Patrimoine culturel : le tambour parleur du peuple Atchedji, “Djidji Ayokwe”, officiellement presente a ses depositaires avant son depart pour le Musee national des civilisations de Cote d’Ivoire

Source: Africa Press Organisation – French

Après sa présentation à la Nation, lors du défilé militaire et civil marquant la cérémonie officielle de célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le vendredi 07 août 2026 à Yopougon (Abidjan), le tambour parleur du peuple atchan, tchaman ou ébrié, “Djidji Ayokwé”, a été présenté à ses dépositaires, à Adjamé.

Représentant le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, et assisté de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, le ministre, conseiller à la Présidence de la République, Laurent Tchagba, a conduit la délégation, qui s’est rendue à la chefferie centrale de la communauté ébrié située à la place Akosso Gban Hin.

La cérémonie s’est déroulée en présence du chef d’Adjamé-village, Nanan Nangui Boua Chérubin, et des chefs des autres villages ébrié, donnant à cet événement toute sa dimension traditionnelle et spirituelle.

Lui-même fils de la communauté, Laurent Tchagba a traduit à ses parents les remerciements du Président Alassane Ouattara et du Premier Ministre pour leur collaboration au retour de ce tambour sacré qui est un puissant instrument de communication, de rassemblement et de transmission.

« Le Président de la République, en travaillant pour rassembler le patrimoine du pays, le fait sans oublier les communautés. Et aujourd’hui, sur 110 ou 120 objets réclamés, le premier objet qui arrive dans notre pays est le Djidji Ayokwé. Et ce Djidji Ayokwé, le Président a voulu que son origine ne soit pas oubliée, ne soit pas occultée. Il a accepté que dans le consensus, on puisse faire halte à Adjamé avant d’aller au musée, pour que le peuple tchaman puisse s’approprier sa venue en Côte d’Ivoire. La communauté tchaman est bien prise en compte, honorée et célébrée aujourd’hui avec le Djidji Ayokwé qui vient à Adjamé, la terre qui l’hébergeait avant son départ en France », a-t-il déclaré. 

Il a expliqué que cette cérémonie à Adjamé-village vise à faire en sorte que le peuple atchan puisse véritablement se retrouver autour du Djidji Ayokwé, pour faire les différents rituels nécessaires afin de non seulement renforcer la cohésion au niveau de ce peuple, mais aussi de renforcer la synergie avec toutes les communautés qui sont venues s’installer à Abidjan pour y vivre en parfaite harmonie.

Les populations atchan, par la voix du secrétaire général de la chefferie, Prosper Mobio, ont exprimé leur reconnaissance aux autorités ivoiriennes, notamment au Président de la République, Alassane Ouattara, pour l’honneur qui leur est fait et pour toutes les actions entreprises en faveur de la sauvegarde et du retour de ce patrimoine culturel national.

Il faut noter qu’au-delà de sa valeur patrimoniale, le retour à Adjamé du Djidji Ayokwé, enlevé à la terre de ses ancêtres en 1916 par le colonisateur français, rappelle le rôle essentiel du patrimoine dans la préservation de la mémoire collective et la transmission de l’histoire aux jeunes générations.

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DIPLOMATIE : A Abidjan, OLIGUI NGUEMA annonce de nouvelles mesures en faveur des Gabonais de l’étranger

Source: Africa Press Organisation – French


En visite officielle en Côte d’Ivoire, le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a échangé, le 6 août dernier avec la communauté gabonaise résidant dans ce pays. Cette rencontre a permis d’aborder les priorités de la diaspora, les perspectives de coopération entre le Gabon et la Côte d’Ivoire, ainsi que les réformes engagées par les autorités gabonaises.

Les porte-parole de la communauté ont salué les efforts visant à renforcer la diplomatie gabonaise et l’organisation de la diaspora tout en attirant l’attention du Chef de l’État sur plusieurs préoccupations persistantes, notamment les difficultés d’accès aux services consulaires, les retards dans le paiement des bourses, l’accompagnement des jeunes et des entrepreneurs, ainsi que la nécessité d’améliorer la couverture sociale des Gabonais vivant en Côte d’Ivoire.

En réponse, le Président OLIGUI NGUEMA a réaffirmé son engagement en faveur des Gabonais de l’étranger. Il a annoncé le déploiement, avant la fin de l’année, d’une mission spéciale à Abidjan chargée de l’établissement et du renouvellement des passeports, de l’enrôlement consulaire et de la délivrance des cartes nationales d’identité tout en instruisant le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, Chargé de l’Intégration et de la Diaspora, de veiller à la mise en œuvre effective de cette opération.

