncé que le pays accélère le développement du gaz domestique et les projets d’importation de GNL afin d’atténuer la pénurie d’approvisionnement en provenance du Mozambique.

Il a fait cette annonce lors du Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique, qui s’est tenu à Johannesburg le 21 novembre.

« Nous continuerons à développer les infrastructures afin d’intégrer de nouveaux gisements et de fournir du gaz à l’Afrique du Sud », a déclaré le ministre Mantashe, ajoutant : « La meilleure solution, c’est nous. Avoir accès à nos propres gisements de gaz. »

Le pays importe actuellement 90 % de son gaz naturel via le gazoduc ROMPCO de 865 km depuis les gisements de Pande et Temane au Mozambique. La société sud-africaine d’énergie et de produits chimiques Sasol prévoyant de donner la priorité à ses volumes internes à partir de la mi-2026, le gouvernement accélère le développement des infrastructures et l’exploration nationale afin de garantir de nouveaux approvisionnements et de renforcer la résilience énergétique.

Pour combler ce déficit, le gouvernement accélère la mise en service de l’unité flottante de stockage et de regazéification de Matola au Mozambique, prévue pour la mi-2026, et du terminal GNL de Richards Bay en Afrique du Sud, prévu pour 2027. Des plans sont également en cours pour la construction de nouveaux gazoducs afin de relier les découvertes offshore dans le bassin d’Orange au réseau national.

Le ministre Mantashe a également souligné que le pays devait mener des réformes réglementaires afin de débloquer l’exploration offshore et de lever les moratoires dans les bassins du Karoo et d’Orange. Le bassin d’Orange, site de découvertes majeures notamment à Brulpadda et Luiperd, a le potentiel de réduire considérablement les importations, de stimuler le PIB et de créer des emplois, a déclaré le ministre, ajoutant qu’un développement réussi pourrait débloquer des milliards d’investissements dans les secteurs pétrochimique et énergétique.

« Forez, fore, fore », a insisté le ministre Mantashe, ajoutant : « Nous n’avons aucune restriction légale sur l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières en Afrique du Sud. Si nous réalisons une percée dans le domaine du pétrole et du gaz, notre PIB connaîtra une croissance exponentielle. Notre peuple ne respirera jamais d’air frais dans l’obscurité. »

La décision de l’Afrique du Sud marque une avancée décisive vers l’autosuffisance énergétique à un moment où les marchés mondiaux du GNL sont volatils et où la demande intérieure de gaz devrait augmenter.

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Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique : l’Afrique du Sud accélère la relance de ses raffineries pour garantir son approvisionnement énergétique

Source: Africa Press Organisation – French

Le ministre sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, Gwede Mantashe, a annoncé que le pays accélère ses plans visant à reconstruire sa capacité de raffinage nationale et à consolider les actifs pétroliers publics afin de renforcer la sécurité énergétique. 

S’exprimant lors du Forum du G20 sur les investissements énergétiques en Afrique, organisé par la Chambre africaine de l’énergie, M. Mantashe a déclaré : « Nous disposons d’une capacité de stockage suffisante en Afrique du Sud pour soutenir les importations, mais nous ne pouvons pas compter uniquement sur les stocks, nous devons également raffiner. » 

Le secteur du raffinage sud-africain est en déclin depuis la fermeture de la plupart de ses installations vieillissantes. Actuellement, les sites opérationnels comprennent Natref à Sasolburg, Astron Energy au Cap et l’usine CTL de Secunda de la société intégrée d’énergie et de produits chimiques Sasol, qui couvrent ensemble environ 30 % des besoins en carburant du pays. 

Parmi les fermetures importantes, citons Sapref et Engen à Durban, tandis que la raffinerie GTL de Mossel Bay de PetroSA reste hors service en raison de contraintes d’approvisionnement. 

Pour inverser cette tendance, le gouvernement a lancé la South African National Petroleum Company (SANPC), qui regroupe PetroSA, la société publique iGas et le Strategic Fuel Fund au sein d’une seule entité. La SANPC est chargée de relancer les raffineries inutilisées, de consolider les actifs pétroliers de l’État et de réduire la dépendance vis-à-vis des importations. 

« Nous travaillons à la création de nouvelles raffineries et veillons à ce que la SANPC mène nos efforts pour garantir l’approvisionnement en carburant de l’Afrique du Sud », a ajouté le ministre Mantashe. 