Il a enfin invité les membres de la diaspora à poursuivre leur contribution au développement du Gabon, en les encourageant à investir et à participer activement aux projets de transformation économique du pays, tout en réaffirmant la volonté des autorités de maintenir un dialogue régulier avec les communautés gabonaises établies à l’étranger.

Distribué par APO Group pour Republique Gabonaise : Ministère des Affaires Étrangères et de la Cooperation.

Construction de la Grande Côte D’ivoire : Le Président Alassane Ouattara Appelle a la Contribution de Toutes les Forces Vives de la Nation

Source: Africa Press Organisation – French

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a appelé l’ensemble des forces vives de la Nation, notamment les jeunes, les femmes, les entrepreneurs et les agriculteurs, à contribuer à la construction de la Grande Côte d’Ivoire. C’était lors de son traditionnel message à la Nation, à la veille de la commémoration de la Fête nationale, le jeudi 06 août 2026 à Abidjan.

« Nous devons être confiants en l’avenir. La Grande Côte d’Ivoire à laquelle nous aspirons sera le fruit du travail, du talent, de l’engagement et de la confiance de tout un peuple. J’invite chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à saisir pleinement les opportunités et à y apporter son énergie, son talent, ses idées et son engagement », a insisté le Chef de l’État.

Aux jeunes, il a dit que la Côte d’Ivoire croit en leur talent, en leur créativité, en leur capacité à ouvrir de nouveaux chemins : « Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays et rien de ce que nous entreprenons ne se fera sans vous ».

À l’endroit des femmes, Alassane Ouattara a soutenu que leur courage, leur engagement et leur esprit d’initiative constituent une force essentielle du développement du pays.

Concernant les entrepreneurs, le Président de la République a indiqué que la Côte d’Ivoire a besoin de leur audace, de leur capacité d’innovation et de leur volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois.

Il a affirmé que les agriculteurs demeurent les premiers artisans de notre souveraineté alimentaire et de notre prospérité.

« Notre avenir commun se construira dans l’unité, le travail et la discipline, la solidarité et la confiance. Ensemble, poursuivons notre ambition avec détermination et construisons une grande nation pour nous-mêmes et pour les générations futures », a réaffirmé le Chef de l’État.

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Gabon : Visite du Président de la République en Côte d’Ivoire Une nouvelle journée placée sous le signe de la coopération économique et diplomatique

Source: Africa Press Organisation – French

Cette nouvelle journée de travail du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a été marquée par une série d’entretiens de haut niveau avec des acteurs économiques et diplomatiques, illustrant la dynamique de coopération engagée par le Gabon avec ses partenaires africains.

Poursuivant son agenda, le Chef de l’État a reçu une délégation du Groupe NSIA conduite par son Président, Monsieur Jean Kakou DIAGOU. Les échanges ont porté sur le renforcement de la présence du groupe au Gabon ainsi que sur sa volonté d’accompagner les ambitions de développement économique impulsées par les plus hautes autorités.

Le Président de la République a ensuite accordé une audience à la délégation d’Aurion Capital conduite par son Fondateur et Directeur Général, Monsieur Ali DIALLO. Au cours de cette rencontre, le groupe a exprimé son intérêt pour un investissement dans le secteur stratégique de l’énergie, en cohérence avec les priorités de modernisation des infrastructures et d’amélioration des services essentiels définies par le Gouvernement.

Le Chef de l’État s’est également entretenu avec l’Ambassadeur du Gabon en République de Côte d’Ivoire, Monsieur Fabrice BOUSSOUGOU BOUSSOUGOU ainsi que l’ensemble du personnel diplomatique en service à Abidjan ainsi que le Consul général du Gabon a Bamako.

Cette rencontre a permis de saluer le travail accompli par la représentation diplomatique gabonaise, d’encourager la poursuite d’une diplomatie active au service des intérêts nationaux et de rappeler le rôle essentiel du réseau diplomatique dans le renforcement des relations bilatérales.

À travers cette série d’audiences, le Président de la République poursuit la mise en œuvre d’une action diplomatique tournée vers l’attraction des investissements, le renforcement des partenariats stratégiques et la mobilisation de tous les leviers susceptibles d’accélérer le développement du Gabon au bénéfice des populations.