La décision de l’Afrique du Sud marque une avancée décisive pour restaurer la capacité de raffinage, renforcer la sécurité énergétique nationale et positionner la SANPC comme un acteur central dans la transition énergétique du pays. 

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Les Africains exigent une action climatique immédiate de la part des pays riches et de leurs propres gouvernements, révèle le nouveau Profil Panafricain d’Afrobarometer

Source: Africa Press Organisation – French

Selon un nouveau Profil Panafricain d’Afrobarometer (https://apo-opa.co/3LRFgeE), les Africains informés sur le changement climatique souhaitent très majoritairement que les pays riches et développés prennent des mesures immédiates et aident les nations plus pauvres à atténuer les impacts de ce phénomène.

Ils souhaitent également que leurs propres gouvernements prennent des mesures proactives – comme investir dans les infrastructures et adopter des politiques d’atténuation – malgré leurs coûts potentiels.

Le rapport, basé sur les résultats des enquêtes du Round 10 d’Afrobarometer menées à travers 38 pays africains en 2024/2025, montre que plus de quatre adultes africains sur 10 sont informés sur le changement climatique (c’est-à-dire qu’ils sont à la fois conscients du changement climatique et comprennent qu’il est dû à l’activité humaine), bien que le niveau de sensibilisation au changement climatique varie considérablement selon les pays et les groupes démographiques.

Les impacts du changement climatique se font largement sentir sur le continent, la sécheresse et les mauvaises récoltes étant les conséquences les plus fréquemment signalées. La plupart des citoyens informés sur le changement climatique affirment que ce dernier détériore leurs conditions de vie. Et une majorité d’Africains déclarent que leur famille a dû s’adapter aux changements climatiques en modifiant leur consommation d’eau et d’aliments, leurs activités professionnelles en extérieur, leurs cultures, leur élevage et/ou leur lieu de résidence.

Alors que les Africains attribuent généralement la responsabilité première de l’action climatique à leur gouvernement national, on observe ces dernières années un changement notable visant à tenir les pays riches responsables de leur contribution à la crise climatique.

L’enquête Afrobarometer

Afrobarometer est un réseau panafricain et non-partisan de recherche par sondage qui produit des données fiables sur les expériences et appréciations des Africains relatives à la démocratie, à la gouvernance et à la qualité de vie. Dix rounds d’enquêtes ont été réalisés dans un maximum de 45 pays depuis 1999. Les enquêtes du Round 10 (2024/2025) couvrent 38 pays.

Les partenaires nationaux d’Afrobarometer réalisent des entretiens face-à-face dans la langue du répondant. Des échantillons nationaux de 1.200 à 2.400 donnent des résultats au niveau national avec des marges d’erreur de +/-2 à +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95%.

Résultats clés

Sensibilisation et compréhension du changement climatique :

  • En moyenne, à travers 38 pays, plus de quatre Africains sur 10 (43%) sont « informés sur le changement climatique », ce qui signifie qu’ils ont à la fois entendu parler du changement climatique et qu’ils reconnaissent qu’il est au moins en partie causé par l’activité humaine.
    • Le niveau d’information sur le changement climatique varie considérablement d’un pays à l’autre, allant de 19% au Nigéria à 73% aux Seychelles (Figure 1).
    • Il est plus élevé chez les hommes et les citadins, et augmente avec la richesse, le niveau d’éducation et la consommation d’informations.

Expérience du changement climatique :

  • La sécheresse et les mauvaises récoltes sont la menace climatique la plus répandue, la moitié des répondants déclarant que ces événements sont devenus « quelque peu plus » ou « beaucoup plus » graves dans leur région au cours de la dernière décennie (Figure 2).
    • L’augmentation de la gravité des inondations signalée est plus faible, à 35%.
  • Huit répondants sur 10 informés sur le changement climatique (80%) affirment que le changement climatique rend la vie « quelque peu » ou « beaucoup » pire dans leur pays (Figure 3).

Soutien aux mesures d’atténuation et de lutte contre le changement climatique :

  • Les Africains informés sur le changement climatique attribuent la responsabilité principale de la lutte contre le changement climatique à leurs propres gouvernements (37%), aux pays riches ou développés (26%), aux citoyens ordinaires (20%) et aux entreprises/industries (11%) (Figure 4).
  • Parmi les répondants informés sur le changement climatique, il existe une demande massive pour que les pays développés prennent des mesures immédiates contre le changement climatique (83%) et aident les pays plus pauvres (85%), ainsi qu’un fort soutien pour que leurs propres gouvernements prennent des mesures proactives (73%) (Figure 5).
  • Les Africains soutiennent fortement l’action des gouvernements en matière de climat par le biais d’investissements dans les infrastructures (81%) et de pressions sur les pays riches pour obtenir une aide climatique (78%), avec un soutien modéré à l’interdiction de la coupe d’arbres pour le combustible (51%) et à l’obligation d’utiliser des fourneaux de cuisson plus propres (47%) (Figure 6).

Distribué par APO Group pour Afrobarometer.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : 
Hassana Diallo  
Chargé des communications d’Afrobarometer pour l’Afrique francophone 
Téléphone : +221 77 713 72 53 
Email : hdiallo@afrobarometer.org  

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30e Conférence des Parties (COP30) : Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique mobilise près de 50 millions d’euros pour une transition énergétique juste et pour « Mission 300 »

Source: Africa Press Organisation – French

Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), un fonds spécial multidonateurs géré par l’institution panafricaine de développement, a obtenu de nouveaux engagements d’investissement de près de 50 millions d’euros. Le financement est destiné à renforcer la mise en œuvre de l’initiative « Mission 300 » et à accélérer l’action climatique dans le secteur énergétique sur le continent.

Les engagements des gouvernements allemand et italien ont été annoncés lors d’un événement parallèle organisé le 14 novembre 2025 à la Conférence des parties sur les changements climatiques (COP 30) qui se tient à Belém, au Brésil. L’Allemagne fournira 14 millions d’euros pour soutenir l’objectif d’accès universel à l’énergie du Fonds pour l’énergie durable en Afrique, et 30 millions d’euros pour son nouveau programme d’hydrogène vert, reflétant l’importance stratégique de ce secteur émergent pour la décarbonation et le développement industriel de l’Afrique. L’Italie a également annoncé une nouvelle contribution de cinq millions d’euros.

« Nous considérons la Banque africaine de développement, propriété de l’Afrique et dirigée par l’Afrique, comme un partenaire de premier plan pour libérer le potentiel d’une économie de l’hydrogène vert dans les pays africains.En travaillant ensemble, nous pouvons créer un modèle ‘gagnant-gagnant’ : les pays partenaires bénéficient de nouvelles ressources énergétiques, d’un développement industriel, d’un transfert de technologie et de nouveaux emplois, tandis que l’Europe diversifie ses futures importations énergétiques. Grâce à notre partenariat avec la Banque africaine de développement et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique, nous espérons créer des points de basculement positifs pour l’essor du marché de l’hydrogène vert », a déclaré Katharina Stasch, directrice générale de la politique climatique au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.

Le directeur des affaires générales, programmes financiers et coopération internationale au ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Roberto Amerise, a mis en avant l’engagement fort du gouvernement italien envers l’Afrique, considérée comme une priorité pour les politiques nationales en matière d’énergie et de climat. Il a souligné l’importance de promouvoir les investissements privés afin d’accélérer la transition énergétique et le développement durable du continent. « Ces ressources, a-t-il dit, réaffirment notre engagement collectif en faveur de l’avancement des objectifs stratégiques du Fonds pour l’énergie durable en Afrique et de l’accélération de la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables et d’accès à l’énergie en Afrique, moteurs du développement durable », a déclaré M. Amerise.

« Les délibérations et engagements d’aujourd’hui à la COP 30 réaffirment avec force l’urgence d’une approche unifiée et plus ambitieuse pour la transition énergétique, la résilience et la sécurité de l’Afrique. Les nouveaux engagements de l’Allemagne et de l’Italie donneront un élan supplémentaire aux objectifs de la Mission 300 et consolideront le rôle central du Fonds pour l’énergie durable en Afrique dans le parcours de l’Afrique vers un accès universel à l’énergie », a déclaré le vice-président chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte à la Banque africaine de développement, Kevin Kariuki, à propos des nouveaux engagements.

Le directeur du Groupe de la Banque pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, Daniel Schroth, qui modérait la session a salué le soutien continu de partenaires comme la Norvège, avec Hans Olav Ibrekk, son envoyé spécial pour le climat, réaffirmant l’engagement du pays scandinave à mobiliser les investissements du secteur privé pour la réussite de la Mission 300.