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Le Président de la République échange avec la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire et réaffirme sa vision d’une diaspora pleinement associée au développement du Gabon

Source: Africa Press Organisation – French


En marge de sa visite en République de Côte d’Ivoire, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, accompagné de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, a rencontré ce jour la communauté gabonaise établie en Côte d’Ivoire.

Dans son mot de bienvenue, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Gabon en République de Côte d’Ivoire a salué la dynamique impulsée par le Président de la République en matière de diplomatie active, tout en mettant en lumière les nouvelles perspectives de coopération entre le Gabon et la Côte d’Ivoire. Il a également exprimé la profonde gratitude des diplomates gabonais pour les réformes engagées en faveur de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Prenant la parole au nom de la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire, sa représentante a réaffirmé l’attachement indéfectible de la diaspora aux institutions de la République ainsi que son engagement à contribuer au rayonnement du Gabon. Elle a présenté les avancées enregistrées avec la création d’un cadre fédérateur réunissant les principales associations de la diaspora, notamment l’Association des Gabonais de Côte d’Ivoire, l’Association des Étudiants et Stagiaires Gabonais, ainsi que la Plateforme des Entrepreneurs et Professionnels Gabonais.

La communauté a également exprimé plusieurs préoccupations portant notamment sur l’accès aux dispositifs d’accompagnement au retour et à l’entrepreneuriat, l’éligibilité des jeunes de la diaspora au programme Taxi Gab, les retards de paiement des bourses et des frais de scolarité, les allocations destinées aux nouveaux bacheliers, les difficultés liées au renouvellement des passeports et à l’enrôlement en ligne, ainsi que la nécessité de renforcer la protection sociale des Gabonais établis en Côte d’Ivoire, à travers une coopération entre les organismes de sécurité sociale des deux pays et la mise en place d’une assurance maladie adaptée.

En réponse, le Président de la République a réaffirmé qu’à chacun de ses déplacements à l’étranger, il tient à rencontrer ses compatriotes, rappelant que, partout où ils se trouvent, ils demeurent avant tout des Gabonaises et des Gabonais. Il a exprimé sa gratitude au Président Alassane Ouattara pour l’accueil et l’hospitalité réservés à la délégation gabonaise, saluant les importantes réalisations engagées en Côte d’Ivoire ainsi que les efforts de bâtisseur de son homologue. Il s’est également réjoui de la participation, pour la première fois, du Gabon aux festivités de l’indépendance ivoirienne, avec un détachement militaire composé notamment d’officiers formés à Bouaké ainsi qu’une représentation des peuples autochtones Baka, symbole de la richesse culturelle nationale.

Revenant sur les engagements pris lors de sa précédente rencontre avec la diaspora en décembre 2025, le Chef de l’État a annoncé le déploiement, avant la fin de l’année, d’une mission spéciale chargée de l’établissement et du renouvellement des passeports, de l’enrôlement des compatriotes ainsi que de la délivrance de la Carte Nationale d’Identité. Il a instruit le ministère en charge des Affaires étrangères et de la Diaspora de veiller à la mise en œuvre effective de cette opération, réaffirmant son principe de gouvernance : « Ce que je dis, je le fais. »

Le Président de la République a ensuite salué le comportement exemplaire de la communauté gabonaise de Côte d’Ivoire, l’invitant à demeurer un véritable ambassadeur du Gabon. Il l’a exhortée à promouvoir les atouts économiques du pays, à attirer davantage d’investisseurs et à contribuer activement au rayonnement de la Nation, rappelant que l’image que véhicule chaque Gabonais à l’étranger est aussi celle du Gabon.

Enfin, le Chef de l’État a lancé un appel à tous les compatriotes désireux de participer à l’essor national à revenir investir, créer des entreprises et mettre leurs compétences au service du développement du pays. Il a rappelé que « le Gabon nouveau que nous construisons a besoin de tous ses enfants, où qu’ils se trouvent », avant d’instruire l’Ambassadeur du Gabon en Côte d’Ivoire de poursuivre son accompagnement de proximité auprès de la communauté et d’inviter les compatriotes à se faire connaître de la représentation diplomatique.