Un thème central de l’événement a été le rôle essentiel du financement mixte pour réduire les risques liés aux investissements et attirer des capitaux commerciaux afin d’atteindre les objectifs de Mission 300, une initiative lancée par le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement et d’autres partenaires visant à fournir à 300 millions de personnes de l’électricité propre en Afrique. Des projets financés par le Fonds ont été présentés aux participants. Terje Pilskog, PDG de Scatec a notamment présenté le projet emblématique Obelisk, en Égypte, une installation solaire photovoltaïque d’un gigawatt et un système de stockage d’énergie par batteries (BESS) de 200 MWh, cofinancés par la Banque africaine de développement et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique.

Les discussions ont également mis en avant le formidable travail de BURN, une entreprise africaine prospère spécialisée dans la cuisson propre et bénéficiaire d’un appui du Fonds pour l’énergie durable en Afrique. La directrice des affaires institutionnelles de BURN, Caroline Amollo, a montré, à travers des opérations de marché éprouvées de BURN, la manière dont les modèles innovants favorisaient efficacement l’accessibilité et l’adoption à grande échelle des cuissons propres.

Les intervenants ont souligné l’importance de cadres réglementaires prévisibles et attractifs pour attirer les capitaux privés dans une transition énergétique juste et équitable, en mettant l’accent sur des projets bancables, évolutifs et centrés sur l’humain, en particulier dans le domaine de la cuisson propre. Ils ont également insisté sur la nécessité de tirer parti de la baisse des coûts des énergies renouvelables grâce à un déploiement efficace des financements de développement. L’événement a réaffirmé l’engagement collectif à intégrer la coopération en matière de transition énergétique dans une diplomatie climatique plus large, démontrant qu’avec des efforts concertés, les objectifs de Mission 300 et les ambitions climatiques plus larges exprimées à la COP 30 sont atteignables.

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Le Niger franchit une étape majeure vers la connectivité haut débit avec la réception de plus de 1 000 kilomètres de fibre optique

Source: Africa Press Organisation – French

Le Niger a procédé, le 14 novembre 2025, à la réception provisoire des tronçons de fibre optique réalisés dans le cadre du Projet de la dorsale transsaharienne à fibre optique (DTS), financé par le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org). Cette étape marque une avancée majeure dans l’amélioration de la connectivité haut débit du pays et dans l’intégration numérique régionale.

Une cérémonie officielle s’est déroulée à Niamey en présence du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’information, Adji Ali Salatou, du chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Niger, Mamadou Tangara, du Coordonnateur du projet DTS, Abdoulkarim Soumaila, du directeur général de Niger Télécoms, Idrissa Djibo Maïga, ainsi que des entreprises et tous les acteurs impliqués dans la réalisation des travaux.

Le coût du projet est estimé à 43 millions d’euro, avec un financement issu du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, et une contrepartie nationale.,

Le projet comporte deux composantes majeures : d’une part, la construction d’un réseau de fibre optique national et transfrontalier de 1 031 kilomètres ; d’autre part, la mise en place d’un centre de données (data center) national de niveau Tier III.

Les tronçons de fibre optique réceptionnés couvrent cinq axes clés du pays : Arlit-Assamaka – frontière Algérie ; Diffa – N’Guigmi – frontière Tchad ; ZinderMagaria – frontière Nigeria ; Niamey – Dosso – Gaya – frontière Bénin ; Niamey – Makalondi – frontière Burkina Faso.

A ces cinq tronçons s’ajoute une boucle locale urbaine de 88 kilomètres destinée à connecter les principaux sites administratifs au futur centre de données national.

Un pas décisif vers une Afrique mieux connectée

Le Ministre de la Communication et des nouvelles technologies de l’information, Adji Ali Salatou, a rappelé, à cet égard, la vision du gouvernement : « Avec la mise en service prochaine de ces différentes liaisons, se concrétise ainsi la vision et la volonté de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État. Son Programme pour la Refondation de la République (PRR) prévoit en effet le maillage du territoire national en infrastructures de télécommunication à très haut débit ouvert sur la sous-région et l’ouverture du Niger à l’ère de l’information et du savoir. »

“Nous tenons à saluer une étape importante dans la construction d’une Afrique connectée, inclusive et souveraine sur le plan technologique”, a déclaré M. Tangara dans son discours. Le représentant pays du Groupe de la Banque au Niger a rappelé que la dorsale transsaharienne constitue un levier stratégique pour renforcer les interconnexions entre plusieurs pays de la sous-région (Algérie, Niger, Nigéria, Tchad, Mali et Mauritanie) et réduire les coûts de connectivité pour les populations, les administrations et les entreprises.

Le projet permettra notamment d’améliorer la résilience numérique du Niger, d’accélérer la numérisation des services publics et de créer de nouvelles opportunités économiques pour les jeunes, grâce à une connectivité haut débit de qualité.

Le Coordonnateur du projet DTS, Abdoulkarim Soumaila, a souligné l’impact concret du projet sur le désenclavement numérique, la réduction des coûts de connectivité et la promotion de nouveaux services numériques, à savoir le commerce électronique, les services financiers mobiles et l’administration électronique. Il a également rappelé que le chantier avait fortement contribué à l’emploi local dans les zones concernées.

“Ce réseau n’est pas une fin en soi, mais le début d’un nouveau chapitre pour le numérique au Niger”, a soutenu M. Tangara, appelant à une exploitation efficace et durable de l’infrastructure au bénéfice des citoyens.

Le 31 octobre 2025, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Niger s’élevait à plus de 663 milliards FCFA, couvrant l’énergie, le transport, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, la gouvernance, le social et le numérique. Le projet DTS s’inscrit pleinement dans cet engagement stratégique visant à promouvoir une croissance inclusive, durable et tirée par l’innovation.

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B20 Afrique du Sud : GE Vernova fait progresser la sécurité, l’accessibilité énergétiques mondiales et soutient la synchronisation historique des réseaux en Afrique de l’Ouest

Source: Africa Press Organisation – French

  • GE Vernova détaille ses priorités au B20 pour un avenir énergétique plus abordable, fiable, durable et sûr.
  •  Le West African Power Pool (WAPP) a mené son premier essai de synchronisation complète du réseau régional, soutenu par les solutions logicielles et les services de conseil de GE Vernova.

Au B20 Afrique du Sud, GE Vernova, Inc. (NYSE : GEV) (www.GEVernova.com) siège au groupe de travail « Energy Mix & Just Transition » pour faire avancer des solutions pratiques visant à renforcer l’accessibilité, la fiabilité, la durabilité et la sécurité de l’énergie – ainsi que les infrastructures de réseau nécessaires à leur bon fonctionnement. En parallèle, l’entreprise met en avant une avancée majeure réalisée par le West African Power Pool (WAPP), avec le soutien de GE Vernova : WAPP a mené à bien son premier essai complet de synchronisation du système électrique régional, unifiant les opérations de réseau de 15 pays ouest-africains, dont le Nigeria, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo et la Mauritanie. WAPP est une agence spécialisée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), chargée de promouvoir et de développer les infrastructures de production et de transport d’électricité, ainsi que de coordonner les échanges d’énergie entre les États membres.

« Aujourd’hui, le B20 constitue une plateforme essentielle pour rassembler le secteur privé et les engagements du secteur public afin d’améliorer l’accès à une énergie durable – du gaz aux renouvelables, en passant par un réseau plus robuste – et de construire un avenir plus solide pour tous. En tant que membre du groupe de travail Energy Mix & Just Transition, GE Vernova fait avancer des solutions pratiques et adaptées aux contextes locaux pour accélérer une transition juste et inclusive ; et en Afrique de l’Ouest, la synchronisation historique du système électrique du WAPP montre ce que la collaboration et la technologie peuvent accomplir, » a déclaré Roger Martella, Chief Corporate Officer et Directeur du développement durable à GE Vernova (https://apo-opa.co/3XEAvHJ).

La synchronisation du système électrique apporte plusieurs avantages : amélioration de l’accès à la capacité régionale pour réduire les coupures et renforcer la fiabilité, expansion des échanges transfrontaliers d’électricité et meilleure intégration des énergies renouvelables. S’appuyant sur le déploiement l’an dernier du logiciel d’orchestration GridOS® de GE Vernova au Centre d’Information et de Coordination (ICC) (https://apo-opa.co/4o1V8bz) à Abomey-Calavi, au Bénin – le centre de commande centralisé du réseau interconnecté de la CEDEAO – les outils GridOS soutiennent la diffusion (le dispatching), la stabilité et la prévision des flux énergétiques sur l’ensemble du réseau, offrant aux opérateurs une visibilité en temps réel pour surveiller, analyser et optimiser les flux électriques. Lors de la synchronisation, le système Wide Area Monitoring System (WAMS) de GE Vernova a suivi la dynamique du réseau en quasi temps réel, tandis que les services de conseil de GE Vernova ont fourni l’appui technique, l’ajustement des stabilisateurs de système électrique (PSS), les tests terrains et mises à jour des régulateurs, ainsi que la coordination de la synchronisation du réseau WAPP. La solution de télécommunications Grid Automation de GE Vernova a assuré la liaison entre le centre ICC et les centres nationaux de de dispatching en Afrique de l’Ouest. Elle permet une coordination régionale fluide ainsi qu’un transfert de données, précis et en temps réel, jusqu’aux postes électriques, pour appuyer les décisions de synchronisation. Cet essai confirme que plusieurs opérateurs nationaux de réseaux de transport peuvent fonctionner de manière fiable sous la coordination de l’ICC, ouvrant la voie à un marché régional de l’électricité plus intégré. La synchronisation complète et permanente est prévue pour 2026.