Cette rencontre, placée sous le signe de l’écoute, du dialogue et de la responsabilité, traduit la volonté constante du Président de la République de renforcer les liens entre la Nation et sa diaspora, qu’il considère comme un partenaire stratégique du développement et du rayonnement du Gabon.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Dialogue national : à Kinshasa, des femmes préparent un agenda commun

Source: Africa Press Organisation – French

Une cinquantaine de femmes issues de la société civile et de partis politiques (de la majorité et de l’opposition) se sont réunies mercredi 5 août à Kinshasa pour réfléchir à leur participation au dialogue national annoncé par les autorités congolaises. Soutenue par la section Genre de la MONUSCO, la rencontre visait à dépasser les clivages politiques et à faire émerger des priorités communes.

Coorganisée avec le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGDD), cette matinée de réflexion devait permettre aux participantes de définir les bases d’un agenda commun et de préparer une participation capable d’influencer réellement les décisions.

Dépasser les appartenances politiques

Pour Martina Berinyuy Ndi, de la section Genre de la MONUSCO, l’objectif était de réunir des femmes de différents horizons afin qu’elles puissent échanger au-delà de leurs appartenances politiques.

« Les réalités de la femme congolaise restent les mêmes, que l’on soit de l’opposition, de la majorité ou de la société civile », explique-t-elle.

Un constat partagé par Esther Bikale, membre du Rassemblement des démocrates tshisekedistes.

« Nous ne venons pas avec nos divergences. Si nous mettons en avant l’opposition contre la majorité, nous n’avancerons pas », affirme-t-elle.

Les participantes ont ainsi plaidé pour une présence féminine qui ne soit pas seulement numérique, mais qui repose sur une représentation réelle et sur la prise en compte de leurs propositions.

Martina Berinyuy Ndi rappelle à ce sujet que toute initiative de dialogue devrait respecter les principes d’inclusivité, de représentativité et de participation effective de toutes les composantes de la société, y compris les femmes et les jeunes, conformément aux Résolution 1325 (2000) et 2250 (2010) du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives aux agendas ‘‘ « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité ».

Pour Marie Lukusa, présidente du FOFECEGDD, la priorité est de permettre aux femmes d’arriver aux consultations avec des positions clairement définies.

« Nous voulons que l’agenda de la femme soit pris en compte », souligne-t-elle.

Les participantes estiment notamment que les femmes, fortement touchées par les conséquences des conflits armés aux côtés des enfants, doivent pouvoir porter elles-mêmes leurs préoccupations et leurs propositions lors du dialogue.

Transformer la présence en pouvoir d’influence

La rencontre a également insisté sur la nécessité de dépasser la simple présence des femmes dans les espaces de discussion.

Pour Me Pacifique Nkunzi, avocat engagé dans le plaidoyer en faveur d’une plus grande représentation des femmes dans le débat public, le prochain dialogue doit permettre de « transformer leur participation en pouvoir d’influence ».

Selon lui, les femmes sont de plus en plus présentes dans les rencontres consacrées aux grandes questions nationales, mais cette présence ne se traduit pas encore suffisamment dans les décisions finales.

Evelyne Mbata, figure de la société civile ayant notamment participé au Dialogue intercongolais en Afrique du Sud au nom d’associations féminines, insiste également sur l’importance de la préparation. Elle estime que les participantes doivent se présenter aux futures consultations avec des cahiers des charges clairs, élaborés en amont et portés collectivement.

C’est précisément l’un des objectifs poursuivis par le FOFECEGDD.

« La femme congolaise ne doit plus être reléguée à la périphérie des grands moments de décision de la République », affirme Marie Lukusa.

Selon elle, la rencontre devait permettre de parvenir à une lecture commune des enjeux, de formuler des recommandations consensuelles, de proposer un mécanisme de concertation entre femmes de différents horizons et d’aboutir à une déclaration commune.

Un accompagnement appelé à se poursuivre

La section Genre de la MONUSCO a réaffirmé sa disponibilité à soutenir les initiatives favorisant une participation plus inclusive des femmes aux processus de paix et de prise de décision.

« La MONUSCO reste disposée, dans le respect de son mandat, à accompagner les initiatives visant à promouvoir la participation pleine, égale et significative des femmes », indique Martina Berinyuy Ndi.

Marie Lukusa annonce que d’autres rencontres seront organisées dans les prochaines semaines afin d’approfondir les échanges, de rapprocher les positions et de consolider un agenda commun en vue du dialogue national.

Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

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Noufou : 45 bovins pour renforcer les moyens de subsistance de 78 bénéficiaires du réduction de la violence communautaire (CVR)

Source: Africa Press Organisation – French

Soixante-dix-huit bénéficiaires du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR), ayant achevé avec succès une formation théorique et pratique en élevage, ont réceptionné, le 6 août 2026, dans le village de Noufou, situé à environ 150 kilomètres de Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, un lot de 45 bovins. Cette activité s’inscrit dans les efforts continus de la MINUSCA visant à promouvoir la résilience économique, la cohésion sociale et la consolidation de la paix en République centrafricaine.

La cérémonie a réuni près de 200 participants, parmi lesquels figuraient le Gouverneur de la région de l’Équateur, le Directeur régional du ministère en charge du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), le conseiller du maire, les chefs de quartiers ainsi que les leaders communautaires de la zone de Noufou. Tous ont salué cette initiative qui offre aux bénéficiaires une opportunité concrète de renforcer leur autonomie économique tout en favorisant la cohésion sociale.

Le Gouverneur de la région de l’Équateur, Honoré Kinda, a exhorté les bénéficiaires à faire preuve de solidarité et à préserver l’esprit d’unité qui a guidé le projet. « Ces bovins représentent bien plus qu’un simple appui matériel. Ils constituent une opportunité de bâtir un avenir meilleur. Travaillez ensemble, restez unis et n’envisagez pas de vendre ce cheptel. Faites-le prospérer afin d’améliorer durablement vos conditions de vie et celles de vos familles », a-t-il déclaré.

Le Gouverneur a également rendu hommage à la MINUSCA pour son engagement constant aux côtés des populations locales. « La MINUSCA continue d’accompagner les efforts du Gouvernement pour consolider la paix et améliorer les conditions de vie des communautés. Nous lui exprimons notre profonde reconnaissance pour cet appui qui contribue au développement de notre région », a-t-il ajouté.

Sam Howard, coordonnateur régional du DDR à la MINUSCA à Bouar, a souligné, au nom de la Cheffe du Bureau régional de la MINUSCA pour l’Équateur, que les activités économiques collectives constituent un puissant levier de rapprochement entre les communautés. « Les projets de réduction de la violence communautaire permettent non seulement de créer des opportunités économiques, mais aussi de renforcer les liens de confiance entre les populations. En soutenant ces initiatives, la MINUSCA accompagne le Gouvernement centrafricain dans ses efforts pour répondre aux défis économiques et sociaux susceptibles d’alimenter un retour de la violence », a-t-il expliqué.

Les représentants des autorités locales et des communautés, notamment le conseiller du maire et les chefs de quartiers, ont tour à tour exprimé leur gratitude envers la MINUSCA pour son soutien aux bénéficiaires et à l’ensemble de la communauté de Noufou. Ils ont appelé les bénéficiaires à gérer ce projet avec responsabilité afin qu’il génère des retombées positives pour toute la localité.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).

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Gabon : Le Président de la République poursuit sa visite en Côte d’Ivoire sous le signe de l’innovation, des infrastructures et du développement

Source: Africa Press Organisation – French


En marge de sa visite en République de Côte d’Ivoire, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a consacré cette nouvelle journée à la découverte de plusieurs projets structurants signe palpable du dynamisme économique et du développement urbain de la Côte d’Ivoire.

Le Chef de l’État s’est tout d’abord rendu sur le site destiné à accueillir la future résidence de l’Ambassadeur du Gabon en République de Côte d’Ivoire ainsi que les logements de certains diplomates gabonais. Cette visite lui a permis d’évaluer l’état des lieux d’un projet engagé par le passé mais demeuré inachevé. Soucieux de doter la représentation diplomatique gabonaise d’infrastructures modernes et adaptées à ses missions, le Président de la République a instruit la démolition complète des ouvrages existants et le lancement d’un nouveau projet conforme aux orientations qu’il a définies, afin d’offrir à la diplomatie gabonaise un cadre à la hauteur de l’image du Gabon.

La délégation présidentielle a ensuite visité l’usine SCHIBA, première unité ivoirienne spécialisée dans la fabrication de sacs en papier kraft, d’emballages et de contenants divers pour le marché local et régional.

Entièrement financée par des capitaux ivoiriens, cette infrastructure industrielle témoigne de la capacité du secteur privé national à accompagner la transformation économique du pays. Au cours de cette immersion, le Président de la République a découvert les différentes unités de production et échangé avec les responsables du groupe sur les perspectives de développement industriel et les opportunités de coopération avec le Gabon.