Au B20 Afrique du Sud, GE Vernova met également en avant le rôle central des talents et des compétences dans la transition énergétique. À l’échelle mondiale, la fondation GE Vernova investit dans des parcours de formation techniques et professionnels, avec l’objectif d’atteindre 30 000 apprenants d’ici 2030. À Johannesburg, le programme Next Engineers a bénéficié à près de 4100 jeunes et attribué 36,000 USD de bourses d’études à des diplômés éligibles. En complément, GE Vernova a octroyé 83,000 USD de bourses à 10 diplômés sud-africains via son « External Bursary Programme » et, depuis 2020, a accordé des bourses à hauteur de 7,3 millions USD (128,5 millions de Rands) pour plus de 900 bénéficiaires à travers le pays.

GE Vernova a également organisé le premier « Mendoza Collective Action Summit », réunissant acteurs publics, privés et académiques pour élargir l’accès à l’électricité dans les zones mal desservies, et a établi les « Principes de Mendoza » pour encadrer les futures collaborations. « Les efforts mondiaux visant à électrifier la planète devraient permettre à tous de bénéficier d’une énergie abordable, fiable et durable – et des opportunités économiques qu’elle génère », a ajouté Roger.

Distribué par APO Group pour GE Vernova.

Contact presse :
Abeer Masood
Communications Director – Middle East & Africa
GE Vernova
Abeer.Masood@gevernova.com

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À propos de GE Vernova :
GE Vernova Inc. (NYSE : GEV) est une entreprise énergétique mondiale conçue pour répondre aux enjeux de la transition, comprenant des activités dans les domaines du Power, du Wind et de l’Electrification, soutenues par des entités d’accélération. Forte de plus de 130 ans d’expérience au service des grands défis mondiaux, GE Vernova est idéalement positionnée pour accompagner la transition énergétique en contribuant à électrifier le monde tout en œuvrant à sa décarbonation. GE Vernova aide ses clients à alimenter les économies et à fournir l’électricité essentielle à la santé, à la sécurité, à la sûreté et à l’amélioration de la qualité de vie. Le siège de GE Vernova est situé à Cambridge, Massachusetts (États-Unis), et l’entreprise compte environ 75 000 employés dans près de 100 pays. Fidèle à sa raison d’être, « The Energy to Change the World », la technologie GE Vernova contribue à un avenir énergétique plus abordable, fiable, durable et sécurisé.

Pour en savoir plus : GE Vernova (www.GEVernova.com), GE Vernova au Moyen-Orient & Afrique (https://apo-opa.co/3Mfq3nu).

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Un appel à un développement centré sur les personnes et à une justice réparatrice dans les relations Union Africaine (UA)-Union Européenne (UE)

Source: Africa Press Organisation – French


1. Introduction : l’importance de la voix de l’Église

À l’occasion du sommet UA–UE à Luanda, l’Église catholique en Afrique, représentée par le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) (https://SECAM.org/), adresse un message de préoccupation, de vérité et d’espérance à toutes les personnes de bonne volonté. En tant qu’Église profondément ancrée dans la vie quotidienne des Africains, nous partageons leurs joies, leurs espoirs, ainsi que leurs tristesses et leurs angoisses, en particulier celles des pauvres et des affligés (cf. Gaudium et Spes, n. 1). Notre responsabilité morale repose sur les expériences vécues à travers le continent, dans nos écoles, universités, cliniques, paroisses et communautés.

2. La signification de l’année 2025

L’année 2025 est particulièrement significative, car l’Union Africaine l’a proclamée année de la « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations » et lancera la « Décennie des réparations (2026-2036) ». L’Année jubilaire de l’Église catholique appelle à la vérité, au renouveau et à la justice réparatrice. Suite à la COP30 à Belém, où les Églises du Sud Global ont souligné l’urgence de la justice écologique, du financement climatique et du respect des communautés autochtones et locales, le sommet UA–UE doit non seulement négocier, mais aussi écouter, se souvenir et remédier aux injustices historiques.

3. Préoccupations concernant la participation restreinte de la société civile

Le SCEAM souligne les restrictions imposées aux organisations de la société civile dans le processus officiel du sommet. De nombreuses organisations de la société civile africaine, y compris celles prêtes à autofinancer leur participation, ont été exclues. Cela inclut des organisations confessionnelles présentes depuis longtemps sur le terrain, des réseaux humanitaires et judiciaires liés à l’Église, des associations de femmes et de jeunes, ainsi que des organisations d’agriculteurs et d’autochtones. Cette exclusion pose une question morale essentielle : comment un sommet dédié à l’avenir de l’Afrique peut-il ignorer ceux qui soutiennent quotidiennement les communautés africaines ?

4. Le Sommet parallèle des peuples à Luanda

Face à l’incapacité du Sommet officiel à accueillir la société civile africaine, un Sommet parallèle des peuples s’est tenu à l’Université catholique d’Angola à Luanda les 19 et 20 novembre. Il ne s’agit pas d’un acte de rébellion, mais d’une réponse nécessaire à l’insuffisance des canaux de participation, au manque de transparence, aux processus technocratiques descendants et au déséquilibre des pouvoirs entre les institutions et les communautés.

5. Responsabilité historique et appel à la justice réparatrice

L’Église en Afrique attend du sommet UA–UE qu’il fasse preuve d’honnêteté envers l’histoire et d’un engagement sincère en faveur des réparations, en reconnaissant l’impact durable de la traite transatlantique des esclaves, de l’esclavage, du colonialisme, du néocolonialisme et de l’extraction des ressources. Nous sommes préoccupés par le manque d’engagement de l’Union Européenne en faveur de la justice réparatrice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, alors que certains de ses membres ont bénéficié de la traite transatlantique et de la colonisation. L’héritage de cette exploitation perdure aujourd’hui dans un système commercial injuste et dans le traumatisme transgénérationnel subi par les Africains et les personnes d’ascendance africaine.

6. Développement centré sur les personnes

Guidé par le principe de l’enseignement social de l’Église de la primauté de la personne humaine sur les systèmes, le SCEAM défend un modèle de développement centré sur les personnes. La déclaration conjointe du SCEAM, de la COMECE, de Caritas et du CIDSE met en garde contre le risque que de nombreuses initiatives de l’UA et de l’UE perpétuent des modèles extractifs ; le développement doit bénéficier aux communautés, et non aux intérêts géopolitiques. La justice réparatrice est essentielle, englobant à la fois l’équité structurelle et la guérison réparatrice.

7. Justice économique, dette et justice écologique

La justice économique et la justice en matière de dette sont primordiales, car le fardeau de la dette de l’Afrique, fruit d’injustices historiques, nécessite une réforme sérieuse pour des raisons de justice, et non de pitié. Suite à la COP30 à Belém, il est crucial de respecter la responsabilité écologique, en reconnaissant que la justice écologique est indissociable de la justice sociale. Les forêts, les sources d’eau, les ressources minérales, les zones de biodiversité et les communautés vulnérables d’Afrique ne doivent plus jamais être sacrifiées au profit du profit, de la géopolitique ou d’intérêts extérieurs. Le respect de la souveraineté africaine et de celle de ses peuples est essentiel ; la souveraineté n’appartient pas seulement aux gouvernements, mais aussi aux citoyens.

8. Conclusion : vers un partenariat renforcé entre l’UA et l’UE

L’Église en Afrique espère un partenariat UA–UE renouvelé et renforcé. Cela nécessite toutefois l’inclusion plutôt que l’exclusion et la transparence plutôt que l’opacité. Un partenariat à l’écoute des peuples perdurera ; un sommet véritablement inclusif favorisera la confiance, et un dialogue ancré dans la justice aura le pouvoir de panser les blessures historiques. L’Église en Afrique est prête à accompagner l’Afrique et l’Europe vers un avenir de justice, de paix et de dignité humaine.

Distribué par APO Group pour Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar (SECAM).