Le Président de la République s’est également rendu à la Tour F de la cité administrative de Côte d’Ivoire, appelée à devenir le plus haut immeuble d’Afrique subsaharienne. Saluant cette réalisation emblématique, le Chef de l’État a félicité le Président Alassane Ouattara pour les importantes transformations engagées à Abidjan, tout en soulignant que le Gabon est également sur une dynamique de modernisation et de développement et que l’Afrique entière demeure en marche.

La visite s’est poursuivie au 4ᵉ pont d’Abidjan, infrastructure majeure de mobilité urbaine reliant plusieurs communes de la capitale économique. Le Chef de l’État a notamment découvert le dispositif de péage intelligent, le centre de supervision ainsi que les différents mécanismes de gestion du trafic et d’interventions d’urgence, illustrant l’intégration des nouvelles technologies au service de la mobilité et de la sécurité des usagers.

Enfin, le Président de la République s’est rendu sur les sites d’aménagement destinés au recasement des populations concernées par les grands projets d’infrastructures, notamment ceux liés à la construction du 4ᵉ pont. Cette visite lui a permis d’apprécier les solutions mises en œuvre par les autorités ivoiriennes afin de concilier développement des infrastructures et amélioration des conditions de vie des populations.

À travers cette journée de travail, le Président de la République réaffirme sa volonté de s’inspirer des expériences africaines réussies afin d’accompagner la mise en œuvre des grands projets structurants du Gabon. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision d’une diplomatie de résultats, tournée vers le partage d’expériences, le renforcement des partenariats et la transformation durable du pays au bénéfice des populations.

Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.

Soudan du Sud : le long voyage des femmes pour accéder aux soins de santé

Source: Africa Press Organisation – French


Au Soudan du Sud, les coupes budgétaires de l’aide publique au développement ont entraîné la fermeture de deux tiers des centres de santé du Bahr el Ghazal du Nord. Sans soins de proximité, les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les patients dans un état critique doivent désormais parcourir de longues distances pour rejoindre l’hôpital d’Aweil, soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF).

Quand se soigner devient impossible : 1,4 million d’habitants privés de soins essentiels

Lorsque son nouveau-né de sept jours, Rou, a développé des gonflements sur tout le corps, Abuk s’est immédiatement rendue au centre de santé le plus proche de chez elle. Mais il n’y avait pas de médicaments. Elle a alors effectué quatre heures de route en moto-taxi pour rejoindre l’hôpital du comté d’Aweil Est. Là encore, la structure n’a pas pu prendre en charge le cas complexe de Rou. Après trois nouvelles heures de route, Abuk a enfin pu atteindre l’hôpital d’État d’Aweil, où Médecins Sans Frontières gère une unité de soins intensifs néonatals.

Le petit Rou souffrait d’une fasciite nécrosante – une infection bactérienne rare et potentiellement mortelle – accompagnée de plaies sévères. Grâce à la prise en charge rapide par les équipes de MSF, le bébé est aujourd’hui hors de danger et reprend du poids. Mais chaque trajet a coûté plus de 100 dollars à Abuk. Pour la majorité des familles au Soudan du Sud, de tels frais de transport sont inaccessibles.

« Les familles ne devraient pas avoir à s’endetter pour obtenir les soins médicaux dont elles ont besoin », souligne Felicia Ochedikwu, infirmière en chef pour MSF à Aweil. « Les femmes et les enfants notamment, doivent pouvoir accéder aux soins de santé les plus essentiels près de leur domicile. Au-delà de soulager les familles, cela permettrait d’éviter les complications parfois graves liées aux retards de prise en charge et réduirait les hospitalisations d’urgence. »

La baisse drastique des financements internationaux en cause

Les coupes budgétaires de l’aide humanitaire et le désengagement des bailleurs de fonds internationaux ont eu des conséquences dramatiques sur le système de santé public sud-soudanais qui dépendait de ce soutien. Début 2025, l’État comptait 180 centres de santé primaires ; il n’en reste aujourd’hui que 61 en état de fonctionnement.

Privés de financements, ces centres font face au non-versement des salaires du personnel, à une pénurie critique de médicaments et à la rupture complète des réseaux de transfert d’urgence. Sans un accès à des soins de santé de base à proximité de leurs domiciles, les patients arrivent à l’hôpital dans des états déjà critiques. 
« Des gens meurent, car il y a un véritable vide en termes de soins de santé courants liés à la fermeture de structures de santé de proximité », déplore le Dr Kahindi.

Le drame des accouchements d’urgence 

Ces fermetures combinées aux longues distances contraignent notamment les femmes à accoucher dans des conditions dangereuses.

À son arrivée à la maternité d’Aweil, Ayen* était en travail depuis deux jours consécutifs et sa situation devenait critique. « Nous avons dû pratiquer une césarienne d’urgence extrêmement complexe en raison d’une enclavation de la tête fœtale », explique la Dr Harizah Hatim, gynécologue-obstétricienne pour MSF.
Malgré les réanimations et son transfert en soins intensifs néonatals, le nourrisson est décédé le lendemain. « Nous habitons très loin et le trajet jusqu’ici a été extrêmement difficile », témoigne Adau*, la mère d’Ayen.

Pour le Dr Hatim, l’issue aurait sans doute été différente si un suivi prénatal et une assistance à l’accouchement avaient été disponibles à proximité de leur village.

Des infrastructures de santé saturées 

Faute de centres de santé de premier recours fonctionnels, l’hôpital d’État d’Aweil absorbe une charge de travail qui dépasse largement ses capacités d’accueil.

  • Les accouchements sont en large hausse : plus de 8 000 accouchements ont été assistés par les équipes de MSF en 2025 (contre 6 000 initialement prévus) et déjà 3 500 au premier semestre 2026.

  • Complications obstétricales : les interventions lourdes (césariennes, pré-éclampsie) sont passées de 740 à 900 cas comparé au premier semestre de l’année précédente.

  • Explosion des admissions : les consultations d’urgence ont bondi de 15 000 à 26 000, et les prises en charge en néonatologie ont augmenté de 30%. 

« Selon les normes de l’OMS, il faudrait au moins 14 structures fonctionnelles de soins obstétriques d’urgence pour 1,4 million de personnes. Aujourd’hui, l’hôpital d’Aweil est le seul service opérationnel de tout l’État », alerte le Dr David Kahindi, coordinateur médical de MSF au Soudan du Sud.

La malnutrition : une crise devenue chronique 

L’absence de dispensaires de quartier empêche également le traitement précoce des maladies infantiles courantes comme les diarrhées ou les vomissements, qui dégénèrent rapidement en malnutrition aiguë sévère. 1 065 enfants ont été admis pour malnutrition aiguë sévère par nos équipes au premier semestre 2026, soit une hausse de 87 % par rapport à 2025.
Historiquement concentrée de mai à juillet, la période critique de malnutrition s’étend désormais en continu jusqu’en octobre.

Cette situation est fortement aggravée par une inflation galopante, des chocs climatiques récurrents et l’absence de prise en charge de la malnutrition modérée, poussant notamment les enfants vers des stades critiques. Pour faire face à cet engorgement, les équipes de MSF installent désormais des lits de fortune dans les couloirs.

MSF lance un appel d’urgence pour rétablir l’accès aux soins

Face à des services engorgés et des familles qui ne peuvent parfois par soigner et sauver leurs proches, nos équipes lancent l’alerte.

« Cela ne peut pas devenir la nouvelle norme », conclut le Dr Kahindi. « Malgré les efforts de MSF, l’ampleur des besoins dépasse largement les capacités d’une seule organisation. Il est urgent de rétablir les soins de santé primaires et l’aide alimentaire d’urgence dans le Bahr el Ghazal du Nord pour empêcher de nouveaux décès qui pourraient être évités. »

*Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes.

Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

Le Fonds National de Lutte Contre le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (Sida) Devient le Fonds National de Lutte Contre les Maladies et les Urgences Epidemiques

Source: Africa Press Organisation – French

Le Fonds national de lutte contre le Sida a été transformé en un établissement public à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques.

« Le Conseil a adopté un décret portant création d’un établissement public à caractère administratif, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques. Ce décret transforme le Fonds national de lutte contre le Sida en un établissement public national à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Selon le porte-parole du gouvernement, la création de cette nouvelle structure vise à renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.

Cette nouvelle structuration du Fonds permettra également, en pratique, de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’allocation des ressources, d’améliorer la gouvernance, mais également d’élargir le périmètre d’intervention à d’autres programmes prioritaires, tels que ceux concernant la tuberculose, le cancer, la nutrition, la santé maternelle et infantile, et de faire face avec sérénité aux éventuelles urgences épidémiques.

Distribué par APO Group pour Portail Officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire.

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