Contact :
Rév. Père Uchechukwu Obodoechina
Directeur de la Commission Justice, Paix et Développement du SCEAM
secamjpdcdirector@gmail.com
Tél. : +233 55 733 7871

Rév. Père Louison Emerick Bissila Mbila, C.S.Sp.
Chargé de Liaison du SCEAM auprès de l’Union Africaine
secamauliaisonoffice@gmail.com
Tél. : +251 900 485 018

Casablanca accueillera le 4ᵉ Programme de renforcement des capacités de Centre de veille économique de l’OCI (OBIC), visant à consolider les systèmes d’information sur le crédit dans les États membres de Organisation de la coopération islamique (OCI)

Source: Africa Press Organisation – French


La Société Islamique d’Assurance des Investissement et de Crédits à l’Exportation (SIACE) (https://ICIEC.IsDB.org), assureur multilatéral conforme à la charia et membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), annonce aujourd’hui que le 4ᵉ Programme de renforcement des capacités destiné aux utilisateurs du Centre de veille économique de l’OCI (OBIC) se tiendra du 24 au 26 novembre 2025 à Casablanca. 

Parrainé par la SIACE, la Banque Islamique du Développement (BID), la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) et le Centre Islamique pour le Développement du Commerce (ICDT), ce programme constitue une étape clé pour améliorer la qualité, l’accessibilité et l’intégration des informations sur le crédit et les affaires dans les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Initiative phare de la SIACE, l’OBIC offre une plateforme essentielle pour moderniser les systèmes de reporting de crédit, renforcer les infrastructures de veille économique et faciliter la prise de décision en matière de commerce et d’investissement, tout en réduisant les risques et en favorisant un développement durable. 

Ce programme de trois jours réunira des hauts responsables, ainsi que des experts pour examiner le rôle de la veille économique dans l’amélioration de la prise de décision économique. Il débutera par une séance d’ouverture regroupant les institutions partenaires, suivie de discussions sur la contribution de l’OBIC aux écosystèmes de crédit nationaux et transfrontaliers, l’utilisation d’informations de crédit fiables dans les secteurs bancaire, des exportations et de la promotion des investissements, ainsi que sur l’importance de plateformes telles que l’Africa Trade Gateway. 

Le programme proposera également des études de cas pratiques en Tunisie, un aperçu de la base de données de crédit partagée de l’Union AMAN et une présentation des identifiants uniques d’entités comme MANSA et GLEIF. Il se conclura par des témoignages de réussite en matière d’autonomisation économique des femmes en Afrique et par une session dédiée au renforcement de l’utilisation des outils statistiques et de veille économique par les agences de promotion des investissements, avant la cérémonie de clôture. 

Dr Khalid Khalafalla, Directeur général de la SIACE, a déclaré :« Améliorer la qualité, la fiabilité et l’accessibilité de l’information sur le crédit dans nos États membres est essentiel pour stimuler des flux commerciaux et d’investissement durables. Grâce à la plateforme OBIC et à ce programme de renforcement des capacités, nous dotons les institutions des outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées, réduire les risques et accélérer les opportunités économiques dans l’ensemble de la région de l’OCI. Notre partenariat avec la BID, la BADEA, l’Afreximbank et l’ICDT illustre notre engagement commun à bâtir un écosystème économique plus transparent, interconnecté et résilient au bénéfice de nos États membres. » 

Distribué par APO Group pour Islamic Corporation for the Insurance of Investment and Export Credit (ICIEC).

E-mail : 
Rbinhimd@isdb.org

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À propos de la SIACE : 
Membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), la SIACE a démarré ses activités en 1994 avec pour mission de renforcer les relations économiques entre les États membres de l’OCI et de promouvoir le commerce ainsi que les investissements intra-OCI, en fournissant des outils d’atténuation des risques et des solutions financières conformes à la Charia. La Société est le seul assureur multilatéral islamique au monde et joue un rôle de premier plan en proposant une gamme complète de solutions aux entreprises et aux parties prenantes de ses 51 États membres. Pour la 18ᵉ année consécutive, la SIACE a conservé sa note de solidité financière « Aa3 » attribuée par Moody’s, la classant parmi les leaders mondiaux du secteur de l’assurance-crédit et de l’assurance des risques politiques (CPRI). Par ailleurs, S&P a confirmé la note de crédit et de solidité financière à long terme « AA- » de la SIACE pour la deuxième année consécutive, avec des perspectives stables. La résilience de la SIACE repose sur une souscription rigoureuse, un solide réseau mondial de réassurance et des politiques prudentes de gestion des risques. À ce jour, la SIACE a assuré plus de 121 milliards USD de transactions commerciales et d’investissements. Ses activités couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, l’industrie manufacturière, les infrastructures, la santé et l’agriculture. 

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